Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 14:22
Résultats de la consultation interne des communistes pour la base commune du Congrès des 23-24-25 novembre dans le Finistère

Voici le résultat de la consultation des adhérents du PCF Finistère sur la base commune de discussion du Congrès des 23 au 25 novembre à Ivry.

Merci à tous les camarades qui ont organisé le vote et les débats dans les sections.

Merci à tous les adhérents qui ont exercé leur souveraineté à l'occasion de ce scrutin interne important, et qui ont contribué à apporter leurs réflexions sur l'avenir du PCF, les choix et directions qu'il doit prendre.

Notre Parti a une nouvelle fois fait la preuve de sa capacité à conjuguer exigence politique, sens critique, volonté de construire, fraternité et écoute de la diversité des points de vue.

Tous les textes ont été examinés, discutés, pris au sérieux.

Unis, rassemblés, et prêts à engager des transformations qui s'imposent pour peser davantage sur le débat politique et être mieux entendus, nous sortirons plus forts!

Fraternités à tous nos camarades, ceux du présent et ceux de l'avenir!

Maintenant, nous avons un mois et demi pour continuer à travailler la base commune de discussion, notamment en intégrant l'apport utile d'autres textes qui ont été appréciés par beaucoup de communistes, comme nous sommes nombreux à l'attendre. 

Et pour continuer, plus que jamais, à tenter de nourrir les luttes pour résister et faire naître l'espoir dans le peuple, avec un projet d'alternative à la domination capitaliste et à néo-libéralisme. 

Ismaël Dupont

 

***

Fédération du Finistère (27e fédération de France en nombre d'adhérents communistes cotisants à jour pouvant voter et première fédération de la Bretagne administrative, à 4 départements) : 

Inscrits: 514 
Votants: 325 (63%) 
Blanc: 1
Nuls: 3 
Exprimés: 321

Projet de base commune présenté par le Conseil national du PCF: "Le communisme est la question du XXIe siècle": 181 voix (56,3%)

Texte alternatif n°1: "Se réinventer ou disparaître! Pour un printemps du communisme": 24 voix (7,5%)

Texte alternatif n°2: "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle": 95 voix (29,6%)

Texte alternatif n°3: "Reconstruire le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes": 21 voix (6,5%)

 

Au niveau des sections du Finistère: 

Audierne: 75% pour la base commune du CN - 25% pour le texte alternatif n°2 

Brest: 71% pour la base commune du CN - 20% pour le texte alternatif n°2 - 4,7% pour le texte alternatif n°1 , 3% pour pour le texte alternatif n°4

Carhaix-Huelgoat: 87% base commune du CN - 13% texte alternatif n°1

Concarneau: 50% texte alternatif n°3 - 40% base commune du CN- 10% texte alternatif n°2 

Crozon-Châteaulin-Chateauneuf: 77% base commune du CN - 11% texte alternatif n°2 - 11% texte alternatif n°3

Douarnenez: 75% base commune du CN - 25% texte alternatif n°1

Fouesnant: 77% base commune du CN - 11% texte alternatif n°2 - 11% texte alternatif n°3

Lanmeur: 77% texte alternatif n°2: - 22% base commune du CN 

Le Relecq Kerhuon: 63% base commune du CN - 15,7% texte alternatif n°2 - 10,5% texte alternatif n°1 - 10,5% texte alternatif n°3

Moëlan-sur-Mer: 100% base commune du CN

Morlaix: 44% base commune du CN - 34% texte alternatif n°2 - 10,5% texte alternatif n°1 - 10,5% texte alternatif n°3

Pays Bigouden: 62% texte alternatif n°2 - 20% base commune du CN - 6,8% texte alternatif n°1 - 3,4% texte alternatif n°3

Quimper: 57% base commune du CN - 32% texte alternatif n°2 - 7% texte alternatif n°1 - 3,5% texte alternatif n°3

Quimperlé: 85% base commune du CN - 7% texte alternatif n°1 - 7% texte alternatif n°2

Roscoff: 90% base commune du CN - 10% texte alternatif n°1

Rosporden: 36% texte alternatif n°2 - 30% base commune du CN - 18% texte alternatif n°1 - 13,6% texte alternatif n°3

Scaër: 85% base commune du CN - 15% texte alternatif n°2  

 

Résultats de la consultation interne des communistes pour la base commune du Congrès des 23-24-25 novembre dans le Finistère

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Plus de 30 000 communistes choisissent leur base commune de discussion 

Les 4, 5 et 6 octobre, 49 218 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient choisir le texte de base commune de discussion pour le 38e congrès. 
30 833 de ces électrices et électeurs inscrit·e·s ont voté, soit 62,65 % des inscrit·e·s. 

Il y a eu 661 bulletins blancs ou nuls, et 30 172 suffrages exprimés. 

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF. 

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « Le communisme est la question du XXIe siècle », a obtenu 11 461 suffrages, soit 37,99 % des exprimés. 

Le texte alternatif « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme » a réuni 3 607 suffrages, soit 11,95 % des exprimés. 

Le texte alternatif « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » totalise 12 719 suffrages, soit 42,15 % des exprimés. 

Le texte alternatif « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes » a, quant à lui, atteint 2 385 suffrages, soit 7,90 % des exprimés. 

En application de nos statuts, le texte « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » devient donc la base commune de discussion dont tou·te·s les communistes doivent désormais se saisir pour la travailler, l’enrichir de tous les débats et contributions jusqu’au terme du congrès, avec l’impératif d’une construction collective. 

Après la grande consultation des communistes, l’assemblée nationale des animatrices et animateurs de section, les états généraux du progrès social, de la révolution numérique, les rencontres Niemeyer, les assises communistes de l’écologie, la convention pour l’art, la culture et l’éducation populaire, une nouvelle étape dans la tenue de notre congrès extraordinaire est franchie. 

Il reviendra au Conseil national des 13 et 14 octobre, ainsi qu’aux conseils départementaux, d’analyser et de tirer les enseignements politiques des choix effectués les 4, 5 et 6 octobre par les communistes. 

