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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 12:45

Communiqué de la CGT VINCI après la consultation à NDDL.

Notre-Dame-des-Landes : Non aux expulsions, non aux travaux


Le Collectif national des syndicats CGT du Groupe VINCI considère que la consultation du 26 juin 2016 sur le « transfert » de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes n’a été pour le gouvernement qu’un nouveau moyen de manipuler l’opinion pour tenter de justifier son désengagement au profit du privé, dans un déni de démocratie avéré.

Cet ersatz de référendum ne résout en rien les problèmes légaux posés par le projet de construction d’un nouvel aéroport ; il reflète avant tout la volonté des parties intéressées (gouvernement Valls et VINCI) de passer en force avant l’échéance de la déclaration d’utilité publique.
C’est pourquoi, face à autant de mépris, nous réitérons notre demande qu’il ne soit procédé à aucune expulsion ni expropriation sur le site, que rien ne soit entrepris tant que tous les recours ne seront définitivement tranchés, et qu’il soit mis un terme à toutes les opérations d’intimidation et de stigmatisation des habitants de la ZAD, auxquels nous réaffirmons notre solidarité.
La question simpliste posée aux seuls électeurs de Loire-Atlantique, sur la base de données incohérentes, voire périmées, n’a fait que contourner la nécessité d’une remise à plat d’un projet compromis de toutes parts. Cette consultation, orchestrée et orientée par des promoteurs avides, prive le Grand-Ouest et les citoyens de la région d’une authentique réflexion sur leur avenir et les choix de développement qui leurs sont nécessaires.
C’est pourquoi nous réclamons à nouveau qu’une étude indépendante et sérieuse soit menée,
notamment pour étudier les avantages et inconvénients du maintien en exploitation et du
développement de l’aéroport de Nantes Atlantique, sur la base de données fiables et actualisées.

En tant qu’organisations syndicales responsables et motivées par les intérêts collectifs de nos concitoyens et des salariés du groupe VINCI, nous réaffirmons notre volonté de travailler sur des projets dont nous puissions être fiers pour leur utilité sociale et sociétale. Aussi, nous dénonçons toutes formes de PPP, dites de « Partenariat Public Privé », qui ne font qu’alimenter des profits privés sur des biens publics, au détriment de l’intérêt collectif – comme nous en avons eu l’exemple en 2006, avec la grande braderie des concessions d’autoroutes à des grands groupes dont VINCI fait partie.

Nous renouvelons notre mise en garde contre la menace que ce genre de contrats fait peser sur les emplois,les salaires et les conditions de travail, le dumping social étant la seule façon de satisfaire les conditions abusives de rentabilité imposées à de telles concessions.
C’est pourquoi, en tant que salariés de VINCI, directement concernés par cette affaire, nous refusons
d’être associés en quoi que ce soit aux basses œuvres d’AGO, filiale du Groupe, et répétons notre
refus de servir de mercenaires pour démarrer un chantier dans les pas d’une nouvelle opération « César ».

Nous appelons l’ensemble des salariés et des citoyens qui partagent les termes de cette déclaration à
se rendre sur la ZAD de Notre Dame des Landes les 9 et 10 juillet prochains pour en témoigner et défendre l’intérêt de tous.

Montreuil, le 30 juin 2016

Communiqué de la CGT Vinci après la consultation du 26 juin sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (30 juin 2016)
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:45

Un nouveau CPE pour les jeunes ?

mercredi 6 juillet 2016

Le sénateur Claude KERN (UDI) préconise dans une proposition de loi la création d’emplois d’appoint jeune.

Un jeune sur cinq vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Pour le sénateur, l’idée d’étendre le RSA au moins de 25 ans ou de leur apporter des aides est généreuse mais coûte trop cher et ne permet pas de les insérer dans l’emploi.

il est proposé d’employer les ressources qui seraient dédiées à un RSA pour les jeunes pour créer une nouvelle forme de contrat aidé, s’inspirant à certains égards du modèle allemand des « mini jobs ». Ces emplois partiels, malgré certains inconvénients, contribuent en effet très largement, de par leur souplesse, à faire de l’Allemagne le pays de l’Union européenne avec le taux de chômage des jeunes le plus faible (7,3 % en 2015 selon l’OCDE).

