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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 06:26
photo Le Télégramme

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Ce n'est pas un scoop. Avec 1.400 logements vacants sur la ville, la situation immobilière n'est pas très reluisante à Morlaix. Hier, en conseil municipal, l'opposition a réclamé la mise en place d'un plan de reconquête. « Même si ce n'est pas suffisant, les transactions sont en hausse », a tempéré la majorité. 

Avant la fameuse annonce du legs d'un million d'euros en toute fin de séance (lire en page 10), deux questions orales ont animé la première réunion de l'année du conseil municipal, hier soir. Notamment celle concernant les logements vacants sur la ville. « L'Insee en a comptabilisé 1.400, soit 15 % », a indiqué Jean-Paul Vermot, en comparant les chiffres morlaisiens aux autres cités voisines.

« Seule Guingamp fait pire »


« La moyenne bretonne est deux fois moins élevée, à 7,4 %, tout comme celle du Finistère qui s'élève à 7,9 %. Beaucoup de villes moyennes souffrent. Mais en Bretagne, seule Guingamp affiche un résultat supérieur au nôtre avec 16,9 %. Lannion est à 8,2 %, Quimperlé 9 %, Concarneau et Douarnenez 9,8 %, Carhaix 12,3 % », a énuméré le conseiller d'opposition. « Nous sommes face à un problème qui s'aggrave. Car en 2009, ce taux n'atteignait que 12 %. Ces chiffres corroborent ceux de la population qui est en baisse », a poursuivi l'élu socialiste, en pointant « une vacance spécifique en centre-ville avec 500 logements vacants de la place Charles-de Gaulle au quartier Saint-Matthieu ».

 

 « Allez-vous mettre en place un plan de reconquête de la ville et de lutte contre la vacance en réunissant tous les partenaires concernés ? » a terminé Jean-Paul Vermot.

« La spécificité patrimoniale »


« Cette vacance, on la constate », a commencé par lui répondre Marlène Tilly. « La spécificité patrimoniale de la ville explique en partie cette situation », a poursuivi l'adjointe chargée de l'habitat, en précisant que depuis trois ans, les déclarations d'intention d'aliéner (DIA) augmentent. « Avec 338 demandes en 2017, ces transactions immobilières sont en hausse par rapport à 2016 (264) », a ajouté l'élue, pour qui « c'est encourageant, mais pas suffisant ». « Attirer des gens passe par la redynamisation », a encore souligné Marlène Tilly, en évoquant le musée et la future médiathèque. Mais aussi le secteur sauvegardé qui doit permettre de bonifier la réhabilitation des logements. « L'habitat est une compétence de Morlaix communauté », a terminé l'adjointe au maire, comme pour signifier que c'est aussi (et surtout ?) par l'intercommunalité que devra passer la reconquête des logements sur la ville centre.

 

Migrants. Une question sans réponse précise

Quelle place la ville de Morlaix va (ou peut) prendre dans la démarche de création d'un nouveau centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) en lien avec Morlaix communauté ? C'est la question que Jean-Pierre Cloarec a posée à la majorité en fin de conseil. « En raison de la fermeture programmée du centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Pleyber-Christ, le secteur géographique de Morlaix va constituer une zone blanche dans le Finistère car le Cada de Carantec n'existe plus », a-t-il précisé.

 

Limité à 30 places à Pleyber

 

L'élu d'opposition a alors informé qu'une rencontre a eu lieu récemment entre le préfet du département et les élus de Pleyber-Christ pour envisager un Cada de 50 à 60 places, éventuellement éclaté sur deux communes. Selon Jean-Pierre Cloarec, « il y aurait une limitation à 30 places à Pleyber et Morlaix communauté s'est engagé à rechercher un site complémentaire ». « La ville de Morlaix accueille régulièrement des jeunes migrants et des mineurs étrangers au foyer des jeunes travailleurs », a expliqué Marie Simon-Gallouédec, en soulignant que les services travaillent avec le 115 et les associations qui gèrent les réfugiés, comme Coallia et Odyssée qui dépend de la fondation Massé-Trévidy. « Donc, c'est un refus poli, c'est ça ? », lui a demandé l'élu d'opposition Ismaël Dupont, estimant que l'adjointe chargée des affaires sociales n'avait pas répondu précisément à la question.

 

« Facile de s'agiter »


« Il est très facile de s'agiter et beaucoup plus simple d'insulter », a rétorqué Agnès Le Brun, référence aux propos violents des utopistes en action, fin décembre, lors du conseil communautaire. « Morlaix n'est pas intolérante », a poursuivi le maire, en illustrant son propos par « l'accueil de familles, ou encore ce jeune apprenti, mineur isolé, qui travaille à la ville ». « Vous ne savez pas à quel point le CCAS est réactif pour gérer ces situations d'urgence », a complété Agnès Le Brun, en rendant hommage à son adjointe chargée du social. « Elle est mobilisée sur le sujet, comme ce fut encore le cas par exemple le 31 décembre. Ça, c'est la réalité, contrairement à ce qu'en disent les ignorants ou ceux qui font semblant d'ignorer ».
14 millions d'euros pour le musée
Comme cela avait déjà été annoncé lors du conseil municipal précédant Noël, la réhabilitation du musée des Jacobins coûtera finalement 14 millions d'euros. « Soit une hausse de 548.000 € par rapport à l'enveloppe prévue en 2016, ce qui représente une augmentation relativement faible », a estimé Agnès Le Brun, en parlant d'un « tableau de financement cohérent » et en se félicitant que « tous les financeurs soient autour de la table ». « Il faudra être vigilant sur le reste de l'enveloppe, des dérapages peuvent être rapides », a alerté, de son côté, Jean-Paul Vermot. « C'est l'investissement majeur de la mandature. C'est votre choix. Il est légitime. Mais tous ces financements-là (7,7 M€ sont à la charge de la ville), on ne les retrouvera pas ailleurs », a conclu l'élu PS.


 

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 06:25

Les jeunes méritent mieux !

Un nouveau dispositif d’inscription dans l’enseignement supérieur se met en place, Parcours sup le Parlement n’a pas encore adopté la loi sur « l’orientation et la réussite des étudiants » que le gouvernement entend l’appliquer ou plutôt l’imposer aux universités, aux enseignants-chercheurs aux étudiants et aux lycéens.

Or, il y a bien urgence à s’occuper de l’enseignement supérieur : sa situation est catastrophique. En témoigne le « tirage au sort » des bacheliers pour s’inscrire dans les filières de leur choix, qui a légitimement suscité l’indignation cet été. Sélection sociale effrénée, échecs importants en licence, formations tronquées faute de moyens, budgets notoirement insuffisants, concurrence stérile entre filières et établissements, restructurations incessantes renforçant les pouvoirs centraux, démocratie universitaire vidée de son sens… à cette situation, il faut une réponse de progrès social, scientifique, pédagogique.

