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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 18:33
Atelier régional santé PCF-Front de Gauche Bretagne: "L'aluminium, les vaccins et les 2 lapins" film documentaire et soirée débat sur la toxicité de l'aluminium dans les vaccins - jeudi 1er juin à Saint Brieuc, 20h

L'Atelier Citoyen de Bretagne PCF - membre du Front-de-Gauche organise une soirée consacrée au film : "L'ALUMINIUM, LES VACCINS ET LES 2 LAPINS"...film documentaire qui révèle la vérité sur la toxicité de l'aluminium utilisé dans les vaccins, en donnant la parole à des malades, des chercheurs, des journalistes, une historienne et des politiques."

 

Projeté le jeudi 1er Juin 2017 à 20h - Ouverture à 19h30 - au cinéma le Club 6 à Saint-Brieuc,
il sera suivi d'un débat avec :

 

Didier LAMBERT, ancien directeur de services médico-sociaux, président de l'Association E3M, co-auteur du film citoyen

Laurence COHEN, orthophoniste, sénatrice PCF du Val de Marne et vice-présidente des affaires sociales au Sénat, marraine de la campagne "Pour des vaccins sans aluminium"
 

Thierry BODIN, statisticien au centre de recherche de Vitry, Coordinateur des syndicats CGT de SANOFI, co-auteur de "Sanofi BigPharma, l'Urgence de la maîtrise sociale"

 

Cette initiative peut- être, bien entendu relayée autour de chacun-e.

Bien fraternellement

Pour l'Atelier Citoyen de Bretagne PCF membre du Front-de-Gauche
Christiane CARO

Didier Lambert, ancien directeur de services médico-sociaux, président de l'association E3M, co-auteur du film citoyen

Didier Lambert, ancien directeur de services médico-sociaux, président de l'association E3M, co-auteur du film citoyen

Laurence Cohen, sénatrice PCF Val de Marne, vice-présidente de la commission des Affaires Sociales, marraine de la campagne "Des vaccins sans aluminium"

Laurence Cohen, sénatrice PCF Val de Marne, vice-présidente de la commission des Affaires Sociales, marraine de la campagne "Des vaccins sans aluminium"

Thierry Bodin - statisticien au Centre de recherche de Vitry - coordinateur CGT des syndicats CGT de Sanofi, co-auteur de "Sanofi Big Pharma, l'Urgence de la maîtrise publique"

Thierry Bodin - statisticien au Centre de recherche de Vitry - coordinateur CGT des syndicats CGT de Sanofi, co-auteur de "Sanofi Big Pharma, l'Urgence de la maîtrise publique"

Débat organisée par Christiane Caro et l'atelier régional Santé-Protection Sociale du PCF-Front de Gauche sur les enjeux du numérique et de la télémédecine dans la santé avec notamment Irène Frachon à la fête de l'Huma de la Courneuve en septembre 2016

Débat organisée par Christiane Caro et l'atelier régional Santé-Protection Sociale du PCF-Front de Gauche sur les enjeux du numérique et de la télémédecine dans la santé avec notamment Irène Frachon à la fête de l'Huma de la Courneuve en septembre 2016

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 06:15
Vendredi 26 mai: Rendez-vous de militants de Morlaix-Libertés et de soutiens aux migrants du pays de Morlaix au CHU de Brest contre les Tests Osseux pour les mineurs isolés

Morlaix-Libertés a rendez-vous ce vendredi 26 mai avec la direction de l'hôpital de Brest à l'hôpital Morvan. Le but est de remettre le dossier de Morlaix Libertés pour dénoncer la pratique des tests osseux sur les mineurs isolés, de pointer les problèmes et les conséquences, de demander de mettre fin aux tests osseux présentant une grande marge d'incertitude et faits pour priver de droits les jeunes migrants. 

Un rendez-vous est donné par Morlaix-Libertés pour alerter sur les tests osseux au kiosque de Morlaix à 10h30 demain, samedi 27 mai. La presse sera invitée. 

 

A Morlaix et Brest,  le 20 avril 2017

A  l'attention du Président du conseil d'administration, du directeur de l'établissement et du comité d'éthique de l'hôpital de la Cavale Blanche de Brest

                        Mesdames, Messieurs,

   Nous, citoyens, membres de collectifs, d'associations, militants  ou  membres d'instances représentatives, venons vous alerter sur la pratique « de tests osseux », appellation correspondant à divers examens médicaux destinés à évaluer l'âge des mineurs isolés étrangers.

       La pratique de ces tests osseux est encadrée par la loi du 14 mars 2016. Par l'article 43 de la dite loi,  ces tests  ne peuvent être réalisés que sur décision de l'autorité judiciaire.  Ceci dit, le déroulement et les conclusions de ces examens médicaux relèvent de l'entière responsabilité des médecins de l'unité de médecine légale.  La pratique de ces tests pose une question essentielle d'éthique  liée   à la faiblesse de fiabilité sur le plan scientifique, et à la marge d'erreurs rendue évidente. Nous venons aussi vous apporter des éléments de preuves concrètes, de situations où la marge d'erreur à des conséquences désastreuses sur le devenir du jeune concerné. 

    Tout d'abord,  cette loi précédemment citée précise ceci : « les examens radiologiques osseux aux fins de détermination de l'âge, en l'absence de documents d'identité valable et lorsque l'âge allégué n'est pas vraisemblable, ne peuvent être réalisés que sur décision de l'autorité judiciaire et après recueil de l'accord de l'intéressé. Les conclusions de ces examens qui doivent préciser la marge d'erreur, ne peuvent à elles seules permettre de déterminer si l'intéressé est mineur. Le doute profite à l'intéressé.   . . . . ».

Dans les faits, le Parquet de Brest ne tient pas compte de la présence ou non de documents d'état civil, il ordonne systématiquement les examens de tests osseux. 

