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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:25

Suite à la publication et à la présentation des résultats de la grande consultation citoyenne lancée par le PCF "Que demande le peuple?", le PCF soumet aux citoyens et à ses adhérents les grands axes d'un projet pour les présidentielles et législatives qui reste encore à amender et à enrichir à l'issue de nos rencontres thématiques. 

Ce projet s'appuie sur plusieurs priorités déclinées en chapitres: 

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

3. Investir Demain

4. L'égalité Femmes Hommes maintenant !

5. Une France protectrice et solidaire

6. Produire autrement et préserver l'environnement

7. A l'offensive pour changer l'Europe

 

  

"Un pacte d'engagements communs pour la France": le projet que portent les communistes pour les Présidentielles et les Législatives
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:00
Daech, l'enfant monstrueux des guerres occidentales (Rosa Moussaoui, L'Humanité - 10 novembre 2016)
Daech, l’enfant monstrueux des guerres occidentales
Attentats de Paris
ROSA MOUSSAOUI
JEUDI, 10 NOVEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Depuis 2011, l’interventionnisme militaire de la France et les errements de sa politique étrangère ont contribué à faire du pays une cible. L’échec de la « guerre contre le terrorisme » est flagrant.

La scène se déroule devant la citadelle de Masmak, à Riyad, le 30 décembre 2013. Entouré d’émirs, François Hollande saisit le sabre qu’on lui tend à l’occasion d’une cérémonie folklorique. Sourire aux lèvres, avec ce mot : « J’en aurai besoin. » Cette année-là, au moins 79 condamnés à morts ont été exécutés en Arabie saoudite. Par décapitation pour la plupart, selon le procédé cher aux adeptes du wah-habisme, cette obscure et mortifère version de l’islam que le clan Al Saoud propage dans le monde à grand renfort de pétrodollars. Le mandat de François Hollande aura concentré à lui seul la moitié des visites bilatérales entre les deux pays depuis la naissance du royaume, en 1932. Et la mauvaise plaisanterie de Masmak est un précipité du cynisme qui domine, depuis 2007, la politique étrangère de la France. La visite est lucrative : Riyad accepte de financer un juteux contrat d’armement français, pour un montant de 2,3 milliards d’euros. Officiellement pour équiper l’armée libanaise confrontée aux répliques de la guerre en Syrie. Mais, en dehors de la livraison de 48 missiles antichars Milan, Beyrouth ne verra pas la couleur de ces équipements militaires, finalement récupérés par l’Arabie saoudite.