Il faut une ambition : que chacun puisse développer au maximum ses capacités, que les connaissances soient largement diffusées et appropriées dans la société, que le pays se dote des plus hautes qualifications pour ses travailleurs.

Ce n’est pas celle du président des riches et de son gouvernement. En permettant à toutes les filières de trier les bacheliers, en prétendant ouvrir la possibilité de parcours personnalisés mais sans moyens nouveaux pour les universités, en prévoyant d’imposer une orientation non choisie aux étudiants recalés sur leurs vœux, le projet de loi va entériner les inégalités dans le supérieur. Il n’organisera dans les faits qu’un immense désordre et instaurera des obstacles institutionnels nouveaux à l’accès à l’enseignement supérieur dont le baccalauréat doit rester le premier grade et la seule condition d’accès. Cette loi accélérerait la mise en place du système « à plusieurs vitesses » qui est le projet de la droite et du MEDEF depuis longtemps.

Avec ce projet, quelques universités mieux loties attireraient les « meilleurs » éléments, tandis que les autres seraient condamnées à accompagner les plus défavorisés... à moyens constants voire en baisse alors que le nombre d’étudiants ne cesse de grandir. Avec comme conséquences inéluctables,  la dégradation du service public national d’enseignement supérieur et de recherche.

Cette politique remet profondément en cause le mouvement initié dans la deuxième moitié du XXe siècle de démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Les gouvernements et les instances européennes ont prétendu bâtir une société de la connaissance, en fait leurs choix réels restreignent sa diffusion, frappant particulièrement les enfants des milieux populaires, déjà largement sous représentés dans le système scolaire et le supérieur. La loi sur la sélection à l’université participe de la même logique que celle de la réforme du baccalauréat, individualisant les parcours et triant les jeunes dès leur plus  jeune âge. Elle s’insère dans le projet global que mène Macron d’adaptation aux besoins du capital financier.

Construire une alternative à cette politique est à l’ordre du jour pour tous les progressistes

Garantir le libre accès à l’université à tous les bacheliers, promouvoir et développer les capacités humaines sans limites a priori, assurer les moyens financiers et humains nécessaires à cette ambition… c’est nécessaire et possible !

Notre ambition progressiste vise à élever le niveau de formation et de qualification dans toute la société, en partageant les savoirs dans l’enseignement supérieur, et en libérant la recherche des logiques de rentabilité à court terme. Elle viserait à former de façon exigeante des jeunes qualifiés, des citoyens éclairés et des individus émancipés. Cette politique doit se baser sur un service public national, seul à même de promouvoir une ambition commune sur le long terme.

Les communistes mettent à la disposition de toutes les forces, de toutes les personnes engagées dans la lutte contre ce projet de loi et pour la transformation de l’enseignement supérieur leurs réflexions, leurs questionnements et les propositions construites au fil des luttes et par les parlementaires communistes. Ils vous proposent que nous rencontrions et tracions ensemble les voies de l’alternative, pour substituer aux logiques libérales celle de la défense et du développement des biens communs.

C’est tous ensemble que nous pourrons construire un nouvel avenir d’émancipation humaine

Marie-George Buffet: A l’Assemblée nationale, avec les députés communistes Marie-George Buffet : « je voterai résolument contre ce texte qui, loin d’apporter des solutions pragmatiques aux difficultés de l’université, impose une vision régressive de l’enseignement supérieur sans s’attaquer aux véritables problèmes».

Marie-George Buffet: A l’Assemblée nationale, avec les députés communistes Marie-George Buffet : « je voterai résolument contre ce texte qui, loin d’apporter des solutions pragmatiques aux difficultés de l’université, impose une vision régressive de l’enseignement supérieur sans s’attaquer aux véritables problèmes».

L’argent existe et les moyens pour une telle politique existent et doivent être mobilisés.

• 110 000 étudiants nouveaux dans les 5 dernières années et le budget par étudiant a baissé de 10%.

Il faudrait au minimum un milliard d’euros pour l’augmentation du nombre d’étudiants chaque année.

Cadeaux faits aux ultra-riches : 3 milliards € de baisse de leur Impôt sur la fortune.

Crédit Impôt Recherche : 5 milliards €.

CICE, impôt sur les sociétés… des cadeaux aux entreprises par milliards sans effet sur l’emploi et l’économie

évasion fiscale : 80 milliards €..

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 06:24
Lycée, université. Des élèves auto-entrepreneurs de leur scolarité (Humanité Dimanche, samedi 27 janvier 2018)
Lycée, université. Des élèves auto-entrepreneurs de leur scolarité
NADÈGE DUBESSAY
SAMEDI, 27 JANVIER, 2018
HUMANITÉ DIMANCHE

La nouvelle plateforme d'orientation des bacheliers, ouverte le 15 janvier, et la réforme du lycée, attendue après le rapport de la mission Mathiot le 24 janvier, engagent des changements minutieusement calculés. Au menu : sélections et inégalités accrues. Un autre modèle ségrégatif d'enseignement se profile.

Progressivement, le bahut se vide. Nina, Robin et Alix s'attardent un peu aux abords de l'établissement pour une pause cigarette avant le déjeuner. Élèves en terminale L au lycée polyvalent George-Sand, à Domont (Val-d'Oise), ils doivent, depuis le 22 janvier, se familiariser avec Parcoursup afin d'y inscrire leurs voeux d'études supérieures. Alix, comédienne potentielle, espère suivre les cours de théâtre de la prestigieuse Sorbonne. « Pour l'instant, le lycée n'a toujours pas donné d'informations sur la plateforme qui remplace APB. Ça a cafouillé sérieusement l'année dernière, alors on espère que ça sera mieux. On est l'année test ! » ditelle, un soupçon d'inquiétude dans le regard. Nina, elle, ne se préoccupe pas de tout ça. Elle sait déjà qu'elle intégrera une prépa arts appliqués dans une structure privée parisienne à 6 000 euros l'année parce que « le public, c'est trop compliqué ». Quant à Robin, le jeune homme reste confiant. Il espère bien être pris en psycho à Nanterre. « J'ai entendu que la fac allait recruter par dossier... Pourquoi pas. De toute façon, ça ne peut pas être pire que l'année dernière. »

Simple et transparent ?