 Il peut paraître légitime que se pose la question de l'état de minorité. A ce propos, le Haut Conseil de la Santé Publique  (le HCSP) a rendu un rapport fin janvier 2014 : (extrait de la revue Pédiatrie pratique * N°283 * décembre 2016)

  1. La problématique est de répondre à une requête judiciaire, sans finalité de prise en charge médicale alors que la question est posée à un médecin. Pour cela, les médecins doivent rechercher la compatibilité entre les éléments rassemblés lors de l'examen et l’âge allégué par le jeune qui doit à l'avenir  être systématiquement noté dans la réquisition.
  2. La détermination de l'âge d'un individu lorsqu'il est adolescent ou adulte jeune est imprécise. La maturation d'un individu à des variations physiologiques en fonction du sexe, de l'origine ethnique ou géographique, de l'état nutritionnel ou statut socio-économique. Il existe aussi des variations pathologiques en cas de maladie chronique par exemple. Le retard pubertaire chez le garçon est une situation fréquente.
  3. Les âges osseux ont été déterminés à partir de populations caucasiennes  et pour celui qui constitue la norme de référence, l'atlas de Greulich et Pyle, une population américaine issue de classe sociale moyenne ou élevée, recrutée dans les année 1930. ces critères restent toujours valables tout au moins pour les populations Européennes.
  4. L'examen osseux doit avoir lieu dans le cadre d'une unité hospitalière de médecine légale par un médecin expert formé à cette problématique.
  5. Concernant les conditions de l'examen médical du jeune, le sujet doit en comprendre les raisons et donner son consentement éclairé. Pour ce faire, un entretien préalable est réalisé en présence du médecin, du jeune, et d'un interprète, si nécessaire. L'examen ne sera pas réalisé en cas de refus.
  6. Concernant les modalités de l'examen médical du jeune : l'entretien cherche à évaluer les antécédents médicaux du sujet, . . . , l'examen bucco-dentaire ne permet pas de déterminer la majorité d'un sujet . . . ,

Dans ce rapport , le Haut conseil de la santé publique conclut : « il n’est pas éthique de solliciter un médecin pour pratiquer et interpréter un test qui n’est pas validé scientifiquement et qui en outre n’est pas mis en œuvre dans l’intérêt thérapeutique de la personne. En cas de doute, une décision éthique doit toujours privilégier l’intérêt de la personne la plus fragile, en l’occurrence le jeune. »

En 2005, Le Comité Consultatif Nationale d’Éthique ( le CCNE) dit que les méthodes utilisées sont inadaptées pour déterminer avec précision l'âge osseux d'un individu. Le CCNE relève le manque de fiabilité des tests dont l'écart type est de 1 à 2 ans et émet des réserves éthiques quant au statut de l'expert médical dont la finalité de l'expertise est détournée.

En 2012, le Défenseur des Droits recommande que ces tests ne puissent à eux seuls servir de fondement à la détermination de l'âge des MIE, prévoyant que le doute doit systématiquement profiter au jeune.

Le conseil national de l’ordre des médecins rappelle dans un communiqué du 9 novembre 2010 son devoir de soigner tous les patients sans discrimination et demande que les « actes médicaux dans le cadre des politiques d’immigration soient bannis, en particulier les radiologies osseuses »

 En ce qui nous concerne, nous restons totalement opposé à la pratique de ces tests . Malgré cela nous pouvons tout de même saluer la prise de position de certains CHU comme celui de Rennes, où les médecins  se sont mobilisés  sur ce difficile équilibre entre science et éthique. Les radiologues ont estimé qu’il n’était pas éthique de solliciter un médecin pour déterminer si un enfant étranger est mineur ou majeur. Suivant les recommandations du CCNE qui sont de « rendre un résultat prudent » ils proposent l’abrogation de ces pratiques ou l’autorisation de répondre aux réquisitions avec une fourchette d’âge de 16 à 20 ans. De plus, fin de l’année 2010, le comité d'éthique rend une décision qui s'accorde sur les conclusions du Haut Conseil de Sécurité Public, préconisation  citée plus haut. Dans les faits, par la suite, la marge d'erreur indiquée dans Le rapport des examens rendus par les médecins radio-pédiatre ne semblait plus satisfaire  les instances judiciaires  car ils ont fini par ne plus en demander.

  Dans le  Finistère, nous voudrions illustrer nos propos en évoquant la situation d'un jeune homme pour qui cette réalité à été catastrophique (document ci-joint). Ce jeune, évalué et déclaré mineur en Loire Atlantique, est dirigé vers le Finistère via la plate-forme de la cellule Nationale. Dès son arrivée, sur réquisition du Parquet  de Brest, une réévaluation est demandée. Des examens de tests osseux sont pratiqués.  Son acte de naissance est saisi par la Police aux Frontières. 3 mois après, ce jeune reçoit un courrier du Parquet classant sans suite sa demande de placement. Une requête auprès du Juge des enfants lui a donné connaissance d'une partie des conclusions de l'enquête réalisée, le Juge a validé les conclusions de l'enquête en ordonnant un jugement de non lieu à assistance éducative. Il a été exclu du dispositif de protection de l'enfance. Accompagné par une association, il a fait authentifier son document d'état civil. Malheureusement trop tard. Cette preuve tardive remet fondamentalement en question la valeur de ces tests.

Vous avez commis une erreur qui est lourde de conséquence. De plus vous noterez, que l'un de vos médecins a osé le déclarer majeur à l'issu de l'examen bucco-dentaire (ce qui est contraire aux recommandations du HCSP). Ce jeune vient de fêter ses  17 ans.

  D'autre part, nous ne sommes pas dupes non plus des manœuvres politiciennes du  gouvernement qui revendique  très clairement sa volonté de fermeté à l'égard de l'immigration clandestine  en France, dont est issue la grande majorité des Mineurs Non Accompagnés. Par ses demandes systématiques d'enquêtes pour réévaluation (pour les jeunes  ayant déjà été déclarés mineurs dans un autre département), le parquet de Brest répond à ces exigences et contribue ainsi à une régulation de l’immigration sur notre territoire.  Vous devez prendre conscience que vous  ne représentez qu'un instrument pour les instances judiciaires.

Nous espérons que vous mesurez un peu plus toute l'hypocrisie qui entoure ces jeunes mineurs, car d'un côté tout le monde est unanime pour dénoncer la pratique de ces tests, y compris le conseil de l'Ordre des Médecins, et d'un autre côté ces tests continuent d'être pratiqués. Le Parquet continue de mettre à la rue des mineurs qui devraient bénéficier d'une protection sociale. Ces jeunes se retrouvent fragilisés , sans ressources et sans protection, ils sont en errance, à la merci des réseaux de prostitution et de délinquance.

