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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 20:38
Iréna Sendler en 1942

Iréna Sendler en 1942

3 millions de juifs ont été exterminés en Pologne, et une partie de la population polonaise qui a elle même énormément souffert de l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale fut malheureusement aussi parfois et même souvent complice d'actes antisémites mais il y eut néanmoins des hommes et des femmes qui eurent le courage d'agir contre l'abjection.

Iréna Sendler, née en 1910, fille d'un médecin socialiste engagé dans l'action sociale dans la banlieue de Varsovie, est décédée le 12 mai 2008 à 98 ans. Elle a accompli l'exploit de faire échapper à la mort 2500 juifs du ghetto de Varsovie.

Dès les premiers jours de l’occupation allemande, elle commence à travailler au service d’aide sociale à la mairie de Varsovie où elle organise l’aide aux pauvres. Dans la section d’aide à l’enfant, un groupe clandestin sous la direction de l’écrivain Jan Dobraczynsk se forme pour venir en aide aux enfants abandonnés qui sont légion à Varsovie après 1939.

Cette aide concerne aussi les enfants sortis clandestinement du ghetto.

Certains de ces enfants se sont enfuis par un trou dans le mur du ghetto, d’autres ont été sortis dans des camions de pompiers, des ambulances, sous les ordures… Le groupe prépare des faux papiers (certificats de naissance, enquêtes familiales) pour placer les enfants dans les orphelinats ou familles d’accueil.

Le gouvernement polonais en exil à Londres s’est chargé d’envoyer des fonds et créa Zégota, une Commission clandestine d’aide aux Juifs.

L’action de Jolanta (nom de clandestinité d’Irena) est souvent liée à Żegota alors que ce mouvement n’a vu le jour qu’en septembre 1942; Irena et ses collègues opéraient depuis trois ans déjà.

La Commission et l’argent qui venait de Londres via les canaux clandestins sont néanmoins arrivés au moment où la vie de plusieurs milliers de personnes cachées du côté « aryen » était en jeu. Bien que les Allemands aient commencé à regarder de plus près les dépenses du Département de l’Aide Sociale - une menace planait sur le groupe - les fonds ainsi alloués par la structure clandestine du gouvernement polonais en exil, ont permis de continuer l’action en contournant les contrôles entrepris à la mairie.

En décembre 1942, la Commission d’aide aux Juifs la nomme chef du département de l’enfance. Elle organise le passage clandestin des enfants du Ghetto vers les familles et les institutions à Varsovie, Turkowice et Chotomov (près de Varsovie).

Le 20 octobre 1943, elle est arrêtée par la Gestapo et emmenée à la prison de Pawiak ; malgré les tortures qui la laissèrent infirme à vie (bras et jambes brisées), elle n’avouera rien sur son réseau; elle est condamnée à mort. Żegota réussit à la sauver en achetant les gardiens de la prison.

Irena recueillit tous les noms des enfants qu'elle avait sortis du Ghetto et garda ces noms dans une jarre en verre enterrée sous un arbre au fond de son jardin, derrière sa maison. Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles; mais la plupart avaient été gazées. Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d'accueil ou ont été adoptés.

Elle est reconnue "Juste parmi les nations".

Irena a caché des enfants dans le fond de sa boîte à outils qu'elle transportait à l'arrière de son véhicule ainsi qu'un grand sac (pour les enfants plus grands).

Elle avait aussi un chien à l'arrière qu'elle a entrainé à aboyer quand les soldats allemands la contrôlaient à l'entrée et à la sortie du ghetto. Les soldats ne pouvaient rien contre le chien qui couvrit en fait le bruit que pouvaient faire les enfants.

Elle sauva 2500 enfants en les cachant ainsi.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 20:31
Journée des Droits des Femmes: Nathalie Le Mel, féministe brestoise d'avant-garde

Frédérique GUIZIOU (Ouest-France, 7 mars 2016)

Ce mardi 8 mars, journée des Droits des femmes, débute une série d’actions pour l’égalité entre les sexes. Le remarquable parcours de Nathalie Lemel y est bien mis en valeur.

Femme et brestoise de la fin du XIXe siècle, elle s’est battue, entre autres, pour la parité des salaires entre les femmes et les hommes. En 1865, déjà, Nathalie Lemel s’engageait sur ce sujet encore, ô combien, d’actualité.

