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26 août 2024 1 26 /08 /août /2024 08:58
Lucie Castets avec Fabien Roussel à l'université d'été du PCF vendredi 23 août à Montpellier (photo Igor Zamichéi)

Lucie Castets avec Fabien Roussel à l'université d'été du PCF vendredi 23 août à Montpellier (photo Igor Zamichéi)

Guillaume Roubau Quashié, Lucie Castets, Fabien Roussel - Université d'été du PCF 2024 à Montpellier, 23 août 2024 (photo Ogor Zamichéi)

Guillaume Roubau Quashié, Lucie Castets, Fabien Roussel - Université d'été du PCF 2024 à Montpellier, 23 août 2024 (photo Ogor Zamichéi)

Lucie Castets : « Je proposerai un gouvernement resserré et une orientation claire »

Dans un entretien à l’Humanité, suite à sa rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Lucie Castets défend la nécessité de faire des compromis du fait de la majorité relative. Mais sans céder sur les « priorités » insiste-t-elle. Elle répond également à la Macronie et la droite qui jouent le blocage en menaçant d’une motion de censure immédiate dans le cas d’un Gouvernement comportant des ministres issus de LFI. Ce vendredi, la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon s’adresse aux communistes depuis leur université d’été de Montpellier.

À l’issue de sa rencontre avec le chef de l’État vendredi matin, accompagnée des dirigeants du Nouveau front populaire, Lucie Castets relève une évolution dans la posture d’Emmanuel Macron. Pas encore au point que celui-ci ne la nomme à Matignon la semaine prochaine.

Mais, dans un entretien accordé à l’Humanité au sortir du rendez-vous avec le chef de l’État, la candidate de la gauche assure être prête : elle détaille les mesures qu’elle prendra sitôt nommée et ce que sera la pratique du pouvoir de son gouvernement.

Avec les chefs de parti et les présidents de groupes parlementaires, vous avez été reçue par le président de la République. Que lui avez-vous dit pour le décider de vous nommer à Matignon ?

Je ne cherche pas à convaincre le président de me nommer à Matignon. C’est la logique des institutions qui veut que le président de la République désigne une Première ministre issue des forces politiques arrivées en tête des élections législatives. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête, et ce sont les organisations politiques qui le composent qui m’ont désignée pour diriger le futur gouvernement.

En 2022, il n’y avait pas de majorité absolue non plus. Le Président de la République a pourtant désigné une Première ministre dans les rangs de la force arrivée en tête. Il doit en être de même avec le Nouveau Front Populaire, après le résultat des dernières législatives. Je note avec inquiétude qu’il était prêt à nommer Jordan Bardella, même en l’absence de majorité absolue, avant le second tour, alors qu’il s’y refuse jusqu’ici pour la gauche.

J’ai dit au chef de l’état que j’étais extrêmement préoccupée par la situation du pays, et qu’il était de notre responsabilité commune de trouver un chemin pour répondre aux préoccupations des Français. Je lui ai rappelé que le résultat des élections traduisait un rejet très clair de la politique menée depuis sept ans. Enfin, quand bien même le barrage républicain a fonctionné, l’extrême droite n’est pas loin du pouvoir. Il est tout à fait légitime à considérer que notre programme ne lui plaît pas sur le plan idéologique. Il peut regretter que nous souhaitions revenir sur ses orientations politiques. En revanche, s’appuyer là-dessus pour nous empêcher de former un gouvernement revient à dévoyer la logique des institutions de la Ve République, à la fois dans leur lettre et dans leur esprit.

Il y a déjà eu des cohabitations, et elles ont bien fonctionné. Moi Première ministre, j’agirai avec tout le respect des prérogatives de chacun, en vertu de la Constitution. Sur les sujets internationaux et européens par exemple, il n’est pas question de parler d’une voix non consensuelle.

Pensez-vous l’avoir convaincu ?

Ce qui est nouveau dans la posture du président de la République, c’est qu’il semble prendre acte du fait que les Français attendent un changement dans la politique menée depuis sept ans. Il a accepté la clarification qu’il a lui-même appelée de ses vœux avec la dissolution. Mais j’ai l’impression qu’il ne prend pas acte du fonctionnement institutionnel. Il a l’air de chercher à vouloir construire lui-même ses coalitions. Ce n’est pas son rôle. Dans une démocratie parlementaire, il doit désigner un ou une Première ministre issue de la force arrivée en tête. À ce dernier, ou cette dernière, le soin de constituer un gouvernement et d’aller chercher des coalitions. Pour ma part, je fais le choix d’un gouvernement resserré avec une orientation politique claire. Ensuite, j’ai bien conscience qu’avec une majorité relative il faudra trouver des compromis.

Les consultations se poursuivent en début de semaine. Si à l’issue de celles-ci vous n’êtes pas nommée à Matignon, comment réagirez-vous ? Que devra faire le NFP ?

S’il choisit de désigner quelqu’un d’une autre force politique la semaine prochaine, c’est qu’il n’a pas vraiment compris l’aspiration au changement des Français. Il ne peut être incarné que par le Nouveau front populaire. Aucune autre coalition ne s’est présentée en tant que telle devant les Français. Aucune autre n’a présenté le nom d’un possible chef de gouvernement. Aucune autre n’a un programme clair de rupture et de changement politique, à la fois crédible et ambitieuse.

Si vous êtes nommée, vous avez promis un « changement de pratiques ». Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

C’est déjà prendre acte que nous n’avons qu’une majorité relative. En l’absence de majorité absolue, le Parlement doit jouer un rôle encore plus grand, le travail parlementaire être au cœur de notre démocratie. C’est aussi ce que j’ai dit ce matin au Président de la République.

Il est fondamental de s’appuyer sur nos parlementaires, mais aussi sur nos élus locaux. J’en ai rencontré énormément depuis un mois, mais aussi auparavant de par mes activités professionnelles. Ils ont beaucoup d’idées, une grande capacité à innover, même s’ils manquent de moyens pour mettre en œuvre leurs compétences. Ils savent aussi chercher du consensus sur le terrain, même avec des forces politiques qui leur sont opposées. Lutter contre les déserts médicaux par exemple, ça rassemble bien au-delà des forces de gauche. Je pense que les élus locaux ont un souci sincère de la condition de leurs concitoyens. Ils doivent nous inspirer.

Lorsque j’entends davantage écouter le terrain, je pense aussi aux salariés, aux forces syndicales, aux chefs d’entreprise, aux associations, aux collectifs… La société civile a joué un rôle majeur dans la dernière campagne électorale. Elle s’est massivement mobilisée contre le RN. J’aspire à jouer un rôle de traits d’union entre les partis, mais aussi à incarner quelque chose qui les dépasse. Ils jouent un rôle fondamental dans la vie politique, mais il faut aussi reconnaître les aspirations des collectifs et des électeurs de gauche qui ne se reconnaissant pas forcément dans un parti.

Comment comptez-vous éviter une censure, comme vous la promet l’ancienne ministre Aurore Bergé ?

Je la renvoie à ses responsabilités. Aurore Bergé semble être à l’aise avec le fait de contredire la décision du Président de la République s’il est amené à me nommer. Elle a l’air de l’être aussi avec le fait de rajouter de l’instabilité à un pays qui ne demande que de la stabilité. Enfin, elle a l’air confortable avec l’idée de censurer, avec le RN, une coalition qui propose du progrès pour la vie des Français. Il est problématique que des ministres ou des proches d’Emmanuel Macron puissent tenir de tels propos.

Sur le fond, j’ai sincèrement à cœur d’améliorer la vie des Français. Nous essaierons de trouver des mesures consensuelles. Sur la santé, sur l’éducation, sur le logement, sur la sécurité, il y a beaucoup d’attentes des Français. Les élus d’autres camps que le NFP savent que les électeurs attendent ces mesures. Ils sauront prendre leurs responsabilités.

S’il faut bâtir des compromis au-delà des rangs du NFP, jusqu’où irez-vous ? Sont-ils seulement possibles compte tenu des rapports de force à l’Assemblée nationale ?

Ils existent déjà. Des parlementaires hors du NFP ont déjà déclaré vouloir travailler sur un impôt sur la fortune vert, sur la conditionnalité des aides publiques aux entreprises, sur le fait de revenir sur les exonérations de cotisations patronales pour les hauts salaires… La question sera celle du curseur. Je ne sais pas exactement où il tombera. Si je le disais maintenant, ce serait ne pas respecter le travail parlementaire. En tant que Première ministre, je n’aurais pas à m’y immiscer. Je donnerai des orientations, des impulsions.

