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Réunis en conseil national, les communistes appellent les citoyennes et les citoyens, les forces syndicales et associatives, et toutes les forces de gauche à investir pleinement la Fête de l’Humanité qui se déroulera les 15, 16 et 17 septembre prochains.
Elle sera l’occasion de partager un grand moment festif et culturel, de soutenir et de développer le journal l’Humanité et de participer à des centaines de débats pour contribuer à construire l’alternative aux politiques capitalistes en France, en Europe et dans le monde.
Agir pour la paix et la solidarité
Les communistes appellent à faire du mercredi 21 septembre une grande journée de mobilisation pour la paix, l’arrêt de la militarisation et la fin des conflits armés, partout dans le monde.
Alors que les morts se comptent par centaines de milliers, la France doit prendre l’initiative d’un plan de paix entre l’Ukraine et la Russie, comme l’a proposé Fabien Roussel au Président de la République. La France, en toute indépendance de la politique des États-Unis et de l'Otan, a les moyens de faire entendre sa voix et de mener une action diplomatique en faveur de la sécurité collective et de la paix. Elle doit également changer profondément sa relation avec les pays et les peuples d’Afrique. Elle doit enfin porter l’ambition d’une solidarité européenne pour l’accueil des migrants, la construction de voies légales et sécurisées et développer la solidarité avec les peuples en lutte partout sur la planète. Notre campagne de solidarité avec le peuple cubain sera lancée à la fête de l’Humanité.
Développer les mobilisations
La rentrée est marquée par des hausses de prix qui étranglent les familles, les difficultés de logement, la casse des services publics d’éducation et de santé et par le réchauffement climatique. Dans ce contexte, l’heure n’est pas à alimenter la guerre, ni à entrer dans une économie de guerre, mais à répondre aux besoins sociaux et écologiques du pays !
Le PCF est pleinement mobilisé contre la politique du Président de la République et du gouvernement qui poursuivent leur offensive au service exclusif du capital avec la complicité des forces de droite et d’extrême droite. L’heure est à mettre en échec le plan d’austérité de 15 milliards d’euros annoncé par le gouvernement, à se mobiliser contre le projet de loi dit pour le « plein emploi » qui précarise les travailleurs par une politique capitaliste court-termiste et les projets de budget de la Sécurité sociale et de l’État. L'heure est au contraire à exiger un tournant majeur : donner la priorité à la formation et au développement de l'emploi, avec de bons revenus et salaires. C'est de la responsabilité des entreprises et des banques, ainsi que du pouvoir politique. Et si Emmanuel Macron veut organiser un referendum, les Français attendent toujours qu’il les consulte sur le report de l’âge légal de la retraite à 64 ans !
Aux côtés du collectif « Avortement en Europe, les femmes décident », nous appelons à manifester le 28 septembre, partout en France, pour défendre le droit à l'avortement qui reste menacé en France, notamment dans la difficulté d’accès à ce droit par la fermeture de centres IVG.
Les communistes appellent à la mobilisation la plus grande pour la réussite de la journée européenne de grève et de manifestations organisée par l’intersyndicale, le 13 octobre prochain. Elle sera l’occasion de se mobiliser tous et toutes ensemble, aux côtés des syndicats, pour gagner contre l’austérité. Elle permettra également de soutenir les milliers de militants et militantes syndicaux criminalisés par le pouvoir et de défendre les libertés syndicales et les libertés publiques.
Dès à présent, nous allons à la rencontre de nos concitoyens partout dans le pays, avec un tract imprimé à un million d’exemplaires pour présenter nos propositions pour la paix, une autre Europe et un autre ordre du monde et pour le climat, pour la baisse des prix alimentaires et des prix de l’énergie, pour l’augmentation des salaires, l’égalité professionnelle femmes-hommes, le développement de l’emploi et de la formation, pour de nouveaux pouvoirs des travailleurs et des citoyens sur les entreprises et les banques, le renforcement des services publics, la jeunesse, la construction d’une République sociale et démocratique. Le plan climat du PCF sera présenté le 6 novembre prochain, à notre siège national.
Aux côtés de notre secrétaire national qui poursuit son tour de France, nous organiserons dans les semaines qui viennent de 1 000 points de rencontre et réunions publiques partout dans le pays pour résister et construire l’alternative ! Ces rencontres seront aussi l’occasion de nous mobiliser pour une toute autre construction européenne, à quelques mois des élections et d’amplifier le mouvement d’adhésion à notre parti pour permettre à tous nos concitoyennes et concitoyens de nous rejoindre dans l’action. Les communistes organiseront, les 30 septembre et 1er octobre, un week-end national d’action contre l’inflation, lors duquel nous porterons nos propositions et l’appel à manifestation du 13 octobre.