Comme le contrat jeune en entreprise, les emplois d’appoint jeune permettraient aux employeurs de bénéficier d’une exonération des charges patronales, dans la limite du montant forfaitaire du RSA.

Comme les emplois d’avenir, les emplois d’appoint jeune s’adresseraient à tous les employeurs, sans différencier ceux du secteur marchand de ceux du secteur non-marchand.

Comme les contrats Starter, il pourrait s’agir de contrats à durée déterminée ou indéterminée.

Limités à une durée hebdomadaire de 15 heures, ces nouveaux emplois ne pourraient concurrencer des emplois déjà en place. Ils permettraient en outre à chacun de commencer, continuer ou bien reprendre des études, une formation...

Ils s’adresseraient par ailleurs à tous les jeunes de 18 à 25 ans, et non seulement à la part de ceux reconnus en grande difficulté.

La proposition de loi

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:42

Déclaration de Patrick Le Hyaric

Accord Canada / Union européenne

mercredi 6 juillet 2016

Les actions et les interventions que nous avons déployées ces derniers jours ont finalement contraint la Commission européenne à reculer cette après-midi sur le traité de libre-échange avec le Canada.

Contrairement à l’opinion que soutenait M. Juncker en séance du Parlement européen, le collège des commissaires a décidé que ce traité serait soumis aux Parlements nationaux. C’est une première victoire. Mais le combat n’est pas terminé !

En effet la Commission européenne a trouvé une autre astuce. Incroyable mais vrai ! Elle veut que le traité s’applique après le vote au Parlement européen. Elle préjuge donc d’un vote positif de celui-ci. D’autre part, comment décider d’un mode d’agrément d’un tel texte associant les Parlements nationaux et le mettre en œuvre sans attendre l’opinion de ceux-ci. C’est la nouvelle arnaque de M. Juncker. Le combat continue donc. Que les citoyens et les élus exigent la non-application de ce traité de la mondialisation ultralibérale. (....)

Lire la déclaration de Patrick Le Hyaric Député – Vice-président du groupe de la Gauche unitaire européenne – gauche verte nordique (GUE/NGL)

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:40

mercredi 6 juillet 2016

André Chassaigne, a lancé mardi un "appel solennel" aux députés opposés au projet de loi travail pour élaborer une motion de censure de gauche contre le gouvernement, après l’engagement attendu du 49-3

"Je lance un appel solennel à ce qu’on puisse élaborer une motion de censure de gauche avec tous ceux qui sont opposés à ce texte", a déclaré M. Chassaigne lors d’un point de presse, après un nouveau recours attendu au 49-3 sur le texte par le Premier ministre Manuel Valls dans l’après-midi, dès la reprise des débats.

Une réunion est prévue à 14 heures avec les députés "antilibéraux", dont des socialistes frondeurs ou des écologistes critiques du gouvernement. Et "j’espère qu’on arrivera, cette fois, à avoir les 58 signatures indispensables", a-t-il ajouté, la précédente tentative de motion de gauche ayant échoué en mai (56 signatures contre 58 requises, dont 26 socialistes).

Pour le responsable du Front de gauche, une telle motion est la seule manière de faire que le projet de loi travail "ne soit pas voté".

"Je pense qu’on devrait y arriver, s’il y a la volonté politique de la part des frondeurs" socialistes, a dit ce député communiste du Puy-de-Dôme.

En cas d’échec à réunir les 58 signatures pour une motion de gauche, cela voudra dire que des députés auront pu "se sentir menacés dans le cadre des investitures", les responsables socialistes s’étant comportés en "soudards" avec "énormément de brutalité" contre les opposants au texte, selon lui.

De son côté, le "frondeur" Laurent Baumel a indiqué à l’issue d’une réunion du groupe socialiste qu’il souhaitait attendre que le 49-3 soit formellement déclenché pour évoquer une motion de censure, mais estimé que "la logique voudrait qu’on le fasse".

"Si le 49-3 est déclenché, les 56 signataires de mai se réuniront dans la foulée pour évoquer la suite", a indiqué pour sa part une députée PS frondeuse.