Le pouvoir d’achat reste l’une des premières préoccupations des Français. Le programme du NFP prévoit une hausse du Smic, des salaires du privé et des fonctionnaires comme des pensions de retraite : comment faire ?

Ce sont des objectifs extrêmement clairs pour le Nouveau front populaire, et ils sont attendus par les Français. Je n’envisage pas, si je suis nommée, d’abandonner ces priorités. Personne ne le comprendrait, et revenir sur ce genre de promesses ferait le jeu du RN.

Pour y parvenir, il faudra trouver des compromis au Parlement, mais aussi redonner la main aux partenaires sociaux. Lorsque j’ai pu les rencontrer cet été, ils m’ont rappelé combien la méthode d’Emmanuel Macron leur paraissait inadmissible. Les propositions qui lui étaient transmises étaient aussitôt jetées au fond d’un puits.

Sur les retraites, notre objectif est de prendre un texte réglementaire à très court terme, pour décaler l’entrée en vigueur de la réforme et redonner la main aux partenaires sociaux pour discuter des conditions de financement du système.

Sur le Smic, notre objectif reste la revalorisation à 1 600 euros. Nous discuterons aussi avec les partenaires sociaux des modalités de sa mise en œuvre. Le « changement de pratiques » n’est pas un slogan.

À Matignon, votre première échéance serait de préparer un budget et de le faire voter par une Assemblée où il manque 100 sièges à la gauche pour être majoritaire. Est-ce mission impossible ?

On ne connaît pas encore les conditions de discussion d’un budget, puisqu’on ne sait toujours pas quand Emmanuel Macron nommera le gouvernement. Il est inadmissible sur le plan démocratique qu’un gouvernement démissionnaire, chargé de la gestion des affaires courantes, soit en train de construire un budget austéritaire, à rebours des aspirations exprimées par les électeurs.

Dès 2025, nous voulons faire voter certaines mesures, et elles devront être financées. Nous y travaillons. Nous conditionnons nos nouvelles dépenses à de nouvelles recettes. Nous ne voulons pas creuser le déficit public. L’enjeu est d’arriver à un niveau de recettes suffisant pour ne pas décevoir les Français qui ont voté pour nous. Nous respecterons nos interlocuteurs au Parlement, mais un budget est typiquement une situation pour laquelle nous pourrions passer par un 49.3 si nous y étions obligés. Ce n’est pas ce que je souhaite.

Pourrez-vous revenir sur les orientations austéritaires fixées par Gabriel Attal dans ses lettres de cadrage ?

Tout dépend de la date à laquelle nous arrivons à Matignon. Si le budget est déjà en discussion, il faudra faire des amendements du gouvernement. C’est une opération périlleuse, et en tout cas, pas du tout satisfaisante.

À l’échelle internationale, vous aurez à traiter des guerres en Ukraine et à Gaza. Comment la « diplomatie de la paix » peut-elle se concrétiser, alors que les Affaires étrangères sont en général un domaine réservé au président de la République ?

Il faut que la cohabitation fonctionne. C’est déjà arrivé par le passé, et je ne suis pas inquiète à ce sujet. Il n’y a pas de différences majeures en matière de politique étrangère. Il est nécessaire de reconnaître rapidement l’État de Palestine, mais ce n’est pas à rebours de la politique étrangère menée jusqu’ici par la France. Il faudra de la concertation. Il n’est pas question que le président de la République et la Première ministre s’affichent désunis à l’échelle européenne comme internationale.

Vous tenez votre légitimité du choix des 4 partis du NFP, lesquels affichent souvent publiquement des divergences, notamment tactiques. Par exemple, sur la menace de destituer Emmanuel Macron. Comment gérerez-vous ces désaccords ?

Comme tous les Premiers ministres l’ont fait auparavant. Des désaccords, il y en a toujours au sein des partis eux-mêmes. Je ne me pose pas en arbitre. Les discussions au sein du Nouveau front populaire sont saines et productives. J’ai été amenée à m’exprimer sur la question de la destitution. Ce n’est pas l’option que je privilégie, en revanche il me semble légitime de chercher à mettre un terme à la situation actuelle qui n’est bonne pour personne. Il y aura sûrement des discussions, mais je ne suis pas inquiète.

La gauche surprend jour après jour. Personne ne pensait qu’elle parviendrait à s’unir pour les législatives, puis qu’elle trouverait un nom pour Matignon. Tout le monde pensait que l’union exploserait dans le mois suivant les élections. En réalité, l’union de la gauche est toujours là, comme l’a montré la rencontre à l’Élysée ce matin.

Vous n’êtes donc pas « prisonnière de votre camp » comme l’a écrit l’Opinion ?

Pas du tout. Je suis assez libre. Je n’ai jamais pensé à devenir Première ministre. J’ai un engagement associatif sincère, un travail passionnant auquel je suis attaché. Je ne suis prisonnière de rien, même si j’ai accepté cette mission périlleuse. J’ai la légitimité que m’ont accordée les quatre partis du NFP. En réalité, ils me laissent beaucoup de place.

Vous avez dit déjà réfléchir à votre potentiel gouvernement. Avec quelle méthode ? Quels équilibres ?

Toutes les forces du NFP seront représentées dans ce gouvernement. J’envisage aussi son ouverture à des figures de la société civile, parce que c’est important et que les Français y sont attachés. Les ministres seront nommés en fonction de leurs compétences et de la nature leur engagement.

Vous intervenez ce soir devant les communistes à Montpellier. Que comptez-vous leur dire ?

J’aurai un échange avec eux. Je travaille très bien avec les communistes. Ce sont des gens dont j’estime beaucoup l’engagement, et avec qui j’ai en commun la défense acharnée des services publics. C’est un parti qui arrive à se renouveler, et à peser au sein de la gauche.

Jean-Luc Mélenchon a ouvert la porte à un soutien sans participation de la FI à votre gouvernement pour permettre au NFP d’appliquer son programme. Qu’en pensez-vous ?

Jean-Luc Melenchon s’est exprimé samedi je crois que c’est clair. Ils ont posé la question (à Emmanuel Macron et aux partis de droite et du centre – NDLR) et nous attendons la réponse. La France Insoumise souhaite être une solution pas un problème pour les français. La priorité du NFP c’est changer la vie du pays et proposer un gouvernement dans les plus brefs délais.

Lucie Castets : « Je proposerai un gouvernement resserré et une orientation claire » (Entretien avec Diego Chauvet, L'Humanité, 25 août 2024)
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20 août 2024 2 20 /08 /août /2024 09:04
Programme de l'université d'été du PCF du 23 au 25 août à Montpellier

Voici le programme de l'Université d'été du PCF du 24 au 25 août à Montpellier avec un discours de clôture pour la première fois d'une camarade finistérienne Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne et membre de la direction nationale du PCF (comité exécutif national) !!!

Y participeront pour notre fédération du Finistère cette année Gladys Grelaud, Taran Marec, Yann Foucher, Enzo de Gregorio et Ismaël Dupont

Le programme de l'Université d'été 2024
Vendredi à 13h45 - Discours d'ouverture par Nicolas Cossange, secrétaire départemental de la fédération de l'Hérault, Catherine Fromage, de la commission Handicap, Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de l'Université d'été du PCF & Assan Lakehoul, secrétaire général du MJCF

