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C'est le Figaro qui l'écrit !!!!
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Selon une récente étude, les ménages français détiendraient environ 300 milliards d'euros dans des paradis fiscaux, soit 15% du PIB (produit intérieur brut) de la France. Quant au 0,01% des ménages les plus fortunés, soit environ 3520 ménages, il détiendrait à lui seul près de 50% de ces richesses: soit 150 milliards d'euros.
Les fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FA (Autonomes), FO, FSU, Unsa et Solidaires appellent les quelque 5,4 millions de fonctionnaires à une journée de grève et de manifestations le 10 octobre. C’est une unité d’une ampleur inédite depuis dix ans.
Dans un communiqué commun les fédérations syndicales dénoncent les « mesures négatives » du gouvernement qui « s’accumulent » pour les fonctionnaires et qu’elles jugent « inacceptables ». La date retenue correspond à celle que s’était fixée le gouvernement pour organiser un « rendez-vous salarial » avec tous les syndicats, portant sur le pouvoir d’achat et la rémunération des fonctionnaires en général. Il doit conclure une série de rendez-vous préalables, entamés le 7 septembre.
Force est de constater que le gouvernement a entamé un dialogue de sourd avec les syndicats.
Les mesures annoncées sont d’une violence inédite et le passage en force du gouvernement a été entièrement assumé par M. Darmanin :
Dans ce contexte de guerre ouverte aux agents du service public, la proposition faite par le gouvernement aux syndicats pour compenser la hausse de la CSG a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle prévoit « une suppression de la cotisation exceptionnelle de solidarité (CES) de 1 % pour les fonctionnaires » et de la cotisation maladie de 0,75 % pour les contractuels, ainsi qu’une « indemnité compensatoire au 1er janvier ». Mais elle ne sera « en aucun cas synonyme de hausse du pouvoir d’achat, contrairement aux engagements pris par le Président ».
Tous les éléments sont réunis pour faire du 10 octobre une journée puissante dans l’indispensable élévation du rapport de Force.
L’UGICT appelle tous les ICT à descendre dans la rue le 10 octobre pour défendre leurs droits et revendications !
Le collectif Fonction publique de l’UGICT revendique :
NAISSANCE DE LOUIS ARAGON, LE 3 OCTOBRE 1897, IL Y A 120 ANS
Lu sur la page Facebook de notre camarade Robert Clément
Pour l’occasion, voici le texte de l’interview de Philippe FOREST publiée par l’Humanité le 25 septembre 2015. Il écrit : " Il s'agit avec Aragon, d'une œuvre majeure et d'une existence multiple "
Le romancier Philippe Forest publie chez Gallimard une biographie monumentale intitulée Aragon (1). Il est le troisième biographe de celui qui fut dans son siècle à la fois poète, romancier et militant avec toujours la même énergie et la même envergure. Il évoque pour nous la figure de celui qu’il n’a pas connu, mais qu’il admire jusque dans la multiplicité de ses masques dont il se défend de dévoiler tous les mystères.
Avez-vous connu personnellement Aragon ?
Philippe Forest Non. Je l’avais aperçu de très loin, vers la fin de sa vie, au début des années 1980, en tête du cortège d’une délégation du Parti communiste qui défilait contre l’implantation des euromissiles sur le continent. J’avais été frappé par son allure à la fois romanesque et romantique. Il était coiffé d’un grand chapeau et portait une vaste cape. Et puis il était drapé dans le prestige qu’il exerçait sur le jeune homme que j’étais à l’époque. J’avais 20 ans à sa mort.
On connaît déjà la biographie écrite par Pierre Daix et celle de Pierre Juquin. Comment vous situez-vous par rapport à eux ?
Philippe Forest Ma position est très différente. Je n’ai pas vécu la période dont je parle et je ne suis pas un militant communiste. Je suis arrivé à Aragon par la littérature. Cette biographie est certes politique, mais surtout une biographie d’écrivain par un écrivain. C’est à ce titre que j’ai été sollicité par Gallimard. J’ai une dette immense à l’égard de Pierre Daix. Son ouvrage, que je considère aujourd’hui encore comme remarquable, m’a été extrêmement profitable. Il a accompagné une génération de lecteurs, puisqu’il a été écrit en 1974, du vivant d’Aragon. Certes, il ne traite pas du dernier tiers de sa vie. Daix demeure très évasif là-dessus. Il me semblait qu’il restait donc une place pour un travail un peu plus équilibré même si, bien sûr, on accorde toujours plus d’importance dans la biographie à l’enfance et à la jeunesse. Juquin a mis au jour des tas d’éléments que je cite en lui rendant hommage, mais nos projets sont différents. Ma biographie constitue le récit de la vie d’Aragon. Elle s’attache aussi à un parcours attentif de son œuvre dans sa diversité. J’ai tenu à m’effacer le plus possible derrière mon sujet, même si, selon l’épigraphe que j’emprunte au dernier livre d’Aragon, Théâtre/roman, lorsqu’on écrit la vie des autres, c’est sa propre vie qu’on écrit aussi. J’ai voulu être à la fois présent et discret.
