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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 10:12
Casse leur bac d'abord! (PCF, Rouge 29)

Rouge Finistère

5 rue Henri Moreau 29200 Brest federation@29.pcf.fr

 

Casse leur bac d’abord

La stratégie est bien rôdée : les annonces dispersées et le débat anecdotique sur le port de la blouse masquent un véritable dynamitage du système scolaire.

La réforme du lycée et celle du Bac, l’instauration de « Parcoursup » et bientôt la nouvelle licence : à travers les méandres de dispositifs complexes, c’est un enjeu de société qui se dessine.

L’accès au niveau bac d’une part plus grande de la jeunesse a constitué un pas vers la démocratisation, entrouvrant la porte des études supérieures pour les couches populaires. L’entrebâillement reste modeste : 11% seulement d’étudiants sont des enfants d’ouvriers, alors qu’ils représentent un  tiers des jeunes de 18 à 23 ans.

La réforme envisagée du baccalauréat casse sa double fonction de diplôme national de référence et de clef d’accès à l’université. Avec le lycée « modulaire », les parcours seront différents d’un établissement, d’un individu à l’autre. Ajoutons à cela une forte dose de contrôle continu, et le bac ne sera plus qu’une coquille vide, sans dimension nationale. La sélection à l’entrée de l’université viendra estimer la valeur de chaque bac en fonction du parcours individuel de son titulaire.

Voici donc le fameux rapprochement du lycée et de l’université ! Un rapprochement qui ne permettra pas de s’attaquer dès l’amont aux obstacles pédagogiques et économiques rencontrés dans les études supérieures par les jeunes les moins familiers du système scolaire et les moins soutenus financièrement, pour permettre à tous de réussir dans des études longues. Non, il s’agit au contraire de transformer le lycée en « petite université » et de dissuader les jeunes les plus éloignés de la culture scolaire d’entrer dans ce cycle « lycée-licence » en les orientant dès la fin de la 3e vers l’apprentissage.

C’est pour leur bien : ils échoueraient de toute façon…Nous, communistes, nous refusons la transformation des universités en clubs privatisés et concurrentiels, le formatage de la jeunesse pour la compétition professionnelle, le marchandage des connaissances à coup de soutien privé,

de frais d’inscription et de crédit étudiant. Nous revendiquons un droit universel à l’accès aux savoirs et à leur maîtrise. Cette révolution est un puissant levier de transformation du travail, de la vie sociale et personnelle de chaque citoyen. Tous, de la maternelle à l’université incluse, sont capables d’en bénéficier, d’y apporter leur intelligence collective, et d’en faire profiter la société d’égalité et de justice que nous voulons.

 

Françoise Chardin et Marine Roussillon Commission d’animation du réseau école

 

Réforme du bac et plan étudiants du tirage au sort au triage social...

 

Avec le nouveau bac et le Plan étudiants, Macron met en conformité le système éducatif avec le monde du salariat organisé par la loi travail et plus globalement le modèle de société libérale qu’il veut imposer. On y retrouve les axes majeurs de cette reconfiguration globale : sélection, individualisation, mise en concurrence. Le tout favorisant l’introduction de nouveaux marchés privés dans le domaine de la formation.

La sélection contre les apprentissages

La sélection est l’arme de destruction massive de toute forme de solidarité et d’organisation collective. Evaluations, classement et sélections prolifèrent : dès septembre en CP, début de la scolarité obligatoire, une évaluation nationale repère l’élève qui sait déjà (ou pas !) identifier le dernier mot d’une phrase, distinguer majuscule et minuscule, etc. Puis vient la chasse au meilleur collège, aux options qui donnent un avantage dans la course au «bon» lycée, par le biais de procédures aussi opaques que chronophages. Le temps consacré à l’évaluation le dispute désormais à celui des apprentissages et de leur préparation, pour les élèves comme pour les enseignants.

Avec le nouveau «Parcoursup», quelque 700 000 lycéens devront formuler une dizaine de vœux chacun, étayés par des lettres de motivation. C’est 7millions d’avis que devront porter successivement les professeurs de terminale, puis, entre avril et mai, les établissements d’enseignement supérieur chargés d’examiner les dossiers. Et lorsqu’auront été donnés les avis sous forme de «oui», «oui si», ou «non», une seconde étape de classement démarrera. Avec à l’arrivée, des universités plus sélectives (et donc «meilleures» ?) et d’autres qu’on choisira par défaut. L’important n’est plus ce qu’on va étudier, mais où on l’étudiera, sur le modèle anglo-saxon.

Une sélection précoce et profondément inégalitaire

 

Le nouveau bac et l’organisation du lycée qui en découle casse les repères nationaux : à chaque lycéen son parcours, construit par des modules choisis dès la classe de seconde, à chaque établissement son baccalauréat, avec un poids du contrôle continu considérablement renforcé, à chaque quartier et chaque région sa carte de formation, sur laquelle le patronat local pèse de tout son poids.

En affirmant la fonction du bac comme simple «levier vers l’enseignement supérieur», on fait d’une pierre plusieurs mauvais coups. Le diplôme cesse d’être reconnu comme qualification, il n’est plus suffisant pour entrer à l’université.

Ce qui comptera, pour obtenir la formation de son choix, c’est le «profil» individuel des candidats, sa correspondance avec les « attendus » de chaque formation, ces compétences (les revoilà !) exigées du postulant. Un profil, c’est quoi ? C’est avoir fait ses études au bon endroit, dans le bon lycée, en ayant choisi, dès l’âge de quinze ans, les modules scolaires et même les activités extrascolaires –désormais prises en compte – les plus rentables.

Quel genre de personnes un tel système peut-il former? Des adultes qui auront appris, dès l’enfance, à mettre tout leur temps – loisir et travail confondus– au service de leur carrière et de leur employabilité, dans une concurrence permanente de tous contre tous.