La gravité de la situation politique et sociale en France, en Europe et dans le monde met en devoir tou·te·s les communistes de réussir le congrès afin que notre peuple dispose d’un Parti communiste français à la hauteur des enjeux cruciaux de ce début de XXIe siècle. 

Parti communiste français
Paris, le 6 octobre 2018.

 

 

30 841 de ces électrices et électeurs inscrit·e·s ont voté, soit 62,65 % des inscrit·e·s.

Il y a eu 661 bulletins blancs ou nuls, et 30 180 suffrages exprimés.

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « Le communisme est la question du XXIe siècle », a obtenu 11 467 suffrages, soit 38 % des exprimés.

Le texte alternatif « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme » a réuni 3 607 suffrages, soit 11,95 % des exprimés.

Le texte alternatif « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » totalise 12 719 suffrages, soit 42,14 % des exprimés.

Le texte alternatif « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes » a, quant à lui, atteint 2 387 suffrages, soit 7,91 % des exprimés.

Tu trouveras les résultats par département en cliquant ICI

Si on analyse les résultats par départements et fédérations, on voit que: 

49 départements ont donné la majorité à la base commune du CN « Le communisme est la question du XXIe siècle »

28 une majorité absolue: 

21 une majorité relative:

 

 

Sur les 49 451 inscrits (cotisants à jour et ayant adhéré il y a au moins 3 mois), 30 841 de ces électrices et électeurs du PCF inscrit·e·s (adhérents depuis au moins 3 mois) ont voté pour leur base commune de congrès, soit 62,65 % des inscrit·e·s.

Il y a eu 661 bulletins blancs ou nuls, et 30 338 suffrages exprimés.

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « Le communisme est la question du XXIe siècle », a obtenu 11 472 suffrages, soit 37,8 % des exprimés.

Le texte alternatif « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme » a réuni 3 510 suffrages, soit 11,6 % des exprimés.

Le texte alternatif , « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » totalise 12 749 suffrages, soit 42 % des exprimés.

Le texte alternatif « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes » a, quant à lui, atteint 2 507 suffrages, soit 8,3% des exprimés.

Tu trouveras les résultats par département en cliquant ICI

Si on analyse en détail les résultats par départements et fédérations, on voit que: 

- 40 départements ont donné la majorité au texte qui l'emporte et qui servira de base commune pour tous les communistes, le texte alternatif n°2, "Pour un Manifeste du Parti Communiste" 

24 départements avec une majorité absolue: Pas-de-Calais (87%), Charente-Maritime (83%), Var (81%),Lot-et-Garonne (80%), Puy-de-Dome (76%), Haute-Garonne (68%), Allier (67%), Ardennes (67%), Cantal (65%), Somme (64,7%), Orne (62%), Nord (61,2%), Marne (60%), Corrèze (59%), Doubs (59%), Loire-Atlantique (58%), Lot (58%), Rhône (54,9%), Ille-et-Vilaine (54%), Maine-et-Loire (53,7%), Vosges (53,5%), Haute-Marne (51%), Val-de-Marne (51,26%), Drome (50,8%)

16 départements avec une majorité relative: Aube (49%), Dordogne (48%), Meurthe-et-Moselle (47,8%), Territoire de Belfort (47%), Calvados (46,6%), Paris (46%), Hautes Pyréenées (46%), Mayenne (45%), Savoie (43,8%), Seine-et-Marne (43,2%), Jura (43%), Landes (41%), Ain (38,9%), Vaucluse (37%), Creuse (35%), Haute-Loire (31%) 

- 50 départements ont donné la majorité à la base commune du CN « Le communisme est la question du XXIe siècle »

29 une majorité absolue: Haute-Corse (80%), Lozère (78,7%), Vendée (74%), Corse du Sud (70,8%), Essonne (68%), Hautes-Alpes (63,8%), Seine St Denis (63,3%), Aveyron (63%), Nièvre (60,8%), Côtes d'Armor (59%), Indre et Loire (59%), Haute-Vienne (59%), Gironde (57,6%), Eure (57%), Eure et Loir (57%), Finistère (56%), Alpes de Haute-Provence (57%), Cher (56,5%), Pyrénées Orientales (55%), Tarn-et-Garonne (55%), Loir-et-Cher (54%), Yvelines (54%), Ardèche (53%), Bouches-du-Rhône (52,6%), Oise (52%), Manche (51,7%), Loiret (51,5%), Gard (51%), Meuse (50%)

21 une majorité relative: Gers (49,5%), Bas Rhin (49,3%), Haut-Rhin (49,1%), Cote d'Or (46,7%), Isère (47%)Sarthe (48,9%), , Ariège (46%), Vienne (45,8%), Hérault (44,8%), Hautes Pyrénées (45%), Val d'Oise (44,7%), Aude (44%), Seine-Maritime (44%), Pyrénées Atlantiques (42,7%), Haute-Savoie (41,5%), Moselle (41%), Saone et Loire (41%), Indre (37%), Hauts-de-Seine (36,5%), Charente (31,4%), Loire 

- 4 départements ont donné la majorité au texte alternatif n°1, "Se réinventer ou disparaître. pour un printemps du communisme"

1 une majorité absolue: Deux-Sèvres (53,9%)

3 une majorité relative: Yonne (44,7%), Morbihan (40,5%), Alpes-Maritime (38,5%)

- 3 départements ont donné la majorité au texte alternatif n°3 « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes": 

2 une majorité absolue: Aisne (59%), Haute-Saône (76%) 

1 une majorité relative: le Tarn (37,8%)

Pour ce qui est des grosses fédérations du PCF, 5 sur les 9 de + de 1000 adhérents ont donné la majorité absolue ou relative au Manifeste: 

1. Pas de Calais 2876 (87% pour le manifeste)

2. Nord 2679 (62% pour le manifeste)

3. Bouches du Rhone 2470 (32% pour le Manifeste)

4. Val de Marne 2343 (51% pour le Manifeste)

5. Seine St Denis 2096 (17% pour le Manifeste)

6. Seine Maritime 1504 (33% pour le Manifeste)

7. Paris 1393 (46% pour le Manifeste)

8. Haut de Seine 1290 (34% pour le Manifeste)

9. Rhône 1099 (54% pour le Manifeste)

 