À vous lire, on s’aperçoit que vous vous méfiez sensiblement du travail du biographe…
Philippe Forest J’écris une biographie en essayant de réfléchir à ce que je fais tout en le faisant, afin d’éviter de tomber dans les pièges qui sont parfois ceux du genre. Je pense notamment à l’illusion rétrospective. Comme disait Sartre, « On prend toujours le temps par la queue. » On explique tout ce qui s’est passé à la lumière de ce qui va se passer. Or, le propre de la vie, justement, c’est que nul ne sait ce qu’il adviendra demain. J’essaie de ne pas expliquer le mystère d’Aragon. Aucun secret révélé ne peut tout éclairer ou alors on tombe dans l’analyse sauvage et réductionniste.
Le sujet Aragon est infiniment pluriel. Comment raconter cela ? Quel Aragon choisir ?
Philippe Forest Le pari a consisté à être fidèle à la complexité du personnage. J’ai suivi l’homme et l’écrivain dans toutes les entreprises simultanées dans lesquelles il s’est engagé. Aragon est écrivain et aussi militant. Prenons les années 1930. Il se lance dans la conception de son grand cycle romanesque, le Monde réel, en même temps qu’il dirige plusieurs revues et un grand journal. Il va être l’un des principaux organisateurs de la lutte antifasciste des intellectuels européens. Il fait la navette entre la France et l’URSS. Il se rend en Espagne au moment de la guerre civile. Il va en Angleterre, aux États-Unis. Il mène simultanément plusieurs vies et il est d’ailleurs régulièrement au bord de l’épuisement. Il ne s’arrête jamais et cela vaut pour toutes les périodes de son existence. J’ai pu mener à bien cette biographie grâce au travail formidable mené depuis des décennies par des chercheurs compétents. À chacun son Aragon. Celui que j’ai d’abord découvert et auquel je reste fidèle, c’est le surréaliste, l’auteur du Paysan de Paris, que l’on retrouve, dans une certaine mesure, dans les œuvres de la fin.
Vous insistez sur les dernières années qui sont le théâtre d’une transformation radicale dans sa façon de vivre… Que pensez-vous de cet ultime avatar ?
Philippe Forest La pire des choses serait de juger Aragon. Il a fait preuve tout au long de sa vie d’une formidable liberté et d’un formidable courage. La manière dont à la fin de sa vie il affiche son homosexualité sans aucun souci des convenances est encore à porter à son crédit. C’est une chose qu’on peut mieux dire aujourd’hui. Ceux que choque Aragon n’osent plus le dire. Certains de ses plus grands textes ont été écrits à la fin de sa vie, après la mort d’Elsa. J’ai édité, entre autres, dans « la Pléiade », grâce à Daniel Bougnoux, la dernière de ses œuvres, Théâtre/roman, et son ultime recueil poétique, les Adieux et autres poèmes, grâce à Olivier Barbarant. Il faut aussi évoquer Henri Matisse, roman, qui est un texte majeur. Aragon aura été grand jusqu’à la fin.
Sa grandeur contradictoire ne consiste-t-elle pas justement dans ses masques multiples ?
Philippe Forest Oui. Sa capacité à se renouveler sans cesse. Ce qui me le rend proche, c’est qu’il a vécu toute sa vie une expérience de la vérité sur le mode du vertige. J’ai publié un petit essai chez Cécile Defaut intitulé Vertige d’Aragon. Ce mot revient souvent chez lui. Il disait qu’« être un homme, c’est pouvoir infiniment tomber ». Ce qu’il demande à la littérature, c’est le vertige, qui est lié à un sentiment tournoyant de perte perpétuelle d’identité.
Cela apparaît dès la période dadaïste. C’est mis un peu en sourdine au moment du réalisme socialiste et cela ressurgit de façon spectaculaire dans les textes de la fin, notamment dans la Mise à mort. Cet homme dont l’image ment dans le miroir. Ce sentiment de ne pas savoir qui l’on est où l’on est, prend une dimension baroque, shakespearienne dans Théâtre/roman et c’est ce qui fait d’Aragon un auteur d’avant-garde. Il n’y aurait rien de plus erroné que de proposer de lui un portrait univoque, quand bien même il avait toujours besoin d’abattre son jeu, de s’expliquer, de rendre des comptes.
Dans le massif de cette œuvre, que mettez-vous en avant ? Blanche ou l’oubli ? le Fou d’Elsa ?