C’est pourquoi, chaque 8 mars, journée internationale des Droits des femmes, la Ville de Brest soutient les actrices et acteurs locaux concernés par l’égalité entre les sexes. Cette année, l’engagement des femmes est particulièrement mis à l’honneur. Et celui de Nathalie Lemel, socialiste, révolutionnaire, anarchiste, féministe, défenseure acharnée du droit des femmes, est particulièrement remarquable

Cet hommage si mérité prend plusieurs formes. La plus visuelle sera la BD que lui consacre l’artiste Laëtitia Rouxel. En création-résidence à la médiathèque Jo-Fourn Europe, où on la rencontrera samedi 12 mars à 14 h 30, Laëtitia Rouxel participera aussi à un déjeuner-discussion autour de son travail sur Nathalie Lemel le 29 mars à L Cause, l’espace associatif résolument féministe.

Encore plus visible sera l’immense portrait de Nathalie Lemel, réalisé par les artistes Guy Denning et Shoof, sur les murs de la Cafet’ d’Ahmed, au 3, rue Sisley. Avant, on fera mieux connaissance avec cette femme admirable grâce à l’exposition Nathalie Lemel, pétroleuse bretonne, vernissage ce mardi 8 mars à 18 h, à la médiathèque Jo-Fourn Europe.

Sur le plan historique, Jacques Arnol, historien spécialiste des grandes figures féminines locales, parlera de la Brestoise engagée dans la commune de Paris en 1871, lors d’une conférence qu’il donnera le 14 mars, à 18 h, à L Cause.« Née le 26 août 1827, dans un café brestois, Nathalie Lemel a connu un extraordinaire destin, lié à sa personnalité hors du commun, analyse Jacques Arnol. Mariée à 18 ans, installée à Paris, elle adhère à l’Internationale en 1865. Sous l’impulsion de Varlin, partisan de l’égalité des sexes, elle entre à un poste élevé à la Société d’épargne de crédit mutuel des relieurs dont il est président… »

Opposée au Second empire, divorcée, déléguée syndicale, elle n’est pas passée inaperçue auprès des autorités. En témoigne ce rapport de police : « Elle s’était fait remarquer par son exaltation, elle s’occupait de politique ; dans les ateliers elle lisait à haute voix les mauvais journaux. Elle fréquentait assidûment les clubs. »

Après une foule d’actions mémorables, Nathalie Lemel est déportée en Nouvelle-Calédonie avec Louise Michel qu'elle a influencée. Amnistiée, elle est morte, aveugle, dans la misère, en 1921 à l’hospice d’Ivry...

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 20:26
La revue du Projet du PCF n°55: Logement, le droit au bien-être

La Revue du projet, n° 55, mars 2016

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 20:20

Loi sur le travail: malgré la dispersion syndicale, une semaine à haut risque pour Matignon


"Semaine à haut risque pour Matignon, qui reçoit les syndicats ce lundi jusqu'à mercredi autour de la loi sur le travail. Ces derniers avancent dispersés. Les contestataires tenteront de transformer mercredi sur le terrain, aux côtés des organisations de jeunesse, la formidable mobilisation citoyenne partie du Web, les réformistes se rassembleront pour faire de la pédagogie samedi."

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 19:34
Conseil National du PCF des 5 et 6 mars 2016
Xavier Compain, Joël Gallais (secrétaire départemental du Morbihan), Denis Kermen (secrétaire départemental d'Ille et Vilaine), Ismaël Dupont (secrétaire départemental du Finistère) et Jean-Louis Frostin (membre de l'exécutif et du CN comme Xavier Compain) étaient les autres délégués bretons présents

Xavier Compain, Joël Gallais (secrétaire départemental du Morbihan), Denis Kermen (secrétaire départemental d'Ille et Vilaine), Ismaël Dupont (secrétaire départemental du Finistère) et Jean-Louis Frostin (membre de l'exécutif et du CN comme Xavier Compain) étaient les autres délégués bretons présents

Conseil National du PCF des 5 et 6 mars 2016
Conseil National du PCF des 5 et 6 mars 2016
Conseil National du PCF des 5 et 6 mars 2016
Conseil National du PCF des 5 et 6 mars 2016

Le Conseil National du PCF, après des débats très riches, ouverts et contradictoires, ce qui est normal face à une situation très complexe, riche de potentialités de renouveau du mouvement social mais surtout porteuse de dangers politiques (près d'une centaine d'interventions pendant le week-end), a adopté le projet de base commune pour le 37e congrès début juin et les prochaines élections présidentielles et législatives, projet qui restera à discuter et à amender au niveau des sections par les 120 000 militants du Parti Communiste et au niveau des fédérations (votes au mois de mai).

