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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:34

"Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s'engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet."

La discipline de vote, c'est ce que demande Macron à ses potentiels parlementaires. Avec lui, il n'y aura pas de frondeur, cela filera droit, dans la cohérence de notre monarchie présidentielle et d'une volonté d'engager les réformes ultra-libérales voulues dans la plus grande rapidité, la plus grande brutalité, sans s'embarrasser des débats parlementaires. L'assemblée nationale sera renvoyée au statut de chambre d'enregistrement au service d'un maître qui n'a jusqu'ici jamais affronté le suffrage universel et ses députés seront plus que jamais, des godillots. 

Pourtant,  de la Constitution dispose que "tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel". En clair : impossible d'exiger des représentants élus par le peuple qu'ils acceptent par avance de voter tous les textes qui leur seront soumis par l'exécutif.     

Pour mener quelle politique économique Macron exige t-il la discipline parlementaire? 

Pour la réduction des cotisations sociales sur les bas salaires histoire d'assécher encore plus les comptes de la Sécurité Sociale et des Retraites, de justifier le développement du secteur assurantiel financier et l'allongement de l'âge de départ à la retraite. Histoire aussi d'encourager les entreprises à maintenir des bas salaires. La protection sociale ne serait d'ailleurs plus financée par les cotisations salariales, vieux rêve du Patronat qui n'attendait qu'une chose: détruire l'édifice de démocratie sociale et de prélèvement des profits au service de la solidarité et des besoins sociaux édifié par Ambroise Croizat et le gouvernement de Libération issu de la Résistance. 

Pour une négociation de la durée du travail entreprise par entreprise. La loi El Khomri inscrite dans le marbre en somme.

Pour la réduction de moitié de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune. 

Pour une augmentation des cadeaux aux entreprises réalisés dans le cadre du CICE.

De ce candidat auto-proclamé, chouchou de l'oligarchie, vers qui se tournent toute une partie de la droite du PS, des hollandistes et les vallsistes, et qui promet que tout change pour que rien ne change, on n'en veut pas! 

Ismaël Dupont    

 

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:22

Alain Bocquet, rapporteur de la proposition à l'Assemblée nationale et Le sénateur Eric Bocquet, rapporteur de la commission d'enquête au Sénat sur l'évasion fiscale sont, à ce sujet, les auteurs du livre "Sans domicile Fisc".
Le PCF appelle le gouvernement à porter et à défendre cette idée de COP Fiscale aux Nations-Unies comme demandée à l'Assemblée nationale.

COP Fiscale : « Première grande victoire dans la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale »

L’Assemblée nationale a adopté, ce matin, à une large majorité, la proposition de résolution des députés communistes et du Front de gauche appelant le Gouvernement français à être à l’initiative d’une «COP de la finance mondiale pour l’harmonisation et la justice fiscale».

C'est une première grande victoire dans la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale. Le PCF salue cette initiative et se félicite de cette adoption.

A l'image de la COP environnementale, une COP fiscale permettrait de lutter efficacement contre la fraude et l'évasion fiscales en réunissant autour d'une table tous les acteurs concernés. Alain Bocquet, rapporteur de la proposition à l'Assemblée nationale et Le sénateur Eric Bocquet, rapporteur de la commission d'enquête au Sénat sur l'évasion fiscale sont, à ce sujet, les auteurs du livre "Sans domicile Fisc".

Le PCF appelle le gouvernement à porter et à défendre cette idée de COP Fiscale aux Nations-Unies comme demandée à l'Assemblée nationale.

 

Le PCF - 2 février 2017 

COP fiscale proposée par Alain Bocquet, député communiste: première victoire dans la lutte contre l'évasion fiscale
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:15
Conférence de presse autour de la proposition de loi de Sécurité emploi-formation des députés PCF Front de Gauche
Conférence de presse de présentation de la proposition de loi pour la sécurité de l’emploi et de la formation

jeudi 2 février 2017

La proposition de loi pour la sécurité de l’emploi et de la formation a été présentée hier à l’Assemblée nationale lors de la conférence de presse tenue à l’invitation du député André Chassaigne.