Les quelque 700 000 élèves de terminale découvraient le 15 janvier le site de la nouvelle plateforme, sésame de la poursuite de leurs études dans l'enseignement supérieur. Parcoursup promet une « procédure simple, transparente et juste », « pas d'affectation par tirage au sort », « un accompagnement assuré pour comprendre les enjeux »... Exit donc l'admission postbac (le trop fameux APB), l'algorithme qui laissait, en juillet dernier, 87 000 bacheliers dans le brouillard. Et qui faisait pleurer dans les chaumières des élèves se retrouvant sans affectation. La faute à pas de chance lors de la grande loterie, carrément injuste certes, mais pourtant marginale. Pas possible de faire pire, assure Robin.

Bon, voire très bon niveau en anglais, en sciences: les « filières sous tension » poseront leurs conditions.

Pas si sûr... Les lycéens auront jusqu'au 13 mars pour formuler 10 voeux non hiérarchisés. Des choix accompagnés d'une « fiche avenir » remplie par l'établissement. Bulletins de notes, avis du conseil sur les choix d'orientation, lettre de motivation devront satisfaire les « attendus » que les universités publieront sur Parcoursup (un document de 48 pages que les lycéens vont éplucher avant de formuler leurs voeux). Côté fac, on se doit d'étudier chaque dossier (lire entretien page 25) et de répondre « oui », « non », « en attente » ou « oui si » sous réserve d'une remise à niveau. Car les « filières sous tension » (les plus demandées) peuvent poser leurs conditions. En psychologie, comme dans beaucoup de licences, il faut bien voire parfaitement ­ maîtriser l'anglais. Manque de chance, tout le monde ne peut pas se payer des séjours linguistiques ou des cours privés. Il faut aussi être bon dans les disciplines scientifiques, en français ou en histoire... « À l'université de Paris-I, en droit, il a été proposé des lettres de recommandation de professionnels du droit, dénonce le sociologue à l'université d'Amiens Romain Pudal. C'est délirant ! On ouvre la boîte de Pandore d'attendus les plus farfelus ! »

Pour Frédérique Rolet, secrétaire générale du syndicat Snes-FSU, l'affaire coule de source : il s'agit de dissuader trop d'élèves de vouloir devenir étudiants, « de barrer la route aux élèves qui seront jugés les plus fragiles », plutôt que de donner les places et les moyens nécessaires à l'accueil des 40 000 futurs étudiants supplémentaires encore attendus la rentrée prochaine. Tout est dit.

Renoncer à la démocratisation

Du lycée à l'université, en passant par les bacs pros (lire page 24), les réformes engagées s'inscrivent dans une logique minutieusement calculée faite de sélections, d'inégalités accrues entre élèves et entre établissements.

Et il faut en mesurer l'ampleur. Un autre modèle de l'enseignement se profile. Celui qui consiste à renoncer une fois pour toutes à la démocratisation de l'accès au savoir et in fine à l'enseignement supérieur. « Cette réforme va toucher en premier lieu les élèves issus des classes les plus populaires. D'abord parce qu'ils posséderont moins l'ensemble des codes attendus pour leur orientation. Beaucoup vont s'autocensurer », déplore Aurélien Boudon, cosecrétaire de SUD éducation.

« Les élèves dont le milieu socioculturel le permet sauront choisir le parcours Sud éducation le plus valorisant. »

La réforme en gestation du lycée ne fera que renforcer la sombre histoire. En prévision, la fin des séries S, ES et L. L'instauration d'un lycée modulaire dès le deuxième semestre de la seconde avec un système de matières majeures et mineures qui démultiplie des parcours ­ sorte de lycée à la carte. Le bac nouveau millésime prévoit une épreuve en français en première et quatre épreuves finales en terminale : deux épreuves écrites dans les disciplines majeures inscrites dans des parcours, deux épreuves universelles, une épreuve écrite de philosophie et un grand oral sur la base d'un minimémoire interdisciplinaire.

la guerre des disciplines

« Avec ce nouveau bac, on risque d'ouvrir une foire d'empoigne et une guerre des disciplines », souffle-t-on déjà du côté des enseignants. « La modularité permettra d'affiner encore les stratégies de différenciation sociale, insiste-t-on à SUD éducation. Les élèves dont le milieu socioculturel le permettra sauront choisir les parcours les plus valorisants et la hiérarchie des parcours sera d'autant plus forte. » Sinistre prévision qui induit, à terme, des lycées spécialisés dans certains parcours, plus ou moins cotés selon les modules proposés... Sans grande surprise, les parcours du lycée correspondront très vite aux attendus définis par chaque filière post-bac. « Le bac n'est certes pas officiellement détruit, estime SUD éducation, mais, en pratique, il deviendra accessoire et ne jouera à terme quasiment aucun rôle pour la poursuite d'études et pour les employeurs. Chaque élève aura désormais son curriculum personnel de modules de lycée qu'il aura acquis avec plus ou moins de réussite. » Le diplôme national, premier grade universitaire, ne sera plus ainsi une condition ni suffisante ni nécessaire pour la poursuite d'études.

En devenant autoentrepreneur de sa scolarité, l'élève ­ au lycée comme à l'université ­ sera rendu toujours davantage responsable individuellement de ses choix, de son parcours, de ses « réussites » ou de ses « échecs ». « C'est aux bacheliers de faire les bons choix, aux professeurs du secondaire de bien les évaluer, aux universités de bien construire leur parcours...

Et, en cas de problèmes, ces acteurs ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes, analyse la sociologue Sophie Orange dans « Alternatives économiques ». Le sous-financement chronique de l'université et les inégalités de dotation entre établissements de l'enseignement supérieur sont totalement évacués du tableau. » C'est bien le but du jeu.

REPERES : 
1,6 million : Le nombre d'étudiants inscrits à l'université à la rentrée 2016-2017. Soit + 1,9 % par rapport à l'année précédente.
 
11% La part d'enfants d'ouvriers à l'université.
 
30 % La part d'enfants de cadres supérieurs à l'université.
 
50 % La part des enfants de cadres supérieurs dans les classes préparatoires aux grandes écoles.
 
2,7 % La part des enfants d'ouvriers dans les classes préparatoires aux grandes écoles.
 
6,7 % La part des enfants d'employés dans les classes préparatoires aux grandes écoles.
 
45 % Le pourcentage d'enfants de cadres qui ont un diplôme d'une grande école contre 10 % pour ceux des ouvriers.
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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 06:24
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, dans le Morbihan et le Finistère du 31 janvier au 2 février 2018

Olivier Dartigolles, porte parole du Parti Communiste Français, sera dans le Sud Finistère et le Morbihan autour du mercredi 31 janvier, jeudi 1er février et le vendredi 2 février. 

