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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 10:12

Les acteurs du marché des céréales s’engraissent pendant que les prix s’envolent -
 

Pendant que tout le monde s’inquiète de l’envolée des prix du carburant, du gaz, et des profits faramineux des géants de l’énergie, il y a un autre secteur économique qui se frotte les mains, c’est celui des industriels céréaliers dans le monde. La lecture récente d’un article d’un quotidien britannique (The Guardian) nous apporte à ce sujet quelques informations très intéressantes.

Il nous informe ainsi que le marché mondial des céréales est contrôlé, entre 70 et 90 %, par quatre grands groupes, Archer-Daniels-Midland Company, Bunge, Cargill et Louis Dreyfus, on les désigne dans le milieu par les lettres ABCD. Autrement dit, le marché mondial des céréales est encore plus concentré que celui de l’énergie, et l’article nous explique qu’il est encore moins transparent. Les prix de l’alimentation se sont envolés malgré l’existence d’abondantes réserves de grain, mais aucune transparence de la part de ces quatre groupes quant à la quantité de grains que chacun détient.

Donc, les comptes en banque s’étoffent, Cargill (la même entreprise qui a licencié des salarié.es chez nous, à Haubourdin) a enregistré une augmentation de 23 % de ses revenus pour atteindre un record de 165 milliards de dollars. Son concurrent Archer-Daniels-Midland Company a réalisé de son côté les profits les plus élevés de son histoire au second quadrimestre de cette année. Quant à Louis Dreyfus, il a enregistré en 2021 des profits en hausse de 80 % sur l’année précédente.

Les économistes libéraux décrivent en ces termes la situation : « C’est un marché relativement efficace. » De l’autre côté, des gens, dont nous sommes, portent l’idée qu’il faudra taxer les superprofits, n’en déplaise au représentant en pulls à col roulé, Bruno Le Maire. Aucun des quatre groupes sollicités n’a donné suite aux sollicitations du journaliste du Guardian.

Eux se font un blé fou, mais pour les peuples il y a du grain à moudre pour s’attaquer à l’implacable loi du marché.

 

 

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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 10:11

 

Depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février, les prix des céréales ont augmenté sensiblement, en France comme dans le monde. Cette fluctuation permanente des cours résulte davantage des paris que font les spéculateurs dans les salles de marché que d’une prise en compte de l’évolution des coûts de production, lesquels sont aussi en forte hausse dans l’agriculture comme dans l’industrie agroalimentaire. Inquiétude sur le marché de la pomme

Quand on regarde l’évolution des prix agricoles sur les champs de foire et dans les salles de cotation, on observe qu’ils ont sensiblement augmenté entre octobre 2021 et octobre 2022. Mais il est difficile de savoir si les paysans gagnent mieux leur vie cet automne par rapport au précédent. Car les coûts de production ont également flambé depuis un an en raison de la hausse du prix des carburants, du gaz, de l’électricité et des engrais. À ce premier constat s’ajoute un deuxième. En dépit d’une seconde loi Egalim votée en novembre 2021 au Parlement pour faire évoluer les prix agricoles de manière à couvrir la hausse des coûts de production, les prix de la plupart de nos denrées de base continuent de fluctuer selon la loi de l’offre et de la demande sur un marché mondialisé plus spéculatif que jamais.

On apprend que la récolte de pommes en France est en hausse de 12 % cette année sur celle de 2021. Elle atteindrait 1 470 000 tonnes. Mais selon Agreste, les prix payés aux producteurs sont en baisse, car le marché est moins actif que l’an dernier à la même période. Au-delà des producteurs, voilà de quoi inquiéter dans les entreprises de stockage. Car le coût du maintien de la chaîne du froid pour conserver ces pommes pendant de longs mois à +1 °C afin de préserver leurs qualités gustatives va coûter très cher. Le prix de l’électricité pour alimenter les chambres froides est en hausse sensible depuis le mois de mars dernier et augmentera considérablement dans les prochains mois.

Le prix de la tonne de blé français rendue au port de Rouen pour l’exportation, cotait 337 € le 17 octobre dernier contre 275 € un an plus tôt. Mais le cabinet Agritel, qui observe l’évolution des marchés au jour le jour, indiquait que les cours des blés français « cédaient du terrain sur Euronext en raison d’un manque de compétitivité par rapport à la Russie, mais également par rapport à la Roumanie ». « La Russie dispose d’une récolte record qu’elle a besoin d’exporter et a annoncé qu’elle pourrait abolir ses quotas d’exportation », expliquait un autre cabinet d’observateurs des marchés dont le nom est Tallage.

Du coup, selon le principe des vases communicants, on apprenait par Tallage que les cours de l’orge fourragère reculaient en début de semaine dernière « car l’Ukraine a réussi à exporter un bon volume vers les pays tiers en septembre (près de 500 000 tonnes). Cette concurrence pèse sur les prix français, mais pourrait rapidement prendre fin si le corridor n’était pas renouvelé » du côté de la mer Noire. Une autre incertitude est liée au fait que la Russie n’a exporté que très peu d’orge fourragère jusqu’à présent alors qu’elle disposerait de 6 millions de tonnes pour les marchés extérieurs.

Quand le blé remplace le maïs pour nourrir les cochons

Il reste le maïs dont les rendements sont en baisse cette année, pour cause de sécheresse. Le prix de la tonne était de 328 € le 18 octobre contre 240 € un an plus tôt. Mais selon Arthur Boy, chargé de mission à l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) et cité par La France Agricole, ses débouchés « risquent de se réduire pour différentes raisons, dont un recul de la consommation de viande se traduisant par une moindre demande de maïs pour les élevages de volailles et de porcs ». Arthur Boy note que « la sécheresse a durement touché certains secteurs de l’élevage, accélérant la décapitalisation. L’influenza aviaire a également ralenti la mise en place des jeunes volailles dans certaines zones. Ces facteurs induiront une baisse de la demande en alimentation animale (…) En France, les fabricants d’aliments du bétail ne sont pas incités à utiliser du maïs, qui devient plus cher que le blé et l’orge ».

