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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 12:19

Après le massacre d'Orlando, Trump a "proposé" de chasser des Etats-Unis tous les ressortissants des pays ayant fourni des individus terroristes (Afghanistan, Syrie, Irak, Tchétchénie, Arabie Saoudite....).

Le monde selon TRUMP et tous ceux qui partagent sa vision ultra-primaire et xénophobe du réel " c’est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien", pour reprendre la formule de Shakespeare dans Macbeth.

Le problème est que nos post-démocraties occidentales, avec des médias aux ordre du capital et du consumérisme, une crise du politique produite par les excès de domination du capitalisme néo-libéral, des systèmes corrompus et oligarchiques, produisent un tel avilissement de l'esprit public et du suffrage universel.

Le sinistre TRUMP n'est pas un histrion et un événement météorologique extraordinaire venu des marges, il est le produit monstrueux de notre système de vie sociale, politique et économique, dominé par la loi du fric, de la concurrence, de la vulgarité.

Courant d'ère. Triste Trump
http://www.letelegramme.fr/bretagne/triste-trump-19-06-2016-11114079.php

De ce côté-ci de l'Atlantique, nous sommes tentés de regarder M. Trump comme une sorte de clown excentrique qui vient distraire les foules tandis que les vrais numéros s'enchaînent. Il a tout pour plaire : son inculture, sa grossièreté, son racisme, sa misogynie, son aplomb, sa mauvaise foi, sa méconnaissance des dossiers nationaux et internationaux. Voilà un type qui n'incarne pas l'establishment et qui sera pourtant investi par le parti de l'establishment - ? où personne ne l'aime, où chacun se pince le nez. Elle est bien bonne, non ? Eh bien non et non, cette histoire-là n'est pas bonne du tout. Car, au-delà des perles électorales, M. Trump lâche des messages qu'il convient de prendre au sérieux. Et dont le plus parlant est celui-ci : s'il est élu, l'Amérique se retirera de la COP21 et dénoncera les engagements souscrits par Barack Obama pour lutter contre le réchauffement climatique. Ce n'est absolument pas une lubie de plus, une velléité, un effet de manche.

Il faut savoir que le Parti républicain s'est profondément installé dans le déni, juge que rien ne doit entraver le « mode de vie américain » (entendons la consommation à outrance, l'égoïsme assumé), que la recherche frénétique du pétrole par tous les moyens, y compris la fragmentation hydraulique, est parfaitement légitime, et que les discours inquiétants propagés par les écolos ne sont que délire et jeu d'épouvantails. En d'autres termes, le candidat républicain à la présidence menace - ? et menace sérieusement, cette fois - ? de prendre la planète en otage, de nous prendre en otages, en bloquant unilatéralement la lutte contre le réchauffement climatique, en la rendant quasi vaine. S'il refuse d'y prendre part, en effet, on voit mal comment la Chine ou l'Inde accepteraient de se discipliner en pleine phase d'émergence. Sarah Palin, ex-candidate à la vice-présidence, n'avait pas tenu un autre discours. Dans les romans policiers qui se passent dans un cirque, le clown est toujours l'assassin. Parce qu'on pense que nul ne tue en riant. Mais si. La preuve.

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 09:03
Manuel Valls au Journal du Dimanche: le rôle des syndicats, c'est de savoir annuler les manifestations contre la casse du droit du travail pour le succès de l'euro et la préservation de la tranquillité publique! - Signez la pétition contre la suppression du plus élémentaire des droits démocratiques: le droit de manifester!

" Je ne respecterai pas l'interdiction de manifester " Pétition mise sur CHANGE.ORG par notre camarade Jean-François Téaldi, ancien membre du CN du PCF, et responsable syndical CGT de l'audiovisuel public: déjà 111 857 signatures!

http://email.change.org/mpss/c/-AA/2yE/t.1y4/tNQ0atdxQHaROrVJMLS0fA/h1/KLcqj6mm2DNwtPZFTP391qaKbNulhP5jmyth95PnciAe-2FfVx8CmRue7M9CiwycSSLln4FYe8q0Pk3rEMwA-2B6EzhUm5dsPtKtcMy3cEj2D1WqMoJpFockRO8G8x9uNaM87aOBWwciQ25K-2Bddu91rYP1GjoxdRAHsO7DgnSqcqbHBrZCE3ZilCYoPB9yPGr96QUJzQQMAI0waw0uk6nT9TGNZM-2FMvrJsqV6BPJFwYFgBU-3D

Cet homme est méprisable... Cet homme est dangereux!

