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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 17:36
Chômage, précarité: halte aux idées reçues. Projection du film de Ken Loach "Moi Daniel Blake" au Cinéma Les Studios à Brest le 9 février, suivi d'un débat

L’HUMANITE

Jeudi 2 Février 2017

Cyprien Boganda

 

 

La culpabilisation des chômeurs, c'est presque devenu un sport national : à droite, comme dans une partie de la gauche, on accable les demandeurs d'emploi ­ et les précaires en général ­ à grand renfort de caricatures. Un petit livre, préfacé par le réalisateur Ken Loach, entend démonter les clichés un à un (1). Florilège.

95% des chômeurs perçoivent moins de 2000 euros par mois et 50% moins de 995 euros. De quoi relativiser...

 

« LES CHÔMEURS NE FONT RIEN POUR TROUVER DU BOULOT... »

Ah, le bon vieux cliché du chômeur oisif, avachi sur son canapé... Usé jusqu'à la corde mais régulièrement ressorti du carton, ce lieu commun permet de justifier le « salutaire » flicage des demandeurs d'emploi. François Rebsamen, ancien ministre du Travail socialiste, n'a pas hésité à s'en servir pour légitimer sa chasse aux fraudeurs. Et puisqu'un bobard chiffré semble toujours plus solide, les obsédés du flicage agitent souvent le chiffon rouge des offres d'emploi non pourvues, dont le nombre varie selon l'orateur. La preuve, selon eux, que les chômeurs ne se donnent pas les moyens de décrocher un poste. En février 2016, Pôle emploi a fini par démonter le mythe, chiffres à l'appui. En 2015, l'organisme n'a comptabilisé que 190 000 offres non pourvues (bien loin des 400 000 citées parfois). Cette notion, rappelle l'étude, « recouvre, d'une part, les abandons, parce que l'employeur n'a pas trouvé le candidat adéquat ; d'autre part, les offres pour lesquelles aucun candidat n'a été retenu, sans pour autant que l'employeur ait définitivement abandonné ». Au final, seules 43 000 offres ont été annulées par les patrons. Et seulement la moitié d'entre elles (un peu plus de 20 000), faute de candidats ! « Non, les chômeurs ne sont pas responsables de la situation et les accuser de ne pas chercher à retrouver un emploi est une ineptie », concluent les auteurs de « Halte aux idées reçues ».

 

« LE CHÔMAGE ? LA FAUTE AU DROIT DU TRAVAIL ! »

C'est un grand classique, maintes fois démenti par les faits, mais toujours d'actualité. Le Code du travail empêcherait, par ses lourdeurs, la création d'emplois. Le livre s'emploie à réfuter cet argument vieux comme le capitalisme, utilisé sans discrimination à droite comme à gauche (la loi travail découle de cette croyance). Après avoir souligné que l'OCDE elle-même reconnaît la difficulté d'établir un lien mécanique entre droit du travail et taux d'emploi, les auteurs reviennent sur trente ans de flexibilisation.

 « Depuis les années 1970, le système de droit social français s'est doté de possibilités de dérogations : travail à temps partiel, annualisation, contrats dérogatoires, par exemple. » Autant de réformes qui n'ont pas empêché la courbe du chômage de grimper... mais qui ont en réalité complexifié le droit du travail.

Exemple parmi d'autres : « Il existe plus de 24 contrats de travail différents, du CDI aux différents CDD en passant par le contrat de travail intermittent, le contrat unique d'insertion, le contrat de professionnalisation, l'intérim... »

 

« POUR TOUCHER LEUR RSA, LES ALLOCATAIRES DEVRAIENT TRAVAILLER QUELQUES HEURES »

Toujours en guerre contre l'« assistanat », la droite propose régulièrement d'obliger les bénéficiaires du RSA à travailler gratuitement. Une mesure purement électoraliste, qui renvoie implicitement à l'inactivité supposée des demandeurs d'emploi... Mais les chômeurs sont-ils réellement inactifs ? « Évidemment, non », répondent les auteurs du livre, qui donnent la liste des tâches remplies au quotidien par les demandeurs d'emploi : activités domestiques, bénévolat, garde d'enfants, bricolage, soutien scolaire... autant d'activités indispensables à la société mais non comptabilisées dans le PIB. Par ailleurs, les zélateurs du bénévolat forcé oublient que... le travail contraint est illégal. « Nous nous référons aux articles 1 et 2 du préambule de la Convention concernant le travail forcé ou obligatoire de l'Organisation internationale du travail (OIT) », écrivent les auteurs (2). Avant de conclure : « Personne ne comprend d'ailleurs à quelles sortes de "travaux" pourraient être assignés les chômeurs sinon à leur faire faire des tâches que font normalement des salariés régulièrement employés dans une entreprise ou un service public, sans pouvoir bénéficier d'un statut correspondant ! Ou bien à leur faire faire des travaux inutiles, dénués de sens, pénibles ou dégradants... »