Du côté des viandes bovines, le prix du kilo de carcasse de vache de réforme de race charolaise, engraissée pour la boucherie, était de 5,25 € le 17 octobre dernier à Cholet contre 4,10 € un an plus tôt. De même, le prix du kilo vif des broutards charolais vendus à Châteaumeillant pour l’engraissement était de 3,49 € le même jour contre 2,70 € en octobre 2 021. Une des raisons de la hausse du prix de ces broutards, exportés surtout en Italie, provient du fait que le nombre des jeunes bovins proposés à la vente est en recul en raison de la décapitalisation qui a réduit de 11,4 % le cheptel français de vaches allaitantes depuis 2016. Or ce recul des troupeaux de bovins allaitants résulte d’une longue période de prix bas des broutards, comme des vaches de réforme. Faute de revenu on vend alors des vaches pour récupérer de la trésorerie. Ce processus, sur lequel nous reviendrons demain, risque de se poursuivre en raison de la cherté des fourrages qui fera croître les coûts de production jusqu’au printemps 2023, suite au manque d’herbe et de foin imputable aux conséquences de la sécheresse de l’été 2022.

12 % d’augmentation des prix alimentaires sur 12 mois !

Selon l’INSEE, la hausse moyenne des prix en France sur douze mois était de 5,9 % entre octobre 2021 et septembre 2022. Mais celle des prix alimentaires atteignait déjà 9,2 % et pourrait monter à 12 % sur l’ensemble de l’année 2022. Malgré cela, il est difficile de savoir si les paysans auront été convenablement rémunérés pour leur travail cette année. Car on gagne plus d’argent en spéculant sur le prix des denrées alimentaires dans les salles de marché qu’en les produisant dans les champs et dans les bâtiments.

Par ailleurs, malgré une baisse de 8 % en septembre, le prix du pétrole libellé en euros a augmenté de +43,2 % sur un an. En France, celui du super est en hausse de 37,5 % sur douze mois et celui du gazole de 92,5 %, en raison des taxes très élevées prélevées par l’État. Tout cela conduira beaucoup de ménages à chercher les aliments les moins chers dans les magasins, ce qui met déjà en danger certaines filières agricoles, dont celle de l’agriculture biologique.

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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 07:13
Lady Stanhope, l'amazone du Liban - par Laure Dominique Agniel (éditions Tallandier, 2021, 219 pages,  18,90€))

Lady Stanhope, l'amazone du Liban - par Laure Dominique Agniel (éditions Tallandier, 2021, 219 pages, 18,90€))

Laure Dominique Agniel, qui fut étudiante et reporter dans la guerre du Liban, et qui est l'auteure de biographies de Paul Gauguin et de Alexandra David-Neel, et réalisatrice du film Oublier Beyrouth (Arte), a publié chez Tallandier en 2021 un livre absolument passionnant qui nous emporte d'un bout à l'autre avec son souffle d'aventure et de tragédie et de reconstitution une reconstitution historique dans le sillage d'une femme exceptionnelle, énergique, indépendante, ignorant la peur et les préjugés: Lady Hesther Stanhope.  

Lady Stanhope est toujours un mythe au Liban, et soulève un écho intime, mêlée de nostalgie et de fascination, chez l'auteure, Laure Dominique Agniel: "Comme Esther Stanhope, écrit-elle dans l'Avant-Propos, j'ai vécu au Liban. J'y suis arrivée à vingt ans, étudiante à l’École des Lettres de Beyrouth. Je payais mes études en travaillant dans une petite librairie du vieux quartier de Bab Idriss, à côté d'une pâtisserie autrichienne célèbre dans toute la ville. Très vite, j'ai connu l'histoire de Lady Stanhope, dont les aventures se racontaient de génération en génération. Comme elle, j'avais quitté une Europe qui m'apparaissait trop prévisible, sans fantaisie, sans poésie. Comme elle, j'étais envoûtée par la montagne libanaise, la lumière dorée sur les maisons de terre de Deir-al-Qamar, l'austère beauté des palais druzes à Beiteddine ou à Moukhtara. J'ai suivi sa trace dans le sable de Palmyre, à la recherche de la reine Zénobie... Elle qui avait été, au début du XIX e siècle, le bras droit du Premier ministre du Royaume-Uni, elle qui avait vécu au 10 Downing Street à Londres, avait quitté l'Angleterre pour devenir reine de Palmyre, amazone du désert, astrologue, chercheuse d'or, et pour certains, sorcières au Liban. A deux cent ans de distance, sa rage de vivre, sa quête de liberté résonnent encore aujourd'hui."   

Hester Stanhope est née en 1776, enfant pendant la Révolution française, issue d'une des grandes familles de l'aristocratie anglaise, orpheline de mère, et doté d'un père, homme des Lumières nourri aux philosophies de Diderot et Rousseau, mathématicien libre-penseur et scientifique fantasque et précurseur (il imagine avant les autres les bateaux à vapeur), quitte Londres, à la mort de son oncle, le premier ministre William Pitt (premier ministre pendant près de 20 ans, à partir de 1783, avec une interruption entre 1801 et 1804) dont elle fit office de directrice de cabinet, habillée en homme.

Après la mort de son amoureux au Portugal, victime de la guerre avec les troupes napoléoniennes, et la mort de William Pitt, Lady Stanhope décide de se changer les idées et de quitter l'Angleterre où elle s'ennuie et déprime. Elle embarque de Porsmouth en février 1810 et ne reviendra jamais en Angleterre. Avec un jeune médecin, une dame de compagnie, elle rejoint Gibraltar, Malte, tombe amoureux d'un jeune étudiant anglais des Indes pendant la traversée, Michael Bruce, qui sera son compagnon, de dix ans plus jeune qu'elle, pendant des années. En 1811, ils sont à Constantinople, puis, voulant rejoindre l'Egypte, ils font naufrage au large de Rhodes.

Ils survivent miraculeusement, et, à Rhodes, Lady Stanhope prend l'habit turc et celui d'un homme.