Il existe des solutions pour lutter contre le chômage avec des propositions alternatives....A l’opposé de la baisse du "coût" du travail.

4 principes sont au coeur de cette proposition :

Mobilité 
- Soit un emploi soit une formation bien rémunérée débouchant sur un meilleur emploi

Sécurité 
-  Maîtrise de cette mobilité. Ce n’est pas le marché du travail ni le marché financier qui décident de cette mobilité. C’est une mobilité avec maintien des salaires et des revenus. Formation qui permet de mieux produire. Maîtrise de la mobilité par les intéressés.

Efficacité 
- Baisser le coût du capital pour permettre des nouvelles dépenses d’efficacité.
(Dividendes + intérêts bancaires = plus du double des cotisations sociales).

Nouveaux pouvoirs 
 - Pouvoirs des salariés sur les fonds régionaux de bonification pour l’emploi et la formation 
 - S’il y a des licenciements : droit de suspensions, droit de contre-propositions, et possibilité de faire intervenir le fonds national et régional pour l’emploi et la formation qui vient en levier pour bonifier le crédit.

Un revenu pour tous lié à l’économie et à une maîtrise du travail et des pouvoirs sur le capital financier.

La proposition de loi comprend également des mesures spécifiques pour les jeunes
 - Allocation autonomie formation 
- Obligation d’embauche de 10 %
Chacun en sortant de la période d’étude initiale aurait une convention avec le Service public de l’emploi et aurait un appui avec le service public de l’emploi.

Financement
Baisser le coût du capital et lancer de nouveaux comportements avec un bonus malus cotisations sociales, les crédits ouverts avec les fonds pour la formation et l’emploi, banque publique.

Les auteurs de la propositions de loi ne proposent pas une construction d’en haut mais une construction avec des conférences nationales et des conférences régionales pour l’emploi et la formation sur les productions nouvelles.

Lire la proposition de loi

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:10
Ouest-France, 2 février 2017

Ouest-France, 2 février 2017

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:07
Ouest-France, 2 février 2017

Ouest-France, 2 février 2017

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:01
Ouest-France 2 Février 2017

Ouest-France 2 Février 2017

La justice pénale ne sera efficace et humaine qu’avec plus de moyens, plus de magistrats

jeudi 2 février 2017

Intervention de Cécile Cukierman au sénat lors de la discussion sur la proposition de loi de Bruno Retailleau, président du groupe LR du sénat, tendant à renforcer l’efficacité de la justice pénale.

"Ce texte est celui d’une droite dure. Il revient sur les principales mesures de la loi Taubira du 15 août 2014. Contrainte pénale et libération sous contrainte sont effacées ; la liberté du juge d’application des peines est encadrée ; le quantum de peine aménageable est réduit ; le recours aux procédures automatiques est développé. Et surtout, le juge est évincé, ses décisions contraintes, à rebours du principe d’individualisation des peines. L’USM a dénoncé un texte démagogique à visée incarcératrice".

Lire toute son intervention

Cécile Cukierman, sénatrice communiste

Cécile Cukierman, sénatrice communiste

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 14:16

 

 

Les images d'Anaëlle De Araujo et Noé Philippot. Plus d'infos sur www.letelegramme.fr

À 31 ans, la Palestinienne Maisa Abd Elhadi est l'actrice principale du film 3.000 nuits de Mai Masri. Elle y incarne une palestinienne détenue dans une prison en Israël. Rencontre avant sa tournée de promotion dans le Finistère.

Hier matin, à l'hôtel de l'Europe. Maisa Abd Elhadi descend gracieusement les marches. Toujours souriante et élégante, elle parle à tout le monde dans un anglais parfait tout en sirotant un café. Elle est venue à Morlaix pour présenter le dernier film dans lequel elle joue : 3.000 nuits, de Mai Masri, projeté à La Salamandre, hier soir.