VENDREDI APRES MIDI
15h15 - 16h40
  • Quelle organisation pour le PCF ? - Véronique Mahé, responsable du secteur Vie du parti et membre du CEN du PCF
  • Comprendre la séquence électorale de 2024 - Cécile Cukierman, membre du secteur Elections et du CEN du PCF & Pierre Lacaze, membre du secteur Elections et du CEN du PCF
  • Les défis de l'énergie face aux enjeux climatiques et sociaux - Virginie Neumayer, de la FNME-CGT & Valérie Gonçalvès, membre secteur Energie et du CN du PCF
  • Faire classe : enjeux théoriques - Stéphane Bonnéry, directeur de La Pensée et membre du CN du PCF
  • Transformer l'école : mesures d'urgence et de long terme - Sébastien Laborde, membre du réseau Ecole et du CEN du PCF, Arnaud Roussel, membre du SNES-FSU 34 & Carole Nejjari, membre du SNES-FSU 34
  • La propriété, enjeu de classe - Taylan Coskun, membre du CEN du PCF
16h45 - 18h15
  • Penser les classes avec les quartiers - Stéphane Beaud, sociologue
  • Les parlementaires communistes - Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et présidente du groupe CRCE-K & Yannick Monnet, député de l'Allier
  • Du courant par tous les temps : l’approvisionnement électrique décarboné dans le plan climat Empreinte 2050 - Marie-Claire Cailletaud, syndicaliste CGT et conseillère honoraire du CESE & Victor Lény, ingénieur et membre du secteur Ecologie
  • Communisme : regard sur un chemin d'avenir - Eric Le Lann, auteur
  • Qui sont les députés RN ? - Gérard Streiff, journaliste
  • Militer avec les réseaux sociaux - Pierrick Lavoine, membre du secteur Communication
18h20 - 19h45
  • Nouveau Front populaire : échange avec Lucie Castets en présence de Fabien Roussel. 🔴 Retransmission en direct sur nos réseaux sociaux !
  • Quelles perspectives de paix juste et durable au Proche-Orient ? - Pierre Barbancey, grand reporter à L'Humanité & Vincent Boulet, membre du secteur International et du CEN du PCF
  • UNEF : regard sur une histoire - Guillaume Hoibian, historien
  • Fiscalité, dépense publique et gestion des entreprises - Jean-Marc Durand, membre du secteur Economie et du CN du PCF

SAMEDI MATIN
9h - 10h30
  • Quelle politique économique pour la France ? - Frédéric Boccara, économiste, membre du CEN du PCF & Aurélie Trouvé, économiste, députée LFI de la Seine-Saint-Denis. 🔴 Retransmission en direct sur nos réseaux sociaux !
  • Faire classe : expériences locales - Patrice Bessac, maire de Montreuil et président d'Est ensemble
  • L'électorat communiste aujourd'hui - Adrien Tiberti, membre du secteur Elections et du CN du PCF
  • Extrêmes droites : état des lieux européen - Daniel Cirera, secrétaire du conseil scientifique de la Fondation Gabriel-Péri
  • Créer, diffuser et protéger la connaissance : quel projet communiste ? - Léna Raud & Nicolas Tardits
  • Prendre la parole en public - Christophe Rouxel
10h30 - 12h
  • Comprendre la progression de l'extrême droite en France - Pierre Wadlow, politiste & Valentin Guéry, politiste
  • Quelle politique de paix aujourd'hui ? - Vincent Boulet, membre du secteur International et du CEN du PCF & Alain Rouy, secrétaire national du Mouvement de la paix
  • Les enjeux de la vie financière du PCF dans un contexte juridique et politique nouveau - Christophe Grassullo, trésorier national et membre du CEN du PCF
  • Carte blanche à Dominique Noguères, militante des droits humains, avocate et ancienne vice-présidente de la LDH
  • Prendre la parole en public - Christophe Rouxel
  • Réaliser une vidéo - Gérald Briant, membre du secteur Communication

SAMEDI APRES MIDI
14h - 15h30
  • Quelles leçons tirer des dernières campagnes électorales du PCF ? - Léon Deffontaines
  • Quelle nouvelle planification pour répondre à la crise ? - Fabien Gâche & Evelyne Ternant
  • Carte blanche à Nathalie Garraud, directrice du Centre dramatique national de Montpellier
  • Le défi agricole - Jonathan Dubrulle, membre du secteur Agriculture et du CN du PCF & Cécile Faliès, géographe
  • Mener la bataille antiraciste pour faire reculer l'extrême droite - Florian Gulli, philosophe & Bora Yilmaz, membre de la commission Antiracisme et du CN du PCF
  • Faire vivre et renforcer les cellules - Benoît Roger, membre du secteur Vie du parti
15h30 - 17h
  • Carte blanche à la CGT et à la FSU avec Nathalie Bazire secrétaire confédérale de la CGT & Benoît Teste secrétaire général de la FSU
  • Monde du travail : une radiographie - Michael Orand, statisticien
  • République : un enjeu de classe ? - Christian Picquet & Emmanuel Maurel
  • Saint-Just (1767-1794) et nous - Anne Quennedey, historienne
  • Quelles perspectives pour l'unité irlandaise ? - Brian Carty, Sinn Féin
  • Après les JO, faire grandir le sport populaire - Hervé Martin, maire adjoint aux sports de Montpellier & Grégoire Bosselut
17h - 18h30
  • Quels défis pour le Nouveau Front populaire ? - représentant·e EELV (en cours), Nathalie Oziol, députée LFI, Emma Rafowicz, députée européenne (PS) & Igor Zamichiei, coordinateur du CEN du PCF. 🔴 Retransmission en direct sur nos réseaux sociaux !
  • Transports : quelle ambition à gauche ? - Michaël Delafosse, maire de Montpellier & Jean-Luc Gibelin, vice-président aux Transports de la région Occitanie
  • Uberisation et exploitation des travailleurs immigrés - Pascal Savoldelli, sénateur du Val-de-Marne & Patricia Tejas, membre du secteur Migrations et du CEN du PCF
  • Contradictions du capital et lutte des classes aux Etats-Unis - Alec Desbordes, membre du secteur International
  • Faire vivre la politique dans les lieux de travail : un enjeu structurant pour le PCF - Fabien Gâche, syndicaliste CGT & Frédéric Mellier, membre du secteur Entreprises et du CN du PCF
  • Numérique : des outils pour militer - Jean-François Penin, membre du secteur Révolution numérique & Farès Sellaouti, membre du secteur Révolution numérique

Samedi à 18h30 - Allocution de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. 🔴 Retransmission en direct sur nos réseaux sociaux !

DIMANCHE MATIN
9h - 10h30
  • Féminiser le PCF et ses directions - Roséane Auguenois, secteur Vie du parti
  • Quelle ambition pour l'hôpital public ? - Michèle Leflon, membre de la commission santé et protection sociale du PCF, présidente de la Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternité de proximité & Mireille Stivala, sécrétaire générale de la fédération CGT de la santé et de l'action sociale
  • Sécurité sociale alimentaire ? Réflexions à partir d'expériences locales - Dominique Paturel, docteure en sciences de gestion & Patrice Ndiaye, juriste
  • Conscience de classe : un silence de Politzer ? - Jean-Michel Galano, philosophe
  • Luttes sociales et question judiciare - Léa Talrich, avocate
  • Extrême droite et droits des LGBT : la grande imposture - Anouk Veyret, membre du secteur Fier.e.s et révolutionnaires
  • L'Afrique des grands lacs au coeur de guerres de possession - Françoise Germain-Robin, journaliste
10h30 - 12h
  • Les étrangers et la République. La République et les étrangers - Ian Brossat, sénateur de Paris et membre du CEN du PCF & Bruno Morel, FAS et président d'Emmaüs France. 🔴 Retransmission en direct sur nos réseaux sociaux !
  • Où va la Russie ? - Clémentine Fauconnier, politiste
  • Faire vivre et renforcer les cellules - Benoît Roger, membre du secteur Vie du parti
  • Mener la révolution féministe : un défi et une condition pour le progrès social - Shirley Wirden, responsable du secteur Féminisme et membre du CEN du PCF & Alyssa Ahrabare, présidente de la CLEF (Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes)
  • Quel avenir pour la presse ? - Maxime Picard, président de la coopérative CPMM de distribution de la presse, Léo Purguette, président de La Marseillaise & Anthony Daguet, secrétaire général de L'Humanité
  • Réaliser la communication d'une section - Soizic Lozachmeur, membre du secteur Communication
  • 😎 Le truc en + : Amar Bellal et la revue Progressistes assureront pendant toute la durée de l'université d'été un atelier d'observation du soleil, venez-y nombreux·ses !

Dimanche à 12h - Discours de clôture par Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne et membre du CEN du PCF

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18 août 2024 7 18 /08 /août /2024 08:44
120 ans du journal L'Humanité: un livre et une revue à se procurer de toute urgence auprès de la fédération et des sections communistes du Finistère

Maud Vergnol le rappelle dans son avant-propos: "l'Humanité est un combat quotidien." Jaurès l'exprime aussi dans l'éditorial "Notre but" du premier numéro de l'Humanité le 18 avril 1904, il y a 120 ans, tout juste: "notre tentative serait vaine ou même dangereuse si l'entière indépendance du journal n'était point assurée... L'indépendance du journal est entière. Faire un grand journal sans qu'il soit à la merci d'aucun groupe d'affaires est un problème difficile mais pas insoluble".