Après l’Égypte, elle visite la Palestine, Jérusalem, Jaffa, Ramallah, puis s'établit durablement entre les montagnes du Liban et la Syrie, recevant l'hospitalité d'un cruel prince druze. Elle rencontre l'orientaliste suisse Johann Burckhardt, s'intéresse à la culture et aux croyances des druzes, des turcs, des bédouins, est reçue avec les honneurs par le pacha de Damas. Elle se présente à lui montant à cheval et armée et est admise dans la bibliothèque de la grande mosquée omeyyade à feuilleter des livres "qu'aucun chrétien n'a jamais vus". Elle rejoint ensuite Alep et monte une expédition avec une tribu bédouine pour traverser le désert syrien et rejoindre la mythique cité antique de Palmyre.   

Tantôt princesse, tantôt guerrière, elle brave tous les interdits et s'impose aux califes, aux émirs et aux pachas de l'empire Ottoman. Rien ne l’effraie.

Elle se retire finalement dans une quasi-solitude sur une des montagnes du Liban où Lamartine lui rend visite dans sa cité-jardin. Loin du monde, elle devient astrologue, chercheuse d’or, se passionne pour les sciences occultes, ouvre sa porte aux miséreux. Elle échappe plusieurs fois à la peste, vit dans un climat d'insécurité et de guerre, accueille des réfugiés dans sa retraite. 

Elle meurt ruinée en 1838, en princesse déchue, couverte de dette, abandonnée par le gouvernement britannique, entourée seulement de quelques servantes qui la volent, dans un château en ruine et en grande partie inhabitée du Mont Liban. C'est son médecin, fidèle entre tous, secrètement amoureux d'elle, Charles Meyron, qui publiera le journal qu'elle a tenu pendant 28 ans.

Pionnière et résolument indépendante, Hester Stanhope incarne ces femmes éprises de liberté, ayant le goût de l’aventure, refusant de se marier et luttant pour leur émancipation.

Et l'auteure, Laure Dominique Agniel, dans un récit alerte et enlevé qui ne se quitte pas et se lit d'une traite, rempli de souffle romanesque et historique, contribue aussi à nous dévoiler de nombreuses facettes d'un Proche-Orient compliqué et fascinant, qui deviendra une étape de choix des grands voyages initiatiques européens au XIXe siècle.

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:58
Bar associatif des Deux Rivières place de la Madeleine à Morlaix - la programmation de novembre 2022
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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:54
Photo Pierre-Yvon Boisnard, manif logement à Morlaix 29 10 2022 - cortège de tête du défilé avec les JC 22 et 29

Photo Pierre-Yvon Boisnard, manif logement à Morlaix 29 10 2022 - cortège de tête du défilé avec les JC 22 et 29

Photo Jean-Luc Le Calvez, manif logement à Morlaix 29 10 2022 - cortège de tête du défilé avec les JC 22 et 29

Photo Jean-Luc Le Calvez, manif logement à Morlaix 29 10 2022 - cortège de tête du défilé avec les JC 22 et 29

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Ismaël Dupont, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Jean-Luc Le Calvez: discours de Marc Corbel pour l'intersyndicale, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Jean-Luc Le Calvez: discours de Marc Corbel pour l'intersyndicale, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Jean-Luc Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Jean-Luc Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Jean-Luc Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Jean-Luc Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Jean-Luc Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Jean-Luc Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - André Paulus et Michel Lespagnol, camarades du PCF

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - André Paulus et Michel Lespagnol, camarades du PCF

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - Marie-Françoise Madec et Martine Carn, camarades élues du PCF à Morlaix et Plougouven

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - Marie-Françoise Madec et Martine Carn, camarades élues du PCF à Morlaix et Plougouven

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - Valérie Scattolin, adjointe communiste à la ville de Morlaix

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - Valérie Scattolin, adjointe communiste à la ville de Morlaix

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - discours de Catherine Tréanton, adjointe aux affaires sociales à Morlaix et vice-présidente à Morlaix Communauté

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - discours de Catherine Tréanton, adjointe aux affaires sociales à Morlaix et vice-présidente à Morlaix Communauté

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Pierre-Yvon Boisnard, 29 10 2022, manif logement à Morlaix

Photo Pierre-Yvon Boisnard, 29 10 2022, manif logement à Morlaix

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - Discours de Fabris Cadou en breton et de Catherine Milin en français pour le collectif unitaire pour le logement et sa quinzaine d'organisations dont le PCF

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - Discours de Fabris Cadou en breton et de Catherine Milin en français pour le collectif unitaire pour le logement et sa quinzaine d'organisations dont le PCF

Photo Pierre-Yvon Boisnard, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo Pierre-Yvon Boisnard, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - la conseillère régionale communiste Gladys Grelaud était présente

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022 - la conseillère régionale communiste Gladys Grelaud était présente

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

Photo JL Le Calvez, manif logement à Morlaix, 29 10 2022

300 personnes se sont mobilisées ce 29 octobre à Morlaix, dont de nombreux camarades de la JC et du PCF, pour défendre le droit au logement pour tous dans les rues de Morlaix, après les manifestations du 10 septembre à Lannion et Douarnenez.

Samedi 29 octobre - 14h-16h - Manif pour le logement à Morlaix - Reportage photo
Samedi 29 octobre - 14h-16h - Manif pour le logement à Morlaix - Reportage photo

Diaporama vidéo de Pierre-Yvon Boisnard

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:48
12 novembre, 14h30, place de la Liberté à Brest, rassemblement départemental de soutien au peuple ukrainien à l'appel de 27 organisations dont le PCF Finistère

Soutien à la résistance du peuple Ukrainien

Mobilisation

à l'appel de 27 organisations Finistériennes (dont le PCF)

12 Novembre 2022 à 14h30

Brest

Place de la Liberté

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:36
Hillion: Mort de Jean-René Auffray : les algues vertes devant la justice (L'Humanité, Alexandra Chaignon, 27 octobre 2022)
Mort de Jean-René Auffray : les algues vertes devant la justice

 

Jeudi 27 Octobre 2022, L'Humanité

Pollution. Le tribunal administratif de Rennes examine ce jeudi 27 octobre l’affaire de Jean-René Auffray, joggeur mort en 2016 dans une vasière de la baie de Saint-Brieuc. Sa famille attend que des mesures à la hauteur des enjeux soient prises.

