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13 septembre 2024 5 13 /09 /septembre /2024 14:57

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13 septembre 2024 5 13 /09 /septembre /2024 14:52

 

 

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13 septembre 2024 5 13 /09 /septembre /2024 14:43

 

Les finances publiques sont une sorte de portefeuille qui regroupe les recettes et les dépenses des institutions publiques : État, collectivités locales, protection sociale, organismes publics.

Leur rôle est d’anticiper la situation économique en élaborant un budget selon des priorités politiques. La politique budgétaire dispose de deux outils principaux pour orienter la politique économique : la modulation des recettes et la modulation des dépenses. Se construit ainsi un budget pour agir sur la conjoncture à partir de mesures et de dispositifs interagissant sur les ressources et les actions publiques. Parmi ces moyens est la fiscalité et un gros morceau parmi elle, la fiscalité des entreprises.

Changer en profondeur la fiscalité des entreprises suppose d’avoir un aperçu dans de son évolution. Entre 1985, le tournant de la rigueur, et en 2024 le taux de l’IS a été ramené de 50 % à 25 %, la taxe professionnelle a été supprimée, remplacée par la contribution territoriale des entreprises à partir de 2010, elle-même mise en cause par Macron voulant en supprimer un pan entier, celui qui rapporte le plus la CVAE1.

Par ailleurs, l’IFA (impôt forfaitaire annuel), payé par toutes les entreprises y compris celles non bénéficiaires, a aussi été supprimé.

Voilà comment les entreprises ont été peu à peu dégagées de leur obligation contributive. Un cadeau qui s’élève sur 40 ans à un montant cumulé qu’on peut estimer à 500 milliards d’€. Pas besoin d’ajouter que la politique de contrôle de ces dernières années s’est allégée à un rythme identique à celui de la baisse de leur contribution pour en arriver aujourd’hui à une politique du contrôle fiscal réduite à peau de chagrin.

Mais l’aspect fiscal n’est pas tout ! S’y ajoute un ensemble d’aides, d’allégements de cotisations sociales sur les bas salaires dont le célèbre CICE (20 milliards d’€) et de dégrèvements qui représentent un total de 200 milliards d’€ distribués sans contrôle et sans contrepartie.

Et dire qu’on ose après cela nous servir d’incessants discours culpabilisateurs sur le montant du déficit public et sur l’insoutenabilité de la dette ! Le temps est venu de changer de cap en matière de politique et de financements publics. Il faut pour cela se doter de moyens d’intervention capables de matérialiser ce changement. Cela passe, entre-autres, par une nouvelle fiscalité des entreprises, lieu ô combien stratégique, vu que c’est là que se crée l’essentiel de la richesse. Cette réforme s’incarnerait dans la mise en place d’un nouvel impôt sur les sociétés : progressif pour tenir compte de la taille des entreprises, modulé pour inciter à l’utilisation de leurs bénéfices pour des investissements développant l’emploi, la formation, les salaires et respectant l’environnement, universel car y soumettant l’ensemble de leurs opérations et activités de production et financières. S’ajouterait un impôt local sur leur capital immobilier assorti d’une contribution sur leurs actifs financiers. Des droits nouveaux des salariés leur permettraient de saisir l’administration fiscale et d’en demander l’intervention. L’IFA serait rétabli.

Il s’agit de commencer à réorienter la gestion de l’argent des entreprises, de sa création jusqu’à son utilisation. Au lieu de servir toujours plus le capital, leur gestion doit être tournée vers l’efficacité sociale et environnementale et ainsi générer de nouvelles recettes pour les budgets publics et sociaux. C’est le chemin d’un renouvellement des politiques publiques visant la satisfaction des besoins humains et écologiques (services publics) et non à rationner la dépense, ce qui ruine tout espoir d’émancipation réelle de l’humanité.

Jean-Marc Durand

membre du Conseil national

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10 septembre 2024 2 10 /09 /septembre /2024 15:21
 le stand Restaurant-Bar du PCF Finistère vous accueillent à la Fête de l'Humanité - 13, 14, 15 septembre 2024 -

Rejoignez le stand de la fédération du Parti communiste du Finistère à la fête de l'Humanité.

Avenue Elsa Triolet, à l'angle de la place du colonel Fabien et de l'avenue Gisèle Halimi.