Un problème difficile auquel s'attellent les directions de l'Humanité depuis 120 ans, et les communistes depuis plus de 100 ans. La publication de Hors-série, de numéros spéciaux et thématiques de l'Humanité, de beaux livres édités par l'Humanité, l'élan militant pour la vente de l'Humanité et obtenir des nouveaux abonnements, les efforts des journalistes pour se mettre à la page et s'adapter aux contraintes économiques et aux nouveaux besoins du lectorat font partie de l'équation, tout comme les fêtes de l'Humanité, dont la réussite financière est une condition sine qua non de la survie du journal dans des conditions acceptables et de sa qualité, le rôle des CDH, créés en 1930, des amis et lecteurs de l'Humanité, des nombreux donateurs à la souscription, principalement des adhérents communistes, mais aussi beaucoup de sympathisants et lecteurs de l'Humanité.

Un nouveau beau livre collector grand format de 275 pages est consacré à sonder avec originalité et en laissant une part à la subjectivité et à la diversité des approches du journal et de l'histoire qu'il reflète l'immense histoire du journal l'Humanité: "l'Humanité, 1904-2024: 120 ans, 120 unes, 120 regards"

Ce livre est disponible auprès de la fédération du PCF Finistère qui en a acheté plusieurs en lot pour diminuer les frais de port pour les militants, et des sections du PCF Finistère, au prix de 39,90€

Sa vente et son achat contribuent bien sûr aussi grand à soutenir le journal l'Humanité. Notre journal, un des moyens au centre de nos luttes pour l'égalité et la dignité humaine.

On y trouve des textes éclairant et commentant des Unes de journal, une pour chaque année depuis 120 ans d'existence du journal, correspondant à de grands évènements historiques à l'échelle nationale ou mondiale, ou des évènements moins connus mais significatifs de basculements que l'Humanité a mis en valeur plus que d'autres journaux de presse quotidienne: ainsi, le lecteur lira avec beaucoup d'intérêt en miroir d'évènements et de unes de l'humanité des textes ciselés de Fabien Gay, actuel directeur de l'Humanité, et sénateur communiste de Seine Saint-Denis, de l'ancien directeur de l'Humanité et député européen Patrick Le Hyaric, de Marie-George Buffet, de Pierre Laurent, de Fabien Roussel, , les trois derniers dirigeants du Parti Communiste qui se sont succédé depuis 20 ans, de Raoul Hedebouw, député et président du PTB (Parti du travail de Belgique), de Claude Askolovitch responsable de la revue de presse de France Inter et écrivain, de Christiane Taubira, du fondateur du groupe Zebda Moustafa Amokrane, des historiens Serge Wolikow, Alain Ruscio, Guillaume Roubaud Quashie, Roger Martelli, Nicolas Offenstadt, Patrick Boucheron, du sportif Lilian Thuram, du journaliste Daniel Mermet, de la journaliste Hajar Raissouni, de la déportée juive rescapée d'Auschwitz Ginette Kolinka, de l'ancien ministre communiste de la Fonction Publique Anicet Le Pors, du comédien, journaliste et écrivain François Morel, de l'astronaute Thomas Pesquet, de Ariane Ascaride, du cinéaste chilien Patricio Guzman (sur le coup d’état de Pinochet contre le gouvernement de Salvador Allende), des écrivains Lyonel Trouillot et Joseph Andras, de l'ambassadrice de l'OLP et de Yasser Arafat Leïla Shahid, ou de l'actuelle ambassadrice de la Palestine en France Hala Abou Hassira, de l'écrivain et journaliste Sorj Chalandon (sur la mort de Bobby Sands), de Rony Brauman, Hubert Védrine, Ian Brossat, Clémentine Autain, François Ruffin, Cédric Villani, de l'humoriste Guillaume Meurice, de la sociologue Monique Pinçon-Charlot.

Les éditions de "l'Humanité" publient aussi sous forme de revue souple papier glacé de 121 pages et moins onéreuse complémentaire pour célébrer ses 120 ans: "Instantanés d'Humanité. 120 ans d'un journal engagé". Il s'agit d'un regard d'historien coordonné par Alexandre Courbat et de journalistes sur le fonctionnement du journal l'Humanité, ses principes, son éthique, ses directions, sur son originalité dans le monde des médias, et sur la fête de l'Humanité. On y trouve aussi de nombreux documents d'archives magnifiques - photos, unes, qui montrent le lien du journal communiste avec la grande Histoire, à la fois témoin et acteur de cette Histoire du côté de la défense des dominés, des exploités, des damnés de la terre. Ce hors-série fait notamment la part belle aux engagements féministes et internationales, pour la paix et la décolonisation, du journal L'Humanité. Il est à vendre au prix de 9,90€ et la fédération du PCF Finistère en dispose là encore d'un nombre important d'exemplaires à disposition des camarades, sympathisants, lecteurs et amis de l'Humanité, ou tout simplement des passionnés d'histoire et de la presse.

Le livre et la revue Hors-Série ne font pas doublon mais se complètent très utilement et viennent aussi compléter sans redondance des livres tout aussi indispensables comme:

- La fête de l'Humanité, 80 ans de solidarité, de Valère Staraselski (Le Cherche Midi, 2010, 32€)

- "Un siècle d'Humanité 1904-2004" sous la direction de Roland Leroy au Cherche-midi toujours (2004, 18€)

ou d'autres livres monographiques de Alexandre Courban, Georges Cadiou, consacrés respectivement à Gabriel Peri, Marcel Cachin, grandes figures de l'Humanité des années 1920-1930.

A l'heure où l'invasion des idées d'extrême-droite dans les médias menace gravement notre démocratie (à l'image de beaucoup d'autres pays et régions du monde), ce qu'ont traduit les élections européennes et législatives de juin et juillet 2024, il est nécessaire de rappeler combien l'Humanité avec sa triple exigence d'engagement pour la transformation de la société et la cause des plus démunis et des travailleurs face aux capitalistes, de qualité et d'émancipation par l'éducation populaire, d'indépendance journalistique vis-à-vis des puissances d'argent, et son ambition d'exprimer l'originalité du point de vue communiste sur la société et le monde dans un esprit d'ouverture, d'intelligence, de débat et de rassemblement pour être utile au peuple, est une exception française et un patrimoine inestimable à préserver et faire fructifier pour défendre à la fois la République sociale, les valeurs universelles de l'internationalisme et des droits humains, et notre démocratie face aux coups de boutoir des Bolloré, Sterin, Elon Musk et consorts, ces forces du Capital qui sont prêts à nourrir la "bête immonde" du fascisme et du racisme pour mieux servir leurs intérêts.

Ismaël Dupont, 18 août 2024

120 ans du journal L'Humanité: un livre et une revue à se procurer de toute urgence auprès de la fédération et des sections communistes du Finistère
120 ans du journal L'Humanité: un livre et une revue à se procurer de toute urgence auprès de la fédération et des sections communistes du Finistère
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18 août 2024 7 18 /08 /août /2024 08:36
Rencontre avec le président Macron le vendredi 23 août des groupes politiques avec l'invitation de Lucie Castets- Fabien Roussel explique la démarche du Nouveau front populaire au quotidien Libération (17 août 2024)
"Le secrétaire national du Parti communiste français explique à «Libération» ce que la gauche unie compte présenter à Emmanuel Macron, le vendredi 23 août, pour leur réunion à l’Elysée.
 
Il incite les Français à se mobiliser à la rentrée en cas de refus du Président d’appeler la gauche à gouverner.
L’annonce de l’Elysée modifie quelque peu ses plans de rentrée. Le vendredi 23 août, Fabien Roussel avait prévu d’être à Montpellier, encore en tenue estivale pour ouvrir l’université d’été du Parti communiste français (PCF).
 
Il devra finalement renfiler son costume et remettre une cravate pour se rendre à l’Elysée avec tous les chefs de partis et les présidents de groupes parlementaires du Nouveau Front populaire.
L’ex-député du Nord confirme à Libération que Lucie Castets, leur candidate au poste de Première ministre, sera également présente.
 