Philippe Forest Je le redis, s’il ne fallait retenir qu’un titre, pour moi ce serait le Paysan de Paris. Un livre fondamental. À mon sens le chef-d’œuvre du surréalisme. Il a formidablement marqué les lecteurs et les intellectuels, notamment Walter Benjamin qui mettait ce texte au plus haut. J’ai découvert des tas de textes, critiques, de circonstance, sur la peinture et la littérature. Aragon est un formidable polémiste. Il frappait fort mais visait juste. Il plaide pour une sorte de réalisme essentiel et expérimental qui fait de lui l’adversaire de tous les partisans de l’abstraction. Il possède la passion du réel, qu’il revendique aussi bien en littérature qu’en politique. Il ne s’agit pas d’un réalisme conventionnel – sauf dans les Beaux Quartiers – qui se contenterait de ressusciter les vieilles formules du XIXe siècle, mais d’un réalisme qui prend acte du caractère instable de la réalité et qui invente des formes nouvelles pour dire ce réel sans renoncer
Ne peut-on pas dire d’Aragon qu’il a eu le courage énorme de devenir un militant prestigieux, un homme politique hors pair tout en restant un romancier ? Rappelons qu’il s’est battu toute sa vie pour le roman…
Philippe Forest Il faut insister sur le courage du militant. Lorsqu’il entre au Parti communiste français, ce n’est pas par opportunisme. J’ai été frappé de la lettre qu’Aragon adresse à son mécène, Jacques Doucet, de l’argent de qui il vit depuis des années, pour renoncer au traitement que lui fait ce millionnaire, car il considère que c’est désormais incompatible avec ses convictions politiques. Il y a le courage physique durant les deux guerres. Pendant que Drieu La Rochelle lui fait la leçon à Paris, lui est à Dunkerque. Il traverse la Manche dans un sens, puis dans un autre dès le lendemain pour revenir en première ligne. Il traverse toute la France pendant la débâcle. Il y a son courage dans la Résistance. Publier ses poèmes pouvait alors conduire à la torture. Le Parti communiste tel qu’il existait à ce moment-là n’accueillait pas à bras ouverts les écrivains, les intellectuels. Il a tenu bon. Au prix de quel aveuglement ? J’en parle. Il ne s’agit pas de faire un portrait idéal d’Aragon.
Pensez-vous que les conditions de sa naissance et de sa filiation cachée ont influé sur son existence, sur sa personnalité, et croyez-vous en cette explication un peu analytique sur son devenir ?
Philippe Forest Sans être hostile à la psychanalyse, je répugne au caractère proprement déterministe de cette lecture de la vie. Je suis plus sartrien que freudien sur ce sujet. On n’est jamais totalement déterminé par ses origines. On a le choix de son essence. Je rappelle qu’Aragon lui-même n’a commencé à évoquer le mystère de ses origines que très tardivement. Il avait presque 60 ans.
Que pensez-vous qu’il reste de cette écriture et de cette vie intense ?
Philippe Forest Je pense qu’il est l’un des tout premiers écrivains français du XXe siècle. Chacun selon ses goûts va privilégier tel ou tel texte. Pour moi, c’est aussi le Roman inachevé, Blanche ou l’oubli… La plupart des lecteurs sont plus sensibles à des textes comme Aurélien. Je suis curieux de savoir quelle sera la réception de ce livre. Je ne sais pas quelle place Aragon a vraiment conservée dans les cœurs.
Pour nous, à l’Humanité, Aragon demeure une grande figure. Pensez-vous que son art et son style de vie, nés au siècle dernier, peuvent être encore éprouvés, appréciés, discutés ?
Philippe Forest Je l’espère car cette passion du réel manque cruellement à la littérature, notamment à celle d’aujourd’hui dans notre pays. La leçon d’Aragon demande encore à être entendue. Elle s’exprime même dans les textes comme Pour un réalisme socialiste, dont je fais grand cas. C’est un livre qui à bien des égards est assez accablant car c’est un des ouvrages les plus staliniens d’Aragon, mais il y a là toute une pensée du réel dans la littérature, la poésie, le roman qui n’a rien perdu de sa pertinence. Les positions d’Aragon aux pires moments de la guerre froide dans les chroniques me semblent sur le fond dire vrai sur la littérature. C’est ce vrai-là qui fait défaut aujourd’hui.
C’est-à-dire ?
Philippe Forest Ce qui caractérise malheureusement souvent la littérature française d’aujourd’hui, et pas seulement française d’ailleurs, c’est le goût de l’inoffensif et de l’insignifiant. Les petites histoires imaginées, à l’égard desquelles Aragon était d’une extrême violence, notamment dans la Défense de l’infini. Une haine de la littérature comme pur divertissement anime Aragon au moment du dadaïsme et du surréalisme. Il lui oppose cette passion du réel qui bien sûr passe par l’usage du « mentir-vrai », expression dans laquelle on oublie d’entendre le mot « vrai ». Il est hostile à ce qu’on appelle la littérature pure, le roman pur, la poésie pure, qui règnent aujourd’hui et qui sont à eux-mêmes leur propre fin.
