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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 16:38

Depuis plusieurs jours, la honte a changé de camp. Des milliers de femmes de tou­tes origines, des quatre coins du globe témoignent des violences sexistes qu’elles ont subies. Le scandale Harvey Weinstein a levé un tabou sur le harcèlement sexuel, entraînant un phénomène sans précédent. Femmes célèbres ou anonymes, elles dénoncent, sur les réseaux sociaux, propos, gestes déplacés, harcèlement ou agres­sion sexuelle, le plus souvent sans révéler l’identité de l’auteur. Avec #balance ton porc, cette parole libérée exprime un ras le bol massif, un dégout et une grande colère ; parallèlement, avec #Me too, c’est l’expression de la solidarité entre les femmes, ciment de tout combat féministe. Déjà des contre feux s’allument pour dénoncer cette campagne, la discréditer, mettre en doute la parole des femmes. Ce n’est pas nouveau et c’est justement pour cela que les femmes ont choisi les réseaux sociaux. Parce que, le plus souvent, elles ne trouvent pas l’écoute nécessaire, la prise en compte de leurs plaintes par les autorités compétentes quand on ne les culpabilise pas : ne l’avaient-elles pas cherché au fond ? (tenue vestimentaire, attitude, encouragement tacite…)

 

Il est très important de souligner que les faits dénoncés sont pour la plupart très anciens, ce qui démontre, s’il en est encore besoin, combien les violences, subies par une femme, la traumatisent à jamais. Les violences font partie intégrante d’un système de domination, le patriarcat, elles sévissent dans tous les milieux, dans l’espace privé comme dans les espaces publics (la rue, les transports, les institutions, les entreprises.)

 

Cette année encore, les communistes manifesteront, avec les associations féministes, le 25 novembre, pour dénoncer les violences faites aux femmes et ils seront au rassemblement du 29 octobre avec « Metoo dans la vraie vie ». 84 mille femmes, âgées de 18 à 75 ans, sont victimes de viols ou de tentatives de viols en France chaque année. Ça suffit ! La secrétaire d’état promet un projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes. C’est une bonne nouvelle mais à condition de ne pas oublier une chose fondamentale, comme le lui a rappelé Pierre Laurent, c’est qu’il faut dégager des moyens humains et financiers pour éradiquer les violences faites aux femmes. Or, son budget est en baisse pour 2017 et les 30 millions promis pour 2018 encore loin du compte. Il est urgent de mener une politique d’information, de sensibilisation, de prévention et d’éducation, impulsée par un Ministère des droits des femmes doté d’un budget de 1 milliard d’euros. Marlène Schiappa doit mettre à l’ordre du jour du Parlement, sans délai, la loi cadre contre les violences faites aux femmes qui a été élaborée en lien avec le Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) et que les 2 groupes parlementaires ont déposée au Sénat et à l’Assemblée nationale. Jusqu’à présent, la secrétaire d’Etat n’a pas montré une réelle volonté de combattre ce fléau, puisqu’elle a décidé de raboter voire de supprimer les subventions aux associations qui luttent contre les violences faites aux femmes !

 

Il faut dénoncer l’hypocrisie de ce gouvernement comme du précédent. La loi travail XXL et les ordonnances Macron vont renforcer le lien de subordination et donc fragiliser davantage les salarié-e-s tandis que la loi El Khomri rendait déjà très difficile la saisine des prud’hommes ! Comment dénoncer le harcèlement et l’agres­sion sexuelle dans ces conditions ? Les communistes combattent en faveur de l’éga­lité entre les femmes et les hommes, ce qui passe par le respect de chacune et chacun, dans la société comme à l’intérieur de notre organisation.

 

Le PCF se veut exemplaire du point de vue du comportement entre camarades. Il faut donc que des outils soient mis à disposition des adhérentes et des adhérents. Par exemple, généraliser un livret pour prévenir sexisme et violences, en rappelant la loi, les droits de toute victime, en donnant les coordonnées d’associations spéciali­sées, en explicitant les démarches à effectuer notamment le dépôt d’une plainte. La commission des conflits du PCF peut et doit être saisie, car c’est tolérance zéro pour tout acte de harcèlement ou d’agression sexuelle connu dans nos rangs

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 16:36

Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, analyse la raison de la pénurie de beurre dans certains magasins, et nous explique la voie de sortie de cette "crise".
 

Réalisation : Abrahim Saravaki

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 16:34

En installant le « comité Action publique 2022 », c’est une deuxième commission Attali que le gouvernement a créée. Sa composition est une illustration du macronisme : une commission dominée par des représentants du privé en position de dicter à l’État ce qu’il doit faire, au mieux de leurs intérêts.

 

Au rythme d’une création ou deux par mois de nouveaux comités Théodule, chargés de se pencher sur l’un ou l’autre dossier jugé prioritaire par le gouvernement, l’attention finit par baisser. La présentation par le premier ministre Édouard Philippe, le 13 octobre, d’un « comité Action publique 2022 », n’a pas échappé à la règle. D’autant que Matignon a adopté une communication allégée sur le sujet. Un discours de bienvenue, quelques mots pour annoncer la volonté permanente du gouvernement de moderniser l’État – en essayant de gagner en efficacité économique – sont censés tenir lieu de feuille de route pour cette nouvelle mission.