Réuni les 5 et 6 mars à Paris, le Conseil national du PCF a adopté une résolution appelant à amplifier sous toutes ses formes la mobilisation contre le projet de loi El Khomri et à participer aux journées d'action des 9 et 31 mars. Cette résolution lance également une campagne nationale d'actions et de propositions sur le thême « Zéro chômage, pour une sociéte de partage ». (Voir déclaration en pièce jointe).

Le Conseil national a adopté le « Projet de base commune de discussion » soumis par la direction nationale aux débat des communistes pour le 37eme congrès du PCF qui aura lieu du 2 au 5 juin.

Ce projet comporte trois textes.

Le premier intitulé « Le temps du commun » porte sur le projet du Parti communiste.

Le second, intitulé « 2017 : une autre voie pour la France » propose de « construire dans les conditions inédites crées par l'échec du quinquennat de François Hollande une nouvelle étape de rassemblement à gauche pour ouvrir un chemin d'espoir ». Il s'agit de « poursuivre la démarche du Front de gauche et d'écrire une nouvelle étape »

On peut y lire:

"Aujourd'hui, des millions de femmes et d'hommes sont disponibles pour chercher et trouver une autre voie pour la France. Ce sont les électeurs du Parti Communiste et du Front de Gauche, une majorité des électeurs écologistes et socialistes et avec eux toutes celles et ceux qui boudent les urnes... Ces hommes et ces femmes, qui sont le peuple et qui sont la gauche, ne veulent plus voir le clan Hollande piétiner leurs valeurs, parler en leur nom et gouverner en les divisant.

Le Parti communiste veut ouvrir la voie au rassemblement des ces femmes et de ces hommes.

Contribuons à un débat où ces forces diverses se retrouvent pour dire ce qu'elles souhaitent, jusqu'où elles veulent aller ensemble et dans quelles conditions, participons à la mise en mouvement d'un nombre immense de femmes et d'hommes. Cette orientation n'est pas nouvelle. Nous avons de longue date tiré enseignement des échecs des combats de la gauche et de nos propres combats en disant que la mise en mouvement du peuple dans une démarche collective, populaire et citoyenne est la clé du succès de la transformation sociale. Et nos efforts, depuis, ont consisté à créer les conditions de ce mouvement. Nous y sommes parfois parvenus, par exemple dans le combat de 2005 contre la constitution libérale européenne. C'est aussi ce que nous avons décidé de faire en lançant le Front de gauche.

Il nous a permis de progresser dans l'unité des forces antilibérales, de renforcer le combat contre l'austérité. Avec "l'humain d'abord", nous avons réussi à construire du commun, nous avons véritablement su créer une espérance collective. Des débats ont traversé ce rassemblement, notamment sur sa vocation majoritaire pour laquelle le PCF n'a cessé d'agir. Même si nous ne sous-estimons pas les difficultés qu'il rencontre, nous restons attachés au Front de Gauche et à sa démarche et nous militons pour la redéployer dans un mouvement plus large, plus populaire et plus citoyen. Nous le disions lors de notre précédent congrès en 2013, "à chaque fois que nous le pouvons, nous voulons œuvrer à rassembler toutes les forces disponibles afin d'ouvrir des brèches au changement". Et à propos du Front de Gauche, nous ajoutions: "En poursuivant sur le chemin où nous sommes engagés, nous voulons en faire le lieu où la politique devient, de façon de plus en plus irrésistible, l'affaire de toutes et de tous, l'affaire du peuple, contribuant à l'émergence d'un nouveau front populaire". Nous ne nous résignons pas à la situation de division d'un mouvement qui a suscité tant d'espoirs.

Cette démarche, celle qui a présidé à la création du Front de gauche, il s'agit de la poursuivre et d'en écrire une nouvelle étape, dans les conditions inédites d'aujourd'hui car nous sommes dans une situation grave, à un tournant sans doute de l'histoire politique du pays. Nous avons la responsabilité de proposer une initiative de rassemblement telle que le Parti communiste français a su les prendre aux grands moments de son histoire. C'est un nouveau front populaire et citoyen, un nouveau front social et politique, que nous voulons contribuer à faire émerger en rassemblant les forces de la gauche et de l'écologie politique, les forces syndicales, le mouvement social, le monde du travail et de la création pour ouvrir un chemin neuf d'espoir pour la France, pour écarter le danger de la droite et de l'extrême-droite, pour construire une nouvelle majorité.