Quant à ceux, moins bien informés ou moins bien dotés, qui n’auront pas le «bon profil», on leur promet tutorat et contrat de réussite personnalisé pour baliser leurs choix, et ils ne pourront donc s’en prendre qu’à eux-mêmes s’ils échouent... Informer des impossibles plutôt que de former à tous les possibles.

Université : les sélectionneurs sélectionnés

 

L’université, devenue sélective, n’en sera pas pour autant revalorisée ! La mise en concurrence des établissements change progressivement leur offre de formation, et cela ne peut que s’aggraver. Là, des formations plus sélectives et plus ambitieuses, pour une petite minorité. Partout ailleurs, l’injonction à accepter plus d’étudiants avec moins de moyens, à sacrifier les contenus, à baisser les ambitions. Se dessine ainsi de plus en plus clairement un  enseignement supérieur à plusieurs vitesses. Certaines licences continueront à préparer à la pour suite d’études en second cycle universitaire, tandis que les autres prendront en charge les lycéens – dont l’essentiel des titulaires de bac pro- pour qui l’horizon doit s’arrêter à une licence faiblement monnayable puisque délivrée par une université de moindre prestige.

la continuité bac -3/bac +3 tant vantée n’a donc pas grand-chose à voir avec l’élévation générale du niveau de connaissances et de qualification dont notre pays a besoin! La concurrence et la sélection sont mises au service de l’accroissement des inégalités. L’individualisation des parcours permet de refuser aux jeunes les avantages qu’ils devraient tirer de l’élévation de leur formation.

La sélection, une manne pour le privé

 

La réforme ouvre des perspectives alléchantes pour

les marchands de l’éducation. Plus la formation s’individualise, plus les vendeurs de «coaching» prospèrent. Gageons que nombre d’officines privées se bousculeront pour assurer en quelques semaines la remise à niveau exigée pour la spécialité choisie et délivrer des certifications maison...Par ailleurs, en surchargeant les universités de tâches nouvelles (sélection, actions de remise à niveau) sans leur donner les moyens supplémentaires de les assurer

 le gouvernement prépare les esprits à une nécessaire augmentation des droits d’inscription, modulée bien sûr en fonction du prestige de l’université, ouvrant la voie pour les banques au développement du crédit étudiant, enjeu stratégique majeur de la réforme.

Inévitable, la sélection ?

La sélection est présentée comme le seul remède possible aux maux de la société : trop de chômeurs? Qu’on les radie du chômage, ou qu’on les contraigne à accepter tout travail ! Trop d’étudiants qui encombrent les facs de leur échec ? Qu’on les sorte de l’université, ou qu’ils acceptent d’être fourrés là où restent des 

places. Et puisque le tirage au sort est vraiment trop injuste, remplaçons-le par la sélection sur dossier!

Mais une telle sélection n’est pas moins injuste. Elle accroît les inégalités. Elle ne répond pas au besoin d’une élévation du niveau de connaissance et de qualification dans la société. Elle corrompt la mission fondamentale de l’école comme de l’université : enseigner pour faire progresser, et non pour enfermer chacun dans ce qu’il est ; construire la réussite de toutes et tous, et non trier en fonction de compétences acquises avant et ailleurs. Incontournable, le fait de ne pouvoir accueillir tous les bacheliers ? Pas si l’on augmente les capacités d’accueil des facs, à la hauteur de la réalité démographique et des aspirations légitimes à  poursuivre des études supérieures à l’université.

Inéluctable, le taux d’échec élevé en premier cycle, d’ailleurs artificiellement gonflé en faisant entrer dans ce taux les réorientations choisies, les parcours plus lents d’étudiants salariés...? Pas si on s’attaque en amont à l’échec scolaire, pas si on améliore les conditions matérielles de vie et de scolarité des étudiants!

Les mobilisations qui se développent dans les universités ouvrent des perspectives. Avec toutes celles et ts ceux qui s’opposent à la sélection généralisée, nous voulons construire un projet ambitieux et égalitaire pour l’éducation.

 

L’engagement massif de l’état une fake news ?

 

L’effort financier pour l’université serait sans précédent: près d’un milliard d’euros sur le quinquennat. À voir :les 500 millions qui iront aux établissements – 1% du budget global des établissements –, attribués sur projets et versés sur 5 ans, doivent couvrir l’accueil des 40 000 étudiants supplémentaires chaque année (selon les projections du ministère), la mise en place de la réforme et des tâches nouvelles qu’elle implique (le Snesup évalue un temps de travail pour donner les avis entre 450 à 1600 équivalent temps plein), les progressions de carrière liées l’investissement pédagogique ; avec une inflation estimée à 1% par an : autant dire qu’il s’agit bel et bien d’une nouvelle baisse de la dépense par étudiant, et d’un alourdissement de la charge de travail des enseignants.

 

Contact ; reseau.ecole-pcf@orange.fr   http://reseau-ecole.pcf.fr/

Casse leur bac d'abord! (PCF, Rouge 29)
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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 10:05
Réforme du lycée et du bac: face à un projet dangereux, tous en grève le 6 février! Manifestations à Brest et à Quimper à 11h!  (SNES)

REFORME  DU LYCEE ET DU BAC

 

FACE A UN PROJET DANGEREUX

EN GREVE LE 6 FEVRIER

 

Le ministre Blanquer présentera son projet de réforme au conseil des ministres le 14 février, trois semaines après la publication du rapport Mathiot.

 

Le lycée proposé :

 

Fragilise les horaires disciplinaires et signe la disparition des filières technologiques ;

 

Contribue à hauteur de dizaines de milliers de postes à la diminution du nombre de fonctionnaires promise par M Macron ;

 

Renforce la flexibilité et la modularité et, sous couvert d’autonomie, institutionnalise la concurrence entre établissements et entre disciplines dans les établissements ;

 

Détruit la notion de classe et n’apporte aucune réponse pour gérer l’hétérogénéité. Aucun dédoublement n’est garanti ;

 

Renforce les déterminismes sociaux. Il met en difficultés les élèves les moins autonomes en introduisant une semestrialisation à horaires variables, couplée à un choix précoce de disciplines. Seuls les élèves avertis seront armés pour choisir les parcours les plus favorables.