Pourtant, derrière cet habillage très patelin, c’est une nouvelle commission Attali qui est en train de se mettre en place. Avec parfois les mêmes hommes et, en tout cas, les mêmes idées. Comme la commission, ce comité est chargé d’édicter une série de mesures sur la transformation des services publics. Ses préconisations semblent être appelées à devenir un mandat impératif pour le gouvernement, au même titre que les résolutions de la commission Attali, en dépit de leur caractère débridé

 

Dans sa présentation, le gouvernement se veut très rassurant. Il s’agit « d’améliorer la qualité des services publics »« d’offrir aux agents publics un environnement de travail modernisé » et de mettre l’État à l’heure de la numérisation. Bien sûr, en faisant mieux pour moins cher : la réforme doit permettre « d’accompagner la baisse des dépenses publiques », en permettant une réduction de trois points de la part de celles-ci dans le PIB d’ici à 2022. Le gouvernement ne donne pas de chiffres. Mais passer de 57 % à 54 % de part des dépenses publiques représente entre 60 et 80 milliards d’euros d’économie. Des économies supportées essentiellement par les services publics, dans l’esprit du gouvernement.

La lettre de cadrage, adressée par le premier ministre à tous les membres du gouvernement, n’en fait en tout cas guère mystère. « Les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés en matière de réduction de la dépense publique impliquent de revoir profondément et durablement les missions de l’ensemble des acteurs publics », écrit-il en préambule. Dans ce cadre, le comité Action publique 2022 « sera chargé de produire un rapport identifiant des réformes structurelles et des économies significatives et durables sur l’ensemble du champ des administrations publiques. À cette fin, ce comité s’interrogera sur l’opportunité du maintien et le niveau de portage de chaque politique publique. Cela pourra notamment le conduire à proposer des transferts entre les différents niveaux de collectivités publiques, des transferts au secteur privé, voire des abandons de missions ». Sans s’en cacher, l’État prépare donc bien son désengagement.

 

Compte tenu de l’importance des services publics en France, de leur rôle dans le pacte républicain et de leur fonction économique et sociale dans le pays, leur évolution aurait au moins mérité un large débat démocratique. Le pouvoir a préféré l’éteindre par avance et confier tout cela à un comité. Et quel comité !

Le gouvernement a choisi d’en exclure l’essentiel des parties prenantes, de donner congé à la société civile. Aucun responsable de services publics et de la santé n’a été invité à y participer, pas plus que les syndicats ou les usagers. Aucune association n’a été conviée, pas plus que des représentants de l’Insee, des centres de sciences sociales ou de géographie, des responsables de l’aménagement du territoire. Des acteurs publics comme la Caisse des dépôts, les autorités de régulation ou de la concurrence, qui auraient peut-être pu partager leurs vues ou leurs expériences, ont été soigneusement tenus à l’écart. On ne retrouve aucune personne ayant des connaissances ou des expériences en matière d’environnement, de transports, de télécommunications, de réseaux, bref touchant à tous ces grands enjeux de transformation pour un État, à l’heure d’un changement inéluctable de modèle économique. Toutes ces expériences, ces voix ont été jugées inutiles.

En lieu et place, il y a les experts. « Tout se passe comme si le pouvoir était capable d’adopter les “bonnes décisions”, cautionnées par la Raison. Cette illusion cognitiviste – au terme de laquelle le politique serait en mesure de connaître la réponse juste – est le moteur de l’idéal épistocratique qui s’évertue à soustraire le gouvernant, réputé connaître et non vouloir, à l’épreuve de la discussion », prévenait le constitutionnaliste Alexandre Viala, dans une récente tribune publiée dans Le Monde, mettant en garde contre ces illusions qui mettent en danger la démocratie.

Le comité action publique 2022 illustre à la perfection cette réalité du macronisme. Emmanuel Macron lui-même paraît avoir veillé à établir la liste des noms, tant elle se calque sur celle de la commission Attali – son expérience fondatrice – et sa vision du monde, du pouvoir.

D’abord, il y a les énarques. Sur les 34 membres de ce comité, 17 sont passés par l’ENA. Cette qualité première n’en empêche pas d’autres. Le petit comité abrite ainsi de nombreux amis ou proches du président. Laurent Bigorgne, directeur de l’institut Montaigne, qui a hébergé le site d’En marche! à son domicile au moment de son lancement, est naturellement au premier rang. Nicolas Revel, ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée chargé du social au temps où Emmanuel Macron occupait le même poste à l’économie. Un ami si proche qu’Emmanuel Macron a voulu l’imposer comme directeur de cabinet à Édouard Philippe à Matignon. Frédéric Mion, qui a succédé à Richard Descoing à la tête de Sciences Po, a même eu le privilège d’être choisi parmi les trois présidents du comité.

Ensuite, il y a des hauts fonctionnaires, parfaits connaisseurs de l’appareil d’État, qui y sont parfois restés mais qui sont aussi partis dans le privé. Parmi les candidats retenus pour participer à ce comité, les fonctionnaires travaillant encore dans le public ont comme caractéristique d’avoir travaillé dans les cabinets de Nicolas Sarkozy ou de ses proches à droite. Les seules recrues de gauche sont d’anciens membres du cabinet de Manuel Valls à Matignon. Comme si aller chercher d’autres expériences était s’aventurer sur des terres inconnues bien trop dangereuses.