André Chassaigne: appel solennel pour une motion de censure de gauche contre l'application du 49-3 pour faire passer la loi travail
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 09:08
Yvonne Sido, 84 ans, obligée de faire du stop pour une intervention chirurgicale

Yvonne Sido, 84 ans, obligée de faire du stop pour une intervention chirurgicale

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pouzauges-85700/84-ans-cette-vendeenne-doit-faire-du-stop-pour-se-soigner-4347963

Malvoyante, cette habitante de Pouzauges (Vendée) espérait bénéficier d’une prescription médicale de transport pour se rendre à Cholet mercredi, puis à Nantes, afin de préparer une intervention chirurgicale. Elle devra faire autrement.

« Je suis vraiment désespérée, à bout de nerfs. » Mais elle tient debout, et se défend, point par point, contre ce qu’elle estime être une injustice. Yvonne Sido, 84 ans, s’apprête à faire de l’auto-stop, mercredi, pour se rendre à la consultation de son neurologue, fixée à 14 h 30, afin de préparer une intervention chirurgicale du canal carpien. 40 kilomètres la séparent de la polyclinique de Cholet (Maine-et-Loire). Elle assure n’avoir aucune autre solution que le système D au départ de Pouzauges (Vendée), petite commune où elle vit depuis deux ans.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 08:48

Agriculure

Contenu du récent accord au niveau européen pour soutenir les éleveurs laitiers

mercredi 6 juillet 2016

André Chassaigne a interpelé le Ministère de l’agriculture sur sur le contenu du récent accord au niveau européen pour soutenir les éleveurs laitiers et sur la nécessité d’autres mesures de régulation et d’intervention.

Le 9 juin 2016 un communiqué de presse du ministère se félicitait « de la position commune trouvée entre la Pologne, l’Allemagne et la France pour permettre d’endiguer la crise du lait » à la suite d’une réunion tripartite visant à préparer le Conseil des ministres de l’agriculture des 27 et 28 juin 2016 au cours duquel la crise des filières d’élevage et en particulier la situation du marché laitier doit être en débat.

En outre le même communiqué précise qu’il a été convenu « de la nécessité de mettre en place une incitation financière européenne pour encourager la réduction volontaire de la production laitière » et qu’il s’agit « d’un accord exceptionnel conforme à ce que la France défend depuis 8 mois ».

Nonobstant le fait que la crise agricole touche quasiment toutes les productions, aucun élément concret de cet accord n’est précisé. Les prix d’achat du lait aux producteurs sont toujours orientés à la baisse avec une fourchette de 250 euros à 320 euros les 1 000 litres, mais jusqu’à 200 euros les 1 000 litres pour certaines productions en fonction des collecteurs. Ces prix sont très éloignés des coûts de revient des productions pour l’immense majorité des producteurs en particulier en zone défavorisée et de montagne.

Au-delà de ces mesures volontaires pour la filière laitière dont le contenu reste à préciser, la sortie de la crise agricole passe à la fois par le retour de mesures fortes de régulation des volumes, des marchés et des prix au niveau européen, bien au-delà de simples accords volontaires dont les impacts devront être rapidement évalués.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 06:26
Loi sur le travail: Valls repasse en force

5 JUILLET 2016 | PAR CHRISTOPHE GUEUGNEAU ET MATHILDE GOANEC

Le premier ministre a de nouveau utilisé l'article 49-3 pour faire passer le texte de loi sur le travail en seconde lecture à l'Assemblée. Une motion de censure de gauche est en cours de rédaction, mais il n'est pas acquis qu'elle trouve ses 58 signataires, encore moins qu'elle soit votée.

Le 49-3 qui (re)vient. L’examen en seconde lecture du projet de loi sur le travail aura donc duré en tout et pour tout quinze minutes. Manuel Valls a dégainé le fameux article de la Constitution qui lui permet de faire passer un texte sans vote, dès l’ouverture de la séance au Parlement, mardi 5 juillet. « Pas la peine de perdre encore du temps », soulignait dès lundi une source proche du premier ministre. « Nous gouvernons avec une majorité relative (…). Il y a un certain nombre de députés de gauche et parfois socialistes qui n’ont pas voté un seul texte important depuis juin 2012 », avait également dit mardi matin Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, sur France Info.

