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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 19:32
Rassemblement intersyndical soutenu par le Front de Gauche le mardi 26 janvier devant la mairie de Morlaix (Le Télégramme)
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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 19:10
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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 19:10
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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 18:53
Photo ouest-france

Photo ouest-france

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 16:24

Permanences en mairie de Morlaix dans le local de l'opposition:


samedi 30/01/2016, 10h-12h: Jean-Paul Vermot
samedi 6/02/2016, 10h-12h: Ismaël Dupont
samedi 13/02/2016, 10h-12h: Sarah Noll

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 06:46
L'Avant-Garde, 1er avril 1944 : Archives Pierre Le Rose

L'Avant-Garde, 1er avril 1944 : Archives Pierre Le Rose

Archives Pierre Le Rose

Archives Pierre Le Rose

L'Avant Garde, 1er avril 1944

Organe central de la fédération des jeunesses communistes de France

Si chacun fait son devoir, la victoire sera proche

Poursuivant son impétueuse marche en avant, l'Armée Rouge a pénétré en Roumanie, au-delà du Pruth, elle a également refoulé les troupes nazies aux abords de la Tchécoslovaquie et de la frontière germano-soviétique. L'Allemagne a définitivement perdu la bataille de Russie.

La glorieuse Armée Rouge a fait craquer la résistance fanatique de la Wermacht et l'on voit approcher le jour où Hitler sera assez voisin de la catastrophe pour que les Anglo-Américains puissent se livrer sans trop de risques aux invasions promises.

Cette situation sème la débandade parmi les satellites de l'axe, Hitler se voit contraint d'occuper leurs territoires et de procéder à une nouvelle mobilisation (une de plus) de chair à travail et de chair à canon. La Wilhestrase dans un communiqué en date du 20 mars nous en avertit sans ambage: "LES ALLIES DE L'ALLEMAGNE AYANT SUPPORTE DANS LA PLUS LARGE MESURE LE POIDS DE LA GUERRE, IL EST NORMAL QUE LES AUTRES PEUPLES PARTICIPENT DANS UNE MÊME MESURE A LA DÉFENSE DE L'EUROPE".

De là les nouvelles mesures de terreur prises en France: l'attaque contre certains maquis et les rafles dans les villes pour accélérer la déportation en bochie, le transfert de la main-d'oeuvre dans les chantiers Todt et dans l'Industrie de guerre, la venue des hitleriens DARNAND HENRIOT DEAT au gouvernement de l'Anti France.

Mais toutes ces mesures ne sont et ne seront que des mesures de détresse si la jeunesse de France amplifie son action contre l'ennemi. SEULS CEUX QUI COMBATTRONT POURRONT ÉCHAPPER A L'ENFER NAZI.

Ce ne seront que des mesures de détresse si les juges qui siègent à Alger CONDAMNENT PROMPTEMENT ET SANS PITIÉ tous les traîtres, seul langage qui puisse faire réfléchir les spadassins de la Milice.

Ce ne seront que des mesures de détresse si les Anglo-Américains, non seulement développent les bombardements en Allemagne mais, profitant de la débâcle nazie à l'Est, DÉCLENCHENT ENFIN le 2ème front, car l'île de Malte et CASSINO sont la démonstration que les bombardements ne sont pas suffisants pour acculer l'adversaire à la défaite.

Forte de son unité réalisée dans LES FORCES DE LA JEUNESSE PATRIOTIQUE, la jeunesse de France fera son devoir, tout son devoir, si le C.F.L.N et les Anglo-Américains font le leur, jusqu'à la Victoire.

La jeunesse est sur la bonne voie

La presse nazie de Paris, ces jours derniers, s'en prend avec violence à la Jeunesse Communiste. Le vieux traître BONNARD, de son côté, reconnait dans une circulaire embarrassée l'action efficace de la Jeunesse des écoles.

Ce n'est pas par hasard. La splendide démonstration du 4 mars sur le Boulevard St Michel, les raids réussis, tant à Paris qu'à Lyon et dans de nombreuses autres villes de province, contre les fichiers du S.T.O, les grèves des jeunes cheminots à Vitry, Chatillon sur Bagneux, Villeneuve St Georges et Montrouge, à l'occasion du 2ème anniversaire de la mort de PIERRE SEMARD, fusillé par les boches le 7 mars 1942, tout indique aux nazis que la jeunesse patriote de France a fait son choix: elle se bat.

Ce bilan éloquent signifie clairement que nous avons pris le bon chemin. L'ennemi accuse le coup? Parfait. Continuons.

Aussi bien, l'ouvrage ne manque pas.