 

« LES CHÔMEURS SONT TROP INDEMNISÉS ! »

Cette inusable ritournelle sert souvent de justification à l'éventuelle baisse ou dégressivité des allocations chômage. Problème : cette croyance relève avant tout d'une méconnaissance profonde de la situation réelle des demandeurs d'emploi, soulignent les auteurs de « Halte aux idées reçues ». Les chiffres publiés par Pôle emploi (juin 2015) sont formels : 95 % des chômeurs perçoivent moins de 2 000 euros net par mois et 50 % touchent moins de 995 euros. De quoi relativiser... Quant aux fameux allocataires rois qui perçoivent l'allocation maximale, soit plus de 6 300 euros par mois, ils ne sont qu'un millier dans toute la France ! Les auteurs du livre ne se limitent pas au constat : « Nous revendiquons l'indemnisation de toutes les formes de chômage et le développement et la gratuité de services publics et accessibles sur tout le territoire : éducation, transports, cantine, santé, etc. Le partage des richesses commence par là. »

 

« LE CHÔMAGE, C'EST LA FAUTE AUX ÉTRANGERS ! »

Une dernière pour la route. En tant que cliché préféré du Front national (et de plus en plus de responsables politiques), il méritait de figurer en bonne place dans « Halte aux idées reçues ». De nombreux travaux d'économistes ont démontré l'absence de lien entre immigration et chômage, mais, pour prouver que les étrangers ne « volent pas le pain des Français », peut-être faut-il commencer par cette évidence :

« Les immigrés ­ non ressortissants de l'Union européenne ­ ont environ deux fois moins de chance qu'un "natif" de décrocher un emploi. Cela s'explique notamment par un moindre niveau de qualification. » Mais alors, quels sont les emplois occupés principalement par les migrants ? « Ce n'est un mystère pour personne, répondent les auteurs : une bonne partie des emplois qui ne trouvent pas preneur, ceux qui offrent des conditions de travail pénibles, des salaires peu attractifs, des temps partiels et des horaires discontinus : BTP, hôtellerie-restauration, sécurité, nettoyage... » Rappelons pour finir que, depuis quarante ans, le pourcentage d'immigrés dans la population totale n'a quasiment pas bougé (autour de 8 %), alors que le taux de chômage a été multiplié par trois.

 

 (1) « Chômage, précarité, halte aux idées reçues », coordonné par Jean-François Yon et préfacé par Ken Loach, est écrit par une vingtaine de syndicats et associations dont Agir contre le chômage !, ATD Quart Monde, Attac, CGT, CFE-CGC, France Terre d'asile... Éditions de l'Atelier, 240 pages, 10 euros.

(2) Le texte désigne le travail contraint comme « tout travail ou service exigé d'un individu sous la menace d'une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s'est pas offert de plein gré ».cboganda@humadimanche.fr

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 17:16

 

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/clementine-autain-denonce-l-72161

Le coût de l'installation des compteurs Linky dans les foyers français s'élève à 5 milliards d'euros. Enidis promet que ce compteur "intelligent" nous aidera à consommer moins l'électricité... Pourtant, avec ces compteurs, non seulement la protection des données personnelles est menacée mais, pour faire baisser la facture énergétique, n'est-il pas préférable de consacrer cette somme conséquente à des travaux de rénovation énergétique?

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 17:00

Des bureaux de poste bientôt fermés?

L'alerte est donnée par le PCF. Selon Ismaël Dupont, secrétaire départemental, « le bureau de poste de la Boissière fermera à l'automne » ? Il serait prévu « d'externaliser l'activité, si possible auprès d'un commerçant, le bureau de poste se transformant en relais commerçant ». Avec pour conséquence des services bancaires allégés, « le commerçant n'ayant pas accès aux comptes des clients, ne pouvant faire des retraits excédant 150 euros, ni ne pouvant garantir la même confidentialité et les mêmes activités de conseil ».

