commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
Neuf organisations syndicales comptabilisaient, jeudi après-midi, 161 manifestations dans 95 départements. À Paris, des milliers de personnes ont défilé contre la hausse de la CSG et pour la revalorisation des pensions.
«C’est normal, Mamie, que ta pension baisse, c’est parce qu’elle s’use. » À 84 ans, Josette Riandière La Roche sourit amèrement en racontant l’anecdote. L’expression du député LREM, rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), évoquant dans le Parisien la « génération dorée » des retraités, lui est restée en travers de la gorge. « Nous sommes les enfants de la guerre, nous avons vécu sous la domination allemande, sous les bombes. Je travaillais 44 heures par semaine pour payer mes études… Nous sommes loin d’être favorisés. Notre classe creuse a élevé les baby-boomers. Si je perçois une retraite, c’est parce que beaucoup d’amis sont morts avant moi. C’est ça, la retraite par répartition. »
L’ancienne professeure d’espagnol en faculté, longtemps syndiquée FSU, s’appuie sur sa canne, en attendant que le défilé s’ébranle. À ses côtés, Guy Niel porte une pancarte du collectif citoyen de Gentilly (Val-de-Marne) et enchaîne : « Le gouvernement fait tout pour culpabiliser les retraités, leur demander des efforts de solidarité… Mais aux actionnaires des grandes entreprises qui récupèrent des milliards, on ne leur demande rien, et on leur fait des cadeaux. » Pour se soigner, cela devient difficile. Pourtant, Guy travaille depuis l’âge de 14 ans et peut être fier d’une jolie carrière qui l’a fait évoluer de plombier chauffagiste à ingénieur-conseil. « Celui qui n’a pas les moyens deviendra un sans-dents, comme dirait M. Hollande… »
« Ça suffit de vouloir tout casser », s’insurge ce couple de l’Essonne, triste de ne pas avoir vu l’annonce de la manifestation bien relayée dans les médias. Tous deux ont travaillé quarante-trois ans. Jean-Yves s’est arrêté il y a sept ans. Christine l’a rejoint l’an dernier. Il a suffi d’une année pour voir leurs pensions baisser de 68 euros par mois. « C’est la première manifestation que nous faisons depuis que nous avons commencé à travailler : ça montre notre ras-le-bol ! »
Le gel des pensions, la perte du pouvoir d’achat et maintenant la hausse de 1,7 point de la CSG les révoltent, comme Luis Villemez, qui affiche sa perte de revenu autour du cou. Cet ancien fonctionnaire territorial de 65 ans pointe depuis 2013 la diminution de sa pension : 1 456,94 euros en 2013, 1 409,74 euros en 2015… En 2017, il avait retrouvé son revenu de 2013, mais pour mieux le voir fondre en janvier 2018. Comme son épouse travaille encore et que les calculs se font en lien avec le revenu fiscal de référence qui tient compte des ressources de la famille, le voici ponctionné de 1 014 euros dans l’année. Sa voisine, elle, va perdre 307 euros : « Déjà, je n’achète ma nourriture qu’en promo, et je tiens un petit carnet pour garder la notion des prix et mesurer l’augmentation sur les marques que j’achète. Quand c’est trop, je vais le montrer à l’accueil du magasin : ça me soulage ! »
Près du camion rouge de la CGT du Val-de-Marne, Odette Terrade devise avec ses camarades syndiqués. « Nous aidons déjà nos enfants et nos petits-enfants, nous sommes actifs dans des syndicats, des associations. Nous faisons beaucoup pour la société. Après quarante et un ans de service, on veut encore nous piquer des sous… Le gouvernement peut en trouver ailleurs : le Cice a été donné aux entreprises sans aucune contrepartie sur l’emploi, et on a baissé l’impôt sur les sociétés… Beaucoup d’entreprises ne paient pas leurs cotisations sociales, et le gouvernement veut supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires, notamment ceux qui contrôlent ces entreprises. » Cette ancienne sénatrice communiste, retraitée de la finance, sait de quoi elle parle, sortant de la fourgonnette une lettre adressée à Emmanuel Macron, rédigée par l’intersyndicale des neuf organisations qui appellent à la mobilisation. « Je veux que ma pension soit revalorisée et indexée sur les salaires et non pas sur l’inflation, ce qui a conduit à accélérer le décrochage du pouvoir d’achat des retraités. Comme des millions de retraités, je dis : “C’est assez” », peut-on lire sur l’adresse censée être relayée par les parlementaires du Val-de-Marne.
