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6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 06:04
Le mouvement qui se veut unitaire, avec la participation de la CGT, FO, la CFTC, la FSU, Solidaires, la CFE – CGC, Ensemble et Solidaires, les retraités de la Fonction Publique et Loisirs et Solidarité des Retraités (Le Télégramme / Antoine Rolland)

Le mouvement qui se veut unitaire, avec la participation de la CGT, FO, la CFTC, la FSU, Solidaires, la CFE – CGC, Ensemble et Solidaires, les retraités de la Fonction Publique et Loisirs et Solidarité des Retraités (Le Télégramme / Antoine Rolland)

Les organisations syndicales et associations de défenses des retraites organisent un mouvement national le 8 octobre. La manifestation morlaisienne partira symboliquement des locaux de la CPAM, à 10 h 30.

Ils veulent faire entendre leur « colère sourde ». Différents syndicats s’allient pour manifester ensemble, au niveau national et local, pour les retraites, le mardi 8 octobre. À Morlaix, exceptionnellement, la manifestation partira de la Caisse primaire d’assurance maladie, 36 rue de Brest, à partir de 10 h 30. « Un symbole pour dénoncer la baisse récurrente des pensions, expliquent les syndiqués. En trois ans, on nous a prélevé un mois de pension, c’est trop ».

Le mouvement unitaire veut mettre la pression sur le gouvernement avant le vote du budget de la Sécurité sociale. Les organisations réclament, entre autres, la suppression de la hausse de la CSG, et la fin du gel des pensions, leur revalorisation en fonction de l’évolution des salaires, le maintien des pensions de réversion, et l’embauche de 40 000 personnes dans les Ehpad ou en tant qu’aide à domicile.

Nous ne sommes pas un poids pour la société, il faut nous laisser vivre.


 

Pensions et réforme des retraites, même combat


 

Les différents choix fiscaux des derniers mois ont laissé des traces. « Nous soutenons nos parents, nos enfants voire nos petits-enfants, s’indigne Alexandre Betti, de la CFE-CGT. Nous ne sommes pas un poids pour la société, il faut nous laisser vivre ».

Après la manifestation du 24 septembre contre la réforme des retraites, ce sont donc cette fois-ci les actuels retraités qui vont battre le pavé. Même si, ils tiennent à préciser, les deux combats sont complémentaires. « De nombreux retraités étaient dans la rue le 24 septembre », avance Jean-Yves Olivier, de la CGT cheminots, à la retraite. Eux-mêmes dénoncent le passage au système à point, « un coin dans le système de répartition », selon Roger Héré, de la CGT. « On n’attendra pas la réforme en 2025 pour défendre nos pensions. Actifs et retraités ont un intérêt commun à se battre ensemble ».

Retraités. Manifestation le 8 octobre pour les pensions (LE TELEGRAMME – 3 Octobre 2019)
Retraités. Manifestation le 8 octobre pour les pensions (LE TELEGRAMME – 3 Octobre 2019)
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6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 05:40

 

Neuf organisations de retraités annoncent leur mobilisation le 8 octobre, pour peser sur les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale 2020.

La rentrée parlementaire est scrutée attentivement par les retraités. En premier lieu, le vote du prochain projet de loi de finances décidera de la revalorisation, ou non, des pensions. C’est la raison première de l’appel à la manifestation de ce 8 octobre, par neuf organisations nationales – la CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, UNRPA Ensemble et Solidaires, LSR, et les retraités de la fonction publique. La piste vers laquelle le gouvernement s’oriente, d’indexer les pensions à l’inflation pour les retraites inférieures à 2 000 euros et rien pour les supérieures, va continuer à amputer le pouvoir d’achat. « On rappelle que c’est l’indice des salaires qui devrait servir de référence. Utiliser l’indice des prix est une rupture d’égalité, assure Didier Hotte, secrétaire général adjoint de Force ouvrière UCR. Depuis que c’est le cas, le pouvoir d’achat des retraités est en baisse constante, ce que confirme chaque année le Conseil d’orientation sur les retraites. » Non seulement les pensions n’augmentent pas assez, mais d’autres décisions ont allégé les portefeuilles. À commencer par la hausse récente de la CSG, mais aussi la suppression de la demi-part, la création d’une taxe à 0,3 % sur les retraites…

