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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 05:25
La CFDT, SUD, et la CGT appellent à la mobilisation des personnels pour un débrayage à l'hôpital de Morlaix ce lundi 3 juillet à 10h

Après la CFDT et Sud, c'est la CGT qui est revenue sur la situation que rencontre le centre hospitalier des pays de Morlaix. « Nous sommes solidaires de Sud et appelons le personnel à se joindre au mouvement de débrayage organisé lundi (demain) matin, de 10 h à 11 h », commence le syndicat en expliquant les raisons de son mécontentement. « A ce jour, il n'y a plus de place sur l'hôpital général quand des patients de psychiatrie, de soins de suite ou de maison de retraite décompensent. Ils doivent être maintenus dans leur service au lieu d'être orientés vers celui adapté à l'aggravation de leur santé, et ce malgré une prise en charge lourde et complexe pour le personnel qui est déjà en effectif réduit, parfois même isolé et sans médecin. Comment allons-nous pouvoir supporter tout l'été ces conditions de prise en charge ? », s'interroge la CGT, en livrant quelques exemples : « Le week-end dernier, l'interne de garde a dû faire des sorties dès le dimanche matin pour pallier le manque de lits. Et cela n'a pas été suffisant ». Selon la CGT, « des enfants de pédiatrie ont été transférés dans d'autres établissements car l'hôpital a fermé des lits dans ce service. Des patients relevant de la gastro-entérologie ont été admis en maternité faute de lits ».

« Chaque année, nous connaissons des difficultés estivales. Mais jamais nous n'avons été confrontés à tant de fermetures de lits. Cette situation est très inquiétante. Elle promet beaucoup de difficultés pour cet été ».

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 20:26
Manif pour l'hôpital de Morlaix du 27 avril 2017

Manif pour l'hôpital de Morlaix du 27 avril 2017

Les syndicats de l'hôpital de Morlaix (CGT, SUD et CFDT) appellent à un débrayage demain matin, lundi 3 juillet, à 10 h.
 

Tous les adhérents du comité de défense de l'hôpital qui le peuvent sont invités à soutenir leur action en étant présents à 10 h devant le bâtiment administratif de l'hôpital de Morlaix.


Roger Héré, pour le Comité de défense de l'hôpital de Morlaix

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 20:21
Selahattin Demirtas, le leader du HDP emprisonné par la dictature d'Erdogan, comme Figen Yuksedag

Selahattin Demirtas, le leader du HDP emprisonné par la dictature d'Erdogan, comme Figen Yuksedag

 Figen Yuksedag, co-présidente du HDP

Figen Yuksedag, co-présidente du HDP

La section du Pays de Brest du PCF apporte son soutien au rassemblement  qui aura lieu ce mardi 4 juillet à 19 heures place de la Liberté à Brest contre les atteintes aux libertés effectuées en Turquie.
 
La  deuxième audience du procès de Figen Yuksedag, co-présidente du HDP, parti de la gauche turque, aura lieu  le 4 juillet à Ankara. Symbole de la résistance des femmes contre le pouvoir islamo-conservateur de RT Erdogan, la dirigeante politique, élue avec 6 millions de voix, risque la peine maximale.
 
Le PCF, engagé de façon active dans le soutien aux député-e-s et maires emprisonné-e-s du HDP, sera cette fois représenté par la présidente du Conseil national du PCF, Isabelle De Almeida, et Méline Le Gourriérec, Commission des relations internationales.
 
La France et l’Union européenne doivent faire clairement entendre à la Turquie, membre du Conseil de l’Europe, qu’elle ne pourra impunément violer les droits humains.
 
  

_____________________________________________

Le 30/06/17, à 23:22, LDH BMO a écrit :
 
 
 
Communiqué de presse
basın bildirisi  
 
Les droits de l’homme et l’indépendance de la justice sont régulièrement  mis à mal, ces derniers temps, en Turquie mais également un peu partout  dans le monde. C’est pour  dire non à cette  dérive dangereuse qu’une marche civile et démocratique a lieu, depuis 16 jours, d’Ankara vers Istanbul.
 
Nous souhaitons soutenir cette initiative pacifique par un rassemblement :
 
Place  de la bien nommée Liberté, à Brest,
mardi 4 juillet à 19 heures,
 
et  demandons à tous les  amoureux  de la Turquie ou des droits  de l’homme de nous rejoindre et porter l’une des pancartes «  JUSTICE » traduites dans  les langues du monde  entier.
 