Cet homme est méprisable... Cet homme est dangereux!

MANUEL VALLS, du SARKOZY dans le texte qui ose tout!

Même envisager une participation de la "gauche radicale" à la primaire des néo-libéraux "proches du PS" réunis dans la pathétique "Belle alliance populaire" (les écologistes opportunistes vendus autour de Jean-Vincent Placé et Emmanuelle Cosse, les radicaux de gauche et leurs 500 adhérents, ce qui reste du PS version hollandaise, vidé des 2/3 de ses adhérents et des 2/3 de ses sympathisants).

C'est semble t-il sur cet arriviste sans scrupule que reposerait l'espoir du plus grand nombre de ce qui reste des adhérents socialistes pour "résister" à la marée bleue et brune en 2017...

Le PS est déciment tombé très très bas.

Voir le compte rendu de son interview dans le Journal du Dimanche aujourd'hui sur le site internet du JDD:

Dans un entretien exclusif au JDD, Manuel Valls évoque l'organisation, par le PS et ses alliés, d'une primaire début janvier. "La primaire correspond à un besoin de participation démocratique dans notre société, explique le Premier ministre. Le Parti socialiste entend, à juste titre, rassembler la gauche à l’occasion de cette primaire, la gauche réformiste, socialiste, écologiste, radicale, c’est-à-dire la Belle Alliance populaire, car il s’agit d’être présent au second tour."

Interrogé sur la participation de François Hollande à cette primaire de la gauche, Manuel Valls indique que le chef de l'Etat "est seul maître de son choix". Qu'un président sortant retourne dans une primaire peut-il dévaloriser son statut? "A aucun moment, répond le Premier ministre. Qu'y a-t-il de dévalorisant à retourner devant les Français, à défendre ses idées, à expliquer son action? C’est cela, la démocratie!"

Sur le projet de loi contesté, dans la rue, par plusieurs syndicats, Manuel Valls dit assumer "un désaccord de fond" sur "la décentralisation et la place du dialogue social dans l'entreprise". Mais, martèle-t-il, "il n'y aura ni retrait du texte, ni modification de sa philosophie, ni réécriture des articles qui en constituent le coeur".

Par ailleurs, le Premier ministre revient sur les violences qui ont émaillé certaines manifestations anti-loi Travail. "Compte tenu de la situation, des violences qui ont eu lieu, de l'attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi de la tenue de l'Euro, les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements, explique Manuel Valls. La CGT doit sortir de l'impasse." Et de menacer : "Si nous constatons que ces manifestations font peser de nouveau un danger pour les forces de l'ordre et les biens publics, alors le gouvernement prendra ses responsabilités."

Lire aussi:

Valls appelle les syndicats à « annuler eux-mêmes » les manifestations contre la « loi travail »
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/06/19/loi-travail-manuel-valls-souhaite-l-annulation-des-manifestations-jeudi_4953498_823448.html

Présidentielle : le PS approuve à l’unanimité l’organisation d’une primaire
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/06/18/presidentielle-2017-le-conseil-national-du-ps-vote-a-l-unanimite-pour-l-organisation-d-une-primaire_4953429_4854003.html

Manuel Valls au Journal du Dimanche: le rôle des syndicats, c'est de savoir annuler les manifestations contre la casse du droit du travail pour le succès de l'euro et la préservation de la tranquillité publique! - Signez la pétition contre la suppression du plus élémentaire des droits démocratiques: le droit de manifester!
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 08:27

Gagner un code du travail digne du 21ième siècle protecteur pour les salariés et sécurisant pour les entreprises nécessite de porter à la discussion les articles du projet de loi qui structurent à eux seuls l’intégralité du texte à savoir ceux concernant la primauté de l’accord d’entreprise, les référendums d’entreprises, les accords dits de préservation et de développement de l’emploi, les licenciements économiques, la médecine du travail, le remboursement des indus par les privés d’emplois.


