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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 07:23
Esteban Murla. Le dernier des réfugiés

Publié le 16 décembre - Sophie Prévost, Le Télégramme

 Capture d'écran.

Il est arrivé en train à Morlaix, avec sa mère et sept de ses frères et soeurs, durant l'été 1939. Esteban Murla avait quatre ans et ne parlait que l'espagnol. Fuyant la guerre civile et Franco, sa famille n'est jamais repartie vers la Catalogne. Soixante-dix-huit ans plus tard, le Plouganiste âgé de 82 ans est le dernier survivant de cette génération de réfugiés, qui se sont intégrés dans le pays de Morlaix.

Ses amis le surnomment « Popeye ». Du Trégorois, il a l'accent, la casquette et même la langue. « Je parle mieux breton que ma femme Simone, qui est pourtant née ici ! », s'amuse volontiers le vieux monsieur. Esteban Murla vit à Plougasnou. Bien loin du village de San Esteban de Bas, où il est né, il y a quatre-vingt-deux ans, en Espagne. À plus de 1.000 kilomètres du Finistère. Comme ces réfugiés syriens arrivés en novembre au Cloître-Saint-Thégonnec, rien ne le prédisposait à mettre le cap à l'Ouest, un beau jour de 1939. Si ce n'est la guerre civile espagnole (démarrée quelques mois plus tôt et qui se terminera en 1941, NDLR), la peur du général Franco et un mouvement de fuite qui a largement dépassé l'enfant de quatre ans qu'il était à l'époque.

« C'était quasi le terminus »

« Nous sommes arrivés pendant l'été 1939 à Morlaix, avec ma maman Dolorès et sept de mes frères et soeurs. On a voyagé en train depuis la frontière espagnole. C'était quasi le terminus. Mon papa, Luis, n'était pas avec nous. Il avait été fait prisonnier par les Franquistes, on n'avait plus de ses nouvelles. Il travaillait la terre, était maire de son village et s'était rangé du côté des Républicains. Une autre de mes soeurs, Henriette, a préféré rester avec sa marraine en Espagne. Elle y vit toujours aujourd'hui. Nous sommes les deux seuls survivants de la fratrie ». Arrivés dans la Cité du viaduc, aux côtés de 250 autres familles espagnoles, les Murla seront d'abord accueillis et secondés par les Jeunesses communistes, à la Maison du peuple. Avant d'être orientés vers la colonie EDF, à Plougasnou. « Je ne me souviens évidemment plus de tous les détails, j'étais trop jeune. Mais mes parents nous en ont souvent reparlé ensuite », raconte Esteban. Ce dont il se rappelle, c'est qu'ils n'avaient rien sur le dos. « Quand on a débarqué d'Espagne, on était tout nus ! Tous les gens ont été très gentils avec nous. À Plougasnou, on vivait tous dans la même pièce. Des habitants nous ont apporté des vêtements et de la nourriture ».

« J'ai quitté l'école à dix ans »

Toujours sans nouvelles du papa, la mère de famille Dolorès et ses enfants (alors âgés de quatre mois à 10 ans) s'installera ensuite dans une vieille maison, quartier de Kerenot. Jusqu'au retour de Luis en 1942. « C'est le député de l'époque, le Saint-Jeannais Jean-Marie Masson, qui a remué ciel et terre pour le localiser. Mon futur beau-père s'était échappé d'un camp et travaillait comme saisonnier dans le sud de la France », raconte à son tour Simone Murla, 75 ans. Luis et Dolorès Murla referont alors leur vie en Bretagne. « On allait pêcher les coques et les bigorneaux au Diben. On a dû travailler dur pour s'en sortir. Mes grands frères sont d'abord partis en Normandie, enrôlés pour le Service du travail obligatoire (STO), en 1943. Moi, il a fallu que je quitte l'école à dix ans. C'était ça, ou on n'aurait pas à manger, nous disait mon père ».

« Tout aussi français que moi »

Comme ses frères et soeurs arrivés dans le Finistère, Esteban a fait sa vie en Bretagne. « On s'est tous mariés ici, on a eu des enfants ici, on a travaillé ici ». Pour Simone, épousée il y a 56 ans, « Esteban est aujourd'hui tout aussi français que moi ». Sa naturalisation, le Plouganiste devenu maçon l'a obtenue à Guingamp, en 1968. L'Espagne, il ne la reverra d'ailleurs que très tard. « C'était en 2001, après la retraite de ma femme. J'ai été ému que l'on me parle de ma famille, mais je me suis senti à l'étranger », témoigne l'octogénaire.

« À chaque fois, il pleure »

Ses parents, Luis et Dolorès, sont décédés à Plougasnou en 1972 et 1976. « Ils n'ont, eux, jamais remis un pied là-bas. Ils avaient trop peur de Franco, vous savez... ». Esteban et Simone Murla sont retournés quatre fois en Catalogne. Une fois par mois, Esteban, qui n'a appris l'espagnol à aucun de ses quatre enfants, s'assied à côté de ses orchidées. Il appelle sa soeur restée en Espagne au téléphone. C'est le seul moment où sa langue natale lui revient. « Et à chaque fois, il pleure », termine Simone.

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/esteban-murla-le-dernier-des-refugies-16-12-2016-11333735.php

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 06:41
Injustice bientôt réparée pour les nouveaux retraités (LAURENCE MAURIAUCOURT, L'Humanité- SAMEDI, 17 DÉCEMBRE, 2016)

Les versements groupés et tardifs des pensions de retraite faisaient exploser la feuille d'impôt. Les sénateurs du groupe Communiste, Républicain et Citoyen obtiennent la réparation de cette injustice en forme de double peine.

Vendredi 16 décembre au Sénat, la justice fiscale a été enfin rétablie pour les victimes des retards dans les versements des pensions de la Carsat. Au nom du Groupe Communiste Républicain et Citoyen, le sénateur du Nord Eric Bocquet a défendu un amendement qui a été adopté dans le cadre de l’examen de la loi de finances rectificative pour 2016.

Quelle était l'injustice ?