Organisé par : 
 
l’association Langues du Bosphore, 
le Collectif des amis de la Turquie, 
l’Université Européenne  de la Paix, 
la Ligue des Droits de l’Homme et le collectif Pinar Selek.
Le PCF Brest appelle à manifester pour le retour des libertés en Turquie et la fin de la répression de l'opposition démocratique, de gauche, et kurde: mardi 4 juillet à 19h place de la Liberté
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 20:12
15, 16, 17 septembre 2017: la fête de l'Humanité pour se donner des forces nouvelles! (Patrick Le Hyaric)

Nous dévoilons une nouvelle partie des programmes de la grande scène de la Fête de L’Humanité. Une nouvelle fois, elle est diverse, ouverte, et veut satisfaire au maximum d’envies et de goûts.

Chacune, chacun, dans la diversité de ses opinions, avec l’originalité des ses convictions humanistes, est invité à partager ces trois jours dédiés à la Justice, à la Liberté et à la Paix, ces trois exigences du monde qui vient.

La mobilisation va devoir redoubler dans les jours et semaines qui viennent et pendant l’été pour que la fête contribue à donner de la force aux mouvements sociaux, culturels, démocratiques, environnementaux.  Chaque bon de soutien donnant droit a l’entrée de la fête acheté est une pierre posé à l’édifice de résistance sociale.

C’ est un « non » affirmé contre la destruction du droit du travail par ordonnances, le cloisonnement de la démocratie politique et sociale, contre la restriction des libertés individuelles et collectives, contre la gangrène obscurantiste, un « oui » retentissant pour construire un monde de paix.

La fête sera le lieu original et incontournable du débat, après la longue séquence électorale qui pose des questions nouvelles à toutes celles et de ceux qui cherchent des voies efficaces pour l’émancipation humaine.

Elle sera une fête pour se retrouver, pour partager des expériences sensibles en goûtant au plaisir de la musique, du théâtre, du cinéma, de la littérature et pour ressentir la joie simple et intense des découvertes artistiques.

Chacune, chacun est invité à venir discuter avec des auteurs au village du livre, à déambuler à la découverte d’artistes confirmés ou en devenir de la Grande Scène à la scène Zebrock en passant par la Petite Scène ou l’espace dédié au jazz. Des centaines de stands et d’espaces offriront aux yeux du passant des expositions improvisées, des débats sur les grands sujets du quotidien et de l’avenir ; un village du monde est mis en partage pour partir à la rencontre des peuples en lutte pour partager les combats internationalistes de chacun des continents.

« Chaque Homme est une humanité, une histoire universelle » écrivait Michelet. Comment s’accomplir vraiment si ce n’est en conjuguant les espérances et expériences collectives de luttes et libre développement de chacun par le partage d’émotions ? Voilà, en somme, ce que vous proposera la fête de l‘Humanité les 15, 16 et 17 septembre prochains. Venez-y nombreux, avec élan, et faîtes venir celles et ceux que vous côtoyez. Ce sera le moyen de se donner de nouvelles forces !

Grande scène
  • Vendredi
  • Jahneration
  • Flavia Coelho
  • Gojira
  • « L’âge d’or du rap français » (Assassin, les Sages Poètes de la Rue, Stomy Bugsy, Passi…)
  • Feder
  • Samedi
  • Gavin James
  • Un air, deux familles (les Hurlements d’Leo & les Ogres de Barback)
  • Dub Inc
  • S-Crew
  • Trust
  • Iggy Pop
  • Dimanche
  • Les sœurs Bertholet
  • Renaud
Scène Zebrock
  • Vendredi
  • Bror Gunnar Jansson
  • Lo’Jo
  • The Psychotic Monks
  • Samedi
  • Corine
  • Storm Orchestra
  • Gisèle Pape
  • JP Manova
  • Trio Skyzo Phony
  • Dimanche
  • Cyril Mokaiesh
  • Santiago
  • Trio Skyzo Phony
Petite scène
  • HK (projet l’Empire de papier)
  • Karpatt
  • Sidi Wacho…

 

15, 16, 17 septembre 2017: la fête de l'Humanité pour se donner des forces nouvelles! (Patrick Le Hyaric)
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 19:59
Blanquer annonce le gel des postes 

 

Dans un entretien publié ce matin dans les journaux régionaux de l'est, comme L'Est républicain, JM Blanquer annonce un budget resserré et le gel des postes d'enseignants.

 

" Nous savons que la situation des comptes du pays n’est pas bonne", déclare le ministre en réponse à une question de Philippe Rivet. " Dans ce contexte, chaque euro public dépensé doit l’être de manière très responsable. L’éducation a été affirmée comme une priorité par le président de la République. Nous devons raisonner sur l’évolution qualitative de notre système et ne plus entrer dans l’éternel débat de la création ou de la suppression de postes. Aujourd’hui, nous pouvons penser que nous avons le nombre de postes qui convient.  A nous de bien gérer les moyens importants dont nous disposons pour évoluer sur le plan qualitatif avec bon sens, en utilisant nos ressources de la meilleure façon".