Fête de l'humanité 2024 à la base 217 du Plessis-Pâté/ Bretigny-sur-Orge (Essonne)- du 13 au 15 septembre 2024
 
C’est une fête culturelle, politique et populaire, la plus importante de France (400 000 participants sur les 3 jours).
Une entrée à 40 € pour 3 jours, plus de 50 concerts, 120 débats, disponible auprès de la section du PCF Morlaix
 
Comme chaque année la fédération PCF du Finistère aura un stand Restaurant et Bar avec 55 bénévoles environ avenue Elsa Triolet de la fête de l’Humanité (Produits régionaux : huître, saucisses de molène-pommes de terre grenailles, calamars à l’armoricaine-riz, kouign bigouden, fars bigoudens, vins bretons du pays nantais, whisky breton, lambig, karambig, bières artisanales finistériennes).
 
Notre responsable de stand et chef de cuisine est Ronan Tanguy.
Notre responsable bénévoles est Claude Bellec.
 
Les bénévoles cette année 2024 seront Anne-Marie de Brest, Cyrille de Brest, Patrick de Plouigneau, Claude de Brest, Roger B. de Brest, Cécile de Guimaec, Joachim et Cassandre de Paris,  Jeannine Daniel de Scaër, Nathalie, Ismaël de Morlaix, Aloys, Nina et Julia, de Morlaix, Claire et Eol de Morlaix, Gilles du Relecq-Kerhuon, Floriane du Relecq Kerhuon, Floriane de Brest, Catherine de Rosnoen, Christian de Landerneau, Jacky du Relec-Kerhuon, Marie-France de Concarneau, Gladys de Landerneau, Roger H. de Brest, Denis de Quimperlé, Christophe, Jeremy de Guimaëc, Enora de Bordeaux, Damien, Laurent et Valérie  de la région de Toulouse, Eric de Quimper, Jean-Philippe de Lanmeur, Serge de Plouégat-Guerand, Valérie du Relecq-Kerhuon, Colette de Scaër, Patricia, Lou, Natacha et Pierre, Michel de Brest, Lionel de Douarnenez, Michel de Plouigneau, Larry du Relecq-Kerhuon, Erwan de Brest, Daniel de Quimper, Pascal du Relecq Kerhuon, Ronan et Alain du Relecq-Kerhuon, Michel de Lanmeur, Fabien de Quimper.
 
 
Au cœur de la rentrée sociale et politique, dans une actualité plus brûlante que jamais pour la gauche et le nouveau front populaire, mais aussi pour la Paix dans le monde, la fête de l'Humanité et le journal l'Humanité étant depuis toujours tournés du côté de la solidarité internationale.
 
 
Cette année encore, le programme de la fête de l'Humanité sera d'une immense richesse au niveau politique, culturel, musical (Tiken Jah Fakoly, Tinariwen, Angélique Kidjo, Shaka Ponk, les finistériens du groupe Gwendoline, produits par Wart, Jain, La Rumeur, Louise Attaque, Rodolphe Burger et Sofiane Saidi, que fait tourner le label morlaisien Wart, Pomme, Mc Solaar, La rumeur, Zélie, etc).
 le stand Restaurant-Bar du PCF Finistère vous accueillent à la Fête de l'Humanité - 13, 14, 15 septembre 2024 -
 le stand Restaurant-Bar du PCF Finistère vous accueillent à la Fête de l'Humanité - 13, 14, 15 septembre 2024 -
 le stand Restaurant-Bar du PCF Finistère vous accueillent à la Fête de l'Humanité - 13, 14, 15 septembre 2024 -
 le stand Restaurant-Bar du PCF Finistère vous accueillent à la Fête de l'Humanité - 13, 14, 15 septembre 2024 -
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10 septembre 2024 2 10 /09 /septembre /2024 15:19
Fête de l'Humanité, espace PCF Bretagne: Et si les médecins cubains étaient la solution? avec André Chassaigne et Gaël Roblin, débat de l'atelier citoyen santé du PCF
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10 septembre 2024 2 10 /09 /septembre /2024 15:17
Fête de l'Humanité : débat de l'espace Bretagne du PCF: Samedi 14 septembre à 15h30: Jean-Luc Malestras, Thierry Bodin, Gaël Roblin - La force du travail collectif pour l'émergence d'alternatives
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10 septembre 2024 2 10 /09 /septembre /2024 14:13
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9 septembre 2024 1 09 /09 /septembre /2024 05:30
Un bilan personnel de l'université d'été du PCF - par Enzo de Gregorio