En 2014 et 2015, pendant plusieurs mois, des dizaines de milliers de retraités de la région Hauts de France n’ont pas touché leur pension pour cause de dysfonctionnements graves à la Carsat Nord
Picardie. L’organisme de gestion des retraites, accusait d’interminables retards dans le traitement des nouveaux dossiers de retraites. « Pour beaucoup de ces nouveaux retraités, cela signifia le début d’un cauchemar : retards de paiement de leurs factures, expulsions locatives ou
interdictions bancaires », relate la sénatrice du Nord, Michelle Demessine, engagée, aux côtés des usagers et des employés de la caisse de retraite. « Grâce à la mobilisation syndicale et une délégation d’associations que j’avais menée à l’Elysée, le 17 décembre 2014, auprès du conseiller social du Président de la République, ces retards sont, à présent, en grande partie résorbés », rappelle l'élue. Mais, la résorption soudaine a eu un effet pervers : les retraités qui ont perçu d’un même coup le versement de plusieurs mois de pensions de retards, ont eu un choc en recevant leur feuille d’impôt. Une double peine, insupportable ! En effet, leur situation ayant été régularisée par le versement sur une année de pensions dues au titre des années précédentes, leur revenu fiscal de
référence s'en est trouvé littéralement explosé. « Pour certains, cela a engendré injustement une forte augmentation de leurs impôts. Pour d’autres, cela signifie devenir injustement imposable et perdre en cascade des avantages sociaux sur les transports en commun ou le logement, par exemple », explique Michelle Demessine, qui a collecté de nombreux témoignages de personnes en réelle détresse.

Que dit l'amendement qui promet de rétablir la situation ?

Après un rendez-vous obtenu, le 26 octobre, avec Monsieur Christian Eckert, Secrétaire d’Etat au Budget, promesse fut faite aux sénateurs communistes d'agir concrètement. C'est donc vendredi qu'un amendement a été soumis au Sénat. Certes, il faut encore en passer par l'assemblée nationale, mais l'optimisme est au rendez-vous. « Cet amendement, qui devrait aller au bout du processus législatif, impose le calcul de l’impôt de ces retraités que sur douze mois de pension par année, avec effet rétroactif sur les années 2015 et 2016 », détaille encore Michelle Demessine dans son communiqué. La sénatrice nordiste, déplorant «  un retard à l’allumage d’un an du gouvernement, qui avait refusé ce même amendement de notre part l’année dernière ». Mais ne gâchons pas la victoire, « c’est enfin la fin de la double peine fiscale pour les victimes des retards de la Carsat et le rétablissement de l’honneur de notre système de retraite et de solidarité intergénérationnelle qui nous est si cher », analyse Michelle Demessine.   

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 06:26

Hervé Cloarec est décédé la semaine dernière à 96 ans. C'était un ancien résistant FTP dans le centre-Finistère. Yves Mazo lui a rendu un hommage qui nous a été transmis en revenant sur les faits d'armes d'Hervé Cloarec dans la résistance:  

 

 Hervé CLOAREC est né le 1 avril 1921 à Plonévez- du-Faou. Habitant au lieu-dit « St Herbot » entre Loqueffret et Plonévez-du-Faou, il a reçut une convocation pour partir en Allemagne (STO). Ayant entendu l’appel du Général de Gaulle, le 18 juin 1940, il n’avait d’autres  choix que de rentrer dans la clandestinité avec d’autres jeunes de sa connaissance. Des réunions se tenaient près de chez lui dans la forêt de Rusquec et deux personnes, déjà engagées dans la compagnie FTPF Bir-Hakeim, lui ont donné la marche à suivre. Il avait 22 ans.

               Son parcours de clandestin a débuté à ce moment ; être disponible 24 heures sur 24, être discret pour ne pas attirer l’attention des allemands, de la milice ou des collaborateurs. Il a participé, alors qu’il n’avait comme arme qu’un pistolet non chargé de la 1ère guerre 14-18, a des sabotages de pylônes électriques alimentant le lieu de chargement des batteries des sous-marins allemands dans la centrale voisine. Cette usine hydro-électrique se trouvait sur la commune de Locquéfret au lieu-dit « Cascade de St Herbot », rivière Ellez.

             La solidarité paysanne permettait aux maquisards de se nourrir. Leurs déplacements en vélo par équipe de quatre leur  assuraient une relative autonomie lors des  missions de repérage, de sabotages. Mais un jour, le 2 juillet 44,  ils ont été  surpris par des militaires allemands. Un seul d’entre-eux portait une arme : un pistolet. Il a été immédiatement abattu. Le groupe a été conduit  à la Kommandantur de Châteaulin pour être interrogé. Ils ont connu les sinistres méthodes d’interrogatoire. Hervé en a gardé des séquelles encore aujourd’hui mais aucun d’eux n’a parlé.

             Hervé a été  condamné à mort ; sa famille a été contactée pour que lui soit apporté des vêtements  propres. La saleté, le sang collaient aux plaies et il a été difficile d’arracher ses effets souillés. Il a connu la prison St Charles où les prisonniers  étaient enfermés très à l’étroit, à six par cellule. Les coups de matraques pleuvaient sans raison lorsqu’ils faisaient appel  aux  geôliers. La Croix-Rouge l’a sauvé en le retirant d’un service hospitalier où il était soigné pour des graves complications. Il a pu retrouver les siens à la ferme et reprendre une vie normale.

          Dix jours après, il reprenait les armes pour libérer la poche de Lorient où allemands et américains se combattaient férocement. Les régiments de maquisards participaient à cette offensive avec l’armement fourni par l’armée américaine.

          Les allemands ont capitulé ; Hervé et ses camarades ont continué les  combats de libération de la Bretagne. Sa participation a été homologuée de juillet 43 à fin août 44. Il a été renvoyé dans ses foyers en octobre 44.

        «  J’ai ensuite rejoint Paris pour travailler dans les transports ».

        La Légion d’Honneur lui a été remise en avril  2015, soixante dix ans plus tard.

        Hervé a gardé des contacts étroits avec ses camarades de la Résistance et ils  pouvaient ainsi évoquer leurs camarades disparus. Certains résistants ont pu délivrer le message du Conseil National de la Résistance à  la jeunesse, invités par les enseignants lors de la préparation du Concours Départemental de la Déportation et de la Résistance.

         

Yves Mazo

 

 

Voir aussi cet article du Télégramme daté du 7 mai 2015 (édition Châteaulin) avec une interview d'Hervé Cloarec: 

 

Résistance. Hervé Cloarec se souvient

 

Résistant durant la Seconde Guerre mondiale dans le secteur de Châteaulin, Hervé Cloarec sera élevé au grade de Chevalier de la Légion d'honneur, demain, à Brest. Installé à Guipavas depuis 1970, il est retraité du transport. À 94 ans, l'homme fait preuve d'une lucidité étonnante et d'une modestie qui force le respect. 



Comment êtes-vous entré en résistance ? 
À l'époque, je vivais avec un de mes trois frères chez mes parents, à Saint-Herbot, près de Plonévez-du-Faou. J'étais célibataire, je travaillais à la ferme familiale après avoir passé le Certificat d'études. La France étant occupée, j'avais reçu une convocation pour partir en Allemagne, à Dresde, pour travailler en usine. Je ne souhaitais pas y aller mais plutôt répondre à l'appel du Général De Gaulle. De bouche à oreille, il se disait qu'il y avait des réunions dans la forêt de Rusquec, à Loqueffret. C'est là que j'ai rencontré deux personnes qui faisaient partie de la Compagnie « Bir Hakeim ». Elles m'ont donné la marche à suivre et demandé d'être disponible 24 heures sur 24. Plusieurs autres jeunes du coin ont rejoint le maquis et ont intégré cette compagnie. 