 

La réforme de l’État aux mains du privé

 

 

Après, il y a des économistes. Dans la liste des personnalités retenues se retrouvent Philippe Aghion, Jean Pisani-Ferry, Mathilde Lemoine. Hasard ! Tous les trois siégeaient déjà à la commission Attali. Là encore, il aurait été possible d’aller chercher d’autres économistes, d’ouvrir à d’autres réflexions, comme les inégalités, la redistribution, les biens communs, par exemple, qui sont devenus des thèmes centraux dans les débats académiques aux États-Unis depuis la crise financière. Mais Emmanuel Macron a préféré reconduire les « valeurs sûres », qui pourront rabâcher leurs avis, en reprenant le débat là où la commission Attali l’avait laissé, au temps du néolibéralisme triomphant des années 2006-2007, comme si tout ce qui s’était passé entre-temps n’était qu’une simple parenthèse, le néolibéralisme étant comme les lois de la physique, indépassable, intemporel.

Pour finir, dans la représentation du monde selon Emmanuel Macron, il fallait naturellement convier le secteur privé, qui doit inspirer la conduite de l’État. Les créateurs d’entreprise numérique y ont une place de choix, afin de donner quelques exemples et quelques leçons à la France start-up. Ainsi Paul Duan, présenté comme un entrepreneur social, un « as » de la Silicon Valley, a été invité à partager ses vues sur la conduite de l’État. Fin 2016, il devait terrasser le chômage, en faisant baisser d’au moins de 10 % le nombre d’inscrits grâce à ses algorithmes foudroyants. Neuf mois plus tard, soulignait Arrêt sur images, son site Bob emploi était toujours en version bêta. Trois mois après, il en est toujours au même stade. De même, Axel Dauchez, créateur « d’une plateforme de mobilisation de la société civile » et chantre de l’ubérisation de l’économie, qui s’est donné pour programme de « s’attaquer aux enjeux de la gouvernance des États », a été invité à participer aux travaux, comme porte-parole du nouveau monde face au vieux.

Seule concession faite aux usages, il a bien fallu nommer quelques représentants politiques (6 sur 34). La liste paraît avoir été arrêtée par Édouard Philippe. Car, à l’exception de François Bonneau (PS), nommé en tant que président de l’Association des régions de France, tous sont de droite (LR ou LREM), et beaucoup sont normands.

S’il y avait encore quelques doutes sur les mesures que va préconiser ce comité Action publique 2022, le choix du président donne de larges indications : il laisse le champ libre au secteur privé. Effectivement, quoi de mieux pour l’État que de se laisser dicter ses réformes par le privé, d’autant que ses avis sont toujours désintéressés.

Le gouvernement a ainsi choisi comme président du comité Action publique 2022 Robert McInnes, président du conseil d’administration de Safran. Mais ce n’est pas tellement à ce titre – même si Emmanuel Macron, lorsqu’il était à Bercy, rêvait d’instaurer des partenariats public-privé pour les équipements de l’armée –, ni pour le remercier d’avoir défendu la cause française auprès de l’Australie, lors de la signature du très grand contrat de sous-marins fabriqués par DNCS, qu’il semble avoir été choisi. Robert McInnes a d’autres qualités. Il a d’abord été pendant plusieurs années membre du conseil de surveillance de la Générale de santé. Ce groupe privé de cliniques s’est fait une spécialité de développer tout un réseau de cliniques, en trustant les activité les plus lucratives remboursées par la Sécurité sociale (accouchements, opérations de l’appendicite, fractures), laissant aux hôpitaux le soin de traiter les maladies longues comme le diabète, le cancer.

Il a été aussi vice-président de Macquarie Capital Europe. Cette banque d’investissement australienne se développe depuis des années en rachetant toutes les infrastructures stratégiques et des pans entiers du domaine public qui lui assurent des rentes, voire des monopoles. Elle investit particulièrement dans les réseaux de gaz et d’électricité, les autoroutes, les ports et les aéroports, les concessions d’eau. En France, elle est, par exemple, actionnaire des autoroutes Rhin-Rhône, un dossier cher à Emmanuel Macron. Ces dernières années, la banque s’est beaucoup intéressée au marché français et a recruté plusieurs anciens hauts fonctionnaires.

L’un d’entre eux a justement été invité à siéger dans le comité : Stéphane Brimont. Curieusement, Matignon insiste beaucoup plus sur son expérience passée en tant que dirigeant de la branche Europe de GDF-Suez. Mais il est surtout aujourd’hui  président de Macquarie pour la France et le Benelux, chargé de gérer le fonds infrastructures et actifs en Europe. Comme le souligne le groupe bancaire, cette embauche témoigne « de l’engagement et de la volonté de Macquarie de développer sa présence dans le marché des infrastructures en Europe Continentale et particulièrement en France ».