Université d’été 2024 du Parti communiste à Montpellier:

Une nouvelle fois, les Universités d’été de notre parti ont été un week-end politique fort en apprentissage. Au cours du week-end, nous avons eu l’occasion d’échanger sur le travail de nos parlementaires à l’Assemblée comme au Sénat et les moyens d’articuler cela avec le parti, ses directions locales comme nationale mais également avec les adhérents afin que nous puissions mieux comprendre les raisons de certains votes de nos groupes politiques. Cet échange avec Cécile Cukierman et Yannick Monnet nous a également permis de revenir sur les élections législatives de juillet dernier et des élections sénatoriales de 2023 qui ont profondément bouleversé nos groupes.

Un second atelier m’a également permis de m’interroger sur nos manières de militer et le travail militant que nous devons créer et/ou améliorer, lorsque Léon Deffontaines nous a fait le bilan des deux dernières élections qui ont animé la vie politique de notre pays. Ainsi, si une nouvelle fois, celle-ci ne nous ont pas permis de faire entrer de nouveau des parlementaires européens communistes à Bruxelles, la seule ligne politique de notre parti ne saurait pas expliquer cet échec. Ainsi, il parait primordial de revoir certains gestes organisationnels de notre organisation politique afin de la rendre plus efficiente dans les années futures. Qu’ils concernent les liens entre la direction nationale et les fédérations, le fonctionnement de nos fédérations et de nos sections mais également nos objectifs en termes de militantisme et de renforcement du parti. Sans oublier les objectifs de vie financière au sein de chaque échelon du PCF afin de pouvoir continuer de financer l’action militante nécessaire au déploiement de nos idées dans l’ensemble du territoire.

Les Universités d’été ayant lieux à Montpellier, il n’était pas envisageable de ne pas parler des transports dans cette métropole où les transports en commun sont gratuits pour les habitants. Une mesure qui chaque année comporte un coût de 30 millions d’euros pour la métropole, un coût couvert par une augmentation du versement de mobilité. Bien entendu, le modèle économique montpelliérain ne saurait être celui idéal dans l’ensemble des collectivités de France mais à la vue de la taille de celle-ci et des infrastructures existantes et en cours de création comme une 3e ligne de tram, il peut-être de bon de s’en inspirer dans certains cas. Par ailleurs, cet atelier nous a permis de discuter avec Jean-Luc Gibelin, Vice-président transport à la région Occitanie, elle aussi très encline sur la question de la gratuité des transports notamment en faveurs de la jeunesse et des utilisateurs quotidien des transports en commun.

Par ailleurs, ce week-end a également permis d’échanger sur la situation politique globale de notre pays avec des militants de nombreuses fédérations présentes et de pouvoir débattre des gestes organisationnels à mener dans les prochains mois afin de faire porter nos idées qui face à des réalités politique différentes sont parfois plus compliquées à mettre en place dans certains départements que dans d’autres.

Ainsi, ce week-end, intense, fatigant répond comme chaque année à ces objectifs en termes de renforcement des contacts inter fédérations, de formation continue et de débat nécessaire afin de faire vivre nos idées et nos convictions dans une situation incertaines.

Enzo de Gregorio

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8 septembre 2024 7 08 /09 /septembre /2024 12:17
Hommage du PCF à Jean Dréan, notre camarade, aux obèques de Jean le 6 septembre 2024

Aux obsèques de Jean Dréan ce 6 septembre, nous avons lu cet hommage après l'intervention d'Hélène Fosset Dréan la fille de Jean et avant celle, très émouvante aussi, de Marion et Vincent, les petits-enfants de Jean et d'Annick.

Hommage à notre camarade Jean Dréan

Chers Hélène, cher Vincent, chère Marion, chers petits-enfants, et arrières-petits-enfants, chère famille et chers amis et camarades de Jean,

Et toi, notre cher Jean,

On t’aimait tant.

Tu étais toujours là, dans notre vie militante, homme d’action et de terrain, avec tellement d’aventures rocambolesques et de morceaux de bravoure au compteur, tellement d’entrain, d’humour.