Comment ça se déroulait ?
Nous n'avions aucune notion de combat et n'étions pas armés. Je possédais un pistolet 6.35 que mon père avait gardé de la guerre 14-18, mais il n'était pas chargé. Parfois, nous récupérions du matériel caché dans une maison abandonnée. Ce matériel servait par exemple à détruire des pylônes électriques qui alimentaient les lieux de chargement des batteries des sous-marins allemands. Nous nous déplacions à vélo et en équipes de quatre. En parallèle, la vie suivait son cours, nous ne manquions pas de nourriture à la ferme, organisions des fêtes, des bals, des bons gueuletons... 

Avez-vous des souvenirs de répression, d'arrestation ? 
Un jour, alors que nous étions en mission, un groupe d'Allemands nous a surpris et immédiatement menacé avec leurs fusils. Je pense que ce jour-là, j'ai « vu la mort avant d'être vivant ». D'ailleurs, les Allemands ont rafalé et un de mes camarades, qui avait sorti son arme, a été abattu sur le champ alors que nous étions contre un talus. Il s'est effondré dans mes bras... Moi et mes deux camarades sentions que notre dernière heure arrivait. Les Allemands se sont mis à parlementer et ont finalement décidé de nous emmener, menottés, à la Kommandantur de Châteaulin pour nous interroger. 

Quelles étaient les conditions d'incarcération ?
À Châteaulin, on nous a fait descendre dans une cave et nous sommes restés longtemps dans le noir sur des lits en fer, une main et un pied attachés. Ensuite est venu le moment des interrogatoires et forcément des tortures car nous ne parlions pas. Dans une autre salle, on nous assénait des coups de matraque ou des coups de marteaux sur les doigts. J'en ai encore des séquelles. On a tenté de m'arracher un ongle, en vain. 

Comment s'est déroulée votre libération ? 
J'ai été condamné à mort. Ma famille a été contactée afin que des chemises propres me soient apportées. C'est ma belle-soeur Anna Crenn (toujours en vie et qui habite Concarneau) qui est venue. Il a été très difficile d'ôter mes effets qui étaient collés à ma peau par le mélange de saleté et de sang. Je lui en serai toujours reconnaissant... J'ai ensuite été conduit à la prison Saint-Charles de Quimper. Nous étions six dans une cellule pour quatre. Au milieu de la pièce, un seau servait aux occupants, vous devinez pourquoi... Quand j'étais chargé de le vider, je me souviens encore des coups de matraque. Quelques jours plus tard, j'ai été transféré à l'hôpital Laennec où j'ai eu la chance que la Croix-Rouge me trouve et me libère. On m'a amené à Briec dans une école puis j'ai refait un séjour à l'hôpital avant de pouvoir rentrer chez moi. Dix jours plus tard je repartais en mission ! Il s'agissait cette fois-ci de participer à la libération de la poche de Crozon. Nous n'étions pas toujours au courant de ce qu'il se passait jusqu'à la capitulation des Allemands et leur retrait. Il faut vous dire que nous étions tout de même à part dans notre campagne ! 

70 ans plus tard, la Légion d'honneur, ça représente quelque chose ? 
Avant qu'on me contacte pour cette cérémonie, je ne pensais plus à ça franchement... Il est bien tard je trouve, mais j'y vois tout de même un signe de reconnaissance et je réponds volontiers à qui veut entendre.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/resistance-herve-cloarec-se-souvient-07-05-2015-10620086.php#qP8YVzZEiVsfk083.99

Hervé Cloarec en 2015

Hervé Cloarec en 2015

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 16:14
Samedi 17 décembre: Conférence de presse des 3 sections PCF de Morlaix, de Roscoff, de Lanmeur sur la campagne des présidentielles et des législatives dans la IVe circonscription (photos Jean-Luc le Calvez)
Samedi 17 décembre: Conférence de presse des 3 sections PCF de Morlaix, de Roscoff, de Lanmeur sur la campagne des présidentielles et des législatives dans la IVe circonscription (photos Jean-Luc le Calvez)
Samedi 17 décembre: Conférence de presse des 3 sections PCF de Morlaix, de Roscoff, de Lanmeur sur la campagne des présidentielles et des législatives dans la IVe circonscription (photos Jean-Luc le Calvez)
Samedi 17 décembre: Conférence de presse des 3 sections PCF de Morlaix, de Roscoff, de Lanmeur sur la campagne des présidentielles et des législatives dans la IVe circonscription (photos Jean-Luc le Calvez)
Samedi 17 décembre: Conférence de presse des 3 sections PCF de Morlaix, de Roscoff, de Lanmeur sur la campagne des présidentielles et des législatives dans la IVe circonscription (photos Jean-Luc le Calvez)
Samedi 17 décembre: Conférence de presse des 3 sections PCF de Morlaix, de Roscoff, de Lanmeur sur la campagne des présidentielles et des législatives dans la IVe circonscription (photos Jean-Luc le Calvez)
Samedi 17 décembre: Conférence de presse des 3 sections PCF de Morlaix, de Roscoff, de Lanmeur sur la campagne des présidentielles et des législatives dans la IVe circonscription (photos Jean-Luc le Calvez)
Samedi 17 décembre: Conférence de presse des 3 sections PCF de Morlaix, de Roscoff, de Lanmeur sur la campagne des présidentielles et des législatives dans la IVe circonscription (photos Jean-Luc le Calvez)

Ce samedi 17 décembre de 11h à 12h s'est tenue du Conférence de presse des 3 sections du Parti Communiste de la circonscription (120 adhérents à jour de cotisation) pour présenter notre démarche pour les Présidentielles - un soutien à la candidature de Mélenchon  - et pour les Législatives 2017, où les communistes porteront la candidature d'Ismaël Dupont aux Législatives en faisant un appel à l'unité de tous les dominés, de tous ceux qui veulent d'une autre société de partage et d'un député de gauche utile et combatif pour combattre les reculs de civilisation que nous préparent les néo-libéraux, la droite fillonniste et l'extrême-droite.

Introduction de Daniel Ravasio:

La situation, le contexte

A droite, François Fillon vient de gagner la primaire, suite à une mobilisation massive de l’électorat de la droite traditionnelle.

- Il est porteur d’un projet de destruction des droits sociaux adossé à une vision réactionnaire de la société : la Sécurité Sociale, malgré des reculs de façade, est en danger.