La CGT avance des propositions concrètes :

Favoriser la négociation collective, instaurer l’accord majoritaire à tous les niveaux de la négociation, revoir les règles et conditions de la négociation collective (article 2)

La loi
En préambule, le socle légal doit être élargi car il s’agit de remettre au centre la protection de l’intégrité physique du travailleur.
Il nous faut donc revisiter les définitions d’heures d’équivalence, de temps de pause, d’amplitudes horaires, de forfait jours, de temps de trajets, de travail de nuit, de travail dominical, d’astreintes et le droit aux congés payés.

Pour chacune de ces définitions, la loi fixera un plancher et/ou plafond en termes de rémunération et de modalités d’organisation du temps de travail.

L’accord de branche
Le rôle de régulation sociale de la branche doit être réaffirmé tout en acquérant une fonction « normative ».

Les branches définiront, dans le respect des planchers et des plafonds légaux, les marges de négociation possible dans les entreprises.
- Les accords de branche seront validés majoritairement. La majorité se calculera en fonction de la représentativité patronale et salariale.
- Toutefois si un accord nécessite un réaménagement du cadre légal il sera alors soumis au parlement.

De fait, les branches distingueront ce qui relève de l’ordre des clauses impératives et ce qui relève de la négociation d’entreprises.

Les accords d’entreprises
Les accords d’entreprise devraient avoir pour but de limiter la subordination en traçant une frontière claire entre temps de travail et temps de vie personnel.
- Les accords d’entreprise seront négociés dans les limites fixées par la branche et devront alors être validés par les Organisations Syndicales majoritaires.
- Soit les entreprises souhaitent obtenir des dérogations au cadre fixé par la branche, dans le respect des limites légales.

Auquel cas, la demande sera adressée à la Commission de Branche, celle-ci devra effectuer un contrôle en légalité mais aussi en opportunité c’est-à-dire vérifier que les concessions réciproques sont équilibrées, que le contexte économique et social justifie une telle dérogation, qu’il n’y a pas d’atteinte à la santé des salariés. Pour cela, les membres de la commission de branche doivent avoir accès aux données économiques, pouvoir se faire assister d’experts (création d’un droit d’expertise au niveau de la branche) et disposer d’une assistance juridique en plus de leurs moyens habituels de fonctionnement.
La commission de branche doit donc fonctionner sur le modèle du Comité d’Entreprise, seuls les membres des organisations syndicales ont droit de vote.
Si les entreprises ne soumettent pas la demande dérogatoire à la commission de branche, les IRP des entreprises du secteur d’activité ou de la branche pourront saisir la commission de branche sur tout ou partie d’accord d’entreprise jugé dérogatoire, ce qui n’exclue pas pour autant un recours en justice.

Cela nécessite de fixer au préalable clairement le périmètre de la branche.

L’efficience du rôle des commissions de branche ne pourra être assurée que si le travail de regroupement des branches est conduit selon la logique du mieux disant.

Afin de renforcer la négociation d’entreprise et d’en garantir sa loyauté, un certain nombre de droits nouveaux doivent être créés : Heures d’information syndicale sur le temps de travail, accès intranet, droit à l’expertise, processus de consultation uniquement à l’initiative et sur proposition des syndicats.

S’agissant des négociations dans les TPE, l’idéal serait le renforcement des CPRI dans leurs rôles et moyens.

A défaut, et même si le mandatement ne semble pas pertinent, au minimum le salarié mandaté par une organisation représentative dans la branche, pourra se faire accompagner par un membre de cette organisation syndicale lors des négociations. Les accords d’entreprises négociés par les salariés mandatés, ne seront validés que lorsqu’ils seront signés par des mandatés dont les organisations sont majoritaires dans la branche.
La refonte totale du code du travail, prévue par le projet de loi, doit procéder de la même articulation.

