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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 12:28

Fermeture des bureaux de la Poste

"Le chemin emprunté par la Poste rompt avec l’égalité territoriale et républicaine !"

mardi 22 novembre 2016

Nicolas Sansu députés Front de gauche a interpellé le gouvernement sur le recul des services postaux :

Monsieur le secrétaire d’État chargé de l’industrie, je tiens à appeler votre attention sur l’accélération de la réduction du réseau postal. Partout en France – c’est le cas non seulement au cœur du Cher, de Bourges à Vierzon, en passant par Nançay ou Marmagne, mais aussi dans les métropoles comme à Paris intra-muros ou en banlieue, comme à Villepinte, par exemple –, La Poste ferme des bureaux, réduit les horaires d’ouverture, supprime des emplois – 7 200 en 2015 –, tout en ayant recours à la précarisation et à des techniques managériales fragilisant les personnels. Alors que nos concitoyens ont besoin de services de proximité, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain, pour la distribution du courrier et l’accessibilité bancaire notamment, les choix de rentabilité financière de court terme qui sont opérés par La Poste contreviennent à la nécessaire égalité des citoyens, valeur fondamentale de notre République.

En effet, la régression du réseau postal touche d’abord nos concitoyens les plus fragiles : c’est le retraité isolé qui attend son journal dans la matinée et qui ne l’aura qu’à quinze heures ou quinze heures trente ; c’est la personne allocataire du revenu de solidarité active – RSA – qui trouvera porte close pour faire son retrait sur son livret ; c’est le commerçant ou artisan, qui ne pourra plus effectuer ses opérations entre midi et quatorze heures. Et, dans le même temps, le bénéfice de La Poste a bondi de 23,9 % en 2015, s’établissant à 635 millions d’euros, et le chiffre d’affaires du groupe a grimpé de 4 %, s’élevant à plus de 23 milliards d’euros. La Poste a également reçu 318 millions d’euros de l’État, grâce à l’effort de tous les habitants de notre beau pays à travers le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi.

Monsieur le secrétaire d’État, si le chemin emprunté par La Poste fait gronder villes et campagnes, c’est qu’il rompt avec l’égalité territoriale et républicaine qui a fait la grandeur de ce service public et de notre pays.

Alors que La Poste, entreprise publique à 100 %, n’a pas de problèmes financiers, allez-vous donner des instructions pour que les nécessaires évolutions se déroulent dans le respect de nos territoires et de ses populations ? (Applaudissements sur les bancs du groupe de la Gauche démocrate et républicaine et sur quelques bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain et du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste.)

 Réponse du secrétaire d’État chargé de l’industrie.

Monsieur le député, La Poste est confrontée à une évolution significative de ses missions, qui tient à deux facteurs principaux, que vous connaissez : une baisse extrêmement lourde du volume du courrier, de l’ordre de 6 % par an, et une baisse tout aussi significative de la fréquentation des bureaux de postes. Dans le même temps, La Poste est soumise aux obligations légales prévues par la loi du 2 juillet 1990 : 90 % de la population de chaque département doivent être situés à la fois à moins de cinq kilomètres et à moins de vingt minutes en voiture d’un point de poste.

Dans ce contexte, et parce qu’il y a en effet une mission de service public – vous l’avez rappelé –, nous avons besoin d’accompagner La Poste dans cette évolution. Je voudrais d’ailleurs en profiter pour saluer les agents, qui participent tous les jours d’un service au quotidien fort important.

Dans le même temps, cette évolution a conduit à des propositions que je crois extrêmement intéressantes pour le maillage du territoire. Parmi celles-ci figure la mutualisation de certains services existants, qu’ils soient publics ou privés. Je pense bien sûr à ce qui a été fait avec des mairies dans les agences postales communales ou avec des commerçants dans les relais « Poste-commerçant ». Je pense aussi aux maisons de services au public. Je rappelle que la convention qui nous lie avec La Poste permettra la réalisation, d’ici à la fin de l’année, de 1 000 maisons de services au public, dont 500 dans des bureaux de poste, ce qui est un élément de proximité significatif – 75 % de leurs coûts de fonctionnement seront pris en charge par l’État.

Enfin, je souligne également combien l’évolution des facteurs-guichetiers est importante, notamment dans les territoires ruraux, puisqu’elle permettra de garantir la présence à la fois des facteurs et du service. L’engagement fort de l’État en la matière me semble répondre aux attentes que vous avez mentionnées dans votre question, monsieur le député. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain.)

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 12:24
Quimper: une quarantaine de salariés de la CAF manifestent (Ouest-France, 22 juin 2016)

Par Ouest-France

Une quarantaine de salariés de la Caisse d’allocations familiales (Caf) de Quimper (Finistère) ont manifesté ce mardi matin. Ils reprochent à leur direction de leur demander toujours plus de production et de moins en moins d'accueil du public. L'accueil quimpérois était fermé ce matin, il rouvrira à 13 h 30. Tous les rendez-vous du jour avec les allocataires sont annulés.

Une quarantaine de salariés de la Caisse d’allocations familiales (Caf) de Quimper ont manifesté mardi matin. Ils s’opposent aux conséquences de la réorganisation du site quimpérois, fusionné depuis novembre 2011 avec celui de Brest. 470 personnes travaillent en contrat à durée indéterminée et une trentaine en contrat à durée déterminée à la Caf du Finistère, dont environ 250 à Quimper.

Ils veulent davantage d'accueil

Leurs revendications ? « Le retour des accueils, l’arrêt du tout-Internet et des embauches à la hauteur des enjeux », liste Norbert Duigou, délégué syndical CGT à Quimper.