Au Parlement, les députés ont donc eu un seul petit quart d’heure pour faire le spectacle. Claude Bartolone n’avait pas seulement annoncé l’arrivée du premier ministre à la tribune que la droite ouvrait le bal. « Aurait-il quelque chose à dire ? », ironise malicieusement un député des Républicains, en référence au faux suspense qui règne depuis le matin. Manuel Valls tente néanmoins, pour la forme, de faire avaler la pilule, et accumule les éléments de langage déployés depuis quatre mois. « Nous avons fait des choix, et des choix clairs, de décentraliser le dialogue social et de faire confiance à la négociation. » Les exemples sont choisis à dessein, rappel du psychodrame du matin en réunion de groupe : « L’entreprise est l’échelon pertinent pour décider du taux de rémunération des heures supplémentaires », martèle Manuel Valls, en adresse aux frondeurs et associés.

Le premier ministre enchaîne, sa voix couverte par le brouhaha qui monte des travées :« Ce texte est un texte de progrès social, il a fait l’objet d’une large concertation. » Huées à droite. « Il y a ceux qui font semblant de vouloir construire artificiellement le compromis. » Huées à gauche. Pour finir par la déclaration attendue : « Nous avons rencontré l’ensemble des organisations syndicales et présenté la semaine dernière de nouveaux amendements. Malgré ces avancées, une alliance des contraires, des immobilismes et des conservatismes s’est constituée. Face à cela, le gouvernement est déterminé à avancer. »

C’est le signal, les députés de droite commencent à se lever, malgré les justifications de l’exécutif. « Ce n’est pas une posture, ce n’est pas de l’intransigeance », insiste le premier ministre, qui voit sortir également les quelques parlementaires communistes. Devant un hémicycle à moitié vide, Manuel Valls achève le travail par l’annonce officielle du recours au 49-3, sous les seuls applaudissements d’une partie des socialistes. Il est 15 h 15, la séance est suspendue, et le texte adopté sera celui issu de la commission des affaires sociales. À moins d’une motion de censure déposée dans les 24 heures.

Salle des Quatre Colonnes, le patron des députés PS, Bruno Le Roux, semble soulagé, content d’en « terminer avec des débats de positionnement dignes d’un congrès du PS ».« L’important, c’est les Français, ce sont les entreprises et les salariés, pas les petits jeux des socialistes », ajoute-t-il. Son collègue et néanmoins frondeur Christian Paul, député de la Nièvre, est évidemment sur une tout autre ligne. « Le compromis était possible », regrette-t-il. Ce nouvel usage du 49-3 « attriste, selon lui, une grande partie des députés PS ». À propos du premier ministre, Christian Paul ajoute : « Devant cette incapacité à réformer le pays sans le brutaliser, on s’interroge sur sa capacité à gouverner. »

Le député communiste André Chassaigne, quant à lui, fulmine : « Chacun sait que ce texte est minoritaire dans l’hémicycle, minoritaire dans le pays et minoritaire dans les organisations syndicales », s’exclame-t-il, dénonçant « un texte qui aura des conséquences pour les prochaines décennies ». « On s’arrange pour qu’il n’y ait pas de discussion, dans son intervention Valls a accumulé les contre-vérités », assène le chef de file des députés Front de gauche.

Sur Facebook, le député PS Patrick Mennucci « regrette le nouvel usage » du 49-3,« symbolique d'un entêtement que je ne cautionne pas ». Toujours sur ce réseau social, son collègue Yann Galut est plus véhément : « Le recours au 49-3 est une honte… je n'ai pas été élu pour accepter ce déni de démocratie… Valls n'a plus de majorité et il devrait avoir le courage d'en tirer les conséquences en démissionnant ! »