Entre 120 et 150 rassemblements

Les neuf organisations s’inquiètent aussi fortement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). « Nous sommes très concernés par la situation des urgences, en grève, des hôpitaux en général, mais aussi des aides à domicile et des Ehpad. Le taux d’encadrement est partout très inférieur aux promesses, poursuit Didier Hotte. On reprend à notre compte la demande de création de 40 000 postes dès cette année dans les services d’urgences, portée par les travailleurs de ce secteur. » La mobilisation du 8 octobre va d’ailleurs croiser celle des Ehpad et des services d’aide à la personne. Elles pourront fusionner localement, car les retraités prévoient entre 120 et 150 rassemblements. « Bien sûr que nous sommes solidaires avec ces travailleurs, mais nous nous battons pour notre pouvoir d’achat », insiste Jean-Pierre Floret, de la CGT retraités. Voilà pourquoi, à Paris, le cortège devrait relier Montparnasse à Matignon, siège du premier ministre, alors que la manifestation des Ehpad se concentrera devant le ministère de la Santé. Les neuf organisations ont toutefois cosigné un courrier à Agnès Buzyn. « Comment peut-on envisager de fermer 30 à 50 % de lits en gériatrie à l’AP-HP alors que 7 % de la population d’île-de-France a plus de 75 ans ? » interpelle la lettre.

« On n’a pas oublié qu’il y a une élection municipale qui vient ! »

D’autres courriers ont été adressés aux maires et à leurs représentants au sein des associations des maires de France et des maires ruraux. Plusieurs soutiens ont d’ailleurs déjà été reçus. « Il ne faut pas sous-estimer notre influence politique, met en garde Jean-Pierre Floret. C’est nous qui faisons vivre beaucoup de communes. Il y a beaucoup d’élus locaux retraités et, en plus, nous sommes 17 millions et nous votons en majorité. » Didier Hotte rebondit : « On n’a pas oublié qu’il y a une élection municipale qui vient ! »

Sur le plan national, les progrès sont plus rares. « Nous n’avons aucune nouvelle de la loi grand âge, déplore Marylène Cahouet de la FSU. Agnès Buzyn s’était engagée à ce qu’il y ait l’inscription de moyens supplémentaires dans le PLFSS, mais a bien prévenu que ce serait un simple redéploiement, donc on ne s’attend pas à grand-chose. » Les neuf organisations ont d’ores et déjà prévu de se retrouver avec des délégations de toute la France, le 21 novembre, à la bourse du travail, pour faire un point sur l’ensemble de ces mobilisations.

Pierric Marissal

 

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6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 05:38

 

Le député de Seine-Maritime Hubert Wulfranc demande la création d’une mission d’information. « Secret des affaires », affaiblissement des CHSCT… Il dénonce des choix politiques qui fragilisent la sécurité industrielle.
 

 

Hubert Wulfranc

Député PCF de Seine-Maritime

Vous avez interpellé hier le premier ministre, après être intervenu dès vendredi auprès du préfet pour lui signaler des « dysfonctionnements majeurs » dans la gestion de la crise. Quels sont-ils ?

Hubert Wulfranc Les maires ont été livrés à eux-mêmes sans informations, ni directives précises de la préfecture, alors qu’ils devaient faire face à l’inquiétude, voire à la panique des habitants. L’incendie s’est déclaré à 2 h 40, mais aucune information n’a par exemple été communiquée aux élus de la rive sud (Grand-Couronne, Saint-Étienne-du-Rouvray et Oissel-sur-Seine), pourtant limitrophes de l’usine Lubrizol. Aucune consigne claire ne leur est parvenue dans la journée, qu’il s’agisse de la scolarisation des enfants, de la méthodologie à appliquer dans les établissements recevant du public. De nombreux maires ont donc pris des mesures disparates qui ont parfois tourné à la cacophonie du fait d’informations parcellaires, voire contradictoires. Tout cela a participé à ce climat de défiance qui règne aujourd’hui.

Six jours après l’incendie, habitants et paysans sont toujours aussi inquiets des risques sanitaires. Que demandez-vous concrètement aux autorités ?