Accueil fermé ce matin

L’accueil quimpérois était fermé hier matin et a rouvert à 13 h 30. En revanche, tous les rendez-vous pris dans la journée avec des allocataires ont été annulés. « Nous travaillons par pôle, dénonce une agente. Après avoir contacté la plate-forme régionale, un allocataire obtient un rendez-vous dans les deux semaines. Mais comme nous ne sommes plus polyvalents, on ne peut plus les renseigner correctement. La direction nous demande de ne pas passer plus de vingt minutes par rendez-vous : c’est court pour les situations compliquées qui ne rentrent pas dans les cases... »

Un retour de la direction ?

Les grévistes attendent un retour de la direction ce mercredi.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 08:24
Présidentielle: au PCF, derniers jours de débat avant le vote (L'Humanité, 21 novembre 2016)
Présidentielle. Au PCF, derniers jours de débat avant le vote
Julia Hamlaoui
Lundi, 21 Novembre, 2016
L'Humanité

Avant de se rendre aux urnes cette semaine, les communistes poursuivent leurs échanges. Leur secrétaire national, Pierre Laurent, a confirmé son choix d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon.

Semaine décisive au PCF. À partir de jeudi, les militants communistes sont appelés à se prononcer sur leur choix de candidature pour la présidentielle de 2017. Et le débat se poursuit, au plan local comme national, sur les deux options en balance : soit un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon assorti d’une campagne autonome du PCF, soit la désignation d’un candidat communiste qui pourrait se retirer au profit d’une « candidature commune d’alternative à l’austérité ». Le 5 novembre, la conférence nationale du PCF s’était prononcée à 55,69 % en faveur de la seconde hypothèse.

Comme plusieurs responsables et élus ces deux dernières semaines, Pierre Laurent, le secrétaire national, a confirmé, vendredi dans une note de blog, le choix qu’il avait fait connaître à la veille de ce rendez-vous. « Face au paysage plein de dangers qui se met en place, je conçois l’appel à voter Jean-Luc Mélenchon comme un levier, un appel pour pousser plus loin le travail de rassemblement vers un front social, politique et citoyen », explique-t-il, tout en rappelant que, à ses yeux, il s’agit avec cette prise de position « non pas (de) se rallier mais (de) lancer sans tarder une grande campagne communiste autonome ».

« Construire la possibilité d’un véritable choix pour les électeurs »

Le dirigeant du PCF invite, face au risque de détournement de la colère populaire à l’instar de Trump aux États-Unis, à « construire la possibilité d’un véritable choix pour les électeurs, c’est-à-dire une candidature tout à la fois porteuse de résistance et d’un projet répondant à leurs attentes, et portée par un arc de rassemblement suffisamment crédible à leurs yeux. (…) C’est sur cette seconde dimension essentielle que risque de buter, à notre corps défendant, une candidature communiste », estime-t-il. Et d’objecter à ceux qui constatent l’absence d’accord politique avec le candidat de La France insoumise qu’une « totale liberté de campagne » et un « engagement immédiat dans les constructions les plus rassembleuses possibles dans chaque circonscription législative » seraient les « meilleures garanties » d’y parvenir.

En fin de semaine dernière, un texte signé par 23 membres du Conseil national du PCF favorables à la désignation d’un candidat communiste a aussi été rendu public. « Nous voulons être à l’offensive pour empêcher la droite et l’extrême droite de conquérir le pouvoir, rassembler tous ceux qui luttent contre l’austérité », y écrivent ces dirigeants, dont certains responsables de fédération, jugeant que la candidature de l’un des leurs serait « la garantie d’une démarche collective » et permettrait une plus grande « visibilité » de leurs propositions et de leur démarche. « Les militants, les sympathisants, tous ceux pour qui le PCF est un point de repère, longtemps désorientés par une stratégie trop floue ou illisible, retrouveront ainsi le chemin du débat et de l’action », ajoutent-ils, tandis que, selon eux, Jean-Luc Mélenchon « hypothèque par sa posture toute perspective majoritaire ». Parmi ces signataires figurent des économistes du PCF qui ont parallèlement rédigé une note à propos du programme de La France insoumise : celui-ci « ne présente pas seulement des divergences et des contradictions avec nos propositions. Sa conception même est fondamentalement contraire à toute perspective de rassemblement à gauche », jugent-ils.

Au-delà du candidat, les communistes auront aussi cette semaine à se prononcer sur la résolution qui fait état de la démarche générale du PCF pour 2017, adoptée par leur conférence nationale à plus de 90 %. Preuve pour Pierre Laurent que, « quel que soit le résultat, (leur) route restera commune sur le chemin du rassemblement ».

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:47

En clôture des assises nationales des 18 et 19 novembre 2016 à la Mairie de Montreuil pour le service public du XXIème siècle un appel a été adopté par les participants que vous trouverez ci-dessous et ci-joint.

 

Pour information l'ensemble des organisations suivantes ont été représentées à ces assises :

CGT, FSU, Union Syndicale Solidaires, Confédération paysanne, FNME-CGT, FAPT-CGT, Fédération CGT des Cheminots, CGT Services Publics, UGFF-CGT, CGT Finances, Solidaires Finances Publics, Solidaires Fonction publique, Sud-PTT, Sud Santé-Sociaux, SNCA e.i.l., UNL, Coordination Eau Bien Commun France, Convergence Nationale Rail, Coordination nationale des hôpitaux et maternité de proximité, Notre Santé en Danger, Fondation France Libertés, collectif citoyen du Sud Gironde et de l’Entre-deux-Mers, Comité de Vigilance pour le maintien des services publics de proximité de Haute-Saône, Collectif de défense et de développement (CDDSP) de l’Ardèche, CDDSP Bretagne, CDDSP des Combrailles,  CDDSP Corrèze, CDDSP Creuse, CDDSP Gironde, CDDSP Indre et Loire, CDDSP de Mayenne, Vivent les services publics - Bouches-du-Rhône, ATTAC France, ATTAC Ile-de-France, CADTM-Comité pour l'abolition des dettes illégitimes, CNDF,   Femmes-Egalité, Fondation Copernic, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, UFAL, E&S UNRPA, Cap à Gauche, Démocratie et Socialisme, Gauche Avenir, ANECR, EELV, Ensemble !, MJCF, NPA, PCF, PCOF, PG, République et Socialisme…