Annoncé le 2 février, ce plan de réorganisation « prévoit aussi la suppression des bureaux de poste de Taulé, Plourin et Plouigneau, un transfert possible, dans le cadre d'une négociation et si les communes concernées l'acceptent, des charges vers les communes pour créer des agences postales communales, et des services qui seront certainement moins fournis pour les usagers ».

Le Parti communiste « appelle la population à se mobiliser pour empêcher la casse de ce service public essentiel ».

 

Ouest-France, Vendredi 3 février 2017

Dans le centre Leclerc de la Boissière et le pays de morlaix, des bureaux de poste bientôt fermés? (Ouest-France, vendredi 3 février 2017)
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:34
Fernand Léger

Fernand Léger

Fernand Léger, né le 4 février 1881
 

Fernand Léger est un peintre français représentatif du courant cubiste, en vogue à partir de 1910 en France.

Il naît à Argentan, en Normandie, le 4 février 1881, et décède à Gif-sur-Yvette, dans l'Essonne, le 17 août 1955.

Influencé par les peintres Cézanne, Modigliani et Picasso, mais aussi par des écrivains et des poètes, il montre rapidement un style personnel qui entend "rendre compte de la vie moderne". Prolifique et créatif, il est aussi tapissier, céramiste, sculpteur, décorateur de théâtre et illustrateur. Sa veuve, Nadia Léger, crée à Biot, près d'Antibes (Alpes-Maritimes), un musée Fernand Léger, aujourd'hui d'État, riche de plus de trois cents Œuvres.
Fils d'éleveur, de sa Normandie natale Fernand Léger conserve une force de caractère qui l'aidera à dépasser les difficultés.

Très tôt, il est repéré pour ses talents de dessinateur, et entame une formation d'architecte. Mais en 1900, le jeune homme est rapidement happé par l'effervescence artistique parisienne, et se tourne vers les arts décoratifs. Il fréquente différentes académies, rencontre Paul Cézanne, et se prend de passion pour l'impressionnisme. À partir de 1907, il fréquente un atelier d'artistes réputé, La Ruche, et entre en contact avec les maîtres du cubisme comme Braque et Picasso.
Fernand Léger résiste aux doctrines.

À partir de 1909, avec l'oeuvre "Nu dans la forêt", il impose une atmosphère singulière, tirée du "monde déshumanisé" de l'économie industrielle. Il peint des décors constitués de "corps mécanisés", et collabore avec les réalisateurs de cinéma comme Abel Gance ou Marcel L'Herbier. En 1945, il s'inscrit au Parti communiste français et défend les arts nouveaux.

Fernand Léger dirige plusieurs écoles de peinture, comme celles de Montrouge et de Montmartre, et forme nombre de futurs talents, comme Louise Bourgeois ou encore Serge Gainsbourg.

Fernand Léger, né le 4 février 1881, génie de la peinture du XXe siècle et peintre communiste (Robert Clément)
Fernand Léger, né le 4 février 1881, génie de la peinture du XXe siècle et peintre communiste (Robert Clément)
Fernand Léger, né le 4 février 1881, génie de la peinture du XXe siècle et peintre communiste (Robert Clément)
Fernand Léger, né le 4 février 1881, génie de la peinture du XXe siècle et peintre communiste (Robert Clément)
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:31
Hommage à Jacques Prévert, né le 4 février 1900, par Robert Clément

Hommage à Jacques Prévert par Robert Clément: 

Jacques Prévert, né le 4 février 1900
JACQUES PREVERT n'est pas mort!

Il suffit de tendre l'oreille pour s'en convaincre:

"Qu'il est dur le bruit de l’œuf dans la tête de l'homme qui a faim."

N'y a-t-il pas là un peu du SDF que nous croisons tous les jours?

Et ceci encore:

"Etranges étrangers, vous êtes de la ville, vous êtes de sa vie."

N'est-ce pas comme un lointain écho de la lutte des sans-papiers?