La France championne d’Europe des ventes d’armes aux pétromonarchies du Golfe

À ce moment-là, déjà, Riyad fait figure de premier financier et de principal fournisseur d’armes des groupes djihadistes opérant sur le théâtre syrien. Son ingérence, comme celle de la Turquie ou du Qatar, contribue de manière décisive à allumer un terrible brasier. Avec la bénédiction de la France, championne d’Europe des ventes d’armes aux pétromonarchies du Golfe et principale tenante d’une nouvelle intervention militaire occidentale au Moyen-Orient. Le « non » de Paris à l’invasion américaine de l’Irak est loin, très loin. Dès 2009, la France est revenue dans le commandement intégré de l’Otan. À l’Élysée, Nicolas Sarkozy décline sa ligne atlantiste, au moment même où l’organisation née de la guerre froide se cherche une nouvelle raison d’être en se posant comme gendarme global. Dans le fracas des soulèvements arabes, en 2011, Paris cherche à faire oublier ses compromissions avec les dictateurs et s’engage en première ligne, en Libye, avec les Britanniques, sous la houlette de l’Otan. Il faut, soudain, en finir avec ce colonel Kadhafi qui plantait quelques mois plus tôt sa tente dans les jardins de l’hôtel Marigny, résidence officielle des hôtes de l’État. En Tripolitaine, on parachute des djihadistes formés par le Qatar, sponsorisés par les Émirats et encadrés par des instructeurs militaires occidentaux. Kadhafi lynché, les groupes armés prospèrent sur les ruines de sa Jamahiriya. Le pays se disloque, le chaos règne, les arsenaux de Kadhafi sont pillés. La dissémination des armes lourdes prépare déjà de nouveaux basculements. Les contrecoups de la guerre de Nicolas Sarkozy et de ses alliés de l’Otan en Libye déstabilisent toute la zone sahélo-saharienne. Une aubaine pour les djihadistes et les trafiquants. Au Mali, les Touareg ayant combattu dans les rangs de l’armée de Kadhafi viennent grossir, avec armes et bagages, les troupes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) en lutte contre Bamako. Les katibas d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui sillonnent depuis longtemps la région, se greffent au conflit. L’armée malienne, mal équipée, peu formée, démotivée, collectionne les revers, avant de se retourner contre le président Amadou Toumani Touré, chassé du pouvoir par un putsch militaire le 22 mars 2012. La désagrégation de l’État précipite la conquête des villes du nord du Mali par les djihadistes d’Aqmi alliés aux islamistes touareg d’Ansar Eddine. Avec l’opération « Serval », la France s’engage dans une nouvelle guerre. Kidal, Gao, Tombouctou sont « libérées », mais la « victoire » exaltée par François Hollande n’est qu’un mirage. Quatre ans plus tard, de vastes territoires échappent toujours au contrôle des forces maliennes et étrangères. D’embuscades en accrochages, la mouvance djihadiste, en pleine mutation, entretient une guérilla mouvante, insaisissable. Depuis le déploiement de l’opération « Barkhane », étendue à toute la bande sahélo-saharienne, les pays voisins du Mali deviennent, à leur tour, les cibles d’attentats meurtriers. Seules conséquences de ces logiques de guerre, elles nourrissent le terrorisme. Jusqu’au terrible retour de boomerang des attentats de 2015 sur le sol français. Ce qui n’empêche ni François Hollande ni son premier ministre, Manuel Valls, de brandir comme naguère George W. Bush le drapeau d’une « guerre contre le terrorisme » qui tient désormais lieu de politique étrangère. Au Moyen-Orient, le pays est enrôlé dans la « coalition anti-Daech » conduite par les Américains. Une nouvelle intervention militaire occidentale peut-elle avoir raison de l’« État islamique », enfant monstrueux de l’invasion de 2003, des geôles d’Abou Ghraib, des attaques de drones et de l’exclusion politique des sunnites ? « L’engagement français dans des opérations extérieures est un facteur aggravant. Mais le facteur déclenchant est chez nous. Nous avons laissé des quartiers et des générations entières à l’abandon, remarque Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE. Dans ces zones où l’État s’est retiré, nous avons laissé prospérer les prédicateurs salafistes sponsorisés par les pétromonarchies. » Fracture locale, fracture globale qui alimentent toujours le ressentiment, la haine et la violence.

Journaliste à la rubrique Monde
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 17:53
SNCF: la CGT interpelle les élus locaux (Anaïg Dantec, Ouest-France)

 SNCF : la CGT interpelle les élus locaux

 

 Depuis le 1er novembre, une réorganisation de la vente des billets aux guichets de la gare est mise en place. La CGT des cheminots s’inquiète.

 

Depuis mardi, des changements ont eu lieu à la gare concernant la vente des billets aux guichets. Les horaires d’ouverture sont modifiés. Ainsi, les guichets sont désormais « fermés totalement le dimanche et subissent une réduction drastique des périodes de vente, avec, la plupart du temps, un seul agent dédié à la vente », fait savoir la CGT des cheminots du pays de Morlaix en interpellant les élus dans un courrier. Pour le syndicat, ces changements entraîneront « dysfonctionnements et inconvénients » pour les clients. Il s’interroge sur cette « vitrine PEM (pôle d’échange multimodal) de plus de 13 millions d’euros et sur ces résultats. Quel aménagement du territoire ? Sans oublier la dégradation du service public sur la ligne Morlaix - Roscoff » . Leur communiqué rappelle que, malgré les « gros investissements des collectivités locales sur le PEM et les vœux votés par plusieurs conseils municipaux pour le maintien et le développement de la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff, la SNCF continue inexorablement son désengagement » .Concernant la baisse de nombre d’agents, la CGT soulignait que « tout le monde n’a pas Internet, n’est pas familiarisé avec les automates » .

 

Baisse des ventes en gare

 

La SCNF, par la voix de Thierry Chaplais, chargé de communication Bretagne, explique ces choix au nom de la réduction des coûts, qui touche tout le secteur public. « Il y a une baisse significative du nombre de ventes dans toutes les gares. Elles sont de plus en plus digitales et anticipées. Des solutions sont là pour tout le monde : centre de relations téléphoniques, bornes automatiques, les agents d’escale qui sont toujours là pour renseigner et les chefs de bord. »

 

Pas de TGV avant 10 h

 