(...) Le niveau des luttes sociales et des mouvements populaires et citoyens est absolument décisif pour construire le rassemblement que nous voulons... Nous voulons contribuer, avec tous les acteurs du Front de gauche, les femmes et les hommes qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche et du progrès, à la formation d'un véritable mouvement social et citoyen.

(...) Nous devons agir pour déjouer avec notre peuple le piège qui lui est tendu. Les institutions et le mode de scrutin sont faits pour empêcher le changement et les mécanismes se sont encore aggravés du fait de la crise politique et démocratique profonde traversée par notre République. Face à cela, nous voulons faire grandir une démarche collective, populaire, citoyenne. Il s'agit de relancer une dynamique d'intervention populaire, pour qu'un-e candidat-e de gauche puisse représenter les intérêts et les aspirations populaires dans cette échéance et qu'il puisse les faire triompher du neo-libéralisme et du néo-nationalisme... L'idée se répand qu'il n'y aurait rien à attendre de 2017. Nous refusons résolument cette fatalité. C'est pourquoi nous n'avons pas fermé la porte au processus de primaire de gauche. Dès les premières mois du quinquennat, nous n'avons eu de cesse de réclamer l'ouverture d'un vrai débat. C'est plus que jamais une urgence. Nous voulons l'ouvrir dès aujourd'hui avec notre peuple. La démarche des primaires peut contribuer à la faire grandir. Raison de plus pour l'investir, avec nos propositions, et le faire progresser en le rendant populaire. Il peut être un moyen utile pour ce que nous voulons: écarter l'impasse Hollande, Valls, et consorts par l'émergence d'une autre voie à gauche... Nous voulons qu'il réussisse pour faire émerger, pour l'élection présidentielle, une candidature commune qui bouscule la donne, qui relance une gauche de rupture avec la politique suivie depuis 2012, de rupture avec l'austérité et les recettes libérales. Et une gauche qui crée la surprise et qui gagne. Nous proposons dans un premier temps l'élaboration citoyenne d'une plate-forme commune qui soit le socle d'entrée de la primaire pour les candidates et les candidats comme pour les électrices et électeurs. Il s'agit pour nous d'assurer à cette primaire son caractère de gauche et écologiste. Nous proposons que ce cadre politique porte autour de 4 grands axes structurants:

- l'Europe

- le Pouvoir sur l'argent

- Démocratie politique et sociale

- Changer la vie

Les candidats acceptant ce mandat populaire, débattraient publiquement en exposant leurs propositions pour le mettre en oeuvre. Le choix des citoyens se porteraient alors sur le candidat le mieux à même selon eux par ses engagements de réaliser ce mandat populaire. Dans ce cadre, le PCF pourrait alors présenter ou soutenir un-e candidat-e. Les communistes auront à le décider souverainement dans le cadre d'une consultation...

Nous appelons l'ensemble des forces du front de gauche à s'y engager. Notre action commune constitue un gage de réussite. Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature. Nous souhaitons que la dynamique que nous engageons le conduise à s'inscrire dans un cadre collectif sans lequel une candidature en rupture avec l'austérité et le libéralisme n'a aucune chance de succès".

Le PCF lance « une grande consultation citoyenne pour construire un mandat populaire pour 2017 », avec l'objectif de rencontrer 500.000 personnes d'ici la fin de l'été. Le PCF propose de construire dès maintenant, à travers des « état généraux » dans chaque circonscription des candidatures aux élections législatives pour une majorité sur un contrat de législature démocratique et d'intégrité.

Il propose de s'inscrire dans le processus de primaire à gauche sur la base de la construction avant l'été d'un socle commun d'entrée dans cette primaire. Pour le conseil nattional, « ce processus, pour réussir, passe par une démarche collective, populaire et citoyenne ». Il doit viser à « écarter l'impasse Hollande et Valls par l'émergence d'une autre voie à gauche ».

Enfin, le troisième texte vise à construire « les transformations utiles et concrètes pour un Parti communiste de nouvelle génération », ce texte doit déboucher sur l'adoption d'un relevé de décisions lors du Congrès.

Les 3 textes de la base commune ont été respectivement adopté par 90 %, 81 % et 88 %. Il seront rendus publics lors d'une conférence de presse qui précédera « les lundi de gauche » :

Lundi 6 mars à 18h au siège du conseil national

Espace Neimeyer, 2 place Colonel Fabien, Parie 19eme

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, présentera et commentera pour la presse les travaux du Conseil national.