Hubert Wulfranc Les études d’impact opérées sur la qualité de l’air, de l’eau et des sols ne sont pas suffisantes. Il faut engager très rapidement des enquêtes supplémentaires qui doivent être co-construites avec les élus et les organisations professionnelles, tous ceux qui sont confrontés au problème. Le cahier des charges doit être élaboré très rapidement de manière à consolider, nuancer, voire infirmer les premières études officielles placées sous l’autorité des services de l’État. L’autre exigence majeure, c’est le suivi sanitaire individualisé, immédiat et durable des salariés, du secteur public comme du privé, qui ont été aux avant-postes de cette catastrophe, directement exposés aux fumées. C’est pour toutes ces raisons que j’ai demandé hier la création d’une mission d’information pour recueillir des témoignages, des éclaircissements complémentaires qui permettraient de prendre des mesures opérationnelles. Il faut aussi assurer une indemnisation rapide pour les agriculteurs.

En 2013, l’usine Lubrizol avait été condamnée pour « négligence » à 4 000 euros d’amende, après une fuite de gaz sur le site. Récemment, le préfet a pourtant donné son feu vert à des augmentations de capacité sans évaluation environnementale. Ce drame était-il évitable ?

Hubert Wulfranc Il faut attendre les conclusions des différentes enquêtes. Mais il est certain que ce drame s’inscrit dans un contexte où le gouvernement actuel a fragilisé les outils de prévention, que ce soit par l’affaiblissement des CHSCT et de l’autorité environnementale ou la loi sur le secret des affaires votée en juin dernier. Et puis, les sanctions infligées aux industriels en cas de défaillance dans leur usine sont très insuffisantes. Tous ces choix politiques du pouvoir macronien contreviennent aux défis sociaux et environnementaux.

Faut-il revoir les règles d’implantation de ces usines sensibles, comme l’a suggéré Bruno Le Maire ?

Hubert Wulfranc L’industrie pétrochimique a-t-elle sa place dans notre pays ? Oui, bien évidemment. Car, s’il ne s’agit pas d’exporter les risques, voire de les aggraver, dans les pays en voie de développement pour satisfaire des égoïsmes locaux de courte vue, l’enjeu, c’est donc d’imposer aux industriels des règles beaucoup plus strictes en matière de prévention des risques.

Entretien réalisé par Maud Vergnol

 

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6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 05:35

 

Le régime de Nicolas Maduro ne reculerait ni devant le mensonge, ni devant les tripatouillages médiatiques, ni devant les manipulations multiples, nous assène-t-on quotidiennement. Un festival de « fake news » se tiendra même le 7 novembre prochain à Caracas. Le jury sera placé sous la présidence du quotidien espagnol « El País », celui-là même qui contrôle les éditions latino-américaines « Santillana », cette même entreprise qui fournit les manuels scolaires aux jeunes chiliens.

« El País », réticent depuis longtemps aux « fake news », préfère désormais s’impliquer et apporter une aide humanitaire aux peuples dans la misère. Le journal « El País » est en période d’apprentissage. Il a eu besoin de 7 mois pour publier une autocritique dans les médias de Tlaxcala. Le directeur espagnol du « País » a publié le 29 septembre 2019 (selon le site « Politika ») que l’information envoyée de Mexico était relative à une fausse nouvelle diffusée (à l’insu de son plein gré, sans doute) par « El País » en février dernier, il affirmait que le gouvernement vénézuélien « avait brûlé des camions d’aide humanitaire » à la frontière avec la Colombie. Cela nous rappelle les bébés roumains et le massacre de Timisoara.

L’information, envoyée depuis les bureaux mexicains du « País », fut légitimée par un éditorial du 25 février au sujet de « l’aide humanitaire au Venezuela ». « El País » affirmait : « Le régime a tombé le masque et montre son visage le plus répugnant, en brûlant des camions chargés de médicaments et d’aliments. » Le « Défenseur du lecteur », dans sa réponse, 7 mois plus tard, frise l’indécence et le ridicule en prétendant que les journalistes « étaient pris par d’autres informations d’importance », comme les coupures d’électricité au mois de mars dans ce même Venezuela. Le « Défenseur du lecteur » doit quand même présenter ses excuses au lectorat.