Hormis la vente des billets, le syndicat s’inquiète aussi de la grille prévisionnelle des TGV pour 2017 : le TGV partant de Paris à 6 h 56 (arrivée à Brest à 10 h 21), ne s’arrête pas à Morlaix. « Pourtant, une première arrivée avant 10 h nous semble vitale. Cette nouvelle grille horaire, dans l’immédiat, n’apporte rien à l’économie locale. » Du côté de la communication à la SCNF, on explique : « Nous avons fait des choix. Le deuxième TGV s’arrête à Morlaix mais pas le premier. Les arrêts font vite monter le temps de trajet. » Cette politique d’arrêt a été décidée après « que les territoires comme les communautés d’agglomération ou les CCI aient fait des propositions » . Pour la SNCF, le changement est en fait intéressant à Paris : « Le TGV, qui partait avant 7 h, part désormais à 7 h 41. Partir plus tard, c’est agréable à Paris. On arrive toujours vers 11 h car le temps de trajet est moins long. On a amélioré l’amplitude : un Morlaisien peut arriver vers 9 h à Paris et repartir vers 20 h. En moyenne, on gagnera 40 minutes sur les trajets. »

 

 Anaïg DANTEC. Ouest-France 

 

La CGT des cheminots de Morlaix: une vente des billets à petite vitesse en gare de Morlaix et une offre de service public ferroviaire réduite

"En 2017, une ligne à grande vitesse mais en gare de Morlaix, une vente de billets à petite vitesse!": Communiqué de presse du syndicat CGT des cheminots du pays de Morlaix

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 10:38
Photo Pierre-Yvon Boisnard - Janvier 2016

Photo Pierre-Yvon Boisnard - Janvier 2016

Voici une partie de l'ordre du jour du prochain conseil communautaire, demain.  

- Contrat de ruralité (nous n'avons pas eu les documents pour l'instant, ils sont en cours d'élaboration)

- Dotations de solidarité communautaire

- Création d'emplois au service "Eau et assainissement" 

" Par délibération du 9 mai 2016, le Conseil de Communauté a fixé comme postulat dans le cadre du transfert des compétences eau potable et assainissement des eaux usées, la prise en compte des savoir-faire des structures syndicales ou communales. Cet engagement se traduit par une démarche volontaire de Morlaix Communauté valant transfert de l'ensemble des agents du SIVOM à Morlaix Communauté avec remise à disposition de ces personnels auprès du SIVOM et des communes concernées pour la compétence Eaux Pluviales non transférée. Cela représente un transfert de service de six agents. La quotité de temps dédiée à la compétence Eaux pluviales représente un peu moins de 10%... Pour assurer une phase transitoire dans la mise en oeuvre de ce nouveau service, le principe de conserver temporairement en 2017 la facturation des abonnés par les communes a été acté. 7 communes sont concernées par la facturation. 4 communes ont exprimé le souhait de continuer à gérer l'exploitation du service par les services communaux sur une période s'établissant à 2017-2020 pour ne pas destabiliser leur organisation communale. L'organisation projetée prévoit 22 postes en Equivalent Temps Plein n'incluant pas les agents détachés pour le compte des fermiers. L'organisation proposée est comparable à l'existant."

- Renouvellement des contrats Natura 2000 pour le "Douron" et la "Baie de Morlaix"

- Attribution d'une subvention aux Restaurants du Coeur (15 000€)

- Nouvelle gamme tarifaire de transports en commun - année 2018, avec une augmentation de 20 centimes sur le titre à l'unité (de 1€ à 1€20, avec augmentation de la durée de validité: 1h au lieu de 30 mn), une augmentation du coût de l'abonnement  mensuel (28€ au lieu de 25,5€ - 23€ pour l'abonnement mensuel jeune), un passage de la tarification sociale (liée aux statuts) à une tarification solidaire (liée aux revenus). 

CF. Article publié le 16 octobre sur le Chiffon Rouge suite à la dernière Commission Environnement-Transports de Morlaix Communauté: 

Vers une augmentation du tarif des tickets de bus et des abonnements à Morlaix Communauté?

- Convention avec les Genêts d'or pour le reversement des soutiens Eco-Folio (collecte et tri des papiers de bureaux). 

- Plan Climat Air Energie Territorial - Nouvelle démarche et validation du programme d'actions

- Création de deux régies Eau et Assainissement à autonomie financière et sans personnalité morale

- Transfert à la CCIMBO (Chambre de commerce et d'industrie métropolitaine Bretagne Ouest) de le l'aéroport de Morlaix-Ploujean (la CCI de Morlaix était titulaire du contrat de DSP depuis 2007).

- Transfert à la CCIMBO de la concession pour le port de Morlaix. 