Le référendum d’entreprise (article 10)
Cette question étant traitée dans la discussion autour de l’article 2, l’article 10 n’a plus de fondement.

Les accords de préservations et de développement de l’emploi (article 11)
L’évaluation des accords de maintien de l’emploi issus de de l’Ani de 2013 et de la loi ont montré l’échec de ces accords tant du point de vue du nombre d’accords signés que d’emplois sauvegardés.
Les raisons en tiennent notamment aux dispositions introduites par la loi de sécurisation de l’emploi de 2013 qui ont accru la flexibilité.
La logique d’accord offensif demandant de fortes concessions aux salariés, alors même que l’entreprise se porte économiquement bien s’oppose frontalement à la notion de responsabilité sociale de l’entreprise.

Les licenciements économiques (article 30)
A la place de qualifier précisément ce qu’est une difficulté économique réelle, nous proposons que la question de la réalité du motif puisse être examinée par le juge judiciaire en amont et avec une procédure accélérée. Le rôle des IRP doit également être renforcé. Le comité d’entreprise doit être doté d’un droit de véto sur la question des suppressions d’emploi (droit suspensif sur les licenciements économiques). Le fait de discuter des modalités d’un licenciement économique sachant que toutes les parties sont convaincues de la réalité des difficultés économiques rencontrées, facilitera le processus pour tous.

Conforter la médecine du travail (article 44)
La loi de 1946 sur la médecine du travail institue un contrôle étroit de la puissance publique qui repose sur trois grands principes : son action se déploie dans l’intérêt exclusif du travailleur ; le travail étant facteur de santé, la possibilité de maintien au travail est l’objectif prioritaire de la médecine du travail ; toute décision qui a une incidence sur la santé du salarié est arbitrée par la puissance publique.
La visite médicale d’embauche doit être rétablie pour l’ensemble des salariés ainsi que la périodicité. La réserver aux seuls salariés sur un poste à risque particulier revient à instaurer un permis d’embaucher dédouanant la responsabilité de l’employeur et dévoie les grands principes régissant l’instauration de la médecine professionnelle.
Renforcement de la médecine préventive, indépendante et multidimensionnelle : La médecine professionnelle doit être rattachée à la sécurité sociale assurée par les cotisations employeurs. La possibilité de recours contre une décision de la médecine professionnelle devant l’inspecteur du travail doit être également rétabli.

Le remboursement des indus par les privés d’emploi
Le projet de loi prévoit également que Pôle emploi n’aura plus besoin de saisir le juge et pourra prélever directement sur les allocations chômage des mois suivants le trop-perçu. En conséquence, si pôle emploi a fait une erreur, c’est au demandeur d’emploi d’engager une procédure judiciaire pour obtenir à nouveau le versement. Dans tous les cas, le demandeur d’emploi peut se retrouver d’un mois sur l’autre avec une baisse très importante de ses ressources. Pour ces raisons nous demandons la suppression de l’article.

D’autres points du projet de loi demeurent à discuter. Ils feront l’objet de propositions complémentaires de la CGT.

Montreuil le 17 juin 2016

Les propositions de la CGT remises à la ministre du travail El Khomri le 17 juin
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:27

En pleine négociation sur l'avenir de l'assurance chômage, le patronat reste droit dans ses bottes. Il ne mettra pas un centime de plus sur la table pour financer le régime déficitaire. Le conseil exécutif du Medef a en effet rejeté, à la quasi-unanimité, toute nouvelle augmentation des cotisations patronales, en prétextant qu'il ne fallait pas "amputer la compétitivité des entreprises". Dommage collatéral de cette intransigeance: une éventuelle surtaxation des contrats courts (CDD), promise par le gouvernement en guise de friandise pour faire avaler le projet de loi travail, tombe aux oubliettes.

Par ce refus, le MEDEF prend surtout le risque de faire capoter les négociations entre "partenaires sociaux" qui devaient se réunir le 16 juin pour une ultime séance de discussion.