Le journal « El País », issu de l’antifranquisme tardif et de la « Transition » est aujourd’hui une sorte d’organe du PSOE, défenseur acharné du « système libéral ». Et tant pis si pour cela, il lui faut de nombreuses « fake news »... La liberté d’information fiable reste encore à conquérir. En Espagne comme en France.

 

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 15:01

 

C’était hier au siège de la FNSEA. Avec Richard Giradot, président de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) et Dominique Chargé , président de Coop de France qui structure les coopératives agricoles, Christiane Lambert, présidente du syndicat paysan, présentait à la presse un texte commun intitulé « Pacte productif 2025 ». L’ambition affichée par les trois organisations est d’agir ensemble « pour une filière agricole et agroalimentaire française à la hauteur des enjeux de demain » pour reprendre le titre du document de remis aux journalistes. Mais le texte occulte les aspects les plus déterminants du contexte. 

Au premier abord, il y a dans ce document le constat de la situation actuelle et la volonté des trois organisations de travailler ensemble pour remonter la pente. Le constat est plutôt préoccupant. On y lit ceci dès les pages 4 et 5: « En 2000, la France était le 3ème pays exportateur de produits agricoles et agroalimentaires. Aujourd’hui notre pays est au 6ème rang mondial, dépassé successivement par l’Allemagne en 2006, le Brésil en 2011 et la Chine en 2013 (…) En valeur, la part des exportations alimentaires françaises dans les exportations totales de la zone euro s’est ainsi réduite de 6 points depuis le début des années 2000, en passant de 22% en 2001 à 16% en 2019».

Le texte omet de rappeler, qu’en 2004 et 2007, les pays d’Europe centrale à bas coûts de main d’œuvre sont entrés dans l’Union européenne. Sans avoir intégré la zone euro , la plupart d’entre eux sont des exportateurs de produits agricoles bénéficiant des bas coûts de main dans la vaste zone de libre échange qu’est le marché commun agricole. Voilà qui explique pour une bonne part les raisons du constat suivant en page 6 de ce document : « En France, de 1997 à 2017, les surfaces de légumes ont diminué de 14% (hors légumes secs) alors qu’elles ont progressé de 40% en Allemagne et de 25% aux Pays Bas. Au niveau des fruits, depuis 2010, les surfaces de vergers français ont enregistré une baisse de 7% toutes productions confondues et plus particulièrement de 29% pour les vergers de pêchers et 19% pour les vergers de pruniers ».

 

Des travailleurs détachés sous payés en Allemagne et en Espagne 

Ce recul peut avoir plusieurs explications qui se cumulent. Les travailleurs saisonniers, détachés et mal payés des pays d’Europe centrale sont nombreux en Allemagne, au Pays Bas et en Espagne, ce qui réduit le prix de la cueillette et du conditionnement. Parallèlement, les centrales d’achat des grandes enseignes françaises de la distribution importent plus que de besoin dans le seul but de créer une demande inférieure à l’offre sur le marché franco-français des fruits et légumes et au delà. Cela a pour conséquence de faire chuter les cours à la production, ce qui ne favorise pas l’installation des jeunes quand les anciens partent en retraite. Mais le document des trois organisations n’en dit pas un mot.

Du coup, il fait état d’un « coût du travail toujours élevé malgré des politiques récentes d’allègement des charges», en page 13 du document. Viennent à l’appui de cette affirmation les explications suivantes : « Dans les industries agroalimentaires, sur les dix dernières années, au sein de la zone euro, c’est en France que les charges employeurs ont augmenté le plus vite. Elles pèsent aujourd’hui jusqu’à 13% de la valeur ajoutée contre 10% pour l’ensemble de la zone euro. De manière plus spécifique, dans les filières où le déficit se creuse (fruits, légumes, volaille porc), le coût de la main d’œuvre a une influence particulièrement déterminante. L’hétérogénéité des règlementations sociales, particulièrement importante entre pays européens en matière de coût du travail peut constituer un premier élément de cette différenciation de coût. Le salaire minimum dans les secteurs agricoles, les cotisations patronales, l’hétérogénéité des règles sociales (licenciements procédures d’embauche, etc. ), sont autant de facteurs qui pèsent sur la compétitivité de certaines filières en France » nous disent d’une même voix l’ANIA, Coop de France et la FNSEA.