 

Dans le Finistère,  sera accueilli le jeudi 1er à Quimperlé dans l'après midi puis à Mellac au foyer communal à partir de 18h. 

 

Il présentera son très récent ouvrage "Macron, entreprise de démolition. Force, failles et surpercheries" paru le 11 janvier dernier aux éditions de l'Atelier.

 

Olivier Dartigolles devrait ensuite intervenir à Vannes sur la question des Migrants et à Lorient sur la question de l'école.  

 

 

«Macron, entreprise de démolition : forces, failles et supercheries».

«Ce n'est pas un livre sur la personnalité de Macron ou sur la campagne électorale mais sur l'exercice du pouvoir par le président de la République et sa majorité présidentielle, un livre qui tente de présenter le vrai projet politique de Macron noyé sous la stratégie de communication présidentielle dite du «tapis de bombes», comme l'a défini un de ses conseillers, explique l'auteur. J'essaie de démontrer que la politique de Macron, contrairement aux apparences, n'est pas très équilibrée mais qu'elle est très dure et très inégalitaire. Un seul chiffre : le bouclier fiscal de Sarkozy représentait un transfert de 700 M€ vers les plus riches alors que les cadeaux fiscaux faits par Macron aux plus riches dans le budget 2018 atteignent les 8 à 9 milliards, c'est-à-dire que 5 % des plus riches vont capter 42 % des gains de la politique fiscale. Il ne s'agit en rien d'un gouvernement d'experts mais plutôt d'un gouvernement d'idéologues. Macron n'aime pas le Parlement, les élus locaux et les syndicats. C'est un pouvoir de plus en plus autoritaire qui se dessine avec beaucoup de brutalité, à l'encontre des plus démunis, notamment des réfugiés.» Enfin, le livre se conclut par des propositions «pour construire dans la durée les ripostes les plus unitaires».

La Dépêche, 22 janvier 2018 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, dans le Morbihan et le Finistère du 31 janvier au 2 février 2018

 

Fédération du Finistère

5, rue Moreau

29100 Brest

 

Communiqué des communistes du sud Finistère 

 

Les communistes finistériens et morbihannais invitent Olivier Dartigolles, porte parole du PCF, à présenter son dernier ouvrage « Macron ; entreprise de démolition. Forces, faiblesses et supercheries» à Lorient le mercredi 31 janvier, Quimperlé/Mellac le jeudi 1er février, Vannes le 2 février.

Dans cet ouvrage paru aux éditions de l'Atelier il détricote les fondements de la politologie macronienne et son sprint libéral et autoritaire. Il ouvre aussi des pistes de réflexions pour combattre cette conduite des affaires du pays au profit exclusif des plus riches. Il indentifie également quatre axes majeurs de reconquête : réaffirmer le clivage droite/gauche ; reconstruire un imaginaire collectif d'émancipation ; mettre en avant l'enjeu démocratique dans la cité et l'entreprise,mener des actions concrètes de solidarité.

Nous l'accueillerons à Mellac le 1er février à 18 heures au foyer communal pour une rencontre débat, qui sera consacrée pour une part à la situation de la santé et notamment à la mise en place des Groupements hospitaliers de territoire.

Auparavant Oliver Dartigolles et Yvonne Rainero, membre de la commission santé du PCF, rencontreront les représentants du personnel touché par la fusion des établissements hospitaliers en cours dans notre région.

Quimperlé le 25 janvier 2018.

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:59
Conférence-débat avec Jean-Michel Galano sur la pensée de Marx et les 150 ans du Capital le mercredi 31 janvier 2018 à Morlaix, au local du PCF, 2, petite rue de Callac
Conférence-débat avec Jean-Michel Galano sur la pensée de Marx et les 150 ans du Capital le mercredi 31 janvier 2018 à Morlaix, au local du PCF, 2, petite rue de Callac
Les communistes du pays de Morlaix vous invitent à une réunion publique sur l'actualité de la pensée de Marx à l'occasion des 150 ans de la parution du Capital et du succès du fil "Le jeune Karl Marx" de Raoul Peck ce mercredi 31 janvier à 16h30, au local du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac, à Morlaix. 
 
34% des jeunes considèrent que le communisme à encore une actualité, révélait la semaine passé un sondage de la fondation Gabriel Péri présenté par L'Humanité. Seulement 28 % des jeunes jugent que les idées communistes n'ont plus aucune pertinence, contre 57 % des plus anciens.
 
Nous y voyons un motif d'espoir pour reconstruire une ambition révolutionnaire face à un système capitaliste de plus en plus brutal et régressif pour les droits et les libertés. Cela passe aussi par une réflexion  théorique et une connaissance de la pensée de Marx, qui a bien des égards, continue à nous faire penser le monde d'aujourd'hui. 
 
Venez participer à cette formation d'éducation populaire avec Jean-Michel Galano, philosophe, ancien professeur agrégé de classe préparatoire, avant sa tournée costarmoricaine les 1,2,3 février pour animer les débats autour du film "Le jeune Marx".

Le philosophe Jean-Michel Galano, ancien professeur agrégé en classe préparatoire, membre du PCF, sera à Morlaix, à l'invitation de la Fédération et de la section de Morlaix, pour animer une conférence débat sur l'actualité du Marxisme, à l'occasion de l'anniversaire de la publication des 150 ans du Capital.

La conférence-débat visant à introduire à la pensée économique, sociale et philosophique de Marx aura lieu mercredi à 16h30 au local du PCF, 2 petite rue de Callac à Morlaix.

Toute personne intéressée peut y participer.      

Conférence-débat avec Jean-Michel Galano sur la pensée de Marx et les 150 ans du Capital le mercredi 31 janvier 2018 à Morlaix, au local du PCF, 2, petite rue de Callac
Conférence-débat avec Jean-Michel Galano sur la pensée de Marx et les 150 ans du Capital le mercredi 31 janvier 2018 à Morlaix, au local du PCF, 2, petite rue de Callac
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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:57

Entre 1600 et 1800 manifestants à Quimper ce mardi 30 janvier selon le Télégramme

Mobilisation de tout le département ce mardi après-midi à Quimper à l'appel d'une intersyndicale CGT-CFDT-SUD pour demander des moyens pour les établissements d'hébergement des personnes âgées dépendantes (Ehpad). Un flot de paroles de soignants (aides-soignantes, infirmières, auxiliaires de vie sociale...) s'est libéré ces derniers jours. Ils ont trouvé un écho en slogans dans les rues de Quimper et en chansons, comme un trop plein de ras-le-bol et de souffrances qui déborde. La manifestation, qui a commencé vers 15h, a réuni entre 1.600 et 1.800 personnes. A noter que FO faisait bande à part et avait réuni quelques dizaines de militants pour rencontrer en délégation des représentants de l'ARS et des élus du Conseil départemental.