Renforcer la République partout
La mort du jeune Nahel, les morts et mutilations d’autres jeunes en France, ont provoqué une immense émotion et ont mis à nouveau en lumière la violence des rapports entre une partie de la police et des jeunes de notre pays. Et les violences qui ont suivi ont montré que la colère provoquée par cette situation manque cruellement de débouchés politiques et pouvait être détournée au profit d’actes destructeurs à l’encontre de personnes, d’institutions, de biens. Toutes ces violences n’ont pas leur place en République.
L’heure est à renforcer la République partout, avec des services publics pour tous et toutes. Le PCF a mis en débat un plan pour la réconciliation nationale par l’égalité républicaine, publié début juillet et dont la construction se poursuivra lors des journées pour l’égalité républicaine que nous organisons les 19 et 20 septembre prochains. Nous prolongerons ces journées par des initiatives locales, dans le cadre des mille rencontres que nous organisons pour mettre en débat notre plan et construire les solutions avec les premiers concernés.
Au plan national, nous appelons à un Grenelle pour l’égalité des territoires et contre toutes les discriminations, rassemblant tous les acteurs et actrices des communes et quartiers concernés, pour qu’enfin une politique à la hauteur des enjeux soit décidée et mise en œuvre avec eux.
Les élections sénatoriales du 24 septembre prochain seront l’occasion de faire entendre cette exigence d’égalité territoriale. Les communistes appellent les grands électeurs·trices à renforcer le groupe CRCE au Sénat, par l’élection du plus grand nombre possible de sénateurs et sénatrices communistes.
Engager la campagne européenne
Les élections européennes du 9 juin 2024 seront très importantes pour notre parti, le seul parti de gauche à s’être opposé avec constance aux traités néolibéraux européens.
Ni sortie de l’actuelle Union européenne ou de l’euro, ni soumission au projet capitaliste, le PCF propose une refondation complète de l’Union européenne, en rupture avec les traités existants et résolument opposée à la course aux armements.
Face à l’austérité que l’Union européenne veut imposer aux peuples à marche forcée, nous voulons faire entendre la voix de femmes et d’hommes portant l’ambition d’une France libre, indépendante et porteuse d’exigences de progrès social, écologique et démocratique. C’est sur cette base que pourront se nouer des coopérations fructueuses avec d’autres peuples et États de l’UE qui partagent les mêmes objectifs.
Le 14 octobre prochain, lors de notre conférence européenne, nous rendrons publics, avec Léon Deffontaines, nos objectifs et notre stratégie pour ces élections et nous lancerons la construction de notre programme et d’une liste ouverte, large, celle d’une gauche populaire, sociale et républicaine, avec toutes les forces et personnalités qui partagent notre ambition pour bousculer le débat européen que Renaissance et le Rassemblement national voudrait imposer entre néolibéralisme et xénophobie.
Toutes et tous ensemble, construisons de nouveaux Jours heureux en France et en Europe !
Paris, le 9 septembre 2023
Le conseil national du
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Le 15e sommet des BRICS qui s’est réuni à Johannesburg du 22 au 24 août fut un évènement de portée mondiale, bien davantage que les précédents. Non seulement parce qu’il bénéficia d’une large couverture médiatique, mais surtout parce que la phase de recomposition des rapports de domination mondiaux fait des BRICS la caisse de résonnance de la contestation de l’ordre du monde libéral issu des accords de Bretton Woods et de l’hégémonie unilatérale du dollar. Il manifeste une nouvelle donne internationale qui se cherche.
La part des BRICS dans le PIB mondial, calculée en parité de pouvoir d’achat, dépasse désormais celle du G7 (32 % contre 30 %). Cela cache cependant d’importantes disparités : la Chine en compte à elle seule 17,6 % et le second, l’Inde, est loin derrière avec 7 %. Signe de cette force d’attraction, 71 pays y ont participé au total, comme observateurs ou comme membres.