 

Ce projet enfin enlève tout caractère national au baccalauréat. Il exclut nombre de disciplines des épreuves terminales pour une évaluation en contrôle continu renforcé, et donne libre cours à des pressions au local encore plus fortes. Associé au projet de loi O.R.E sur la restriction d’accès à l’Université, il cesse d’en être la porte d’entrée.

 

 

Nos organisations, dans la suite des mobilisations interfédérales contre ParcourSup des 12 décembre et 1er février réaffirment la nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires ; le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bacheliers sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix ; l’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université ; le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications ; l’abandon du projet de loi sur 1er cycle post bac et du plan «étudiants» qui l’accompagne, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun au supérieur.

 

 

 

Pour toutes ces raisons, l’intersyndicale appelle les personnels à faire grève et l’ensemble des acteurs à se rassembler et à manifester :

 

MARDI 6 FEVRIER

 

BREST, PLACE DE LA LIBERTE A 11 H 

 

QUIMPER, PLACE DE LA RESISTANCE A 11 H.

 

 

 

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 09:13
Glenn Le Saout au premier plan, avec un camarade de la FIDL à l'arrière plan, au Kiosque de Morlaix

Glenn Le Saout au premier plan, avec un camarade de la FIDL à l'arrière plan, au Kiosque de Morlaix

Sa devise: "You'll Never Walk Alone" ... 

du nom du chant historique des supporters au grand cœur de Liverpool, chant tiré originellement d'une comédie musicale de 1945, Caroussel.     

 

Glenn Le Saout, alors lycéen à Tristan Corbière à Morlaix, s'est révélé à l'engagement citoyen, syndical et politique au tout début de la bataille contre la loi El Khomri, dite Loi travail, à l'hiver et au printemps 2016-2017.

Nous avons tous découvert un garçon chaleureux, très actif, déterminé, sociable et culotté, capable de parler sans timidité devant des centaines et parfois des milliers de manifestants au kiosque à Morlaix, en rappelant avec aplomb et conviction aux grands principes de la République et du respect des citoyens et des salariés par les hommes politiques.

Apprenant à travailler en lien avec les syndicats, notamment FO et la CGT, Glenn a été un pont entre eux et les lycéens qu'il a contribué, pas seul évidemment, à mettre dans le mouvement, avec à certaines manifs une centaine d'entre eux qui ont rejoint les citoyens, forces syndicales et politiques refusant cette loi de régression sociale XXL.

Concomitamment, Glenn s'est engagé à la FIDL et en est devenu son président sur le plan de la Bretagne, ayant la responsabilité de coordonner le travail et l'action de 800 adhérents, au plus fort du combat contre la loi Travail.

Un travail important consiste pour lui à représenter l'organisation à Paris, à participer à ses débats et décisions au niveau national, à prendre en charge les demandes d'aides, de conseils et de renseignements arrivant au syndicat lycéen pour des contentieux avec des établissements, leurs directions, des professeurs, des absences d'affectation en lycées, notamment par manque de places en lycées agricoles et lycées professionnels. Il faut savoir ensuite frapper aux bonnes portes, mettre la pression sur l'institution pour débloquer des dossiers individuels compliqués. Glenn se déplace en Bretagne, tente de trouver des établissements pour des élèves qui n'en ont pas.

Pendant le mouvement contre la loi Travail, il a eu connaissance d'une dizaine de lycéens exclus de leur établissement pour des participations aux manifestations ou des activités citoyennes dans l'école. Il a fallu les défendre. La FDIL peut compter sur le conseil juridique de deux avocats bénévoles, des anciens de l'organisation. Dans quelques cas, la FIDL a réussi à faire reculer l'établissement.

Le recrutement des lycéens, dans un contexte, durant déjà depuis plusieurs décennies, de raréfaction de l'engagement des jeunes dans les organisations politiques et syndicales, se fait beaucoup par les réseaux sociaux.

De manière générale, Glenn considère que, majoritairement, « les jeunes ne s'intéressent pas beaucoup, à l'actualité, qu'ils sont victimes aussi de l'étouffement médiatique, qui met en avant les faits divers ou le sensationnel plus que les questions de fond, et du conditionnement par l'individualisme ». C'est parmi les raisons qui ont font, pour lui, en plus du sentiment d’écœurement et d'impuissance né du passage en force de la loi El Khomri avec le 49-3 décidé par le gouvernement socialiste en 2016 et du sentiment que Macron a été élu sur un programme de réforme économique libéral et qu'il a une certaine légitimité formelle pour le mettre en œuvre, que les jeunes n'ont pas plus bougé que ça contre les ordonnances qui dynamitent le droit du travail, et jusqu'à aujourd'hui, par rapport aux annonces sur la réforme du lycée et de l'Université.

« C'est passé avec Hollande, ça passera avec Macron ». « Surtout que Macron, encore plus que Hollande, a des députés godillots, qui n'ont guère d'assise politique indépendante ».

Glenn n'est que modérément optimiste sur les chances que le mouvement se développe de manière importante dans les lycées contre la réforme du Bac et des Filières et la réforme des conditions d'entrées dans les facs. « Le syndicat principal désormais à l'Université est la FAGE, apolitique, ou centriste, dont étaient issus des candidats En Marche aux Législatives ». « Ce n'est pas lui qui va éclairer sur les vrais enjeux de ces réformes ». « Les profs, que cela soit au lycée ou à la fac, ne se mobilisent plus beaucoup non plus, ni pour eux-mêmes, ni pour sensibiliser les élèves ». « Cela peut changer, mais pour l'instant, c'est plutôt calme plat ».