Pour ce qui est des grosses fédérations du PCF, 5 sur les 9 de + de 1000 adhérents ont donné la majorité absolue ou relative au Manifeste: 

1. Pas de Calais 2876 (87% pour le manifeste)

2. Nord 2679 (62% pour le manifeste)

3. Bouches du Rhone 2470 (32% pour le Manifeste)

4. Val de Marne 2343 (51% pour le Manifeste)

5. Seine St Denis 2096 (17% pour le Manifeste)

6. Seine Maritime 1504 (33% pour le Manifeste)

7. Paris 1393 (46% pour le Manifeste)

8. Haut de Seine 1290 (34% pour le Manifeste)

9. Rhône 1099 (54% pour le Manifeste)

Et parmi les 16 suivantes les plus importantes en nombre d'adhérents, la moitié ont donné la majorité relative ou absolue au Manifeste: 

10. Haute Garonne 993 (67% pour le Manifeste)

11. Gard 989 (33% pour le Manifeste)

12. Gironde 989 (27% pour le Manifeste) 

13. Essonne 924 (19% pour le Manifeste) 

14. Dordogne 855 (48% pour le Manifeste) 

15. Isère 828 (22% pour le Manifeste) 

16. Hérault 822 (43% pour le Manifeste) 

17. Allier 781(67% pour le Manifeste) 

18. Seine-et-Marne 619 (43% pour le Manifeste)

19. Val d'Oise 664 (36% pour le manifeste) 

20. Alpes Maritime 662 (13% pour le manifeste) 

21. Pyrénées Orientales 627 (31% pour le Manifeste) 

22. Savoie 592 (44% pour le Manifeste) 

23. Puy-de-Dome 578 (76% pour le Manifeste)

24. Loire-Atlantique 552 (58% pour le Manifeste)

25. Loiret 520 (26% pour le Manifeste) 

26. Var 515 (81% pour le Manifeste) 

 

https://blogs.mediapart.fr/cartographe-encarte/blog/101018/cartographies-du-vote-des-communistes

 

Dans les médias, les commentaires sur ce vote des adhérents communistes: 

Congrès du PCF : le texte de la direction mis en minorité, une situation inédite pour le parti
 
La direction du PCF en difficulté après un vote des adhérents

 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 12:15
Congrès du PCF - Vote sur la base commune dans la section de Morlaix: les résultats et la suite du processus local du Congrès
Congrès du PCF - Vote sur la base commune dans la section de Morlaix: les résultats et la suite du processus local du Congrès
Congrès du PCF - Vote sur la base commune dans la section de Morlaix: les résultats et la suite du processus local du Congrès

15 personnes ont participé jeudi 4 octobre en soirée au local de la section de Morlaix au 2e débat sur les textes en présence pour le vote de la base commune, 16 la réunion précédente, mais ce n'était pas exactement les mêmes camarades les deux fois.

Le débat se prolonge pour travailler et améliorer collectivement la base commune choisie par l'ensemble des adhérents le mercredi 17 octobre de 17h30 à 22h30 (avec une pause sandwich-dîner), puis le mercredi 7 novembre pour penser l'organisation de la section, de 17h30 à 20h30. 
Dans notre section de Morlaix , les votes ont été assez partagés, comme le débat qui a fait apparaître plusieurs points de vue, sur fond de larges points de convergences aussi:

73 adhérents depuis au moins 3 mois et à jour

38 votants (52%)

1er Texte de base commune proposé par le Conseil National - Le Communisme est la question du 21e siècle: 17 voix (44,7%)

2ème texte alternatif n°2 "Pour un manifeste du Parti communiste du 21e siècle": 13 voix (34 %)

3ème et 4ème ex-aequo: les textes alternatif n°1 (Printemps du communisme) et n°4 (Retrouver un parti de classe) avec 4 voix chacun (10,5% chacun)

Le débat va se poursuivre avec le souci de construire des points d'accord et d'aller au fond des choses, de manière collective.

Lors de cette deuxième réunion comme lors de la première 2 semaines plus tôt, les communistes morlaisiens ont souhaité que quelque soit la base commune retenue le 6 octobre, on intègre au texte de base commune retenue des éléments importants et intéressants (sur la formulation du projet, des enjeux, du contexte) des autres textes, notamment entre le texte n°1 (base commune du CN) et le texte alternatif n°2, mais aussi avec le texte alternatif n°1 (Printemps).

 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 11:25
Jean-Paul Sénéchal nous raconte un Tanguy Prigent d'unité et de combat pour le progrès social et contre le fascisme - le Front Populaire dans le Finistère
Jean-Paul Sénéchal nous raconte un Tanguy Prigent d'unité et de combat pour le progrès social et contre le fascisme - le Front Populaire dans le Finistère