Artaud disait que la littérature détachée de la vie, « c’est de la cochonnerie », or Aragon était très proche d’Artaud dans les années 1920 mais aussi à la fin de sa vie. Le vrai réalisme n’a rien à voir avec ce qu’on attend du réalisme, c’est-à-dire la peinture sociologique. Je ne sais pas si l’œuvre d’Aragon peut encore parler aujourd’hui. Je le souhaite. Dans sa poésie, il y a une revendication du sens, du lyrisme, du chant. Cela détonne avec ce que la poésie post-mallarméenne donne le plus souvent. Aragon se réclame de Victor Hugo.
• (1) Aragon, Gallimard, col. « Biographie
Le centre de rétention administrative (CRA) de Rennes a 10 ans...c'est 10 ans de trop !Des milliers de gens enfermé-e-s de force, parfois avec violence, et/ou expulsé-e-s.Depuis juin, la Cimade 35 a initié une mobilisation visant à dénoncer ce qui se passe dans les CRA à l'occasion des 10 ans de celui de Rennes. (Vous trouverez d'ailleurs ci-joint le flyer annonçant l'ensemble des événements qui entourent ce triste anniversaire.)La Coordination régionale Bretagne - Pays-de-loire - Normandie solidaire des personnes immigrées (elle réunit une dizaine de villes) a décidé d'apporter sa pierre à l'édifice de la mobilisation et elle a appelle à une grande journée régionale le samedi 7 octobre.Cette journée sera l'occasion de faire converger la lutte pour le logement - occupation du gymnase Echanges depuis le 8 septembre - et la lutte contre l'enfermement des migrant-e-s, pour la régularisation de toutes les personnes sans-papiers.. Moment 1 = 12 h - 14 h . Toutes les villes de la Coordination sont invitées à participer à un grand "pique-nique pour le logement et anti-CRA" qui aura lieu entre midi et 14 h place de la mairie à Rennes. Lors de ce pique-nique qui a vocation à rendre visibles les politiques d'enfermement et d'expulsion, une exposition retracera l'historique des CRA, de celui de Rennes en particulier. Des prises de parole seront aussi faites et proposées.. Moment 2 = 14 h - 15 h . Départ collectif en bus public pour rejoindre l'aéroport de Rennes, d'où partira la manifestation. Nous utiliserons les services publics en manifestant dans les bus.. Moment 3 = 15 h - 16 h . MANIFESTATION POUR L'ABOLITION DES CENTRES DE RETENTION ET POUR LA REGULARISATION DE TOUTES LES PERSONNES SANS-PAPIERS.Après des prises de parole, la manifestation partira de l'aéroport et se dirigera vers le CRA en passant par Saint-Jacques. Sous réserve de confirmation, elle fera un détour pour aller poser une banderole anti-CRA sur un pont de la quatre-voies.. Moment 4 = 16 h - 17 h . Tentative d'organiser un "parloir sauvage" avec les retenu-e-s. En cas de dispositif policier bloquant, nous utiliserons les téléphones et les mégaphones pour communiquer avec les retenu-e-s qui seront averti-e-s de la journée du 7 octobre dans les jours précédents.Un goûter et de la musique viendront finaliser cette journée de mobilisation.Par ailleurs, un rendez-vous va être demandé au Préfet de Bretagne par la Coordination ce jour-là
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Car pour les 10 ans du CRA de Saint Jacques de la Lande samedi 7 octobre mis à disposition par le collectif de défense des migrants et réfugiés:Départ Landivisiau 11h30/ 12hMorlaix 12h / 12h30Guingamp : 12h45 /13h15Prix non encore fixé inférieur à 20€.
La droite comme le gouvernement ont redit lundi leur soutien au président du gouvernement espagnol dans son bras de fer contre les indépendantistes catalans, en dépit des violences policières observées dimanche. À gauche, le vieux fond jacobin pèse lui aussi.