Le renouveau du cinéma palestinien

« J'ai toujours voulu être actrice. Quand j'étais petite, j'ai vu Léon de Jean Reno, avec Natalie Portman, et j'ai su que je voulais faire du cinéma ». Elle a joué dans de nombreux films palestiniens comme « Habibi » de Suzan Youssef et « Dégradé » des frères Nasser. Dans le film « 3.000 nuits », elle incarne une femme palestinienne détenue dans une prison israélienne. « Quand on m'a présenté le projet du film, je mourais d'envie de jouer ce rôle. Cela devait être moi. Mais c'était aussi un défi parce que je n'ai pas le même caractère que le personnage », explique l'actrice de 31 ans.

Une actrice engagée

Née à Nazareth, dans ce qu'elle appelle « la Palestine occupée », Maisa Abd Elhadi a été particulièrement émue de l'accueil qui a été fait au film en Israël et dans les territoires palestiniens. « Lorsque le film a été projeté dans les territoires palestiniens, les gens pleuraient, parce qu'ils savent de quoi on parle. Ils le vivent au quotidien. Et certains Israéliens étaient aussi émus de voir ce que leur Etat inflige aux Palestiniens », se souvient-elle.

« Il y a de bonnes ondes à Morlaix »

Cette jeune actrice a été invitée à Morlaix par l'Association France Palestine Solidarité morlaisienne. Trois projections de « 3.000 nuits » , suivies d'un débat, ont été programmées. Maisa Abd Elhadi a donc commencé à découvrir le pays de Morlaix et ses habitants depuis quelques jours : « Je sens qu'il y a de bonnes ondes ici. Je pense que les gens vont être touchés par ce film car c'est un sujet qui peut parler à tout le monde. Mais ils vont aussi peut-être être surpris parce qu'ils vont voir un autre aspect du conflit israélo-palestinien ». Hier à Morlaix, elle sera ce soir au Grand Bleu à Carhaix et demain soir au Club de Douarnenez pour les autres projections-débats. À La Salamandre, le film restera à l'affiche jusqu'au 7 février.

en complément

« L'opinion doit se mobiliser au niveau local »
C'est l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) de Morlaix qui a invité Maisa Abd Elhadi à venir dans le Finistère. Rencontre avec son porte-parole, François Rippe, et l'adhérente Jeannine Bizian. 

Quelles actions menez-vous à Morlaix ?
Nous sommes là pour alerter la population sur les conséquences du conflit israélo-palestinien. Nous organisons donc des soirées et des campagnes visant à sensibiliser les gens, notamment sur les conditions de détention des prisonniers palestiniens. Nous organisons aussi des voyages en Palestine pour nous rendre compte directement de la situation sur place.

Est-ce que les Morlaisiens sont intéressés par ces enjeux ? 
Oui, les gens sont de plus en plus réceptifs et se sentent concernés. Par exemple, on arrive facilement à engager la discussion pendant le marché de Morlaix. Parfois il y a plus de 150 personnes qui viennent à nos soirées. L'opinion doit se mobiliser au niveau local pour avoir un impact au niveau international.

Pourquoi avez-vous invité Maisa Abd Elhadi ?
Dans les territoires palestiniens, l'aspect culturel de la résistance est très important, en particulier pour la nouvelle génération. Une scène culturelle alternative est en train d'émerger et consolide l'identité palestinienne. Un film comme « 3.000 nuits » permet de toucher beaucoup plus de monde que des actions locales. C'est un miracle que Maisa soit là ! Et puis, cela parle aussi de la manière dont la répression des prisonniers renforce la radicalisation identitaire. Cette question est également d'actualité en France.
Le télégramme, 2 février 2017