En réalité, Pierre Gattaz avait déjà préparé les esprits plusieurs jours à l'avance, en se disant prêt à "assumer un échec". En refusant de mettre la main à la poche pour financer le déficit de l'assurance chômage (4,4 milliards d'euros en 2015), le patronat s'est mis à dos une bonne partie des syndicats. "Pour nous, la négociation est terminée, assure Eric Aubin, négociateur pour la CGT. Ce qu'ils nous disent, c'est que chacun doit faire des efforts, sauf eux: c'est intolérable".

De son côté FO a fustigé la "stratégie du pire" adoptée par le MEDEF. La fuite en avant patronale met également en péril l'accord de branche concernant les intermittents du spectacle, qui doit être validé par les "partenaires sociaux" interprofessionnels pour entrer en vigueur en juillet.

Cet accord, conclu fin avril, prévoit que les artistes et les techniciens du spectacle devront effectuer 507 heures de travail sur douze mois pour percevoir une indemnisation, au lieu de dix mois précédemment. CGT et FO ont demandé au gouvernement de prendre ses responsabilités pour forcer le MEDEF à valider l'accord.

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 06:56
Jean-Yves Eveillard présentera son dernier livre "Les Voies romaines" (éditions Skol Vreizh) à Carhaix vendredi 24 juin salle des Halles à 18h30

Accompagnés de Paolig Combot, président de l'association Ar Falz, et de Jean-René Le Quéau, directeur des éditions Skol Vreizh, Jean-Yves Eveillard, historien, maître de conférence à l'UBO, fera une présentation public de son livres sur "Les voies romaines" en Bretagne le vendredi 24 juin à 18h30.

Ce livre sorti au printemps 2016, magnifiquement documenté et illustré comme à l'accoutumé chez Skol Vreizh, fait le point sur l'état actuel des connaissances sur les voies romaines en Bretagne: légendes médiévales, et redécouverte progressive dans les siècles et les décennies passées, documents antiques (textes, bornes) permettant de les attester, cartes contemporaines des principales voies romaines de Bretagne, vestiges retrouvés à proximité des voies, structure des chaussées et de la voirie d'époque gallo-romaine.

Dans ce livre, un éclairage est fait en particulier sur Vorgium (Carhaix), la principale ville d'Armorique, capitale des Osismes située près des mines d'argent de Huelgoat et Poullaouen, véritable nœud routier dont les ports se trouvaient au Yaudet en Ploulec'h et à Plestin-les-Grèves. Il est possible que l'empereur romain Septime Sévère dans les années 185 à 189 de notre ère ait visité l'Armorique et circulé sur la voie entre Corseul, la capitale des Coriosolites (Côtes d'Armor) et Vorgium, la capitale des Osismes. C'est un des scoops du livre, à recommander absolument à tous les férus d'archéologie et d'histoire, d'histoire régionale et d'histoire antique.

***

Sur les traces des voies romaines en Bretagne !


Depuis des siècles, les voies romaines sont sujet d’étonnement et de curiosité. On cherche à savoir par où elles passaient, comment elles se présentent aujourd’hui, comment on peut les retrouver, quelle était leur largeur, comment elles ont été construites et dans quel but, ce qu’on trouvait sur leur passage, etc.

Les recherches accumulées, ces dernières années grâce à des méthodes renouvelées (photographie aérienne, décapages de chaussées…), permettent de présenter aujourd’hui une synthèse à jour sur ces voies romaines de la Bretagne, Loire-Atlantique incluse.


Depuis son mémoire de maîtrise en 1965, puis sa thèse sur la voie Rennes-Carhaix présentée en 1972, Jean-Yves Éveillard n’a cessé de s’intéresser à ce sujet, en se tenant au courant des découvertes des archéologues, en multipliant les déplacements sur le terrain, en écrivant de nombreux articles, en encourageant des chercheurs amateurs passionnés avec lesquels il est constamment en contact.

C’est donc avec un grand plaisir qu’il fait partager cette somme de connaissances dans un livre qui aborde tous les aspects : l’historiographie des voies bretonnes, les documents antiques (bornes milliaires, Table de Peutinger), les méthodes de la recherche, les tracés, la structure des chaussées, y compris dans les villes, le franchissement des cours d’eau et enfin, la vie de la route.