 

Ces propos recoupent ceux prononcés au Sénat le 28 juin où le ministre évoque "une constance" du budget.  Le président de la République s'était engagé à créer 2000 nouveaux postes d'enseignants pour permettre le dédoublement des CP et CE1 de l'éducation prioritaire. Il avait aussi permis d'augmenter la prime des enseignants de l'éducation prioritaire.  Ces mesures sont elles encore d'actualité ?

 

Dans L'est républicain

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 19:35
Pour Macron, le nouveau président des riches, "il y a ceux qui réussissent, et ceux qui ne sont rien"!

Alors qu'il inaugurait un colossal espace d'accueil pour les start-up en plein Paris, Emmanuel Macron a eu un mot malheureux à l'égard de ceux qui ne réussissent pas, estimant qu'ils n'étaient «rien». Ses propos ont suscité un tollé sur internet.

Le 29 juin dernier, le président de la République Emmanuel Macron inaugurait à Paris la Station F, décrite comme «le plus grand incubateur de start-up du monde». Dans cette ancienne gare réaménagée, en présence du maire de la capitale Anne Hidalgo et de l'entrepreneur et fondateur de Free Xavier Niel, le chef de l'Etat a livré un discours qui n'a pas manqué de scandaliser de nombreuses personnes. Dans les gares, a-t-il en effet déclaré, comme dans le monde, on croise «des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien». 

Pas de doute, ce type a la même connerie de petit coq aux horizons bornés, la même impudence et le même mépris de classe qu'un Sarkozy ou un Seguéla, l'homme qui mesure la valeur des êtres au prix de leur montre.   

Les "illettrés de Gad", les "syndicalistes trop nazes qui n'ont pas les moyens de s'acheter un costard et qui du coup ne devraient pas la ramener", et en bref ces millions de loosers de France dont certains lui ont tout de même donné leurs voix même s'ils gagnent moins de 10 000 € n'ont ... qu'à bien se tenir.

Ou plutôt ramper comme les larves qu'ils sont pendant que les grands de ce monde paradent à Versailles. 

Le monde est partagé en deux catégories: les winners, les entrepreneurs d'eux-mêmes qui veulent le fric et le succès, et ceux qui ne sont rien, la mort et le néant comme dirait l'autre maître en néantisation, simplement parce qu'ils n'ont pas eu l'ambition carriériste, la naissance appropriée, les moyens...

Ce type de discours d'un darwinisme social décomplexé et d'une nullité humaine et philosophique profonde fait douter de la réalité de l'initiation philosophique d'un Macron, secrétaire pendant quelques mois de Ricoeur, qui doit quand même bien se retourner dans sa tombe. 

La valeur d'un être, son bonheur, ne résident évidemment pas dans l'avoir et une vaine puissance extérieure. 

Moi je préfère mille fois la sagesse de vie de l'écrivain égyptien Albert Cossery qui pendant des années n'a écrit qu'une phrase ou une page d'humble et belle littérature chaque jour, Albert Cossery et ses beaux titres de romans:

"Les fainéants de la vallée fertile", "Mendiants et orgueilleux".  

Ou encore les paroles de l'Internationale: 

"Nous ne sommes rien soyons tout!" 

       

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 18:40
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Le Prochain Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté aura lieu le lundi 3 juillet 2017 à la CCI de Morlaix à 18h.

A l'ordre du jour :

- Attribution d'une subvention de 5000€ au RESAM-Maison du Monde

- Achat de l'ensemble immobilier Orange à Morlaix pour une opération commune avec Viséo (50 salariés à Morlaix), qui travaille avec de grands groupes français, sur le marché du luxe, de la cosmétique et de l'environnement et réalise avec ses 2200 employés dans le monde 200 millions de chiffres d'affaires annuel.

- Avance remboursable de 75 000€ de Morlaix Communauté et de 225 000€ de la région Bretagne à la société Global Seafood

- Convention de partenariat avec Technopole Brest Iroise

- Attribution d'une subvention de 12 500€ à l'ADESS

- Attribution d'une subvention de 15 000€ à Armor Aéro Passion pour le meeting aérien 2017 et le forum des métiers de l'aéronautique

- Attribution d'une subvention au pays de Morlaix pour le financement du poste d'ingénieur TELECOM

- Attribution d'une subvention de 887 000€ à la Maison du Tourisme du pays de Morlaix

- Adhésion au réseau Sensation Bretagne (10 500€) pour valoriser le littoral à vocation touristique