Le télégramme, 2 février 2017

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:29
Une salle comble à la Salamandre pour 3000 nuits de Mai Masri et la magnifique actrice palestinienne Maisa Abd Elhadi lors du ciné débat organisé par l'AFPS et la LDH avec La Salamandre (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Une salle comble à la Salamandre pour 3000 nuits de Mai Masri et la magnifique actrice palestinienne Maisa Abd Elhadi lors du ciné débat organisé par l'AFPS et la LDH avec La Salamandre (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Une salle comble à la Salamandre pour 3000 nuits de Mai Masri et la magnifique actrice palestinienne Maisa Abd Elhadi lors du ciné débat organisé par l'AFPS et la LDH avec La Salamandre (photos Pierre-Yvon Boisnard)

Un film d'une grande beauté humaine souvent déchirant et bouleversant sur le combat des prisonniers palestiniens contre des conditions de détention inhumaine et une rencontre mémorable avec la très talentueuse actrice israélo-palestinienne Maisa Abd Elhadi, née à Nazareth et qui vit à Haïfa, un espoir du cinéma international. Depuis 1948, 700 000 Palestiniens sont passés par les prisons palestiniennes. Pas une famille n'a été épargnée.

La rétention administrative permet aujourd'hui à l'armée de reconduire 6 mois d'emprisonnement arbitraire de manière indéfinie sans jugement. Des centaines de mineurs sont enfermés par les Israéliens qui cherchent à casser en eux l'esprit de résistance, à faire des exemples pour intimider tout le monde afin d'asseoir son système colonial et son apartheid.

Face à cette situation, une seule solution: BDS, Boycott - Désinvestissement - Sanction, pour mettre la pression sur la société israélienne et l'Etat israélien, mais aussi sur les Etats Européens qui protestent verbalement tout en laissant le gouvernement d'extrême-droite en Israël faire absolument ce qu'il veut!

Ce film bouleversant reste à l'affiche jusqu'au 07 février à La Salamandre

Ce film bouleversant reste à l'affiche jusqu'au 07 février à La Salamandre

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:25

Le job en or caché du candidat Fillon

Par Lucie Delaporte

François Fillon est depuis 2012 senior advisor et membre du comité stratégique du groupe Ricol Lasteyrie, qui conseille des sociétés du CAC 40 et multinationales. Ce que le candidat n'a jamais déclaré publiquement. Ce job lui a rapporté au moins 200 000 euros en quatre ans et demi. Il n'en a toujours pas démissionné.

François Fillon cultive un secret qui est en train de devenir son pire ennemi. Depuis le printemps 2012, date à laquelle il a quitté Matignon, le député de Paris est devenu, en toute discrétion, senior advisor du groupe Ricol Lasteyrie, qui conseille de nombreuses sociétés du CAC 40 et multinationales (Air France, Alstom, BPCE, EDF, Engie, Altran…). Il en est aussi depuis la même époque membre du comité stratégique, la structure chargée de réfléchir aux destinées de l’entreprise. Ce que François Fillon n'a jamais déclaré publiquement.

Candidat à l'élection présidentielle, il n'a toujours pas démissionné à ce jour de ses fonctions au sein du groupe Ricol Lasteyrie, qui lui rapporte depuis quatre ans et demi de copieux émoluments. Le vainqueur de la primaire de la droite touche une rémunération annuelle comprise « entre 40 000 et 60 000 euros », selon le dirigeant René Ricol, rencontré par Mediapart dans la matinée du 1er février. Soit l’équivalent de 200 000 euros environ pour des « missions de conseil » qui restent, pour l’heure, encore assez floues.

Interrogé sur la nature des prestations de l'ancien premier ministre, René Ricol a déclaré : « François Fillon nous a aidés à réfléchir aux défis de la globalisation. »

Les sommes sont perçues par l'intermédiaire d'une société de conseil créée par François Fillon, baptisée 2F Conseil, comme le rapporte également le quotidien Le Monde. Sa société de conseil balaie un spectre d'expertise particulièrement large, à en croire ses statuts consultés, par Mediapart : « La Société a pour objet, tant en France qu’à l’étranger, directement ou indirectement : le conseil, l’assistance, la formation, la réalisation d’études, de veille , d’audit, d’analyses ou de prestations, dans tous les domaines, notamment de la finance, du droit, de l’économie, des affaires privées, des affaires publiques, du commerce, de l’éducation, de l’environnement, de l’organisation, du management, de la gestion commerciale, administrative ».