Glenn est maintenant à l'Université à la Fac de Brest, en série AES, dont il est en charge de la représentation de la filière au sein d'une association étudiante. Il conserve son mandat de président de la FIDL Bretagne jusqu'au congrès du syndicat et milite beaucoup, y compris syndicalement et politiquement. A l'Université, ces derniers jours, il n'a vu passer que des militants du SNES et du PCF pour tenter d'expliquer les réformes et d'attiser des contestations étudiantes.

Pour lui, Parcours Sup et la réforme de l'Université vont donner « totale liberté pour les facs de choisir leurs élèves ». Du coup, « on va laisser de côté les élèves issus de milieux ouvriers ou basiques. Un étudiant issu d'un milieu modeste est déjà handicapé. Il le sera davantage. On va trier les élèves en fonction de leurs établissements d'origine, de leur cursus ». Pour lui les réformes actuelles de l'Université et du Lycée tendent à « donner encore moins de chance à ceux qui n'en avaient déjà pas beaucoup et plus encore à ceux qui en avaient déjà beaucoup ». « Cela va creuser le fossé des inégalités entre élèves, entre facs, et entre lycées ».

Glenn suivra avec attention la réforme des mutuelles étudiantes, qui ne fonctionnent pas bien pour lui : « les remboursements sont très partiels, c'est mal géré ». Il est pour un seul interlocuteur, public, accessible, pour la Sécurité Sociale des étudiants. Il y a encore beaucoup de flou autour de la réforme des Universités, et des effets pervers qui ne semblent pas bien perçus.

Ce n'est pas Sandrine Le Feur, jeune députée En Marche de Morlaix, qui a rassuré le représentant de la FIDL : elle a été incapable d'expliquer ce que deviendraient les élèves non orientés en fac parce que leur niveau sera jugé trop faible ou nécessitant une remise à niveau. Dans ce dernier cas, celle-ci se fera t-elle à la Fac, dans les Lycées, sera t-elle de la compétence de la région ou de l'Etat ?

Pour la réforme du Lycée, Glenn regrette l'absence de concertation avec les acteurs, les syndicats lycéens, la suppression annoncée du rattrapage suite aux écrits du bac, l'absence de seconde chance. Il ne sait que penser encore de la volonté de renforcer le contrôle continu sur le modèle de la Fac, de restreindre peu à peu au lycée les disciplines enseignées en fonction des choix d'orientation, de plus en plus affirmés précocement des élèves, sans toujours le recul et l'information nécessaires, et de supprimer les matières non privilégiés par les jeunes. Des enseignements peut-être plus centrés sur les envies et les attentes, mais offrant aussi un choix moins large à la sortie, et une culture générale moins grande, constituant une orientation de plus en plus précoce. La mouture définitive de la réforme ne sera connue que le 14 février. Pour l'instant, il juge que « la filière professionnelle a été totalement oubliée ».

Une autre problématique complètement mise à l'écart des réflexions gouvernementales lui tient à cœur, celle des mineurs isolés réfugiés. La FIDL reçoit de nombreuses demandes de soutien contre des refus de scolarisation, des mises à la rue, des volontés d'expulsion d'exilés qui ne sont plus mineurs, qui sont reconnus majeurs par des tests osseux (humiliant, contraire à la déontologie médicale, et à la fiabilité litigieuse et approximative) ou une remise en cause des papiers et de la parole des jeunes migrants. Cela donne lieu à des situations humaines tragiques et sans issue, cela brise des processus d'intégration réussis et des vies entières. Pour Glenn Le Saout, on devrait étendre le droit à l'hébergement et à la scolarisation pour les jeunes  étrangers de 18 ans reconnu à 20 ou 21 ans, pour reconnaître aussi un droit aux études supérieures et un devoir de protection de ces jeunes, vis-à-vis de la misère, des réseaux, et de la violence de leurs pays d'origine ou de passage.

Le problème avec la réforme de l'Université, c'est qu'elle se fait aussi avec des moyens dérisoires : l'augmentation démographique importante du nombre de bacheliers et de parcours à l'Université ou dans les IUT et BTS n'a pas du tout été anticipée par les gouvernements précédents. Il aurait fallu un plan d'investissement ambitieux. Aujourd'hui, c'est 2 milliards par an qu'il faudrait pour l'enseignement supérieur pour rattraper le retard pris et Macron ne budgétise qu'un milliard pour tout le quinquennat, à rapporter avec les cadeaux aux grosses entreprises, aux très riches, la suppression de l'ISF ! « Les étudiants vont peut-être se réveiller quand ils verront leurs facs et leurs amphis être encore plus bondés, ou sans formation prévue à la rentrée, encore en juin, juillet, septembre... » Aujourd'hui, Glenn constate que les filières techniques professionnalisantes tels que les IUT et BTS, sont prises d'assaut par des élèves, et souvent des bons élèves issus de bac général, et qu'il ne reste souvent d'autres alternatives aux élèves issus de bac pro ou de bac technologique que la Fac, qui n'est pas une garantie de réussite au regard de leur parcours antérieur, même s'il y a des exceptions.

Glenn est un passionné de politique mais il est surtout passionné par les gens. Il fait du foot en club et entraîne les petits et les accompagne aux matchs le week-end. Ses modèles sont Jean Jaurès pour sa vision globale, Tanguy Prigent pour son engagement avec les dominés et pour la gauche de progrès dans le Front Populaire et l'ancienne députée de Morlaix, Marie Jacq, pour sa proximité avec les gens.

Mais sa référence, c'est surtout le Tregorois Tanguy-Prigent, peu commun pour un Léonard qui a grandi à Taulé !

Glenn Le Saout conclut: 

"Avec le peu de moyens que nous avons, nous faisons notre maximum. Nous aimerions donner plus de temps, aider des associations comme les Utopistes en action ou d'autres assos qui accomplissent un si nécessaire travail social, mais c'est difficile d'être partout. Je m'inscris en faux contre ceux qui ne voient dans la politique que le "tous pourris". C'est trop facile, et trop "bateau". Les temps changent, c'est vrai, les gens sont fatigués.  Mais on ne peut rien changer sa politique et les gens qui en font souvent cherchent à servir leurs concitoyens et la société". 