- attribution d'une subvention au PETR Pays de Morlaix pour le fonctionnement du Pays d'Art et d'Histoire

- Marché de services publics collectifs réguliers de Morlaix-Lannion – lignes non urbaines

- Marché pour la valorisation et le transport des déchets végétaux

- Attribution d'une subvention de fonctionnement de 8000€ à l'association SON AR MEIN

- Attribution d'une subvention de fonctionnement de 130 000€ au théätre du pays de Morlaix

(…)

Le Prochain Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté aura lieu le lundi 3 juillet 2017 à la CCI de Morlaix à 18h.
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 17:02
André Chassaigne (PCF) : "Je n'irai pas au congrès de Versailles pour écouter le monarque !" (La Montagne, 2 juillet 2017)
Le député PCF du Puy-de-Dôme, réélu avec 63,55 % face à un « marcheur », a retrouvé cette semaine sa présidence du groupe Gauche démocrate et républicaine. Il sera l’une des figures de l’opposition à l’Assemblée nationale. Interview.

Mercredi dernier, aux premiers jours de la reprise parlementaire, le communiste André Chassaigne a marqué les esprits. Alors que le débat en séance portait sur l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, le président du groupe Gauche démocrate et républicaine a pris à partie Richard Ferrand et vigoureusement dénoncé les « petits traficotages » de La République en Marche.

En opposant déterminé, André Chassaigne, qui ne compte pas se laisser déborder par Jean-Luc Mélenchon, sera à Versailles lundi 3 juillet. « Je n’irai pas au congrès pour écouter le monarque Macron, prévient-il. J’irai à 14 heures pour manifester sur l’esplanade ! »

"Le congrès, c'est la matérialisation d'une présidentialisation extrême que le président de la République est en train de mettre en oeuvre", insiste le député auvergnat, dont il faut rappeler qu'il a été réélu le 18 juin dernier pour un quatrième mandat, en recueillant 63,55% face à un candidat de La République en Marche.

Vous portez toujours la cravate dans l'hémicycle ?...

Je porte toujours la cravate dans l'hémicycle. Un ancien député communiste disait que la classe ouvrière était très attentive à ce que ses représentants apparaissent sous leur meilleur jour. C'est une tradition et une question de respect par rapport au mandat que l'on porte. Pour autant, s'il y avait des oppositions sur la tenue vestimentaire, je ne m'y opposerai pas dans la mesure où les personnes qui rentrent dans l'hémicycle sont habillées correctement, dans le respect des citoyens de notre pays.

Votre opposition sera frontale face à la majorité ? Vous voterez contre la confiance au gouvernement ?

Nous nous sommes déclarés comme un groupe d'opposition. Les députés communistes, bien évidemment, ne voteront pas la confiance au gouvernement. Les députés d'Outre-Mer ont leur liberté de vote et je ne leur ai pas demandé quelle serait leur position.

André Chassaigne (PCF) : "Je n'irai pas au congrès de Versailles pour écouter le monarque !" (La Montagne, 2 juillet 2017)

Dans toutes les mesures régressives qui seront annoncées par le gouvernement et je pense en particulier à la loi travail, qui va être une loi El Khomri XXL, nous serons en opposition frontale, oui.

Maintenant, nous prenons nos décisions sur un texte de loi en fonction de son contenu. Dans toutes les mesures régressives qui seront annoncées par le gouvernement et je pense en particulier à la loi travail, qui va être une loi El Khomri XXL, nous serons en opposition frontale, oui. Nous considérons que ce sont des coups d'une extrême gravité qui vont être portés à la protection des salariés. Mais il est évident que pour des textes qui, pour nous, peuvent aller dans la bonne direction, nous interviendrons pour les améliorer, en donnant notre point de vue pour qu'ils soient les plus justes possibles.

Concernant la loi de moralisation, nous avons déjà réfléchi et transmis des propositions au gouvernement pour l'améliorer. Par exemple, qu'on ne puisse pas voter un texte s'il n'y a pas plus de 20% des députés en séance, ou encore qu'il y ait un statut des collaborateurs de députés qui n'existe pas.

Peut-il y avoir des convergences entre votre groupe et celui des socialistes (31 députés), rebaptisé Nouvelle Gauche ?

C'est évident. Nous ne considérons pas qu'il y a deux groupes, celui des Insoumis et le nôtre, qui auraient le monopole de l'opposition de gauche au gouvernement. Les députés communistes travailleront à créer d'autres convergences y compris, nous l'espérons, avec des députés socialistes. C'est un de nos objectifs pour s'opposer à l'amplification de la dérive libérale.

Qu'attendez-vous du nouveau président de l'Assemblée nationale François de Rugy ?