On a là un discours qui ne s'épaissit ni ne rentre calmement dans son époque. Sans parler de l'allure de Prévert, le clope au bec, au bout de son regard, comme un ajout ou un collage, et sa veste en jean. Il n'a pas vieilli.
Il est bien difficile de retracer sa vie et son œuvre. Un parcours, dense, qui traverse les divers courants artistiques côtoyés par Prévert, à commencer par le surréalisme dans les années vingt et la rupture consommée avec Breton après la parution du "Second Manifeste". Puis le théâtre avec le groupe Octobre, lequel, dans les années trente, mêla l'agit-prop et les chéurs parlés. C'est aussi le cinéma, avec les plus grands, Carné, Renoir, Grémillon.

Ne fut-il pas le tout premier dialoguiste du cinéma français et un scénariste magistral? Il n'est qu'à voir (ou revoir) "Drôle de drame" (1937), "le Quai des Brumes" (1938), "les Visiteurs du soir" (1942) ou "les Enfants du Paradis" (1943) pour s'en persuader. "T'as d'beaux yeux tu sais", c'est lui. Sans compter le projet maudit de "l'Ile des enfants perdus".
Prévert, auteur multimédia avant la lettre?

Son éclectisme est là pour le prouver puisqu'il s'attaqua aussi à la chanson avec des interprètes comme Mouloudji, Reggiani, Montand Ä il le lança Ä, Gréco, Capri.

Ce sont aussi des écrits avec "Paroles", "Histoires", "Spectacle", mélange de gouaillerie populaire et d'images insolites...

Puis ses collages dès les années cinquante, et enfin des correspondances multiples à quatre mains et en amitiés heureuses avec les peintres Picasso, Ernst, Braque, Miro, Léger, Calder, les photographes Doisneau, Izis, Brassaï, Villers, Ronis, pour ne pas tous les citer, les illustrateurs de textes, Jacqueline Duhême, Elsa Henriquez, André François.
Le tout a des allures d'inventaire, mais ne s'y résout pas. Il ne s’agit pas seulement de retracer l'itinéraire d'un homme libre pendant ce siècle, ni simplement de gérer son œuvre, mais aussi ses engagements.

Sans être encarté, ni "mis en cellule" comme il disait, Jacques Prévert a soutenu toutes les luttes depuis l'anticolonialisme jusqu'aux problèmes dans les usines. Il était, à l'époque, le poète le plus lu par les militants communistes.

Aragon le sut bien... Il avait une parole de révolte, laquelle se doit d'être entendue.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:02
Photo des élus de l'opposition de gauche à Morlaix: Elisabeth Binaisse (PS- Coopérative citoyenne), Ismaël Dupont (PCF-Front de Gauche), Hervé Gouédard (PS- Coopérative citoyenne), Valérie Scattolin (Front de Gauche), Sarah Noll (Coopérative citoyenne), Jean-Philippe Bapcérès (Coopérative Citoyenne), Jean-Paul Vermot (PS-Coopérative citoyenne), Jean-Pierre Cloarec (Coopérative Citoyenne) - photo Ouest-France, septembre 2016

Photo des élus de l'opposition de gauche à Morlaix: Elisabeth Binaisse (PS- Coopérative citoyenne), Ismaël Dupont (PCF-Front de Gauche), Hervé Gouédard (PS- Coopérative citoyenne), Valérie Scattolin (Front de Gauche), Sarah Noll (Coopérative citoyenne), Jean-Philippe Bapcérès (Coopérative Citoyenne), Jean-Paul Vermot (PS-Coopérative citoyenne), Jean-Pierre Cloarec (Coopérative Citoyenne) - photo Ouest-France, septembre 2016

A quand la rupture ?
 

Sans vouloir jouer les Cassandre, nous avons alerté à de nombreuses reprises la Municipalité actuelle sur le mal être du personnel.

En effet, des situations troublantes nous ont été rapportées par des salariés de la mairie mentionnant des tensions réelles au sein du personnel.
Nous avions dénoncé, lors d’une question orale au Conseil Municipal, la valse des cadres supérieurs.Mais une nouvelle fois, on nous avait targué de mauvais esprit. Vous, l’opposition, ne faites que crier au loup alors que chacun sait que sous l’ère Le Brun, «tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté».
Force est de constater que la remise en question du personnel qui ne travaillerait pas assez (remise en cause des jours de congés, de la négociation sur la RTT), l’impossibilité de notre Maire à maintenir une équipe de direction stable, sont des actes qui nuisent, non seulement aux fonctionnaires de Morlaix, mais aussi, au service public dont ils ont la charge.
Soutien affiché d’un candidat qui veut supprimer 500 000 postes de fonctionnaires, la Maire de Morlaix attaque ceux qui, chaque jour, œuvrent pour notre bien commun. Que restera-t-il de nos services communaux de proximité, de tout ce qui fait le ciment de la République?