(Le Télégramme, 30 janvier 2018)

Et l'article de Ouest-France: 

Finistère. Ehpad : 1 800 personnes manifestent à Quimper
photo CGT hôpital

photo CGT hôpital

Mobilisation à l'EHPAD de Plougonven et à Morlaix ce mardi 30 janvier 2018  (photos CGT Hôpital Pays de Morlaix)
Mobilisation à l'EHPAD de Plougonven et à Morlaix ce mardi 30 janvier 2018  (photos CGT Hôpital Pays de Morlaix)
 
Voici des photos de la CGT de la mobilisation du 30 Janvier 2018 devant l'Argoat à Plougonven (Ehpad hopital de Morlaix)

Une soixantaine de soignants ainsi que des résidents et des familles de résidents ont répondu à l'appel de la CGT du CHPM.
 

Voici le texte qui a été lu lors de ce débrayage

Cela fait bien des années que la CGT alerte la direction du chpm et l'ars des dysfonctionnements et des sous effectifs en Ehpad, personne ne fait rien, pire on nous enlève encore des moyens !!!

On demande que les mesures du plan solidarité grand âge de 2007 annoncées par un certain Dominique de Villepin, alors Premier ministre, soient appliquées, c’est-à-dire qu’il y ait un taux plus élevé de personnel pour arriver à un ratio à dix équivalent temps-pleins pour dix résidents. On est à peine à six pour 10 !!

Les conditions d'accueil et d'accompagnement des personnes âgées en perte d'autonomie sont alarmantes. La situation est scandaleuse depuis de nombreuses années, les personnels des Ehpad tirent la sonnette d'alarme en dénonçant un manque de personnel considérable.
Les personnels sont à bout, épuisés par une charge de travail considérable. en grande souffrance de ne pouvoir soigner et accueillir, de ne pouvoir accomplir correctement leur mission auprès de personnes âgées dépendantes, fragiles
Pas assez nombreux, mal payés pour des tâches physiquement et moralement épuisantes

Aujourd’hui, le système craque.

En 2017 une mission parlementaire a montré une dégradation des conditions de travail et «une maltraitance institutionnelle .

A l'école infirmière ou en école d'aide soignants on nous apprend la bientraitance, on nous dit que le but est de préserver l'autonomie des personnes le plus longtemps possible et donc ne pas faire à leur place mais les aider, on est bien loin de tout cela à l'heure actuelle . Les soignants sont contraints a faire du travail à la chaîne, nos établissements se déshumanise non du fait des soignants mais du fait des directions et au dessus ars et ministère qui ne nous donnent pas les moyens nécessaires en effectifs pour exercer nos professions en respectant les valeurs soignantes et en toute dignité pour nos patients.

Les 50 millions d'euros qui seraient affectés aux Ehpad, selon la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, cela peut paraître énorme mais, ramené aux 600.000 personnes accueillies dans nos établissements, c'est insignifiant. Cela correspond à 80 euros par an, par résident, ou encore à trois heures d'accompagnement par an par résident ! Nous ne voulons pas d'effets d'annonce mais des moyens pérennes et une politique stable pour bâtir des choses sur le long terme tout en respectant la dignité des résidents et en mettant fin aux conflits de valeurs dont souffrent depuis bien trop longtemps les soignants.

 

-- 
Syndicat CGT du CHPM
15 rue Kersaint Gilly
BP 97237
29672 Morlaix cedex
02 98 62 61 60 poste 7323
06 58 96 23 19
Mobilisation à l'EHPAD de Plougonven et à Morlaix ce mardi 30 janvier 2018  (photos CGT Hôpital Pays de Morlaix)
Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

Photo EHPAD Morlaix 30 janvier photo Jean-Luc Le Calvez

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:53
photo Le Télégramme

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Ce mardi, Morlaix n'a évidemment pas échappé au mouvement national de mécontentement des personnels et directions des Ehpad de France et de Navarre. Bélizal et La Boissière se sont mobilisés. Chacun à leur manière. 

« À bout de souffle », « Ras le bol », « Soigne-moi et tais-toi », « En grève » ou encore « Prendre soin de nos aînés ». Accrochées à la rambarde du deuxième étage de l'établissement d'hébergement pour personnes dépendantes de Bélizal, ces banderoles laissaient transparaître l'état d'esprit du personnel réuni devant l'accueil, ce mardi, à 14 h 30. À l'appel national de sept organisations syndicales et patronales, il a débrayé pendant une heure, afin de crier haut et fort son désarroi face à des conditions de travail devenues insupportables. À tel point que les conséquences sur les personnes hébergées sont gravissimes, comme le rappelait une dernière banderole, installée à l'entrée de l'Ehpad : « Personnels épuisés, résidents maltraités ». « À l'école d'infirmière ou en école d'aide-soignants, on nous dit que notre rôle est de préserver l'autonomie des personnes le plus longtemps possible. On est bien loin de tout cela à l'heure actuelle », soufflaient les manifestants.

Application du plan solidarité grand âge


Comme ils le font parfois depuis des années, ces derniers ont notamment pointé du doigt le manque de moyens alloués aux Ehpad. Pour ceux comme Bélizal, qui dépendent du centre hospitalier des Pays de Morlaix, les restrictions budgétaires vont se traduire par une baisse de dotations « de 330.

 

000 € par an jusqu'en 2021 ! », précisait Francis Landouar, du Sud, il y a quelques jours dans nos colonnes. Alors de l'avis unanime des personnels réunis hier, ce ne sont pas les 50 M€ promis par le ministère de la Santé qui résoudra les problèmes qui se posent. Après avoir remercié toutes les personnes présentes d'avoir débrayé symboliquement pendant une heure alors que leurs collègues défilaient à Quimper, les représentants syndicaux ont renouvelé leur principale revendication : l'application du plan solidarité grand âge de 2007. Soit un salarié par résident, l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés. La suppression annoncée de ces derniers va, en effet, toucher de plein fouet les Ehpad.

La Boissière : tous à Quimper


Si Bélizal avait décidé d'une action locale, en revanche, du côté de l'Ehpad de la Boissière, qui dépend du CCAS de la Cité du Viaduc, aucune manifestation n'a été organisée, hier après-midi. Si les revendications étaient évidemment les mêmes, les grévistes avaient tous fait le choix de rejoindre le cortège unitaire, à Quimper. Tout en laissant suffisamment de personnels sur place pour s'occuper des résidents. Car tel est leur métier. « Et on aimerait pouvoir l'exercer dans de bonnes conditions ».
 