Pour Yann Auffray, sa mère et ses sœurs, c’est une « étape ». Ce jeudi 27 octobre, le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) doit se pencher sur le décès de leur défunt père et mari : le 8 septembre 2016, Jean-René Auffray, 50 ans, sportif confirmé qui faisait un jogging dans l’estuaire du Gouessant, à Hillion, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), est retrouvé mort dans une vasière.

Assez rapidement, une possible intoxication au sulfure d’hydrogène (H2S) – un gaz très toxique émanant des algues vertes (ulves) en décomposition – est suspectée. Mais l’affaire est classée sans suite.

En juin 2019, la famille décide de porter l’affaire devant les tribunaux « pour carence fautive des autorités publiques que sont la mairie d’Hillion, la communauté d’agglomération de Saint-Brieuc et la préfecture ». L’objectif : « voir reconnaître la faute commise par les autorités publiques et faire indemniser la famille pour le préjudice subi suite au décès de leur proche », précise Me François Lafforgue, l’avocat de la famille.

Un « danger qui ne se repère pas visuellement »

L’un des enjeux de cette audience portera notamment sur l’établissement ou non d’un lien entre le décès de Jean-René Auffray et les ulves. Un lien que ses proches n’avaient eux-mêmes « pas fait immédiatement ». « Mon père n’a pas été retrouvé dans un tas d’algues », admet Yann Auffray. Mais, comme le souligne Annie Le Guilloux, coprésidente de l’association Halte aux marées vertes, c’est un « danger qui ne se repère pas visuellement ».

Me Lafforgue pense d’ailleurs que ce « lien de causalité » peut être établi par le tribunal : « Du côté des adversaires, ils avancent le fait que l’autopsie a été réalisée dix-neuf jours après le décès et que, en l’absence de prise de sang immédiate, on ne peut pas avoir de certitude médicale sur l’intoxication par hydrogène. De notre côté, nous nous fondons sur un faisceau de présomptions qui permettent de faire ce lien : c’est au même endroit que des sangliers et des ragondins étaient morts en 2016. Les résultats des analyses toxicologiques laissaient peu de doutes sur l’origine de leur mort. Et deux chiens étaient déjà morts au même endroit en 2008. Les analyses menées quelques jours après le décès de Jean-René Auffray ont également révélé un taux extrêmement important de gaz, 1 000 ppm (parties par million – NDLR), une dose mortelle. Ces éléments nous permettent de dire que le gaz est susceptible d’être la cause de son décès, sachant que l’autopsie a permis d’écarter les causes de type malformation cardiaque. »

Une toxicité mise en cause depuis 2009

« Il faut que les responsabilités soient établies et reconnues, et que des mesures de fond à la hauteur des enjeux soient enfin prises afin que cesse ce fléau qui empoisonne nos côtes », attend l’association Halte aux marées vertes, qui sera présente ce jeudi au tribunal pour soutenir la famille Auffray. La toxicité des ulves en décomposition est en effet mise en cause depuis longtemps par les associations environnementales en Bretagne. « Ce n’est pas la première affaire » dans les Côtes-d’Armor, résume Annie Le Guilloux, évoquant entre autres la mort de Thierry Morfoisse, un transporteur d’algues décédé en 2009 à Binic.

« Malgré toutes les alertes lancées, notamment depuis la mort en 2011 de 36 sangliers au même endroit, jusqu’en 2016, aucune mesure n’a été prise par les autorités pour interdire l’accès de cette zone connue pour être dangereuse, où des niveaux d’hydrogène sulfuré extrêmement élevés avaient pourtant été relevés sous contrôle d’huissier », déplore la militante. À ses yeux, les mesures prises depuis dans l’estuaire du Gouessant – des pieux barrant symboliquement la zone, accompagnés de panneaux explicatifs – sont insuffisantes.

Surtout, le problème des ulves, qui contraint pourtant des collectivités à fermer des plages ponctuellement, mais à intervalles réguliers, n’est pas pris à la racine. Cette dernière est pourtant connue depuis cinquante ans : l’agriculture et les élevages intensifs bretons, qui rejettent massivement des nitrates dans les sols et les cours d’eau via les effluents (déjections animales).

Résultat, les eaux bretonnes se retrouvent saturées de nutriments dont les algues se nourrissent, notamment d’azote, directement issu des nitrates. Leur concentration dans les rivières est ainsi passée de moins de 5 mg/l dans les années 1960 à plus de 50 mg/l en moyenne dans les années 1990. Une prolifération d’algues vertes « à plus de 90 % d’origine agricole », selon un rapport de la Cour des comptes de 2021. Et si, entre 1990 et 2014, la concentration de nitrates a quasiment été réduite de moitié, selon ce même rapport, les taux stagnent, voire augmentent légèrement depuis.

L’inaction des pouvoirs publics confirmée six fois par les tribunaux

C’est le signe d’un laisser-faire, vivement dénoncé par les associations mais aussi de nombreuses institutions : « Arrivés au 7e cycle, l’inefficacité des plans d’action nitrates successifs est manifeste, comme celle de chacun des plans d’action régionaux, mais rien ne semble fait pour y remédier », assénait ainsi l’Autorité environnementale, en juillet 2021. « On en est au 3e plan algues vertes et au 7e plan d’action nitrates. Sauf qu’il n’est toujours pas question de remettre en cause l’élevage intensif. Ces plans ne comportent rien de nouveau, si ce n’est des mesurettes recyclées », renchérit Annie Le Guilloux.