Il a fait mardi un discours extrêmement ambiguë. Il a développé la nécessité qu'il y ait plus de citoyenneté, notamment avec les territoires, dans la construction de la loi, que les citoyens se réapproprient la politique. Ce que des députés comme moi ont déjà engagé dans leur circonscription. Ce qui m'inquiète dans sa déclaration, c'est qu'il a fait allusion à des blocages de fonctionnement de l'Assemblée nationale, et je sais qu'il y a un risque réel de limiter les droits des députés, notamment le droit d'amendement. Je serai très attentif à cela pour qu'il n'y ait pas de réduction des droits du Parlement. Nous ne voulons pas de dérive monarchique avec une hyper présidentialisation.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:56
Le groupe des députés PCF est le seul à avoir voté à l’unanimité de ses membres pour la loi Simone Veil légalisant l'avortement. Une façon de rappeler, en ce jour d'hommage pour cette grande dame, qu'il n'a pas fallu que le courage d'une femme pour légaliser ce droit, mais aussi la mobilisation de tout le mouvement féministe et des forces de gauche.
Gisèle Moreau : « A l’époque, l’interdiction de l’avortement était un drame national »
Entretien réalisé par Laurent Mouloud
Samedi, 29 Novembre, 2014
Humanité
Gisele Moreau, députée communiste de Paris en mars 1973
Gisele Moreau, députée communiste de Paris en mars 1973

Députée PCF lors du débat parlementaire de 1974, Gisèle Moreau se remémore ce combat passionnant et rappelle le rôle joué par les élus communistes. Entretien.

Elle n’avait que 34 ans à l’époque. Et était la plus jeune des – rares - femmes députées. Quarante ans après le célèbre débat parlementaire qui permit de légaliser l’interruption volontaire de grossesse (IVG), Gisèle Moreau revient sur cette rude bataille qu’elle mena dans l’hémicycle au nom du groupe communiste.
 
L’Assemblée nationale a adopté mercredi dernier, à une large majorité, une résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse. Quels souvenirs gardez-vous du débat de 1974 à l’Assemblée nationale ?
Gisèle Moreau. C’était vif et passionnant. Mercredi, la plupart des parlementaires n’avaient pas l’air très concernés, mais, à l’époque, c’était un véritable débat. La plupart des députés de la majorité de droite était contre ce droit à l’IVG. Mais les groupes n’avaient pas donné de consignes de vote. Le résultat n’était donc pas joué d’avance. Il fallait fouiller ses arguments et apporter des chiffres les plus convaincants possibles. Dans le même temps, il régnait une certaine acrimonie, agressivité même, de la part de tous ceux qui ne voulaient surtout pas accorder aux femmes la liberté de disposer de leur corps et de décider de leur maternité. Pour un certain nombre d’élus de droite, c’était une chose inconcevable.
 
Le PCF possédait à l’époque 73 députés. Quel a été leur rôle ?
Gisèle Moreau. Nous avons eu une position claire et nette en mettant en avant les conséquences de la loi de 1920 qui interdisait l'avortement et la contraception. Nous avons déposé plusieurs amendements, notamment sur la question cruciale du remboursement de l’IVG par la sécurité sociale. Autoriser l’avortement était évidemment nécessaire mais pas suffisant. Il fallait qu’il soit accessible à toutes. Une intervention hospitalière coûte cher et les femmes les plus modestes risquaient d’être exclues de ce droit. Nous nous sommes aussi beaucoup battus pour le développement de la contraception et l’éducation sexuelle, sachant que l’avortement est le recours ultime. Il a fallu affronter la droite qui a, tout d’abord, voulu renvoyer le projet. Je me souviens que nous avons alors proposé un article de loi unique abrogeant l’article 77 du Code pénal, celui qui réprimait l’avortement. Notre idée était de dire : si vous ne voulez pas adopter la loi maintenant, supprimez au moins les dispositions répressives qui font que les femmes risquent leur vie, non seulement avec des avortements clandestins mais également avec des poursuites judiciaires. Cette proposition nous a été refusée. Au final, les députés communistes ont joué un rôle très actif dans les débats alors que le Parti socialiste, lui, était plutôt flottant. De ce combat, nous en avons d’ailleurs tirés deux ouvrages (1).
 
Quel regard portez-vous sur le rôle de Simone Veil ?
Gisèle Moreau. Elle a joué un rôle évidemment positif. Elle a défendu la loi avec compétence et courage, d’autant qu’elle se battait contre son propre camp ! Mais Simone Veil n’a pas conquis toute seule ce nouveau droit. Elle avait l’assentiment du président Giscard d’Estaing et surtout le soutien de millions de femmes et de la majorité de l’opinion publique. L’avortement était à l’époque un drame national qui touchait toutes les familles. Chacun connaissait au moins un proche qui en avait des séquelles ou qui y était resté. Aujourd’hui, les jeunes ne s’imaginent pas les épreuves que leur mère ou grand-mère ont dû traverser, ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle ! Cela prouve que, dans les têtes, c’est un acquis définitif qui sera difficile à remettre en cause...
 