- avenant à la convention sur l'action foncière autour du pôle gare à Morlaix

- élaboration du PLU de Locquirec (débat sur le PADD)

- élaboration du PLU de Plougonven (débat su le PADD)

- approbation du PLU de Taulé

- bilan 2015 du Plan Local pour l'Habitat

- charte de partenariat avec l'ADIL  

- Schémas d'aménagement et de gestion des eaux: état des lieux et financement 2016 (Léon Trégor, Baie de Lannion et Aulne).

- Cession du bâtiment ERM à Sainte-Sève

          

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 09:16

13 novembre : La meilleure réponse à la terreur est une société qui a pour visée l'Humain d'abord (PCF)

 

Ce dimanche 13 novembre marque le premier anniversaire des attentats qui ont meurtri Paris et Saint Denis. C'est d'abord aux victimes et aux rescapés, à leurs familles ainsi que celles de Magnanville, Nice et St-Etienne-du-Rouvray que vont toute notre solidarité et notre soutien. Ce 13 novembre sera une journée de recueillement et d'hommage, une journée d'expression de l'exigence de paix et de fraternité.

 

Le traumatisme provoqué par ces attaques meurtrières est profond, la douleur est toujours prégnante mais notre peuple a su aussi montrer sa réelle capacité de résilience et sa volonté de rassembler la nation sur les principes fondateurs de notre République : la liberté, l'égalité et la fraternité.

 

Notre peuple refuse la haine, la xénophobie, les stigmatisations et discriminations, les logiques de guerre, de peur et d'exclusion qui, loin de combattre le terrorisme, ne font qu'alimenter le terreau sur lequel il prospère. Notre peuple aspire à plus d'égalité, de progrès et de justice sociale, à une République pour tous.

 

La première condition de la sécurité collective est la lutte contre les inégalités et les injustices en France, en Europe, dans le monde. La meilleure réponse à la terreur, son meilleur antidote, est une société qui a pour visée l'Humain d'abord.

13 novembre: la meilleure réponse à la terreur est une société qui a pour visée l'Humain d'abord (PCF)
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 09:09

Donald Trump, entre autres monstruosités, a vociféré que le réchauffement climatique était une invention des Chinois pour déstabiliser l'Amérique, et j'ignore si, au pouvoir, il va continuer sur cette lancée. Le déni est un refuge de l'esprit bien connu, et les médias d'outre-Atlantique en savent quelque chose. Eh bien, moi aussi. Car il y a trois semaines, j'ai écrit ici même que le gouvernement s'apprêtait à prendre un arrêté réglementant l'épandage de pesticides agricoles afin de diminuer les effets des produits chimiques cancérigènes, mutagènes, etc. Je précisais benoîtement que, malgré les couinements de la FNSEA, une zone tampon protégerait les riverains, les points d'eau, et qu'un délai d'attente obligatoire de 24 ou 48 heures serait fixé afin que les agriculteurs eux-mêmes ne soient atteints par leurs propres émanations. J'ai cru tout cela parce que cela circulait, et je dois aujourd'hui battre ma coulpe, tout autant que les éditorialistes du New York Times et du Washington Post.

 Il s'avère, en effet, que le ministère de l'Agriculture, suivi par celui de l'Écologie, semble (restons prudents) avoir totalement retourné sa veste. Le nouvel « arrêté phyto » se contentera de proroger les dispositions antérieures, c'est-à-dire de recommander la prudence auprès des crèches, des maisons de retraite, des terrains de sport, des parcs publics.

La capitulation est totale. En rase campagne, si j'ose dire. La justice vient pourtant de mettre en examen, le 17 octobre, le Château Escalette et le Château Castel la Rose, maisons viticoles accusées d'avoir intoxiqué les voisins immédiats en 2014. Pour la seule période 2013-2014, les ventes de pesticides, en France, ont augmenté de 16 % selon des chiffres très officiels. Y a-t-il un décideur politique pour s'en émouvoir ? Y a-t-il un ministre au(x) ministère(s) ? Il faut croire que non, en la matière. Le vrai gestionnaire de ces dossiers s'appelle Xavier Beulin et est président de la FNSEA. À ce titre, il cogère la politique agricole française, ou plutôt il la gère. C'est ce que dénoncent la Fondation Nicolas Hulot, la Fédération nationale d'agriculture biologique, France nature environnement, et autres associations qui, apparemment, ne pèsent guère. Trump se vautre dans le déni. Mais nous, dans quoi nous vautrons-nous?
 