Quelle a été votre réaction à l’invitation d’Emmanuel Macron ?
Je me suis dit «enfin !». Car maintenant que les Jeux olympiques sont terminés, que tout le monde en a bien profité, les Français ont le regard tourné vers la rentrée et ils sont inquiets. Pour leur avenir, pour leur pouvoir d’achat…
Ils se demandent aussi qui va gouverner le pays et comment. Il devient donc urgent de nommer un gouvernement qui va changer leur quotidien.
 
 En même temps il ne reçoit pas que la gauche. Toutes les familles politiques sont aussi invitées à échanger avec le président de la République. Il y a toujours très peu de chances pour qu’il accepte de nommer Lucie Castets à Matignon…
Nous verrons bien. Malheureusement, les institutions de la Ve République offrent le pouvoir à un président de nommer qui il veut comme Premier ministre, sans tenir compte forcément du résultat des législatives.
C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a besoin d’aller vers un vrai régime parlementaire où l’Assemblée nationale et les représentants du peuple peuvent se mettre d’accord sur un chef ou une cheffe de gouvernement.
Emmanuel Macron fera ce qu’il a décidé de faire. C’est son droit.
Mais s’il nomme les mêmes pour poursuivre la même politique alors que les Français se sont majoritairement exprimés contre les 30 juin et 7 juillet, alors il suscitera beaucoup de colère.
 
Pourquoi avoir décidé de vous rendre tous ensemble à cette convocation ?
Nous voulons montrer que nous sommes un bloc cohérent, qui représente près de 200 députés élus sur la base d’un programme présenté aux Français, donc sans surprise. Et que nous sommes d’accord sur une Première ministre.
Aucun autre bloc politique n’en est à ce niveau-là ! Il était donc très important de nous montrer unis.
Nous affirmerons auprès du chef de l’État nos priorités pour le pays – pouvoir d’achat, services publics, transition écologique – que nous comptons mettre en œuvre dans le respect du Parlement, sans le brutaliser, en trouvant les compromis nécessaires pour construire des majorités.
 
Lucie Castets sera-t-elle avec vous malgré le fait qu’elle n’ait pas été invitée par l’Elysée ?
Oui. Nous irons ensemble. En délégation.
 
Et si Emmanuel Macron refuse de la nommer à Matignon malgré vos arguments ?
Les Français devront faire, à un moment ou un autre, pression pour se faire entendre.
Il faut que leurs voix, exprimées dans les urnes les 30 juin et 7 juillet, soient respectées par le président de la République.
Si elles ne le sont pas ? Alors il faudra se mobiliser dans chaque circonscription, dans la rue, pour se faire entendre.
Imaginez un pays d’Amérique latine où le chef de l’Etat ne respecte pas les élections ? Tout le monde en France dirait que c’est un coup d’Etat."
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8 août 2024 4 08 /08 /août /2024 07:41

En pleine période estivale, la direction de la PJJ a annoncé devoir réaliser 1.6 à 1.8 millions d’euros d’économies. L’intersyndicale mène la bataille pour préserver les près de 500 postes de contractuels menacés. Leurs disparitions mettraient en péril la prise en charge des mineurs. Un préavis de grève a été déposé.

Dans les couloirs de la protection judiciaire de la jeunesse, depuis février la rumeur circulait déjà à grand bruit. Mais le couperet est tombé le 31 juillet, quand Caroline Nisand, aux manettes de l’institution, a réuni les syndicats et les directions interrégionales. L’annonce est brutale : 1,6 à 1,8 million d’euros doivent être économisés avec pour conséquence le non-renouvellement de postes de contractuels.

« La rencontre était complètement hors-sol. Nous avons été confinés au silence », rapporte Béatrice Briout, secrétaire générale Unsa SPJJ, « La directrice de la PJJ s’est présentée selon ses mots « dans une volonté de transparence » mais elle n’a communiqué aucun chiffre sur le nombre d’emplois concernés ». Aurélie Posadzki, représentante de la CGT PJJ poursuit : « c’était une pure démonstration d’amateurisme, l’ exemple d’une décision prise dans la précipitation pour pallier des mois de mauvaise gestion ».

500 postes en moins pour seulement 0,30 % d’économies

Et pour cause, les dépassements budgétaires invoqués par la direction de la PJJ afin de justifier sa politique étaient, selon les syndicats, prévisibles et anticipables depuis longtemps. Parmi eux : la prime destinée aux agents travaillant durant la période des Jeux olympiques et celle de fidélisation du personnel officiant en Seine-Saint-Denis. « Donc rien de nouveau sous le soleil », tempête Béatrice Briout.

Pour se justifier, Caroline Nisand invoque pelle mêle les économies imposées à toutes les institutions d’État, prévues par décret du 27 février 2024. « Pourtant, à la date de sa parution la direction nous avait garanti que ça ne toucherait pas les ressources humaines. Aujourd’hui elle fait l’inverse et assure devoir répondre aux injonctions de Bercy qui pointe du doigt un dépassement du plafond d’emploi », insiste la représentante syndicale.

Marc Hernandez, co-secretaire national du SNPES-PJJ/FSU, complète : « nous sommes face à un gouvernement démissionnaire, mais Bercy, lui, continue à imposer ces politiques d’austérité et la DPJJ y répond en totale roue libre ».

Dans la foulée de cette rencontre, la réponse des organisations syndicales est immédiate. Pour mener la lutte contre « un plan social sans précédent », l’Unsa SPJJ, la CFDT, la CGT PJJ et le SNPES se constituent en intersyndicale. Et elles font le calcul. « Pour réaliser une économie de seulement 0,30 % sur le budget total consacré aux ressources humaines, ce serait 7 % de la masse salariale qui serait condamnée, soit près de 500 postes de contractuels », affirme Marc Hernandez.

« La direction estime qu’il faudrait poursuivre cet effort durant deux mois, afin que Bercy ouvre finalement notre droit de puiser dans la réserve budgétaire. Ce, après quoi elle s’engagerait à rouvrir les embauches. Nous n’y croyons pas une seconde ! » tance l’élu syndical.

Et même si c’était le cas, une question demeure pour Aurélie Posadzki, celle de la continuité du service public. « Que deviennent les jeunes qui sont sous la responsabilité de ces agents durant cette période d’austérité ? Ils ont en majorité été abandonnés par leurs familles. Qu’est-ce qu’on va leur dire ? Ton éducateur est parti mais il va peut-être revenir dans trois mois ? C’est une façon de mettre le cœur de notre métier à la poubelle et de faire primer la gestion budgétaire sur les missions de l’institution », peste la représentante CGT.

L’intersyndicale dénonce dans la foulée une politique totalement déshumanisante pour les travailleurs : « Nous avons beaucoup de témoignages qui remontent de la part de contractuels qui ont peur pour l’avenir. Certains avaient déménagé, quitté leur emploi précédant en vue de leur contrat avec la PJJ. Et finalement, l’institution leur ferme la porte. D’autres étaient partis en vacances. Leur promesse de réembauche part en fumée. Derrière ces professionnels, il y a des familles plongées dans la précarité par cette décision brutale. »

Un préavis de grève déposé pour le mardi 14 août

À force d’insister, l’intersyndicale décroche un rendez-vous avec le cabinet du ministère de la Justice, mardi 6 août. « Au cours de cette réunion, elle a été informée du dégel de 3 millions d’euros, obtenus auprès de la direction du budget. Ce déblocage permettra à la PJJ de solutionner en grande partie les difficultés de renouvellement de contrats auxquelles elle est confrontée », promet le ministère de la Justice contacté par l’Humanité.

Mais vingt-quatre seulement après « ces annonces significatives pour le budget de la PJJ, Caroline Nisand s’entête en affirmant que ces 3 millions d’euros débloqués ne serviront pas à l’embauche », rapporte Béatrice Briout, effarée.

En témoigne la lettre ouverte adressée par l’intersyndicale à la directrice en charge de l’institution : « Votre silence assourdissant est un très mauvais signal. Les informations que nous avons des terrains sont détestables et nous scandalisent : les personnels continuent de recevoir des notifications de non renouvellement de leur contrat et les directions territoriales et régionales nous laissent entendre qu’il ne serait pas question de revenir sur votre plan social ». L’intersyndicale a déposé un préavis de grève à partir du 14 août.