Silence radio ou presque au plus haut sommet de l’État. Le fil Twitter de l’Élysée n’a rien publié depuis le 29 septembre, celui d’Emmanuel Macron, quant à lui, a condamné « l’acte barbare » commis dimanche à Marseille, ou retweeté la solidarité exprimée par la ministre des sports, Laura Flessel, aux victimes de l’effondrement d’une barrière au stade d’Amiens samedi. Mais le référendum en Catalogne – le “oui” l'a très largement emporté à 90 % avec une participation de 42,38 % – et, surtout, les violences policières qui se sont ensuivies ne semblent absolument pas concerner la présidence française. « Je n’ai aucun conseil à donner à Mariano Rajoy », le chef de l’État espagnol, a simplement dit Macron vendredi soir. Le président français s’est entretenu lundi avec le président du gouvernement espagnol, l’assurant de son « attachement à l'unité constitutionnelle de l'Espagne ». Le 7 septembre dernier pourtant, à Athènes, Emmanuel Macron estimait tenir « un discours de vérité, un discours sans ambages : en Europe aujourd’hui, la souveraineté, la démocratie et la confiance sont en danger » et n’hésitait pas : « Nous devons avoir l'autre courage de retrouver la voie de la démocratie. »
Le Quai d’Orsay a réagi en début d’après-midi lundi : « Nous avons pleinement confiance dans la capacité de la démocratie espagnole à conduire un dialogue politique apaisé, dans le cadre de la légalité constitutionnelle », a déclaré son porte-parole. Une position qui ne varie guère de celle exprimée le 21 septembre dernier, quand le porte-parole avait indiqué qu’« à l'heure où l'esprit d'unité et de solidarité doit plus que jamais nous guider dans la relance du projet européen, les autorités françaises rappellent leur attachement à une Espagne forte et unie ». Les fils Twitter des conseillers à l’Élysée ou à Matignon sont restés tout aussi silencieux dimanche. Au gouvernement, seul Bruno Le Maire, ministre de l’économie, a été interrogé dimanche au Grand Jury de RTL. « Je crois à titre personnel à l’Europe des nations, pas des régions », a déclaré le ministre, seul membre du gouvernement à avoir réagi dimanche.
Les députés LREM ne sont guère plus bavards. Le président de l’Assemblée, François de Rugy, a estimé qu’il « ne faut pas chercher qui a tort ou qui a raison, il faut trouver une solution. Il faut négocier ». Sa collègue Albane Gaillot, députée de la 11ecirconscription du Val-de-Marne, a tweeté que « rien ne peut justifier l'utilisation d'une telle violence » quand son collègue de la 4e circonscription du Morbihan Paul Molac a juste relevé les « files d'attente en Catalogne pour pouvoir voter. Le peuple catalan se prononce de manière pacifique et démocratique ».
Chez Les Républicains, les voix sont rares à se faire entendre. Dominique Bussereau, ancien ministre des transports, est rigoureusement contre l’indépendance, une idée« stupide et indécente ». Philippe Bas, président de la commission des lois au Sénat, est lui aussi « profondément hostile au référendum », synonyme de « fin des grandes nations européennes », de « mort de l’Europe puissance » et de « déclin ».
François Bayrou, président du Modem, est le plus modéré à droite. Sur Europe 1, il a estimé qu’il fallait « trouver une démarche pour que la reconnaissance d’identité ne mène pas à la division et l’affrontement ».
À gauche, les lignes de partage sont mouvantes. Le PS dénonce les violences policières et appelle à une solution négociée sans soutenir l’indépendantisme catalan. Le Parti de gauche et La France insoumise restent sur une ligne jacobine : s’ils estiment que les violences sont inacceptables, ils rappellent leur attachement à l’État-nation, et sont donc, en creux, contre l’indépendance catalane. Seuls les Verts, le PCF et le NPA se prononcent franchement pour le droit à l’autodétermination. « Les images venues de Catalogne sont sans ambiguïté : ce dimanche 1er octobre est un jour noir pour la démocratie dans l’État espagnol », déclare le NPA dans un communiqué. Avant d’ajouter : « Le NPA condamne fermement la répression policière et le silence complice des autorités françaises, réaffirme son soutien aux droits démocratiques du peuple de Catalogne, et participera aux initiatives allant en ce sens. »
Les Jeunes Écologistes, dans un communiqué, jugent « intolérable que dans un pays se voulant démocratique, le souhait des citoyen-nes d’exprimer leur opinion par la voix des urnes, seule voie légitime, ne soit pas respecté ». « La Catalogne est, depuis plusieurs décennies, le lieu de questionnement sur son éventuelle indépendance portée par divers mouvements politiques. Les Jeunes Écologistes regrettent que le débat de fond sur l’autonomie de la région soit confisqué par le gouvernement espagnol », ajoutent les Jeunes Écologistes.
Le PCF, par la voix de Pierre Laurent, son secrétaire général, appelle à une « solution politique démocratique » mais soutient pleinement « les efforts et initiatives de la gauche espagnole et catalane, qui, dans sa diversité, vient de publier un “Manifeste pour la liberté, la fraternité et la coexistence” appelant à sortir de cette crise dans le respect du droit des peuples à s’exprimer librement ».
Le Parti socialiste parle pour sa part de « scènes de violence inacceptables » dimanche, et a appelé à « leur arrêt immédiat ». En forme de « ni-ni », le secrétaire national à la mondialisation, Maurice Braud, estime que « le nationalisme du gouvernement catalan ne peut continuer d’avancer à marche forcée vers son autodétermination et le gouvernement central madrilène du Parti populaire au pouvoir ne peut persister durablement sur une ligne d’intransigeance totale ». Le PS appelle finalement à une« solution négociée ».