Les BRICS se sont formés dans les remous de la crise systémique du capitalisme de 2008. Ils ont en grande partie échappé à la vision du monde occidentale. Il est d’ailleurs révélateur qu’Emmanuel Macron, dans son discours au corps diplomatique le 29 août, ne les évoque qu’au détour d’une phrase au bout d’une heure de discours. Les BRICS offrent un cadre d’échange souple à ses membres, autour de sommets annuels des chefs d’État et de réunions au niveau ministériel. Ils ont également créé un cadre de coopération financière, qui reste cependant dépourvu de structure permanente. La seule institution commune est la Nouvelle Banque de développement, créée en 2014, siégeant à Shanghai et aujourd’hui présidée par Dilma Rousseff. Elle est ouverte aux demandes d’investissement des pays en développement. Le renforcement des BRICS n’est pas linéaire. Les évolutions à droite du Brésil et de l’Inde ainsi que les différences de positionnement de ses membres dans la rivalité entre la Chine et les États-Unis l’ont ralenti. La relance des BRICS est alimentée par la conjonction de trois évènements : la pandémie mondiale (souvenons-nous du refus des puissances occidentales de lever les brevets sur les vaccins !), le retour de Lula au pouvoir, puis la guerre en Ukraine. La politique occidentale est épinglée pour son « deux poids, deux mesures », alors qu’elle a manifesté un désintérêt total pour les guerres meurtrières qui ont ensanglanté le Yémen, que l’ONU qualifie de « crise humanitaire du siècle », et l’Ethiopie.
Le sommet de Johannesburg a entériné un élargissement significatif des BRICS, à six nouveaux pays : Iran, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Égypte, Éthiopie et Argentine. Deux grands États pétroliers y entrent, sur fond de rapprochement spectaculaire entre l’Arabie Saoudite et l’Iran sous l’égide de la Chine, ce qui change la donne au Moyen-Orient. Les BRICS élargis représenteront, à compter du 1er janvier 2024, 46 % de la population et 36 % du PIB mondial (dont 70 % par la Chine). Par ailleurs, l’adhésion de l’Arabie Saoudite et des Émirats permettra sans doute de renflouer la banque des BRICS. Cependant, le sommet a buté sur la question du renforcement de la coopération monétaire. La perspective de se dégager du dollar en utilisant les monnaies nationales devrait à terme déboucher sur une monnaie commune d’échange. Les banques centrales doivent préparer un rapport sur le sujet d’ici le prochain sommet.
Quelle analyse peut-on porter sur cette dynamique ? Incontestablement, les BRICS élargis représentent de nouvelles coopérations qui se cherchent en s’autonomisant des institutions de Bretton Woods et de certaines évolutions de la mondialisation capitaliste, qui a perdu sa dynamique, et à laquelle les États-Unis et les États du G7 veulent donner un aspect politique de plus en plus affirmé. C’est la « mondialisation entre amis » chère à la secrétaire au Trésor des États-Unis Janet Yellen. Dire cela ne revient pas à porter au pinacle un certain nombre d’États des BRICS dont les gouvernements ne sont ni démocratiques, ni anticapitalistes et encore moins des « modèles » de quoi que ce soit. Mais les BRICS, dans leur dynamique d’ensemble, manifestent un monde non occidental, ce qui ne signifie pas nécessairement « anti-occidental », souhaitant agir en faveur de relations internationales « plus équilibrées », comme l’analyse le président sud-africain Cyril Ramaphosa.
Cependant, les contradictions internes sont nombreuses. La recomposition de l’ordre du monde et l’affirmation de nouvelles puissances génèrent des tensions fortes entre membres des BRICS, entre la Chine et l’Inde par exemple. Le positionnement des différents États dans cette recomposition mondiale n’est d’ailleurs pas le même. Autant pour l’Afrique du Sud ou le Brésil il s’agit de ne pas se laisser entraîner dans une compétition entre puissances mondiales, autant le gouvernement russe théorise un affrontement de longue durée avec l’Occident « et ses valeurs », sur une base par ailleurs réactionnaire. Nous verrons comment ces contradictions seront gérées lors du prochain sommet, en 2024, qui est annoncé à Kazan, en Russie. Les BRICS ne sont donc ni une alliance, ni un bloc mais un regroupement de pays dont les diplomaties sont souvent multi-vectorielles.
Par ailleurs, le G7, sous hégémonie étatsunienne, garde une cohérence et une force de frappe qui demeure plus forte que celle des BRICS. La dédollarisation est un processus long. L’hégémonie du dollar est contestée, affaiblie, mais elle n’est pas encore renversée. Le dollar reste dominant, en représentant la moitié du commerce mondial, 90 % des transactions quotidiennes sur le marché des changes et 60 % des réserves de change mondiales. Le renminbi a certes progressé depuis 20 ans, mais il ne représente pour l’instant que 7 % des transactions sur le marché des changes.