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1 août 2024 4 01 /08 /août /2024 05:25

 

Rédigé à la manière d’un business plan de start-up, le document élaboré par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin et ses proches au sein de Périclès décrit, étape par étape, l’installation à tous les échelons du pouvoir d’une alliance entre l’extrême droite et la droite libérale-conservatrice. L’Humanité en dévoile de larges extraits qui, dans les circonstances politiques actuelles, sont plus que jamais d’intérêt public.

 

Rappel du plan. Notre projet découle d’un ensemble de valeurs clés (liberté, enracinement et identité, anthropologie chrétienne, etc.) luttant contre les maux principaux de notre pays (socialisme, wokisme, islamisme, immigration). Pour servir et sauver la France, nous voulons permettre la victoire idéologique, électorale et politique. Pour cela, Périclès prévoit de déployer environ 150 millions d’euros sur les dix prochaines années via le financement ou la création de projets.

Rétrospective. Lancement de Périclès et indépendance vis-à-vis du Fonds du bien commun. Essaimage écosystème avec 3,5 millions d’euros sur plus de 40 projets. Lancement réussi de deux projets organiques : guérilla juridique et conseil opérationnel aux partis.

Priorités 2024. Lancer les principaux projets organiques : baromètres, école des futurs maires, think tank, réserve. Construire une présence proche des dirigeants de demain. Finaliser les recrutements de l’équipe.

Projet Périclès, acronyme : Patriotes/Enracinés/Résistants/Identitaires/Chrétiens/Libéraux/Européens/Souverainistes

Fondateurs et administrateurs : Pierre-Édouard Stérin (Otium Capital et Fonds du bien commun), François Durvye (Otium Capital), Alban du Rostu (Fonds du bien commun)

Notre projet découle d’un ensemble de valeurs clés. Valeurs que nous promouvons : liberté individuelle et d’entreprendre/Propriété privée/Subsidiarité/Le vrai, le bien, le beau/La famille, base de la société/Place particulière du christianisme/Enracinement dans un terroir/Fierté de notre histoire, notre identité, notre culture/Unité, cohésion et confiance. Tendances que nous combattons : hyperétatisme/Socialisme et assistanat/Lois liberticides/Wokisme/Refus des limites/Laïcité agressive/Refus de la préférence nationale/Islamisme/Immigration incontrôlée

Trois objectifs pour servir et sauver la France

Victoire idéologique : rendre nos idées majoritaires dès maintenant/Promouvoir nos idées de façon claire, argumentée et cohérente (médias, réseaux sociaux, production intellectuelle)/Imposer nos thèmes et en maîtriser la fenêtre d’Overton (production audiovisuelle, influenceurs, porte-parole, leaders d’opinion)/Décrédibiliser et attaquer les idées adverses (réalité des faits/chiffres, shaming, procès)

Victoire électorale : faire la différence lors des élections d’ici à deux ans/Identifier les élections prioritaires sur lesquelles agir et déterminer quels candidats alignés (vision commune et ouverte à l’union) ont le plus de chance de victoire/Former au combat électoral ces candidats (stratégie, communication, choix des thèmes) /Mettre à leur disposition tous les outils nécessaires (big data, médias, ressources humaines, financement)

Victoire politique : permettre l’exercice réussi du pouvoir dès la prochaine échéance/Mettre à disposition un programme cohérent et global (think tank, livre blanc pour les municipales, shadow cabinet)/Construire une relation de confiance avec tous les leaders de la droite de demain pour les faire travailler ensemble en cas de victoire électorale/Fournir une réserve d’hommes de pouvoir prêts à servir à tous les postes clés (cabinets, structures parapubliques, haute administration)/Développer les réseaux relais nécessaires (médias, finance, organismes internationaux)

Périclès déploie environ 150 millions d’euros en dix ans sur ses actions

Essaimage écosystème : + 50 projets (2023), + 70 projets (2024), + 100 projets par an à partir de 2025

Créations prioritaires : guérilla juridique, conseil auprès des politiques – une mission pour les municipales incluse, baromètre (2023), école des candidats aux mairies et think tank (2024), plus de 2 000 candidats formés à l’école (2025)

Réseaux et autres : structuration juridique et financière, voyage international (Hongrie) pour inspiration (2023), revue intellectuelle (2024), développement des clubs thématiques (2025), réserve avec plus de 1 000 hommes de pouvoir, 100 % de la population touchée (médias, réseaux sociaux), présence dans cinq pays européens (2027)

Échéances électorales : influencer les sujets traités lors des européennes (2024), aider à remporter plus de 1 000 mairies (2026), aider à remporter la présidentielle + majorité absolue (2027)

Équipe, en équivalents temps plein (ETP) : 6-8 ETP (2023), 10 ETP (2024), 20-30 ETP (2025), 50 ETP (2027)

Budget annuel : 8 millions (2023), 7-10 millions (2024), 12-15 millions (2025), 25 millions (2027)

Budget cumulé jusqu’en 2032 : 150 millions environ

 

Lancement de Périclès et indépendance vis-à-vis du Fonds du bien commun

Objectifs. Après quelques mois d’incubation, rendre Périclès indépendant du Fonds du bien commun sous douze mois afin de permettre une pleine liberté d’action pour Périclès et protéger le Fonds du bien commun aux plans légal et réputationnel

Situation à date. Structuration juridique indépendante et autonome du Fonds du bien commun avec une association mère Périclès, un fonds de dotation présidé par Périclès, une association opérationnelle et de financement présidée par Périclès et quatre recrutements finalisés, quatre prioritaires encore en cours

Essaimage écosystème : chaque priorité a été adressée

Au total, 3,5 millions d’euros ont déjà été engagés sur plus de 40 projets. Chaque priorité essentielle a été adressée : wokisme (35 % du montant total alloué), immigration (30 %), socialisme (12 %), culture et morale chrétienne (10 %), islamisme (8 %), autres (5 %).

Lancement avec succès de deux projets organiques : guérilla juridique (collectif Justitia)/victoire idéologique

Mission : organiser et professionnaliser le contentieux stratégique en utilisant les leviers juridiques/judiciaires médiatiques contre l’islamisme, l’immigration, l’attaque à la liberté d’expression, la théorie du genre

Mode d’action : un collectif d’avocats + une association ayant intérêt à agir, dirigés par un avocat très engagé (Aymeric de Lamotte)

Objectifs : plus de 20 procédures par an afin de faire changer la peur de camp, faire appliquer la loi et se défendre des attaques adverses, faire évoluer la loi

Situation à date : cocréation avec l’Institut Thomas-More en mai 2023/16 avocats membres du collectif Justitia (dont Thibault de Montbrial, Pierre Gentillet, avocats de Juristes pour l’enfance)/20 procédures étudiées, dont 9 lancées

Lancement avec succès de deux projets organiques : conseil opérationnel municipales/Victoire électorale

Présentation du projet et objectifs : permettre au Rassemblement national (RN) de transformer ses derniers succès électoraux en victoire aux municipales 2026/Équiper l’état-major du RN d’un plan structuré sur trois ans avec des objectifs précis/Étudier de manière statistique les villes de plus de 3 000 habitants ayant le plus de chance de succès en analysant la couleur politique et l’ancienneté du maire en place, les résultats de Marine Le Pen au second tour des présidentielles et ceux du candidat RN local aux législatives de 2022.

Situation à date : projet validé par la direction et l’état-major du RN aux Estivales 2023/Constitution d’une équipe par département pour valider les villes et identifier les candidats, dirigés par le DG du RN/Objectif de 300 villes à gagner absolument par le RN en 2026

Cette première mission de conseil ne rend le RN ni exclusif ni prioritaire par rapport aux autres partis. Il conviendra de lancer dans les prochains mois des missions similaires correspondant aux besoins de chacun (par exemple, recrutement de candidats pour LR)

Principaux projets organiques : le Baromètre/Victoire idéologique

Un observatoire indépendant et scientifique qui mesure objectivement l’état du pays sur des sujets sociétaux (par exemple, lien social/familial, sécurité/criminalité, démographie, souveraineté économique, culture) et diffuse massivement ces résultats pour toucher toute la population française et remettre au cœur du débat les « bons chiffres sur les sujets qui comptent »

Partenariats : Ifop + 10 médias rencontrés, dont 2 probables (Marianne, l’Express)

Objectif d’ici à décembre 2024. Cocréation/Financement de 3 baromètres « monothématiques » avec des structures externes : islam et insécurité, immigration, extrême gauche

Question pour le comité exécutif (Comex). Stratégie Buy (achat) sur un institut de sondage dès 2023 (contre 2026 initialement) ?