Lecture de Jean-Paul Sénéchal, le livre tiré de sa thèse - Finistère du Front Populaire, 1934-1938... 
C'est passionnant, je vous recommande vivement la lecture de cet ouvrage. 
Hier, c'était le socialiste François Tanguy-Prigent, socialiste de gauche, unitaire, paysan syndicaliste, cheville ouvrière de la solidarité vis-à-vis de l'Espagne républicaine, partisan de l'intervention contre les fascistes en Espagne, et, avant d'être résistant et un grand ministre de l'Agriculture à la Libération, mena la bataille contre le fascisme vert de Dorgères, très actif dans le Finistère où il était soutenu par le très puissant syndicat de Landerneau de Budes de Guesbriant (le patronat agricole). Dorgères et de Guesbriant seront des soutiens du régime de Vichy et Dorgères continuera sa carrière à l'extrême-droite après-guerre. 
Tanguy-Prigent monta un syndicat agricole progressiste et anti-fasciste pour résister à la poussée de Dorgères et de ses Comités de défense paysannes, anti-parlementaristes, anti-républicains, anti-impôt, réactionnaires. "Le militant socialiste investit beaucoup de temps à combattre les agrariens sur le plan des idées en intervenant dans leurs réunions et en s'opposant aux ventes-saisies qui se sont multipliées avec la crise. Les actions contre le dorgérisme et le Parti Agraire se font toujours de manière unitaire, avec la CGPT ou les militants communistes". 
A Carhaix, Poullaouen, Tanguy-Prigent, ses camarades socialistes et communistes retournent les salles remplis d'agriculteurs contre Dorgères et ses hommes à l'occasion de leurs réunions publiques. A Plouigneau, seul lieu du Trégor où les fachos démagogues ont pu trouver à s'exprimer, Tanguy-Prigent "agrippe Dorgères par le cache-col, mais celui-ci s'échappe et monte sur une plate-forme de camion, entouré de chemises vertes. Une bagarre générale éclate alors. La réunion est finalement dissoute par un commissaire spécial. Dorgères n'a pu parler dans le fief de Tanguy Prigent. Cela n'empêche pas "Le Progrès Agricole de l'Ouest" d'annoncer le contraire: "La vaillance de nos chemises vertes déjoue un guet-apens socialo-communiste et inflige un cruel échec à Tanguy Prigent qui ne peut parler dans son pays". En réalité Dorgères se fait expulser de Plouigneau et ne remettra plus les pieds dans le Tregor Finistérien pendant cette période. 
A Quimperlé, en mai 35, alors qu'il voulait perturber et interrompre une réunion publique de Dorgères, prêt à payer de sa personne contre les fascistes, "Tanguy Prigent ne réussit cependant qu'à prononcer quelques mots avant d'être roué de coups de poing par Dorgères qui lui saute dessus en s'entendant traité de salarié des capitalistes". A Pont-Croix, dix jours plus tard, c'est avec le futur député-maire communiste de Concarneau, Pierre Guéguin, fusillé à Chateaubriant et choisi par Pucheu, le ministre de Vichy, pour être exécuté par les Nazis, avec les 26 autres otages communistes, cégétistes, le 22 octobre 1941, que Tanguy-Prigent essaie d'interrompre une réunion publique des Chemises Vertes. Tanguy-Prigent va aussi prendre la parole plusieurs fois avec d'autres responsables communistes finistériens, comme Alain Signor, dans les luttes anti-fascistes, puis dans les Comités Front Populaire. Le député de Morlaix fut des socialistes qui refusa les pleins pouvoirs à Pétain puis qui à la Libération permis de conquérir de nouveaux droits pour les paysans. 
Cet homme politique du Tregor finistérien (St Jean du Doigt) courageux au service du peuple et de son idéal, un combattant haut un couleur et un homme admirable!

Ismaël Dupont

Sortie fin mars du livre de Jean-Paul Sénéchal: le Finistère du Front Populaire, tiré de sa thèse, aux Presses Universitaires de Rennes

A suivre: une thèse de Jean-Paul Sénéchal sur l'impact du Front Populaire dans le Finistère (Télégramme)

Le Front Populaire dans le Finistère: C'était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne

Aux origines ouvrières du Front Populaire, par Gérard Noirel (Le Monde Diplomatique, juin 2016)

 

François Tanguy-Prigent

François Tanguy-Prigent

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 10:15
Michel Vovelle

Michel Vovelle

MICHEL VOVELLE, MORT 
D'UN GEANT DE L'HISTOIRE
Le grand historien de la Révolution française, Michel Vovelle, est décédé. Il était né en 1933. C'est un immense bout de l'Histoire de France, et, pardon, de notre Histoire, qui disparaît avec lui. Il fut, à la suite d'Albert Soboul, et avec notre ami Claude Mazauric (à qui je pense très fort), l'un des plus grands penseurs de l'Histoire révolutionnaire, celui grâce auquel nous sommes ce que nous sommes. J'ai eu la chance de le cotoyer, en particulier à Draveil, lors de cours magistraux qui éveillaient les consciences et l'intelligence collective. Brillant, novateur, il était un communiste vigilant, "déconstructeur" de génie, critique aussi quand il le fallait, et surtout, il irradiait d'une inépuisable source de réflexion. Que de lectures à revisiter, par les temps qui courent...
Ce soir, une immense tristesse m'envahit, nous envahit. Une part de nous-mêmes vient de nous quitter. Une sorte de père spirituel. Un ami, un camarade, un "maître" comme il y en eut si peu... JED

Mémoire(s)

Bloc-Notes de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité

LES MEMOIRES HISTORIQUES 
DE MICHEL VOVELLE 
Un grand livre très intime du célèvre historien de la Révolution française, «Mémoires vives ou perdues, essai sur l’histoire et le souvenir» (Éditions de Paris-Max Chaleil). Il nous met en garde contre l’«érosion» de l’air du temps. «La révolution est-elle “terminée”?», demande-t-il. Ce slogan «est désormais banalisé» et ce «raccourci pour le moins pauvre de la pensée» semble abolir «définitivement l’idée de révolution, rangée au rang des illusions maléfiques». Et pourtant...
Mon bloc-notes, publié dans l'Humanité du 16 mars 2018... JED

 
Un grand livre de l’historien Michel Vovelle.
 
Flamme. Le temps qui passe est de bon conseil, parfois, pour s’éviter les points de non-retour: des mots rouge et noir nous aident, comme disait Gracq en 1940, à«triompher de l’angoissant par l’inouï». Le vocabulaire cambré de l’ultime a un pouvoir de dilatation jouxtant l’ivresse, il nous met à part, sur un pic de lucidité. Nous avons de qui tenir. Une longue lignée nous pousse dans le dos. L’un de nos «maîtres» nous en apporte une «preuve» par l’écrit si éclatante que le bloc-noteur chavire d’émotion d’oser se glisser dans ses pas: l’historien Michel Vovelle, auteur de près de cinquante ouvrages de référence, vient de publier «Mémoires vives ou perdues, essai sur l’histoire et le souvenir» (Éditions de Paris-Max Chaleil), le récit intime que nous n’attendions pas, ou plus, ambitionnant d’associer un certain nombre de considérations sur la mémoire, à partir de son expérience personnelle – que l’on sait hors du commun. Michel Vovelle y va de sa «petite chanson», dit-il. «Serait-ce pour répondre à ce “devoir de mémoire” que l’on invoque aujourd’hui si complaisamment? Je le dis tout net, je déteste le devoir de mémoire, il ne se commande pas, à travers les gesticulations ou accaparements officiels d’aujourd’hui. La mémoire ne se prescrit pas, elle s’entretient.» Avec Michel Vovelle, préférons donc définitivement la formule «travail de mémoire» et «devoir d’histoire». Il l’explique ainsi:«La mémoire s’enrichit comme elle s’appauvrit inévitablement tout à la fois, mais nous pouvons essayer de transmettre en passant le relais, le souffle, l’esprit, le souvenir, souffrances, affections, regrets mêlés aux espoirs indéracinables qui tissent la trame de nos vies, sans oublier les passions qui les entourent et qui donnent leur flamme à la continuité si fragile du passé remémoré. Cette immortalité fugace, la seule à laquelle je crois. »  
 