De même, le gouvernement se souvient surtout de Jean-François Cirelli comme président de Gaz de France, qu’il a su privatiser. Il se fait beaucoup plus discret sur ses nouvelles fonctions à la tête du fonds BlackRock en France, qui lui aussi a des vues sur le marché français. « Son rôle sera de renforcer le dialogue stratégique avec les principaux acteurs locaux, clients, régulateurs et fonction publique. Compte tenu de ses responsabilités passées au Trésor et au Club de Paris, il est particulièrement bien placé pour comprendre nos métiers », écrivait le fonds lors de son arrivée. En intégrant le comité action publique, Jean-François Cirelli a déjà rempli une partie des attentes de son nouveau groupe.

Par discrétion sans doute, le gouvernement a un peu minimisé les fonctions de Guillaume Hannezo. Oubliant de mentionner qu’il a été associé-gérant à la banque Rothschild, en même temps qu’Emmanuel Macron, il n’est présenté que comme gérant de FDR finance, une petite société de conseil. Mais Guillaume Hannezo est aussi conseiller (senior advisor) du fonds américain Lone Star, très engagé dans l’immobilier et les infrastructures. Il a déjà mené de nombreuses opérations en France. Mais c’est sans doute un simple oubli.

L’immobilier semble d’ailleurs un domaine qui attire particulièrement l’attention des anciens hauts fonctionnaires. Ainsi,  comme troisième président du comité, Matignon a nommé Véronique Bédague-Hamilius. Ancienne économiste au FMI, ancienne directrice de cabinet de Manuel Valls, très proche de l’entourage de Jean-Claude Juncker, elle aura sans nul doute à cœur de défendre la rigueur des comptes publics, de dénoncer « cette dette qu’il ne faut pas laisser aux générations futures ». Depuis quelques mois, elle est devenue secrétaire générale du groupe immobilier Nexity, un groupe qui se retrouve dans toutes les grandes opérations immobilières, notamment autour du Grand Paris, mais qui a aussi de grandes ambitions dans les services aux collectivités locales. Mais c’est naturellement en tant que grand commis de l’État qu’elle a été nommée. Tout comme Sabine Baïetto-Beysson, qui siège maintenant au groupe Icade, autre groupe immobilier très engagé dans le Grand Paris.

Tout cela, bien sûr, n’est qu’une succession de hasards, une simple illustration de l’évolution de ce que sont devenues les carrières des hauts fonctionnaires, oscillant entre le public et le privé, expliqueront les défenseurs du gouvernement. Néanmoins, la composition de ce comité est si attendue, si caricaturale qu’elle donne la mesure de l’état d’esprit dans lequel toute cette prétendue concertation est faite. Le temps qui lui est imparti indique d’ailleurs l’importance des travaux qui doivent être menés. Le comité Action publique 2022 doit remettre son rapport en mars 2018. Six mois à peine pour repenser le rôle de l’État et des services publics !

Un délai si court qu’il semble difficile pour ce comité d’analyser tout ce qui a été fait précédemment en matière de réforme de l’État, de tirer quelques conclusions sur la Lolf (loi organique sur les lois de finances) ou la RGPP (révision générale des politiques publiques), avec les dérives qui ont suivi. Du temps, il lui en manquera encore plus pour s’interroger sur les raisons des retards de la numérisation de l’administration. Pourtant, un certain nombre des membres de ce comité ont été témoins ou acteurs directs des différents projets. Depuis des années, l’État a dépensé des milliards pour se moderniser, en s’appuyant sur l’expertise de Microsoft, IBM, Capgemini, Accenture, Ernst & Young, etc., pour aboutir à des échecs comme le projet Louvois au ministère des armées, ou l’impossible dossier médical numérisé, un dossier lancé en 1997. Que peut apporter de plus le privé dans ces projets ? En quoi cela aide-t-il l’État ? En quoi les services qu’il peut fournir sont-ils meilleurs et moins coûteux que ceux du public ? Voilà des questions qui pourraient être posées mais qui ne le seront pas.

Ce comité n’est là que pour recycler et légitimer, à la lumière de son « expertise », des mesures déjà écrites par l’institut Montaigne ou la commission Attali, la proximité entre les deux rendant la distinction parfois difficile. En voici quelques exemples : diminuer la dépense publique de 20 milliards par an (Attali) ; s’attaquer au mille-feuille administratif en supprimant les départements (Attali) ; simplifier l’administration (Montaigne, Attali) ; supprimer 120 000 postes de fonctionnaires en cinq ans (Attali) ; établir un vrai dialogue avec le privé en lui permettant des cogestions avec l’État (Attali) ; abandonner des missions qui pourraient être facilement conduites par le privé (Attali) ; externaliser des fonctions de l’administration comme les ressources humaines ou la gestion de l’immobilier au privé (Attali) ; poursuivre la politique des partenariats public-privé (Montaigne, Attali) ; imposer aux hôpitaux de revoir leurs activités, quitte à en abandonner certaines, voire à fermer des établissements (Montaigne) ; favoriser les parcours santé par les mutuelles (Montaigne) ; accroître l’attractivité du secteur hospitalier pour la clientèle étrangère fortunée (Attali) ; renforcer l’attractivité des ports et des aéroports en les privatisant (Attali) ; privatiser les TER (Montaigne) ; fermer des gares (Montaigne) ; faire payer le vrai prix des transports (Montaigne) ; introduire des péages modulables selon les heures (Montaigne) ; et bien sûr mener toute cette politique tambour battant (Attali) !