 

Les vraies raisons du manque de main d’œuvre dans l’agroalimentaire 

Faut-il alors aligner le salaire minimum de notre pays sur ce qui se pratique en Pologne, en Roumanie ou en Bulgarie ? Le texte commun ne le dit pas. En page 14, cette fois, il reconnaît que « les employeurs agricoles et agroalimentaires rencontrent des difficultés en matière de recrutement et de fidélisation des salariés. En 2018, 11% d’offres n’étaient pas pourvues. Et la situation semble se dégrader en 2019 : 16% d’offres non pourvues pour les six premiers mois de l’année. Pour l’industrie agroalimentaire 21.000 emplois ne trouvent pas preneur chaque année», lit-on dans ce texte commun.

Dès lors, on peut raisonnablement penser que précariser davantage les salariés et réduire encore leur rémunération ne facilitera pas les embauches sur les chaînes d’abattage de volaille, ou d’emballage des tomates et des pommes. Sans oser demander la baisse du SMIC, FNSEA, ANIA et Coop de France affirment que « pour continuer à produire (…) le secteur agricole a besoin d’être soutenu parce qu’il est en concurrence avec des pays européens ayant fait des choix différents » . Il faudrait donc « amplifier et pérenniser la dégressivité de l’allègement de charges patronales pour les salaires compris entre 1,2 et 1,6 SMIC » et autres mesures du même type.

 

Sortir les patrons de la seringue en y mettant leurs salariés

Occultant le fait que la grande distribution les maintient « dans la seringue » et que le vote de la loi Egalim le 2 octobre 2018 par la majorité parlementaire ne leur permettra pas d’en sortir, le document commun de ces trois organisations plaide pour que l’on fasse entrer les salariés de l’industrie agroalimentaire comme ceux de l’agriculture dans cette même seringue. Moyennant quoi, le document nous dit en page 18 que l’ambition commune des trois organisations est de « stopper le hausse des importations et augmenter de 60% les exportations de produits agricoles et alimentaires à l’horizon 2030». On reste ici dans une logique de concurrence mondiale mortifère qui , entre les importations massives de nourriture du bétail , d’engrais et de carburants par les pays membres de l’Union européenne pour ensuite exporter des produits finis , voire des animaux vivants vers des pays lointains, occulte totalement l’augmentation du bilan carbone de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire en France et en Europe. 

Mais cette question n’est pas traitée dans ce document, pas plus que la pauvreté et la précarité d’un nombre croissant de salariés qui a débouché durant l’automne 2018 par le mouvement des « gilets jaunes » , lesquels n’en pouvaient plus de travailler dur et d’avoir des fins de mois difficiles en même temps.

 

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 14:58

Nous venons d’apprendre, grâce à l’association Lanceur d’alerte (lanceuralerte.org) cofondée par Alexandre et Maxime Renahy, que des grands groupes français ne publient pas leurs comptes alors que la loi les y oblige.

 

 

Parmi eux, l’association pointe le Groupe Arnault; Lagardère SA; LM Holding (Arnaud Lagardère); H51 (Holding Hermès); Webmedia (Marc Ladreit de Lacharrière); Fimalac communications (Marc Ladreit de Lacharrière); Les Mutuelles de Bretagne; Le Club Med; Olympus Steel et CFEB Sisley (famille d’Ornano). Ils sont des dizaines à s’affranchir ainsi en toute impunité de l’obligation légale de publication des comptes, prévue aux articles L232-21 à 23 et R 123-11 du code de Commerce. C’est la raison pour laquelle, aux côtés de Maxime et Alexandre Renahy et du site LemediaTV, j’ai décidé, à mon tour, d’assigner en justice le premier d’entre eux, le Groupe Arnault.