Tu étais un roc, un socle solide sur lequel s’appuyer et continuer à bâtir, un passeur de mémoire, d’engagement et de savoir-faire militant pour les plus jeunes, un homme pour qui la retraite de l’implication sociale et politique et le repos étaient inenvisageables face à l’ampleur des injustices, des souffrances sociales, des attaques infligées aux services publics.

Jean le passionné, l’intranquille. Jean le têtu, l’homme libre et obstiné. Jean l’attentionné et le généreux aussi qui aidaient les autres.

Jusqu’au bout, à Morlaix et Plouigneau, à 80 ans encore, tu était toujours vert, toujours jeune et combatif, prêt à te battre pour tes idées, le droit à la santé, le droit à l’autonomie des personnes âgées, les conditions de vie dans les EHPAD, les services publics de proximité comme la Poste, la perception de Plouigneau.

Même si tu étais en maison de retraite depuis près de 10 ans, on pensait très souvent à toi. Tu nous manquais dans notre quotidien militant.

Comment t’oublier? Tu m’écrivais très souvent jusqu’à il y a un an et demi, deux ans environ. Avec des revues de presse sur la santé, les EHPAD, les cris d’alarme et de détresse des personnels, des usagers, des associations, la vie du rail, et des argumentaires personnels, les copies de tes lettres à la direction du parti, de la CGT, de l’Humanité, aux ministres et parlementaires, et même à l’Élysée.

Tu ne te décourageais pas. Tu étais infatigable. Tu avais pour toi le droit, la justice, la lucidité, et même si tu t’adressais aux autorités poliment, tu les mettais face à leurs responsabilités, et tu avais raison. J’ai gardé tes lettres, tes dossiers de presse – ils remplissent mes classeurs, mes étagères et mes placards - et ils ont été pour moi des guides en continu pour mes interventions dans les réunions nationales du Parti, les Congrès, et dans les assemblées d’élus, conseil municipal et conseil départemental où j’interviens très souvent sur les personnes âgées et les mobilités ferroviaires, la ligne Morlaix-Roscoff, toujours en pensant à toi, pour qui j’avais une très grande affection, un immense respect.

Tu incarnais un modèle d’intégrité et d’activisme.

« Jean c'était aussi Annick, jamais l'un sans l'autre et c'était beau de les voir ensemble » ont écrit nos camarades de la CGT et de la section PCF Morlaix Annie et Jean-Luc Le Calvez, qui connaissent Jean et Annick depuis le début des années 80 et qui s’excusent de ne pas être présents aujourd’hui, en vacances en Dordogne. D’autres aussi s’excusent comme Jean-Yvon Ollivier, camarade cheminot de la CGT, et sa femme Dominique, retenus par un rendez-vous médical. Gilbert Sinquin et Christian Beaumanoir, en réunion CGT.

Mais nous sommes ici nombreux, néanmoins, militants du Parti et de la CGT, de la CGT Cheminots, avec son secrétaire général finistérien Claude Le Page, présents pour exprimer notre sympathie pour Jean, notre reconnaissance pour ses décennies d’engagement sans relâche, d’implication au même niveau pour sa CGT et son Parti, deux organisations pour lui complémentaires et aux combats inséparables.

Christiane Caro, animatrice de l’atelier citoyen santé Bretagne, qui a fait un beau portrait de Jean Dréan dans le journal santé du Parti communiste A cœur ouvert, en mai 2019, et qui admirait beaucoup Jean, a aussi témoigné de son chagrin, comme Didier Le Reste, ancien secrétaire de la CGT Cheminots et camarade du PCF Paris, qui connaissait bien Jean lui aussi, comme du reste Laurent Brun, ancien secrétaire général de la CGT Cheminots, qui était venu voir Jean dans son EHPAD Thérèse Rondeau il y a quelques années, avec Christian Beaumanoir ici présent.

Signe que la fraternité, ça signifie quelque chose chez les camarades cheminots de la CGT.

Pensons aussi à notre camarade cheminot rennais Serge Brognard qui a écrit en apprenant la disparition de Jean : « c’est un personnage hors norme : sa stature, sa gouaille, son bon sens politique, ses manifs à Paris auront marqué tous les cheminots bretons. Jean, c’est un moment de notre histoire qui a marqué par son empreinte toute notre région. Je suis effondré de cette disparition ».