Il n’en demeure pas moins que le sommet des BRICS manifeste une aspiration à construire autre chose, un monde plus équilibré dans lequel le dollar et les États-Unis ne font plus la pluie et le beau temps. Notons d’ailleurs qu’à la différence de Washington, relativement prudent dans ses réactions, Emmanuel Macron a eu une réaction très vive, défensive, fustigeant les « velléités d’ordre alternatif ».
Tous ces éléments amènent à renforcer l’exigence de construction d’un autre ordre du monde, de peuples souverains et associés, fondé sur la paix et la coopération. Les propositions du PCF sur la paix, formulées par Fabien Roussel dans sa tribune dans le Monde du 17 juillet, ou de constitution d’une monnaie commune mondiale, sur des bases non pas de compétition mais de coopération, en utilisant les droits de tirage du FMI et plus largement de réforme du FMI et de l’ONU, sont une base d’initiatives politiques.
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Déjà 33 adhésions au PCF dans le Finistère en 2023. En route vers les 50 nouveaux communistes finisteriens à la fin de l'année 2023 !!!
+ 12 arrivées de camarades d'autres fédérations du Parti communiste (pour 7 départs dans d'autres départements).
Merci et félicitations à tous nos nouveaux adhérents du PCF Finistère!
Notre fédération compte désormais 872 adhérents.
Mari Chi Weu - Dix Fois nous vaincrons
de Stéphane Goxe et Christophe Coello, 2001 . Production : L' Art ou Cochon - Les Films Buenaventura
En pleine résurgence des mouvements indigènes dans cette Amérique dite «latine », les Indiens Mapuches du Chili se lèvent encore pour réclamer la reconnaissance de leurs droits et pour récupérer une partie de leur territoire ancestral.
Dépossédés de leurs terres au moyen de la violence par l'État chilien, victimes d'une forte discrimination sociale et raciale, les Mapuche mènent aujourd'hui un combat direct et frontal contre les multinationales du bois, propriétaires dans le Sud du pays d'immenses territoires revendiqués par les indigènes.
Tourné au cœur des communautés en conflit, ce documentaire témoigne de la lutte d'un peuple directement menacé dans son existence par une logique économique encourageant le pillage des ressources naturelles et indifférentes aux réalités humaines.
Las piedras no se mueven solas - Seules, les pierres ne bougent pas
d’Emanuela Nelli, d'après une idée de Mauricio Araya, 2009.
Distribution : Le Monde Diplomatique (Chili); Archives du Musée de la Mémoire, Santiago du Chili
Depuis les collines de Playa Ancha (Valparaiso), des hommes et femmes nous racontent l'histoire de leur lutte frontale contre la dictature dans les années 80 jusqu’au plébiscite de 1988. Des ouvriers, des étudiants, des femmes ont vécu une jeunesse de résistance, entre rêves de liberté et répression militaire. Ils nous disent l'histoire d'une génération : mémoire vive d’une lutte toujours d’actualité.
Film Ultimo Round
d’Emanuela Nelli, 2019
Que du vivant, matière brute, poétique, enthousiasme généreux, croisement de voix, images, situations.
Une aventure entre 2005 et 2011: Valparaiso (Chili), Wallmapu (Terre Mapuche), dictature, répression, lutte, parole, danse, musique, dessin. Cependant que le groupe 'Ultimo Round' interrogeant l'amnésie chilienne, s'emploie à faire résonner les conditions contemporaines de la résistance, 'Film Ultimo Round' retrace dans la durée cette longue quête formelle au sein de laquelle, en tant qu'objet filmique, il tente lui aussi d'exister.
Avec entre autres: Monique Markowicz, Carmen Castillo, John Berger, Elicura Chihuailaf, David Aniñir.
Somos Caos - Nous sommes le chaos
de Pilù , 2020
Un ensemble de 5 documents audiovisuels réalisés à partir de mots, d’images et de sons enregistrés entre février et mars 2020 à Valparaíso et La Cruz (Chili) pendant la période de révolte sociale chilienne débutée le 18 octobre 2019
Diverses personnes nous parlent de la manipulation des médias de communication, des abus des institutions politiques et économiques, les violations des droits de l’homme et de la nature, les conditions des droits des genres et des formes d'organisation et de résistance. Seraient-elles des problématiques si lointaines?
Merci à Ouest-France qui le 1er septembre 2023 nous rappelle les actions héroïques des habitants de ce village magnifique des Mont d'Arrée, Tredudon-le-Moine, en Berrien, non loin de La Feuillée, village de la montagne rouge, premier village résistant de France.
Dès le 16 juin 1940, ces villageois solidaires organisent la résistance avec l'organisation clandestine (interdite) du parti communiste français.