Dans son combat, l’association Halte aux marées vertes précise bien qu’elle n’est pas là pour « incriminer les agriculteurs ». « Ils sont pris en otage par les lobbies agro­alimentaires, qui tiennent l’amont et l’aval. Les agriculteurs se retrouvent ubérisés : propriétaires de leur outil de production, sans en maîtriser les usages, contraints à une course permanente à l’endettement », analyse la militante. Les proches de Jean-René Auffray ne disent pas autre chose. Yann, ses sœurs et sa mère préviennent : ils ne sont pas « dans l’optique de chercher des coupables », et encore moins de « cibler » les agriculteurs. « Il faut bien comprendre que ce ne sont pas les agriculteurs qu’on attaque. Derrière ce modèle, il y a des hommes qui n’ont plus le contrôle de leur outil de production. Il y a là de la misère sociale, économique, humaine, écologique. »

Mais, malgré les drames, le déni persiste. L’« inaction fautive » a pourtant été reconnue à plusieurs reprises par les juridictions publiques. « L’absence de prise de mesures pour lutter efficacement contre la prolifération des algues vertes dans cette zone a été confirmée par la cour administrative d’appel de Nantes à cinq reprises et par le tribunal de Rennes en 2018 », rappelle ainsi Me Lafforgue. « On remet systématiquement en cause le moindre accident. On est toujours en train de cultiver le doute sur le lien entre les algues, l’hydrogène sulfuré et les accidents, regrette Annie Le Guilloux. Le 14 octobre, au conseil régional, on a encore entendu la droite dire qu’il fallait s’occuper des stations d’épuration pour diminuer le problème des algues vertes, mais toutes seraient aux normes que ça ne changerait rien au phénomène ! »

Un protocole d’intervention médicale finalement mis en place en 2022

La militante rappelle qu’il a fallu attendre 2021 pour que soient installés en Bretagne 12 capteurs mesurant les taux d’hydrogène sulfuré. Et septembre 2022 pour la mise en place d’un protocole spécifique d’intervention en cas de suspicion d’intoxication, afin d’identifier les causes d’une mort suspecte ou d’un malaise (prélèvements à faire, quand et où les envoyer).

« Mais cela ne signifie pas que la situation est sous contrôle. Ce n’est pas parce qu’il y a une surveillance qu’il faut se résigner à vivre avec les algues vertes. Il faut se donner les moyens de les combattre à la racine », insiste la coprésidente de l’association, qui ne manque pas de rappeler que « toutes les avancées obtenues dans ce dossier l’ont été grâce au combat militant ».

« Nous voulons agir et non pas réagir », confie Yann Auffray, pour qui cette procédure s’apparente à une « démarche citoyenne ». « La procédure ne fera pas revenir mon père. Mais des algues vertes, il y en aura toujours, même si on les ramasse. Nous voulons que l’État soit confronté à ses responsabilités et qu’il agisse, qu’il s’attaque aux sources du problème afin de protéger les citoyens. »

 
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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:32
Fabien Cohen au débat santé de l'espace Bretagne de débat du PCF à la fête de l'Humanité 2022 avec Hamama Bourabaa: Rendez les soins aux soignants!

Fabien Cohen au débat santé de l'espace Bretagne de débat du PCF à la fête de l'Humanité 2022 avec Hamama Bourabaa: Rendez les soins aux soignants!

Santé des peuples ou du capital : il faut choisir
Publié le  Vendredi 28 Octobre 2022

Fabien Cohen Membre du conseil national et commission santé/protection sociale du PCF

Des décennies de privatisation et financiarisation des services de santé ont provoqué une catastrophe sanitaire dont le Sars-CoV-2 n’est que le révélateur. Nous sommes loin du slogan mobilisateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lancé à la fin des années 1970,  « La santé pour tous en l’an 2000 », Les pays ont mené, à des vitesses différentes, la privatisation d’abord, puis la commercialisation et, enfin, la financiarisation des services de santé, transformant l’offre de soins en objet de spéculation boursière. Ainsi se sont développés les grands groupes pharmaceutiques (près de 1 000 milliards d’euros de chiffre d’affaires mondial), l’industrie des services de santé (hôpitaux, cliniques, soins aux personnes âgées, maisons de repos et laboratoire privés), mais aussi les fonds d’investissement et les banques, qui, par leur lobby, ont fait évoluer dans leur intérêt les législations nationales et internationales.

La santé environnementale n’est pas en reste avec l’immense pillage des ressources naturelles : la déforestation, les trafics d’animaux sauvages, l’extension d’un modèle agro-industriel destructeur de la biodiversité sur tous les continents sont reconnus, au moins depuis l’épidémie de sida des années 1980, comme vecteurs de nouvelles menaces infectieuses. Cette philosophie hégémonique du néolibéralisme a conduit au fiasco de la réponse à la pandémie Covid.

Nous étions prévenus depuis au moins quarante ans ! L’urgence est à un investissement massif des gouvernements dans la formation et le recrutement d’agents de santé du secteur public, en finir avec le « pillage » des intellectuels des pays les plus pauvres par les plus puissants. L’urgence est à la création d’une démocratie sanitaire mondialisée. À l’image de la Sécurité sociale révolutionnaire permise et préservée par la détermination des communistes, une nouvelle politique mondiale de santé est à inventer. Une politique basée sur la coopération plutôt que la concurrence, sur la satisfaction des besoins des populations plutôt que sur les profits des actionnaires. Un nouveau rôle de l’OMS est à inventer. Cela suppose notamment, sur le plan mondial, la création et le développement des systèmes de prévention, de soins et de protection sociale pour tous où les services publics ont un rôle prépondérant à jouer ; élargir le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, loin de répondre aux besoins, et aux résultats décevants, en dotant l’OMS de moyens élargis pour développer les grandes campagnes de santé publique concomitamment aux mobilisations contre les grandes épidémies ; aider à l’émergence de systèmes de santé et le développement de systèmes de protection sociale ; obtenir l’universalité du droit des femmes à disposer de leur corps.

La création d’une caisse de sécurité médicale, mais aussi d’un fonds thérapeutique international, la mise en conformité avec la convention sur la biodiversité des Nations unies de 1990 permettraient – comme les grandes puissances savent le faire pour sauver la finance – de mutualiser les moyens pour sauver des millions de vies. Il faut mettre un terme au modèle de recherche et de développement qui laisse aux sociétés pharmaceutiques la possibilité de fixer les prix grâce au système de bre­vets, qu’il faut revoir en profondeur, et immédiatement classer les molécules indispensables à la survie des populations au patrimoine de l’humanité.