Forte mobilisation dans le Pays de Morlaix

CLÉDER. L'Ehpad de Mestioual était en grève ce mardi matin. « Les personnes âgées ont le droit de vieillir dans la dignité », lisait-on sur une banderole. Une vingtaine de personnels a débrayé à 13 h 15. Le maire Gérard Daniélou et la directrice Monique Kerbrat se sont joints au mouvement. 
GUERLESQUIN. Le personnel de la résidence du Guic, les membres du CCAS, certains résidents et leur famille ont manifesté en fin de matinée. 
LANMEUR. Le personnel du centre hospitalier a débrayé 45 minutes, dans l'après-midi. « Deux soignants pour 35 à 45 patients le soir, c'est trop peu », entendait-on dans le cortège, qui s'est rendu jusqu'à la mairie en reprenant, à sa sauce, le refrain des Enfoirés. 
PLEYBER-CHRIST. Selon les 60 salariés (39 équivalents temps plein) de l'Ehpad du Bruc, qui accueille 67 résidents, il manque cinq aide-soignantes, une infirmière, trois agents et du personnel administratif dans l'établissement. Dans le cortège qui s'est rendu jusqu'à la mairie, on trouvait aussi des élus du CCAS, des habitants, le maire Thierry Piriou, Jean-Michel Parcheminal, maire de Plounéour-Ménez, et la directrice, Laurie Kergourlay. 
PLOUESCAT. Soutenus par le directeur Olivier Feinte, les salariés ont interrompu leur service pendant 45 minutes. Si les 198 résidents de La Fondation ne souffrent pas de conditions d'accueil et de soins aussi dégradées qu'ailleurs, elles sont toutefois de plus en plus difficiles et les restrictions budgétaires imposées par les nouvelles tarifications font peur. 
PLOUIGNEAU. Hormis les administratifs, l'ensemble du personnel de l'Ehpad du Kreisker était en grève. Il a pointé du doigt la précarité de l'emploi : deux tiers des 65 salariés sont contractuels.
 PLOUGONVEN. Une soixantaine de soignants ainsi que des résidents et leurs familles ont répondu à l'appel intersyndical du CHPM en manifestant devant l'Argoat. 
SAINT-THÉGONNEC - LOC-ÉGUINER. L'ensemble du personnel de Sainte-Bernadette a débrayé pour dénoncer le manque de moyens humains. L'établissement compte 110 lits pour 81 emplois en CDI. Comme ailleurs, les résidents sont de plus en plus âgés et dépendants.


 

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:03
Société de CASTES et de PRIVILEGES insensés: Un Smicard doit travailler 2,6 millions d'années pour gagner la fortune du Français le plus riche, Bernard Arnault (LVMH)

Ainsi, il faudrait à un smicard 2,6 millions d’années pour gagner la fortune du Français le plus riche, Bernard Arnault (LVMH), estimée à 46,9 milliards d’euros, poursuit l'Observatoire.

"Et encore, il ne s’agit que de son patrimoine professionnel.

Tout ce qui relève du domaine privé ou qui ne repose pas sur un outil de travail n’est pas comptabilisé", a précisé ce rapport, publié mardi 30 janvier.

"Ces fortunes sont démesurées, rapportées à ce que possèdent la plupart des ménages, dont la moitié d’entre eux détiennent moins de 114 000 euros", a comparé cette étude.

 

Un smicard doit travailler 2,6 millions d’années pour gagner la fortune du Français le plus riche

L'Observatoire des inégalités a fait des calculs à partir de la liste des dix plus grandes fortunes de France.

"Ni la crise, ni le niveau de la fiscalité française n’ont entamé la progression des grandes fortunes." Partant de la liste des dix plus grandes fortunes de France du magazine Challenges,publiée en juin 2017, lObservatoire des inégalités a calculé que le seuil d’entrée dans le top 500 des plus grandes fortunes professionnelles "a augmenté de 30% en un an et a été multiplié par neuf depuis 1996." 

Ainsi, il faudrait à un smicard 2,6 millions d’années pour gagner la fortune du Français le plus riche, Bernard Arnault (LVMH), estimée à 46,9 milliards d’euros, poursuit l'Observatoire. "Et encore, il ne s’agit que de son patrimoine professionnel. Tout ce qui relève du domaine privé ou qui ne repose pas sur un outil de travail n’est pas comptabilisé", a précisé ce rapport, publié mardi 30 janvier. "Ces fortunes sont démesurées, rapportées à ce que possèdent la plupart des ménages, dont la moitié d’entre eux détiennent moins de 114 000 euros", a comparé cette étude. 

"Le montant cumulé de la fortune professionnelle des 500 personnes les plus riches de France représente 570 milliards d’euros. A eux seuls, les dix premiers du classement possèdent 241 milliards", a poursuivi l'Observatoire des inégalité. Ces personnalités, parmi lesquelles figurent Axel Dumas (Hermès International), Gérard Mulliez (Auchan), Serge Dassault (Groupe Marcel Dassault) ou encore Patrick Drahi (Altice), vont particulièrement bénéficier de la réduction de l’impôt sur la fortune, ainsi que de la baisse de l’impôt sur le revenu pour les revenus du patrimoine votée à la fin de l’année 2017, précise encore l'organisme. 

Société de CASTES et de PRIVILEGES insensés: Un Smicard doit travailler 2,6 millions d'années pour gagner la fortune du Français le plus riche, Bernard Arnault (LVMH)
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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 06:19

 

Les gouvernements ont tous reculé devant l'obstacle du financement de la prise en charge par la collectivité de la perte d'autonomie.

80 % des personnes en Ehpad doivent faire appel à leurs proches pour régler un reste à charge de 1 600 euros par mois en moyenne. Des chiffres qui montrent l'urgence de la prise en charge de ce coût par la collectivité.

 

Deux mille euros par mois. C'est le coût moyen d'une place en Ehpad, étant entendu que cette «moyenne» recouvre des écarts de prix importants qui peuvent aller du simple au double, selon le type de structure d'accueil : publique ou privée, à but lucratif ou non... Une barrière des prix infranchissable pour tous ceux dont les revenus ne peuvent couvrir cette somme, relevait la mission « flash » d'information parlementaire sur les Ehpad constituée l'été dernier.