« C’était important d’être là aujourd’hui, conclut Guy Niel. Et les autres jours à venir ! Va falloir lui secouer les bretelles à Macron et lui montrer que le peuple sert à quelque chose ! »
Les retraités sont descendus en nombre dans la rue, malgré une météo parfois bien capricieuse, notamment en Bretagne (ici à Morlaix) - photo Le Télégramme
« Ni privilégiés, ni assistés ! », « Macron t'es foutu, les vieux cons sont dans la rue » ou encore
« Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres »... Plusieurs milliers de retraités, parfois inspirés, ont défilé un peu partout en France, jeudi, pour dire non à la « baisse de leurs pensions », rejoints dans de nombreux cas par les personnels des Ehpad. En Bretagne, ils étaient 2.200 à Rennes, près de 600 à Saint-Malo, 2.500 à Lorient, 600 à Vannes, 2.000 à Brest, un millier à Morlaix comme à Quimper, 500 à Concarneau, 200 à Landerneau, 800 à Saint-Brieuc et à Lannion, 300 à Guingamp et une centaine à Paimpol.
En septembre déjà, des milliers de retraités avaient dénoncé la hausse de 1,7 point de la CSG à compter de janvier pour 60 % d'entre eux, afin de compenser la suppression des cotisations chômage et maladie du privé.
Emmanuel Macron a redit, mercredi, qu'il « assumait » ses réformes et a demandé « un effort pour aider les jeunes actifs ». « Il y en a qui râlent et qui ne veulent pas comprendre, c'est la France », a-t-il remarqué.
« Les efforts, on les a déjà faits et on les demande toujours aux petits », s'est indigné Mohamed Jaafari, 73 ans, présent dans le rassemblement de Reims.
Les motifs de mécontentement se sont accumulés ces dernières années : gel des pensions, suppression de la demi-part des veuves ou encore décalage de la revalorisation des retraites d'octobre 2018 à janvier 2019 pour augmenter le minimum vieillesse.
Augmenter les effectifs « urgemment » : c'était la priorité pour l'intersyndicale appelant également à la grève, jeudi, dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les services d'aide à domicile, hôpitaux gériatriques et autres structures en charge du grand âge, moins de deux mois après une première mobilisation très suivie.
« On ne peut plus admettre que des personnes âgées ne soient pas douchées régulièrement », que leurs repas soient expédiés, résume Mireille Stivala (CGT) au nom de neuf autres syndicats (FSU, Fédération autonome Fonction publique, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, Solidaires, Union fédérale action sociale et Unsa) et de l'association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA).
La ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a reçu une délégation à la mi-journée pendant un rassemblement sous ses fenêtres. « Elle a reconnu que nos attentes (sur l'augmentation des personnels) étaient légitimes », a rapporté le président de l'AD-PA, Pascal Champvert. « Mais elle ne peut pas répondre au ratio » d'un personnel pour un résident, contre 0,6 en moyenne actuellement, réclamé par les syndicats, en plus de meilleurs salaires ou encore de l'abrogation de la réforme du financement des Ehpad.
Un rapport parlementaire publié mercredi propose de doubler le ratio de soignants en quatre ans. Soit plus de 200.000 recrutements, pour sept à dix milliards d'euros, quand la ministre met, elle, en avant le manque de « moyens budgétaires ».
Le leader de FO, Jean-Claude Mailly, a suggéré, jeudi, de consacrer aux Ehpad une « partie » des recettes fiscales supplémentaires de 2017. « Maintenant il faut des moyens », a estimé son homologue de la CFDT, Laurent Berger, devant le ministère.
Agnès Buzyn promet, pour l'heure, de neutraliser les « effets négatifs » de la réforme du financement affectant un quart des Ehpad et n'exclut pas des « ajustements », en plus des 50 millions d'euros supplémentaires annoncés fin janvier.
Sa stratégie globale pour la prise en charge du vieillissement est attendue fin mars.
Le Télégramme, 16 mars 2018
A l'heure où le statut public de la SNCF, produit des combats de la Résistance, est remis en cause par cet allié du monde de la finance qu'est Macron, comme le statut des Cheminots, il n'est pas inutile de revenir sur les fondements historiques de cette France des services publics, et d'abord à travers le souvenir des combats qui ont conduit au Front Populaire et à la Résistance.
Voici une édition exceptionnelle d'un livret valorisant l'action et le sacrifice pour la Résistance de Pierre Sémard imprimé à Alger deux ans après l'exécution du cheminot communiste par le PCF, avec des commentaires d'André Marty et de Jacques Duclos.