Cela suppose d’investir davantage dans la recherche publique en constituant aux plans nationaux et mondial des pôles publics capables de mutualiser les moyens comme pour le développement des recherches sur les maladies rares. Nous avons besoin de traités internationaux, qui maîtrisent les échanges en faveur du développement de biens communs et mettent en place des institutions chargées de leur protection, de l’organisation des coopérations mondiales dans ces domaines. Les personnes immigrées, réfugiées ou sans papiers se voient refuser des soins de base. Il faut refuser ce monde inhumain et xénophobe.

Nous voulons une planète de la solidarité. Il ne peut y avoir de sortie de crise en santé sans mouvement social mondial ! Il faut le construire ensemble, professionnels et usagers, pour exiger que les besoins sanitaires et humains, les conditions de travail et de vie des soignant·e·s, soient placés au cœur d’un système public de santé réorganisé visant à s’opposer aux inégalités sociales en matière de santé et de soins de santé. Entre les banquiers et la santé – l’accès universel et gratuit des sociétés à la santé –, il faut choisir ! 

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:26
Victoire de Lula aux élections présidentielles du 30 octobre au Brésil - articles de Lina Sankari et de Gaël de Santis dans L'Humanité
Brésil. Lula : la vie de combats du nouveau président

Enfant pauvre du Nordeste, l’ancien ouvrier devenu président de la République a toujours suscité des envies de revanche parmi la bourgeoisie. Son destin, qui croise celui du pays, explique sa popularité et sa réélection le 30 octobre.

Publié le Lundi 31 Octobre 2022 - L'Humanité

Il y a dans son surnom toute la morgue de l’élite qui n’a jamais digéré qu’un métallurgiste se hisse à la tête du Brésil. L’« anarfa », comprendre l’anarchiste analphabète, qui se donnait déjà pour mission de rendre leur dignité aux Brésiliens, quelle que soit leur condition, a toujours fait figure d’homme à abattre.

Enfant pauvre du Nordeste, ouvrier, fondateur du Parti des travailleurs qui participe également à la création de la Centrale unique des travailleurs, Luiz Inácio Lula da Silva est l’incarnation de tout ce que la bourgeoisie abhorre. « Ma mère est née et décédée analphabète, et ma mère a dit “mon fils, la seule chose que l’homme ne peut pas perdre est le droit de marcher la tête haute et de regarder dans les yeux les gens avec qui il parle” », se souviendra-t-il plus tard.

« Quand on a connu la faim, on ne renonce jamais »

Issu d’une famille de huit enfants du côté de sa mère, il voit le jour en 1945 dans une maison de bois et d’argile. Ses chances de survie sont maigres. À cette époque, à Caetes (Pernambouc), deux enfants sur dix ne parviennent pas à leur premier anniversaire. La moitié de la fratrie est ainsi décimée mais Lula a déjà le cuir dur. Comme des milliers d’autres, les siens montent dans un pick-up chargé d’émigrants dont le seul but est de remplir l’assiette.

Au terme de treize jours de voyage, ils entament une nouvelle vie dans un bidonville de Santos, sur le littoral de l’État en plein boom industriel de São Paulo. La capitale se représente alors comme « la locomotive de la nation », qui traîne comme un boulet les États déshérités et majoritairement noirs. « J’ai connu la faim, et quand on a connu la faim, on ne renonce jamais », dira plus tard le président qui a permis au Brésil d’éradiquer le phénomène. Pour survivre, le petit gars du sertão vend des cacahuètes, du tapioca et des oranges sur les quais. Trop timide pour appâter le chaland, celui qui a l’habitude d’aller pieds nus devient cireur de chaussures.

Il rêvait pourtant d’une vie « tranquille ».

Grâce à une formation du Service national d’apprentissage industriel (Senai), Lula se forme au métier de tourneur-fraiseur. L’usine le mutile, le patronat ne se soucie guère des normes de sécurité : il perd son auriculaire gauche. « Le Senai m’a donné la citoyenneté. J’étais le fils de huit frères et j’ai été le premier à suivre une formation professionnelle, le premier à avoir une maison, une voiture ; j’ai été le premier à travailler dans une usine, le premier à participer à un syndicat et, à partir du syndicat, j’ai fondé un parti et, à travers ce parti, je suis devenu président de la République », explique celui qui aurait aimé suivre des cours d’économie. Le coup d’État militaire contre le président João Goulart, en 1964, puis la perte de sa femme et de son premier enfant, quelques années plus tard, précipitent son apprentissage politique. Il rêvait pourtant d’une vie « tranquille ».

D’usine en usine, il finit par être embauché aux industries Villares, à São Bernardo do Campo. En 1975, il prend la tête du syndicat puis dirige les grandes grèves interdites pour l’augmentation des salaires. La résistance l’amène à la conclusion qu’une nouvelle formation politique est nécessaire au combat. En 1980, le Parti des travailleurs (PT) est créé. Sa mère est terrorisée à l’idée que son militantisme le précipite derrière les barreaux. Ce sera le cas. Elle décède sans savoir que son fils est incarcéré. « Ces gens qui sont morts et qui ne peuvent pas être avec nous, maintenant, vous pouvez être sûrs qu’ils sont là-haut en train de nous observer, de rire de joie, parce que nous avons réussi à construire le rêve de quelques générations », confie-t-il une fois au pouvoir.

Depuis la chute de la dictature en 1985, Lula est de toutes les campagnes. Candidat à la présidence quatre ans plus tard, il parvient à se hisser au second tour, mais la marche reste trop haute pour pouvoir l’emporter face à Fernando Collor, le candidat des milieux d’affaires. À force de batailles, désormais largement identifié par le peuple comme l’un des siens, Lula est investi au palais du Planalto en janvier 2003. Ses programmes d’inclusion sociale dans les domaines du logement, de la santé et de l’éducation lui confèrent une popularité sans pareille dans l’histoire politique du pays qui lui permet d’enchaîner un second mandat.