En 2008, le Sénat avait dressé une cartographie détaillée des « restes à charge ». En moyenne, chaque résident en Ehpad devait débourser environ 1 600 euros de sa poche, cette somme s'élevant à 1 400 euros dans un Ehpad public (45 % du parc des Ehpad), à 1 500 euros dans un établissement privé à but non lucratif (30 % du parc) et à 2 100 euros pour le secteur lucratif (25 % du parc). « En moyenne, le montant du reste à charge est plus important que les ressources du pensionnaire en établissement jusqu'à des niveaux de revenus approchant 2000 euros par mois, notait le rapport. En conséquence, près de 80 % des personnes en Ehpad doivent faire appel aux ressources de leurs proches pour financer leur prise en charge. » Dix ans plus tard, cette situation ne s'est guère améliorée, à en croire les travaux de la mission parlementaire estivale, qui a alerté à son tour sur « le reste à charge important pour certaines catégories de la population », en dépit des prestations sociales existantes comme l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) versée par les départements. En cause, notamment, un « mouvement de déshabilitation à l'aide sociale départementale » de certains Ehpad qui « provoque, par insuffisance de dotations publiques, un reste à charge que certaines personnes ne peuvent assumer », notait la mission. En clair : le nombre de places accessibles aux bénéficiaires de l'aide sociale se réduit, ouvrant la voie à « un traitement inéquitable sur le territoire » et à une « différenciation des tarifs d'hébergement entre personnes âgées résidant en Ehpad », dénonçait en mars 2017 la Fédération hospitalière de France (FHF).

Le secteur pourrait connaître de nouvelles tensions dans les années à venir, avec la hausse de l'ordre de 25 % du nombre personnes âgées dépendantes de plus de 75 ans, à prévoir d'ici vingt ans. Dans ces conditions, s'en remettre à l'unique « solution » ­ qui consiste, pour financer l'Ehpad des aînés, à prendre sur les ressources des enfants et des petits-enfants, ou bien à dilapider le patrimoine de la vie de labeur des plus humbles, qu'ils souhaitaient leur léguer ­ est intenable, sauf à se résoudre au creusement des inégalités. Conscients du problème, les gouvernements successifs ont tous reculé, ces dix dernières années, devant l'obstacle du financement de la prise en charge par la collectivité de la perte d'autonomie. En 2012, Nicolas Sarkozy a abandonné, en raison des « contraintes financières », son chantier de la création d'un nouveau « risque » dont la couverture devait être en partie confiée au privé. Quant à la loi de 2015 sur l'adaptation de la société au vieillissement, elle n'a guère bouleversé les cadres existants. Les propositions existent pourtant pour permettre à tous de faire face à ces nouveaux besoins sans s'en remettre à la loi du marché. À l'instar de celle du PCF d'« un service public de l'autonomie pour les personnes âgées » appuyé sur des pôles publics départementaux et financé par la cotisation pour la partie qui relève de la Sécurité sociale et par un financement public d'État pour l'action des départements. Ou encore de celle de la CGT de la création d'une « prestation universelle de compensation de l'autonomie, quel que soit l'âge » de la vie.

 

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 19:05
Prochain Conseil Municipal de Morlaix le mercredi 31 janvier à 18h30: question orale de l'opposition sur le logement et l'avenir de Morlaix et sur la création d'un CADA

Le Conseil Municipal de Morlaix ce mercredi 31 janvier 2018 aura un ordre du jour très léger: délibérations sur les travaux du musée, sur le stationnement payant, sur l'usage de Langolvas, sur les attributions déléguées du maire et,... c'est à peu près tout, sauf que nous, dans l'opposition, nous posons des questions orales qui soulèvent la question de l'avenir de la ville et des solidarités à Morlaix.   

Questions orales présentées par l'opposition de gauche (Coopérative Citoyenne, PS, Front de gauche): Jean-Philippe Bapcérès, Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Jean-Paul Vermot  

1- Regagnons la ville.

Selon l’INSEE, 15% des logements sont vacants à Morlaix.
La moyenne bretonne est 2 fois moins élevée, à 7,4%, tout comme la moyenne Finistérienne à 7,9%.
Certes, les villes moyennes souffrent, mais Lannion n’affiche qu’un taux de 8,2%, Quimperlé 9%, Concarneau 9,8%, Carhaix 12,3% ou encore Douarnenez, 9,8%...
Seul Guingamp affiche un résultat supérieur au nôtre en Bretagne à 16,9%.
C’est donc que nous sommes face à un problème particulier et qui s’aggrave. Ce taux n’atteignait que 12% en 2009.
C’est dire qu’il corrobore les chiffres de la population : elle baisse, et le nombre de logements vacants augmente. CQFD.
Sur 1400 logements vacants à Morlaix, environs 500 sont dans un périmètre allant globalement de la Place De Gaulle au quartier Saint Mathieu, ce qui révèle une concentration spécifique de la vacance en centre-ville.
Dès lors, un plan d’action spécifique doit être défini.
Le problème est d’une telle ampleur qu’il faut programmer notre action zone par zone, définir les îlots d’intervention : Ange de Guernisac, rue du mur/Saint Mathieu, etc…
La mobilisation de l’argent public doit également se programmer : regagner la ville nécessite l’investissement public, certes, mais aussi l’appui des partenaires publics et privés, des collectivités, des bailleurs sociaux, des établissements publics…
Alors, allez-vous mettre en place un plan de reconquête de la ville et de lutte contre la vacance, en réunissant les partenaires cités (et tout autre également) ? Nous sommes prêts à nous y associer pleinement.

 

2 - Pour la mise en place d'un nouveau CADA

En raison de la fermeture programmée du CAO (centre d'accueil et
d'orientation) de Pleyber-Christ , le secteur géographique de Morlaix va
constituer dans le Département , une zone blanche (3 Centres d'Accueil des
Demandeurs d'Asile existants à Brest, Quimper et Quimperlé )puisque
celui de Carantec n'existe plus.
Le CAO de Pleyber fermera après 2 ans de fonctionnement sans incident ,
car anticipé et porté par la municipalité.
Alors que les habitants du territoire se déclarent de plus en plus
demandeurs pour participer à des actions de solidarité , il importe de ne
pas laisser les associations et les collectifs se substituer aux obligations des
élus et des services de l’État. L'accueil des migrants doit se mener sur le
long terme, pour résoudre les incompréhensions et la défiance .
Une rencontre a eu lieu récemment entre le préfet et ses services ,et les
élus de Pleyber-Christ pour envisager un CADA d'une capacité de 50 à 60
places , éventuellement éclaté sur 2 communes .
Morlaix Communauté sous la direction de Madame Tocquer, s'est engagé
dans la recherche d'un site complémentaire ( car limitation à 30 places à
Pleyber).
Morlaix présente de nombreux avantages pour ce type d'équipement dans
la mesure où la ville-centre offre des facilités de transport (bus ou train),
une proximité des services tels Pôle Emploi, agences d'intérim, mission
locale,CAF …..qui n'existent pas en périphérie.De plus, la disponibilité
en bâtiments apparaît plus importante que dans des communes moindres
Autre atout, une offre affirmée de loisirs et de culture, le dynamisme des
nombreuses associations éducatives et sportives , tous ces éléments
concourent à rompre l'isolement des demandeurs d'asile , sans négliger la
réduction des coûts et des temps de déplacement des bénévoles.
QUELLE PLACE VA (OU PEUT) PRENDRE LA VILLE DE MORLAIX DANS
CETTE DEMARCHE DE CREATION D'UN NOUVEAU CADA, en relation avec
Morlaix Communauté ?* 