Si François Fillon a bien été obligé de reconnaître ses activités de conseil, qui lui ont rapporté en tout près de 600 000 euros de salaire net en quatre ans et demi – comme l’avait révélé Le Canard enchaîné –, il s'est toujours gardé de révéler l'identité de ses clients. Et pour cause : ses activités sont susceptibles de générer d'importants conflits d'intérêts pour un homme qui prétend devenir président de la République.

François Fillon connaît bien son “employeur” René Ricol, puisque ce dernier était chargé de distribuer les milliards du grand emprunt quand M. Fillon était à Matignon. Il lui a, par ailleurs, remis la légion d'honneur en main propre en 2011.

Lorsque le candidat de droite à la présidentielle crée sa société de conseil, dont il est l’unique associé, en juin 2012 – quelques jours avant de devenir député –, il la domicilie d’ailleurs dans les locaux du cabinet de René Ricol, avenue Hoche, dans les beaux quartiers à Paris. « Il était dans la Sarthe et n’avait pas de locaux à Paris, cela n’a duré que quelques mois », assure René Ricol.

Pourquoi avoir fait appel à l’ex-premier ministre pour ce poste généralement confié à des dirigeants d’entreprise en fin de carrière désireux de continuer à maximiser leurs réseaux ? Selon le cabinet Ricol, ce n’était pas du tout pour son carnet d’adresses. « Il ne nous a apporté aucun client et n’a jamais mis les mains dans notre business », précise le dirigeant qui compte aussi parmi ses clients des enseignes telles que L’Oréal, Alstom, EDF, LVMH, Veolia, Thales, Danone, PSA, Bouygues, Altran, BPCE, la Poste, HSBC, Orange…

À quoi donc Fillon a-t-il été payé ? « Avec la globalisation, nous nous posions des questions sur la stratégie du cabinet avec des clients de plus en plus demandeurs d’expertises à travers le monde. François Fillon nous a aidés à réfléchir à tout cela », se justifie René Ricol pour qui l’ex-premier ministre a « fait le job ».

Trois ans après avoir recruté Fillon comme senior advisor, le cabinet de conseil décidait de se rapprocher du géant Ernst&Young, l’un des poids lourds du secteur. « Il nous a aidés à prendre cette orientation et suit désormais la mise en œuvre de ce rapprochement », confie René Ricol, qui tient à défendre la consistance des prestations fournies par François Fillon, déjà pris dans les soupçons d'emplois fictifs de son épouse Penelope et de ses enfants. Une explication qui laisse songeur : des connaisseurs du secteur, interrogés par Mediapart, se disent surpris de l'utilité d'un ancien chef de gouvernement pour ce type de rapprochement.

Selon le cabinet Ricol, le consultant de luxe Fillon était payé « dans la moyenne de nos senior advisors », parmi les quatre à six du genre que le cabinet compte. « Ce n’est pas une somme énorme, si Fillon avait voulu se faire beaucoup d’argent il serait allé dans la banque », croit savoir René Ricol.

L’avantage de ce statut de senior advisor est qu’il est « particulièrement souple », détaille un consultant. « Il n’y a strictement aucune obligation de présence, on est dans la production de conseils. Ce n’est pas forcément très chronophage », poursuit-il.

Selon René Ricol, Fillon, qui n’avait pas de bureau dans la société, aurait « assisté à une trentaine de réunions » depuis le début de cette collaboration, en 2012. Le candidat à la présidentielle de la droite était d’ailleurs attendu ce 30 janvier dans les locaux de la boîte de conseil mais n’est finalement jamais venu. Ce jour-là, le consultant Fillon était entendu par la police sur l’emploi présumé fictif de sa femme Penelope.