Révolution. Dans le tamis de cette pensée à foison, tout devient magnificence et cohérence. Si la fonction de mémorialiste existe encore, Michel Vovelle l’exalte en donnant corps «aux» mémoires à la sienne mélangées: mémoire au féminin, personnelle ou collective, mémoires au masculin pluriel, livrés par des personnages, célèbres ou inconnus, lesquels nourrissent la première. Comprenez bien, si l’authenticité de toute mémoire doit se discuter sinon se déconstruire, l’auteur tente de restituer une «vérité», et pas n’importe laquelle: l’empreinte des guerres dans son propre parcours. Tout y passe. Les mémoires de Fouché à l’aune des «vrais faux» ; les mémoires vagabondes des dernières décennies passées au crible de la politique ; l’excellence d’un opéra de Mozart ; la question de l’amour comme acte révolutionnaire ; et bien sûr la Révolution française elle-même, puisqu’il s’appelle Michel Vovelle et qu’il reste en l’espèce l’une de nos boussoles (avec Albert Mathiez, Albert Soboul, Claude Mazauric…). C’est sur ce dernier point, dans un chapitre éblouissant intitulé «La mémoire perdue de la Révolution française», que l’historien nous met en garde contre l’«érosion» de l’air du temps. «La révolution est-elle “terminée”?» demande-t-il. Ce slogan«est désormais banalisé» et ce «raccourci pour le moins pauvre de la pensée» semble abolir «définitivement l’idée de révolution, rangée au rang des illusions maléfiques». Et il poursuit: «Devait-on voir dans les grandes secousses où s’abîmait le système socialiste le retour d’une veine révolutionnaire, comme le prophétisait Edgar Morin, ou au contraire des contre-révolutions?» Michel Vovelle ne tranche pas, constate juste qu’une grande partie du combat se trouve toujours devant nous, possiblement fécond. Il raconte d’ailleurs une anecdote: en 2013, dans «Panthéon-Sorbonne Magazine», Pierre Serna, son successeur à cette chaire de l’université, s’obstinait et affirmait: «Nous sommes en 1988… L’Histoire s’est remise en marche… Une révolution a commencé… L’ère des rébellions a commencé.» «Révolution ou rébellion?» interroge Michel Vovelle. Et nous? Sommes-nous des successeurs?
Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 09:53
photos Ismaël Dupont

photos Ismaël Dupont

Pour les écoles publiques morlaisiennes, pour l'école Gambetta, mobilisés le vendredi 5 octobre pour le rassemblement de soutien devant l'école
Pour les écoles publiques morlaisiennes, pour l'école Gambetta, mobilisés le vendredi 5 octobre pour le rassemblement de soutien devant l'école
Pour les écoles publiques morlaisiennes, pour l'école Gambetta, mobilisés le vendredi 5 octobre pour le rassemblement de soutien devant l'école
Pour les écoles publiques morlaisiennes, pour l'école Gambetta, mobilisés le vendredi 5 octobre pour le rassemblement de soutien devant l'école

Nous étions avec les parents d'élève de l'école Gambetta à Morlaix, une des 4 écoles publiques morlaisiennes qui a vu un poste et une classe supprimés à la rentrée. La mobilisation des parents, ici avec un discours du très dynamique et rassembleur Sébastien Portier, des personnels, des citoyens et des élus (Jean-Paul Vermot conseiller départemental, Agnès Le Brun maire, Gwenegan Bui conseiller régional, Jean-Luc Fichet sénateur, étaient présents, avec moi, élu communiste à la commission Enseignement-Culture, François Plassart, ancien adjoint communiste à l'enseignement à Morlaix, DDEN, Manu Audigou, un camarade ancien responsable de l'APE de J Jaurès, Michèle Bourven, ancien pilier des animations dans l'école Gambetta ... et bien d'autres enseignants d'autres écoles, citoyens, militants FI, parents d'élèves), a payé en partie puisque l'inspection académique a consenti à "abandonner" deux quarts de poste grâce au rapport de force engagé et à la pugnacité des parents. Deux quarts de poste pour faire face à un CE2-CM1-CM2 à 34 élèves qui intègre des ULIS, beaucoup d'enfants d'origine étrangère, et une maternelle qui risque de compter plus de 30 élèves après janvier.

Sébastien Portier pour les parents de l'APE de Gambetta a souligné l'absence de Sandrine Le Feur, députée En Marche, qui a contre-sens total de ses responsabilités de députée et d'élue devant défendre les services publics dans sa circonscription, a justifié avec des propos dignes de la plus parfaite méthode Coué les 4 fermetures de classes dans les écoles publiques morlaisiennes et n'a pas donné suite ni réponse aux sollicitations des parents d'élèves. C'est honteux.

Cette députée, c'est mon avis, est vraiment nulle, quasi inexistante et peu compétente!

Mais Macron et Ferrand ont besoin d'un tel personnel politique pour mener leur petite politique autoritaire et ultra-libérale pépère. 

Auparavant, en Conseil Municipal, conseil municipal de septembre où est intervenu Sébastien Portier pour l'APE de Gambetta après Valérie Scattolin pour l'intersyndicale de Hop! , j'avais fait approuver un vœu à l'unanimité des élus, voeu retravaillé avec Agnès Le Brun pour qu'il soit consensuel et efficace, afin d'exiger la réouverture des classes, notamment à Gambetta et à Emile Cloarec. 