Le temps de la revanche et de la victoire

Mais l’élite est revancharde et ne supporte pas de voir le peuple accéder à un nouveau statut. « Vous savez que ce que nous avons fait aujourd’hui n’est pas peu, mais vous savez que l’on peut faire mieux », dira Lula. La droite, main dans la main avec les médias et la justice, donne le coup d’arrêt des avancées sociales. Dilma Rousseff, qui lui succède à la présidence, est destituée et, en 2018, Lula est jeté en prison au terme d’un procès politique. Après 580 jours en détention, toutes les charges pour corruption sont levées. À sa sortie, il est porté par une marée humaine de couleur rouge. Après quatre années, dans un Brésil dévasté par le fascisme, la faim et le chômage, dans un paysage politique polarisé, le vieux lion livre un nouveau combat. Pour le retour de la démocratie et la réconciliation, cette fois. 76 ans, et toujours la tête haute.

Lula remporte l’élection présidentielle. Le Brésil repasse à gauche

L’ancien chef de l’État a remporté dimanche le deuxième tour de l’élection présidentielle avec 50,9 % des voix. Il empêche un second mandat pour Jair Bolsonaro, représentant de l’extrême droite. Celui-ci n’a toujours pas reconnu sa défaite.

Publié le Lundi 31 Octobre 2022 - L'Humanité

Le résultat est très serré. Lula Da Silva a été élu dimanche 30 octobre président du Brésil pour la troisième fois, avec un score de 50,90 % des suffrages. Son adversaire pour le second tour de l’élection présidentielle, le président sortant Jair Bolsonaro s’arrête à 49,10 % des voix. Lula Da Silva semble bénéficier d’un regain de la participation, qui progresse pour la première fois depuis 2010 ; l’abstention n’est que de 20,59 %.

« Une nouvelle ère de paix, d’amour et d’espérance »

Recueillie par l’AFP sur l’avenue Paulista de Sao Paulo, la réaction de Larissa Meneses à l’annonce de la victoire de Lula résume le soulagement pour la gauche, après quatre ans de pouvoir d’extrême droite : «  Je me suis sentie comme étouffée pendant quatre ans, aujourd’hui c’est le moment de rire ». Pendant quatre ans, Jair Bolsonaro a usé de son pouvoir pour réprimer les communautés indigènes, libéraliser le port d’arme à feu et gérer piteusement la crise covid.

« Nous prendrons grand soin du Brésil et du peuple brésilien. Nous vivrons dans une nouvelle ère de paix, d’amour et d’espérance », s’est félicité dimanche Lula Da Silva, qui avait présidé aux destinées du plus grand pays d’Amérique du Sud de 2003 à 2011. Il dit vouloir gouverner pour tous les Brésiliens. «  C’est la victoire d’un immense mouvement démocratique qui s’est formé au-delà des partis politiques, des intérêts personnels, des idéologies, pour que la démocratie en sorte victorieuse », a-t-il déclaré .

Le défi est grand pour l’ancien gamin du Nordeste, entré en politique par la lutte syndicale sous la dictature. Il va falloir panser les plaies d’un Brésil divisé par cinq ans de pouvoir de Jair Bolsonaro, qui ne manquera pas de contester sa légitimité. Depuis des mois, sur les boucles Whatsapp, les soutiens du président sortant ont laissé entendre que le camp de Lula, la gauche, truquerait les élections.

La satisfaction du Parti communiste

«  Le Brésil a dit non à la régression, à l’autoritarisme, à la haine et à la violence. C’était le résultat de l’espoir. La majorité de la population a clairement fait savoir qu’elle ne voulait plus vivre dans un pays divisé et sans perspectives », a réagi Luciana Santos, présidente du Parti communiste du Brésil (PCdoB). Pour la dirigeante de gauche, « le peuple a élu Lula président pour que nous puissions retrouver la paix, la dignité, la nourriture dans nos assiettes. C’est un jour de célébration de la démocratie. La raison, la vérité, l’engagement envers le peuple et envers un projet inclusif du pays ont gagné ».

Mais de peu. Avec seulement 1,8 point d’avance sur son adversaire, Lula ne se détache pas vraiment, preuve que le bolsonarisme est très implanté dans le pays. En début de soirée électorale, il était devancé de plus de 4 points par son concurrent. Le président sortant n’a d’ailleurs toujours pas reconnu sa défaite ni réagi aux résultats de l’élection. La conférence de presse prévue a été annulée par Jair Bolsonaro. Ses ministres qui souhaitaient le rencontrer ont essuyé un refus, selon le magazine Veja. Le climat de l’élection, dimanche, a été très tendu. Dans certaines zones du pays, la police a organisé des barrages, retardant l’arrivée des électeurs de gauche dans les bureaux de vote. Par ailleurs, une députée bolsonariste, Carla Zambelli, a pointé son arme vers des habitants partisans de Lula à Sao Paolo. Certains alliés ont déclaré dimanche qu’il n’y aurait pas de contestation de l’issue du scrutin. Mais ce lundi, dans au moins cinq États des manifestants et chauffeurs routiers bloquaient des axes routiers, dont celui reliant Rio De Janeiro à Sao Paulo.

Lors de son discours, dimanche, Lula Da Silva a déclaré : « il n’y a pas deux Brésil ». Alors qu’en 2002, la gauche triomphait dans tous les États fédérés, la carte électorale est cette année beaucoup plus nuancée. Lula l’emporte dans les États du Nordeste, Bolsonaro reste majoritaire dans ceux du Sud.

Des marges réduites

Pour l’emporter, l’ancien et futur chef d’État a pu compter sur la popularité de ses programmes sociaux du passé, tel « faim zéro » qui a sorti des dizaines de millions de foyers de la pauvreté, mais jouant sur la nostalgie dans la campagne, il a peiné à se renouveler. Surtout, aura-t-il les moyens de l’innovation politique ? La croissance économique est faible, rendant plus difficile une politique de redistribution, d’autant plus qu’il va devoir composer au Parlement avec ses alliés de droite. Ainsi, son vice-président sera Geraldo Alckmin, un centriste néolibéral qu’il avait battu lors de la présidentielle de 2006 et qu’il a choisi pour rassurer les milieux d’affaires.