Archives personnelles Jean-Claude Cariou
Pierre SEMARD, fusillé le 7 mars 1942.
Pierre Sémard est né le 15 février 1887 à Bragny-sur- Saône dans une famille de cheminots. Devenu cheminot lui-même, Pierre Sémard s’engage activement dans le syndicalisme. Il devient le secrétaire général de la Fédération des cheminots CGT en juin 1921, de la Fédération des cheminots CGTU après la scission, puis de nouveau avec la CGT réunifiée en 1936.
La famille Pierre Sémard habitait au 65 avenue Secrétan dans le 19èarrondissement où se trouve aujourd’hui un nouvel immeuble des HLM.
En 1939, à la déclaration de guerre, Pierre Sémard est réquisitionné comme cheminot et doit s’installer avec sa famille à Loches en Indre et Loire. C’est dans cette ville qu’il est arrêté, en octobre 1939, par le gouvernement de l’époque en vertu d’un décret qui interdit le Parti Communiste Français.
Alors que l’armée allemande envahit le pays, Pierre Sémard est maintenu en détention au camp de Gaillon dans l’Eure d’où les autorités de Vichy le livreront plus tard comme otage à l’occupant.
Durant sa captivité, Pierre Sémard, malgré son internement, réussit à garder le contact avec les syndicats clandestins, il sera un personnage-phare dans la mobilisation des Cheminots contre les nazis.
Il apporte ses conseils, rédige des appels au combat et dans sa dernier lettre avant d’être fusillé, il lance un ultime appel à ses amis cheminots : " Je meurs avec la certitude de la libération de la France. Dites à mes amis cheminots qu’ils ne fassent rien qui puisse aider les nazis. Les cheminots me comprendront, ils m’entendront, ils agiront. Adieu chers amis, l’heure de mourir est proche. Mais je sais que les nazis qui vont me fusiller sont déjà des vaincus et que la France saura poursuivre le bon combat".
Les cheminots joueront un rôle considérable dans ce qu’on a appelé "la bataille du rail".
Le 6 mars 1942, Pierre Sémard est transféré à la prison d’Évreux et remis le lendemain aux autorités allemandes pour être fusillé comme otage, le lendemain.
Juliette, l’épouse de Pierre Sémard, fut elle aussi arrêtée le 7 août 1941, elle avait assuré durant l’internement de son mari la liaison avec la direction clandestine des cheminots. Jugée le 5 janvier 1942, elle fut condamnée à 8 ans de travaux forcés. Déportée à Ravensbrück, elle fut rapatriée le 24 juin 1945.
Avec la complicité de son épouse, Pierre Sémard avait, jusqu’à son exécution, tenu une place considérable dans la direction de la Résistance cheminote. Cette place lui a été reconnue officiellement au titre de la Résistance Intérieure Française. Pierre Sémard est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
En ce moment, on parle beaucoup des cheminots, de leur statut de privilégiés, du démantelement du reseau SNCF, alors aujourd'hui petite leçon d'histoire par devoir de mémoire.
Le 07 mars 1942, Pierre Semard tombait sous les balles des nazis à l’âge de 55 ans. La vie trop brève de ce militant d’exception fut d’une intensité remarquable, traversant des moments très forts de l’histoire sociale et politique de la première partie du 20ème siècle. Il reste le symbole de la résistance des cheminots à l’Occupation
Sa dernière lettre avant d'être exécuté :
"Chers amis,
Une occasion inespérée me permet de vous transmettre mon dernier mot, puisque dans quelques instants je serai fusillé.
J'attends la mort avec calme. Je démontrerai à mes bourreaux que les communistes savent mourir en patriotes et en révolutionnaires.
Ma dernière pensée est avec vous, camarades de lutte, avec tous les membres de notre Grand Parti, avec tous les Français patriotes, avec les héroïques combattants de l'Armée Rouge et son chef, le grand Staline. Je meurs avec la certitude de la libération de la France.
Dites à mes amis, les cheminots, que ma dernière volonté est qu'ils ne fassent rien qui puisse aider les nazistes.
Les cheminots me comprendront ; ils m'entendront ; ils agiront; j'en suis convaincu.
Adieu, chers amis, l'heure de mourir approche. Mais je sais que les nazistes, qui vont me fusiller, sont déjà vaincus et que la France saura poursuivre le grand combat.
Vivent l'Union Soviétique et ses Alliés ! Vive la France.