Propos recueillis par Ismaël Dupont, les 29 et 30 janvier 2018

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:45
Le PCF soutient le mouvement des cheminots du 8 février

Depuis maintenant plus de 20 ans, les décisions prises conjointement par les différents gouvernements et la direction de la SNCF mènent l’entreprise dans le mur.

À l’aube de la présentation de la loi mobilité qui transforme le droit au transport en droit à la mobilité, les dangers de mise à mort du service public ferroviaire sont réels. Le choix de confier une lettre de mission à Jean-Cyril Spinetta, ex PDG d’Air France, dont il organisa la privatisation partielle en 1994, n’est pas anodin.

En droite ligne du 4e paquet ferroviaire européen, dont seuls les députés PCF ont voté contre, les fossoyeurs du rail entendent présenter la libéralisation comme seule perspective à même de résoudre les dysfonctionnements actuels. Quel mensonge ! Avec la libéralisation du rail, usagers et cheminots seront ceux qui paieront la note.

D’un côté, les usagers assisteront à une hausse des tarifs et à une dégradation du service: fermeture de lignes, de guichets, baisse de la sécurité; avec comme conséquence directe la création de véritable déserts ferroviaires.

De l’autre, les cheminots et cheminotes, qui viennent de subir une troisième année consécutive sans hausse de salaire, verront leur condition de travail se dégrader encore plus. Pour rappel, l’année 2017 aura été terrible pour les salariés de la SNCF, avec plus de 50 suicides.

Il faut mettre fin à ces choix mortifères, guidés uniquement par des logiques de rentabilité, qui priorisent l’argent sur la sécurité et l’égalité, et qui sont incompatibles avec le développement et d’autres choix sont possibles l’amélioration d’un grand service public ferroviaire de voyageurs et de marchandises.

À l’heure où la question des transports est au cœur d’enjeux essentiels – climat et environnement, santé publique, aménagement du territoire, enjeux sociaux et économiques – le Parti communiste français défend l’idée d’un grand service public ferroviaire du XXI e siècle, au sein d’une entreprise unique et intégrée, permettant à chacune et chacun de se déplacer quel que soit son lieu de résidence sur le territoire, sa situation économique, tout en assurant des conditions de travail décentes pour les cheminotes et les cheminots.

Le PCF demande également à l’État de reprendre l’intégralité de la dette de la SNCF sans aucune contrepartie. Cette dette, consé- cutive à la création des lignes à grande vitesse imposées par l’État en 1997, est une dette d’État. Face à celles et ceux qui entendent livrer le rail aux appétits des vautours financiers, il faut opposer une large résistance. Usagers, citoyens, cheminots, élus, doivent ensemble lutter pour préserver le service public ferroviaire, ce bien commun qui appartient au patrimoine de la nation. À l’heure où les inégalités se creusent de façon inquiétante, les services publics représentent un rempart contre ces ruptures d’égalités. C’est le patrimoine de ceux qui n’en n’ont pas.

Préservons-les !

Le PCF soutient et participera à la manifestation organisée par la CGT/Cheminots le 8 février prochain à Paris.  

le PCF, 2 février 2018

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:42

INADMISSIBLE !!!!!
"Les représentants des fédérations syndicales CGT, CFDT, CFE-CGC et FO ont unanimement décidé de répondre favorablement à la demande de l’Etat pour reconduire l’accueil des réfugiés dans nos centres de vacances, comme nous l’avions précédemment décidé en 2015 et 2016. Trois mois plus tard, nous sommes surpris qu’aucun des centres de vacances que nous avons proposé n’ait été utilisé par l’Etat.
3000 places d’hébergement qui restent vides alors que nous constatons que des femmes, des hommes et des enfants ne peuvent être accueillis dignement pendant le traitement administratif de leur dossier."

Par Nicolas Cano, président de la CCAS

3 000 lits pour les réfugiés laissés vacants par l’État
VENDREDI, 2 FÉVRIER, 2018
L'HUMANITÉ
Nicolas Cano, agent GRDF, président de la CCAS
J.Millet/CCAS

Au président de la République. Par Nicolas Cano, président de la Caisse centrale des activités sociales des personnels des industries électriques et gazières (CCAS)

Le 27 juillet, lors d'une cérémonie de naturalisation à la préfecture du Loiret, Emmanuel Macron déclarait, concernant sa politique de logement et d’accueil des réfugiés : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité là aussi. » Six mois après ces déclarations, la situation des réfugiés a empiré.  Les associations de solidarité, les bénévoles, les élus locaux, les salariés des services publics font le même constat : des entraves à un accueil d’urgence digne qui se multiplient pour les familles et les jeunes venus chercher refuge en France.
 
Dès 2015, le conseil d’administration de la CCAS a fait le choix unanime de répondre à la demande de l’Etat en mettant 3500 places à disposition.
En accord avec nos valeurs de solidarité, de dignité et de justice, nous avons ouvert les portes de nos institutions pour y accueillir des femmes, des hommes et des enfants qui ont fui la guerre, les persécutions au péril de leur vie. 
C’est avec bienveillance, humilité et humanité que nous les avons accueillis pour leur permettre de se reposer, de se soigner et de se reconstruire dans des conditions décentes.
La période précédant l’accueil de ces personnes n’a pas été simple. Nous avons dû parfois affronter les a priori et les craintes de certains habitants des communes concernées, parfois les commentaires et les attaques xénophobes, des tentatives d’incendies volontaires, des coups de feu… 
 
Ces actes d’hostilités ont rapidement laissé place à la réalité d’une situation humaine : les réfugiés ont été accueillis. Ils ont pu commencer à se reposer, construire leur parcours, apprendre, jouer au football, tisser des liens.
Nos chiffres : 24 centres de vacances mis à disposition, des centaines d’élus, de salariés et de bénévoles électriciens et gaziers mobilisés, près de 1300 personnes accueillies.
 
