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Les représentants des organisations présentes lors de notre conférence de presse pour exiger la fin du déni de démocratie et Lucie Castets à Matignon: PCF, EELV, Génération.S, la France Insoumise, NPA, militants non encartés du Nouveau Front Populaire
Le PCF a invité ce jeudi 29 août dans son local du 2 petite rue de Callac les organisations de gauche du pays de Morlaix à une réunion préparatoire à des initiatives politiques locales de rentrée pour que les organisations et les citoyens de gauche se mobilisent afin que Macron cesse de nier le résultat des élections législatives et l'aspiration majoritaire au changement des français, et qu'il nomme la candidate de la coalition de gauche arrivée en tête et gagnante des élections législatives.
2 rassemblements sont d'ores et déjà prévus à Morlaix à l'appel d'un collectif unitaire composé à ce jour des Écologistes, de la France Insoumise, de la Gauche indépendantiste, de Génération.S, du Nouveau Parti Anticapitaliste, du Parti communiste, et de citoyens qui se sont impliqués dans la campagne législative du nouveau Front Populaire.
L'information a été également communiquée à un certain nombre d'associations progressistes et aux syndicats.
Les rassemblements et manifestations auront donc lieu:
Le samedi 31 août à 15h place des Otages
Le samedi 7 septembre, à l'occasion d'une journée d'action nationale décidée par les organisations de jeunesse, accompagnées par la majorité des partis de la gauche et du nouveau front populaire, à 15h, place des Otages.
***
Le 30 juin et le 7 juillet, la mobilisation des Françaises et des Français pour les élections législatives a été sans précédent.
52 jours ont passé. Le président de la République continue de nier le résultat des urnes et les attentes exprimées par les Français.
En écartant la nomination de Lucie Castets comme Première Ministre issue du Nouveau front populaire, il s'apprête à mettre en place un gouvernement soutenu par le parti présidentiel, la droite républicaine et le rassemblement national, au profit du Medef et des marchés financiers.
Pour empêcher qu’un programme de progrès, d’écologie et de justice sociale puisse s’appliquer, Emmanuel Macron entend contourner le vote des français aux élections législatives et empêcher la coalition de gauche arrivée en tête, avec 182 députés élus, de gouverner et d’appliquer son programme, cela alors même que les élections législatives et européennes ont montré que l’adhésion à la politique d’Emmanuel Macron était minoritaire dans le pays.
Le Chef de l’État a dit lundi refuser l’hypothèse d’un gouvernement du nouveau front populaire au nom de la stabilité institutionnelle.
Le chef de l’État s’est montré beaucoup moins scrupuleux de la stabilité institutionnelle du pays quand il a nommé Élisabeth Borne à Matignon, soutenue elle aussi par une majorité relative, ce qui l’obligea à user de l’article 49.3 à 23 reprises.
Il faut mesurer à quel point Emmanuel Macron met en danger la République.
Le Président de la République a fait un choix extrêmement grave qui renforcera le Rassemblement national pour deux raisons :
- La première raison est un enjeu de majorité pour gouverner. Sans la gauche, il ne peut y avoir de majorité à l’Assemblée nationale qu’avec l’accord du Rassemblement national puisque le parti présidentiel et ses alliés, même avec la droite républicaine en renfort, ne disposent pas de majorité.
Macron a annoncé que un gouvernement de Lucie Castets et du nouveau front populaire serait censuré immédiatement. Mais c’était sous-entendre une alliance pour leur motion de censure entre le RN et le camp présidentiel. Sinon il leur manquerait 47 députés pour leur motion de censure.
Comment penser que le RN ne va pas se saisir de cette situation pour imposer ses conditions ?
- La seconde raison est qu'en fermant la porte aussi brutalement à un gouvernement de gauche, en le censurant à la place même des députés, il envoie un signal de mépris total le choix des électeurs, qui s’est fait sur un programme de rupture social et écologique, exigeant un vrai changement pour le pays.