Il y a pourtant des tentatives de remises en cause chez certains députés, comme on l’a vu mercredi dernier…
Gisèle Moreau. Mercredi, dans l’hémicycle, un seul député – Jacques Bompard - s’est exprimé contre, et six autres ont voté comme lui. Mais à l’époque, ils étaient une quinzaine à partager le discours de Bompard... Virulents, ces « aboyeurs » agressaient surtout Simone Veil et nous interrompaient violemment lors de nos interventions. Les choses ont beaucoup changé en quarante ans. Aujourd’hui, tous les groupes ont signé cette résolution. Même si on n’est jamais à l’abri de rien, je ne crois pas à une remise en cause en France. Les femmes se sont tellement battues pour ça…
 
Etes-vous tout de même inquiète face aux difficultés d’application de ce droit ?
Gisèle Moreau. Effectivement. S’il n’y a pas de remise en cause du principe, il y en a une dans les faits, en raison du manque de moyens. Avec les restrictions budgétaires, notamment dans le domaine de la santé, il n’est pas facile d’appliquer ce droit à l’IVG. Il y a des motifs d’inquiétude et de combat. Les centres sont parfois surchargés ou, dans certains déserts médicaux, trop distants pour des jeunes filles sans aide. De même, on ne donne pas suffisamment les moyens pour faire connaître la contraception aux jeunes filles et la développer. Le vote, mercredi dernier, de cette résolution est donc un rappel très utile. Surtout s’il permet de s’attaquer aux problèmes budgétaires qui mettent en péril le droit à l’avortement.
 
 
(1)  Avortement et libre choix de la maternité. Textes et documents. Avril 1974.
Naissance, contraception, avortement : les moyens de décider. Editions sociales, 1980.
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:11
Trente ans après, Simone Veil se souvient
Entretien réalisé par Maud Dugrand et Mina Kaci
Vendredi, 26 Novembre, 2004
L'Humanité
Simone Veil à l'Assemblée en 1974
Simone Veil à l'Assemblée en 1974
 

Entretien avec Simone Veil. Le 26 novembre 1974, la ministre de la santé présentait son projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse. Finalement adopté grâce aux voix de la gauche, le texte marque un tournant historique pour le droit des femmes.

Il est 3 h 40 du matin. Nous sommes le 29 novembre 1974. Commencée trois jours plus tôt, la discussion s'achève enfin. L'Assemblée nationale adopte, par 284 voix contre 189, sur 479 exprimées, le projet légalisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Sans le soutien des députés socialistes et communistes, la loi n'aurait pas vu le jour. Rarement un texte n'aura suscité autant de haine et de violence de la part de parlementaires. À l'extérieur de l'Hémicycle, les militants de Laissez-les vivre distribuent un tract infâme. Intitulé « Ce sont nos enfants, voilà ce qu'ils en font », il est illustré d'une photo qui représente « l'écartèlement violent » d'un foetus d'un mois et demi au cours d'un avortement par aspiration. À côté des militants pro-vie, des femmes conduites par un prêtre récitent des prières en marchant, telle une procession, vers l'Assemblée nationale.

Dans cette atmosphère nauséabonde, Simone Veil, la ministre de la Santé, montre le visage d'une femme courageuse, convaincue de la justesse de cette loi qui va bouleverser la vie de millions de personnes. Entretien avec une grande dame.

L'Assemblée nationale a vécu, du 26 au 29 novembre 1974, des débats d'une rare intensité. Vous attendiez-vous à de telles réactions en présentant le projet de loi ?

Simone Veil. Je savais que les débats allaient être difficiles, d'autant que des tracts et autres brochures au contenu odieux étaient diffusés auprès des parlementaires. Certains d'entre eux tentaient, jusqu'à la veille de la séance, de me faire retirer le texte, à cause, me disaient-ils, des oppositions et des troubles qu'il suscitait dans la société. Mais j'ai été très surprise de voir certains des parlementaires avec qui j'entretenais des relations amicales tomber dans le machisme et la virulence, surtout quand ils évoquaient les raisons religieuses et philosophiques de leur rejet de la légalisation de l'avortement. Je savais que je pouvais compter sur le soutien des socialistes et des communistes. Il n'est jamais très agréable, quand on est dans une majorité, de compter sur l'opposition pour faire passer son projet, et que certains dans votre camp vous injurient à outrance.