La France insoumise est sur une ligne de crête. Jean-Luc Mélenchon a toujours affirmé qu’il voyait les mouvements indépendantistes comme des menaces pour l’État-nation. En septembre 2016, lors d’un entretien à Mediapart, il avait de nouveau déclaré à propos de l’Irlande ou de l’Écosse qu’il fallait faire « attention à la boîte de Pandore qu’on ouvre ! ». Et l’alors candidat à la présidentielle ajoutait : « Car ensuite viendront tout aussi légitimement la Catalogne, la Flandre belge… En Europe, certaines nations sont des constructions récentes. Les royaumes sont par nature hétéroclites. Et les eurolâtres sont très friands de la mise en cause des États-nations. Après la destruction des acquis sociaux, la pente vers la destruction de la souveraineté nationale des peuples est déjà bien prise. Est-on prêt à voir bouleverser toutes les frontières en Europe ? »
Bis repetita dimanche. Dans un billet de blog, Jean-Luc Mélenchon explique que la« question » des frontières « implique directement et immédiatement la question de la sécurité des États dans ce qu’ils ont de plus intrinsèquement constitutifs ». Et le député de Marseille de rappeler le précédent yougoslave : « L’explosion de l’ancienne Yougoslavie ne semble avoir laissé aucune trace dans les esprits. Au lieu d’un pays, on en a dorénavant sept et un d’entre eux est une invention dont la création est un précédent explosif : le Kosovo. »
Les nouvelles qui m’arrivent de minute en minute de Catalogne sont extrêmement préoccupantes. Le déploiement policier et l’usage de dispositifs anti-émeutes contre les citoyens de Catalogne sont indignes d’une démocratie. Le gouvernement conservateur de l’Etat espagnol ferme toute possibilité de solution démocratique et pacifique. Il ne fait qu’approfondir la crise structurelle de l’Etat espagnol et des institutions issues de la « Transition démocratique ». Rajoy est la honte de l’Europe. De nombreux secteurs de la gauche espagnole et catalane exigent sa démission. Je me fais le relai de cette exigence.
Une grave crise démocratique se déroule aux portes de la France. J’appelle publiquement Emmanuel Macron et les ministres concernés, Jean-Yves Le Drian et Nathalie Loiseau, à cesser leur soutien à Rajoy sur cette question et à condamner la politique de répression menée par le gouvernement espagnol.
Il est plus que jamais nécessaire de restaurer l’Etat de droit en Catalogne. La seule solution pour sortir de la crise avant que la situation ne dégénère plus gravement encore est de permettre la libre expression des citoyens catalans et des peuples d’Espagne, et de mettre en place les conditions d’une solution politique démocratique. Les libertés publiques fondamentales, aujourd’hui bafouées par Rajoy, doivent être respectées. Je soutiens les efforts et initiatives de la gauche espagnole et catalane, qui, dans sa diversité, vient de publier un « Manifeste pour la liberté, la fraternité et la coexistence » appelant à sortir de cette crise dans le respect du droit des peuples à s’exprimer librement.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » écrivait Albert Camus, et c’est ce qui vient d’être fait dans cette première phrase.
Cette formulation, habituelle dans le discours français, est caractéristique du fait que nous nommons tout ce qui concerne le conflit entre l’Etat d’Israël et le peuple palestinien – qu’on appelle improprement le « conflit israélo-palestinien » – en utilisant le vocabulaire israélien. Pour être exact, il aurait fallu nommer correctement le lieu, à savoir « Jérusalem-Est » afin de ne pas maquiller le fait que cette partie de la ville a été annexée unilatéralement et illégalement par Israël. Quant au statut de « résident » dont Palestiniens bénéficient il désigne le simple droit de résider dans leur propre ville et celui de voter aux seules élections municipales, mais pas la citoyenneté israélienne. Ces Palestiniens ne sont donc ni Israéliens ni Palestiniens. Ils « résident »…
Dire « Jérusalem » sans autre précision et dire « bénéficier du statut de résident »permettent donc de passer sous silence la réalité : une annexion, une occupation militaire, des habitants tolérés dans une seconde zone juridique sur une base de discrimination ethnique et religieuse.
Dans le cas de Salah Hamouri, détenu depuis un mois, la presse en général et le gouvernement français sont restés silencieux. Etonnant ! Car les conditions de sa détention devraient soulever l’indignation. En langage conforme au discours israélien on écrira : « La justice israélienne l’a condamné à six mois de détention administrative ».
En fait, cette justice qui met en « détention administrative », c’est ni plus ni moins que le même principe que les « lettres de cachet ». Salah Hamouri, comme 400 autres Palestiniens actuellement, est « embastillé » et non pas détenu : pas de jugement contradictoire, pas d’inculpation, pas de preuves, un dossier secret. Et cette peine de 6 mois est renouvelable à l’infini sans avoir à en justifier.