Nous vous encourageons vivement à travailler sur le sujet, à réfléchir à la meilleure position à tenir au regard de votre code déontologique, des valeurs qui sous tendent  votre travail au quotidien et de l'éthique qui guide le sens de vos métiers.

 Bien entendu nous restons  vigilants  quant  à la pratique de ces tests osseux au sein de votre unité de médecine légale, des tests que nous condamnons fortement. Nous attendons de votre part une réponse sous une quinzaine de jours qui devra nous dire  précisément  la position que vous vous tenez à l'égard de la pratique de ces tests au sein de votre hôpital.

Nous vous prions de recevoir Mesdames et Messieurs, nos plus sincères salutations.

 

P.S : courrier envoyé en copie , au Conseil Départemental ,  aux juges des enfants et au Procureur de Brest.

 

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 06:11
Non aux manoeuvres militaires de l'OTAN en Bretagne! Oui à la Paix! Rassemblement le dimanche 28 mai à Carhaix
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 06:09

Le collectif "Bretons, solidaires et on agit" animé par Jeannine Daniel appelle à un rassemblement :

  Demain vendredi 26 mai à 15h30

     Devant la préfecture de Quimper

pour exprimer sa solidarité à Hamidou Mary menacé d'expulsion dans les jours à venir et obtenir que cette mesure scandaleuse qui le frappe soit soit levée.

Soyez présents, tous ceux qui le peuvent!

Rassemblement pour Hamidou à Quimper ce vendredi 26 mai à 15h30: "Bretons, solidaires et on agit"

Un collectif appelle à un rassemblement, vendredi à Quimper en faveur d’Hamidou. Installé à Scaër depuis 2012, il est sous le coup d’une expulsion.

« Si la situation ne revient pas à la normale, le 3 juin, Hamidou n’a plus de papiers. Il sera donc expulsable…» Jeannine Daniel et ses amis du collectif « On est Bretons, solidaires et on agit » tentent tout pour qu’Hamidou Mary, 37 ans, puisse continuer à travailler, à jouer au foot, à vivre à Scaër, aux côtés de son épouse et de sa fille d’à peine 2 ans.

Vendredi, ils appellent à un rassemblement à Quimper, devant la préfecture, à 15 h 30. « Dans cette histoire ubuesque, dans laquelle Hamidou est la victime d’un dispositif bureaucratique kafkaïen », le collectif interpelle l’opinion publique, faute de réponses de l’administration.

Agent de sécurité et papa

Cette « histoire » prend sa source en 2013. Titulaire d’une carte de séjour « salarié » depuis son arrivée en France, Hamidou se rend à la mairie de Scaër pour renouveler son titre.

Piero Rainero, élu municipal communiste à Quimper, poursuit : « À l’accueil de la mairie, il y aurait eu une confusion entre les photos de son dossier et celles de son frère, qui avait déposé une demande de titre de séjour en même temps. La mairie a mené une enquête. Une procédure au pénal a été ouverte pour tentative d’usurpation d’identité. »

« Une affaire qui ne devrait pas exister »

L’élu s’emporte : « Ce n’est pas dans les prérogatives d’une mairie que d’intervenir ainsi dans un dossier! Par ailleurs, depuis, Hamidou a déposé à la mairie de Scaër toutes les pièces nécessaires à son dossier… »

Depuis cette date, le trentenaire bénéficie d’une carte de séjour temporaire, à renouveler tous les deux mois environ. Formé aux métiers d’agent de sécurité, il est employé en CDI dans une grosse société de sécurité finistérienne, devient papa en juillet 2015 et continue de faire le bonheur de ses coéquipiers sur les terrains de football…

« La préfecture accorde à son épouse de venir le rejoindre à Scaër via le regroupement familial, lui renouvelle sans souci la carte de séjour temporaire, a vérifié son dossier avant son embauche dans une entreprise de sécurité…, résument ses soutiens. Et aujourd’hui, elle veut le foutre dehors? » 

Les membres du collectif ne comprennent pas.

 

Ils réclament « l’annulation de l’obligation de quitter le territoire… ». Cettedécision préfectorale a déjà entraîné une conséquence fâcheuse : l’employeur d’Hamidou a été contraint de le licencier. Piero Rainero soupire : « C’est une affaire qui ne devrait pas exister… » Sollicités, les services de la préfecture ne souhaitent pas communiquer en cette période de réserve électorale.

Lire aussi. Les expulsions de migrants font grincer des dents

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:36
Homophobie -
 Par / 23 mai 2017
Question écrite à la Ministre de la culture

Mme Laurence Cohen interroge Mme la ministre de la culture sur le comportement homophobe d’un animateur de la chaîne télévisée C8.

Le 18 mai 2017, sous couvert d’humour, cet animateur, d’une vulgarité affligeante, a été volontairement homophobe, en mettant en scène, à son insu, un jeune homosexuel. Cette séquence violente, humiliante, emplie de stéréotypes déplacés est inacceptable, et elle a choqué de nombreuses personnes, comme en témoignent les 20 000 plaintes reçues par le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en quelques jours.

L’animateur n’en est pas à son premier dérapage, il tient très régulièrement des propos homophobes, sexistes. L’émission a déjà reçu plusieurs alertes du CSA mais sans sanction réelle jusqu’ici.

La journée internationale de lutte contre l’homophobie du 17 mai 2017 a une nouvelle fois mis en lumière la recrudescence des actes homophobes en France, qu’il s’agisse d’agressions physiques ou verbales (+ 20 % par rapport à 2016).

Cette banalisation de l’homophobie engendre une véritable souffrance et une véritable inquiétude chez les personnes homosexuelles.

Elle lui demande comment elle entend intervenir auprès du CSA, pour que cet épisode ne reste pas impuni, pour que la chaîne et l’animateur soient sanctionnés. Cette émission très regardée par le jeune public ne peut pas continuer de véhiculer des propos dont elle rappelle qu’ils sont passibles de sanctions pénales.