ont notamment participé aux assises :  Bernadette Groison (SG FSU),  Alexandra Meynard (membre de la direction confédérale CGT), Denis Turbet-Delof (SN Solidaires, Délégué Général de Solidaires Fonction Publique), Clara Jaboulay (présidente de l'UNL), Jean Vignes (SG Sud Santé), ), Nicolas Galepidès (SG Sud PTT), Christian Mathorel (SG FAPT-CGT), Fabienne Bellin (SN du SNES coanimatrice du secteur services publics FSU), Christophe Delecourt (UGFF-CGT), Evelyne Ngo ( SN Solidaires, déléguée adjointe de Solidaires Fonction Publique), Monique Daune (responsable nationale FSU santé), Christophe Voilliot (SN SNESUP), Michel Galin (co secrétaire régional FSU-IDF), Denis Thomas (membre du collectif d’animation du secteur alternatives et services publics de la FSU), Christian Delarue (SG CADTM, Comité pour l'abolition des dettes illégitimes), Hélène Derrien (présidente Coordination nationale des Hôpitaux et maternité de proximité), Pierre Ménard (Président de la Convergence Nationale Rail), Philippe Batifoulier , Directeur du CEPN, UMR-CNRS, Emmanuel Poilane (Fondation France Libertés - Danielle Mitterrand), Marc Mangenot (Fondation Copernic), Philippe Sultan (Fondation Copernic), Samuel Fargette (Responsable santé protection sociale, UFAL), Eric Coquerel (coordonnateur PG, Conseiller Régional IDF),  Didier Le Reste (Conseiller de Paris PCF), Isabelle de Almeida (Présidente du CN du PCF),  Michelle Ernis (Conseillère de St-Etienne du Rouvray, Ensemble!), Lucien Jallamion (SG R&S), Julien Gaboriau (MJCF), Jean-Claude Chailley (NSED,  SG Résistance Sociale Danielle Simonnet (coordinatrice PG, Conseillère de Paris), Michel Martet ( Ensemble),  Jacques Boutault (maire EELV 2ème arrondissement), Yann le Pollotec (CN PCF responsable de la commission révolution numérique), Laurent Langlard (porte-parole FNME-CGT), Isabelle Mathurin (CN PCF),  Rozenn Perrot (ATTAC France),  Philippe Sultan et Marc Mangenot (Fondation Copernic), Laurence Pache (SN PG aux services publics).  Jean-Claude Oliva (président de Eau Bien commun),  Bernard Teper (BN Convergence et Réseau Education Populaire), Ana Azaria (responsable Femmes Egalité), Fatah Aggoune (Adjoint au Maire de Gentilly,ANECR), Aymard de Camaret (ATTAC IDF),…

APPEL CITOYEN

 

POUR LES SERVICES PUBLICS ET LA PROTECTION SOCIALE

 

DU XXIème SIECLE

 

La Convergence, qui rassemble des collectifs locaux, des associations, des organisations syndicales et des partis politiques, appelle à mener des débats et à construire des convergences entre militant-e-s, usagers, personnels et élu-e-s. Elle est à la fois un outil précieux pour construire et articuler des mobilisations locales et nationales et un lieu de réflexion, un creuset, où peuvent s’élaborer les principes futurs de l’organisation des services publics.

Il s’agit de défendre et de proposer :

-          Défendre, car la politique d’austérité, les multiples avatars des réformes de l’Etat et les contraintes européennes portent des coups très durs aux services publics en France ;

-          Proposer, car les besoins et les enjeux actuels appellent à des transformations, à la création de nouveaux services publics et à la reconquête de ceux qui ont été privatisés.

Pourquoi ces Assises ?

Les services publics et la protection sociale sont aujourd’hui remis en cause à la fois au niveau national - comme en témoignent la politique suivie par les gouvernements successifs et les débats de la « primaire de la droite et du centre » dont les candidats se disputent pour savoir lequel supprimera le plus de postes de fonctionnaires – et au niveau international à travers les différents projets de traités commerciaux (TISA, CETA, TAFTA, …). Les services publics sont une composante majeure de tout projet de société solidaire, démocratique et écologique hors de la férule du marché. Ces Assises visent donc à élaborer collectivement des propositions pour les services publics qui soient à la hauteur des enjeux du XXIème siècle.

Lors du débat sur la Sécurité Sociale, a été soulignée la nécessité de faire entendre des voix convergentes pour sa défense et son développement, sachant que les moyens financiers existent pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain.

Quelles perspectives ?

Nous souhaitons nous adresser à l’ensemble des citoyen-ne-s qui devront se prononcer, à travers leurs votes au printemps prochain, sur l’avenir des services publics. Au-delà nous voulons rassembler, débatte et agir pour cet objectif notamment en se saisissant du projet de manifeste comme d’un outil à enrichir dans la pratique.

Nous voulons conjuguer toutes les initiatives et les actions nécessaires pour faire des services publics un enjeu sociétal et environnemental majeur, les rendre à la fois plus démocratiques, plus articulés sur les besoins des populations et améliorer les conditions de travail de celles et ceux qui les font vivre au quotidien. Ensemble, conjuguons nos efforts pour que renaisse l’espoir d’une société solidaire.