- Il veut imposer une société très brutale de la façon la plus autoritaire qui soit, en gouvernant par ordonnances.

 

Mais il n'est pas le seul danger. Marine Le Pen veut se présenter comme la candidate qui protégerait les Français contre l'ultralibéralisme de François Fillon.

- C'est une imposture quand on sait qu'elle porte au pinacle le multimilliardaire Donald Trump.

- En réalité, son programme est du même acabit. Derrière le verbiage antisystème, c'est toujours la dénonciation du pauvre, du chômeur, de l'assisté, de l'immigré, mais jamais du vrai responsable de la crise, le pouvoir financier.

 

Le retrait de François Hollande est le signe de l’échec d’un quinquennat calamiteux marqué par une politique néolibérale et sécuritaire.

- Manuel Valls, Emmanuel MACRON veulent reprendre le flambeau après ce renoncement. Mais qui peut oublier que c'est la politique qu'ils ont conduite ensemble qui l'empêche de se représenter. Valls et Macron ont été les deux inspirateurs du quinquennat, imposant par le 49-3 la loi Macron pour l'un, la loi El Khomri pour l'autre. Leur candidature est une impasse.

- Ce désaveu terrible jette les forces socialistes dans un grand désarroi et une division maximale.

 

Rassembler à gauche

La seule manière de faire face à la droite et à l'extrême droite, c'est de rassembler les Français sur un nouveau projet de gauche, de progrès social, de redressement national et de transformation de l'Europe.

Dans cette situation, le PCF (avec Ensemble ! autre membre du FDG) a décidé de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.

Cette candidature est aujourd’hui porteuse d’une alternative aux politiques libérales menées durant les deux derniers quinquennats, et seul un projet de transformation sociale et écologique de la société peut faire rempart au Front national et à la droite.

Il s'agit maintenant de l'inscrire dans une perspective majoritaire, chaque force versant au débat toutes ces propositions. Nous voulons élargir considérablement le rassemblement déjà engagé. Les écologistes, dont la candidature a peu de chance de peser fortement, doivent réfléchir à cette situation. Notre appel s'adresse évidemment aux militants et aux millions d'électeurs socialistes qui regardent consternés le spectacle offert par la primaire de leur parti.

Le PCF a décidé d’appeler à voter pour Jean Luc MELENCHON tout en menant une campagne autonome. Autonome, ça signifie offensive et libre. Le PCF va mettre au service de cette campagne tout ce qu'il a de meilleur : ses idées et son projet, sa proximité avec les citoyens dans de très nombreux territoires et l'expérience de ses élus, sa capacité à rassembler des forces citoyennes, sociales et politiques très larges à gauche. Notre fil conducteur, c'est de montrer aux Français que, contrairement à ce qu'on leur raconte tous les jours, une politique de progrès social est non seulement possible, mais qu'elle est la seule voie pour redresser le pays. C'est au débat de projets que nous appelons.

 

Des propositions, le PCF en a  et nous montrerons à chaque fois pourquoi elles sont réalisables.

 

C'est en ouvrant un débat populaire sur ces propositions que nous serons capables de rouvrir l'espoir que le quinquennat de François Hollande a réduit à néant pour des millions de Français.

 

Les élections législatives

Pour les élections législatives, nous souhaitons aussi que le rassemblement le plus large s’effectue.

Le Front de Gauche du Pays de Morlaix s’est adressé à EELV, au PG et à France INSOUMISE à la fin de mois de septembre.

« Alors que tant de choses nous rassemblent, nous souhaitons réfléchir avec vous à la possibilité de construire une candidature unitaire sur la base d’une plateforme commune. C’est la raison pour laquelle, nous vous proposons une rencontre de nos organisations et collectifs respectifs le plus rapidement possible afin de redonner un élan unitaire et rassembleur de notre gauche antilibérale.»

Ce courrier et cette proposition ont, hélas, reçu un avis négatif d’EELV et de France INSOUMISE.

Le PCF est toujours dans le même état d’esprit, se déclare ouvert à toute rencontre et échange pour aller vers un rassemblement.

Dans chaque circonscription, nos concitoyens ont besoin d’un(e) député(e) qui refuse l’insupportable et agisse quotidiennement pour la justice sociale, qui fasse respecter la démocratie, qui soit rebelle au libéralisme et à tous les extrémismes, qui, comme le dira fortement notre campagne, unisse pour l’humain d’abord.

Dans le cadre de cette démarche le PCF du Pays de Morlaix porte la candidature de notre camarade Ismaël DUPONT

 

Synthèse de l'intervention d'Ismaël Dupont, candidat présenté par le PCF aux élections législatives: 

Après quelques mois pour dénoncer le fiasco de la gestion par la direction, les actionnaires, la CCI et Morlaix Communauté du dossier Tilly Sabco depuis 3 ans, avec des appels qui ont été ignorés, un manque absolue de transparence, un manque de volontarisme politique et de respect des salariés qui sont aujourd'hui 134 sur 200 à être licenciés. 

"Nous réiterons notre appel au rassemblement de la gauche de progrès social, démocratique et écologique et sommes prêts à discuter pour une candidature commune de la gauche sur la base d'une rupture avec les politiques suivies ces cinq dernières années avec toutes les forces disponibles. 

Le peuple de gauche pendant 5 ans a assisté avec consternation à l'adoption à l'adoption d'une série de lois régressives sur le plan des libertés comme sur le plan économique et social. Ce quinquennat a été rythmé par des textes étrangers à tout idéal progressiste, qu'il s'agisse du TSCG (non renégociation du pacte de stabilité européen Merkel-Sarkozy et de la politique d'austérité), de l'ANI, du Pacte de Responsabilité, du CICE, des lois Macron et El Khomri, des réductions de moyens drastiques pour les collectivités, les services publics, l'Hôpital, de la hausse de la TVA et du plafonnement de l'impôt pour les plus riches, de la criminalisation du mouvement social dans un contexte d'état d'urgence normalisé, durant désormais plus longtemps que pendant la guerre d'Algérie. Des fleurons industriels ont été abandonnés, on a laissé faire les licenciements boursiers, les délocalisations. 

A aucun moment, à part peut-être sur la déchéance de nationalité, Marylise Lebranchu et Gwenegan Bui ne se sont désolidarisés. Ils ont accompagné au contraire sans marquer de désapprobation publique ni de geste fort de refus cette politique de régression sociale et démocratique. 

Hollande et Valls, avec leur majorité parlementaire majoritairement unie sur une politique néo-libérale, même si quand ils n'ont pas eu de majorité PS sur leurs textes, ils ont fait joué à plein la monarchie présidentielle, ont clairement manifesté une volonté de remise en cause de l'Etat social, et ce conformément aux desideratas du Patronat.