Pesticides: "Poison à gogo" - courant d'ère d'Hervé Hamon, Le Télégramme - 13 novembre 2016
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:31
Après 30 ans d'essais, le FN réussit la greffe de ses idées sur la police (L'Humanité, 9 novembre 2016)
Après trente ans d’essais, le FN réussit la greffe de ses idées sur la police
GRÉGORY MARIN
MERCREDI, 9 NOVEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Le parti de Marine Le Pen avait tenté de créer un syndicat dans la police dans les années 1990. Il n’en a plus besoin : dans les manifestations de policiers rejetant syndicats et politiques, on reprend à pleins poumons ses slogans, et 66 % de la profession pourrait voter Le Pen en 2017.

Le malaise qui couvait depuis longtemps chez les policiers, s’appuyant depuis plusieurs années sur un manque de moyens, matériels et humains, a donc glissé vers la radicalisation d’extrême droite. Certes, le syndicat Alliance tirait déjà très à droite la réflexion syndicale, et donc ­politique, de la profession (élargissement de la légitime défense, lutte contre le « laxisme » judiciaire…), mais jusqu’ici donnait un cadre légal aux revendications policières. La transformation de la contestation en mouvement « asyndical » – le mot a plusieurs fois été employé –, dans une profession où le taux de syndicalisation atteint pourtant 49 % (1), a changé la donne.

Slogans haineux  qui ciblent les banlieues

L’ancien conseiller spécial de Marine Le Pen en 2012, Michel Thooris, lui-même secrétaire général du syndicat France Police (0,95 % aux élections professionnelles selon le ministère de l’Intérieur), a salué avec bienveillance ces actions comme des « manifestations spontanées ou improvisées, ­marquées par un rejet de l’establishment, des syndicats majoritaires et des politiques ». L’exacte réplique des propos du porte-parole autoproclamé des premières manifestations policières, le très médiatisé Rodolphe Schwartz, dont on s’est aperçu plus tard que s’il était bien militant FN (il a été sur la liste de Wallerand de Saint-Just pour les élections régionales d’Île-de-France), il n’était plus policier mais agent de sécurité en grande surface…

Le Front national jure n’avoir aucun lien avec ce mouvement. Officiellement, s’il affiche un « soutien sans faille », soulignait un communiqué de son vice-président, Florian Philippot, le 18 octobre, c’est que ces actions révèlent pourtant fort opportunément des préoccupations très proches des siennes. À tel point que dans les cortèges, surtout fréquentés par de jeunes fonctionnaires, on entend les slogans les plus haineux, révélait le 6 novembre le site antifasciste Rebellyon. info. Aux cris de « Français réveille-toi, tu es ici chez toi » ou du classique frontiste « On est chez nous », les policiers réclamaient le vendredi précédent, dans les rues de Lyon, « le ménage dans nos banlieues »…

Entre mobilisations policières « improvisées » et accueil des réfugiés, le Front national capitalise sans effort. Les résultats de la vague 6 de « l’enquête électorale française » du Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof), livrée lundi, sont édifiantes : 66 % des policiers s’apprêteraient à voter pour Marine Le Pen (20 points de plus qu’en 2012), même s’ils sont « seulement » 51 % à penser que « le FN est le meilleur parti pour régler les problèmes de la France ». Car le parti d’extrême droite joue sur les deux tableaux : d’une part, il dénonce le « laxisme inouï des gouvernements successifs », Valls-Hollande compris, tout en demandant « la reconstitution intégrale des effectifs de police et de gendarmerie détruits sous le mandat de Nicolas Sarkozy »… jusqu’alors candidat préféré des policiers.

Ce parti instrumentalise la situation économique

Le FN joue sur du velours, s’appuyant sur « la combinaison de valeurs politiques orientées et d’une situation économique difficile dans les catégories les moins qualifiées de la fonction publique », notait Bruno Cautrès, chercheur au CNRS, dans le Huffington Post, le 19 octobre. Depuis 1998, et l’invalidation par la Cour de cassation du FN-Police (pourtant reconnu par Jean-Louis Debré, le ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac) au motif qu’il diffusait « l’idéologie d’un parti politique », il n’aurait pu rêver meilleure implantation à l’approche des élections présidentielle et législatives.

(1) Selon la Dares, service statistique du ministère du Travail.
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 08:45
Multiples, salon de la petite édition d'artiste ce week-end!
Multiples, salon de la petite édition d'artiste

Comme chaque année depuis 11 ans, l’association Les Moyens du Bord organise un rendez-vous autour de la petite édition d'artiste. 