L’exigence de transparence, si largement exprimée dans le mouvement social, est d’autant plus légitime quand elle s’applique à des entreprises aussi largement bénéficiaires de fonds publics, via le CICE en particulier (40 milliards d’euros en 2019). L’utilisation de l’argent du contribuable ne s’accommode d’aucun secret, et surtout pas celui des affaires, brandi comme un artifice bien commode. Ce paravent du secret des affaires ne sert en réalité qu’à dissimuler la jungle des sociétés offshore et les mécanismes d’évasion fiscale, dont l’unique but est d’échapper à l’impôt.


Parfaitement rodé, ce système affaiblit nos services publics, sape notre pacte social et prive nos recettes de quelque 80 à 100 milliards d’euros par an. Cela n’a que trop duré !


En refusant de publier leurs comptes, ces groupes ne s’exposent qu’à une simple amende, allant de 1 500 à 3 000 euros en cas de récidive. La loi doit changer et devenir plus sévère.


L’action en justice que je lance aujourd’hui est un appel résolu au respect de la loi. A l’Etat maintenant de manifester à l’égard des plus riches le même empressement que celui dont il fait preuve vis-à-vis des privés d’emplois et des allocataires de prestations sociales. A défaut, nous n’hésiterons pas à généraliser la procédure initiée ce jour.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 14:54

Un singulier débat traverse le petit monde des capitalistes français. Ainsi le PDG de Veolia proclame (article publié le 21 septembre dernier) : « Rénovons le capitalisme pour le protéger ».

 

 

Deux idées résument son propos : « On » (eux, les capitalistes) donne l’impression de ne produire de la richesse que pour les actionnaires. À cela, il n’a rien à opposer sinon du bavardage sur « le nouveau rôle de l’entreprise ». Deuxième thème : « On » (toujours eux) dépend trop de la finance, « 70 % (de notre activité de PDG) repose sur des critères financiers. (…) Ce sont là nos vrais adversaires : Rénover le capitalisme, c’est les empêcher de l’abattre ». Problème : ce cancer financier est consubstantiel de leur système. Seule solution : dépasser le capitalisme. Mais le PDG ne semble pas prêt pour le grand saut.

Gérard Streiff

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:42
Jeudi 3 octobre à 20h30 à La Salamandre : projection des "Fleurs amères" d'Olivier Meys, un film sur un destin d'immigration tourné à Rennes, en présence du réalisateur pour un ciné-débat
LES FLEURS AMERES (Bitter flowers)
de Olivier Meys  (Belgique/ France...-2019 - 1h36)
Avec Qi XiXi WangZeng Meihuizi ...
Lina, une jeune femme ambitieuse, laisse son mari et son fils en Chine pour partir à Paris afin de leur assurer un avenir meilleur. Mais une fois en Europe rien ne se passe comme prévu et elle s'enferme dans un monde de mensonges pour ne pas abandonner son rêve.
Rencontre avec le réalisateur le jeudi 3 octobre à 20h30 avec Zoom Bretagne
 
Jeudi à 20h30, le cinéma La Salamandre reçoit Olivier Meys, le réalisateur du très beau "Les fleurs amères", dont voici la bande annonce : https://youtu.be/hpybJMD8t_g
 
 
 
La presse en parle et en bien : 
 

aVoir-aLire.com

Chronique sociale d’une émouvante justesse, Les fleurs amères marche sur le fil entre le documentaire et la fiction pour montrer un aspect sciemment ignoré de l’immigration chinoise.

Le Figaro

Un drame de l’émigration économique d’autant plus fort qu’il est conté à voix basse, avec un réalisme sans pathos et une humanité pleine de tact, à travers des personnages d’une émouvante justesse.

Les Fiches du Cinéma

Avec ce mélodrame poignant, Olivier Meys surprend agréablement. Fascination pour le miroir aux alouettes de l’argent, illusions perdues, retour douloureux au bercail. Une histoire intemporelle, sublimée par des interprètes magistraux.

Ouest France

Un portrait de femme et une chronique sociale touchante.

Le Monde

A la frontière du documentaire et de la fiction, Les Fleurs amères surprend par ses images tournées dans le vif de la rue, au milieu de la foule où le corps menu de Lina déambule, filmé à cette distance juste que sait estimer le chef opérateur Benoît Dervaux

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:19
Il n'y a pas de rentabilité à attendre d'un réseau de transport - Conseil Communautaire du 30 septembre 2019 à Morlaix Communauté, compte rendu de Delphine Van Hauwaert, Ouest-France, mercredi 2 octobre
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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 06:20

64 % des trajets effectués par les bus de Linéotim le sont sur le réseau périurbain.