Nous avons à redoubler d'effort pour entraver le recensement, pour faire échec aux déportations. Nous avons à organiser les réfractaires, nous avons à lutter pour le ravitaillement qui devient chaque jour de plus en plus mauvais, pour les salaires qui sont dérisoires, pour la culture française qu'un BONNARD espère amoindrir (il vient pour commencer de faire fermer les Facultés d'Aix, de Marseille et Montpellier). Nous avons à aider les maquis sauvagement attaqués en portant des coups deux fois plus forts là où les forces de police ont été, du fait de la concentration en Savoie et en Corrèze, sensiblement affaiblies.

Tous ces efforts en nous endurcissant nous préparent à l'action décisive des jours glorieux de l'Insurrection Nationale. Allons hardiment de l'avant: c'est l'ennemi qui, par sa fureur, nous enseigne et nous dit que nous sommes dans la bonne voie. Perséverons.

Et que le C.F.L.N comprenne son devoir, qu'il nous envoie enfin des armes, la Jeunesse Patriote qui se bat, qui risque sa vie pour abréger les souffrances de la Patrie ne comprendra ni ne tolérera aucun nouveau retard.

Sur le Front de France

Dans les ateliers des chemins de fer, les jeunes cheminots ont manifesté leur volonté de venger leur grand ami Pierre Semard. Ainsi, rien que dans une partie de la banlieue parisienne:

- A Vitry: sous l'impulsion des jeunes, les cheminots font grève 2 heures et observent une minute de silence. A Châtillon sur Bagneux, sous la conduite des jeunes, grève d'une demi-heure dirigée par les jeunes. A Villeneuve St Georges, jeunes et adultes déclanchent une grève d'une demi-heure.

Voilà de nombreuses heures de travail perdues pour les boches dans un moment où les transports sont leur principal souci. Bravo les jeunes cheminots de la banlieue du Sud-Parisien. Votre défi est lancé à tous les cheminots de France: qui fera mieux?

******

Le 2 mars, en Saône-et-Loire, au début de la nuit, 600 boches viennent encercler un camp d'une quinzaine de jeunes réfractaires armés. Le chef du détachement n'hésite pas et décide d'attaquer avant que les bandits aient pris leur position de combat. Comme les nazis forment deux groupes, par une manœuvre hardie quelques réfractaires se glissent avec leurs armes automatiques entre les deux groupes et tirent des deux côtés. Les boches affolés répliquent. Résultat: 46 morts et 140 blessés et les allemands abandonnent le terrain. Les réfractaires ont eu 3 blessés dont un grièvement. Ne pouvant l'évacuer ils le mettent dans une ferme environnante. Le lendemain les feldgendarmes perquisitionnent partout, retrouvent le blessé et fous de rage, incendient la ferme où il était avec les deux propriétaires ainsi que les 2 fermes les plus proches.

Bravo les réfractaires, avec de la hardiesse vous avez prouvé qu'il était possible de refouler un ennemi supérieur en nombre, de lui infliger de lourdes pertes tout en en subissant très peu vous-mêmes.

*******

Jeunes Français des usines, des Universités et des champs, réfractaires, pour hâter l'heure de la délivrance de la Patrie, pour châtier et chasser l'ennemi, enrôlez-vous dans la glorieuse armée des F.T.P.F

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 06:40

Déclaration du PCF Finistère: "Crédit Mutuel Arkéa, veut-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes?"

La direction du Crédit Mutuel de Bretagne ARKEA en conflit ouvert avec la Confédération Nationale des Caisses de Crédit Mutuel organise dimanche 24 janvier à Brest une manifestation au nom de la défense de l'emploi et de l'autonomie de la structure.

Cette initiative qui doit rassembler des salariés de la banque, des administrateurs sociétaires, des élus et des chefs d'entreprise participe de l'agitation organisée par la direction de l'organisme depuis de long mois.

Engagée dans un bras de fer avec la Confédération dans lequel les enjeux de pouvoir et la lutte des égos tiennent toute leur place, la direction du CMB ARKEA a fait le choix de la rupture sans même tenter de négocier de nouveaux statuts. A-t-elle réellement mesuré les risques alors que, comme tous les organismes bancaires, le Crédit Mutuel dans son ensemble doit se plier aux critères de « bonne gestion » imposés par la Commission Européenne ?

Les conséquences de cette rupture ont-elles été objectivement évaluées à l'aune des nouveaux critères de gestion imposés : coût de refinancement, ratios risques, ratios prudentiels, appréciation des agences de notation, par exemple ? Sans même évoquer la solidarité obligatoire inter-caisse dont le nouveau groupe hors réseau ne pourrait plus bénéficier.