Du samedi 12 au dimanche 13 novembre 2016

11h > 18h30

port de Morlaix, Auberge de jeunesse et Manufacture des tabacs

Morlaix 29600

Comme chaque année depuis 11 ans, l’association Les Moyens du Bord organise un rendez-vous autour de la petite édition d’artiste. Issu d’une volonté de promouvoir des œuvres originales davantage accessibles que des pièces uniques, Multiples offre une occasion unique de découvrir le multiple d’artiste sous toutes ses formes : livres d’artiste, gravures, estampes, sérigraphies, vidéos, etc. À travers un salon, mais également une programmation d’expositions, de rencontres, d’ateliers et de performances, ce week-end des 12 et 13 novembre 2016. 

 

A l'auberge de jeunesse: 

Bernard Collet et les petits affichistes (de l'école du Poan Ben)

Au Roudour-St Martin des Champs: 

Rafaële Ide (peintures et collages)

Aux Moyens du Bord, à la Manufacture des Tabacs: 

Collection Gautier and Co (Estampes et impressions)

 

Ateliers à l'auberge de jeunesse, à la médiathèque des Ailes du Temps, salon sous chapiteau à la Manufacture des Tabacs. 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 08:20
Commandez le carnet de voyage de Thierry Seigland sur la mission de l'AFPS Nord-Finistère (Morlaix et Brest) en Palestine en avril 2016: rencontre débat avec Thierry Seigland à Dialogues Morlaix le 19 novembre
Le "Carnet de voyage en Palestine" que notre ami Thierry vient de faire paraître est un condensé magnifiquement illustré et photographié de notre séjour en Palestine en avril 2016.
 
C’est un genre particulier de témoignage que nous propose Thierry dans cet abécédaire rempli de sensations, de curiosités pour l'histoire, les lieux, le pays.
 
Des coups de gueule et de l'humour pour rire, malgré tout, de ce qui est difficile à concevoir.
 
Et surtout beaucoup de clins d'œil affectueux aux enfants, aux femmes et aux hommes qui ont pris le temps de nous recevoir et de nous expliquer leur résistance du quotidien.
 
De Jérusalem à Jénine, en passant par Hébron, Naplouse, Ramallah et le camp de réfugiés de Jalazone, le regard de Thierry est celui de l'émotion, de la solidarité et du refus de l'injustice.
 
Le "Carnet de voyage en Palestine" est vendu au bénéfice de l'AFPS du Pays de Morlaix au prix de 15 € pour soutenir financièrement notre projet d’aide aux personnes en situation de handicap du camp de réfugiés de Jalazone.
 
Et sans vouloir influencer qui que ce soit, il pourrait faire un cadeau de fin d’année à la fois beau, utile et très solidaire !
 
Pour l’Afps du Pays de Morlaix,
 
François Rippe
 
 
AFPS du Pays de Morlaix
19, rue Waldeck Rousseau
29600-Morlaix
Commandez le carnet de voyage de Thierry Seigland sur la mission de l'AFPS Nord-Finistère (Morlaix et Brest) en Palestine en avril 2016: rencontre débat avec Thierry Seigland à Dialogues Morlaix le 19 novembre
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 08:16
Can Dündar, rédacteur en chef du quotidien turc "Cumhuriyet": "Tout dépend du peuple turc pour sauver la démocratie" (L'Humanité)
Can Dündar : « Tout dépend du peuple turc pour sauver la démocratie »
ENTRETIEN RÉALISÉ PARSTÉPHANE AUBOUARD ET PATRICK APEL-MULLER
MERCREDI, 9 NOVEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

L’ancien rédacteur en chef du quotidien turc Cumhuriyet a été fait, hier, citoyen d’honneur de la Ville de Paris. Exilé en Allemagne, le journaliste a accordé un entretien exclusif à l’Humanité.

Quelle est votre situation personnelle aujourd’hui ?

Can Dündar Ma situation est très simple : si je rentre en Turquie, je serai immédiatement arrêté. Il y a un an, j’ai déjà été emprisonné pendant 92 jours avec mon collègue Erdem Gül pour « espionnage et divulgation de secret d’État ». Nous avions publié en mai 2015 un reportage prouvant la fourniture d’armes par les services secrets turcs à des islamistes syriens. Mon dossier est encore en cours d’instruction sur ce sujet. Mais je suis également l’objet de deux nouvelles charges. Le régime m’accuse tout d’abord d’avoir soutenu Fethullah Gülen alors que mon journal comme moi-même n’avons évidemment rien à voir avec l’ancien ami d’Erdogan, que ce dernier accuse d’être derrière le coup d’État avorté de juillet. La justice turque m’accuse enfin d’avoir publiquement soutenu des journaux kurdes proches du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) fermés par la police turque. Ce qui est vrai, mais pas illégal. Mon dossier est désormais dans les mains des juges, qui ont requis un minimum de cinq ans d’emprisonnement, mais cela peut être beaucoup plus. Aujourd’hui je vis en exil en Allemagne. Je continue d’écrire pour Cumhuriyet, et je reste très critique à l’égard du régime. Mais cela devient dangereux, non plus pour moi directement, mais pour mes collègues encore sur place ou mon épouse. Samedi dernier, le rédacteur en chef a été arrêté. Le même jour, la police a fait une descente dans mon appartement d’Istanbul. Quant à ma femme, elle est interdite de sortie de territoire alors que rien ne lui est reproché. Son passeport lui a été confisqué.