Ismaël Dupont

 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 09:02
Hubert Coudurier - le patron du Télégramme - légitime le polémiste d'extrême-droite Eric Zemmour

On croit rêver! 

Sous le titre "Le populisme, le cri des peuples pour survivre", une quatrième page du Télégramme qui fait froid dans le dos. Eric Zemmour, le nouveau Céline version homo nanus du ressentiment pour la comédie médiatique du XXIe siècle, bénéfice d'une pleine page en quatrième de couverture du Télégramme avec un article et un entretien très complaisant d'Hubert Coudurier, le patron du Télégramme.

"Vibrionnant bretteur"... "qui revisite l'histoire de France avec brio et s'en prend à la lecture qu'en font les historiens contemporains". 

Ouah, Ouah!... On reste interdit. L'essayiste xénophobe, identitaire et réactionnaire aurait-il plus à nous apprendre sur l'histoire de France que des historiens universitaires sérieux? 

Un homme qui raconte que la France est un "pays fondé par le christianisme", qui regrette le message du pape François, trop à gauche, parce qu'il prônerait "l'amour immodéré de l'autre" et "la haine de soi". Il décrit l'Islam comme forcément intolérant et totalitaire, et sa relation avec les cultures d'origine chrétienne comme forcément conflictuelle, partisan en ça du choc des civilisations. Il parle sur un mode hystero-apocalyptique de la menace du "grand remplacement" ou de la "contagion" par l'expansion démographique africaine, l'immigration-invasion. 

Si toute une partie de la presse régionale sert ainsi la soupe aux propagandistes de l'extrême-droite, on a bien du souci à se faire: les idées des Le Pen et Wauquiez, le racisme et l'islamophobie vont continuer à gagner du terrain.     

Il est encore fécond, le ventre de la bête immonde. 

Voici un droit de réponse de ma camarade et amie Anita Kervadec, militante pour la cause des enfants sans-papiers à RESF et militante communiste à Vannes qui mérite d'être lu et médité. 

Ismaël Dupont

Réponse à M Coudurier suite à l'article sur Eric Zemmour du 6/10/2018 dans Le télégramme.
 

Les mots peuvent tuer, Monsieur Coudurier

Que vous choisissiez de publier Eric Zemmour en vous appuyant sur Voltaire " Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire", soit. Que vous n'ajoutiez pas la réflexion basique d'un élève de Terminale "A-t-on le droit de tout dire?", cela inquiète un peu. Mais que vous preniez parti pour cet "intellectuel" en déclarant que "cet auteur controversé revisite l'Histoire de France avec brio", c'est proprement scandaleux au vu des inepties historiques que ce personnage accumule.
"la France est un pays fondé par le catholicisme". Non. La nation française se fonde au 18ème siècle par la Révolution française...et son combat contre l'obscurantisme catholique. 
"On n'oblige pas les nouveaux arrivants à se soumettre aux valeurs et moeurs issues du christianisme". Dans une République qui se construit autour de la laïcité, c'est le moins qu'on puisse attendre. De plus un certain nombre de "moeurs et de valeurs" rattachées à la culture musulmane sont plus proches des moeurs et valeurs catholiques - virginité avant le mariage, refus du divorce, refus de l'avortement, glorification de la femme mère et épouse, etc - que des convictions laïques ou athées. Sans compter que nombre d'africains qui viennent en France ne sont pas musulmans mais chrétiens...
"Les barbares adoptaient la religion chrétienne et la langue latine". Aïe, aïe. Les barbares bretons venus conquérir la Bretagne gallo romaine au Vème siècle ont imposé la religion chrétienne aux païens gallo romains à coup de moines guerriers et imposé leur langue, le Breton, contre la langue latine. 
Quand au fantasme de la submersion migratoire de l'Afrique, il faudrait rappeler à Eric Zemmour, et à vous M Coudurier, que 80% des migrations africaines sont intra africaines et ne se dirigent pas vers l'Europe.
Bref le discours de E. Zemmour est un tissu de contrevérités et d'approximations historiques. C'est surtout un discours de peur, de repli sur soi, profondément anxiogène qui risque de provoquer -en paroles, mais aussi en actes - la haine de l'autre. 
Alors que vous choisissiez de le publier est une chose. En y ajoutant un commentaire qui valide ses propos et ses inepties, en est une autre. Les mots de Eric Zemmour peuvent tuer. Vous serez responsable et coupable pour les avoir propagés. Et glorifiés.

Anita Kervadec 

Le PCF lui n'a aucune complaisance vis-à-vis des idées nauséabondes de Zemmour, qu'il ne nous viendrait pas à l'idée comme Mélenchon il y a quelques années de qualifier de "grand intellectuel qui n'est pas raciste". 

ERIC ZEMMOUR, L'INCARNATION DE LA PENSÉE RACISTE ET XÉNOPHOBE (PCF)
Mercredi, 17 Décembre, 2014

Eric Zemmour s'est encore répendu dans les média. Le quotidien est cette fois-ci italien « Corriere della serra », certainement pour échapper aux poursuites judiciaires pour incitation à la haine raciale.

Invité sur toutes les ondes, Eric Zemmour est le plus grand propagandiste de la théorie d’extrême droite du grand remplacement. Islamophobe confirmé, il théorise sur l’impossible mélange entre français et arabes, compare l’immigration allemande à l’invasion allemande pendant la guerre, et affirme, pour justifier la déportation de musulmans que la « situation d'un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile".

Le racisme n'est pas une opinion mais un délit.

Quelle différence entre Eric Zemmour et le sulfureux Bloc Identitaire avec lequel même Marine Le Pen refuse de s'afficher officiellement ? Quelle différence entre Eric Zemmour qui veut déporter les musulmans et le député maire d'extrême droite Jacques Bompard qui déclarait recemment aux assises de la remigration du Bloc Identitaire, militer pour "encourager le départ de ceux qui polluent notre société".

Il semble malheureusement qu'il n'y ait guère de différences entre ces idéologues de l'extrême droite dure interdits d'antenne et Eric Zemmour dont les médias ont assuré la promotion du livre "Le suicide français".