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 05:58
Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, membre de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, membre de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat

Ma question s’adressait à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Madame la ministre chargée des affaires européennes, après avoir déjà passé sept ans en prison, notre compatriote Salah Hamouri a été une nouvelle fois arrêté par l’armée israélienne, le 23 août dernier.

Le 18 septembre suivant, un tribunal militaire l’a de nouveau condamné à une détention administrative, qui peut être, vous le savez, renouvelable à l’infini sans justification.

Ses avocats n’ont toujours pas pu prendre connaissance des preuves sur lesquelles ces incriminations se fondent ; sa famille n’a toujours pas pu lui rendre visite.

Face à cet acharnement politique contre un défenseur des droits humains dont le dossier est vide, face aux méthodes israéliennes arbitraires et contraires, sur bien des points, au droit international, le Quai d’Orsay a enfin dénoncé, hier, cette détention administrative.

Il était temps ! Il était temps que notre pays intervienne en faveur de l’un de ses ressortissants, victime d’une injustice. Le légitime combat de Salah Hamouri pour la Palestine est pacifique ; il ne ressemble en rien à une entreprise terroriste.

Madame la ministre, être préoccupé et dénoncer, c’est bien ; mais l’exigence d’une libération immédiate de Salah Hamouri demeure. Que comptez-vous faire ? (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur des travées du groupe socialiste et républicain.)
Mme Éliane Assassi. Très bien !

M. le président. La parole est à Mme la ministre chargée des affaires européennes.

Mme Éliane Assassi. Je ne vois pas le rapport avec les affaires européennes…

Mme Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes. Madame la sénatrice Prunaud, le Gouvernement partage votre préoccupation sur la situation de Salah Hamouri, ressortissant palestinien mais aussi français, donc notre compatriote.

Vous l’avez dit, il a été arrêté le 23 août dernier ; le juge de district israélien a confirmé, le 18 septembre, sa détention administrative ; la dernière audience en appel à l’encontre de cette décision de mise en détention s’est tenue à la Cour suprême israélienne de Jérusalem le 22 octobre.

Ni notre compatriote ni ses avocats n’ont pu avoir connaissance des charges retenues contre lui.

Comme tous les Français détenus à travers le monde, Salah Hamouri bénéficie pleinement de la protection consulaire française, en conformité avec la convention de Vienne. Notre consul général lui a ainsi rendu visite sur son site de détention, et le consulat général était présent à chacune des audiences publiques auxquelles il a comparu.

Nous avons fait part aux autorités israéliennes de toute l’attention que nous portons à son cas et de notre préoccupation face à l’usage extensif de la détention administrative. En effet, je le rappelle, l’utilisation abusive et systématique de la détention administrative porte atteinte au droit à un procès équitable et aux droits de la défense. Nous demandons que l’ensemble des droits de notre compatriote soient respectés, et nous espérons sa libération. Nous sommes aussi intervenus pour demander que sa famille puisse lui rendre visite.

Soyez assurée, madame la sénatrice, de l’attention avec laquelle nous allons continuer de suivre la situation de M. Hamouri, et non pas seulement par des déclarations publiques. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche.)

M. le président. La parole est à Mme Christine Prunaud, pour la réplique.
Mme Christine Prunaud. Je prends bonne note, madame la ministre, de l’attention que vous portez à cette affaire.

Les autorités françaises ont su engager des démarches similaires. Ce que vous avez pu exiger de la Turquie, un pays qui n’est pas non plus démocratique, pour la libération de Loup Bureau, nous souhaiterions que vous l’exigiez aussi pour Salah Hamouri, puisque ni l’un ni l’autre ne sont terroristes. Ce que nous voulons, c’est sa libération immédiate, et non pas dans deux, trois ou six mois.

M. le président. Veuillez conclure, ma chère collègue !

Mme Christine Prunaud. Telle est la volonté de beaucoup d’entre nous, sur ces travées, et de bien des associations.

Je vous saurais donc gré, madame la ministre, de bien vouloir être encore plus exigeante.

- le 26 octobre 2017

Salah Hamouri

Salah Hamouri

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 05:46
Ian Brossat

Ian Brossat

C'est en réaction à l'annonce de ces logements sociaux dans les beaux quartiers de Paris que le site d'extrême droite Riposte Laïque a répandu sa haine, allant jusqu'à des propos explicitement menaçants, contre Ian Brossat, adjoint communiste au logement. 
Totale solidarité à notre camarade, qui avait déjà été victime d'une campagne de dénigrement et de haine venue des grands bourgeois du 16e arrondissement quand il avait piloté le projet d'installation du seul centre d'hébergement pour sans-abris que compte le 16e arrondissement, près du bois de Boulogne, épisode narré par les Pinçon-Charlot dans la très bonne BD documentaire "Panique dans le 16e".  
Mixité sociale. 250 logements sociaux s’invitent dans le Paris des riches
CAMILLE BAUER
MERCREDI, 25 OCTOBRE, 2017
L'HUMANITÉ
L’acquisition et la transformation de ce bâtiment de 1 700/m2, propriété du ministère des Armées, vont permettre de doubler le nombre de logements sociaux dans le 7e arrondissement. RIVP communication
 

Au terme de plusieurs années de négociation, la capitale a obtenu la cession à prix réduit par le ministère des Armées de la moitié de l’îlot Saint-Germain, un bâtiment prestigieux au cœur d’un arrondissement chic et déficitaire en HLM.