Homophobie, affaire Hanouna: Question écrite de Laurence Cohen, sénatrice communiste, à la Ministre de la culture Mme Nyssen
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:30

Stéphanie Latte Abdallah :

"On estime qu’une proportion de 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Entre 2006 et 2008, au moment de la répression de la seconde Intifada, environ 8 000 Palestiniens étaient détenus. Les arrestations massives ont repris depuis les épisodes violents de l’automne 2013, puis de « l’Intifada des couteaux », nommé par les Palestiniens le « petit soulèvement (habbeh) », déclenchée en octobre 2015 : selon la police israélienne, 17 396 Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ont été arrêtés en 2014. Depuis l’occupation de 1967, ce système carcéral, arrimé à la justice militaire et à un système de la preuve ancré sur les aveux, n’a ainsi pas été seulement élaboré comme un mode de sanction pour des délits avérés et prouvés de type sécuritaire. Il est aussi un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation qui a criminalisé toute activité politique la contestant et tissé ce que je qualifie de véritable toile carcérale sur les territoires palestiniens : réalité et virtualité, cette toile carcérale consiste en un ensemble de dispositions juridiques permettant d’arrêter et d’incriminer un très grand nombre de personnes, hommes et femmes à partir de l’âge de 12 ans."

Stéphanie Latte : « Israël a tissé une toile carcérale sur les territoires palestiniens »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ROSA MOUSSAOUI
MARDI, 23 MAI, 2017
L'HUMANITÉ
Stéphanie Latte Politiste et historienne, chercheuse au CNRS. Photo : Laurence Fragnol
Stéphanie Latte Politiste et historienne, chercheuse au CNRS. Photo : Laurence Fragnol

Stéphanie Latte est politiste et historienne, chercheuse au CNRS, au Centre de recherches internationales de Sciences-Po. Elle voit dans le système carcéral israélien un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation.

L’actuelle mobilisation des prisonniers palestiniens en grève de la faim est-elle inédite par son ampleur et sa durée ? 

Stéphanie Latte. Ces dernières années, ce sont surtout de longues grèves individuelles ou de petits groupes (80 personnes en 2016) contestant la détention administrative qui ont été conduites. Celle-ci fait donc partie des grandes grèves de la faim qui ont eu lieu depuis 1967, comme celle de 1992 qui engagea quasiment tous les détenus et l’ensemble des partis et aboutit à l’allongement de la durée de visites familiales de 30 à 45 minutes et à la possibilité d’étudier en prison. Un droit retiré en juin 2011 suite à la décision du Premier ministre israélien de durcir les conditions de détention afin de les rendre plus proches de celles du soldat Gilad Shalit enlevé et détenu par le Hamas à Gaza entre 2006 et octobre 2011, tout comme la possibilité de passer le bac en détention, et de recevoir suffisamment de livres, journaux et vêtements des familles. Ce qui fait partie des revendications de la grève actuelle. Une grève réellement unitaire n’avait pas eu lieu depuis celle de 2004 qui se solda par un échec et eut des conséquences lourdes sur les mobilisations collectives en prison pendant la décennie qui a suivi. Le Mouvement des prisonniers politiques, créé dans les années 1980, a en effet été très affaibli au début des années 2000, malgré la signature du Document des prisonniers en 2006 par l’ensemble des représentants partisans qui appelaient à l’unité face à la scission entre le Hamas et le Fatah. D’une part, en raison de l’absence de transmission générationnelle alors que la plupart des détenus (à l’exception de 350) sont sortis avec le processus de paix. D’autre part et surtout car avec la reprise des incarcérations massives au moment de la seconde Intifada (2000-2004) un nouveau management carcéral qui a fortement individualisé la vie en détention a été mis en place par l’administration pénitentiaire. Il a séparé et isolé les détenus en quartiers en fonction de leurs appartenances partisanes mais aussi de leurs lieux de résidence et de leurs liens familiaux : les résidents des villes ont été séparés de ceux de camps et des villages ; ceux originaires de Ramallah ont été distingués de ceux venus de Naplouse ou de Jénine. Un système de promotion matérielle et individuelle a été installé, et la représentation politique collective des prisonniers politiques a également été mise à mal par une politique de transferts. Le Mouvement des prisonniers a refait surface lors de la grève de la faim d’avril-mai 2012 lancée par le Hamas dont certaines revendications étaient similaires à celles encore portées à présent : arrêt des mises à l’isolement prolongé, fin de la politique de la détention administrative. Si 20% seulement des membres du Fatah l’avaient alors suivie et aucun de ses leaders, elle attestait déjà d’un regain de cohésion nationale par-delà les murs. Le mouvement actuel, réellement unitaire, est porté par des leaders charismatiques de tous les partis : Marwan Barghouti, Ahmed Saadat, secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine, Abbas Sayyed, membre du bureau politique du Hamas, Zaid Bseiso du Djihad islamique, Wajdi Jawdat du Front Démocratique de Libération de la Palestine et Bassam Kandakji du Parti du peuple. Il signe le retour sur la scène politique du Mouvement des prisonniers.

Comment les formes d'expression politique des militants palestiniens incarcérés s'articulent-elles aux mobilisations à l'extérieur ? Comment s'inscrivent-ils dans le champ politique palestinien ?

Stéphanie Latte. Ce mouvement est massivement soutenu et fortement relayé dehors par tous les partis et par l’ensemble des forces de la société civile : BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), les comités de résistance populaire, le Conseil des organisations palestiniennes des droits humains, la Commission contre le mur et les colonies, le Haut comité de suivi pour les citoyens arabes d'Israël, etc. Il renforce et catalyse ainsi un front d’opposition large à la politique de l’Autorité palestinienne, qui divise de plus en plus le Fatah. Il intervient dans un contexte politique qui a vu s’accroître l’opposition de la société palestinienne et d’une part grandissante des cadres du Fatah et de la jeunesse du Parti à sa politique de répression des opposants, des mobilisations pacifiques et de la résistance, et à sa coopération sécuritaire avec Israël, maintenue pendant la grève, ce qui accroît les tensions avec la population, le leadership de la grève et ses soutiens dehors. Les communiqués du Mouvement des prisonniers associent de façon systématique la cause des détenus au boycott des produits israéliens, alors que l’Autorité palestinienne se borne à endosser le boycott des produits des colonies. Fervents défenseurs d’une ligne arafatiste, ils sont de plus en plus nombreux au sein du Fatah à afficher frontalement leur désaccord. Si nombre de cadres des partis traditionnels ont longtemps minoré l’impact des mobilisations de la société civile et de la jeunesse, ils ont maintenant pris acte de la nécessité de fédérer les fronts militants.