Et si le Président agit ainsi, c'est pour une raison fondamentale : le capital, les marchés financiers ne veulent pas prendre le risque d'un gouvernement de gauche même pour une courte période leurs intérêts seraient directement menacés !
Derrière ce choix, c'est donc le choix d'une classe sociale qui s'apprête à donner les clés du pays à l'extrême droite.
L'ensemble des femmes et des hommes qui sont attachés à la République et à la démocratie sont invités à se mobiliser contre ce choix. Il en va de l'avenir de la République et de notre démocratie.
La Droite et les députés fidèles à Macron, sous l’œil bienveillant de l’extrême-droite, veulent garder le pouvoir coûte que coûte et favoriser, toujours, les plus puissants, la finance, les plus riches, par une politique néo-libérale brutale la grande majorité des citoyennes et citoyens.
Leur programme est connu : imposer l'austérité au peuple avec des milliards d'euros de coupes dans les dépenses publiques et continuer à faire des cadeaux à des hauts revenus et des multinationales.
L’Assemblée nationale est complètement muselée par le président Macron qui incarne jusqu’à la caricature la dérive monarchique de la cinquième république, en ne respectant pas la séparation des pouvoirs prévue par la Constitution.
Nous appelons nos concitoyens et concitoyennes du pays de Morlaix à se mobiliser pour faire exiger que le Président de la République cesse ce déni de démocratie.
Mobilisons-nous notamment le samedi 7 septembre à la même heure, 15h, ici même, place des Otages, à l’occasion de l'appel national des étudiants et de nos formations politiques.
L'urgence, c'est:
- l'abrogation de la réforme des retraites
- l’augmentation des salaires et des pensions, l'égalité professionnelle femme-homme et le développement de l'emploi
- la justice fiscale
- des moyens pour nos services publics, notamment la santé et l’éducation
- le blocage des prix de première nécessité pour le soutien au pouvoir d’achat
- et un grand plan de transition écologique pour faire face aux crises écologiques multiples (réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources, crise énergétique, pollutions, … )
- remettre de la police de la proximité et des moyens pour la sécurité des citoyens
- œuvrer pour la Paix, la diplomatie, et la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Nos diverses organisations se sont réunies jeudi 29 août pour travailler d’un commun accord pour ce rassemblement.
Il y avait les Écologistes, la France Insoumise, la Gauche Indépendantiste, Génération.S, le Nouveau Parti Anticapitaliste,, le Parti communiste, et des citoyens du nouveau front populaire.
L’appel a été relayé également auprès de nombreuses associations et des organisations syndicales.
Ne nous laissons pas confisquer notre victoire !
Suite aux élections européennes, à la dissolution surprise de l'assemblée nationale par le président Macron le soir des élections européennes, au ralliement honteux du leader du parti Républicains Ciotti à l'extrême-droite, et au 1er tour des élections législatives, il y avait un risque réel que le Rassemblement National gagne les élections législatives et soit en mesure de gouverner avec des partenaires débauchés à droite.
Au soir du 1er tour des élections législatives le 30 juin le RN faisait élire des députés dans 38 circonscriptions et était en tête dans 260 autres.
Dans ce contexte de péril extrême pour notre République et nos valeurs fondamentales héritières de la Révolution Française et des grands combats humanistes de la gauche et de la Résistance, la gauche a pris l'initiative d'affirmer la nécessité du désistement républicain et de retirer les candidats du nouveau front populaire quand les candidats de droite étaient arrivés devant eux et qu'il y avait un risque d'élection de député d'extrême-droite.
130 candidats du Nouveau Front populaire se sont désistés et 80 candidats d'Ensemble, la majorité présidentielle. Le désistement a été beaucoup moins systématique dans ce cas comme en témoignent deux refus de désistements de député.e.s de droite arrivés en 2nde position derrière la gauche dans le Finistère. Le désistement républicain a été beaucoup plus suivi à gauche, et c'est la droite qui en a le plus bénéficié.