Dans ces conditions, qui peut assurer que la stratégie de scission à marche forcée, dissimulée sous les éléments de langage officiel « d'autonomie », n'accroisse les risques pour les salariés et pour l'avenir du groupe ?

Remarquons que, malgré plusieurs décennies de relations tendues, la Confédération Nationale des Caisses de Crédits Mutuel n’a jamais empêché le CMB d’affirmer son identité régionale, ni le groupe d’investir et de s’agrandir.

Le bilan de la direction, qui se veut aujourd’hui chantre de la protection de l’emploi régional, demande à être examiné de près. Déménagements divers et souvent coûteux, externalisations multiples ont pesé lourd en terme d'emplois et seule la grève conduite par l'intersyndicale en juin 2015 a permis d'arrêter l'hémorragie.

Comme à Quimper en novembre 2013, cette journée est marquée par le mélange des genres et porteuse de confusion et de graves désillusions.

Charité bien ordonnée commençant par soi-même la direction qui entonne le refrain de « tous dans la même galère » a pris soin de se mettre à l'abri en créant la Société des Cadres Dirigeants distincte des autres salariés du groupe ! Bel exemple de solidarité et de confiance mutuelle.

Il y a dans l'attitude des dirigeants du CMB une certaine dose d'outrecuidance dès lors qu'ils imaginent gagner sur tous les tableaux et faire cavalier seul, tout en conservant l'image de la marque. Cette politique de gribouille ouvre des horizons bien incertains.

Le CMB ARKEA est un des acteurs majeurs de l'économie bretonne. La bonne santé financière du groupe est le fruit de la qualité du travail, de la compétence et de l'engagement continu des salariés. 3e employeur régional, il s’appuie sur le maillage territorial serré de ses 226 caisses locales et de ses 2 935 sociétaires administrateurs, sur son influence dans les cercles dirigeants régionaux publics ou privés.

Son assise locale est puissante et son influence, voire sa présence dans de nombreuses instances consulaires, paritaires ou professionnelles est certainement un gage d'efficacité, parfois hors de tout contrôle démocratique.

Son intervention est déterminante dans le financement et le portage de nombreux projets régionaux et il serait incompréhensible de laisser cet outil structurant partir à vau -l'eau .

La puissance publique et notamment le ministère de tutelle doivent se saisir intelligemment du dossier.

Les questions posées ne peuvent se régler avec une tournée générale de pâté Hénaff, le port obligatoire du bonnet tricoté par la direction de l'entreprise. Nul n'a à choisir entre les hommes aux salaires mirobolants que sont Jean Pierre Denis ou Michel Lucas.

Il faut que la puissance publique :

- exige et obtienne la reprise des discussions entre les Caisses, y compris pour la

modification des statuts, les nouvelles règle de gouvernance, l'autonomie des Caisses,

l'indépendance et la pérennité des métiers supports

 - exige du CMB ARKEA le retour à sa vocation première de banque mutualiste en

redonnant toute leur place aux administrateurs sociétaires

 - appuie la création d'un pôle de financement public sous le contrôle de la Région et de l’État et la création d'un pôle public bancaire national

Et que dire du soutien apporté au projet de Jean Pierre Denis par les milieux patronaux dont

on connaît le souci de l’emploi et des droits de leurs salariés…

Crédit Mutuel Arkéa: veut-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes? (PCF Finistère)
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 06:36

Heureux comme un patron au travail, chiche?
"Le ministre Macron pleure soudain la « dure vie » des entrepreneurs, « bien plus dure que celle des salariés ». Le sociologue Marc Loriol revient pour Mediapart sur la manière dont le travail peut rendre heureux et comment, a contrario, la souffrance s'installe. « Le bonheur au travail monte avec l’échelle sociale », dit-il."

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 15:58
Macron : un multirécidiviste en charge du mépris de classe

Olivier DARTIGOLLES

PCF

Après ses propos sur les «illettrés» de Gad ou sa volonté de voir de jeunes Français «rêver de devenir milliardaires», après « l'absence de la figure du roi » puis « le FN, Syriza à la française », Emmanuel Macron a récidivé ce matin sur BFM TV-RMC en déclarant que « bien souvent, la vie d'un entrepreneur est bien plus dure que celle d'un salarié, il ne faut pas l'oublier ».

Lui, par contre, n'a pas oublié, par ce procédé grossier, d'opposer une nouvelle fois les Français entre eux. Personne ne croit que les grands patrons et leurs actionnaires ont la vie dure, surtout au lendemain de la publication du rapport de l'Oxfam.