Non, les fonctionnaires ne sont pas des nantis.

Oui, à Morlaix comme ailleurs, ils œuvrent chaque jour avec constance au bien-être de tous.
Ils ont donc droit à notre considération, et à notre écoute quand ils demandent à être traités de manière équitable.
Sans cela, la rupture se consommera et les conflits perdureront.
Absents du dialogue avec le personnel suite à la décision de la Municipalité actuelle de nous exclure des instances, nous faisons le vœu, pour le bien du Service Public, pour le bien des Agents qui en ont la charge, d’un dialogue ouvert et serein.

 

Tribune écrite par Jean-Paul Vermot et co-signée par Hervé Gouédard, Elisabeth Binaisse, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Pierre Cloarec, Sarah Noll, Ismaël Dupont, Valérie Scattolin

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:30
Présentation de la candidature de Pierre-Yves Liziar, élu au Relecq Kerhuon, instituteur, 45 ans, dans le Télégramme du vendredi 3 février

Présentation de la candidature de Pierre-Yves Liziar, élu au Relecq Kerhuon, instituteur, 45 ans, dans le Télégramme du vendredi 3 février

Hier soir, à la Maison des Associations Germain Bournot du Relecq Kerhuon (du nom du père de l'élue communiste Claudie Bournot, candidate du Front de Gauche aux Régionales, lui-même ancien résistant, élu municipal communiste, chevalier de la légion d'Honneur: la salle a été réalisée du temps du maire communiste Guy Liziar, le père de Pierre-Yves Liziar), Pierre-Yves Liziar, instituteur, élu au Relecq Kerhuon, militant syndical CGT et militant associatif (président d'une association de tourisme social) a fait la présentation de sa candidature et de sa démarche de campagne auprès de la chaleureuse et active section communiste du Relecq Kerhuon et de camarades de Landerneau. 

Ismaël Dupont, candidat aux Législatives dans la 4e circonscription du Finistère (Morlaix) et secrétaire départemental, et Maxime Paul, candidat de rassemblement aux législatives dans la 6e circonscription (Centre-Finistère-Crozon-Ouessant) étaient présents. 

Ronan Tanguy, le secrétaire de section du Relecq Kerhuon, a rappelé comment pouvait s'articuler la campagne des législatives avec la campagne des Présidentielles pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon et le rassemblement de toute la gauche voulant rompre avec l'austérité et le libéralisme, la politique de Hollande et Valls, tout en s'alliant pour être présente au second tour. 

L'utilité des élus du Parti Communiste et du Front de Gauche, illustrée encore tout récemment par le vote à l'assemblée de propositions de lois Front de Gauche et PCF pour l'égalité professionnelle hommes-femmes, contre le traité de libre-échange  CETA, pour la revalorisation des retraites agricoles, et par la bataille évidemment contre la loi de démolition du droit du travail Valls-El Khomri, a été rappelée fortement. Une réflexion a eu lieu sur les modalités de la campagne de Pierre-Yves Liziar, qui reste ouvert à un rassemblement avec le Parti de Gauche et France Insoumise, des contacts ayant déjà été établis dans ce sens. 

Pierre-Yves Liziar, le candidat PCF-Front de Gauche aux législatives, et Ronan Tanguy, secrétaire de la section PCF du Relecq-Kerhuon

Pierre-Yves Liziar, le candidat PCF-Front de Gauche aux législatives, et Ronan Tanguy, secrétaire de la section PCF du Relecq-Kerhuon

Pierre-Yves Liziar, candidat PCF-Front de Gauche sur la 5ème circonscription (Landerneau-Landivisiau) présentait hier sa candidature au Relecq Kerhuon
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:24
Hôpital de Morlaix: les syndicats de nouveau mobilisés contre l'austérité (Le Télégramme, 3 février 2017)
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:14
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:06

Pétition qui commencera à recevoir des signatures devant le kiosque ce samedi 4 février à 11h à Morlaix. 