«Une vraie victoire pour la mixité sociale », s’enthousiasme Ian Brossat, adjoint PCF en charge du logement auprès de la maire de Paris. Après des années de négociation, la Ville a signé lundi un protocole entérinant l’acquisition pour 29 millions d’euros de la moitié de l’îlot Saint-Germain pour y construire 251 logements sociaux. La transformation de ce bâtiment de 1 700 m2 propriété du ministère des Armées, et situé dans un des quartiers les plus chics de la capitale, va permettre de doubler le nombre de logements sociaux dans le 7e arrondissement, où le foncier est rare. Avec seulement 300 appartements HLM, cette circonscription dont Rachida Dati est la mairesse est en la matière la plus déficitaire de la capitale. « Cette opération s’inscrit dans notre stratégie de rééquilibrage car il n’est pas juste que les arrondissements du Nord-Est parisien portent seuls l’effort de solidarité », commente Ian Brossat. Le rééquilibrage est d’autant mieux assuré que 126 de ces nouveaux logements qui vont être construits par la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) seront des Plai, c’est-à-dire la catégorie la moins chère des HLM. Cent autres seront des HLM intermédiaires, dits Plus, réservés à ceux dont le revenu est inférieur à 45 000 euros annuels pour une famille de trois personnes. La création d’une crèche de 66 berceaux et celle d’un gymnase viendront compléter la transformation de ce bâtiment historique en lieu d’habitation.

Obtenir du foncier à des prix avantageux

« Une énorme satisfaction après plusieurs années de bataille », estime Ian Brossat. Les négociations sur l’avenir de l’îlot Saint-Germain par la Ville de Paris, qui souhaite obtenir du foncier à des prix avantageux pour poursuivre son plan de construction de logements sociaux, ont démarré au début du quinquennat de François Hollande. La volonté de la mairie s’est notamment heurtée à la résistance du ministère des Armées. Soumis à des restrictions budgétaires, ce dernier souhaitait vendre son bien au prix du marché – soit au moins 90 millions d’euros pour la partie concernée par le projet – pour en tirer le maximum de fonds. Cet enjeu était d’autant plus important que l’État va devoir débourser 154 millions d’euros par an pendant vingt-sept ans pour la maintenance et l’entretien du nouveau siège du ministère des Armées, fruit d’un partenariat public-privé avec Bouygues dont la construction a déjà coûté 4,2 milliards d’euros. Dans sa croisade, le ministère de la Défense a reçu le soutien d’élus de droite, à l’image de l’ex-député « Les Républicains » Jean-François Lamour, qui avait estimé en 2015 que « les ventes doivent être faites au juste prix, afin de ne pas priver le budget de la Défense de subsides dont il a plus que jamais besoin ». « La réalité, c’est que la loi Duflot et le mécanisme de décote nous ont permis d’avancer », explique de son côté Ian Brossat. Depuis cette loi votée en 2014, l’État peut vendre les bâtiments ou les terrains avec une décote allant jusqu’à 100 % si c’est pour y construire des logements sociaux. Ce mécanisme a déjà été utilisé à cinq reprises par la mairie de Paris, notamment pour acquérir de l’espace, dans des quartiers où le foncier est rare et cher.

La baisse des APL va néanmoins compliquer la réalisation du projet. La baisse des loyers imposée aux organismes HLM par le gouvernement pour compenser la réduction du montant des aides au logement s’applique aussi aux réalisations à venir. Cela signifie que les loyers qui vont être pratiqués à l’îlot Saint-Germain seront plus faibles que prévu, générant un manque à gagner de 3 millions d’euros par rapport aux projections initiales. « Cette perte sera compensée par les fonds propres de la RIVP et par la mairie car nous sommes très attachés à ce projet », tempère Ian Brossat. Il s’inscrit dans une politique de la mairie de Paris qui vise à combler le déficit de logements sociaux dans la ville la plus chère de France. « Sur ce point nous sommes un peu au-dessus des objectifs que nous nous étions fixés, se réjouit Ian Brossat, puisque nous faisons 7 500 logements sociaux par an, dont une moitié en constructions neuves. » Et la mairie a d’autres projets. Elle devrait récupérer prochainement pour y faire des logements sociaux les terrains de deux casernes prêtées aux armées, dont l’une dans le très bourgeois 16e arrondissement.

La baisse des APL au Conseil d’État

Le Conseil d’État doit examiner aujourd’hui le recours déposé par le collectif Vive l’APL contre la baisse de 5 euros du montant des aides au logement décidée en juillet par le gouvernement. Le collectif demande notamment à la plus haute juridiction administrative de suspendre en urgence l’application du décret et de l’arrêté mettant en œuvre cette baisse forfaitaire, qui touche sans distinction 6,5 millions de bénéficiaires.