Des millions de salariés peuvent, eux, témoigner d'un quotidien difficile, de conditions de travail et de rémunération en dégradation constante. Si comme le dit Emmanuel Macron « un entrepreneur peut, lui, tout perdre », il devrait se rapprocher au plus vite des salariés de notre pays pour prendre la juste mesure des pertes. Chaque année, des salariés, comme ceux de Continental ou de Goodyear, perdent tout. Et parfois même leur propre vie.

Quand il retournera dans le privé, il aura gagné une nouvelle ligne à son CV : « Hollandisme : au nom de la modernité, en charge du mépris de classe, des outrages et des adieux aux valeurs de gauche".

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 15:55

SÉBASTIEN CRÉPEL

L’HUMANITE – 21 janvier 2016

Le voile se déchire sur l'imposture sociale du FN, son vice-président réaffirmant clairement les fondamentaux libéraux du parti en se prononçant pour un « État au service des entreprises ».

Bas les masques. Comme l'imposture sociale du Front national ne fonctionne pas autant qu'espéré, le parti d'extrême droite s'apprête à revenir à ses fondamentaux économiques. Après avoir trébuché sur le dernier obstacle dans la course des régionales, celui de la conquête d'au moins un exécutif dans l'une des six régions où il était arrivé en tête au premier tour en décembre, la formation lepéniste s'apprête à en tirer les enseignements lors d'une réunion de ses principaux responsables et élus, le mois prochain. Au menu des discussions, la question du programme économique à mettre en avant devrait s'inviter comme un mets de choix.

Hier, dans le Figaro, le compagnon dans la vie de Marine Le Pen et vice-président de l'organisation, Louis Aliot, a mis les points sur les « i » : « La crédibilité du Front (national -- NDLR) à pouvoir gérer les affaires publiques à un niveau important est le sujet. Il existe encore une crainte ». « L'État stratège ou l'État fort » doit « être au service des entreprises. Il doit peser sur un certain nombre de lois pour libérer, faciliter et simplifier le travail des PME-PMI », poursuit Louis Aliot.

Le FN prêt à bazarder la sortie de l'euro

S'adresser aux artisans et aux petits entrepreneurs aujourd'hui maltraités par la concurrence mondialisée, et qui ont toujours été le coeur de cible de l'extrême droite, redeviendrait la priorité pour le FN. « Ce sont eux qui créent l'emploi », affirme Aliot, n'hésitant pas à les opposer aux fonctionnaires : « Il faut bien admettre que les fonctionnaires, même les petits, sont mieux lotis. » Et de proposer, dans un langage purement libéral, un « audit de l'État » pour pointer les « disparités » entre « des secteurs où ils sont embauchés à tour de bras (sic) et d'autres où il y a pénurie, notamment au sein des structures régaliennes comme la police et la justice ».

Virage idéologique ? En réalité, pas du tout. Simplement, le voile se déchire enfin sur les ambiguïtés entretenues du FN quant à sa dénonciation du « modèle ultralibéral ». À ceux qui feignaient de croire qu'il était devenu de gauche, le FN avait déjà riposté par des mises au point successives ces derniers mois, par peur que l'imposture imaginée pour faire venir à lui un électorat populaire déboussolé n'effraie au final les artisans et commerçants. « Ce qui reste à prendre, c'est à droite », résume crûment Franck Alisio, un cadre du FN récemment débauché de... la droite. Pour cela, le FN doit se montrer à nouveau tel qu'il n'a jamais cessé d'être. Car, pour qui se donnait la peine d'entendre, Marine Le Pen a indiqué très clairement, à plusieurs reprises et sans jamais se contredire entre 2012 et 2015, quel est son camp sur les questions économiques et sociales. Ainsi, par exemple, sur le temps de travail : en juin 2012, la présidente du FN dit vouloir « donner aux entreprises la possibilité de faire ce retour (aux 39 heures) » ; en août 2014, elle se prononce pour « supprimer les 35 heures » ; en juin dernier, elle répète qu'elle veut « revenir aux 39 heures »... Idem sur la retraite à 60 ans, le conseiller économique du FN, Bernard Monot, ayant opposé un démenti très ferme à son rétablissement. Seule vraie nouveauté programmatique guidée par son appétit de pouvoir, le FN serait désormais prêt à bazarder certaines de ses positions historiques sur la sortie de l'euro, ravalée au rang d'« objectif » à poursuivre et non de mesure à mettre en oeuvre, selon Aliot. De quoi ruiner les illusions de l'économiste venu de la gauche, Jacques Sapir, qui voyait dans le FN un potentiel allié pour défaire l'euro. Et donner raison à son confrère Frédéric Lordon, qui prévenait, en août, que le FN « ne fera pas la sortie de l'euro », car la « seule chose à laquelle il croit vraiment est sans doute à situer du côté du droit du petit patron à être « maître chez lui » »... CQFD.

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