Quel est le rôle de Marwan Barghouti dans ce mouvement de protestation ?

Stéphanie Latte. Marwan Barghouti est une figure politique consensuelle et populaire au sein de la société palestinienne, donné vainqueur d’une prochaine élection présidentielle. Il est un symbole qui permet de fédérer le mouvement en prison et dehors. Représentant de la branche résistante du Fatah et ardent partisan de l’unité palestinienne, il est apprécié par l’ensemble des partis y compris le Hamas qui s’est engagé à le faire libérer lors d’un futur échange de prisonniers. Par ailleurs, il défend l’idée d’un vaste mouvement de résistance populaire pacifique et de désobéissance civile. Il est pour une solution à deux Etats dans le respect du droit international et contre les attaques visant des civils israéliens, et appelle au boycott économique et diplomatique d’Israël. Les prisonniers représentent à présent la seule ressource militante partagée à même de rallier le plus grand nombre, et c’est maintenant le leadership de l’intérieur des prisons qui, parce qu’il dépasse les conflits partisans dehors, est plébiscité par les partis, et de nombreux militants du Fatah, ainsi que par la société civile et les initiatives de jeunesse, inversant ainsi le rapport de force entre l’intérieur et l’extérieur des prisons.

Quelle place l'expérience carcérale tient-elle dans les biographies des militants palestiniens ?

Stéphanie Latte. Elle est centrale alors que les taux d’incarcération sont très élevés. En 1989, le taux d’incarcération était de 750 prisonniers pour 100 000 personnes (1), soit le plus haut au monde, et on estime qu’une proportion de 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Entre 2006 et 2008, au moment de la répression de la seconde Intifada, environ 8 000 Palestiniens étaient détenus (2). Les arrestations massives ont repris depuis les épisodes violents de l’automne 2013, puis de « l’Intifada des couteaux », nommé par les Palestiniens le « petit soulèvement (habbeh) », déclenchée en octobre 2015 : selon la police israélienne, 17 396 Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ont été arrêtés en 2014. Depuis l’occupation de 1967, ce système carcéral, arrimé à la justice militaire et à un système de la preuve ancré sur les aveux, n’a ainsi pas été seulement élaboré comme un mode de sanction pour des délits avérés et prouvés de type sécuritaire. Il est aussi un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation qui a criminalisé toute activité politique la contestant et tissé ce que je qualifie de véritable toile carcérale sur les territoires palestiniens : réalité et virtualité, cette toile carcérale consiste en un ensemble de dispositions juridiques permettant d’arrêter et d’incriminer un très grand nombre de personnes, hommes et femmes à partir de l’âge de 12 ans (3). Depuis quelques années, outre les membres du Hamas et du FPLP, les militants pacifiques engagés dans la résistance populaire dans les villages s’opposant au tracé du Mur et aux prédations territoriales des colons (Nai’lin, Bei’lin, Nabi Saleh, etc.) sont très fréquemment inculpés. En 2013 et 2014, selon l’ONG israélienne Court Watch, les comparutions les plus nombreuses devant les cours militaires ont été celles de très jeunes hommes – dont de nombreux mineurs – pour jets de pierres et celles d’hommes entrant en Israël sans permis. D’autres formes d’engagement et d’expression ont été récemment visés avec la multiplication des incriminations pour activités ou incitations sur les réseaux sociaux, l’arrestation de journalistes, de militants et de figures locales du mouvement BDS dont Omar al-Barghouti, l’un de ses fondateurs, au mois de mars 2017.

Comment l'information, les mots d'ordre circulent-ils en prison ? Comment s'élaborent les stratégies de mobilisation ?

Stéphanie Latte. Toute une série de moyens de communication existent entre les prisons, et vers l’extérieur. L’information a beaucoup circulé par le biais de tout petits contenants, les « cabsuleh », qui étaient ingérées. C’est moins le cas à présent alors que des téléphones portables ont commencé à entrer en fraude au début des années 2000, bien qu’ils soient peu nombreux à présent car régulièrement saisis par l’administration. C’est aussi par le biais des visites familiales, celles des avocats, au moment des transferts et lors des audiences au tribunal, et des multiples entrées et sorties que circulent les nouvelles et mots d’ordre. Quand une grève est décidée, un comité spécifique réunissant les leaders de la grève est désigné pour être l’interlocuteur de l’administration pénitentiaire (Shabas) pour les négociations.

Chez les plus jeunes emprisonnés pour des faits mineurs, la prison constitue-t-elle une expérience de politisation ? 

Stéphanie Latte. Oui, elle le reste même si l’expérience carcérale a été ces dernières années moins structurante que dans les années pré-Oslo, et si des activités individuelles (sport, TV, lectures de pure détente) ont pour partie remplacé la vie collective. La prison joue ainsi un rôle d’« université palestinienne », un lieu clé d’apprentissage militant et de formation où des cours et débats sont dispensés par les différents partis ou par des figures intellectuelles ou politiques. Les prisonniers sont en effet réunis en fonction de leur appartenance partisane, et s’ils en sont dépourvus, comme c’est le cas pour nombre de jeunes entrés en prison depuis 2013 alors que les mobilisations et actions violentes ont été le fait de jeunes non affiliés, ils vont en général dans la section Fatah, considérée comme « l’organisation mère ». Par ailleurs, les élections internes qui désignent la représentation politique et administrative des détenus, chargée des interactions avec le Shabas, et de l’organisation de la vie en détention, participent de cette socialisation politique.

Comment les femmes prisonnières s'inscrivent-elles dans ces mobilisations ?