Depuis l’arrestation en fin de semaine dernière de députés du HDP et de neuf de vos collègues du quotidien de centre gauche Cumhuriyet, peut-on dire que la Turquie a basculé dans la dictature ?

Can Dündar C’est en tout cas ce qu’Erdogan vise comme objectif. Après la tentative de putch de juillet, il a dit publiquement que cet événement avait été une bénédiction divine pour lui. Il avait raison. Depuis lors, il a eu la possibilité de resserrer son emprise sur le pays. L’état d’urgence permet d’utiliser l’appareil de répression à tous les niveaux de la société. Pour prendre le seul exemple des journalistes, tout le monde peut encore écrire librement en Turquie… mais doit être prêt à en payer le prix. Ce prix, ce peut être la prison, l’exil ou la mort. Quand vous sortez dans la rue, il devient de plus en plus difficile de protester sans vous faire arrêter. La société turque est cernée de toutes parts dans cet état de siège permanent. Il y a aussi un problème de rapport et d’organisation des forces. 80 % des médias sont dans les mains d’Erdogan. Les universités sont à la botte du régime. Les syndicats de moins en moins efficients. Peu à peu la société civile se laisse emporter par la peur. Nous n’avons plus la majorité au Parlement. Depuis la purge débutée en juillet, l’armée qui était une garantie toute relative de la révolution kémaliste a changé son fusil d’épaule. Police et armée sont aujourd’hui main dans la main dans la répression. Il n’y a plus aucune séparation des pouvoirs. Erdogan contrôle le Parlement, l’exécutif et le pouvoir judiciaire. Ce qui lui permet de mettre la société à sa botte pour obtenir les pleins pouvoirs. Il a d’ores et déjà planifié un référendum pour instaurer un régime présidentiel. Il a fait taire la quasi-totalité de l’opposition. Il s’attaque de nouveau aux journalistes et aux médias, derniers lieux d’expression libre et de résistance. Et je pense malheureusement qu’Erdogan continuera de réprimer l’ensemble de la société jusqu’à ce que le fameux référendum ait lieu, pour faire taire toute voix critique. C’est son plan. Et ce sera la fin du vieux rêve démocratique de la Turquie. Dans les prochains mois, nous devons nous tenir prêts à affronter cette escalade liberticide et s’attendre malheureusement à l’érection d’un régime tenu par un seul homme et appuyé par un parti unique. À ce moment-là, cela s’appellera alors vraiment une dictature.

Selon vous, il n’y a donc plus de solution politique possible ?

Can Dündar Il n’y a aucune raison d’y croire. Le problème kurde devait être réglé au Parlement. Mais comme on le voit, les députés kurdes sont systématiquement arrêtés. Par cette stratégie, Erdogan montre clairement qu’il n’a pas choisi la solution politique à cette crise. Il a choisi la voie des armes. Nous ne pouvons donc pas en vouloir aux Kurdes de se défendre. En novembre 2015, lors des dernières élections législatives, six millions de personnes de la région du Kurdistan, dont 80 % en moyenne dans les plus grande villes, ont donné leurs voix au HDP (Parti démocratique des peuples) qui a pu envoyer59 députés au Parlement. Tous leurs représentants issus d’un processus démocratique sont aujourd’hui soit écartés, soit en prison. Les médias inféodés à Ankara ne relaient rien de la réalité. Internet est systématiquement bloqué, les manifestations réprimées dans le sang. Que feriez-vous à la place des Kurdes, qui ne peuvent plus se défendre par les voies de la démocratie ? Eh bien vous retourneriez dans la montagne et vous prendriez les armes pour vous défendre, faire entendre votre voix, autrement dit pour lutter et résister. Erdogan a besoin d’un ennemi. Tout dictateur a besoin d’un ennemi, si possible avec une notion identitaire. C’est la meilleure façon de fédérer autour de vous et de créer un clivage aboutissant à un état de guerre permanent. Bien sûr c’est le piège dans lequel il aurait fallu éviter de tomber. Le fait est que la Turquie n’est pas une nation unifiée et la politique de division d’Erdogan pousse les Turcs dans un clivage dangereux.