Saluons aussi le bel hommage rendu par la presse régionale, le Télégramme et le Ouest-France, et par L’Humanité mardi 3 septembre, son journal, qui écrit page 13, et puisque c’est dans L’Huma, c’est forcement vrai :

« Jean Dréan, militant infatigable, était doté d’un solide sens de l’humour, d’une gouaille et d’une détermination sans faille, malicieux, généreux, fraternel, toujours solide dans ses convictions sans être sectaire ».

Parlons donc de Jean Dréan militant. On ne dira pas tout, on ne connaît pas tout, même si Jean nous a raconté pas mal de choses, à Morlaix, dans son EHPAD de Quimper, et par écrit, et nous avions recopié certains de ses témoignages pour le Chiffon Rouge, le blog du PCF Morlaix.

Jean Dréan a été élu d’opposition communiste à Plouigneau, de 1986 à 1995, la première fois en remplacement de son ami Michel Prigent. Une grande joie pour lui de voir et savoir Plouigneau revenir à gauche après 40 ans de disette, avec notre camarade Roger Héré premier adjoint de la maire socialiste Joëlle Huon ! Jean n’aimait que modérément les socialistes mais était dans l’ensemble pour l’unité à gauche, au nom de l’efficacité et de la meilleure satisfaction des besoins de la population.

Bien avant cela, Jean a adhéré à 20 ans au PCF et à la CGT il y a 71 ans, en 1953, en pleine guerre froide, pendant la guerre d’Indochine, et un conflit social pour la défense du statut des cheminots. A l’époque 80 % des cheminots étaient à la CGT et le chef de gouvernement Joseph Laniel voulait supprimer leur régime particulier, déjà. La grève a duré un mois, le pays était totalement bloqué, et le décret a été annulé, Laniel a été contraint à la démission. Jean qui avait été licencié (apprenti, il était hors statut), a finalement été réintégré à la SNCF.

Apprentissage de la lutte des classes, mais le père de Jean était déjà cheminot communiste.

Jean m’écrivait il y a quelques années :

«Durant la guerre 39-45, quoique très jeune (il était né en 33) j'ai pratiqué la débrouillardise, le chapardage, le hors la loi. Il fallait survivre: on allait mon frère et moi traire les vaches pendant la nuit, étrangler les poules. Père cheminot – il entretenait les voies près de Rosporden – il a modestement participé au sabotage de son outil de travail. Ma mère était garde-barrière: les trains ravitaillant la troupe allemande à Brest s'arrêtaient devant chez nous: des cheminots complices nous indiquaient les wagons intéressants à piller: nous récupérions de l'huile, des matières premières que nous échangions ensuite avec les paysans, parfois contre des cochons que nous envoyons en boîte de conserve à des camarades de résistance parisiens. En 44, mes parents nous envoyaient mon frère et moi avec nos deux chiens ravitailler le maquis avec une brouette: en arrivant dans les bois auprès des résistants, quelle n'a pas été ma surprise en voyant que leur commandant était mon instituteur, Mr Le Corre. Celui-ci n'a même pas eu besoin de me faire promettre de garder le secret. L'ennemi: le boche. Les cheminots résistants de toujours ont été les premiers a déclencher la Grève insurrectionnelle. »

A la fin de la guerre d’Indochine, et au début de la guerre d’Algérie, appel sous les drapeaux. En caserne pendant son service militaire au Mont Valérien, Jean colle des affichettes avec 3 appelés cheminots et semble t-il des militants du FLN « pour la paix en Indochine » et « la paix en Algérie ». Lui et ses camarades sont dénoncés 3 mois après par des soldats du contingent. Ils écopent de 4 mois de prison. Jean est transféré à Guingamp, grâce à l’aide d’un commandant, dont Jean saura 10 ans plus tard qu’il était le fils d’un cheminot communiste, lui aussi, commandant qui écourte son séjour en prison et lui évite de partir faire la guerre en Algérie, en l’envoyant faire des tests aux appelés.

Après les accords d’Evian, en 1964, Jean s’engage en Algérie, avec Annick, et qui devient enseignante détachée en Algérie, enseignant à quarante gamins disciplinés, pour cinq années de coopération technique en Algérie, détaché de la SNCF à la « SNCFA », entre Constantine et Annaba. Seul européen parmi 600 cheminots algériens.