Stéphanie Latte. Les femmes, peu nombreuses (61 détenues au 1eravril), ont toujours été plus isolées des canaux de communication. Dans le passé, elles ont conduit de longues grèves de la faim et se sont opposées à l’administration pénitentiaire pour obtenir un certain nombre de droits mais elles l’ont souvent fait de manière autonome (4). Leur mobilisation dépend aussi de la présence de figures militantes en détention à même de fédérer un mouvement. Lina Jarbouni qui représentait les détenues depuis de longues années et a été incarcérée pendant 15 ans a été libérée le 16 avril. Khaleda Jarrar, députée du FPLP, est sortie en juin 2016 après 15 mois de détention. Les femmes détenues ont fait des déclarations de soutien et annoncé une grève symbolique mais elles ne me semblent pas pleinement associées au mouvement.

De quelle façon les autorités israéliennes, qui contreviennent au droit humanitaire international, réagissent-elles à ces mobilisations collectives ?

Stéphanie Latte. Pour l’instant elles refusent toujours de négocier sérieusement avec le leadership de la grève. Elles ont tenté de casser le mouvement en isolant ses leaders et en transférant fréquemment les grévistes, en brisant les canaux de communication (interdiction des visites familiales et quasi-absence de visites des avocats), en adoptant une politique répressive (confiscation du sel, fouilles perpétuelles, harcèlement, etc.), en tentant de  discréditer la grève par la diffusion de fausses informations (comme le montage vidéo montrant Marwan Barghouti en train de manger) ou des rumeurs d’accords. Des négociations parallèles avec certaines figures, en excluant d’autres, notamment Barghouti, ont été tentées ; des rencontres avec des acteurs politiques censés pouvoir faire pression sur une partie du leadership ou des grévistes, tels que des responsables de services de sécurité de l’Autorité palestinienne ont également fait partie des stratégies.

  1. Human Rights Watch, Annual Report, 1991.
  2. http://www.btselem.org.
  3. Voir Stéphanie Latte Abdallah, « Déni de frontières. Toile carcérale et management des prisonniers politiques palestiniens après Oslo (1993-2010) », in Stéphanie Latte Abdallah, Cédric Parizot (dir.), À l’ombre du Mur. Israéliens et Palestiniens entre occupation et séparation, Arles, Actes Sud, 2011, p. 73-101.
  4. Voir Stéphanie Latte Abdallah, « Des féminités mobilisées et incarcérées en Palestine », Critique Internationale, 2013/3 n° 60, p. 53-69.
Journaliste à la rubrique Monde
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:16

Agriculture.  La vision des candidats

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    Agriculture.  La vision des candidats

Comment les candidats aux législatives sur la circonscription de Morlaix envisagent-ils l'avenir de l'agriculture ? Quelles sont leurs priorités pour la redynamiser ? Ce sont les questions que nous leur avons posées alors que le premier tour du scrutin, fixé au 11 juin, approche désormais à grands pas. Dans une région léonarde et trégorroise où l'agriculture demeure une composante importante de l'activité économique, leur vision sur la question est forcément intéressante à observer.

1. Patricia Blosse (Lutte ouvrière). L'agriculture n'échappe pas à l'exploitation et à la domination de la grande bourgeoisie sur les travailleurs. Revenus insuffisants et endettement sont le lot de nombreux agriculteurs car les banques, la grande distribution, les grands groupes de l'agroalimentaire dégradent leurs conditions de vie. Dans ces grands groupes tout puissants, la levée du secret des affaires permettrait aux paysans de voir dans quelles poches passent les richesses produites par leur travail

 2. Edith Roussel (Front national). Ma priorité est de favoriser les petites exploitations familiales et le développement des circuits courts. Cela permettra à nos agriculteurs de vivre décemment de leur travail. Je souhaite un allégement des charges et de l'administration qui leur prend un temps infini dans des journées déjà extrêmement chargées. Je souhaite aussi une revalorisation de leurs retraites, qui sont actuellement bien en dessous du seuil de pauvreté. 

3. Corinne Nicole (Oui la Bretagne). Il faut soutenir l'évolution et la diversification de l'agriculture pour aller vers des produits à plus forte valeur ajoutée. Chaque agriculteur doit pouvoir vivre de son métier. Du dynamisme de l'agriculture dépend aussi l'emploi agroalimentaire. La Pac doit évoluer pour gommer les distorsions de concurrence en Europe, être plus protectrice. Réglementairement, la profession doit être étroitement associée aux décisions et ses efforts pour la protection de l'eau reconnus.

 4. Christine Prigent (Europe Écologie - Les Verts). Nous prônons une agriculture familiale, bio et de qualité qui préserve la santé (paysans, consommateurs) : circuits courts, plateformes pour la restauration collective (écoles, lycées, Ehpad) qui crée des emplois. Arrêt des pesticides, des OGM. Réforme de la Politique agricole commune : pour l'emploi, la souveraineté alimentaire, le développement rural. Fin de la concurrence à l'agriculture des pays émergents.

 5. Jean-Paul Yves Le Goff (Rassemblement pour l'initiative citoyenne). Mon ignorance est profonde dans le domaine. Je sais seulement ce que sait (insuffisamment aussi) le grand public : les journées de travail interminables, le jamais de vacances, les endettements colossaux, les revenus dérisoires, les suicides à répétition... Nous devrions tous être atterrés. N'ayant guère d'illusions sur mes chances d'être élu, je pense que Sandrine Le Feur, agricultrice bio, pourrait faire beaucoup de bien à la profession.

 6. Julien Kerguillec (la France insoumise). Il faut accompagner la transition vers une agriculture diversifiée et écologique. Plafonner les marges de la grande distribution, garantir des prix rémunérateurs et décourager le dumping social et fiscal en Europe. Faciliter l'installation des jeunes et sanctuariser le foncier agricole naturel. Favoriser les circuits courts et la vente directe. Stopper les fermes usines. Refuser les OGM et les pesticides dangereux. Aller vers une alimentation 100 % bio local dans les cantines.

 7. Gwenegan Bui (Parti socialiste). La dérégulation des marchés agricoles a malmené nos exploitations. Il faut redonner aux agriculteurs une prise sur leur destin. Leur permettre de se regrouper pour être plus forts devant les industriels et les grandes et moyennes surfaces. Garantir un revenu décent en luttant contre la volatilité des prix en instaurant des mécanismes de régulation. Revoir la fiscalité agricole. Réviser la directive travailleurs détachés pour garantir le respect du principe à travail égal, salaire égal. 