Pierre SÉMARD."
La braderie nationale continue ..
Nos barrages, bien nationaux bâtis par les savoir-faire d'un petit peuple dans le sillage du conseil national de la résistance soucieux de notre indépendance énergétique et d'un service public de qualité, sont bradés au privé avec tous les profits que vont en tirer les multinationales, tout le renchérissement de l’énergie que cela va supposer et l’insécurité que cela peut engendrer. de la part d'un privé plus avide de rentabilité à court terme que de maintenance (que seul un vrai service public désintéressé du profit et soucieux de l’intérêt général peut assurer!!)
En effet quid de la sûreté?
Il est à craindre que les nouveaux patrons ne soient pas aussi sourcilleux qu'EDF qui investit 400 millions d’euros par an dans le renforcement et la surveillance de ses ouvrages... Ce qui inquiète aussi beaucoup les régions, ce sont les autres usages de l’eau qui reste fondamentalement une propriété de la Nation : exemple ces millions de mètres cubes bon marché fournis à la collectivité pour l’eau potable, l’irrigation, les canons à neige…
On le sait l'opérateur privé cherchera forcément à faire un maximum d'argent sur l’eau.. La crainte d’un nouvel affaiblissement d’EDF est aussi là et tout ce que l’entreprise va perdre, ce sont les Français qui vont le perdre»,
Michel Etiévent
Alors de quoi se nourrit Hulot ? Ben de couleuvre pardi ! Cette fois, c’est la privatisation des barrages hydroélectriques qu’il a annoncée à l’Assemblée nationale. Son patron est finalement bien le fils putatif de Hollande : c’est en effet sous Hollande, Valls et Royal que ceci a été décidé. Pour obéir à une injonction de cette Union européenne dont la dérive ultralibérale actuelle ronge tous nos "fruits du travail communs" (terme du CNR) et nos conquis sociaux
prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT)- manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard
prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT) - manif du 15 mars 2018 à Morlaix - photo Pierre-Yvon Boisnard
Et 3000 à BREST, 1500 à QUIMPER, et des centaines d'autres à Douarnenez, Pont L'abbé, Quimperlé, Châteaulin...
Devant la permanence de Sandrine Le Feur, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés. | Photo : Ouest-France
Publié le 15/03/2018
Mobilisation importante à Morlaix ! Ces retraités déplorent notamment la hausse de la CSG, impactant leurs pensions.
Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une « baisse continue » de leur pouvoir d’achat. « Retraités rackettés », pouvait-on lire sur l’une des pancartes.
Ils déplorent notamment « la hausse de 1,7 point de la CSG pour 60 % des retraités depuis janvier ». Concrètement, cela se traduit, pour trois dames croisées dans le cortège, par une baisse de 30 à 50 € de leur pension. « C’est autant d’argent qu’on ne peut plus utiliser pour aider les enfants. »
« Après la suppression de la demi-part pour les veuves, ca commence à faire beaucoup », dit l'une. Elle est une ancienne de la Manu. Son amie a travaillé en restaurant scolaire. « On estime avoir assez donné pendant plus de 40 ans. »
L’argument qui veut que cette baisse soit compensée par la suppression de la taxe d’habitation ? « Ça ne marche pas pour moi. J’ai fait mes calculs », assure la troisième.
Le cortège a quitté la place des Otages à 10 h 30, direction la permanence de Sandrine Le Feur, députée En marche ! « qui a voté toutes les initiatives du gouvernement », rappellent les syndicats.
Devant sa permanence, des panneaux de revendications ont été lus, puis affichés.
Mobilisation importante à Morlaix ! Ces retraités déplorent notamment la hausse de la CSG, impactant leurs pensions.
Les syndicats ont réussi à mobiliser. Ce jeudi, un millier de retraités étaient dans la rue pour dénoncer une « baisse continue » de leur pouvoir d’achat. « Retraités rackettés », pouvait-on lire sur l’une des pancartes.
Ils déplorent notamment « la hausse de 1,7 point de la CSG pour 60 % des retraités depuis janvier ». Concrètement, cela se traduit, pour trois dames croisées dans le cortège, par une baisse de 30 à 50 € de leur pension. « C’est autant d’argent qu’on ne peut plus utiliser pour aider les enfants. »
Les manifestants ont ensuite rejoint le rond-point du commissariat, avant un retour au kiosque.
La famille K d'origine Tchétchène est présente en France depuis plus de cinq ans. Trois des six enfants sont nés en France et tous ont été régulièrement scolarisés à Brest (Kérichen / Fernand Buisson), puis à Morlaix.( Poan Ben).