Journaliste rubrique Société
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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 05:37
Octobre 1917- 2017: pour de nouvelles conquêtes!

Il y a cent ans, la révolution d’Octobre 1917 menée par le peuple russe avec les bolcheviks, arrachait sous le gouvernement de Lénine les conquêtes suivantes :

- La paix mettant fin au massacre de la première guerre mondiale (plus de 18 millions de morts)
- La socialisation des terres et l’expropriation des grands propriétaires fonciers
- L’établissement du contrôle ouvrier sur les entreprises
- La nationalisation de toutes les banques privées
- L’abolition du vieux système judiciaire
- La séparation de l’Eglise et de l’Etat
- La création d’un nouveau système scolaire mixte, laïc, gratuit et obligatoire
- L’institution d’une orthographe simplifiée pour faciliter l’alphabétisation 
- L’établissement du mariage civil
- Le droit à l’avortement
- L’octroi aux femmes de droits égaux à ceux des hommes
- La dépénalisation de l’homosexualité
- L’abolition de toutes les divisions en castes (nobles, marchands, paysans) et de tous les titres et privilèges
- L’institution de l’assurance en cas de maladie ou de chômage
- La proclamation de l’égalité et de la souveraineté des peuples de la Russie, de leur droit à disposer d’eux-mêmes y compris jusqu’à l’indépendance, comme le feront aussitôt la Finlande, la Pologne, l’Ukraine
- L’abolition de tous les privilèges nationaux et religieux
- Le libre développement des minorités et groupes ethniques
- L’abrogation de toutes les mesures discriminatoires envers les Juifs...

Et tant d’autres mesures progressistes. Gardons-les en tête maintenant que cette « grande lueur à l’Est » s’est éteinte depuis bien longtemps, recouverte par des cendres. Car face au capitalisme déchaîné qui détruit les hommes et leur planète, il faudra bien qu'à notre tour nous arrachions de nouvelles conquêtes sociales.

Maxime Cochard, PCF PARIS 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 05:11
Rajoy est en train de radicaliser toute une région pour pérenniser sa domination, celle de sa caste et d'une constitution marquée par le sceau du franquisme (Marie-Pierre Vieu, députée européen PCF

- Destitution du président de la Catalogne Carles Puigdemont, de son gouvernement et du chef de la police
- Dissolution du Parlement de Catalogne et convocation de nouvelles élections le 21 décembre
- Les ministères du gouvernement central assumeront les pouvoirs de l'administration catalane
- Saisie du tribunal constitutionnel pour obtenir la nullité des mesures adoptées vendredi après-midi par le Parlement catalan.

Et derrière ces mots, quels actes maintenant? On emprisonne 2 millions de catalans? Cette fuite en avant liberticide et sécuritaire dans laquelle s'engage l'État espagnol est mortifère pour la démocratie dans le pays. Bien au delà du debat sur indépendance ou pas de la Catalogne, Rajoy est en train de radicaliser toute une région, d'opposer les espagnols là où ils peuvent se retrouver et cela pour pérenniser sa domination, celle de sa caste et une constitution encore marquée du sceau du franquisme.

Qu'attendent #Macron et l'#UE pour réagir?

Solidaire des catalans et du peuple espagnol!

Marie-Pierre Vieu, parlementaire européenne communiste 

Rajoy est en train de radicaliser toute une région pour pérenniser sa domination, celle de sa caste et d'une constitution marquée par le sceau du franquisme (Marie-Pierre Vieu, députée européen PCF
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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 04:53
Manif pour l'hôpital public - Morlaix, avril 2016

Manif pour l'hôpital public - Morlaix, avril 2016

Nouvelle cure d’austérité pour l’hôpital, déjà à bout de souffle
MAUD VERGNOL
LUNDI, 23 OCTOBRE, 2017
L'HUMANITÉ

La ministre de la Santé juge que 30 % des dépenses de l’assurance-maladie ne sont « pas pertinentes ».

L’Assemblée nationale s’attaque demain au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le premier du quinquennat Macron. Une « révolution en douceur » pour « sauver la Sécu », assure la ministre de la Santé pour justifier son budget. Agnès Buzyn a en effet détaillé hier dansle JDD les mesures préconisées par le gouvernement pour atteindre 4,2 milliards d’euros d’économies sur l’assurance-maladie, après les 10 milliards (plan triennal d’économies 2015-2017) du gouvernement précédent. À lui seul, l’hôpital, déjà à bout de souffle, devra encore se priver de 1,6 milliard. « 30% des dépenses de l’assurance-maladie ne sont pas pertinentes », prétend la ministre, estimant qu’« il y a une marge de manœuvre énorme », comme le développement de l’ambulatoire, la réduction du nombre d’hospitalisations et « la fermeture de lits qui ne servent à rien »… Pourtant, l’activité hospitalière augmente de 2 % par an en volume et les professionnels de santé ne cessent d’alerter sur les retards de prise en charge et les embouteillages aux urgences, faute de lits. Sur la hausse de 2 euros du forfait hospitalier – cette nouvelle taxe déguisée pour les 5 % de Français les plus fragiles, qui n’ont pas de complémentaire santé –, Agnès Buzin invoque « un simple rattrapage ». Aux oubliettes les belles promesses du candidat Macron sur la lutte contre les inégalités d’accès aux soins. Enfin, « des modes de tarification centrés sur la pertinence des soins » pourraient réformer le financement des hôpitaux, assure la ministre de la Santé, qui envisage « un intéressement dès lors qu’ils répondront aux objectifs de qualité, de pertinence et d’efficience »... Un millier d’amendements ont été déposés par les députés, qui vont plancher sur les 57 articles du PLFSS jusqu’au 30 octobre.