Car toutes les formes de solidarité font partie intrinsèque de notre engagement et de nos valeurs : hébergement de personnes sans-abri chaque année dans nos centres de vacances pour la période hivernale, accueil et aide au départ en vacances d’enfants défavorisés avec le Secours Populaire Français, aides face aux urgences climatiques …
En octobre 2017, les services de l’Etat nous ont à  nouveau sollicités afin que les Activités Sociales de l’Energie puissent mettre à disposition des hébergements pour accueillir des réfugiés.
 
Les représentants des fédérations syndicales CGT, CFDT, CFE-CGC et FO ont unanimement décidé de répondre favorablement à la demande de l’Etat pour reconduire l’accueil des réfugiés dans nos centres de vacances, comme nous l’avions précédemment décidé en 2015 et 2016.
 
Nous avons ainsi engagé les démarches pour réactiver le dispositif et nous avons indiqué avoir plus de 3000 places d’hébergement disponibles.
Trois mois plus tard et sans notification contraire de la part du Ministère, nous sommes surpris qu’aucun des centres de vacances que nous avons proposé n’ait été utilisé par l’Etat.
3000 places d’hébergement qui restent vides alors que nous constatons que des femmes, des hommes et des enfants ne peuvent être accueillis dignement pendant le traitement administratif de leur dossier.
Notre organisme a pour objet d’être aux services des électriciens et gaziers et de leur famille en proposant des activités sociales pour ce public spécifique. Nous ne revendiquons pas l’accueil des réfugiés ou toute autre action de solidarité comme l’une de nos prérogatives. 
 
Néanmoins, nous nous efforçons de répondre au mieux aux sollicitations qui nous parviennent, conscients des moyens matériels et humains qui sont les nôtres et forts des valeurs qui animent nos actions depuis plus de 70 ans.
Nous constatons qu’une politique nationale d’une rare hostilité à l’égard des migrants se dessine. Alors que le président de la République tente de limiter les départs vers l’Europe, alors qu’il renforce le contrôle aux frontières (rétabli en 2015) au point que des condamnations sont prononcées envers l’Etat pour avoir refoulé des demandeurs d’asile, on demande à présent aux associations et aux acteurs sociaux de « recenser »  les migrants dans les hébergements d’urgence. Ce principe s’oppose, comme l’a rappelé récemment le défenseur des droits, à l’accueil inconditionnel sur le seul critère de la vulnérabilité.
 
Monsieur Macron, vous avez raison, ces femmes, ces hommes et ces enfants, n’ont pas besoin d’un « Père Noel » mais que la République française renoue avec ses valeurs : la liberté, l’égalité et la fraternité dont vous êtes le garant.

Nicolas Cano est le Président de la CCAS. Depuis plus de 50 ans, la CCAS est au service des électriciens et gaziers. Elle s’efforce de promouvoir la place de l’humain dans la société et défend le droit aux vacances pour tous, l’accès aux loisirs, au sport, à la culture, à la santé et s’engage auprès de nombreux partenaires du tourisme social et de l’économie sociale et solidaire.

 

3000 lits pour réfugiés laissés vacants par l'Etat: Nicolas Cano, agent GRDF, président de la CCAS (L'Humanité, 2 février)
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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:34
Dimanche 4 Février, 13h30: marche solidaire pour les réfugiés et migrants du CAO de Lampaul-Guimiliau, et mercredi  février, réunion du Collectif pour l'accueil des Migrants et Réfugiés au Tempo à Morlaix
Dans le cadre de l'action qui est lancée  actuellement pour dénoncer les dysfonctionnements du CAO de Lampaul Guimiliau géré par Coallia :
 
 première étape : un courrier qui  a été adressé à plusieurs institutions pour relater les faits qui ont été constatés dans le centre auprès des résidents : dysfonctionnements, intégrité et dignité baffouées etc ...
 
 deuxième étape : une marche solidaire qui aura lieu le dimanche 04/02/2018,
 
les associations TAM-TAM, les Utopistes en action, Morlaix Lib, collectif réfugiés migrants du pays de Morlaix, collectif de Plougasnou et les associations et collectifs du secteur qui s'associent également en soutien invitent toutes les associations et collectif du Finistère, touchés par les conditions d'accueil de nos exilés à se joindre à nous lors de cette marche pacifique pour le respect, la dignité et la solidarité.
 
nous vous invitons à partager un maximum afin que tout le monde soit informé. Je m'excuse par avance auprès de ceux que nous n'aurions pas prévenus personnellement, difficile encore d'avoir toutes les coordonnées mail de tout le monde.
Vous trouverez en pièce jointe l'affiche annonçant l'évènement que vous pourrez imprimer à votre guise pour diffusion.
Le lien a partager sur les réseaux sociaux :  https://www.facebook.com/ events/1592541010832013/
Restant à votre disposition pour tout renseignements complémentaires,
Je vous dit à bientôt, à Dimanche .... venez nombreux, et n'hésitez pas à vous faire accompagner de vos protégés
Association TAM-TAM Tolérance Accueil Migrants
 

Appel à participation solidaire des Utopistes en Action pour l'accueil des Réfugiés et Migrants: 

Les Utopistes en Action et d'autres associations et citoyens volontaire hébergent actuellement une vingtaine de jeunes exilés, leurs prises en charge étant refusées par les services de l'etat (Aide Sociale à l'Enfance) pour des raisons de maturité trop avancée... après tests osseux ou pas!

 

Nous avons donc mis en place une collecte de fonds afin de subvenir aux besoins des familles accueillant ces jeunes, qui sont laissés à l'abandon et en situation d'insécurité par l'état. 