97% des électeurs du Nouveau Front Populaire qui ont voté quand leur candidat du 1er tour s'était retiré ont voté pour un candidat de droite (macroniste ou LR) alors que 73% des électeurs Ensemble ont choisi un candidat Nouveau Front Populaire quand ils ont voté alors que leur candidat s'était retiré, selon des chiffres analysés par Gilles Finchelstein dans le journal "Le Monde" aujourd'hui.
Pour l'électorat LR, dans le cadre du retrait de leurs candidats, 47% ont choisi l'abstention dans de la cadre de duel entre l'extrême-droite et la gauche ou même Ensemble. 26% le vote RN. En cas de duel RN-NFP, ils ne sont que 30% à avoir choisi le front républicain.
Sans le désistement républicain et le sursaut démocratique pour faire barrage à l'extrême-droite, Macron aurait sauvé beaucoup moins des députés de son camp présidentiel et pourtant, battus incontestablement par la gauche aux élections législatives, les macronistes s'obstinent à vouloir rester maîtres du jeu et à empêcher une expérience gouvernementale de progrès social, quitte à renforcer la désespérance politique et les chances du RN d'accéder au pouvoir aux prochaines présidentielles.
Vous avez dit irresponsable...
Et pourtant l'image de Macron est plus mauvaise que jamais: 70% des personnes interrogées selon une enquête électorale citée par "Le Monde" aujourd'hui désapprouvent sa dissolution, 51% des sondés souhaitent une démission du président de la République, 30% y sont très favorables. 73% des sondés estiment que le chef de l’État devrait s'en tenir à un rôle d'arbitre neutre et cesser de prétendre gouverner sans majorité.
La sagesse exigerait donc qu'il laisse ses chances à un gouvernement du nouveau front populaire, surtout qu'avec un gouvernement de droite qui serait proche de ses options programmatiques et idéologiques, il ne pourrait gouverner qu'avec l'abstention bienveillante et la complicité du RN, celle-ci se payant au prix fort sur de nombreuses décisions, alors même que ses députés ont bien souvent été élus contre les idées, le programme, les candidats du RN, par des électeurs de gauche qui ont fait la différence.
Ismaël Dupont, le 30.08.2024
Aurélien Soucheyre, L'Humanité, 29 août 2024
Le président de la République a reconnu qu’il craint davantage les réformes proposées par le Nouveau Front populaire que sa prétendue incapacité à gouverner. Ce qui constitue un déni démocratique de plus.
Emmanuel Macron a finalement reconnu la véritable raison pour laquelle il refuse d’appeler Lucie Castets à Matignon. « Si je la nomme, elle ou un représentant du Nouveau Front populaire (NFP), ils abrogeront la réforme des retraites, ils augmenteront le Smic à 1 600 euros, les marchés financiers paniqueront, et la France plongera », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par l’Express.
Jusqu’ici, le président de la République arguait qu’un gouvernement du NFP aurait, à ses yeux, empêché toute « stabilité » institutionnelle, au motif qu’une motion de censure peut être votée contre Lucie Castets par l’Assemblée nationale. Non seulement c’est aux députés, et aux députés seuls d’en décider, mais les dernières déclarations d’Emmanuel Macron montrent bien que ses motivations ne sont pas liées à une prétendue recherche de « stabilité » gouvernementale.
Ce qu’il craint, c’est que Lucie Castets et le NFP au pouvoir ne puissent agir et mener à bien plusieurs réformes fondamentales pour la vie des Français. Il a peur que la gauche ne réussisse. Qu’elle bénéficie du pouvoir législatif et médiatique lié à la formation d’un gouvernement. Ce qui l’effraie, c’est qu’une alternative à sa politique puisse voir le jour. Voire, qu’elle emporte l’adhésion d’une majorité de citoyens et amène à une nouvelle « stabilité ». « Je ne suis pas prêt à prendre ce risque », affirme encore le président, qui dit craindre une crise économique liée à l’action de la gauche, ce qui constitue en soi l’aveu que la gauche est en situation de gouverner et de mener des réformes.