Depuis le 23 août, rien ne permet de penser que le gouvernement français ait agi pour obtenir la libération de Salah Hamouri ou bien il l’aurait fait avec la discrétion et la retenue qui sont de mise quand les violations du droit international sont le fait de l’Etat israélien. Israël n’est tout de même pas la Turquie, le Venezuela ou la Hongrie de Victor Orban… C’est vrai, sauf dans les Territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et de Gaza.
Or le cas de Salah Hamouri, notre compatriote, est emblématique de la répression exercée par l’Etat d’Israël et son armée d’occupation contre toute la population palestinienne à commencer par sa jeunesse. Mais en France, on ne parle pas « d’armée d’occupation israélienne ». On dit « Tsahal », un nom bien sympathique qui signifie« armée de défense ». Salah Hamouri a fait sept ans de prison entre 20 et 27 ans, de 2005 à 2011 sur la base d’une accusation que la France a finalement jugée sans fondements, mais elle ne l’a pas défendu pour autant. La France se mobilisait alors uniquement pour Gilad Shalit, soldat de « Tsahal », c’est à dire, en réalité, d’une armée d’occupation qui participait au terrifiant blocus de deux millions de civils.
Capturé par le Hamas à Gaza, Gilad Shalit, soldat israélien (mais pas « soldat franco-israélien » comme on l’a beaucoup écrit) méritait la sollicitude de la France en tant que prisonnier de guerre maltraité. Mais la France n’a jamais défendu les prisonniers politiques palestiniens maltraités détenus injustement et illégalement en Israël, dont, à l’époque, Salah Hamouri faisait partie. En dépit de ses engagements de signataire des conventions internationales, en particulier la 4ème convention de Genève, la France reste silencieuse et inactive face aux emprisonnements, hors du territoire occupé, de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, dont le seul crime est d’exister, et de ce fait de résister là où l’Etat d’Israël veut établir ses colons. Mais un « résistant » palestinien est considéré comme un « terroriste » de même que tous les Palestiniens dès l’âge des premières arrestations : 12 ans.
Aujourd’hui, jeune avocat, Salah Hamouri est persécuté. Depuis un an et demi il est privé du droit de vivre avec son épouse française qui travaillait à Jérusalem dans un service français. Il est privé de son enfant. Sa femme française a été expulsée en janvier 2016 alors qu’elle était enceinte de six mois et l’enfant du jeune couple est né en France. Et le voilà emprisonné sans inculpation, sans jugement contradictoire parce qu’il résiste à l’expulsion déguisée que représente l’interdiction faite à son épouse et à son enfant de vivre à Jérusalem. « Qu’il parte ! Comme tous les Palestiniens de Jérusalem et de Cisjordanie, qui devraient être expulsés en Jordanie ou bien en Egypte et, en attendant, être regroupés dans les enclaves palestiniennes de zone A et B » ! Voilà ce que veulent Avigdor Lieberman et le gouvernement extrémiste israélien, Lieberman qui a signé l’ordre de détention administrative de Salah Hamouri. Mais, si on reprend comme d’habitude le vocabulaire israélien pour évoquer cette expulsion programmée des Palestiniens, on n’emploiera jamais le mot de « déportation » qui est le seul mot juste.
Ne pas défendre Salah Hamouri, accepter que la persécution qu’il subit l’amène un jour à abandonner sa ville natale et ses compatriotes palestiniens pour venir vivre en France – ce qu’il ne fera pas ! – c’est donner son assentiment à la politique d’expulsion menée à Jérusalem et en zone C pour faire place à la colonisation israélienne du pays, achever la conquête, annexer la Cisjordanie. Est-ce la politique de la France ?
Continuer, dans le discours gouvernemental et dans les médias à utiliser le vocabulaire et les formulations martelés par la propagande israélienne, c’est accepter le crime en cours et ceux qui se préparent. S’en faire complice. Cela signifierait que, pour la France, la colonisation n’est pas un crime contre l’humanité partout. Autrefois, en Algérie alors que le concept n’existait pas encore, c’est un tel crime qui avait été perpétré, selon le président de la République. Aujourd’hui, en Palestine colonisée, il semblerait que ce ne soit pas un sujet et que toute mise en cause de cette colonisation-là doive être évitée pour ne pas nuire à nos excellentes relations avec la puissance coloniale, Israël et son« Cher Bibi ».