Merci de porter attention à notre collecte, d'y participer à hauteur de vos moyens et envies, et de faire tourner l'information au maximum à l'aide de tous vos contacts.

 

Voici donc ci-dessous le lien d'accès au site Hello Asso, qui se chargera de collecter et reverser vos dons sur le compte des Utopistes en Action, dons qui serviront à approvisionner toutes les familles hébergeantes en nourriture et produits de première nécéssité.  

 

https://www.helloasso.com/ associations/les-utopistes-en- action/collectes/pot-commun- hebergement-des-exiles-de- notre-territoire

Pays de Morlaix Solidarité Migrants                          
 
Mercredi 7 février à 19 heures 
 
Réunion au Tempo (café situé sur le port de Morlaix côté Trégor) 
 
                                                       
                                               Ordre du jour :
 Situation des dublinés 
 Situation des mineurs non accompagnés (MNA) 
 L'hébergement 
 Situation du CAO de Lampaul 
 Projet de loi
 Participation au collectif du Finistère et au collectif  Grand ouest 
 Finances 
 Questions diverses 
 
Si des nouveaux veulent venir pour connaitre l'association et parler de la manière dont ils aimeraient s'engager je peux les rencontrer une heure avant . L'ordre du jour très chargé ne facilitant pas toujours le premier contact .
 
Pour tous :
 "N'oubliez pas d'adhérer pour l'année 2018 ; 
Adhésion à remettre lors de la réunion ou par courrier .
Chèque à l'ordre de Pays de Morlaix Solidarité Migrants 
Adresse postale: Pays de Morlaix Solidarité Migrants 22 résidence du pont Bellec 29 600 Morlaix"
 
Le bulletin d'adhésion est en pièce jointe ainsi que la charte qui retranscrit nos valeurs et notre engagement. 
 
**************************************************************************************************************
Je vous rappelle la marche de soutien aux personnes accueillies à Lampaul et aux bénévoles qui sont très engagés malgré les difficultés rencontrées .
 
                                           La marche partira de 
                      LA PLACE DU CHAMP DE FOIRE DE LANDIVISIAU 
                                               RV à 13 h 30
                          pour arriver devant le CAO DE LAMPAUL 
 
Si vous pouvez apporter des gâteaux faciles à manger ils seront les bienvenus .
L'affiche qui annonce l'événement est en pièce jointe .
"
-*************************************************************************************************************- 
 
Collectif des personnes concernées par l'accueil des réfugiés et migrants en Pays de Morlaix
Facebook du Collectif
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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:32

 

Le gouvernement, avec cette annonce brutale lance une opération de démantèlement de la fonction publique. C'est la fin du statut des fonctionnaires.

Alors que les Ehpad et les hopitaux, dont les personnels sont à bout, ont besoin de nouvelles embauches, alors que la situation des prisons est catastrophique, alors que nous manquons d'enseignants et de moyens dans les écoles et dans les universités, alors même que la procureure de Bobigny vient de dénoncer avec force le manque de moyens dans son tribunal, le gouvernement, lui, ouvre la boîte à licencier dans la fonction publique.

C'est incroyable et aberrant.

Le PCF sera de toutes les mobilisations et appelle à un front de riposte très large partout dans le pays contre ce projet libéral qui organise la précarisation généralisée de la fonction publique et prépare la privatisation des services publics.

Moderniser la fonction publique ce n'est pas la détruire. Les services publics, c'est ce qui tient le pays debout.

 

 

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:32
Photos Ismaël Dupont

Photos Ismaël Dupont

Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique

C'était hier à Mellac, près de Quimperlé, pour une réunion publique organisée avec nos amis du PCF Morbihan et leur secrétaire départemental, Philippe Jumeau, et les camarades du Finistère-Sud, Dominique Gontier et la section de Quimperlé animée par Philippe Allouard notamment. Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, chaleureux, combatif, éclairant, analyse les ressorts de la contre-révolution libérale et autoritaire portée par Emmanuel Macron, avant que le débat s'engage, avec une introduction d'Yvonne Rainero pour la commission Santé du Finistère du PCF, sur l'hôpital et la santé. 50 personnes ont suivi cette réunion publique particulièrement riche et intéressante, avec un vrai débat ouvert par des camarades de Bouguenais, du Pays Bigouden, de Châteaulin, de Concarneau, de Quimperlé.

Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:29
Les députés communistes contre un parlement super-marché des godillots! (L'Humanité, 1er février 2018)
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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:26
Les aides publiques aux entreprises privées, c’est 200 milliards d’euros !
DANIEL ROUCOUS
MERCREDI, 31 JANVIER, 2018
La CGT appelle tous les salariés du groupe Carrefour à un rassemblement devant l'hypermarché Carrefour de la porte de Montreuil lundi 5 février  à 10 heures en présence de Philippe Martinez
La CGT appelle tous les salariés du groupe Carrefour à un rassemblement devant l'hypermarché Carrefour de la porte de Montreuil lundi 5 février à 10 heures en présence de Philippe Martinez
CGT Carrefour

Oui vous avez bien lu, l’aide publique aux entreprises privées se monte chaque année à environ 200 milliards d’euros. Les grands groupes encaissent ces sommes astronomiques destinées à aider l’emploi, après avoir pleuré sur le coût du travail, ce qui ne les empêche pas de licencier, à l’exemple de Carrefour.

200 milliards d’euros, c’est à peine moins que le   qui se chiffre à 241,5 milliards d’euros en 2018… dont 15 millions seulement pour le Travail contre 16,68  millions en 2017 et 12 millions programmés pour 2019.

Ces chiffres sont confirmés par le pôle économique de la CGT dans un communiqué intitulé et par son secrétaire confédéral Mohammed Oussedik dans un qu'il nous a accordé.