Face à cette normalisation, autant inquiétante que scandaleuse, de la pensée raciste et xénophobe incarnée par Eric Zemmour, le PCF appelle au sursaut.

Fabienne Haloui, Responsable de la Commission "Lutte contre le Racisme et pour l'égalité des droits" au PCF

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 08:05
L'accueil et la solidarité internationale - Tribune de Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes, dans L'Humanité du 3 octobre

L'accueil et la solidarité internationale

La question de l'immigration met au jour un clivage au sein de la gauche entre deux traditions. Celle de l'hospitalité - d'un accueil de ceux et celles qui veulent gagner nos pays sur la base du droit de vivre hors de son sol natal. Et celle qui se veut raisonnable, qui pointe le caractère utopique de la première et affirme que l'arrivée d'étrangers pèse à la baisse sur les salaires des natifs. 

Angélisme contre réalisme? Pas sûr.  

D'abord, parce que l'idée d'une "submersion migratoire" qui créerait les conditions d'une exacerbation de la concurrence des travailleurs entre eux et qui "pèserait sur l'infrastructure sociale" comme l'a scandaleusement déclaré l'Allemande Sarah Wagenknecht, est fausse. 

60% des migrations internationales se font de pays du Sud à pays du Sud. 

40 000 migrants ont frappé à la porte de l'Europe depuis le début de l'année... pour un continent de 511 millions d'habitants! Quant à l'ensemble des demandeurs d'asile proprement dit, il ne représente guère que 0,4% de la population européenne en âge de travailler. Les études montrent qu'une baisse de salaire n'est pas imputable à ces arrivées. 

Mais, allons plus loin. 

Car si la réalité des chiffres doit ramener chacun à la raison, l'histoire nous montre que les phénomènes de migration sont inhérents au développement de l'humanité. Et nous savons pertinemment que le système capitaliste, entré en phase de décomposition, provoquera toujours plus massivement des exodes et des exils. La question n'est donc pas de savoir s'il y aura des migrations dans les années à venir. C'est de savoir dans quelle proportion... et comment y faire face. 

Des dizaines de milliers de migrants frapperont à la porte de l'Europe. Dès lors, la position réaliste n'est pas celle que l'on croit. 

Le réalisme, c'est d'organiser l'accueil de ces populations - qui viendront de toute façon, quels que soient les murs qu'on dresse et la terreur qu'on fait régner - pour qu'il se passe dans les meilleures conditions possibles. 

15 milliards d'euros ont été investis depuis 2000 pour bétonner les frontières européennes, en pure perte. Cet argent aurait pu être investi en centres de premier accueil et en structures d'hébergement. 

Comment ne pas exiger en premier lieu le respect des conventions et des traités internationaux? Quand une embarcation de sauvetage est en danger, nous avons l'obligation de lui porter secours et d'autoriser son accostage dans le port le plus proche. Il y a quelque chose de criminel dans les refus répétés de Macron d'accueillir l'Aquarius.   

Et le même ose tenir des discours d'ouverture à la tribune de l'ONU ou devant les chefs de gouvernement d'extrême-droite, alors qu'il pratique rigoureusement la même politique... 

Ensuite, il faut organiser des voies légales, c'est-à-dire permettre à ceux qui veulent s'installer en Europe de le faire en leur octroyant un titre de séjour. Pour cela, il faut une clé de répartition européenne, afin que chaque pays prenne sa part à cet accueil. Sans quoi, ce seront toujours les pays du Sud qui seront seuls à gérer les arrivées. Or, ces pays premier accueil - Grèce, Italie, Chypre, Malte - sont souvent également les plus démunis. 

C'est en donnant un contenu concret à l'accueil et à la solidarité internationale que nous sortirons de la crise européenne actuelle. Je n'ai qu'un seul souhait; que ce combat et et ces valeurs puissent rassembler à gauche et devenir notre patrimoine commun. 

Ian Brossat, dans L'Humanité du mercredi 3 octobre 2018

L'accueil et la solidarité internationale - Tribune de Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes, dans L'Humanité du 3 octobre
L'accueil et la solidarité internationale - Tribune de Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes, dans L'Humanité du 3 octobre
L'accueil et la solidarité internationale - Tribune de Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes, dans L'Humanité du 3 octobre
Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 07:59
L'audiovisuel public démantelé par Macron - journalistes en grève le 9 octobre (SNJ CGT)

CGT France télévisions : Mobilisation du 9 octobre
 

Ensemble pour un autre avenir !
 

L’audiovisuel public dans la tourmente

Le gouvernement a lancé un vaste plan de casse des services publics. La réduction du périmètre de France Télévisions a commencé: suppression de France Ô et de France 4, dilution de France 3 Paris Ile de France au Siège, menaces sur les éditions nationales de France 3.
Le projet de loi de finances pour 2019 prévoit une amputation de

- 36 M€ pour l’audiovisuel public dont

- 26 M€ pour France Télévision.

Cela s’inscrit dans le plan d’économies de 190 M€ d’ici 2020, auxquels il faut ajouter 150 M€ d’investissement dans le numérique. Si on additionne ces « plus » et ces « moins » et qu’on ajoute le plan d’économies déjà engagé, c’est un total de près de 400 M€ d’économies à réaliser sur la période, principalement sur France Télévision
Dans le même temps, les commandes obligatoires au profit des producteurs privés sont sanctuarisées, 560 M€ pour l’audiovisuel public dont 480 M€ pour France Télévisions, l’indexation de la redevance sur l’inflation est abandonnée et la réforme attendue de la redevance renvoyée aux calendres grecques… et les grands groupes privés grandissent et prospèrent.
Les conséquences de ces économies sur l’emploi, les conditions de travail et la qualité de notre activité, déjà fortement dégradées pourront devenir dramatiques. Une autre politique de l’audiovisuel public est nécessaire, au-delà de la vision strictement budgétaire. L’importance d’un service public de qualité, accessible à tous et sur tous les supports et pour tous les usages, est un enjeu crucial dans le période que nous traversons.