Format : 21 X 24 cm, 112 pages, impression quadri, papier couché, couverture cartonnée - 25 euros

Jean-Yves Eveillard présentera son dernier livre "Les Voies romaines" (éditions Skol Vreizh) à Carhaix vendredi 24 juin salle des Halles à 18h30
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 06:40

Il ne manquait plus que ça! Le mandataire judiciaire de la conserverie Minerve, liquidée en avril, a porté plainte contre X pour vol. Il n'a pas apprécié que les ex-employés aient vendu sur les marchés quelques boîtes de conserve qui restaient en stock, pour soutenir leur lutte. Les 75 salariés, qui bossaient dans les usines de Quimperlé (Finistère) et Quéven (Morbihan) ont décidé en effet de se battre. Ils occupent une partie des locaux et multiplient les actions pour obtenir des indemnités de licenciement correctes et dénoncer les acrobaties financières du groupe portugais Branco, propriétaire de Minerve jusqu'en 2014.

Ils remarquent que le liquidateur a, lui, laissé périr 100 000 euros de marchandises, faiute de surveiller les congélateurs!

L'Humanité Dimanche, 16 juin 2016

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 06:17
Jeremy Corbyn, porteur du "non" de gauche au Brexit - par Francis Wurtz (L'Humanité Dimanche, 16 juin 2016)

Le nouveau leader travailliste, Jeremy Corbyn, déroute décidément les observateurs politiques français. Cet authentique homme de gauche se permet à la fois de s'opposer à la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE et de lutter pour une autre Europe. Il n'en faut pas plus pour que "Libération" s'interroge: "Est-il "in" ou "out"? Ceci est la question".

Certes le journal de Laurent Joffrin l'admet: " Il l'a clairement dit: il votera en faveur du maintien". Mais comment croire à son engagement contre la sortie de l'UE alors qu'il a voté contre tous les traités européens et qu'il ne "s'est jamais privé de critiquer l'union européenne" (15 avril).

Autrement dit, pour paraphraser un ancien président: l'Europe, on l'aime telle qu'elle est ou on la quitte! Cela nous rajeunit de 11 ans: en 2005, ou bien l'on votait pour le traité constitutionnel, ou l'on était qualifié d'europhobe! Même son de cloche à "l'Express": "Corbyn soutient le maintien dans l'UE du bout des lèvres", titrait l'hebdo le 14 avril.

C'est que "l'éternel rebelle de l'aile gauche du Parti" a rappelé que cette UE qu'il n'entend pas quitter à en revanche "besoin de changer (car elle) manque de représentation démocratique" et qu'elle poursuit de mauvaises politiques qu'il entend continuer de combattre (TAFTA, privatisations - NDLR). En effet, n'en déplaise au esprits bornés, "il est parfaitement possible d'être critique et en même temps de rester convaincu de la nécessité de rester membre" comme l'a précisé Corbyn dans ce même discours et comme il l'a maintes fois réitéré depuis.

Cette position est aussi celle des principaux syndicats britanniques: ils appellent leurs adhérents à voter pour le maintien dans l'UE tout en estimant que celle-ci "doit changer" en rompant avec "les politiques d'austérité"*. Il est enfin intéressant de noter que 70% des jeunes Britanniques (de 18 à 24 ans) sont, eux aussi, clairement opposés à une sortie de leur pays de l'UE, sans être nécessairement des béni-oui-oui de l'Europe telle qu'elle se fait.

Manifestement, ni les uns ni les autres ne se font la moindre illusion sur les avantages à attendre d'un face-à-face isolé avec les forces du capital de leur pays ni d'une flambée populiste consécutive à une victoire du Brexit. Sans être au garde-à-vous devant Bruxelles.

Est-ce à dire que les "eurocritiques" de gauche devraient pour autant faire cause commune avec ce politicien foncièrement réactionnaire et ultralibéral qu'est David Cameron, sous prétexte qu'il est, lui aussi, contre la sortie de l'UE, pour de tout autres raisons? Qui peut l'imaginer un seul instant? Qui? "Le Monde" apparemment, qui vient de consacrer une demi-page et une manchette sur six colonnes à une critique en règle de Corbyn, coupable de faire le "service minimum" pour le "in" (le maintien dans l'UE). La preuve? "Il refuse d'apparaître aux côtés de M. Cameron". Pire: au Parlement de Londres, "il s'en est pris vivement à ce dernier alors qu'il est du même côté que lui dans la bataille référendaire".