« De toute façon, nous pensions mettre un terme à cette collaboration mais nous n’avons toujours pas reçu sa lettre de démission », explique René Ricol quand on lui objecte que depuis plusieurs mois leur consultant n’avait sans doute pas beaucoup de temps à leur consacrer dans la mesure où il était candidat à l'élection présidentielle.

Depuis l'affaire Cahuzac, les parlementaires sont tenus de déclarer scrupuleusement leurs liens d'intérêts et activités extérieures à leur mandat. Astucieusement, François Fillon, en s'abritant derrière le paravent de sa société de conseil, évite de dire qui sont ses véritables clients. Une position difficilement tenable lorsqu'on aspire aux plus hautes fonctions de l'Etat. 

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:01

Les député-e-s du groupe Front de gauche déposent une proposition de loi de

sécurisation de l’emploi et de la formation

 

► 5,8 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi fin 2016, un million de plus qu’en 2012. Des millions de « travailleurs pauvres ». Nous ne nous résignons pas !

► Notre jeunesse vaut mieux que la précarité à vie. Libérons nos vies quotidiennes de la flexibilité des horaires et des conditions de travail. Il y a urgence économique et sociale à mettre fin au fléau du chômage. Sécuriser un revenu pour chacun ? C’est possible mais seulement en sécurisant l’emploi et la formation !

► C'est l'emploi et la production des richesses dans l'entreprise qui permettent de distribuer des revenus. Pour sécuriser les revenus il faut éradiquer le chômage.

► Comment  fait-on ?

Au lieu de rejeter les travailleurs sur le « marché du travail », c'est-à-dire au chômage, créons les conditions pour que chacun puisse évoluer dans sa vie professionnelle, selon ses aspirations, sans perte de revenu et sans jamais passer par la case « chômage ».
C'est cela la sécurité d'emploi ou de formation que le PCF propose de construire progressivement. Dans le cadre d'un nouveau service public de l'emploi et de la formation, auquel chaque personne ayant fini sa scolarité serait affiliée de droit (comme pour la sécurité sociale), chacun pourrait alterner périodes de travail salarié et périodes de formation bien rémunérées, à la faveur d'une réduction générale du temps de travail.

 Et ça se finance comment ?

Ce n’est pas le coût du travail qui écrase les entreprises, c’est le coût du capital (dividendes versés aux actionnaires, intérêts payés aux banques et aux marchés financiers) !
Utilisons autrement l’argent public pour prendre le pouvoir sur le crédit bancaire et pour que l’argent des entreprises serve à financer des programmes de créations d'emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d'innovation.

 

Les dispositions incluses dans la proposition de loi déposée par les députés du

Front de gauche à l’Assemblée nationale :

 

  • Sécurisation du contrat de travail. Création d'un nouveau service public de l'emploi et de la formation. Conventions individuelles de sécurisation de l'emploi, de la formation et des revenus.

 

  • Dispositions en faveur de l'insertion rapide des jeunes dans l'emploi stable.

 

  • Conférences régionales pour l’emploi et la formation

 

  • Droit de veto suspensif des comités d’entreprises pour faire prendre en compte des propositions alternatives aux licenciements, et obligation pour les banques de les financer

 

  • Pouvoirs de décision du CE sur les heures supplémentaires, le temps partiel, les contrats précaires, la sous-traitance, le plan de formation

 

  • Arrêter les aides publiques inutiles aux entreprises comme le CICE. Utiliser l’argent pour réduire sélectivement le coût des crédits bancaires favorisant l’emploiet la formation, avec un fonds national et des fonds régionaux appuyés sur un pôle financier public et sur des refinancements à très faible taux par la BCE

En finir avec le chômage et l'insécurité sociale: les députés du Front de Gauche déposent une proposition de loi de sécurité de l'emploi et de formation
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