 

* Création d'un CADA pour les demandeurs d'asile à Morlaix. 
Il est temps que la mairie de Morlaix se positionne pour un accueil décent des exilés en prenant sa part de responsabilité. 
En Conseil Communautaire en décembre 2017, Thierry Piriou, le président de la communauté, a dit que des contacts étaient pris avec la préfecture et l'Etat pour l'éventuelle ouverture d'un Cada sur la zone de Morlaix Communauté. Reste à trouver la commune qui mettra à disposition un équipement pouvant accueillir ce Cada. Pour ma part je l'avais appelé de mes voeux dès le 12 septembre 2016 à travers cette question orale au Conseil Communautaire de Morlaix-Communauté:

Question orale présentée au Conseil de Communauté de Morlaix Communauté le 12 septembre 2016 par Ismaël Dupont, conseiller communautaire de Morlaix.

« Comment faire en sorte que les demandeurs d'asile et leurs familles ne dorment pas à la rue sur le territoire de Morlaix-Communauté ? »

Depuis plusieurs mois, des particuliers et des associations travaillent dans des conditions difficiles, avec beaucoup d'investissement personnel et financier, à trouver des solutions d'hébergement provisoires et insuffisantes pour des migrants, réfugiés , dont certains avec des enfants, qui arrivent dans le Pays de Morlaix démunis de tout.

Dans la foulée de l'émoi public considérable suscité par les images atroces du petit Aylan retrouvé noyé sur une plage de Turquie il y a un an, et des appels du gouvernement à la participation des communes pour l'hébergement de réfugiés irakiens et syriens, qui finalement, tardent à obtenir leur visa, ou de réfugiés acceptant de quitter Calais, plusieurs communes ont annoncé publiquement leur intention de mettre des logements à disposition de réfugiés et certaines ont effectivement des hébergements en attente.

La création du CAO de Pleyber-Christ s'est accompagné d'un grand volontarisme des élus et d'un élan de solidarité de beaucoup de citoyens pour accueillir ces réfugiés dans les meilleures conditions.

Cependant, si les demandeurs d'asile qui viennent de la jungle de Calais et sont reçus en CAO sont régulièrement et assez rapidement orientés en CADA ou en UDAH, il n'est pas de même de tous les autres demandeurs d'asile qui sont, eux, avertis par écrit par Coallia, la Pada (plateforme des demandeurs d 'asile) du Finistère Nord qu'ils ne trouveront aucun logement dans le Finistère. Et effectivement, nombre de demandeurs d'asile dans le Finistère comme ailleurs se retrouvent sans logement, à la rue ou dans des squats indignes alors que les textes de loi prévoient que tout demandeur d'asile a droit à un hébergement dès son inscription en préfecture.

Or, l'accès effectif aux logements normalement destinés par certaines communes de Morlaix-Communauté à des demandeurs d'asile pose problème dès que les associations essaient d'y faire accéder des migrants qu'elles accompagnent dans leur demande d'asile. Les communes, du moins pour celles qui se sont engagés dans la mise à disposition de logements pour des réfugiés, préfèrent visiblement bénéficier d'une convention avec l’État et d'un dédommagement de celui-ci dans le cadre d'une sollicitation préfectorale.

Certes, les logements recensés le sont dans le cadre de la relocalisation et sont destinés principalement à des demandeurs d'asile syriens ou irakiens. Cependant les communes et les particuliers restent les seuls maîtres de leurs choix et ils peuvent s'ils le souhaitent proposer ces mêmes hébergements pour d'autres personnes migrantes, et cela sans l'aval de la préfecture. De plus, les collectifs et associations qui ont fait une demande de rencontre avec Morlaix-Communauté aimeraient avoir accès à la liste des propositions de logements de communes ou de particuliers qui n'ont pas été retenues comme intéressantes par la préfecture. C'est le sous-préfet lui-même qui lors d'une première rencontre au printemps avait suggéré au collectif d'aide aux migrants et réfugiés du pays de Morlaix de se rapprocher des services de Morlaix Communauté pour recenser les adresses de logements potentiellement disponibles.
De fait, pour certains migrants, les associations se retrouvent à payer plusieurs centaines d'euros de nuits à l'auberge de jeunesse pour que des familles ne se retrouvent pas dans la rue. Les services de l’État n'assurent pas leur responsabilité de mise à l'abri des enfants et des demandeurs d'asile faute de moyens budgétaires et de volonté. Les communes ont peur de se mettre des charges nouvelles sur le dos et estiment n'avoir pas cette compétence.
Comment sortir de cette situation inextricable ?
Même si c'est à l’État de faire en sorte de veiller à l'accueil et à l'accompagnement des demandeurs d'asile dans des conditions dignes d'un pays civilisé qui ne laisserait pas à la rue ou dans des taudis les déshérités cherchant à fuir la misère, la dictature ou la guerre, nous pensons aussi que nos collectivités locales peuvent faire quelque chose pour l'accueil des réfugiés et des migrants et que ce n'est pas à des associations et des particuliers aux maigres moyens de se retrouver constamment en première ligne, sans soutien.
De fait, il serait souhaitable de pouvoir créer un CHP décentralisé pour les migrants sur plusieurs communes du pays de Morlaix (un appel d'offre semble avoir été lancé) ou/et un CADA pour offrir une vraie solution d'accueil et d'accompagnement aux migrants en attente de régularisation. Les communes et Morlaix-Communauté peuvent se manifester en ce sens auprès de l’État. Cela s'est fait par le passé, cela se fait ailleurs, comme à Avranches, dernièrement, avec très souvent le déploiement d'une très grande solidarité citoyenne.
Ne peut-on pas envisager aussi la mise à disposition réelle et opérationnelle très vite de logements d'urgence d'accueil pour les migrants et réfugiés, particulièrement les familles?

Prochain Conseil Municipal de Morlaix le mercredi 31 janvier à 18h30: question orale de l'opposition sur le logement et l'avenir de Morlaix et sur la création d'un CADA
Opposition de gauche au Conseil Municipal: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

Opposition de gauche au Conseil Municipal: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

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