Le sort de cette seconde lecture de la loi sur le travail avait été scellé le matin même, lors de la réunion du groupe des députés socialistes. En y arrivant, Le Roux n’avait rien caché de ses intentions. « On a beaucoup discuté, maintenant il faut vite voter ce texte, pour qu’il fasse très vite ses preuves », lance-t-il aux journalistes qui font le pied de grue devant le bâtiment qui fait face à l’Assemblée. « J’ai toujours dit que je ne voulais pas de guérilla parlementaire », ajoute-t-il pour être sûr d’être bien compris, avant d’asséner :« Il y a des socialistes qui risquent de se faire des tours de reins à l’Assemblée en essayant d’aller chercher une majorité avec la droite ou l’extrême gauche. »

De l’avis de plusieurs participants, la réunion s’est déroulée dans un climat morne et tendu, avec finalement peu de participants au regard de l’importance du moment. À la tribune, Manuel Valls, pourtant entouré du président de l’Assemblée, Claude Bartolone, et du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, est le seul à avoir parlé.

Les discussions des députés PS ont essentiellement tourné autour de l’amendement déposé par Olivier Faure, et signé par plus de 120 députés PS, qui proposait de maintenir dans la loi le taux de majoration des heures supplémentaires à 25 % alors que le texte prévoit de l’abaisser à 10 %. Le premier ministre n’a rien voulu entendre, disant en substance : « Ce que vous appelez un compromis, j’appelle ça une compromission. Je ne lâcherai pas la CFDT, on a passé un accord. » Les frondeurs avaient pourtant tenté de se montrer conciliants. Intervenant après Olivier Faure, Christian Paul a clairement indiqué que si l’amendement passait, il s’arrangerait pour que le texte passe sans encombre le débat à l’Assemblée. En clair, les frondeurs étaient prêts à s’abstenir. « Cet amendement était une vraie porte de sortie, confie Benoît Hamon. Mais Valls poursuit deux objectifs : passer la loi en l'état car il a un accord avec le Medef et la CFDT, et nous piétiner, pour obtenir une victoire définitive contre nous [l'aile gauche du PS – ndlr]. »ng>

« Un vrai effort avait été fait », assure Mathieu Hanotin, frondeur et proche de Benoît Hamon, à la sortie. Pour Denys Robiliard, signataire de l’amendement Faure, « nous avons simplement cherché à sécuriser le pouvoir d’achat des salariés français. Ça ne réglait pas tous les problèmes mais cela permettait au texte de passer, c’est ce que nous avons tenté de dire ce matin à plusieurs reprises à Manuel Valls », ajoute le député du Loir-et-Cher. « Cet amendement était plutôt un symbole, mais on avait besoin d’un symbole alors que ce texte donne depuis le début le sentiment que l’on sacrifie les droits des salariés », regrette-t-il.

Le rapporteur du texte, Christophe Sirugue, n’est pas du tout de cet avis : « Cet amendement, il est écrit avec les pieds », « c’est un jeu de dupes complet ». Le député accuse Olivier Faure d’avoir trompé ses collègues en faisant croire que son amendement avait l’assentiment du gouvernement et du rapporteur, ce qui n’était pas le cas. « Faure est coutumier du fait : sur la fin de vie, sur la déchéance, il a déjà fait ce genre de coup », assène Sirugue. Ambiance.

Menaces

Et maintenant ? C’est reparti pour la motion de censure, comme au mois de mai, ou presque. Car cette fois-ci, les députés de droite ont décidé de ne rien déposer. Pour Denys Robiliard, l’explication est terre à terre : « Ils savent qu’une motion de censure de droite est vouée à l’échec, et ils veulent partir en congé et aller voir le foot, c’est méchant mais il faut le dire. »

À gauche, la situation est en suspens, comme en mai. Une alliance hétéroclite de communistes, d’écologistes et de frondeurs du PS avait alors réussi à réunir 56 signatures sur une motion de gauche. Il leur avait manqué deux signatures pour pouvoir déposer leur texte en temps et en heure. Le même scénario se répétera-t-il ? Personne ne veut y croire, mais les choses ne semblent pas avoir fondamentalement changé en quelques semaines. Sachant qu'il faudra en outre réunir une majorité absolue sur le texte pour qu'il fasse tomber le gouvernement.