Montreuil le 19 novembre 2016

www.convergence-sp.org / facebook : Convergence Services Publics / ConvergenceServicesPublics@gmail.com

 

Convergences des services publics: appel citoyen pour le service public du XXIe siècle
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:41

Dernière minute 

L'expulsion de Sabina est suspendue. Il faut évidemment comme le disent les initiateurs de la pétition rester vigilants tant que la situation de cette jeune lycéenne n'est pas
définitivement régularisée. Mais c'est une première victoire car elle pouvait être expulsée
immédiatement avec l'OQTF et la confiscation de son passeport. Les plus de 800 signatures recueillies en quelques heures n'ont pas été inutiles.

 

Sabina, scolarisée dans un Lycée Professionnel de Quimper, est sous le coup d'une expulsion imminente le 29 novembre vers l'Albanie à la suite d'une décision préfectorale.

Elle répond pourtant aux critères de la circulaire Valls du 28 novembre 2012  (article 2.1.3. : Les mineurs devenus majeurs) :

 Elle prépare un bac professionnel Vente en 3 ans.

Elle est en 2ème année et passera, à la fin de cette année, une certification intermédiaire, le BEP « métiers de la relation aux clients et aux usagers ». Elle se présentera au Bac en juin 2018.

  Son intégration a été rendue possible par un apprentissage très rapide de la langue française.

Elle a un parcours scolaire sérieux, certifié par tous les enseignants du lycée, qu’il serait très regrettable d’interrompre. Elle fait preuve d’assiduité et a donné toute satisfaction lors de ses stages professionnels.

 Ses parents sont en situation régulière en France et ont chacun un emploi, son frère est scolarisé à Quimper, et elle est elle-même très impliquée dans la vie associative et joue au Volley Ball en club à Quimper.

 Les signataires de cette pétition demandent la levée immédiate de l'assignation à résidence, la suppression de l'obligation de quitter le territoire français, la restitution du passeport et la délivrance d'une carte de séjour pour Sabina.

 https://www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9fet-arr%C3%AAtez-l-expulsion-imminente-d-une-jeune-lyc%C3%A9enne-vers-l-albanie?recruiter=176410899&utm_source=starters_petition_mgmt&utm_medium=email&utm_campaign=petition_mgmt_5_sigs_emailed_by_starters
 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:35
Compte rendu du voyage en Palestine de l'AFPS Centre-Finistère le mercredi 30 novembre au Run ar Puns à Châteaulin

Evènement à ne pas manquer le mercredi 30 novembre au Run ar Puns à Châteaulin:
 

Compte rendu du voyage en Palestine  (du 10 au 20 octobre 2016)  par la délégation de l'AFPS centre Bretagne.


Projection d'un film suivi d'un débat sur la situation vécue par les palestiniens qui subissent un véritable apartheid de la part du gouvernement israélien et de son armée d'occupation.

Stand AFPS ( Association France Palestine Solidarité)  également sur le marché bio du Run à partir de 16H.

Fraternellement

Noëlle Péoc'h

Compte rendu du voyage en Palestine de l'AFPS Centre-Finistère le mercredi 30 novembre au Run ar Puns à Châteaulin
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 15:39

L’HUMANITE DIMANCHE

Jeudi 17 novembre 2016

 

Des soignants et des patients en souffrance, des milliers de lits d'hospitalisation et des dizaines de milliers d'emplois supprimés. L'épuisement des personnels est à son comble, allant pour certains jusqu'au suicide. Le 8 novembre, ils étaient dans la rue pour affirmer que l'hôpital ne se gère pas comme une entreprise. Qu'ils n'en peuvent plus de la règle du « compter plutôt que soigner ». La tarification à l'activité, pivot du plan hôpital de 2007, a profondément perverti la mission de l'hôpital public, le sens du soin et celui du travail. Aujourd'hui, la loi santé de Marisol Touraine prolonge la loi Bachelot de 2009 dite « hôpital, patients, santé, territoires ». Elle impose à tous les hôpitaux d'adhérer à des groupements hospitaliers de territoires (GHT), qui mettent les établissements publics de santé en concurrence. Avec les mesures du plan triennal de 3 milliards d'économies et 22 000 suppressions de postes, cela signe le parachèvement du démantèlement du service public hospitalier. Alors, peut-on encore sauver l'hôpital public ? Oui, disent soignants, professionnels, syndicalistes et chercheurs.

 

Quatre pistes pour inverser la donne.

 

En finir avec la tarification à l'activité

En distinguant les activités de soin rentables des autres, la tarification à l'activité ­ T2A ­, mise en place progressivement depuis 2003, impose une logique de résultats et non de moyens, ni de besoins : les recettes issues des activités déterminent les dépenses et pas l'inverse. La T2A a profondément modifié l'ADN des missions de l'hôpital public, la vie des patients et celle des soignants, ainsi que le sens et les conditions de leur travail.

« Aujourd'hui, le critère, ce n'est plus de savoir si les patients vont bien, mais la durée moyenne de séjour (DMS) : le plus de patients dans le moins de temps possible », déplore Philippe Pellegrini, infirmier en psychiatrie au CHU de Nice et membre des commissions paritaires locale et départementale. « Il faut vraiment en finir avec cette logique comptable où l'on gère à la chaîne pour faire des recettes. La santé n'est pas une charge. L'accueil et le soin du patient doivent être notre seule boussole. »

La T2A pose non seulement des questions éthiques, mais elle altère aussi les conditions de travail. « La logique turbo gestionnaire alourdit la charge mentale du travail, démolit l'esprit d'équipe et détériore l'ambiance sociale », observe Frédéric Pierru, sociologue au CNRS, spécialiste des questions de santé. Autre effet pervers de la T2A, le conflit d'intérêts qu'elle introduit entre la Sécurité sociale et les établissements de santé. Ces derniers multiplient l'activité pour faire des recettes, sauf que ces recettes dépendent de la Sécurité sociale.