   Lettre ouverte au  Parquet de Brest, responsable de  la demande de tests osseux

                         Un jeune lycéen morlaisien étranger demande protection !

 

                 Arrivé en France en mai 2016, il a été reconnu mineur isolé étranger par la cellule d'évaluation du conseil départemental de Loire-Atlantique.  Ce jeune a été dirigé vers le Finistère pour être pris en charge  par l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) de Morlaix.

          Mais en janvier 2017, le CDAS (Centre Départemental d’Action Social) de Morlaix lui signifie la fin de sa prise en charge. Cette décision a été prise par le Parquet de Brest suite à des tests osseux et à une authentification de son document d’état civil, des conclusions d'enquête auxquelles il n'a pas accès. 

            Malheureusement, cette situation de jeune mineur étranger  déchu de ses droits à la protection de l’enfance n’est pas un cas isolé malgré les récriminations de l’Académie de Médecine sur les tests osseux

« Le problème reste que cet examen, dont la marge d’erreur est considérable, ne bénéficie plus d’aucun crédit. Lorsqu’il est réalisé sur les plus de 16 ans, il est unanimement considéré comme non fiable. Son interdiction a été demandée par l’ordre des médecins comme par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) » Rapport 2007.

     Des membres du Parlement et le Défenseur des droits de Paris  soutiennent cette remise en cause des tests osseux.

 

             Nous, signataires de cette pétition, ne pouvons accepter, que ce jeune mineur isolé soit dépourvu de ses droits à la protection de l’enfance  et mis dans une situation de vulnérabilité contradictoire avec les droits de l’homme.

           C’est pourquoi,  Monsieur  le Procureur, dans l'intérêt supérieur de l'enfant comme précisé dans les droits de l'enfant, nous vous demandons de réexaminer la situation de ce jeune mineur étranger et de lui accorder la protection de l’Aide Sociale à l’Enfance.

 

 

Nom

 

Adresse

Signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 31 janvier au soir, un comité de soutien se réunissait à l'initiative de Morlaix-Libertés au Comité de chômeurs de Morlaix pour appuyer un jeune de 17 ans arrivé à France l'été dernier, reconnu mineur par la cellule d'évaluation de Nantes à partir d'entretiens, de questionnaires, d'examen de son parcours scolaire, puis envoyé à Morlaix en août faute de place d'accueil de l'aide sociale à l'enfance à Nantes et en Loire-Atlantique, et qui a fait l'objet d'une procédure de réévaluation de son âge et d'authentification de ses papiers commandée par le parquet de Brest, qui a une politique de mise en doute de l'âge des jeunes migrants et de pratique régulière des tests osseux, alors qu'on sait bien que leurs résultats présentent une marge d'indétermination importante, de l'ordre de 18 mois. 

Le jeune, scolarisé au lycée Tristan Corbière, avait perdu ses papiers d'identité dans son processus de migration mais a pu fournir une attestation d'état civil de son pays d'origine avec sa date de naissance. 

Mais le parquet, se basant sur un examen médical et radiologique sujet à caution, et pratiqué dans un but non thérapeutique, ce qui pose tout de même question quant à la déontologie médicale, affirme que ce "jeune homme apparaît majeur". "Apparaît", cela suppose un doute, une marge d'incertitude, celle étant d'autant plus grande que ce diagnostic effectué à partir d'un test osseux lancé pour débouter de ses droits le jeune, contredit l'évaluation de la cellule nantaise. 

Résultat, à partir du 31 janvier 2017, le jeune était à la rue, perdait ses droits à l'hébergement en structure.  

Beaucoup d'étrangers mineurs isolés sont dans ce cas: l'Etat les dépossède de leurs droits et les mets dans la rue, sur le chemin de l'exil, alors qu'ils commençaient à s'intégrer et à se scolariser après des parcours de migration souvent traumatisants, où ils ont pu être volés, battus, où ils ont pu voir mourir des camarades, en les mettant à la merci des réseaux, des trafiquants. C'est tout simplement de la maltraitance par rapport à l'enfance à danger. C'est une entorse aux droits de l'enfant.   

Le comité de soutien à ce jeune africain va faire une requête devant le juge des enfants et une demande d'audience pour que la décision du Conseil Départemental de supprimer les aides et l'hébergement pour ce mineur isolé, elle-même dépendant d'une décision du parquet de Brest (le parquet de Quimper n'a pas les mêmes pratiques en la matière), soit revue et cassée. 