64 % des trajets effectués par les bus de Linéotim le sont sur le réseau périurbain. (Le Télégramme/Monique Kéromnès)

 

Le rapport d’activité 2018 du réseau de transports collectifs Linéotim, géré par Keolis dans le cadre d’une délégation de service public, a permis aux élus communautaires de faire un point d’étape, quelques mois après les nombreux changements opérés : nombre de lignes, cadencement, nouvelles destinations, nouvelles grilles tarifaires…

Côté chiffres, on retiendra que 1 418 000 km ont été réalisés l’an dernier (64 % en périurbain, 36 % en urbain). La fréquentation, elle, se monte à 2 435 300 voyages. Mais la comparaison avec 2017 (2 335 370 voyages) serait hasardeuse, le périmètre ayant évolué. On notera aussi que la tarification solidaire (en fonction du quotient familial) a permis de toucher 900 familles, contre 300 auparavant et que les recettes commerciales (vente de titres de transport) se montent à 690 250 €.

« C’est à peine 15 % des frais de service (5,17 M€, NDLR) », a commenté Ismaël Dupont (Morlaix), relançant dans la foulée l’idée de gratuité des transports collectifs. Il a aussi milité pour une densification d’un réseau périurbain où les trajets seraient suffisamment fréquents pour créer de nouveaux usages et « répondre à l’urgence climatique et écologique » comme « à la problématique du pouvoir d’achat ».

« Une priorité »

Agnès Le Brun (Morlaix) lui a emboîté le pas, expliquant qu’il fallait une réflexion globale, au-delà de la gratuité, sur le sujet des mobilités. « Nous sommes à la croisée des chemins. Il faut être proactifs et aller vite », a-t-elle lâché. Et d’estimer qu’il n’était pas normal, par exemple, qu’on ne puisse pas se rendre à Plougonven, où un nouveau service de soins de suite dépendant de l’hôpital a pourtant ouvert.

« J’aurai aimé pouvoir me poser la question de la gratuité des transports, a enchaîné Solange Creignou (Saint-Thégonnec - Loc-Eguiner), mais je n’ai pas de bus chez moi… Il faut créer un vrai réseau, arrêter le tout voiture. La planète que l’on va laisser à nos enfants doit être une priorité. Mais il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt : ça va coûter de l’argent ».

Et le président Thierry Piriou (Pleyber-Christ) de conclure, après une demande de constitution immédiate d’un groupe de travail : « Nous n’aurons pas le temps d’avoir tous les éléments pour prendre une décision éclairée avant les municipales. Mais il me paraît évident que ce sujet devra faire partie du programme du (de la) futur(e) président(e) de Morlaix communauté ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/le-reseau-de-bus-fait-debat-01-10-2019-12397547.php

La mise en service de la chaufferie est prévue en octobre 2020.

La mise en service de la chaufferie est prévue en octobre 2020. (Document ENO Architectes)

 

« Créer ou conforter les conditions pour vivre ensemble dans un environnement de qualité ». La priorité n° 6 du projet de territoire Trajectoire 2025 s’est traduite concrètement, ce lundi, au conseil communautaire, par le vote de trois délibérations relatives au réseau chaleur bois, à l’aménagement de l’échangeur de Langolvas et au développement de Cap Santé.

1. Le réseau chaleur bois. Morlaix Communauté étudie depuis 2012 la faisabilité d’installation d’un réseau de chaleur bois alimenté par une chaufferie bois pour les bâtiments du quartier de la Manu et ses abords immédiats. C’est dans ce cadre que ce lundi, les élus ont acté la création d’une régie à autonomie financière sans personnalité morale. L’objet de ce service public industriel et commercial (Spic) sera la gestion, l’exploitation, le transport et la distribution d’énergie calorifique à partir de ce réseau de chaleur. Représentant légal de cette régie, Morlaix communauté votera les tarifs et approuvera le budget, qui devra être à l’équilibre. Sur le volet gouvernance, le conseil d’exploitation sera composé de onze membres, dont cinq membres représentant les abonnés (outre Morlaix communauté, elle-même bénéficiaire) : Le Télégramme, l’auberge de jeunesse, l’IUT, l’Espace des Sciences et la plate-forme culturelle Sew. Ce projet va permettre de réduire de 75 % les émissions de gaz à effet de serre dans ces bâtiments. L’opération, subventionnée à 60 %, est évaluée à 1,86 M€ HT.