Le sort qui est fait à Salah Hamouri en France, l’absence de vigoureuse campagne de presse en sa faveur alors qu’Amnesty international, par exemple, s’élève contre le déni de droit dont il est victime, le silence du gouvernement français face à l’expulsion de son épouse et à ses incarcérations n’est qu’un exemple parmi bien d’autres: du deux poids deux mesures qui est de mise quand c’est l’Etat d’Israël qui viole les droits de l’Homme et ceux des peuples. C’est une erreur d’un point de vue intellectuel et politique. C’est une faute contre les valeurs dont la République française se réclame. Les conséquences en politique intérieure et en politique internationale en sont déjà lourdes. Elles le seront plus encore à l’avenir : un tel parjure finit par se retourner contre ses auteurs.
Les signataires :
Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice honoraire,
Dominique Vidal, historien et journaliste,
Géraud de la Pradelle, professeur émérite des Universités,
René Backman, journaliste,
Giovanna Tanzarella, militante associative,
Pierre Blanc, universitaire,
Agnès Levallois, consultante,
Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des Universités.
Communiqué de la Coordination Fédérale d'Izquierda Unida.
23/09/2017 - Source : Izquierda Unida
Au vu de l'appel au référendum du 1er Octobre pour l'indépendance de la Catalogne et face à la réaction répressive et autoritaire du Gouvernement espagnol, voici la position adoptée avec une large majorité par la Coordination Fédérale d'Izquierda Unida, le 23 septembre dernier (78% avec 50 voix "pour") :
1. Il existe en Catalogne un conflit politique de caractère historique qui nécessite une solution politique que l'on ne peut trouver qu'à travers la négociation et le dialogue. Parmi les mécanismes démocratiques disponibles, l'organisation d'un référendum qui permette à la société catalane de décider sur son futur devrait être envisagée, car 80% de la société catalane a manifesté sa volonté d'exercer son droit à décider et cela ne peut pas être ignoré.
2. Le Gouvernement d'Espagne n'aborde pas ce problème politique avec une attitude démocratique. Il utilise au contraire la répression et l'autoritarisme. L'attaque contre les droits fondamentaux perpétrée par le Gouvernement d'Espagne est très grave, elle affecte l'ensemble des citoyens de l'Etat et pas seulement une partie de la population catalane. L'attitude du Gouvernement d'Espagne est anti-démocratique, irresponsable et réactionnaire.
3. L'appel au référendum du 1er octobre par le Govern de la Généralitat de Catalogne ne résout pas le problème car il ne réunit pas les garanties politiques suffisantes et ne s'adresse pas à toute une partie de la société catalane. La feuille de route du Govern qui révèle également un manque de contenus en matière de revendications sociales et de régénération démocratique, liée à l'action répressive de l'Etat, empêcheront que ce processus jouisse des garanties nécessaires. Dans ce cadre, nous ne pouvons accepter que le résultat de ce processus ait des effets sur le statut de la Catalogne.
4. L'action répressive du Gouvernement a été soutenue par le bloc réactionnaire formé par le PP (Parti Populaire) et le CS (Ciudadanos). Pourtant, elle n'a pas le soutien du Congrès. Face à ce bloc réactionnaire, nous saluons la célébration de l'assemblée des parlementaires démocratiques de tout l'Etat, qui exige une solution politique et dénonce la répression du Gouvernement en tant que recul gravissime des libertés.
5. Nous affirmons que la meilleure solution au conflit est un processus constituant qui aboutisse à une République Fédérale. Cet horizon constituant est nécessaire car notre pays est plurinational et que la Constitution de 1978 est périmée, conséquence de l'offensive néolibérale de ces dernières années. Nous avons besoin d'un nouveau modèle de vie en commun qui garantisse les droits humains, ce qui est impossible dans le cadre actuel. Le cadre que nous défendons est celui de la République Fédérale, qui est liée nécessairement à la reconnaissance du droit à l'autodétermination des peuples, et à la conquête et la consolidation des droits sociaux pour les classes populaires.
6. Nous comprenons que, vu les circonstances, le 1er Octobre est actuellement une mobilisation qui peut servir à l'exigence du droit à décider et à la protestation face aux actions irresponsables du Gouvernement. Il y aura probablement diverses manifestations d'ampleur dans toute la Catalogne, et sans doute dans d'autres parties de l'Etat, contre la répression du Gouvernement et du bloc réactionnaire : Nous appelons nos militant-e-s à y participer en défense des droits et des libertés.
7. Nous continuerons à travailler avec EUiA (Gauche Unie et Alternative, en Catalogne) sur les solutions à ce conflit politique. A Izquierda Unida, nous considérons que l'appel à un référendum effectif, qui puisse faciliter la participation massive de la société catalane, avec une expression possible des différentes options, et qui implique un débat sérieux et profond sur le modèle d'Etat, est la meilleure solution pour l'exercice du droit à décider. En tant que force fédéraliste, nous reconnaissons le droit à l'autodétermination des peuples, et donc aussi celui du peuple catalan. Nous revendiquons la célébration d'un référendum et nous nous engageons à travailler pour qu'il ait lieu.