Nous sommes persuadés que ce jeune est mineur et refusant les pratiques de suspicion généralisée qui desservent les jeunes migrants. Nous voulons pour lui une scolarité, une formation professionnelle en France, un avenir, et pas un avenir de sans-papier à la rue ou en squat.

Nous voulons qu'il puisse continuer à aller à l'école, où sa place se trouve, et qu'il puisse bénéficier d'un hébergement compte tenu de son absence totale de ressources et de son statut de mineur et d'élève.

Nous allons interpeller les élus du Conseil Départemental et faire signer une pétition en soutien à ce jeune et contre les pratiques de tests osseux vis-à-vis des mineurs isolés, que la France est un des seuls pays à pratiquer, qui sont remises en cause par l'ordre des médecins.

Le comité de soutien va adresser une lettre au procureur de la République et au Juge des enfants qui a le pouvoir de replacer ce mineur isolé.

Il faut savoir que depuis la circulaire Taubira de 2013 qui oblige à repartir dans tous les départements les mineurs isolés qui arrivent sur le territoire français, il y a environ 200 jeunes mineurs isolés étrangers dans le Finistère pris en charge par l'aide sociale à l'enfance ou qui attendent dans des chambres d'hôtel réglées de bénéficier d'un hébergement en structure adaptée.

Ils ne dépendent ni de Coallia, ni du 115 et de la DDCS. Beaucoup d'entre eux sont exposés aux déqualifications de leur situation comme ce jeune scolarisé à Morlaix, ou à des avis des pertes d'aide et des avis d'expulsion dès qu'ils atteignent leur majorité.

Nous ne voulons pas de cette France qui pour restreindre au maximum l'immigration n'hésite pas à créer des cortèges de sans-droits, de sans-abris, et à plonger dans l'extrême précarité des jeunes qui ont déjà beaucoup souffert dans leur pays d'origine et sur le chemin de migration.

Ismaël Dupont.    

Lire aussi cet avis de la commission consultative des droits de l'homme: 

Commission Consultative des droits de l’homme

Les mineurs isolés doivent être réintégrés dans le droit commun de la protection de l’enfance

 

Dans une déclaration adoptée à l’unanimité le 26 janvier 2017, la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l"Homme) s’inquiète de la situation des mineurs isolés placés en Caomi (centres d’accueil et d’orientation des mineurs son accompagnés) à issue du démantèlement du bidonville de Calais.

À la fin du mois d’octobre 2016, les pouvoirs publics ont démantelé le bidonville de Calais en procédant à l’évacuation des migrants vers des centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis dans tout le pays. Les mineurs privés de la protection de leur famille qui avaient été alors repérés ont été conduits vers des CAO qui leur sont spécialement dédiés, les CAOMI. Dans une déclaration du 8 novembre dernier, la CNCDH appelait les autorités publiques à réintégrer au plus vite ces mineurs au sein du dispositif de droit commun de la protection de l’enfance.

Pourtant, à ce jour, très peu de mineurs ont pu faire l’objet d’une évaluation de minorité et d’isolement par les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, ce qui contribue à retarder leur prise en charge par le système de protection de l’enfance.La CNDH fait part de son extrême préoccupation à l’égard des retards pris pour l’évaluation sociale des MIE et renouvelle son appel aux autorités locales à intégrer les MIE au plus vite dans le dispositif de droit commun de la protection de l’enfance et à mobiliser les moyens médico-sociaux, éducatifs et juridiques nécessaires à la protection effective des droits fondamentaux des mineurs isolés.La CNCDH s’inquiète plus généralement de la pérennisation de dispositifs spéciaux (CAO et CAOMI), dérogatoires au droit commun, mis en place pour répondre à des situations humanitaires désastreuses consécutives aux carences des pouvoirs publics nationaux et locaux, aussi bien au Royaume-Uni qu’en France, sans omettre les carences de l’Union européenne, dans la gestion de la crise migratoire.

La déclaration de la CNCDH

Mineurs isolés - le scandale des tests osseux et des mises à la rue. Un comité de soutien se monte pour un jeune scolarisé à Morlaix à qui le Conseil Départemental retire ses droits à l'hébergement sur avis du parquet de Brest
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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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