8. Ismaël Dupont (Parti communiste). Le député communiste André Chassaigne a fait voter une revalorisation des retraites agricoles. Nous voulons une alimentation de qualité pour tous. Il faut stopper Tafta et Ceta, rompre avec les élevages surdimensionnés. Pour une transition vers une agriculture saine, le zéro pesticide, les circuits courts, le bio, l'agriculture raisonnée sont à développer. Encadrer les marges des supermarchés par des coefficients multiplicateurs et des conférences sur les prix. 

9. Maël de Calan (Les Républicains). L'agriculture représente 20.000 emplois directs et des dizaines de milliers d'indirects dans le Finistère. Si elle chute, toute notre économie chutera. Je me battrai pour alléger les charges (fiscales, sociales et administratives) qui plombent les exploitations, et pour revaloriser les prix (regroupement des producteurs, réforme LME...). Pour défendre notre agriculture, il faut élire un député qui pèse et qui saura se battre ! 

10. Sandrine Le Feur (la République en marche). Députée, je défendrai trois axes : réorganiser les filières pour mieux répartir la valeur ajoutée et assurer aux agriculteurs des prix rémunérateurs, simplifier les normes et défendre le droit à l'erreur face à l'administration, valoriser les circuits courts respectueux de l'environnement. Je veux une Pac au budget préservé et un système de subventions contra-cycliques de garantie sur les prix. Enfin, le chômage universel offrira une sécurité à tous. 

11. Serge Bougot (Parti breton, 100 % Breizh). Produire breton doit être synonyme de qualité, de respect de l'environnement, la garantie d'une vie et d'un salaire décent pour les agriculteurs, tous les salariés de l'agroalimentaire et du transport qui en dépendent. C'est un des piliers de l'économie bretonne. Il faut diversifier notre agriculture, réfléchir à la valeur ajoutée des produits et amorcer une révolution verte créatrice d'emploi. Nous n'y arriverons qu'à travers une Bretagne gouvernée par elle-même.

 12. Virginie Grall (Union populaire républicaine). La France voit son nombre d'agriculteurs diminuer de jour en jour, moins 90 % en 50 ans. Pour éviter la disparition des exploitations françaises familiales et pour lutter contre les grandes entreprises de l'agrobusiness, l'Union populaire républicaine (UPR) propose un programme de protection des marchés et des productions, de soutien économique et de développement des nouvelles techniques agrosylvopastorales.


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/agriculture-la-vision-des-candidats-26-05-2017-11528928.php#qYgSG92gUggBWrYC.99

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:10
Pierre Laurent (photo Le Télégramme)

Pierre Laurent (photo Le Télégramme)

Sénateur de Paris, secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent doit gérer une relation difficile avec le mouvement de La France insoumise et avec son président, Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, ce dernier a fait « un mauvais calcul ».



Avez-vous vraiment l'espoir de former un groupe parlementaire dans la prochaine Assemblée nationale ?
Oui. Je pense que des millions d'électeurs, parmi ceux qui ont voté Mélenchon et parmi ceux qui ont voté pour d'autres candidats de gauche, vont trouver dans la présence des communistes à l'Assemblée nationale le moyen de reconstruire la gauche et donner ainsi une garantie pour l'avenir. Je crois que le nombre de députés communistes et du Front de gauche peut être doublé. 

Vous êtes alliés parfois avec des socialistes, parfois avec des « insoumis » et parfois avec des écologistes. Ces alliances à géométrie variable ne sont-elles pas très ambiguës ?
Je ne le crois pas. Nous présentons des candidats dans la plupart des circonscriptions. À peu près 450. Et, dans un certain nombre de circonscriptions, nous soutenons des personnalités issues du mouvement social. Dans plusieurs dizaines de circonscriptions, nous soutenons des candidats de La France insoumise, des candidats écologistes et des candidats socialistes qui ont soutenu Benoît Hamon. Il y a une logique dans toutes ces candidatures : c'est que nous voulons contribuer à reconstruire une gauche qui soit fidèle à ses valeurs et qui ne s'embarque pas dans le soutien aux politiques libérales d'Emmanuel Macron. Il va y avoir besoin de cette gauche-là à l'Assemblée nationale. Dès cet été, pour empêcher le gouvernement d'utiliser les ordonnances contre le code du travail. 
 

 

Vous ne présentez pas de candidat contre Jean-Luc Mélenchon, vous en présentez un face à Benoît Hamon. Où est la logique ? 
À Marseille, nous avons cherché à créer les conditions d'une dynamique, au-delà de la seule circonscription de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons fait cette proposition d'aller à la bataille, ensemble, dans toutes les circonscriptions marseillaises, tout en nous retirant de la circonscription de Jean-Luc Mélenchon, faisant de la sorte un geste de bonne volonté. Malheureusement, La France insoumise n'a pas saisi cette main tendue. Dans la circonscription de Benoît Hamon, nous considérons que le rassemblement des forces de gauche passe par la présence d'un candidat communiste. Nous avons une présence ancienne et forte dans la ville de Trappes. Beaucoup d'électeurs souhaitent s'exprimer au premier tour en faveur d'un candidat communiste. C'est pourquoi nous présentons un candidat. 

Jean-Luc Mélenchon est-il en passe d'atteindre son objectif, à savoir « plumer la volaille communiste » ?
Il a fait un choix que nous n'avons pas compris, qui a consisté à ne pas partir pour les élections législatives en rassemblant toutes les forces de gauche disponibles. Il essaie d'installer une nouvelle force politique au détriment des autres forces de gauche. C'est un mauvais calcul alors que nous aurions dû aller, ensemble, à la conquête d'une nouvelle majorité. Ce choix de la division va handicaper cet objectif. La gauche nouvelle que nous allons devoir reconstruire ne sera pas constituée d'une seule formation politique. Nous aurions préféré un choix de candidatures communes dans le plus grand nombre de circonscriptions. Cela dit, nous considérons que les conquêtes sont possibles dans une dizaine de circonscriptions.

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:10
Morvan Marchal jeune (1920), en costume traditionnel breton - fond Mordrel (publié par Sébastien Carney)

Morvan Marchal jeune (1920), en costume traditionnel breton - fond Mordrel (publié par Sébastien Carney)

Vendredi 26 mai, de 14h30 à 17h00 aux AVF, section culture et histoire bretonne, de Landerneau, à l'invitation de Paolig Combot, je donne une conférence sur "Le Mouvement breton de 1918 à 1939" avec Gilles Meurice (la collaboration des nationalistes bretons) et Paolig Combot (la collaboration en Bretagne).