Des milliers de dispositifs

Ce montant comprend les aides de l’Etat, les exonérations de cotisations sociales ainsi que les aides régionales et européennes, soit des milliers de dispositifs (6 000 selon certaines sources comme )  dont la plupart se cumulent et dont on peut avoir une idée sur le site officiel du ministère de l’économie  ou encore celui de l’Urssafou sur le site de la direction de l’information légale et administrative 

Il existe même un site dédié  En cliquant sur ce lien vous aurez le choix, souvent cumulable, de  1 624 aides publiques dans  10 domaines. Il suffit de taper son lieu d’implantation et le domaine concerné par la demande d’aide, par exemple emploi-formation ou gestion financière et exonération et s’affiche la liste des aides possibles.

Tout ça pour écrire que  l’info numérique sur les aides publiques (c’est-à-dire issues de nos impôts) abonde… bien plus que l’info sur les aides sociales aux personnes les plus nécessiteuses. En effet 

Cice et cie

L’aide  qui fait le plus parler d’elle tant par son montant (plus de 20 milliards d’euros) que par son emploi controversé (destiné notamment à alléger le coût du paiement des salariés jusqu’à 2,5 SMIC) est le 

Vous le lirez il est en baisse cette année et sera supprimé en 2019… pour être remplacé par un allègement de cotisations patronales de 6 points sur les salaires inférieurs à 2,5 SMIC complété par un allègement de 4,1 points du Smic à 1,6 SMIC !

Car le comble dans cette histoire de gros sous dont on s’interroge sur leurs utilisations finales est que l’Etat aide les entreprises (d’autres aides existent pour cela) à payer leurs salariés un peu plus que le SMIC alors que c’est une obligation légale de les payer au moins au SMIC ! 

Depuis le 1er janvier 2017 et jusqu’à la fin de cette année, les entreprises peuvent également bénéficier du 

Ce coup de pouce permet aux entreprises d’allèger la parce qu’elles ne paient pas la TVA. Il se cumule avec le CICE et autres allègemetns fiscaux notamment sur les cotisations sociales.

Dans le même temps, la loi de finances pour 2018 (article 84) poursuit le programme de la baisse progressive du taux l'jusqu'à 25 % en 2022.

Aides à l'emploi ou aux bénéfices ?

Destinées à soutenir l'emploi par un « allègement du coût du travail »,  il n'existe aucun contrôle et aucune sanction en cas de non respect des conditions quand elles existent (certaines aides sont données sans condition). De plus, si la plupart des aides sont imposables, des dérogations permettent d’alléger ou d’exonérer cette imposition.

Par exemple :

- la déduction forfaitaire pour paiement des heures supplémentaires (parce que les employeurs sont aidés à payer les heures sup !) doit respecter deux conditions : respect par l’employeur des dispositions légales et conventionnelles relatives à la durée du travail et les rémunérations afférentes aux heures supplémentaires ne se substituent pas à d’autres éléments de rémunération, sauf si un délai de douze mois s’est écoulé entre le dernier versement de l’élément en tout ou partie supprimé et le premier versement des éléments de rémunération relatifs aux heures supplémentaires.

- pas de conditions pour bénéficier du CICE comme expliqué sur le site du ministère de l'économie 

- pas de conditions pour l’

Certes ces aides sont bienvenues pour aider les TPME, PME et PMI, les agriculteurs, artisans et commerçants en difficulté ou encore pour s’installer auto-entrepreneur. Or ce sont surtout les grosses entreprises, affichant d’énormes bénéfices, comme carrefour qui en profitent.

Le cas Carrefour

Ce groupe vient d'annoncer 4 500 suppressions d'emplois et d'empocher 400 millions d'aides publiques par an pour l'essentiel destinées à diminuer les charges salariales. Alors que ses bénéfices tournent autour d’un milliard d’euros !

Se plaindre du cout du travail, la belle et juteuse affaire.

Questionnés à ce sujet,  Philippe Allard, délégué syndical du groupe Carrefour et Amar Lagha, secrétaire général de la CGT commerce, nous ont confirmé que « Carrefour  a touché successivement 350 millions d’euros d’aides publiques consistant en exonération de cotisations salariales et en CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) en 2018, 380 millions en 2017, 390 millions en 2016, 423 millions en 2015, 400 millions en 2014, soit un total de près de 2 milliards d'aide publique en 5 ans dont 744 millions au titre du CICE  ! »

Dans le même temps ils nous expliquent que « le groupe Carrefour, 1er employeur de France avec 115 000 salariés, c’est 88 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et 980 millions de bénéfice (6 milliards de 2012 à 2016) dont 500 millions ont été distribués aux actionnaires (2,379 milliards de 2012 à 2016). »

2 milliards d'aide publique en 5 ans ont servi à verser 2 milliards de dividendes aux actionnaires. Pour faire court les 2 milliards d'aide publique sont allés directs dans la poche des actionnaires, pas de l'emploi ni de la compétitivité.

« Le CICE destiné au maintien de l’emploi, c’est en fait 2 400 suppression de poste au siège social, 2 100 emplois menacés  par la fermeture de magasins DIA si pas de repreneurs.  Ajoutons les menaces qui pèsent sur les salariés des magasins qui vont passer en location-gérance, les vendeurs concernés par la réduction de 100 000 m2 des surfaces des hypermarchés etc. Déjà les effectifs avaient baissé de 2 050 salariés », précise Philippe Allard.

Ces chiffres il n’a pas manqué de les rappeler avec la délégation CGT Carrefour au représentant du ministère du travail qui les recevait ce mercredi 31 janvier.

Conclusion d’Amar Lagha : « c’est avec nos impôts qu’on licencie aujourd’hui en France».

C'est pour toutes ces raisons que la CGT Commerce et Services appelle tous et toutes les salarié-e-s du groupe Carrefour à un rassemblement devant Carrefour à la Porte de Montreuil lundi 5 février à 10 heures.

En lien

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CGT: les aides publiques aux entreprises, c'est 200 milliards d'euros (L'Humanité, 31 janvier 2018)
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