Des recettes néo-libérales qui n'ont instillé ni une relance de la croissance, ni une inversion de la courbe du chômage.

Aujourd'hui, les résultats de cette politique sont tragiquement éloquents :

- 6,2 millions de chômeurs toutes catégories confondues

- 1,9 millions de travailleurs pauvres

- 20 % des Français en dessous du seuil de pauvreté.

Et politiquement, la situation est grave, extrêmement dangereuse: un recul de l'espoir, un discrédit de la gauche dans toute une partie de la population, même si les idéaux de la gauche sont encore partagés par une large partie des Français (sécurité sociale, services publics, impôt redistributif...). Une droite ultra-libérale à l'offensive, plus radicale que jamais, qui promet une révolution tatchérienne et conservatrice en France. Une extrême-droite qui n'a jamais été si forte depuis la Libération et la défaite des collaborateurs d'extrême-droite.

Face à ces défis, il y a urgence à se rassembler pour prendre le pouvoir sur la finance, partager les richesses, changer l'Europe. 

A se rassembler pour un nouveau pacte républicain, pour une France solidaire et protectrice, une République qui s'attache à la réduction des inégalités. 

A se rassembler pour investir et produire autrement, pour faire face aux crises écologiques. 

Comme priorités de notre mandat législatif potentiel et axes de campagne principaux, nous allons porter cinq grandes thématiques: 

1/ Sortir de la monarchie présidentielle. Redonner la primauté au Parlement, supprimer le domaine réservé du Président de la République, dissocier l'élection présidentielle et législative, supprimer le 49-3, instaurer la proportionnelle aux élections et les moyens d'une démocratie de participation citoyenne en rupture avec la culture de la délégation de pouvoir (transformation du sénat, référendums sur les grandes questions européennes, les grands projets...). 

2/ Pousser la bataille pour une grande réforme fiscale. Baisse de la TVA sur les produits de première nécessité; doublement de l'ISF; renforcement de la progressivité de l'impôt sur le revenu, taxation à 100% au dessus des 400 000€ nets de revenus par an; suppression du CICE ; taxation des dividendes des actionnaires qui ont cru de près de 25% l'année dernière; réforme de l'impôt sur les sociétés.

3/ La défense du monde du travail. l'abrogation de la loi travail et la mise en place d'une Sécurité Emploi-Formation; la réécriture d'un code du travail protecteur pour les salariés où les emplois précaires (CDD, intérim) seraient marginaux; augmentation de 23% du SMIC, l'augmentation des retraites, des minima sociaux, des allocations chômage. Une politique d'investissement dans les secteurs industriels et écologiques d'avenir qui crée de l'emploi. Un encadrement des rémunérations dans les grandes entreprises (échelle de 1 à 20). Un revenu minimum garanti et un statut protecteur pour la jeunesse (18-25 ans).

4/ Produire et consommer autrement et protéger la planète. Développer du fret ferroviaire, de la rénovation thermique des bâtiments, des circuits courts agricoles comme industriels, transition de notre modèle agricole avec un fonds de soutien aux agricultures paysannes et biologiques, aux filières relocalisées, un encadrement des marges de la grande distribution et des prix garantis aux producteurs; service public national déconcentré de l'eau et des déchets, engagement dans la recherche sur les énergies, interdiction de l'exploitation des gaz de schiste.  

5/ Construire un nouvel âge de la protection sociale et des services publics appuyée sur les principes de solidarité, d'investissement collectif pour l'avenir de notre société, de coopération. Supprimer la tarification à l'activité, la RGPP à l'hôpital; pôle public du médicament: nationalisation des autoroutes; nouvelle loi sur le handicap; création d'un service public de l'autonomie pour les personnes âgées; abrogation des lois de libéralisation du rail, de la loi Macron; construire une école de l'égalité". 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 13:28

« Amis, redescendez sur terre. Le moment est venu de penser tout à fait autrement pour sauver l’idée européenne ».

Venant d’un ancien ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement Jospin, qui demeure aujourd’hui encore une voix écoutée sur les enjeux tant européens que mondiaux, cette interpellation très pertinente mérite attention !

Elle est tirée du dernier livre d’Hubert Védrine, intitulé « Sauver l’Europe ! » (1)

Et, pourquoi ne pas le dire franchement : malgré mon net désaccord sur la vision d’ensemble de la construction européenne qui y est défendue, je considère qu’il s’agit d’un ouvrage qui stimule utilement le débat.

L’auteur rompt, en effet, avec la langue de bois ambiante des « milieux autorisés » de Bruxelles aussi bien que des sphères gouvernementales à Paris. Védrine appelle un chat un chat et n’hésite pas à briser des tabous.

Non seulement, il parle de « crise existentielle » de l’actuelle UE -le Président de la Commission, Jean-Claude Juncker, en convient désormais lui aussi- , mais il situe lucidement les origines du « décrochage de plus en plus manifeste » des Européens bien avant le « Brexit ».

Il pointe, comme nous-même le faisons depuis longtemps, le vice de fabrication essentiel de la construction européenne : elle s’est faite sans les peuples. Et de citer, comme illustration du « mépris agressif envers les votes populaires », le cas du sort réservé au référendum français de 2005, qualifié à juste titre de « véritable insurrection électorale » : le TCE rejeté par la porte était revenu par la fenêtre sous la forme du traité de Lisbonne.

Autres formes d’arrogance insupportable de la classe dirigeante européenne légitimement fustigée dans ce livre : la confusion délibérément entretenue entre « vrais anti-européens » et partisans d’un projet européen alternatif à l’actuel, ou encore la propension des mêmes à « jeter la suspicion sur tout désir bien naturel de conserver une certaine souveraineté sur son destin et son identité dans la mondialisation, à balayer avec mépris toute critique ».

D’autres idées émises dans le livre sont également frappées au coin du bon sens, comme le constat selon lequel le projet -cher, notamment, à François Hollande- « d’intégrer plus encore la zone euro » ( en la dotant d’un ministre des finances, d’un budget propre, d’un Trésor ) ne rendrait en rien plus légitimes aux yeux des peuples des « réformes » dont ils ont abondamment montré qu’ils n’en voulaient pas ! Nous ne bouderons pas non plus notre intérêt pour les passages suggérant à l’UE de « recouvrer, sans agressivité, une autonomie de pensée par rapport aux Etats-Unis » et de « reconstruire la relation Europe-Russie ».

On s’en doute : tout l’ouvrage en question ne suscite pas les mêmes éloges de notre part !