Déconstruction des retraites et de l’assurance chômage

Le gouvernement prépare une réforme des retraites qui risque d’engendrer une catastrophe pour les jeunes actifs, les femmes du fait notamment des périodes d’arrêt maternité, les intermittents et tous ceux qui ont des carrières discontinues.
Concernant l’assurance chômage, le gouvernement a communiqué une lettre de cadrage aux organisations syndicales leur intimant l’obligation de baisser les droits des chômeurs de presque 4 milliards d’euros sur 3 ans, tout en épargnant le patronat abusant de la précarité.
Ce sont les travailleurs précaires, cumulant activité réduite et périodes de chômage, qui sont ciblés par le gouvernement. Ils sont accusés de ne pas assez « traverser la rue » pour chercher du travail. Le patronat, Medef en tête, va inévitablement s’attaquer au régime d’assurance chômage des intermittents, nombreux à France Télévisions, soit en exigeant de nouvelles économies, soit en tentant de supprimer le régime.
La CGT, avec FO, l’UNEF, l’UNL, Solidaires et la FSU, appelle à faire du mardi 9 octobre une puissante journée de mobilisation interprofessionnelle au service du progrès social.
A cette fin, pour obtenir un financement à la hauteur des besoins, pour stopper l’hémorragie sur l’emploi et la réduction du périmètre public, la CGT de FTV appelle le personnel à cesser le travail le mardi 9 octobre à compter de 0H00 et pour une durée de 24H, afin de se joindre aux manifestations organisées sur tout le territoire.
Paris, le 2 octobre 2018

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 07:14

Guillaume Pepy entend liquider les cheminot-e-s et leur statut (PCF)


Alors que les négociations sur la future convention collective de la SNCF sont en cours, Guillaume Pepy s’est livré hier dans un interview au journal Les Échos, à une véritable provocation à l’égard des cheminot-e-s.
Comme il l’a déjà affirmé la semaine dernière sur BFMTV, le patron de la 
SNCF a confirmé la suppression de 21.000 postes d’ici 2026. Un vrai plan 
social s’annonce, sur fond de dumping social et de casse du statut des 
cheminots.
Loin des promesses conjointes faites par le gouvernement et la direction 
de la SNCF sur le maintien du statut, Guillaume Pepy indique qu’il « ne 
peut avoir de SNCF à deux vitesses, avec les statutaires d’un côté, et 
les nouveaux salariés de l’autre ».
Une annonce claire qui fixe un unique objectif : la suppression du statut.
Le patron de la SNCF assure dans le même temps que la réforme ferroviaire va livrer ses promesses, à savoir permettre « plus de trains, et des transports de meilleure qualité. Avec un focus particulier sur nos fondamentaux, que sont la sécurité, la régularité et l'information voyageurs ». Un discours en total décalage avec la réalité de terrain.
Non content de sacrifier et fermer les lignes, la SNCF détruit de nombreuses dessertes de proximité au nom de la sacro-sainte rentabilité, remettant de fait en cause l’égalité d’accès au transport pour tous.
Il ne faut pas avoir peur des mots, c’est un plan social que propose aujourd’hui le patron de la SNCF.
Les fermeture des guichets, les suppressions des contrôleurs à bord des trains, et des agents d’escale dans les gares entraîne une remise en cause sans précédent des conditions de sécurité de transport des usagers.
En tirant les conditions de travail vers le bas, et jouant sur le dumping social entre salarié-e-s, Guillaume Pepy veut faire de la SNCF une entreprise tournée uniquement vers la recherche de résultat financier et non de service rendu aux usagers.
Le PCF va continuer à alerter sur les dangers de la mise en œuvre de cette réforme, et soutiendra toutes les initiatives permettant de faire reculer le gouvernement dans son projet mortifère de casse du rail public.

Parti communiste français,

Paris, le 5 octobre 2018.

Guillaume Pepy entend liquider les cheminot-e-s et leur statut (PCF, 5 octobre 2018)
Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 05:00
Manuela d'Avila, candidate communiste avec Fernando Haddad, le candidat du Parti des Travailleurs - photo L'Humanité

Manuela d'Avila, candidate communiste avec Fernando Haddad, le candidat du Parti des Travailleurs - photo L'Humanité

 
Ils préparent une revanche. Les messieurs bien mis qui font les hauts et les bas de la bourse brésilienne auraient préféré un candidat plus présentable. Leur favori, à la peine, ils reportent leurs espoirs de revanche sur un fasciste pur sucre, familier des militaires putschistes, amateur de privatisations et de répression : Jaïr Bolsonaro. Son populisme l’a placé en tête des intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle. Les oligarques de Rio et de Sao Paulo espèrent parachever avec lui une entreprise qui court depuis plusieurs années. Ella a débuté par la destitution de la présidente Dilma Rousseff par une coalition de parlementaires réactionnaires et de députés affairistes compromis dans des scandales. Elle s’est poursuivie par un mauvais procès fait à Lula et son emprisonnement pour empêcher le leader charismatique du Parti des travailleurs d’être réélu président. Un complot des pourris et des nantis pour reprendre le terrain gagné par les déshérités brésiliens, accaparer la quasi-totalité des cent quarante et une entreprises publiques, broyer les retraites dans leur capitalisation, comprimer les dépenses publiques et en premier lieu les budgets sociaux.
 
Ce projet au long-cours – comme le continent en a connu plusieurs – a d’abord trouvé un accueil complaisant parmi les décideurs occidentaux et les grands médias. Ces paysans sans terre et le petit peuple des favelas et des usines étaient devenus des acteurs politiques trop menaçants pour les latifundiaires et les financiers brésiliens ou internationaux qui mettent en coupe réglée le géant de l’Amérique latine. Et qu’importe finalement si leur champion a une sinistre allure…les affaires, dit-on dans ces milieux, étaient meilleures sous les généraux à visières et lunettes noires.
 
La partie n’est pas jouée cependant. Fernando Haddad, du PT, et sa colistière communiste se sont fait connaître dans la campagne. Ils progressent régulièrement et incarnent désormais le vote social, le choix démocratique, l’humanisme. Le Brésil n’a pas encore basculé dans un trou noir.
 
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011