Chef de la rubrique Politique
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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 08:17
Rassemblement pour les Urgences de l'hôpital de Morlaix - 19 octobre 2017

Rassemblement pour les Urgences de l'hôpital de Morlaix - 19 octobre 2017

Comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix

 

Invitation à l’assemblée générale du 7 novembre 2017

 

Cher(e) ami(e)

 

Tu es invité(e) à participer à l’assemblée générale de l’association CDHPPM qui aura lieu

 

le mardi 7 novembre 2017 à 18 h,

 

Grande salle du centre Gallouédec,

 

28 rue de la mairie à Saint Martin des Champs.

 

L’ordre du jour sera le suivant :

 

- Rapport moral,

 

- Rapport d’activité,

 

- Rapport financier,

 

- Renouvellement des membres du conseil d’administration et du bureau

 

- Questions diverses :

 

* Préparation de la rencontre du 13 novembre avec Mme Le Feur, députée,

 

* Rencontres de la Coordination nationale à Mayenne les 17,18 et 19 novembre

 

Nous espérons que tu pourras te rendre disponible et te remercions par avance de ta participation

 

Bien amicalement

 

La présidente

 

Martine Carn

 

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 08:01
photo Le télégramme - AG intersyndicale des personnels de la mairie de Morlaix, 26 octobre 2017 à Kernéguès

photo Le télégramme - AG intersyndicale des personnels de la mairie de Morlaix, 26 octobre 2017 à Kernéguès

Réunis ce jeudi après-midi en intersyndicale, les agents de la ville ont voté, à l'unanimité, une grève reconductible à partir de lundi. Ce mouvement, en lien avec l'augmentation prévue de leur temps de travail, menace la tenue du semi-marathon Saint-Pol - Morlaix, le dimanche 5 novembre.

Le piquet de grève organisé devant puis dans l'hôtel de ville, lundi, était une première étape. La municipalité n'ayant, selon eux, pas entendu leurs revendications, les agents municipaux passent, cette fois, à la vitesse supérieure, en entamant un bras de fer. Réunis en intersyndicale CGT-CFDT hier après-midi, dans leurs locaux de Kernéguès, ils ont, en effet, décidé, après une demi-heure de discussions mais à l'unanimité, d'entamer une grève à compter de lundi, 8 h, avec rassemblement devant les ateliers. 

Un mouvement reconductible destiné à faire pression sur le maire Agnès Le Brun et ses services, afin qu'ils renoncent à faire passer le temps de travail des 436 agents de la ville à 1.607 heures annualisées au 1e r janvier (contre 1.540 actuellement). « Lors de notre dernière entrevue, le maire a eu un discours politique qui ne nous a pas convaincus, a indiqué Philippe Tromelin, délégué CFDT. Et il est hors de question que l'on paye pour la politique que Macron veut mettre en place

Menace sur le semi-marathon

Fort de la réussite de leur précédente action (137 agents présents au plus fort de la manifestation de lundi), les représentants du personnel n'ont donc absolument pas l'intention de baisser pavillon. « Si la grève doit durer, elle durera. Avec toutes les conséquences que cela entraînera », assument-ils. En d'autres termes, il est tout à fait envisageable qu'aucun service ne fonctionne la semaine prochaine. Et que le semi-marathon Saint-Pol - Morlaix, prévu le dimanche 5 novembre, ne puisse finalement pas se tenir. 

Voirie, signalisation, électricité... L'implication des agents est, en effet, nécessaire à la bonne organisation de l'événement sportif. Et à moins qu'ils ne soient réquisitionnés au dernier moment par la mairie (ce qui reste une possibilité), les agents ne lèveront pas le petit doigt s'ils n'obtiennent pas satisfaction avant.

Réunion cet après-midi

Autant dire que la réunion prévue cet après-midi, à 15 h 30, à la mairie, entre Agnès Le Brun et les représentants du personnel, s'annonce un peu tendue. « On a été prévenus très tardivement, alors que nous avions déjà décidé de notre assemblée générale », confie Philippe Tromelin. Qui estime néanmoins que cette « convocation signifie que la municipalité a peut-être des choses à proposer ». 

De son côté, Agnès Le Brun a simplement pris acte de la décision. Et s'est réjouie de voir les représentants du personnel revenir à la table des négociations. « Elles n'auraient jamais dû s'arrêter car nous n'avons jamais fermé la porte », explique-t-elle, estimant qu'il faut encore discuter, qu'il y a « plein de sujets sur lesquels on peut intervenir ». Moyennant quoi, elle ne désespère pas de trouver un accord qui satisferait tout le monde. « C'est le principe des négociations. Mais ça ne fonctionne pas quand on dit non à tout ».

 

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