La chaufferie bois sera construite derrière le siège du Télégramme, à l’angle des rues de Pors an Trez et Anatole-Le Braz, dans un quartier historiquement industriel. Un travail important a été mené pour limiter l’impact visuel : la cheminée sera réduite à 15,50 m de haut et un traitement paysager est prévu. L’impact sonore est jugé quasi nul. Quant aux fumées, elles seront traitées : il n’y aura ni rejet de particules ni odeur, assure-t-on.

D’une puissance de 2,6 MW (1,2 MW de bois, plus deux fois 700 kW au gaz en cas de besoin), cette chaufferie consommera 1 200 tonnes de bois par an. Presque rien au regard de ce que pourrait produire la filière bois du Pays de Morlaix (estimation de 27 000 tonnes par an), qui fournit actuellement 3 000 tonnes par an à une quinzaine de chaudières implantées sur le territoire. Le démarrage des travaux est prévu en novembre pour une mise en service du réseau (880 mètres linéaires) en octobre 2020.

2. L’échangeur de Langolvas. La délibération est passée comme une lettre à La Poste. Pas de question. Pas de débat. Il faut dire que l’intérêt d’un échangeur complet à Langolvas ne fait aucun doute. Le projet comprend deux parties. La première consiste à supprimer le mouvement de circulation de la RN12 (sens Morlaix - Rennes) vers la D712 (direction Plouigneau) au niveau de la sortie dite du Leclerc ; ainsi qu’à reprendre le tracé de la bretelle de sortie et celui de la RD712. Le chantier sera financé par l’État, le département et la ville de Morlaix.

La seconde partie vise à créer une quatrième bretelle manquante sur la RN12, au niveau de Langolvas, qui permettra d’accéder directement à la zone artisanale ou au parc des expos en venant de Morlaix, sans faire un détour par Coat Congar. La construction d’un rond-point est prévue en bout de sortie. Ce projet est rendu possible par le fait que Morlaix Co est déjà propriétaire de l’une des deux maisons situées sur le tracé et est en phase d’acquisition de la seconde. Selon Thierry Piriou, président de Morlaix communauté, « il y aura un effet bretelle ; ça va renforcer l’attractivité de cette zone où il reste des lots disponibles ».

Le montant de l’opération est estimé à 730 000 € (230 000 € pour l’échangeur de Coat Congar et 500 000 € pour la nouvelle bretelle). Morlaix communauté ne participera financièrement qu’à la deuxième partie, à hauteur de 125 000 €. Morlaix et Garlan participeront à hauteur de 45 000 € chacune et Plouigneau à hauteur de 10 000 €. Début des travaux au printemps 2020.

3. Herboristerie Cap Santé. Créé en 1995 à Plounéour-Ménez, Cap Santé œuvre en faveur de l’éducation à la santé, à l’environnement et au développement durable à travers la connaissance et l’usage des plantes. Depuis 2013, l’école bretonne d’herboristerie propose même une formation continue sur 24 mois et accueille plus de 50 élèves par an. Ce qui permet de faire rayonner les monts d’Arrée à l’échelle nationale. Pour développer ses activités, elle avait besoin d’espace. Son choix s’est porté sur l’ancien collège de Plounéour, dans le cadre de l’appel à projets « revitalisation du centre-bourg ». Ce qui induit un investissement de 450 000 € (rénovation des bâtiments et aménagement d’un jardin botanique). L’achèvement des travaux, déjà engagés, est prévu en septembre 2020.

Ce lundi, les élus communautaires ont voté une aide de 100 000 €, qui vient s’ajouter aux 50 000 € de l’État et aux 135 000 € de la Région.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-co-trois-projets-concrets-01-10-2019-12397518.php

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