Le déni démocratique à l’œuvre n’en est que plus scandaleux, puisque, en tant que garant des institutions, le président doit non seulement nommer à Matignon la force politique arrivée en tête lors des législatives, c’est-à-dire le NFP, quelles que soient ses chances de réussite, mais il doit en plus le faire sans aucune discrimination politique, quel que soit le programme de la formation ayant le plus de députés.
Le comportement du président, gravissime et inédit dans toute l’histoire de la Ve République, constitue donc un double déni démocratique. Le président avait d’ailleurs affirmé qu’il nommerait Jordan Bardella à Matignon en cas de majorité relative obtenue par le RN. Sauf que c’est la gauche qui l’a emporté. Serait-elle plus dangereuse que l’extrême droite, aux yeux du président ?
Chaque jour sans Lucie Castets à Matignon constitue donc un hold-up démocratique et un vol du résultat des urnes. Quant à une possible alliance entre Macron et les LR, à même de dépasser en nombre de députés le NFP, elle n’existe toujours pas, et n’a même pas été proposée au suffrage des Français. Déterminée à gouverner, Lucie Castets a annoncé qu’elle quittait ses fonctions à la Ville de Paris. Sa seule boussole : Matignon.
51 jours après les élections législatives, le président de la République continue de nier le résultat des urnes et les attentes exprimées par les Français.
En écartant la nomination de Lucie Castets comme Première Ministre issue du Nouveau front populaire, il s'apprête à mettre en place un pouvoir soutenu par le parti présidentiel, la droite républicaine et le rassemblement national, au profit des marchés financiers.
Leur programme est connu : imposer l'austérité au peuple avec des milliards d'euros de coupes dans les dépenses publiques et baisser les impôts des hauts revenus et des multinationales.
Les communistes ne les laisseront pas faire !
Le PCF appuie la demande de ses parlementaires du groupe GDR, d'une session extraordinaire de l'Assemblée pour refuser que le Parlement ne soit réduit au silence dans cette situation grave et inédite.
Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes à la mobilisation populaire le 7 septembre à l'appel d'organisations de jeunesse et le 1er octobre à l'appel d'organisations syndicales.
L'urgence, c'est :
- l'abrogation de la réforme des retraites
- l’augmentation des salaires et des pensions, l'égalité professionnelle femme-homme et le développement de l'emploi
- l'amélioration des conditions de travail et de nouveaux droits pour les salariés
- une nouvelle industrialisation sociale et écologique du pays pour répondre aux besoins et relever le défi climatique
- le développement des services publics financés par une toute autre utilisation de l'argent, à commencer par la santé et l'école publiques en cette rentrée !
Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes et toutes les forces sociales et démocratiques à se retrouver à la fête de l'Humanité du 13 au 15 septembre pour participer à cette grande fête populaire et construire l'alternative politique. Nous serons également de toutes les mobilisations pour le cessez-le-feu à Gaza et la paix en Palestine et nous participerons à la journée internationale pour la paix du 21 septembre qui doit être également marquée par l'urgence de la paix en Ukraine et dans les nombreux pays en guerre.
Matignon: coup de force de Macron
Emmanuel Macron a écarté hier l'idée d'un gouvernement et d'une première ministre du nouveau Front populaire au nom de la "stabilité institutionnelle" en ouvrant une série de nouvelles discussions ouvertes simplement à la droite et à l'extrême-droite, pour voir comment contourner le vote des français aux élections législatives et empêcher la coalition de gauche arrivée en tête aux élections législatives de gouverner.
Le chef de l’État s’est montré beaucoup moins scrupuleux de la stabilité institutionnelle du pays quand il a nommé Élisabeth Borne à Matignon, soutenue elle aussi par une majorité relative, ce qui l’obligea à user de l'article 49.3 à 23 reprises.