Ainsi, la fuite en avant néolibérale, la mise en concurrence des travailleurs, une utilisation de l’euro qui tourne le dos aux besoins de solidarités des peuples face aux marchés financiers, et le fiasco social qui en résulte sont à peine effleurés , voire carrément escamotés dans le bilan de l’UE que dresse l’auteur !

Pire : les « réformes » Schroeder sont citées en exemple ! Nous ne nous retrouvons pas davantage dans son souhait ambigu de voir « reprise en main (…) la question des flux de réfugiés et de migrants ». Enfin, sa conception de la « refondation » de cette « Union en état d’hébétude » n’est guère convaincante : Védrine suggère de décréter une « pause qui serait brève » pour réfléchir, suivie d’une « conférence refondatrice » entre « Etats volontaires ».

Les citoyens ne seraient conviés qu’à avaliser ou à rejeter le compromis qui sortirait de ce conclave au sommet. De vraies contradictions, propices à un vrai débat…

——-
(1) Editions Liana Lévi (2016)

Sauver l'Europe: réponse de Francis Wurtz (ancien député européen PCF-Front de Gauche) à Hubert Védrine (L'Humanité Dimanche, 15 décembre 2016)
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 07:49
Patrick Hervé: l'ancien proviseur devenu dessinateur (Elvire Simon, Le Télégramme - 11 décembre 2016) - présent au marché de Noël de Skol Vreizh ce samedi 17 décembre dans les locaux de la Manufacture de Tabac à Morlaix

SKOL VREIZH fait porte ouverte à la Manufacture de Tabac de Morlaix toute la journée, de 10h à 17h.

Plusieurs auteurs seront présents pour dédicacer leurs livres, dont Patrick Hervé, plusieurs titres un peu anciens seront vendus à prix cassé.

Venez nombreux soutenir notre éditeur morlaisien de qualité qui fait référence dans le milieu de l'histoire, de la géographie et de la littérature bretonne.  

 

Etoiles-bleu-2x400 

Nous vous souhaitons de très belles & joyeuses fêtes de fin d'année !

Hetiñ a ra Skol Vreizh gouelioù fin ar bloaz laouen deoc'h !

 
Etoiles-bleu-trait 

 

Marché de Noël / Marc'had Nedeleg

Samedi 17 décembre (10h-17h)

Les éditions seront exceptionnellement ouvertes et vous pourrez y rencontrer de très

nombreux auteurs qui auront le plaisir de dédicacer leurs ouvrages : Bernard Cabon,

François de Beaulieu, Francis Favereau, Laurent Goulhen, Anne Guillou, Patrick Hervé,

Yann-Bêr Kemener, Alain Kervern, Yves Lebahy, Daniel Leloup, Jean-Pierre Le Roux,

Armel Le Sec'h, Fañch Peru

Il y aura également un coin "Bonnes affaires / Levrioù marc'hadmad" à partir de 2€

Exposition des tableaux d'Armel le Sec'h

 

http://www.skolvreizh.com/

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 06:34
Tilly Sabco: 134 licenciements avec la décision du reprise par l'entreprise néerlandaise Wegdam prise par le tribunal de commerce de Brest (Ouest-France)

Tilly-Sabco : l'offre du groupe néerlandais retenue, 134 salariés licenciés
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/tilly-sabco-offre-du-groupe-neerlandais-retenue-134-salaries-licencies-1156461.html

Le tribunal de commerce de Brest a étudié les trois offres de reprise de Tilly-Sabco, basé à Guerlesquin. Il a finalement décidé de retenir l’offre néerlandaise, celle de Wegdam qui concerne 61 salariés. 134 personnes seront licenciées.

Corinne Nicole : « Ce n’est pas à moi d’annoncer à mes collègues qu’ils vont être licenciés. »

Pour certains salariés, l’attitude de la CCI, devenue unique actionnaire, ne passe pas : « La CCI n’a pas pris ses responsabilités, » commente-on, amère.

D’autres regrettent que des actions ne soient pas menées.

134 personnes licenciées

Le tribunal de commerce de Brest a retenu l’offre de l’entreprise néerlandaise Wegdam, ce vendredi matin.

Il avait fait évoluer son offre passant de 45 à 61 salariés repris.

Le repreneur ne conserve que l’activité saucisses. 134 personnes sont licenciées.

Les réactions des salariés

« C’est un beau temps pour un enterrement », avait lancé un salarié avant de rejoindre l’assemblée générale. « Cette fois-ci c’est la dernière réunion », s’exclamait une autre.

Suite au jugement, « la famille Tilly a besoin de se retrouver pour échanger », a déclaré Corinne Nicole, déléguée syndicale.

Adem, salarié depuis 24 ans, est également dégoûté : « C’est une catastrophe. Les gens licenciés vont devoir changer de région pour trouver du travail. Il n’y a plus rien ici. Les gens ont des emprunts, ils ont construit de maisons… J’espère que les personnes licenciées vont avoir un maximum de dédommagements. Certains ne réalisent pas encore, ils ont espoir de faire partie des 61, lorsqu’ils vont recevoir les lettres de licenciement, ils vont être choqués ».

La Région et Morlaix communauté se mobilisent

Depuis cette annonce, la Région et Morlaix communauté ont fait savoir, par communiqué, qu’ils se mobilisaient pour « l’accompagnement des salariés et du repreneur. » Ils affirment que les collectivités sont « prêtes à déployer des moyens exceptionnels, en particulier sur la formation, pour les salariés qui vont perdre leur emploi. »

La formation avait été un axe critiqué au moment du reclassement des salariés de Gad (Lampaul-Guimiliau), car cela permettait aux pouvoirs publics de ne plus les faire apparaître dans la catégorie demandeurs d’emploi. Les ex-Gad n’ont pas tous retrouvé d’emploi pérenne depuis la fermeture de l’entreprise en 2013.

Concernant Tilly, une réunion devrait se tenir avec les différents acteurs concernés afin de décider quelles mesures mettre en place.

 

 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 06:10
Article de "L'Humanité Dimanche" (15-21 décembre 2016) sur le travail des dispensaires de santé en Grèce

6 ans d'austérité en Grèce, c'est une baisse de 25% du PIB et de 20% des salaires, 23% de chômeurs, 36% d'enfants pauvres, une situation sanitaire extrêmement dégradée... Mais les Grecs se battent, organisent la solidarité!