Principaux projets organiques : l’école des futurs maires/Victoire électorale

Une école de formation des futurs dirigeants politiques partageant nos valeurs en proposant aux futurs candidats (municipales, législatives) une palette d’outils stratégiques et opérationnels (communication, playbook, campagne électorale, analyse de données, financement, besoins en ressources humaines)

Objectif : former et faire gagner en 2026 environ 1 000 maires de petites et moyennes communes

Collaborateurs : 4 élus en exercice prêts à collaborer à la création et au développement de l’école et des formations

Partenariats : formation théorique et logistique à l’Institut de formation politique (IFP)/Formation pratique et boîte à outils à la Fédération des trucs qui marchent

Septembre 2024 : lancement de la première promotion

Principaux projets organiques : think tank/Victoire politique

Projet et objectif : être le premier think tank de droite en France afin de réunir les principaux experts thématiques des sujets régaliens (sécurité et défense, économie, immigration, famille, Europe, etc.), d’influencer la sphère politique/médiatique/intellectuelle, de préparer les mesures politiques et les réformes

Situation à date : en plus de la création d’une nouvelle structure (Build – construction), étude de l’option Buy (achat de structures existantes décrites comme « cibles » – NDLR) sur :

Institut Thomas-More (structure franco-belge fondée par Charles Millon)

Libéral-conservateur d’inspiration chrétienne/Les « plus » : bon réseau de chercheurs (issus du privé, bénévoles) ; relation de confiance (collaboration sur collectif Justitia) ; marque respectée/Les « moins » : image un peu poussiéreuse ; mal gérée, passif financier ; équipe pas stratèges, peu d’influence ; veulent garder leur indépendance (méfiants car craignent notre approche hégémonique)

Ou Fondation du Pont-Neuf (think tank créé par Charles Beigbeder)

Conservateur et catholique/Les « plus » : positionnement subtil (pas d’extrême droite) ; relation de confiance (collaboration sur la réserve) ; deal facilement exécutable, cherchent un repreneur/Les « moins » : très attaché à l’image de Charles Beigbeder ; peu connu ; coquille vide, besoin de placer un directeur général à 100 % ; réseau surtout constitué de juristes et d’experts en droit + philosophes

Principaux projets organiques : la réserve (en lien avec le Fonds du bien commun)/Victoire politique

Objectif : après la victoire électorale, une victoire politique durable requiert de s’appuyer sur des hommes compétents et convaincus, à la fois issus du public et du privé/Constituer en amont de la présidentielle une réserve de 1 000 personnes (technocrates, professionnels de la politique, experts thématiques) pouvant être mis aux postes clés (cabinets, structures parapubliques, haute administration)

Approche : recenser les postes clés à exercer dans l’administration centrale et dans les établissements publics pour transformer durablement le pays/Identifier pour chaque poste les talents compétents et alignés en s’appuyant sur les réseaux du Fonds du bien commun, d’Otium, de think tanks alliés, etc. /Former ces talents en vue de l’exercice du pouvoir local et national/Mettre en réseau ces profils et les fidéliser pour s’assurer de leur engagement le jour J via rencontres formelles/informelles, comités, groupes de travail, shadow cabinet, etc. /Présenter ces profils aux dirigeants politiques de demain

Objectifs fin 2024 : systématiser le recensement des profils via un CRM (Customer Relationship Management) et les catégoriser par thématiques/postes clés avec un objectif de 50 par mois, en lien avec le Fonds du bien commun/Avoir identifié et mis en relation plus de 50 % des talents requis

Question pour le Comex : comment identifier les hommes déjà en poste et alignés, mais ne s’assumant pas ?

Construire une présence proche des dirigeants de demain

 

Personnalités définies comme prioritaires. Relation de confiance et influence réelle : Jordan Bardella et Marine Le Pen (RN)/Relation active mais pas de réelle influence : Éric Ciotti, Laurent Wauquiez, David Lisnard, François-Xavier Bellamy (LR) et Marion Maréchal (Reconquête !)/Pas de relation activable à date : Nicolas Sarkozy (LR) et Éric Zemmour (Reconquête !)

Objectif à fin 2024 : 80 % des profils prioritaires en relation de confiance et influence réelle, contre 30 % aujourd’hui

Questions pour le Comex : Quels sont les autres profils prioritaires avec qui nous devons nouer une relation de confiance/Influence réelle ? Qui sont, pour chaque profil prioritaire, les responsables capables de devenir l’homme de confiance ? Quelles sont les personnes manquantes sur cette cartographie (potentiels dirigeants de demain) ? Comment rester transpartisan tout en travaillant étroitement avec des concurrents ?

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23 juillet 2024 2 23 /07 /juillet /2024 08:47

 

Le Président de la République se moque bien des Français. Voilà le ressentiment qui monte dans notre pays aujourd’hui, conjugué avec beaucoup de colère. Car malgré deux défaites aux élections européenne et législatives, le camp présidentiel ne lâche pas le pouvoir.

Il ose même renvoyer dos à dos le Rassemblement national et les forces politiques du Nouveau Front Populaire, justifiant ainsi ses petits arrangements politiciens pour empêcher le NFP d’accéder aux responsabilités.
Pourtant, les Françaises et les Français ont, ces dernières semaines, exprimé à trois reprises dans les urnes leur volonté de changement. Certes en utilisant des bulletins différents, mais à chaque fois avec la même volonté, la même colère, le même objectif : en finir avec la politique d’Emmanuel Macron.
En refusant le changement, c’est tout le processus démocratique, toutes les institutions de la République qui se trouvent fragilisées.
Malheureusement, la France a un Président de la République prêt à tout pour garder le pouvoir et poursuivre sa politique en faveur des plus riches et de la finance. Pêché d’orgueil ? Pression du monde de la finance ? L’histoire le dira.
Mais nous sommes arrivés au bout d’une histoire.
Celle de la Cinquième République, dévoyée jusqu’au bout par un pouvoir utilisant tous ses articles pour empêcher la démocratie de vivre.
Celle du barrage républicain qui permet à des candidats macronistes ou de droite de se faire élire grâce aux voix de la gauche mais qui se permettent ensuite de les trahir dans l’hémicycle.
Celle d’une droite républicaine en décomposition, filant toujours plus vers l’extrême-droite.
Celle de forces de gauche et écologistes obnubilées pour partie par la présidentielle avec un Jean-Luc Mélenchon qui se rêve déjà au second tour face à Marine Le Pen en 2027. C’est mortifère.
Ces derniers mois révèlent au grand jour la grande détresse d’un pays qui a perdu sa boussole républicaine : la défense des intérêts du peuple d’abord.

C’est au nom de cette boussole que notre République s’est construite, de 1789 à la Résistance et la Libération quand la nation a su se rassembler pour reconstruire le pays. Cette culture de l’intérêt général a disparu. Les intérêts particuliers, ceux de la finance, notamment, ont pris le dessus.
C’est un symbole important que la parution du classement, ce 20 juillet 2024, des 500 plus grandes fortunes de France, dont le patrimoine a encore grandi, au lendemain du hold-up de la macronie et de la droite sur l’Assemblée nationale.
En 7 ans de pouvoir, ceux-là ont vu leur patrimoine plus que doubler ! 1 228 milliards d’euros en 2024 contre 570 Milliards en 2017, soit 115% de hausse ! A l’évidence, les salaires n’ont pas vu la même progression depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée!
En 7 ans de pouvoir macroniste, le nombre de travailleurs au SMIC est passé de 12% à 17% !
Tout augmente, le nombre de milliardaires comme le nombre de Smicards. L’un ne va d’ailleurs pas sans l’autre.
Les caisses de l’État ont été vidées par ces gouvernements qui ont d’abord servi les grandes fortunes.
Plus de 70 milliards de cadeaux fiscaux par an pour les plus riches, pour les actionnaires du CAC 40, pour le monde de la finance.
Comment financer des services publics efficaces, garantir les meilleurs écoles pour tous nos enfants, quels que soient leurs origines sociales ou leur lieu d’habitation ? Comment assurer la tranquillité publique, protéger nos concitoyens de la drogue ou de balles perdues, lutter contre la corruption, les fraudeurs fiscaux, quand tous les moyens de l’Etat sont laissés à l’abandon?