Les aubrystes, qui avaient fait faux bond la fois passée, ne devraient toujours pas être au rendez-vous, à en croire Jean-Marc Germain. Pour le député des Hauts-de-Seine, pourtant très hostile au texte, une motion de gauche « ne servirait à rien, si ce n’est à hystériser le débat public ». Denys Robiliard, proche des frondeurs sans en être, craint pour la suite : « Je sais bien que ça fait partie du décorum et de la dramaturgie de la Cinquième République, mais quand je pense à une motion de censure, je pense aussi au jour d’après. Or nous n’avons pas les forces nécessaires, ni la majorité, pour changer actuellement le cours des choses. » Comme la fois précédente, il ne signera pas.

C’est donc sensiblement la même coalition qui se trouve à la manœuvre. Un groupe organisant une fois par semaine des réunions informelles s’était constitué en mai. Il a, depuis, tenu le rythme. La dernière réunion a justement eu lieu mardi à 14 heures, juste avant l’ouverture de la séance publique, avec comme issue un texte de motion quasi finalisé. « Le seul outil pour que ce texte soit rejeté, c’est la motion de censure. On va travailler à une motion de gauche. Nous allons l’écrire à plusieurs mains », explique André Chassaigne. Les écologistes veulent eux aussi aller jusqu’au bout, appelant dans un communiqué « à faire barrage à cette loi et à ce gouvernement qui n’a plus rien à offrir au pays en soutenant une motion de censure ».

« Les frondeurs présents étaient motivés mais un peu tièdes, il faut bien le dire, confie cependant Isabelle Attard, députée indépendante du Loir-et-Cher. Valls a été tellement méprisant ce matin à la réunion du groupe PS et encore cet après-midi dans l’hémicycle, avec un discours de même pas cinq minutes, que ça peut motiver des députés socialistes. En même temps, les menaces peuvent être plus fortes encore et donc dissuader. » C’est également l’avis de Laurent Baumel, qui met en garde. « Il faut voir comment les collègues vont intérioriser ce qui vient de se passer. Les menaces peuvent jouer. Pas sur moi. » Même rage chez Christian Paul. « Valls ce matin a agressé le groupe socialiste. La motion de censure est un outil constitutionnel qui permet de répondre à la violence de ce gouvernement. » Et quitte à partir en guerre, autant tenter tous les fronts. Le député ex-socialiste Pouria Amirshahi compte proposer à la fois une motion de censure de gauche, mais aussi préparer une saisie du Conseil constitutionnel. « Il faut deux signatures de plus, mais certains députés trouveront ça plus facile. » Ce recours serait fondé sur le non-respect par la France du Pidesc (Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels), comme le relevait Bernard Thibault dans une interview accordée à Mediapart lundi.

Sous couvert d’anonymat, un député affirme qu’il est cependant encore plus difficile que la dernière fois de trouver des signataires. En cause : les menaces de la direction du PS et du gouvernement. Pour Benoît Hamon, « c’est au moins aussi difficile que la dernière fois ». « Il manque des signatures, les dernières sont toujours les plus difficiles. Il y a du chantage à l’exclusion et à l’investiture », estime le député des Yvelines. Christian Paul juge pour sa part que ces menaces sont « dérisoires et puériles ». « On fait tout pour y arriver », complète Fanélie Carrey-Conte, députée frondeuse.

Dans un entretien à L’Obs, Laurent Baumel estimait qu’il serait « dangereux d’exclure des députés qui défendent la position de la rue ». « Les propos de Jean-Christophe Cambadélis ne m’empêcheront pas de signer une motion de censure à l’encontre du gouvernement s’il passe en force, mais il est possible que cela influence d’autres frondeurs », ajoutait-il. Ce qui est sûr, c’est qu'une bataille juridique s’ouvrirait en cas d’exclusion. Certains ne manquent pas de noter que le Bureau national du parti socialiste n’a jamais voté sur le texte, et qu’il n’y a donc pas de position officielle du parti en la matière. D’ailleurs, le PS ne propose pas d’exclure d’éventuels signataires d’une motion de censure, mais ceux qui la voteraient, et feraient donc tomber le gouvernement.