Pourtant, note, dépité, le quotidien, "le premier ministre ne ménage pas sa peine". N-a t-il pas "renoncé à son projet de loi destiné à asphyxier les syndicats et le Labour"? Certes, pas pour longtemps, puisque, reconnaît le correspondant, "les hostilités pourraient reprendre dès le lendemain du référendum" (10 juin).

Drôle de compromis! "On attendait mieux d'un homme de gauche" insiste pourtant "le Monde" (12 juin) dans un éditorial au vitriol où l'on peut lire, en se frottant les yeux, que "par sa passivité, M. Corbyn s'associe à l'ultra-droite nationaliste anglaise pour faire perdre l'Europe"!

Pour notre part, nous disons merci à notre ami de ne pas renier ses valeurs progressistes dans cette campagne si complexe, en affirmant en quelque sorte un "non" de gauche au Brexit.

* Lettre des dirigeants des dix principaux syndicats à "The Guardian" le 6 juin. A noter que "le Monde" a publié l'information... en en ignorant le second volet.

Francis Wurtz, ancien député européen PCF-Front de Gauche- Gauche Unitaire Européenne

Jeremy Corbyn, porteur du "non" de gauche au Brexit - par Francis Wurtz (L'Humanité Dimanche, 16 juin 2016)
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 06:07

A lire sur le blog de Gérard Filoche et, sous une forme plus concise, dans L'Humanité Dimanche du 16 juin.

95 % du « film d’horreur de la droite » sur le droit du travail sont déjà dans le projet de loi El Khomri !

Lors du « grand » meeting parisien du 8 juin 2016, Jean-Christophe Cambadélis, prononçait un discours qui ne fera pas forcément date mais qui n’en est pas moins un lourd symptôme de l’impasse dans laquelle se retrouve François Hollande.

Un « grand » meeting

En qualifiant le meeting du 8 juin de « grand », le premier secrétaire du Parti socialiste faisait un aveu. Considérer comme une prouesse de réunir 400 personnes à Paris, pour un parti qui revendique plus de 100 000 adhérents et qui annonçait lors de son congrès de 2015 qu’ils seraient bientôt 500 000, en dit long sur le degré d’isolement atteint par le Président de la République et le Premier ministre.

Les « effets spéciaux » de la droite

En considérant que la droite est en train d’écrire, au Sénat, une partie du « mauvais film d’horreur de la droite », Jean-Christophe Cambadélis semble oublier que le droite conserve 95 % du contenu du projet de loi El Khomri. Elle ajoute, certes, quelques « effets spéciaux » et réussit à rendre le film réalisé par le gouvernement de Manuel Valls encore plus « gore ». Elle conserve, cependant, la presque totalité du projet de loi travail et notamment ce qui le structure de bout en bout : l’inversion de la hiérarchie des normes. Dans le projet de loi El Khomri, comme dans celui de la droite sénatoriale, l’entreprise devient le lieu ou s’écrit le droit du travail parce que c’est là que les salariés sont les plus fragiles, les plus vulnérables au chantage à l’emploi.

La droite conserve précieusement, aussi, toutes les autres régressions sociales du projet de loi travail : mise en place des forfaits jours par un simple accord avec un salarié ; fractionnement du repos quotidien et hebdomadaire ; définition du travail de nuit ; négociation des accords d’entreprise avec un simple salarié mandaté ; référendum d’entreprise ; vote électronique pour les élections professionnelles ; légalisation des faux « indépendants » ; légalisation d’une forme de éhontée de précarité avec le portage salariale ; réduction du rôle de la médecine du travail ; suppression de la fixation par la loi du nombre de jours de congés ; rémunération et organisation des astreintes ; délai de prévenance pour l’organisation du temps partiel ; négociations annuelles reportées à trois ans, par accord d’entreprise…