Aujourd'hui, alors que 17 millions de personnes sont atteintes de maladie chronique en France, ni la T2A ni la rémunération à l'acte ne sont adaptées lorsque le traitement des patients nécessite une médecine intégrant l'ensemble des thérapies liées à la maladie. « Ces dispositifs ne sont pas pertinents, car plus de 60 % des dépenses de la Sécurité sociale concernent les affections de longue durée. Le médecin seul ne peut prendre en charge le patient, la prise en charge doit se faire de façon coordonnée », explique Christophe Prudhomme, médecin urgentiste à l'hôpital Avicenne (93), membre de la CGT.

 

Repenser la médecine de ville

Le destin de l'hôpital se joue beaucoup hors de ses murs, car le problème se trouve « dans la désorganisation de la médecine de ville et l'insuffisance des lits d'aval », souligne Frédéric Pierru. Avec comme conséquence un transfert d'activité de la ville vers l'hôpital. Chaque année, le nombre de passages aux urgences augmente de 3 à 5 %. Les patients y viennent par défaut, car ils ne trouvent pas de médecin de ville. Une médecine mieux organisée, de prox i m ité, avec une meilleure répartition des médecins, généralistes et spécialistes sur le territoire, ainsi qu'une continuité du service, notamment des gardes, soulageraient considérablement les services hospitaliers, qui pourraient alors se consacrer à leur mission première. Cela suppose d'aménager les principes et les statuts de la médecine libérale, dont la liberté d'installation, qui doit être « déterminée en fonction des besoins sur le territoire », propose Philippe Pellegrini, du CHU de Nice. Les Alpes-Maritimes sont bien dotées en nombre de médecins, sauf qu'ils sont pour la plupart installés sur la Côte, le haut pays étant déserté. « Les médecins sont des salariés indirects de la Sécurité sociale. Ils devraient s'installer dans le lieu défini par le payeur pour pouvoir être conventionnés. Ce système existe déjà pour les infirmiers, les pharmaciens. Pourquoi pas eux ? » estime Christophe Prudhomme. Les deux tiers de la population souhaitent une régulation de l'installation des médecins, constate-til. « Un centre de santé rattaché à un hôpital, une collectivité ou une structure sur le mode coopératif permet le rassemblement de professionnels de santé » (lire encadré).

En matière de rémunération, la piste la plus souvent défendue est celle d'une rémunération contractualisée sur la base d'objectifs de santé publique et non plus d'objectifs financiers. Cela aurait pour effet notable de réguler les dépassements d'honoraires. Le professeur André Grimaldi, du CHU la PitiéSalpêtrière (Paris), défend aussi l'idée d'une « revalorisation des tarifs conventionnés et d'un plafonnement des dépassements dont le franchissement entraînerait le déconventionnement ». Lorsqu'ils exercent en groupe dans une structure gérée par le service public, « les médecins devraient être payés sur la base de forfaits », indique Christophe Prudhomme, qui constate que bon nombre de jeunes médecins n'adhèrent plus à la rémunération à l'acte dans un cabinet qu'ils doivent gérer comme une petite entreprise individuelle. Ainsi, dans les quartiers populaires du 3e arrondissement de Marseille, l'hôpital psychiatrique vient de créer un centre de santé généraliste avec des médecins qui refusent la rémunération à l'acte. « Lorsqu'on passe une convention avec la Sécurité sociale et avec les autorités sanitaires pour des forfaits de prise en charge, ça fonctionne », assure le médecin urgentiste.

Autre souci, cette fâcheuse tendance pour certains médecins hospitaliers d'exercer une activité privée lucrative au sein de l'hôpital public. La CGT réclame la fin des autorisations de cette pratique, « qui crée d'insupportables inégalités et génère de graves dérives ».

 

Valoriser le travail des soignants

Renforcer les effectifs, valoriser le travail par de meilleures rémunérations, s'impliquer dans un projet d'équipe, tout cela était au coeur des revendications, le 8 novembre. Candice Julou, aide-soignante au CH de Grasse, témoigne : « Nous sommes à flux tendus depuis qu'ils ont mis en place le "bed management", une nouvelle gestion des lits avec des "procédures dégradées". Résultat : au lieu de faire marcher deux fois par jour le patient, on ne le fera plus qu'une fois. » Pour elle, le système de trois équipes de 8 heures (plutôt que deux de 12 heures actuellement) garantit un meilleur soin. Il permet aussi « d'avoir des temps de relève, des réunions d'équipe, des échanges avec les collègues ». Afin de réduire les RTT, sa direction a supprimé les réunions interéquipes. Elle a stoppé dans le même temps les remplacements d'été et le paiement des heures supplémentaires. Mais celles-ci, stockées dans un compte épargne temps, s'accumulent notamment en raison des arrêts maladie. « On ne fait que déplacer et reculer le problème ! » s'indigne l'aide-soignante, qui, avec la CGT, réclame un pool de remplacements. Mais aussi des augmentations de salaire. « Avec 1 300 euros de salaire en moyenne, un certain nombre de collègues font des extras dans des maisons de retraite. C'est difficile alors de les mobiliser pour renoncer au système des 12 heures. Notre point d'indice a augmenté de 0,6 %. On ne s'en est même pas rendu compte sur les fiches de paie ! » Candice Julou et ses collègues auraient souhaité avoir leur mot à dire dans l'organisation. Elles regrettent que les pouvoirs de décision soient éloignés de leur cadre de travail.