« Un temps d’espoir »

Sur le plan international, la victoire du camp du progrès au Brésil, est une avancée. Alors que Jair Bolsonaro ne s’inscrivait pas dans la lutte contre le changement climatique et a œuvré à la déforestation de l’Amazonie, Lula donne un ton vert à son engagement et a promis, dimanche, que le Brésil est «  prêt à reprendre son rôle de leader dans la lutte contre la crise climatique, en protégeant tous nos biomes (milieux écologiques, NDLR), notamment la forêt amazonienne ». « Félicitations Lula pour ta victoire dans ces élections à travers lesquelles le Brésil a décidé de faire le pari du progrès et de l'espoir. Travaillons ensemble pour la justice sociale, l'égalité et contre le changement climatique », a salué Pedro Sanchez, le premier ministre socialiste espagnol. La victoire du fondateur du Parti des travailleurs relancera également la coopération entre États sud-américains, où la gauche est au pouvoir au Mexique, au Venezuela, en Colombie, en Bolivie, à Cuba, au Chili et en Argentine. «  Ta victoire ouvre une nouvelle ère dans l’histoire de l’Amérique latine. Un temps d’espoir et un avenir qui commence aujourd’hui », a salué Alberto Fernandez, président argentin.

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:19
Fabien Roussel: Avec les ZFE, « les classes populaires vont être stigmatisées » (Emilio Meslet, L'Humanité, Jeudi 27 octobre 2022)
Avec les ZFE, « les classes populaires vont être stigmatisées »

Écologie Pour le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, le gouvernement s’apprête à lancer une « bombe sociale » en instaurant des zones à faibles émissions sans mesures d’accompagnement des plus modestes.

Publié le Jeudi 27 Octobre 2022 - L'Humanité
 

Trois lettres qu’il va falloir retenir, un acronyme qui va animer le débat public ces prochains mois : ZFE. Pour zone à faibles émissions. D’ici le deuxième semestre de 2024, 43 métropoles de plus de 150 000 habitants seront des ZFE, soit des zones dans lesquelles il sera interdit de circuler avec des véhicules jugés trop polluants (classés Crit’air 3 à 5), sous peine d’amende. Une mesure injuste pour le communiste Fabien Roussel puisqu’elle frappera d’abord les plus modestes. Car ces derniers vivent souvent plus loin des centres urbains, ne disposent pas forcément de transports publics, ni de moyens pour acheter un véhicule plus vert.

Le gouvernement a annoncé que les automobilistes au volant de véhicules trop polluants circulant dans une ZFE se verraient infliger une amende de catégorie 3 (68 euros). Qu’en pensez-vous ?

Il est urgent de prendre des mesures pour lutter contre la pollution qui provoque 40 000 décès par an. Mais s’il n’y a pas de mesures d’accompagnement de ces ZFE, c’est une véritable bombe sociale que le gouvernement s’apprête à lancer. Au total, 14 millions d’automobilistes sont concernés par cette interdiction de circuler. Autant de personnes qui vont devoir changer de véhicule dans les dix-huit mois, faute de quoi elles seront pénalisées ou interdites de se déplacer. C’est pourquoi nous proposons une prime de 10 000 euros pour l’achat de véhicules d’occasion de Crit’air 1 et 2. Parmi ceux-là, il n’y a pas que des véhicules électriques, mais c’est indispensable, sinon les classes populaire et moyenne vont être stigmatisées. Tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter une voiture électrique à 35 000 euros. Et la prime de 7 000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf n’est pas suffisante quand on voit les salaires extrêmement faibles de ces salariés.

Remettez-vous en cause le principe des ZFE ?

Mettre en place des ZFE est une bonne idée pour se fixer des objectifs concrets dans les métropoles. Elles sont nécessaires. Il faut mettre en place des plans climat qui doivent s’accompagner d’investissements importants pour que cela ne pénalise pas les citoyens. Ils doivent leur permettre de vivre mieux. Ces ZFE devraient avoir pour priorité de rénover la totalité des logements collectifs, les bâtiments publics d’ici trois ans, avec les moyens financiers de l’État et les crédits à taux zéro de la Banque centrale européenne. Mais il existe un autre levier : le développement des transports collectifs, en allant vers leur gratuité. Deux exemples. Le premier avec l’agglomération de la Porte du Hainaut, où je suis élu, qui met en place un plan climat. En même temps, la SNCF supprime des TER entre Saint-Amand et Lille aux heures de pointe. Ce qui va obliger les salariés et les étudiants à prendre un véhicule pour y aller. Il faut faire l’inverse. C’est pourquoi je soutiens un véritable plan Marshall pour les transports collectifs (métro, tramway, bus propres). Autre illustration à Aubagne, l’une des premières villes à avoir mis en place la gratuité des transports publics. La fréquentation a triplé. Aujourd’hui, comme la communauté d’agglomération d’Aubagne est intégrée à la métropole Aix-Marseille dirigée par la droite, il lui est demandé de s’aligner sur les tarifs de la métropole et de rendre les transports payants. Je suis un militant écologiste qui veut favoriser les transports en mode doux sans taper sur les automobilistes, mais en leur proposant des alternatives.

Que proposez-vous à long terme pour revoir les mobilités et les usages individuels, quand 31 % des émissions de gaz à effet de serre viennent des transports ?

On a métropolisé la France en même temps qu’on l’a désindustrialisée, en mettant les services en ville. Il faut faire marche arrière et développer du travail et des services publics dans les zones rurales, pour éviter que des millions de concitoyens soient contraints d’aller chercher du travail loin de chez eux et de prendre la voiture. Pour cela, il faut un plan d’aménagement du territoire sur quinze ans.

Pensez-vous que ce puisse être le déclencheur d’un large mouvement de colère populaire comme les gilets jaunes ?

J’ai le souvenir qu’en novembre 2018, l’instauration de la taxe carbone sur l’essence avait déclenché ce grand mouvement des gilets jaunes. Je crains que ces ZFE ne fassent exploser les gens de colère quand ils se rendront compte de ce qu’elles impliquent. Aujourd’hui, ce n’est pas assez connu. S’il le faut, nous nous mobiliserons contre cette forme d’écologie punitive et pour la mise en place de mesures d’accompagnement.

 
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