Comment expliquez-vous cette haine - un mot que vous avez utilisé - de la part des parlementaires ? Est-ce parce que l'Assemblée était ultra-masculine ?

Simone Veil. Très peu de femmes siégeaient en effet à l'Assemblée. Si certaines d'entre elles étaient défavorables à la loi, elles ne l'exprimaient pas avec violence. Il y avait dans les propos des hommes comme une espèce d'escalade, sans même que les élus s'en rendent compte, sans qu'ils puissent se maîtriser. Depuis 1947, le gouvernement ne comportait pas de ministre femme. Là, les parlementaires avaient face à eux une femme, ce qu'ils estimaient comme une atteinte à leur pouvoir. De plus, cette femme leur parlait d'un sujet pénible... Je pense qu'ils se seraient comportés différemment avec un homme, par exemple un médecin. Il aurait été dans son « rôle », sans doute mieux accepté. Lucien Neuwirth, qui avait présenté en 1967 la loi sur la contraception, m'avait prévenu : « Vous verrez, cette question soulève une violence très forte. » Le comportement agressif révélait à quel point les hommes avaient peur que les femmes leur échappent. Davantage que l'IVG, la contraception marque la libération des femmes, elle représente le vrai tournant dans l'histoire des hommes et des femmes. À cette époque, l'épouse était complètement dépendante de ce que voulait le mari. L'homme était maître de la procréation.

L'Assemblée nationale exprimait-elle un décalage ou le reflet de la société de l'époque ?

Simone Veil. Le tabou sur l'avortement était extrêmement fort. Aussi les gens n'osaient-ils pas s'exprimer sur le sujet. Nous ne possédions pas d'enquête significative de l'opinion. En revanche, des associations comme Choisir, fondée par Gisèle Halimi, ou le Planning familial organisaient de multiples actions en faveur de la légalisation de l'avortement. Le Manifeste des 343 salopes a marqué les esprits, d'autant qu'il était signé par des actrices et des intellectuelles connues. Il en est de même pour le procès de Bobigny (voir ci-après - NDLR).

Quel était le poids de Laissez-les vivre, à l'époque ?

Simone Veil. Difficile d'en connaître le poids réel. C'était toujours les mêmes personnes qui effectuaient les commandos anti-IVG. En tout cas, ce sont des gens qui ont de l'argent, qui sont très sûrs d'eux, très motivés. Ces jours-ci, j'ai reçu des lettres, au ton poli, mais menaçantes. L'une d'elles emploie les mots « 6 millions » (les propos qui ont le plus choqué Simone Veil, rescapée d'Auschwitz, renvoyaient « aux embryons jetés au four crématoire ». Les « 6 millions » dont il est question dans le courrier font référence aux victimes juives des camps d'extermination - NDLR). Or, il n'y a pas eu six millions d'IVG depuis la loi !

Comment reçoit-on encore des lettres de ce type trente ans après ?

Simone Veil. Cela ne me touche plus... Je suis blindée.

Mais à l'époque ?

Simone Veil. Ce qui m'énervait alors, c'était de retrouver des croix gammées dans le hall de mon immeuble. C'était difficile pour mes enfants et certains de mes petits-enfants, qui ont eu des réflexions en classe. J'ai également pensé être agressée dans la rue. Or je n'ai eu que 4 ou 5 fois des réflexions très désagréables. Rien par rapport aux milliers de personnes qui m'ont manifesté leur sympathie et qui continuent à le faire. Je ne me suis, en fait, jamais vraiment sentie menacée. Il s'agissait essentiellement d'intimidation.

Est-ce ce contexte politique qui vous a obligée à encadrer un peu la loi, puisque l'IVG n'était pas remboursée par la Sécurité sociale ?

Simone Veil. L'esprit du texte n'était pas touché. Je tenais beaucoup à ce que la décision d'avorter soit sous la responsabilité de la femme elle-même. La définition du mot détresse incombait à la femme. C'était le pilier de la loi. Pour le reste, je devais jouer des équilibres, pour ne pas perdre les voix à gauche et en gagner suffisamment à droite. Et faire ainsi passer le projet. La question de la Sécurité sociale s'est posée dans ce contexte. Une pression s'était exercée sur les parlementaires, par le biais d'une grande campagne médiatique qui affirmait que, si la Sécurité sociale remboursait l'IVG, des assurés feraient la grève des cotisations... J'ai beaucoup hésité, car il aurait évidemment mieux valu que la Sécurité sociale rembourse l'acte. Ce qu'Yvette Roudy a réalisé en 1981. Mais à l'époque, je craignais le rejet du projet. Une disposition permettait toutefois un accès à l'aide médicale gratuite pour les personnes en difficulté.