Ce sera une expérience de fraternité avec le peuple arabe et kabyle d’Algérie qui rendront toujours Jean résolument hostile à toute forme de racisme ou de nostalgie coloniale. Il gardera de la compréhension et de l’intérêt pour la culture arabe.

De retour en France en 69, Jean est transféré à Trappes (78). L'homme n'a pas froid aux yeux. Pour revenir en Bretagne, il écrit au président du Conseil. « Quinze jours après, j'étais transféré à Morlaix où j'ai pu rejoindre les camarades ».

D'autres batailles Parmi les « milliers » de manifestations à son actif, voici les plus marquantes : 1970, il se bat pour la défense de la ligne Morlaix/Roscoff. « On a fait grève trois semaines en décembre ». 1986-87: il lutte avec les cheminots. « On bloquait des trains en gare de Morlaix. À l'époque on était 300 ». 2010 : les retraites, c’est ma première bataille avec Jean, moi qui suis arrivé vivre et militer à Morlaix 6 mois plus tôt.

Sa femme Annick, épousée en 56, décédée en août 2018, militante de l’éducation populaire, de la pédagogie nouvelle et progressiste, à l’origine de l’école Jean Piaget de Kerfraval, qui a adhéré au PCF en 75 après avoir été compagne de route pendant des années, est restée catholique croyante et c’est dans un EHPAD catholique que Jean a accompagné quand elle a perdu son autonomie. A la maison de retraite Thérèse Rondeau allée de Kernisy à Quimper, il est devenu proche de l’aumônier Louis Biannic. Celui-ci est venu le saluer au bout de deux jours. "Tu es communiste, j'ai été curé à Huelgoat. Mon meilleur ami était le maire communiste Alphonse Penven, député-maire à la Libération. Une page d'histoire".

« Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas »… Vous connaissez les vers fameux d’Aragon dans « La Rose et le réséda ».

Dans sa maison de retraite Jean a continué à se battre pour améliorer le financement de la prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie, pour humaniser les maisons de retraite, améliorer les conditions de travail des personnels, comme les conditions de vie et de restaurations des résidents, combats d'une actualité plus que criante.

Il y aurait tant à dire : les fêtes du Viaduc, les fêtes de l’Humanité, de l’Unité, de la Terre, les batailles homériques de Jean à Guerlesquin avec le patron Tilly et ses sbires, les batailles pour garder et sauver l’outil industriel, les contacts avec le milliardaire rouge Jean-Marie Doumeng, les voyages à Cuba, les épopées des grèves cheminotes.

Jean a laissé des traces de toutes ses belles heures de militantisme, mais rien ne remplacera jamais sa faconde, sa manière inimitable de raconter.

Aujourd’hui cher Jean nous sommes réunis avec toi et avec ta famille pour partager sa peine et la nôtre. Mais nous ne t’oublierons pas ! Ton souvenir restera toujours avec nous et cher à notre cœur. Et plus que ça, une source d’inspiration et de motivation.

Adieu camarade !

Pour toi, pour notre commun espoir et idéal, et comme toi, nous resterons toujours débout à lutter !

Ismaël Dupont, pour la fédération PCF du Finistère et la section de Morlaix du PCF

 

Hommage du PCF à Jean Dréan, notre camarade, aux obèques de Jean le 6 septembre 2024
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8 septembre 2024 7 08 /09 /septembre /2024 12:03
Obsèques de Jean Dréan vendredi 6 septembre 2024 - Remerciements d'Hélène Dréan Fosset et Jean-Pierre Fosset
"Nous remercions du fond du cœur tous les camarades et amis de Papa qui
par leurs présences, leurs fleurs, leurs mots de sympathie nous ont
permis de rendre à Papa un dernier hommage digne de sa vie de militant.
C'est un hommage qui l'aurait rendu heureux j'en suis certaine.
Nous sommes touchés de voir à quel point le souvenir de  Papa résonne
dans le coeur et la vie de très nombreux d'entre vous.
Merci à vous.
Hélène et Jean-Pierre"
 
Nos adieux fraternels à notre ami et camarade Jean Drean ce 6 septembre 2024 à Quimper. Il restera avec nous pour le souvenir, l'exemple, l'amitié, et la fidélité.

Nos adieux fraternels à notre ami et camarade Jean Drean ce 6 septembre 2024 à Quimper. Il restera avec nous pour le souvenir, l'exemple, l'amitié, et la fidélité.

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