Ce sentiment est partagé par Philippe Pellegrini, également élu aux commissions paritaires : « Ceux qui étaient proches du terrain, qui ont le point de vue médical, ont moins de pouvoir décisionnaire. Le pouvoir est aux agences régionales de santé. L'administration vit ailleurs, elle n'est pas confrontée à nos problèmes. Il faut ramener les centres de décision au sein de l'hôpital. Dans un cadre démocratique. »

 

Réviser le numerus clausus

Instauré en 1971, le numerus clausus est fixé chaque année par le gouvernement. Il détermine le nombre d'étudiants pouvant être admis en deuxième année de médecine. Un système qui montre ses limites aujourd'hui, avec une pénurie de médecins, notamment dans les banlieues et en campagne, et un nombre important de départs à la retraite de médecins généralistes d'ici dix ans. Il faut aujourd'hui « trouver un autre mode d'entrée dans la profession. Le numerus clausus déforme la pyramide d'âge. Désormais, les étudiants partent ailleurs faire leurs études. Un quart des nouveaux médecins ont fait leurs études à l'étranger ! » avance Christophe Prudhomme.

Un statut d'étudiant de santé salarié sous contrat avec engagement de service pourrait être instauré, préconise la CGT santé. Sa rémunération serait valorisée s'il s'engage dans des territoires prioritaires.

L'idée d'universités de santé fait du chemin, comme le préconise l'OMS : « Pour travailler ensemble, les professionnels de santé doivent bénéficier de bases communes de formation. » L'ensemble des formations aux métiers de la santé devraient figurer dans le cursus universitaire, propose la CGT santé. Ce qui permettrait des passerelles et aiderait, du même coup, à valoriser statuts et salaires.

Une chose est sûre, on ne peut pas continuer à former les cadres de l'hôpital comme des managers. À l'école des cadres, témoigne Philippe Pellegrini, on leur apprend à oublier leur métier de soignants. On leur dit « vous êtes avant tout des managers ».

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 15:37

LA CHRONIQUE DE JEAN-CHRISTOPHE LE DUIGOU (*)

L’HUMANITE DIMANCHE

Jeudi 10 novembre 2016

 

 

«Le Figaro » se faisait récemment l'écho de l'inquiétude des candidats de droite pour appliquer un programme de recul social, au lendemain de l'élection présidentielle, face à l'obstacle que pourrait représenter l'action des syndicats. Si l'on en croit le journaliste du quotidien des droites, la longue bataille menée depuis le printemps contre la mise en œuvre de la loi travail « les ferait réfléchir ». Il faut dire que les programmes de ces candidats convergent sur nombre d'objectifs qui ont de quoi susciter le rejet : dégressivité des allocations chômage, mise en cause des 35 heures, suppression de centaines de milliers d'emplois dans les services publics, recul de l'âge de la retraite... Alors ces candidats de droite s'inquiètent et se préparent. Mais il s'agit moins pour eux d'atténuer le contenu dangereux de leurs projets que d'essayer de limiter un peu plus le pouvoir des syndicats, à l'instar de ce qu'avait réalisé Mme Thatcher, en Grande-Bretagne, il y a trente ans.

Juppé, Sarkozy, Fillon, Le Maire, Copé ont donné le « la », contestant la légitimité des syndicats. Nicolas Sarkozy a dénoncé « la démarche politique des syndicats ». Alain Juppé s'est déclaré prêt à affronter « des syndicats minoritaires et politisés ». Nathalie Kosciusko-Morizet en est venue à contester le droit de grève, assimilé à « une opération de blocage ». François Fillon est allé jusqu'à mettre en cause « le caractère démocratique de l'action de la centrale de M. Martinez ».

Pourtant, question légitimité, ces leaders de droite oublient que tous les partis de droite réunis comptent beaucoup moins d'adhérents que chacune des trois grandes centrales syndicales, CGT, CFDT ou FO.

Propos de campagne, pourrait-on alors penser ? Malheureusement ce n'est pas si sûr, tant est forte la volonté de réduire la capacité d'action des syndicats. Et de prôner, entre autres, dans leurs programmes, le « recentrage du Code du travail », le « développement des référendums d'entreprise », la « réduction des instances représentatives du personnel ». Mais la clé du projet de la droite est bien la « subsidiarité en matière d'accords collectifs », c'est-à-dire la mise en cause de la hiérarchie des normes sociales.

Le débat sur la place de la hiérarchie des normes sociales porte en fait l'enjeu des solidarités au sein du monde du travail. Face à des révoltes sociales balkanisées, le syndicalisme confédéré est né d'un élargissement progressif des protections du travail, de l'entreprise à la branche et à la globalité du salariat. Ainsi, grâce à ce principe, 97 % de la France au travail bénéficient aujourd'hui de garanties collectives de bon niveau. La droite, mais peut-être aussi une partie de la gauche, voudrait limiter l'action syndicale au

Cela ne peut que plaire au patronat, pour qui le contrat collectif d'entreprise pourrait systématiquement déroger à la loi ou au règlement. On remarquera qu'avec cette principale proposition, la droite ne fait que s'engouffrer, en l'élargissant et la systématisant, dans la brèche ouverte par la récente « loi travail ». Ce qui est bien, a posteriori, la confirmation que cette loi est dangereuse et que la majorité des syndicats ont eu raison de la combattre. Reste que le gouvernement actuel a ouvert la voie. La leçon est claire. Limiter l'expression des solidarités, c'est donner un peu plus d'espace à la logique de la rentabilité. Ce n'est certainement pas la direction à emprunter.

 

(*) Économiste et syndicaliste

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 08:31

François Fillon, en pole position pour être candidat de la droite : victoire du candidat de l'extrême-droite des "Républicains"

 

Primaires de la droite :

4 millions de votants (pour un peu moins de 200 000 adhérents de l'UMP): un succès de participation...