Quel regard portiez-vous sur les mouvements féministes des années 1970 ? Vous-même, vous considérez-vous comme féministe ?

Simone Veil. Je ne suis pas, par tempérament, une militante. Ni féministe, ni politique. Mes attaches dans les partis ont toujours été des plus ténues. Je me suis inscrite à l'UDF très tardivement, à un moment où, postulant au Parlement européen, on était obligé de marquer une appartenance politique. Au fond, j'aime conserver mon indépendance. Bien sûr, j'ai été très intéressée par le Deuxième Sexe, de Simone de Beauvoir. J'ai été élevée par une mère qui, comme beaucoup de femmes après la guerre de 1914-1918, ne travaillait pas. Elle n'était pas féministe, mais elle nous a incitées à étudier et ensuite à travailler, seule façon d'accéder à l'indépendance économique. Ma mère vivait avec un mari très autoritaire, comme beaucoup à l'époque, cela m'exaspérait profondément car je l'adorais. J'estimais qu'elle se soumettait facilement à son époux. Et puis, en déportation, je me suis sentie préservée par les femmes. J'ai eu l'occasion de me trouver avec les hommes et, même dans ce contexte, il existait une violence que je supportais très mal. Ensuite, comme magistrate, j'ai travaillé à l'administration pénitentiaire où j'ai constaté que le régime des femmes détenues était beaucoup plus dur que celui des hommes. Je m'en suis donc beaucoup occupée, comme par exemple des conditions de détention des femmes au moment de la guerre d'Algérie, des militantes très engagées en faveur de l'indépendance qui avaient posé des bombes et le revendiquaient. Plus tard je me suis penchée sur le droit de la famille au moment des réformes du Code civil, et donc sur le statut de la femme sur le plan de l'autorité parentale, de la filiation et surtout de l'adoption. Et puis, dans les années soixante, avec les « trente glorieuses », tout en faisant appel à l'émigration à grande échelle la France incitait les femmes à travailler, on avait besoin de forces. Je m'étais rendu compte qu'au fond, entre les femmes et les immigrés existait une ressemblance : elles non plus n'étaient toujours pas intégrées dans la société. C'est tout cela qui m'a rendu féministe. Fondamentalement, les hommes et les femmes sont différents, n'ont pas la même sensibilité ni les mêmes priorités. La société ne s'en trouve qu'enrichie. J'ajoute que mon féminisme, c'est de contester l'absence de femmes dans les responsabilités aussi bien politiques que professionnelles.

Observez-vous une évolution des rapports entre les hommes et les femmes depuis trente ans ?

Simone Veil. Les choses ont beaucoup changé. C'est la mère de famille, la grand-mère et l'arrière-grand-mère qui parle. J'observe que la nouvelle génération d'hommes s'occupe beaucoup plus des enfants. La paternité est même très revendiquée. Mes enfants se sont davantage occupés de leurs enfants en bas âge. C'est encore plus vrai pour mes petits-enfants. Il n'empêche : de temps en temps, une de mes petites filles m'appelle pour me dire : « J'ai la grippe, il faut que je parte travailler et il y a les enfants ! » On sait très bien que les hommes occupent leur temps gagné par les 35 heures pour le bricolage et le sport, et que les femmes sont contentes d'avoir plus de temps pour le ménage et la maison, pour emmener les enfants chez le médecin... Et que 75 % à 80 % des tâches ménagères sont encore effectuées par les femmes ! Mais beaucoup d'hommes s'impliquent davantage dans ces tâches. Leur attachement aux enfants est très profond, ils se sentent beaucoup plus pères qu'autrefois.

Êtes-vous consciente d'avoir contribué à marquer un tournant dans l'histoire des femmes ?

Simone Veil. Je pensais que c'était d'abord la contraception qui avait marqué un tournant dans les rapports hommes-femmes. Cette maîtrise de la procréation est fondamentale. Pour l'IVG, je pensais que c'était surtout les générations qui avaient vécu avant la loi qui se sentiraient concernées. La fin de cette barbarie, de ces femmes qui mouraient, de cette boucherie... Mais je pensais que les jeunes oublieraient. Or, je suis tout à fait étonnée des réactions. Dans l'immeuble où je vous reçois, je croise souvent des jeunes femmes qui viennent faire de la formation professionnelle. Elles me parlent, elles sont ravies de me rencontrer. Cela m'étonne de les voir si informées, si intéressées et, je dirais, si gentilles avec moi. Si reconnaissantes.

Les hommes aussi s'en souviennent. Une loi pour l'histoire, par Simone Veil. Éditions Stock, 2004.

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