La maman enceinte présente une grossesse à risque et le papa est en difficulté médicale. Cette famille a quitté son pays car elle se trouvait menacée pour des raisons politiques liées aux suites de la guerre de Tchétchénie et à la répression du régime Kadirov.
Les parents ont déposé des demandes d’asile en France dont ils ont été déboutés malgré un dossier qui faisait apparaître de réelles menaces en cas de retour au pays. Actuellement ils ont en cours une demande de titre de séjour.
Fin décembre ils se sont vus notifier un arrêt d’hébergement par l’association Coalia.
La famille Khachmuratov est contrainte de quitter son domicile brestois pour un hôtel touristique à Morlaix.
Cet hébergement en hôtel touristique rend les conditions de vie des familles, sans aide, précaires du fait de l’absence de possibilité de cuisiner et de faire la lessive.
Cette famille semble subir des pressions administratives visant à la garder dans les plus grandes difficultés en prenant le risque de créer des problèmes de santé à la maman et au bébé à naître et de voir la scolarité et aussi la santé des autres enfants grandement déstabilisées.
Nous rappelons que la volonté d’héberger en hôtel touristique correspond à la volonté administrative de créer de la précarité et est la solution la plus coûteuse pour les finances publiques. Ces enfants ont été contraints de quitter leur école de Brest, sans que le directeur n'en soit même informé.
A Morlaix ils ont intégré l'école dès le 9 janvier, mais n'ont pu y aller les derniers jours avant ces vacances de février, la famille ayant eu un nouvel hébergement à Lanhouarneau pour 10 jours. Depuis des mois ils sont tous maintenus dans la plus grande incertitude sur leur proche avenir.
La famille refuse un retour aidé en Tchétchénie tellement les menaces sont grandes pour elle là-bas compte tenu des conditions géo politiques qui règnent encore dans cette région contrôlée par la Russie Nous, citoyens solidaires, associations, collectifs, partis politiques, exigeons une solution d'hébergement durable et sédentaire pour la famille K. et l'arrêt des pressions administratives injustifiées qui maintiennent les enfants dans une précarité extrême, indigne d'une république qui a signé les conventions internationales des droits de l'homme et des droits de l'enfant.
Nous rendons hommage aux élus locaux de Lanhouarneau et Saint Pol de Léon pour leurs aides et l'humanité de leur accueil.
Nous vous demandons, Mr LE PREFET du Finistère une audience rapidement pour évoquer la situation dramatique de cette famille, vous faire part de nos plus grandes inquiétudes les avis médicaux sont alarmants. Vous remerciant par avance de votre attention, nous vous prions d’agréer Mr le Préfet l’assurance de notre respectueuse considération.
Collectif de soutien à la famille K
Pays de Morlaix Solidarité Migrants
Morlaix Libertés
Les Utopistes en Actions
Comité de Chômeurs et précaire de Morlaix
Cimade antenne de Brest
EELV Pays de Morlaix et EELV Brest
Acat Morlaix
Parti Socialiste Morlaix -
La France Insoumise Morlaix
Parti Communiste Français (Morlaix et Finistère)
Breton solidaires, on agit .
Comité de défense de l'hôpital public
en Pays de Morlaix Le 14 mars 2018
La présidente
Martine CARN
à
Madame Benard, directrice du Centre hospitalier du Pays de Morlaix
Madame la Directrice,
C’est avec un émoi certain que nous avons appris hier, par voie de presse, les difficultés auxquelles a été confronté le service des urgences de l’hôpital de Morlaix durant ce week end.
Ainsi, les urgences se sont trouvées saturées en raison d’un manque de lits dans les différentes unités.
Ainsi, par manque de moyens, un pic épidémique de moyenne importance peut conduire à des situations de précarité du point de vue de la prise en charge des patients, alités dans des couloirs et parfois pour une durée tout à fait exagérée, sans compter les conséquences en cascade pour d’autres patients par la déprogrammation de certains actes.
Nous considérons que cette situation tout à fait anormale et source d’inconfort et d’inquiétude pour les patients, est également dangereuse pour ceux-ci, malgré tous les efforts et la conscience professionnelle des personnels, qui sont en première ligne et subissent eux aussi les effets de la situation.
Nous tenions à vous faire part de notre vive émotion face à cette situation difficilement tolérable.