François Fillon : 44,2 %

Alain Juppé : 28,4 %

Nicolas Sarkozy : 20,7 %

Nathalie Kosciusko- Morizet : 2,6 %

Bruno Le Maire ; 2,4 %

Jean-Fréderic Poisson : 1,5 %

Jean-François Copé : 0, 3 %

 

Primaire à droite. François Fillon: un ras-de-marée dans l'Ouest
http://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/primaire-droite/primaire-droite-francois-fillon-un-ras-de-maree-dans-l-ouest-4624382

Morlaix. Primaire à droite : Fillon largement en tête
http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-primaire-a-droite-fillon-largement-en-tete-20-11-2016-11299487.php#JauY8VSGyUPOLcGX.99

 

L'électorat de droite a fait le choix d'une ligne ultra-droitière pour la bataille des présidentielles et la politique qui serait conduite dans les 5 ans à venir... Plus rien à voir avec les valeurs du catholicisme social ou du gaullisme. La droite à l'anglo-saxonne sans gant de velours, la droite qui tient la cravache et le fouet...

Certains retiennent l'élimination de Sarkozy du second tour des Primaires et son retrait de la vie politique. On ne peut que s'en réjouir en effet tant le bilan de son quinquennat était calamiteux et tant le personnage est connu comme cynique, vulgaire moralement, malhonnête, brutal, prêt à toutes les instrumentalisations.

Agnès Le Brun tente de camoufler dans le Télégramme du jour la défaite politique que représente pour elle les 17,5 % réalisés par Sarkozy, son champion dont elle était la porte-parole sur les questions d'éducation, à Morlaix (contre 45 % à Fillon, 31 % à Juppé) en parlant d'un rejet contre la personne et non contre le programme, se positionnant ainsi à droite toute derrière Fillon dans les nouvelles conditions du second tour pour essayer de peser quelque chose face à son rival de droite pour l'investiture des législatives, Maël de Calan, porte-parole de Juppé qui se voyait déjà sur les rails d'une grande carrière politique et qui doit être très déçu lui aussi.

« Pour moi, c'est forcément décevant de voir Nicolas Sarkozy finir troisième. C'est clairement un rejet de la personne car il avait un excellent programme. C'est difficile mais c'est un exercice démocratique qu'il faut respecter. Je remarque d'ailleurs que les électeurs se sont déplacés en masse. Cela dénote une vraie soif de démocratie et d'alternance, ainsi qu'une vraie volonté de voir partir François Hollande. Pour le deuxième tour, je voterai François Fillon. Il est de la même famille que Nicolas Sarkozy, celle qui rejette l'eau tiède et veut un programme fort et tranché ».

C'est on ne peut plus clair !

Fillon est un candidat sans véritable charisme, qui appartient très manifestement à la grande bourgeoisie et qui représente ouvertement ses intérêts.

C'est un candidat ultra-libéral qui se revendique ouvertement de l'héritage de Margaret Thatcher, propose de supprimer l'ISF, veut réduire de 110 milliards les dépenses publiques, supprimer 500 000 ou 600 000 postes de fonctionnaires, augmenter le taux de TVA de deux points, baisser l'impôt sur les sociétés, imposer de nouveaux allégements de charges sur les entreprises allant plus loin que le CICE, mettre au pas les syndicats en supprimant leurs "monopoles", allonger l'âge de départ minimal à la retraite à 65 ans, faire revenir le temps "normal" de travail à 39 heures tout en permettant aux entreprises de négocier pour faire travailler leurs salariés jusqu'au plafond européen de 48 heures.

Fillon était aussi le candidat de la Manif pour tous, des cathos intégristes, et de la droite ultra-conservatrice sur le plan des mœurs, partisane de la restauration d'un« ordre moral » indexé sur une prétendue nature et sur les valeurs chrétiennes traditionnelles. C'est aussi le candidat de la « fierté française », du refus de toute repentance vis-à-vis de l'esclavage, du colonialisme et de ses guerres, de la thématique identitaire, de la suprématie blanche et du révisionnisme historique.

En matière d'immigration, d'accueil des réfugiés, Fillon défend des positions de fermeture proches là aussi de l'extrême-droite.

En matière internationale, Fillon, comme Trump, est partisan d'une prétendue realpolitik d'un rapprochement avec la Russie qui soutient les mouvements d'extrême-droite, et avec Bachar-al-Assad, dont l'armée et les services de renseignement ont des pratiques dignes des nazis pour faire la guerre au peuple syrien.

Aujourd'hui, on ne peut qu'être très inquiet, si la victoire de Fillon se confirme au second tour des primaires de la droite, ce qui paraît inéluctable compte tenu de son avance, du soutien de Sarkozy, et du désengagement d'une partie des électeurs de centre-gauche qui ont voulu faire barrage à Sarkozy, sur l'issue d'un éventuel second tour entre François Fillon, ce représentant assumé de l'oligarchie et de la grande bourgeoisie, prêt à casser ce qu'il reste de conquêtes sociales et civilisationnelles en France, très minoritaire dans ses positionnements sociétaux inspirés par l’extrémisme de la droite chrétienne conservatrice, et Marine Le Pen, dont le programme apparaîtra, sinon plus à gauche, sur un plan économique et social, du moins moins défavorable aux intérêts des classes moyennes et populaires.

Qui aurait voter dans le peuple, chez les ouvriers et les employés, pour un esclavagiste pour faire barrage au Front National dans un réflexe de "front républicain" quand Marine Le Pen se réclame désormais elle aussi des valeurs républicaines en surface et apparaît beaucoup moins ultra-libérale que le candidat de droite?  

Juppé candidat de la droite et présent au second tour aurait eu à notre sens beaucoup plus de chance de battre largement Marine Le Pen en bénéficiant d'une partie du vote de l'électorat de gauche. Pour Fillon, les choses seraient bien moins facile.