Ce sera à la salle municipale, 30 quai de Léon, juste en face du parking quai de Léon.   


Cette introduction sera basée sur un travail en vue d'une publication chez Skol Vreizh, pour l'appareil critique d'un essai de la costarmoricaine Maryse Le Roux, ancienne professeur de lettres qui a rencontré plusieurs militants de l'Emsav des années 30 et de la seconde guerre mondiale dans les années 90, et en a tiré une méditation personnelle passionnante et de haute tenue littéraire sur l'engagement breton, et une publication historique indépendante ultérieure sur le sujet des mouvements régionalistes et nationalistes bretons jusqu'à la guerre.

Ismaël Dupont

 

Voici le déroulé prévu de mon exposé d'une demi-heure:

1. - un bref passage introductif suite le mouvement régionaliste et nationaliste breton avant 14. L'URB, la FRB, Camille Le Mercier d'Erm et Louis Napoléon Le Roux et leur premier PNB.

2. - la naissance du groupe régionaliste breton, de Breiz atao et de l'Union de la jeunesse bretonne ((UYV, l'Unvaniez yaouankiz vreiz) dans l'après-guerre.

3. - Premiers portraits de Marchal, de Debauvais, de Mordrel

4 - Foisonnement culturel: les Seiz Breur, Gwalarn et Roparz Hémon

5 - 1927: le congrès de Rosporden et la naissance du PAB

6 - 1930 - Première expérience électorale aux élections législatives à Guingamp et à Rennes

7- 1931 - Scission au sein de l'EMSAV entre un PNB nationaliste tournant ses regards vers le fascisme et la FLB

8 - 7 août 1932 - L'attentat de Rennes, portrait de Lainé et "Gwen ha du"

9- 1933: Publication de SAGA, les liens du PNB avec l'Allemagne, la dérive vers l'extrême-droite avec la revue "Stur"

10. - les groupuscules d'extrême-droite dans le mouvement breton

11- Yann Sohier et Ar Falz - la sphère régionaliste communisante: Marcel Cachin, War Sao, War Zao la revue des bretons émancipés

12 - Raymond Delaporte, Fouéré, et le breton à l'école

13 - 1938-1939: intelligence avec l'ennemi... le manifeste anti-fasciste de la Fédération régionaliste de Bretagne, les procès des affichettes anti-françaises, l'affaire du Gwalarn

 

Pour en savoir plus, lire sur le Chiffon Rouge des articles écrits il y a quelques mois, fruit de 2 ans de lectures, incluant les dernières publications sur la question:

 

"Vie et destin de l'Emsav" - travail de 130 pages divisé en quatre parties

Vie et destins de l'Emsav : Première partie: l'émergence du mouvement régionaliste avant la première guerre mondiale - par Ismaël Dupont

Vie et destins de l'Emsav: deuxième partie: "Breiz Atao" jusqu'à la crise du Parti Autonomiste Breton en 1931 - par Ismaël Dupont

Vie et destins de l'Emsav: troisième partie: "1931-1939: un Parti National Breton évoluant vers le fascisme" - par Ismaël Dupont

Vie et destins de l'Emsav: quatrième partie: "le mouvement nationaliste breton dans la collaboration (1939-1944)" - par Ismaël Dupont

Et "Le Mouvement breton du XIXe siècle jusqu'à la seconde guerre mondiale": la synthèse corrigée et retravaillée. 

Le mouvement breton du XIXe siècle jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale: une chronologie (par Ismaël Dupont)

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 14:21
Agir en urgence pour les prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim: Interventions de Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de gauche, auprès du ministre des Affaires Etrangères Le Drian et du président du Parlement européen

Je suis intervenu une nouvelle fois aujourd’hui auprès de Madame Federica Mogherini, Haute-Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne, de Monsieur Antonio Tajani, Président du Parlement européen et de Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre d’Etat, Ministre de l’Europe et des affaires étrangères pour demander une intervention urgente et des actions concrètes auprès des autorités israéliennes en faveur des prisonniers palestiniens qui sont en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.
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Madame la Haute-Représentante,

Lors de la séance de questions d’actualités au Parlement européen, lundi 15 mai, j’ai une nouvelle fois proposé que l’Union européenne fasse respecter le droit international à propos des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.

Ils demandent le retour aux droits dont ils disposaient auparavant dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.
L’Union européenne a la responsabilité de faire respecter ses propres résolutions et la convention de Genève. La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Madame la Haute représentante d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère d’examiner la création d’une commission d’enquête sur la situation des prisonniers politiques palestiniens. La crédibilité de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Madame la Haute-Représentante, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Monsieur le Président du Parlement européen,

Lors de la séance de questions d’actualités au Parlement européen, lundi 15 mai, j’ai une nouvelle fois demandé que l’Union européenne fasse respecter le droit international à propos des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.
Ils demandent le retour aux droits dont ils disposaient auparavant dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.
L’Union européenne a la responsabilité de faire respecter ses propres résolutions et la convention de Genève.

La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Monsieur le Président, d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère d’examiner la création d’une commission d’enquête sur la situation des prisonniers politiques palestiniens. La crédibilité de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Monsieur le Ministre d’État,

J’attire votre attention sur la situation des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017. Ils ont entamé ce mouvement pour obtenir les droits dont ils disposaient auparavant, dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.

La France, qui a organisé la Conférence pour la paix au Proche Orient le 15 janvier 2017, ne peut pas se désintéresser de ce mouvement et des conséquences qu’il aura. Elle a la responsabilité de faire respecter le droit international et la convention de Genève.

La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Monsieur le Ministre, d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère une initiative commune avec les autres ministres chargés de l’action européenne et les chefs de la diplomatie de nos partenaires auprès des autorités israélienne. La crédibilité de la France et de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Monsieur le Ministre d’État, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Agir en urgence pour les prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim: Interventions de Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de gauche, auprès du ministre des Affaires Etrangères Le Drian et du président du Parlement européen
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