La laïcité est-elle en danger ?

Can Dündar Bien sûr, la dérive islamo-conservatrice se ressent maintenant dans la vie de tous les jours. Depuis quelques mois, les femmes sont devenues la cible des islamistes. Des articles paraissent dans les journaux sur le comportement qu’une femme doit avoir concernant ses habits, sa coiffure, ce qu’elle a le droit de manger ou boire. Nous devons donc rester très vigilants et défendre tout particulièrement les droits de femmes. L’égalité hommes-femmes est aujourd’hui en danger en Turquie. Le mois dernier, un islamiste a attaqué une femme dans un bus. Il l’a frappée. Personne n’a bougé. L’homme a ensuite été arrêté par la police mais la cour l’a relâché aussitôt. Il s’agit d’un signe très clair quant à la tendance judiciaire qui s’impose jour après jour dans le pays. Et ce n’est certes pas un cas isolé. En mai dernier, j’ai été moi-même victime d’une tentative de meurtre. La personne qui a tiré sur moi a elle aussi été libérée.

Que faire alors pour préserver la démocratie et la laïcité dans le pays ? Existe-t-il encore des pôles de résistance au sein même de la société civile turque ?

Can Dündar Tout dépend d’abord de nous. Si nous luttons, nous pourrons garder une Turquie libre et laïque. Sinon, ce sera très difficile. Je crois encore dans la capacité du peuple turc à se rebeller. Il y a deux ans, les manifestations de la place Taksim prouvaient que la flamme démocratique n’a pas quitté le peuple turc. Des millions de gens sont sortis dans la rue. Ce fut la plus grande révolte populaire que la Turquie a connue dans son histoire. Ils sont encore là. Ils sont pour l’instant dans le silence, accumulant haine et peur. Il faut redonner aux Turcs le courage de retourner dans la rue. C’est tout le sens de l’action du HDP qui a décidé de boycotter le Parlement turc et de privilégier le rapprochement avec le peuple dans la rue, notamment lors de manifestations. Le parti kémaliste (CHP), qui est aujourd’hui le dernier parti d’opposition en Turquie, réfléchit lui aussi à boycotter le Parlement. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un front démocratique. Kurdes, Turcs, alévis, artistes, médias, intellectuels, tous ensemble nous devons créer ce front de résistance populaire. C’est aujourd’hui la dernière et seule solution pour sauver la démocratie en Turquie.

Croyez-vous encore en un soutien de l’Union européenne ou des États-Unis pour endiguer la dérive dictatoriale d’Erdogan ?

Can Dündar Malheureusement non. C’est trop tard maintenant. Il aurait fallu agir bien avant. Nous avons pourtant averti l’Europe par de nombreux articles. Mais nous n’avons pas été entendus. Les dirigeants européens n’ont pas voulu assumer la problématique des réfugiés, donnant à Erdogan la clé des camps de réfugiés dont il menace aujourd’hui d’ouvrir les portes. Pour moi cet accord passé entre la Turquie et l’Union européenne fut une immense déception, presque une trahison des valeurs et principes de l’Europe. Il faut que l’Occident se réveille, mais avec mesure. Car l’autre danger qui menace les Turcs, c’est l’isolement. Si l’Europe stoppe les négociations avec la Turquie, le peuple turc se retrouvera sans aucune force de dissuasion. Or, c’est exactement ce que souhaite Erdogan qui a jeté son dévolu sur d’autres grandes puissances comme l’Arabie saoudite et la Russie. Donc stopper les négociations ne serait pas une punition pour Erdogan, mais pour le peuple turc lui-même. À l’image de l’Europe, les États-Unis préfèrent une Turquie stable aux mains d’un pouvoir autoritaire, voire totalitaire, plutôt qu’une Turquie démocratique. Quand vous avez une force comme la Turquie à peu près stable dans une région complexe comme le Moyen-Orient, vous n’avez pas besoin de démocratie pour défendre vos intérêts, même s’il y a quelques frictions au sein de l’Otan. Il est préférable d’avoir un État qui torture et qui emprisonne ; vous le condamnez publiquement et tout le monde oublie. Pour moi cette attitude est une honte. Car nous avons besoin du monde occidental en Turquie. Nous avons besoin des idées occidentales. D’une politique laïque. Nous avons besoin de partenaires qui mettent la religion après la politique. Nous avons besoin de discours et d’actes démocratiques. Malheureusement, l’Europe comme les États-Unis ont sacrifié leurs valeurs pour leurs intérêts financiers.

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