En tout cas, il y a un impératif démocratique et social fondamental à tout mettre en œuvre parmi les gens et les dirigeants et les forces politiques attachés à une certaine idée de la France fondée sur l'égalité, la liberté, la fraternité, pour rendre possible l'accession d'un candidat de gauche au second tour afin d'éviter le scénario catastrophe hautement probable d'un second tour des présidentielles entre la droite extrême et l'extrême-droite.

Cela demande un esprit de responsabilité de la part des uns et des autres. Cela demande aussi que les socialistes comprennent qu'ils ne peuvent plus s'appuyer sur Valls et Hollande, et encore moins sur Macron, car c'est cette pseudo politique de gauche libérale autoritaire, présidentialiste monarchiste, sans le moindre cap de progrès social et de combat contre les féodalités économiques, qui nous conduit aujourd'hui au bord de l'abîme.

En tout cas, même si l'on peut avoir des doutes sur la capacité à réduire le nombre de candidats à gauche et à trouver et construire une candidature de gauche suffisamment collective et rassembleuse pour faire plus de 25 ou 30 % au second tour, nous sommes dans l'obligation morale aujourd'hui, au regard des valeurs auxquels nous sommes attachés, de tout mettre en œuvre pour éviter la catastrophe qui s'annonce.

Ismaël Dupont.

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 20:19
Patrice Bessac, maire PCF-Front de Gauche de Montreuil, et nouveau président de l'ANECR

Patrice Bessac, maire PCF-Front de Gauche de Montreuil, et nouveau président de l'ANECR

Patrice Bessac. "Nous sommes, avec 7500 élus, une force considérable"
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIA HAMLAOUI
DIMANCHE, 20 NOVEMBRE, 2016
L'HUMANITE

Patrice Bessac, 38 ans, maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été élu président de l’Association nationale des élus communistes et républicains qui tenait son congrès à Saint-Etienne (Loire) ce week-end. Il prend la suite du maire de Champigny (Val-de-Marne), Dominique Adenot.

Vous avez été élu à la tête de l’Anecr dimanche matin, lors de son congrès, comment envisagez-vous le rôle des élus communistes et républicains dans la période à venir ?
Patrice Bessac. D’abord, cela a été un congrès très réussi. L’Anecr doit être la maison commune de tous les élus communistes et partenaires mais elle doit particulièrement s’attacher à fournir aux élus minoritaires dans leur conseil les outils pour mener le combat d’idée. Car les élus minoritaires d’aujourd’hui, sont les élus majoritaires de demain. Ils ont besoin d’une association à l’offensive, d’un réseau d’actions et de partage d’expériences. Ensuite, dans un contexte marqué par le risque d’une prise de pouvoir de l’extrême-droite dans notre pays, par les difficultés à venir aux élections présidentielle et législatives, nous sommes, avec 7500 élus, une force considérable. Nous serons, après 2017, un élément essentiel de la stratégie de reconquête, de reconstruction à gauche.
 
Vous avez été élu au sein d’une équipe fortement renouvelée, qu’est-ce qui la caractérise et quels seront ses objectifs ?
Patrice Bessac. Je remercie Dominique Adenot et l’équipe précédente qui ont décidé de donner notamment aux élus de 2014 de nouvelles responsabilités. Notre équipe de jeunes et de moins jeunes a pour caractéristique commune d’être volontaire, d’avoir envie d’apporter des moyens, de la formation, des propositions pour permettre aux élus de mener le combat qui s’ouvre. Nous avons conscience qu’aujourd’hui la France est fracturée, qu’une partie du monde rural et périurbain décroche. Nous sommes donc très déterminés à poser la question de l’avenir de la France aussi bien dans les grands centres urbains que dans les zones rurales et périurbaines.
 
Votre congrès a lancé une campagne intitulée « Commune debout », en quoi consiste-t-elle ?
Patrice Bessac. Cette campagne c’est la volonté de préserver cet outil démocratique que sont les communes face à la tentation d’une technocratisation qui éloigne les citoyens des centres de décisions. Et qui vise à briser l’une des originalités de la France : son réseau de communes qui forme la première cellule de la vie démocratique. Donc nous allons, aussi bien en zone urbaine que rurale, poursuivre cette campagne et dans quelques semaines notre Conseil national, à partir de nos travaux du week-end, annoncera un dispositif de travail et de premières lignes d’actions politiques.
 
Cette campagne est-elle connectée aux mobilisations, qu’avec d’autres, vous avez menées contre les restrictions budgétaires imposées aux collectivités ? 
Patrice Bessac. La bataille pour les moyens des collectivités territoriales ne fait que commencer. Le programme de la droite promet près de 100 milliards d’euros d’économie sur le service public dont près d’un tiers imputé aux collectivités. C’est la double peine : après la politique désastreuse de François Hollande, la droite nous promet la même chose en pire. C’est donc un combat qui débute et qui, au-delà même des élus communistes et Front de gauche, devra s’ancrer dans tout le pays car à travers les moyens des communes c’est la question du devenir du service public local qui est posé.
 
Le congrès a également adopté deux adresses, l’une destinée aux élus, l’autre aux citoyens. Quels en sont les messages ?
Patrice Bessac. Le premier, et finalement le message le plus important, c’est la volonté de connecter l’action des élus communistes et partenaires à la démocratie locale, à la vie de nos concitoyens. Pour y parvenir, il faut rétablir de la confiance, aller au devant de nos compatriotes. C’est ce que les élus de l’Anecr ont voulu faire en disant qu’ils ne laisseront pas la France se donner à Marine Le Pen. Qu’ils entendent faire leur devoir et mettre en œuvre tous les actes qui permettront d’éviter la catastrophe annoncée que ce soit en 2017, en 2020 ou en  2022. Ce sont des élus debout qui étaient réunis en congrès ce week-end.
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