Lors de notre entretien du 12 février dernier nous vous avions exprimé des inquiétudes pour diverses activités dont le CHPM avait la charge, tant en ce qui concerne les moyens dont ils disposaient à l’heure actuelle, que s’agissant des conséquences des orientations politiques qui s’amorçaient.
Ce triste épisode ne vient pas nous rassurer.
Au contraire, nous apprenons dans un même temps que vous envisagez de fermer, à nouveau, une cinquantaine de lits durant l’été prochain.
Ainsi, si nos informations s’avéraient exactes, seraient envisagées, la fermeture :
- du 29 juin au 17 septembre, du service de soins de suites et de réadaptation (SSR2), soit 22 lits,
- du 22 juillet au 19 août, de 10 lits au service des urgences (UHCD),
- du 6 août au 26 août, de 6 lits au service de chirurgie 2,
- du 9 juillet au 16 septembre, de 4 lits en service de pédiatrie,
- du 14 juillet au 5 août, de 5 places d’hospitalisation de jour en service de réhabilitation respiratoire,
- du 14 juillet au 19 août, de 2 lits de pneumologie/semaine.
Compte tenu du triste épisode qui vient de se produire, au nom d’un principe de précaution, et afin que la période estivale ne soit pas celle de tous les dangers, nous vous demandons formellement de renoncer aux fermetures des lits que vous envisagez. Nous vous demandons aussi de réexaminer la situation des différents services par une augmentation de leur capacité d’accueil.
Je ne doute pas que vous comprendrez notre demande, faite dans l’intérêt supérieur des usagers que nous représentons.
Je vous remercie par avance de bien vouloir me tenir informée des évolutions, et, dans cette attente, je vous prie d’agréer, Madame la directrice, l’assurance de ma considération distinguée.
Le Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix en réunion de CA à la salle Stérédenn de Lanmeur mardi soir.
Photos Pierre-Yvon Boisnard
Déclaration de la section du pays de Morlaix du PCF
Stop à la maltraitance des retraité-es !
Le 15 mars les retraité-es seront à nouveau dans la rue pour exprimer leur colère contre les mesures régressives qui les touchent et particulièrement la hausse de la CSG : 1,7 point en plus, c'est une augmentation de 25,75% de cet impôt injuste et inégalitaire, ce n'est pas du tout indolore, et cela concerne des retraité-es modestes, y compris très en-dessous de 1200 € mensuels en raison des modalités d'application.
Cela vient s'ajouter au blocage des pensions, à leur découplage par rapport aux salaires, à l'accumulation de mesures fiscales amputant les retraites : prélèvement de la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie, suppression de la demi-part aux veuves et veufs, imposition du supplément de 10% pour les retraités ayant élevé 3 enfants.
Sans oublier la baisse des allocations logement, l'augmentation des complémentaires santé, la hausse du forfait hospitalier, celle du gaz...
Trop c'est trop !
La colère des retraité-es est d'autant plus forte que le président des riches invoque la solidarité intergénérationnelle.
Or les retraité-es ne jouissent pas de privilèges, leur retraite ils l'ont gagnée par leur travail, ils ont cotisé dans leurs années d'activité pour les plus anciens. Et leur existence n'a rien à voir avec la vie dorée dépeinte par les député-es En Marche : 2/3 des femmes retraitées touchent moins de 900 € mensuels.
La manière dont le gouvernement a bloqué il y a quelques jours le vote des propositions de loi des communistes pour combattre la précarité des femmes, soutenir les aidants familiaux, relever les petites retraites agricoles, montre que la seule solidarité que connaît Emmanuel Macron, c'est sa solidarité de caste avec les plus riches et les grands patrons.
Et ils peuvent s'en féliciter, tel Bernard Arnault, l'un des premiers de cordée chers à Macron, qui a vu sa fortune progresser de 71% en un an et a gagné 770 € par seconde en 2017 !
Et pendant ce temps les hôpitaux et les Ehpad sont en état d'urgence, les souffrances des patients et des résidents, comme celles des personnels atteignent un niveau indigne d'une société civilisée.
Et pendant ce temps Macron fait les poches des retraité-es.
Oui les retraité-es ont raison d'être dans la rue le 15 mars, les communistes seront à leurs côtés, et ils appellent à participer nombreux à la manifestation organisée par les syndicats et associations jeudi 15 mars à 10h30 devant la mairie de Morlaix et à se rendre ensuite vers la permanence de la députée En Marche Sandrine Le Feur Place Cornic.
Les communistes du Pays de Morlaix apportent aussi leur soutien aux personnels des EHPAD et familles de résidents.