François Bourven, militant communiste, le mari de Michèle Bourven, née Lacroix, qui est notre camarade de la section du PCF Morlaix, comme ses enfants François Bourven (ancien secrétaire départemental du PCF Finistère, cheminot, responsable syndical) et Guillaume Bourven, est décédé le 11 mars 2010, à 85 ans.
Né en 1925, cultivateur à Plougonven, il est entré dans la résistance en Décembre 1943, dans un groupe FTPF du secteur de Scrignac commandé à l'époque par Armel Coant, lequel sera fusillé par les Allemands le 8 août 1944 à Rennes.
Le maquis de Scrignac était aussi organisé par Emile Le Foll, qui aida Michèle Bourven à porter plainte en 2010 quand elle reçut une lettre anonyme inspirée par des idées d'extrême-droite et /ou Breiz Atao pour salir la mémoire de son mari et celle de la Résistance après son décès.
De Décembre 1943 à Mars 1944, François Bourven a participé à des distributions de tracts et de journaux clandestins.
Le « maquis rouge » FTPF de Scrignac est particulièrement important. François Bourven l'intègre après l'exécution de l'abbé Perrot qui est suivie d'une intense activité de répression de la part des Allemands du Kommando de Landerneau dirigé par Schaad et de leurs auxiliaires miliciens et collaborateurs français, dont un certain nombre de nationalistes bretons du PNB. C'est par eux qu'Armel et Francis Coant, les deux cousins, sont arrêtés, torturés, avant d'être fusillés à Rennes.
Puis il a participé à des activités barrages de routes, abattages d'arbres, sabotages de lignes téléphoniques ennemies pendant le débarquement des Alliés sur les Côtes Normandes, aux parachutages d'armes et munitions du 14 et du 21 juillet à St Mandez (Côtes du Nord) et au Vieux Moulin de Scrignac.
Il est de l'attaque d'un convoi allemand à Lémézec (Scrignac). Plusieurs Allemands sont tués et blessés. Il participe aussi à la Libération de la presqu'île de Crozon dans le secteur de Plougastel et Logonna Daoulas.
Engagé volontaire, il participe à la Libération de Lorient au sein du 118e RIMB avec 12 000 autres résistants des autres mouvements épaulés par l'armée américaine. Face à eux, pendant 6 mois, sur le Front de Lorient du 15 novembre 44 à mai 1945, 26 000 soldats de l'armée allemande, dont 2000 Russes, 285 Polonais et Tchèques.
Après-guerre, François Bourven devient cheminot à Paris, puis brocanteur, puis il se réinstalle à Plougonven, au Kermeur, où il exerce comme brocanteur. Il était adhérent à l'ANACR.
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