Le 18 juin dernier, le Conseil national a en effet voté, par 130 voix pour et 15 contre, le fait que « le vote d'une motion de censure ouvrirait la voie à des sanctions ». Des sanctions qui reviendraient forcément à une exclusion, conclut Cambadélis. Or, si les frondeurs veulent peser sur la primaire, en apportant des parrainages, ou bien tiennent simplement à assurer leur investiture, cette menace pourrait largement peser. Réponse au plus tard mercredi à 15 h 15.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 06:15
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 06:00
Saint Thégonnec non recyclable?  Le Télégramme, 6 juillet 2016 - Elvire Simon

Saint Thégonnec non recyclable? Le Télégramme, 6 juillet 2016 - Elvire Simon

Conseil communautaire du 4 juillet 2016 - Ouest-France

Conseil communautaire du 4 juillet 2016 - Ouest-France

Conseil Communautaire du 4 juillet 2016 (compte rendu du Ouest-France et du Télégramme)
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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 15:43
« Les politiques des agents néolibéraux ont plongé une partie de la population dans l a misère », A dénoncé Alberto Garzon, coordinateur fédéral d’Izquierda Unida. Photo : Julien Jaulin/Hanslucas

« Les politiques des agents néolibéraux ont plongé une partie de la population dans l a misère », A dénoncé Alberto Garzon, coordinateur fédéral d’Izquierda Unida. Photo : Julien Jaulin/Hanslucas

GAËL DE SANTIS

LUNDI, 4 JUILLET, 2016

L'HUMANITÉ

Le PCF organisait, jeudi, une soirée sur les contours d’une politique de gauche en Europe.

Autour de la table, l’Union européenne telle qu’elle est ne convainc pas. Anthony, Xavier, André, Valérie ou encore Maximilien participaient à la soirée sur l’Europe, jeudi soir, dans le cadre des rencontres organisées par le PCF pour aboutir à un pacte commun d’engagement entre forces de gauche pour 2017. Pour l’un « la construction européenne ne se fait pas en associant les peuples ». Pour l’autre, on doit « inverser les rôles pour donner un pouvoir plus grand au Parlement, élu, face à la Commission européenne ». André, lui, pense qu’il faut reprendre « le pouvoir qui est aux mains des banques ». Valérie, membre de Diem 25, le mouvement européen fondé par Yanis Varoufakis, dénonce la « stratégie de l’ennui » qui conduit à rédiger des directives illisibles. Elle réclame « un accès facile aux documents de l’UE ».

Des tables comme celle-ci, il y en avait une dizaine, jeudi, place du Colonel-Fabien à Paris. En petits groupes, la centaine de participants a pu ainsi formuler une riche liste de propositions concrètes qui devront être encore débattues pour nourrir le pacte d’engagement pour 2017 : Fonds européen de développement social et solidaire pour financer les investissements publics ; élection des gouverneurs de banque centrale ; création d’un smic européen ; harmonisation des cotisations pour lutter contre le dumping social, etc.

Après cet exercice en séance plénière, une série d’intervenants s’inspirent des débats en ateliers. C’est le député européen socialiste Emmanuel Maurel qui se livre en premier à l’exercice. L’ombre du Brexit plane. Le dirigeant de l’aile gauche du PS, heureux de voir les convergences possibles entre « communistes et socialistes » à l’heure où Manuel Valls creuse le fossé « entre deux gauches », constate que, dans toutes les consultations européennes, on observe une « fracture territoriale et de classe », avec un refus des politiques européennes de la part de « ceux qui subissent la mondialisation ». La priorité est donc la lutte contre le dumping. « Les politiques des agents néolibéraux ont plongé une partie de la population dans la misère », dénonce pour sa part Alberto Garzon, coordinateur fédéral d’Izquierda Unida. Le député européen Patrick Le Hyaric a dénoncé le fait que le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, vient de souhaiter voir l’accord de libre-échange Canada-UE n’être pas ratifié par les parlements nationaux. Gilbert Garrel, de la fédération des cheminots de la CGT, a démontré, lui, l’inefficacité des politiques libérales européennes : « La quantité de fret transportée sur rail en France depuis l’ouverture à la concurrence a été divisée par deux. »

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