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 06:08
Elus et usagers se mobilisent contre la casse du service public postal, comme ici à Rennes, en septembre dernier. Photo Thierry Pasquet/Signatures

Elus et usagers se mobilisent contre la casse du service public postal, comme ici à Rennes, en septembre dernier. Photo Thierry Pasquet/Signatures

Métier par métier, les raisons de la colère à La Poste
Services publics
CÉCILE ROUSSEAU
JEUDI, 8 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Pendant que la direction fait mine de lâcher quelques miettes dans le cadre des négociations nationales sur les conditions de travail des facteurs, avec notamment l’embauche de 500 CDI, sur le terrain, les réorganisations continuent de plus belle. « Ces négociations ne répondent pas du tout à l’urgence sociale, ni au degré de souffrance des agents », constate Valérie Mannevy, du bureau national de la Fapt-CGT, rappelant au passage les salaires bas des agents. « On n’arrête pas de leur répéter que le trafic du courrier baisse alors qu’ils ont de plus en plus de boulot, tout cela est très compliqué à gérer. »

Après plus de dix ans de réorganisations intenses, près de 100 000 emplois passés à la trappe dont 7 300 rien qu’en 2015, une mutation de l’entreprise désormais axée sur la rentabilité avec la mise en avant du colis et des activités postales souvent au détriment des missions de service public, « les agents sont essorés, tranche Eddy Talbot, de SUD PTT. Mais on voit que la lutte paie quand l’unité syndicale est la plus large possible. Les postiers sur la plateforme industrielle de courrier (PIC) de Wissous (Essonne) qui s’était mise en grève massivement le 15 novembre ont obtenu vingt embauches en CDI ». En réaction à ces restructurations généralisées, les résistances locales essaiment dans la société anonyme à capitaux publics. Sans que La Poste ne semble prendre l’ampleur du problème. Comme le souligne Luc Girodin, secrétaire général de l’Unsa, « lors de la première séance de discussions, on nous avait dit que s’ouvriraient des discussions sur le réseau, on attend toujours ». En cette journée de grève, tour d’horizon des raisons de la colère.

1 Les facteurs refusent le jeu de chaises musicales

Les propositions nationales sur les conditions de travail des facteurs ont fait l’effet d’une bombe au centre de distribution de courrier de Routot (Eure). Dans la ville de 1 400 âmes, au cœur d’un parc naturel, les tentatives de convertir les facteurs en bouche-trou passent particulièrement mal. Laurence Branchu, factrice et représentante CGT au CHSCT, est remontée. « Ils se foutent de nous. Les facteurs d’équipes perdraient leurs tournées. Ils veulent aussi proposer aux facteurs “qualité” (animateur d’une équipe de facteurs – NDLR) de tourner dans d’autres établissements de La Poste. Tout le monde va être rétrogradé dans son métier. »

Alors que le secteur géographique est en pleine expansion, avec des créations de rues, les deux suppressions de postes viennent encore alourdir la charge des facteurs. « Le CHSCT se pourvoit jusqu’en cassation car La Poste a été incapable de nous fournir les données de calcul des tournées justifiant ces suppressions d’emplois. En dix ans, nous avons perdu cinq emplois. Mais les accidents de la route ont aussi augmenté tout comme les arrêts maladie. Cela fait trente ans que je travaille à La Poste, je constate que nous n’avons plus de temps mort, on est tout le temps en train de courir. » Même si la grève d’aujourd’hui tombe en plein dans la période de vente des calendriers, les facteurs normands sont bien décidés à laisser leur vélo au dépôt.

2 Les centres financiers en souffrance éthique

À Nantes (Loire-Atlantique), le ras-le-bol des chargés de clientèle atteint des sommets. Sans hésiter, un certain nombre d’entre eux ont prévu de se mettre en grève. En ligne de mire, Excello, le plan stratégique qui vise à spécialiser l’activité des centres financiers, gestionnaires des comptes de La Banque postale. 25 % des effectifs doivent disparaître d’ici à 2017, soit 3 500 emplois en moins par an dans le pays. En Loire-Atlantique, où la structure est axée dans le risque client (les découverts, le recouvrement...), l’hémorragie est bien avancée. Les effectifs ont fondu de 1 200 en 2011 à 850 aujourd’hui. Et le jeu de chaises musicales entre services bat son plein. Marie Pagès, secrétaire de la CGT du site, en fait partie : « Je viens de passer au service de recouvrement amiable. À chaque changement de poste, il faut tout réapprendre. Il y a aussi une mise à mal de notre travail, on nous incite à bâcler les choses. »

Cerise sur le gâteau, les agents ont dû affronter une nouvelle classification des usagers de La Banque postale visant à stigmatiser les plus modestes. « On a consigné par exemple de ne pas étudier tout de suite les demandes d’interdits bancaires. Cela marque une rupture dans nos missions. » Touchés dans leur fibre sociale, les postiers, en majorité fonctionnaires, vivent très mal cette transformation de leur métier. « C’est un conflit interne, soupire Marie Pagès, car ce sont des petites gens comme nous. »

3 Tour de vis salarial dans les bureaux de poste

Ce n’est pas l’envie qui manque à Victoire de se joindre à la journée d’action. Mais trop d’autocensure, de pression sur le dos, affirme-t-elle. Cette directrice d’agence bancaire dans l’Ouest parisien, syndiquée à l’Unsa, ne cessera pas le travail. « Mais je soutiens la mobilisation, il y a un vrai souci. Les guichetiers sont dans la même problématique de sous-emploi que les facteurs. Et les personnes en arrêt maladie ne sont pas remplacées. Je fais tout pour obtenir des effectifs, mais comme le service de ressources humaines qui gère les intérimaires est mutualisé entre tous les bureaux, c’est compliqué d’obtenir des renforts. »

Ce manque de personnel chronique devient alors synonyme de perte de qualité pour les usagers. « Nous passons en “mode dégradé”, c’est-à-dire que nous ne faisons plus les opérations bancaires, nous disons aux clients souvent pauvres que nous avons des problèmes techniques. » Résultat, le face-à-face tourne parfois mal. « 50 % des arrêts maladie sont liés aux relations clients. Il y a une vraie souffrance psychologique. Mais nous n’avons toujours aucune étude d’impact sur les risques psychosociaux (RPS). En ce qui concerne l’encadrement, nous sommes dans des injonctions paradoxales, on doit faire tenir la boutique, mais sans moyens. » Prise entre le marteau et l’enclume, Victoire concède être épuisée : « Je n’ai pas toujours les réactions adaptées, je suis aussi sur le fil du rasoir. »

4 Les forçats des plateformes industrielles de courrier à l’étroit

À Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), les volcans endormis pourraient bien se réveiller au son des machines. Dans la plateforme industrielle de courrier (PIC) de la capitale auvergnate, les engins chargés du tri des plis s’accumulent dangereusement. « On se récupère plein de petites machines s’occupant du tri général (tri de la tournée du facteur – NDLR). Nous allons nous retrouver très à l’étroit, s’inquiète Éric Bessière, élu SUD PTT au CHSCT. On nous rapatrie du boulot, en déshabillant Pierre pour habiller Jacques. » Une tendance qui s’inscrit pleinement dans le plan stratégique « Horizon 2020 », lequel préconise de fermer un maximum de plateformes de distribution de courrier pour regrouper tout le tri dans un même endroit.