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 18:28
Contre l'assassinat du code du travail, le 9 mars, mobilisons-nous à Morlaix contre la loi El Khomri
Contre l'assassinat du code du travail, le 9 mars, mobilisons-nous à Morlaix contre la loi El Khomri
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 18:24
Roger Héré et Jean-Yvon Ollivier (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Roger Héré et Jean-Yvon Ollivier (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Guy Tandé avec un autre camarade de la CGT

Guy Tandé avec un autre camarade de la CGT

5 mars 2016, marché de Morlaix: la CGT distribue un tract pour l'appel au rassemblement des retraités le 10 mars
5 mars 2016, marché de Morlaix: la CGT distribue un tract pour l'appel au rassemblement des retraités le 10 mars
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 18:18


Un personnel épuisé, un patient qui décède sur un brancard dans un couloir, ... l'hôpital de Brest est aux bord de l'explosion faute d'effectifs suffisants. C'est la Santé de toutes et tous qui est menacée. Dans l'unité les syndicats le répètent depuis des mois par grèves et manifestations, la direction reste sourde.


L'hôpital public doit vivre !

Déjà 1200 signatures !
Signez la pétition, faites la connaître autour de vous !


André Garçon


Signez la pétition :
« Philippe El Sair* : Des moyens pour l’hôpital public de Brest
».

* Directeur du CHRU

Voici le lien:

https://www.change.org/p/philippe-el-sair-des-moyens-pour-l-h%C3%B4pital-public-de-brest

Merci

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 17:37

St Thégonnec le mercredi 9 mars (18 h 30 - salle des associations de St Thégonnec):

Réunion d'information et d'échanges sur le plan de modernisation des déchetteries, la gestion des déchets, et l'opportunité de créer un collectif citoyen de défense de la déchetterie de St Thégonnec après les 1424 signatures récoltées en 3 semaines pour le maintien de la déchetterie de Plougonven.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 06:47

Le contrat de travail repose sur une fiction : il s’agirait d’un accord conclu librement entre des parties supposées égales. On sait ce qu’il en est en réalité et comment pendant des siècles (et encore souvent aujourd’hui) il s’est agi de la mise en œuvre d’un véritable arbitraire patronal. A tel point que l’on a pu dire que « la démocratie cessait d’exister dès que l’on franchissait la porte des entreprises ».

Pour rééquilibrer cette situation, par leurs luttes souvent brutalement réprimées et avec le soutien des forces de gauche, les salariés se sont donné des outils pour se défendre collectivement et individuellement : les organisations syndicales et un ensemble de lois et règles regroupées dans le Code du Travail.

Dans le cadre d’une politique de plus en plus soumise aux dogmes du libéralisme, c’est à cet ensemble de garanties issues des luttes des salariés et des combats de tous les progressistes que s’attaque un gouvernement qui continue à se déclarer « de gauche ».

En 131 pages tout y passe : dérèglementation du temps de travail, remise en cause des moyens de négociation des syndicats dans un contexte de chantage permanent à l’emploi , plafonnement des indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse, élargissement des conditions des licenciements économiques, non prise en compte des astreintes dans le temps de travail, possibilité donnée aux entreprises de réduire les salaires et/ou de modifier le temps de travail en cas de « difficultés économiques » avec possibilité de licencier pour cause réelle et sérieuse ceux qui refuseraient.

Il s’agit en fait de ramener les salariés au rôle de « moyens de production » sans prise en compte de leur vie, de leurs contraintes, de leur ancienneté. C’est-à-dire de refuser de prendre en compte leur dimension humaine et sociale.

C’est donc d’un risque de recul historique des droits des travailleurs qu’il s’agit. Au siècle dernier Henri Krasucki affirmait fort justement que « la régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ».C’est ce combat qu’il faut mener et amplifier jusqu’au retrait de cette loi liberticide.

Quelles que soient leurs divergences sur tel ou tel aspect de la vie politique, toutes celles et tous ceux qui refusent de voir sacrifier des siècles de combats pour la dignité des salariés sur l’autel de la soumission au libéralisme doivent s’unir et agir ensemble. Déjà le million de signatures sur la pétition, la multiplication des rassemblements, des initiatives, des actions montrent que la volonté de se battre existe.

Ensemble nous avons la force de mettre en échec cette agression sans précédent contre les droits des travailleurs, des jeunes et des générations futures.

Morlaix, le 04.03.2016

Alain DAVID

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