Les étranges accusations de Jean-Christophe Cambadélis

Le premier secrétaire du Parti socialiste accuse la droite d’en finir avec les 35 heures. Mais elle ne fait qu’aller au bout de ce que propose le projet de loi El Khomri. 35 heures c’est le seuil hebdomadaire de déclenchement des heures supplémentaires et le projet de loi travail le contourne allègrement en permettant de réduire le coût des heures supplémentaires de 25 % à 10 % par un simple accord d’entreprise et en autorisant à ne payer les heures supplémentaires qu’à partir de la 4 822ème heure de travail, par accord de branche.

Il reproche à la droite d’en finir avec les 24 heures minimum de travail partiel. Mais il n’y a strictement rien sur les 24 heures minimum dans le projet de loi El Khomri !

Il reproche à la droite de simplifier les licenciements économiques alors que c’est exactement ce qu’organise, dans le détail, l’article 30 du projet de loi El Khomri.

Il reproche à la droite de plafonner les indemnités accordées par le juge prud’homal alors que ce plafonnement figurait dans le projet de loi travail initial et que c’est la mobilisation sociale qui a obligé Manuel Valls à reculer. Un recul tout symbolique puisque le Premier ministre a annoncé que ce barème deviendrait « indicatif » et ferait l’objet d’un décret afin qu’il puisse fonder une nouvelle jurisprudence.

Pas d’hésitation, conclut pourtant Jean-Christophe Cambadélis : au nom du progrès social, défendons le projet de loi El Khomri contre le projet de la droite !

Voyage au cœur des ténèbres

Puisque « film d’horreur » il y a, allons jusqu’au cœur des ténèbres et imaginons un scénario, certes différent, mais écrit avec une logique aussi grossière, aussi cousue de fil blanc, que celui que nous propose Jean-Christophe Cambadélis.

Un gouvernement rétablit la peine de mort au moyen de la guillotine. Certaines directions syndicales, fidèles à elles-mêmes, se précipitent pour négocier l’épaisseur de la lame. L’opposition exige que la mort soit infligée par pendaison. Le gouvernement appelle alors à défendre le progrès social et sociétal : la guillotine.

Qui pourrait se mobiliser, qui pourrait voter, pour défendre un tel « progrès » ? La seule solution serait de se mobiliser contre la peine de mort, qu’elle soit infligée par la guillotine ou par la pendaison.

Il en va de même pour la défense du Code du travail. La seule réponse est de nous mobiliser aussi bien contre le projet de loi El Khomri que contre le projet de la droite sénatoriale, tous les deux porteurs de redoutables régressions sociales. Obtenir le retrait du projet de loi El Khomri serait, d’ailleurs, la meilleure garantie contre le projet de la droite. La droite, si elle l’emportait en 2017, serait alors obligée d’y regarder à deux fois avant de s’en prendre de nouveau au Code du travail.

Le "mauvais film d'horreur"... - Gérard Filoche à propos des allégations de Jean-Christophe Cambadélis sur un durcissement pro-patronal du texte de la loi El Khomri au Sénat par la droite là où les intentions du gouvernement auraient été de servir les salariés
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 05:59
Le Trégor - 16 juin 2016

Le Trégor - 16 juin 2016

L'information est dérisoire et loufoque... surtout présentée dans les termes que lui donne le journaliste du "Trégor" qui fait de Macron un "sémillant" iconoclaste plutôt que l'ami et le fondé de pouvoir de la finance. Elle ne vise pas à minimiser bientôt l'importance de ce qui se joue actuellement dans la conversion idéologique du PS au néo-libéralisme et ses conséquences en terme de liquidation politique et de discrédit de la gauche dans le peuple. En même temps, la bataille contre la loi El Khomri est en train de servir de bassin de décantation pour clarifier les positionnements des uns et des autres dans la lutte des classes et de renvoyer à l'imposture tous ceux qui se disent de gauche ou de la "belle alliance populaire" tout en défendant le texte le plus régressif contre le droit du travail depuis la Libération.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:24
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