« Jusqu’ici, nous n’étions pas les pires au niveau des conditions de travail, mais c’est en train de se dégrader », observe-t-il. La création d’une direction nationale chargée de chapeauter la trentaine de PIC du pays, début 2017, n’est pas pour rassurer les 300 agents auvergnats. « On va nous imposer des ordres sans connaître les réalités locales », craint le syndicaliste, mobilisé comme ses collègues aux quatre coins du pays.

 

De nouvelles propositions sur la table pour les facteurs

À la veille de la journée d’action, La Poste, qui rencontrait ces derniers jours les syndicats en réunions bilatérales, a dégainé in extremis de nouvelles propositions pour son projet d’accord sur les conditions de travail des postiers. « Assurant avoir pris en compte les nombreuses demandes exprimées lors de la réunion du 21 novembre », la direction met en avant le recrutement immédiat de 500 facteurs en CDI d’ici fin 2016. Une annonce jugée très insuffisante pour les syndicats. Pour Valérie Mannevy de la CGT, « 500 CDI, c’est dérisoire à l’échelle du territoire ; il n’y a rien de concret sur les outils, ni sur les cadences et les normes. Préserver la santé au travail, c’est pourtant une obligation de l’employeur ». Pour SUD PTT, ces annonces sont une « plaisanterie » et un « contre-feu de plus » à la veille d’un mouvement social.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 06:00
Les intox de Manuel Valls sur Clémentine Autain et les Frères musulmans

 

L’ancien premier ministre et candidat à la primaire de la gauche a accusé la conseillère régionale, figure de la gauche radicale, de « passer des accords avec les Frères musulmans ». Ce qui est faux.

Ce n’est pas nouveau, Manuel Valls n’apprécie guère Clémentine Autain. L’élue régionale et figure de la gauche de la gauche est souvent accusée par le PS d’être « islamo-gauchiste », un terme visant une gauche accusée de se compromettre avec les islamistes.

 

Mais M. Valls a franchi un nouveau pallier, jeudi 15 décembre sur France Inter, en accusant Mme Autain de « passer des accords avec les Frères musulmans », groupe islamiste actif notamment en Egypte, mais aussi très prosélyte, duquel est proche le théologien Tariq Ramadan, et qui est également lié, en France, à l’Union des organisations islamistes (UOIF).

Une polémique ancienne

Rien de concret ne permet d’affirmer que Clémentine Autain aurait passé « des accords » avec les Frères musulmans. D’autant plus que Manuel Valls ne précise pas en quoi ils consisteraient.

Ses propos renvoient à une polémique plus ancienne : Le Figaro avait publié fin 2015 un article évoquant le fait que le parti de Mme Autain, « Ensemble » , avait mentionné, sur son site, un meeting à Saint-Denis (93), où intervenait Tariq Ramadan.

Cette dernière ne s’était pas rendue au meeting, et avait répondu dans une tribune au « Plus » de L’Obs, dénonçant un « procès d’intention injuste » et rappelant ses positions, notamment sur la laïcité et la cause des femmes :

« S’il est besoin de le rappeler, je confirme que je suis opposée à Tariq Ramadan sur cette question majeure de l’égalité entre les sexes et les sexualités. Je ne tergiverse pas, je m’oppose. »

Une attaque récurrente

Attaquée à nouveau sur le même thème des compromissions avec l’islam radical, mais cette fois par Jean-Marie Le Guen, alors secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Mme Autain publiera une nouvelle tribune en avril, dans Le Monde, pour démentir ces accusations une nouvelle fois :

« Que signifie islamo-gauchiste ? Jamais je n’ai défendu le différentialisme culturel”, je suis profondément universaliste et laïque mais je défends la mixité culturelle, comme une richesse. »

Le 22 mai, Manuel Valls revient à la charge, évoquant sur Radio J « ces ambiguïtés, avec Les Indigènes de la République, les discussions avec Madame Clémentine Autain et Tariq Ramadan, ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de la violence et de la radicalisation ».

Mme Autain se défend une nouvelle fois devant ces accusations, assurant sur France Info : « Je n’ai jamais de ma vie rencontré Tariq Ramadan, je ne le connais pas ».

Amalgames

La polémique ne s’éteindra pas pour autant, « Ensemble » étant ciblé pour, par exemple, figurer sur la même liste de signataires d’un appel « islamophobie et xénophobie à l’heure de la présidentielle » que M. Ramadan.

Comme d’autres organisations de gauche radicale, de Attac au Nouveau parti anticapitaliste, Ensemble participe à divers évènements autour des questions de banlieue, de racisme ou d’islamophobie. Le parti figure ainsi, lors d’un rassemblement à Saint-Denis le 23 novembre dernier, aux côtés d’organisations comme le parti des indigènes de la République (PIR), ou le comité contre l’islamophobie en France (CCIF) dont le fondateur, Marwan Muhammad, est lui aussi accusé de proximité avec les Frères musulmans.

Ce sont ces proximités que veut sans doute évoquer l’ex premier ministre . Pour autant, les mots ont un sens : il y a loin entre se retrouver signataire d’une même pétition (et encore n’est-ce pas Mme Autain en personne qui la signe) et conclure des « accords » politiques ou des alliances partisanes.

Or aucun élément tangible ne permet d’attester de l’existence d’un « accord » entre Mme Autain et M. Ramadan. L’élue régionale dément connaître M. Ramadan, n’a pas participé à un meeting avec lui et la phrase de M. Valls, sauf à se baser sur des éléments qui n’ont pas été portés à l’attention du public, a tout de la caricature.

Interogée par Le Monde suite à cette nouvelle sortie du candidat à la primaire, Mme Autain s’est dite jeudi 15 décembre « stupéfaite par l’obsession de Manuel Valls à proférer des mensonges à mon sujet qui vise à disqualifier ma famille politique. Il sait très bien que je n’ai jamais rencontré Tariq Ramadan. Je l’ai dit et répété suite à ses propos erronés. Je ne vois pas comment il peut prétendre réconcilier les deux gauches par ces méthodes. » Questionée pour savoir si elle porterait plainte, ce qu’elle avait menacé de faire lors des dernières passes d’armes avec l’ex-premier minstre, Mme Autain a répondu : « Sans doute. »


Samuel Laurent, Le Monde

Les intox de Manuel Valls sur Clémentine Autain et les Frères musulmans
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/12/16/les-intox-de-manuel-valls-sur-clementine-autain-et-les-freres-musulmans_5050174_4355770.html

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