Quand L’État fout le camp, tout fout le camp.

Emmanuel Macron a laissé la France à l’abandon. Y compris sur la scène internationale, préférant soutenir les voies de la guerre plutôt que celles de la Paix, en Ukraine comme au Proche-Orient, totalement aligné derrière la politique américaine.
Dans les mois qui viennent, il devra assumer cette situation: Une impasse démocratique avec des gouvernements qui tomberont dès la première motion de censure, qu’ils soient de droite ou même du NFP. Après cette dissolution, la France est ingouvernable.
Une impasse politique pour les Français qui ne verront jamais le changement attendu. Leur colère va grandir. Comment va t-elle s’exprimer ? Je ne sais pas mais je serai à leurs côtés pour qu’ensemble, nous arrivions à les battre définitivement.
Mais aujourd’hui, à la veille de partir en vacances, je veux dire clairement au Président de la République : vous avez semé le chaos. Vous en assumerez toutes les responsabilités.
Ne comptez pas sur nous pour vous apporter le moindre soutien, ni aujourd’hui, ni demain.

La seule issue viendra du peuple, du mouvement social et des forces politiques qui, comme nous, n’ont jamais perdu leur boussole. 
Nous ferons appel au peuple, à l’intervention citoyenne, à toutes les forces vives de la nation, syndicales, associatives, citoyennes.
Nous resterons unitaire pour deux au sein des forces de gauche et écologistes pour construire l’espoir du changement, malgré tout.
Nous prendrons toute notre place au Parlement, avec les sénateurs, sénatrices et députés communistes et apparentés pour défendre tout ce qui ira dans le bon sens et censurer tout ce qui portera atteinte à nos concitoyens.
Nous serons encore plus présents dans les villes, les départements, les régions ou les élus communistes exercent leurs mandats dans la plus grande proximité, avec beaucoup d’honnêteté et de sincérité, avec l’objectif à chaque fois d’être les plus utiles et les plus efficaces.
Nous serons de tous les combats, dans les villes, les villages, au plus près des attentes des salariés, de la jeunesse, des habitants des grandes villes comme de la ruralité. La dignité de chacun, la Paix comme le climat sont au cœur de notre engagement.
Nous gardons intact l’espoir de bâtir des Jours Heureux. Nous y mettrons toutes nos forces dès la rentrée prochaine.

Rendez-vous à la fête de l’Humanité !

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22 juillet 2024 1 22 /07 /juillet /2024 08:35

 

Une panne informatique mondiale a eu lieu le 19 juillet dans les entreprises utilisant des logiciels de Microsoft (développeur de Windows) avec Crowdstrike (fournisseur de solutions de cybersécurité).

Cet incident d'une ampleur sans précédent affecte tous types de services dans le monde, des chaînes de télévision aux aéroports, hôpitaux, banques, appels d’urgence (le 911 aux États-Unis), tous types de services des États, et en France les services informatiques des Jeux olympiques de Paris 2024. En France, cet incident a notamment touché jusqu'au service informatique de l'Assemblée Nationale.

Même s'il ne s'agit pas d'une cyberattaque, cet incident nous montre la fragilité du système numérique mondial tel qu’il est construit. Tout ou partie de la gestion des services informatiques de structures essentielles est massivement délégué à quelques multinationales privées. Crowdstrike démontre aussi par cette panne qu’elle a accès à distance à des millions de machines dans le monde entier, ce qui pose de très profondes questions de dépendance, de souveraineté, de surveillance et de sécurité.

Le Parti Communiste Français salue le travail des personnels de l'ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information) dans la veille et l'information des risques afférents aux services informatiques en France.

Le PCF surtout considère indispensable :

  • d’élargir le périmètre et les budgets des services tels que la DINUM (Direction Interministérielle du NUMérique)
  • de travailler à créer un système d’information moins dépendant des multinationales du numérique, plus cohérent, et résilient à toutes les échelles de l’État et des services publics, qui mette les enjeux de sécurité et de liberté au dessus des quêtes de profit
  • d’intégrer ces développements au sein d’une grande politique industrielle française et européenne du numérique, car il s’agit de l’infrastructure informationnelle de nos sociétés.

Nous assurer que cette infrastructure est maîtrisée de bout en bout, de manière souveraine, transparente et résiliente est au 21e siècle indispensable à tous les développements démocratiques et de progrès qui sont au cœur du projet du Parti Communiste Français.

Paris, le 20 juillet 2024,

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19 juillet 2024 5 19 /07 /juillet /2024 09:52

 

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19 juillet 2024 5 19 /07 /juillet /2024 08:20

 

 

 

Notre stratégie est uniquement défensive, centrée sur quelques secteurs stratégiques. Il y a aussi quelques rares décisions politiques, il faut l’admettre, comme le refus de vendre Carrefour au géant canadien Couche-Tard.

Naïveté, passivité ou complicité ? Le manque de masques lors de la crise du covid a mis la lumière notre perte de souveraineté ; nous étions incapables de répondre aux besoins des peuples.

Depuis plus de cinquante ans, notre pays a connu plusieurs vagues de désindustrialisation : 2 millions d’emplois industriels ont été supprimés, des savoir-faire détruits, des régions sinistrées. Et nous avons bradé notre outil industriel à des puissances industrielles étrangères - Technip, Nokia, les chantiers de l’Atlantique, j’en passe...

Macron essaie de nous faire oublier qu’il était déjà aux affaires, et qu’il est donc coresponsable des désastres économiques et industriels depuis plus de dix ans. Le pire cas est celui de General Electric, qui a préféré payer 50 millions d’euros de pénalités plutôt que de créer les emplois promis. Désormais, il rapatrie les brevets aux États-Unis et on laisse EDF se débattre pour récupérer les turbines Arabelle.

Depuis des années, notre groupe plaide en faveur du renforcement du contrôle des investissements étrangers, mais surtout du respect des engagements pris.

Ainsi que le souligne le rapport de la mission d’information sur Atos - fleuron français du numérique, en grande difficulté -, la France a certes renforcé le contrôle des investissements étrangers, mais il reste à faire. Nos administrations centrales n’ont toujours pas les moyens de contrôle suffisants du suivi du respect des conditions posées au moment de l’autorisation. Ce suivi n’est ni systématique ni centralisé.

Mais il faut aussi une stratégie offensive, pour reprendre en main la chaîne de valeur de chaque secteur. La question de la souveraineté numérique est cruciale : nous nous félicitons de l’implantation de data centers, mais cette activité est gourmande en énergie et avare en emplois. Et alors que l’on implante des gigafactories de batteries électriques, Stellantis et Renault liquident leurs sous-traitants - MA France à Aulnay-sous-Bois ou Impériales Wheels à Châteauroux qui va fermer le 20 juin, alors que le dernier repreneur a pris 45 millions d’euros d’aides d’État... Et que fait le Gouvernement ? Il reste les bras ballants ou sermonne les ouvriers.

Pour une véritable intelligence économique, il ne faut pas se contenter d’une politique de l’offre en priant pour que les grands groupes créent de l’emploi. Il faut également conditionner les aides publiques à des garanties sociales et environnementales, demander leur remboursement lorsque les emplois sont détruits et surtout responsabiliser les donneurs d’ordres pour éviter les délocalisations. Monsieur le ministre, y êtes-vous prêt ?

Il faut une politique générale qui concerne tous les secteurs. Comment comprendre que le PSG soit aux mains des Qataris, qui abritent chez eux le chef du Hamas ? Vous avez même envisagé de leur vendre notre patrimoine commun, le Stade de France !

N’oublions pas que même nos amis allemands ont tout fait pour affaiblir notre filière nucléaire et notre industrie.

La réindustrialisation doit concerner toute la chaîne de valeurs. Les gigafactories, c’est très bien, mais on laisse des entreprises dont l’État est parfois actionnaire - Stellantis, Renault - liquider la sous-traitance. Le pays sera-t-il plus fort sans détenir l’ensemble de la chaîne de valeur ?

Pour l’entreprise MA France à Aulnay-sous-Bois : la seule chose que vous faites c’est de sermonner les syndicats. Une semaine après, l’entreprise est en liquidation. Vous donnez toujours raison au patronat, jamais aux salariés, et c’est scandaleux alors que la désindustrialisation continue sur l’ensemble du territoire.

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