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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 19:51

Le député des Yvelines, arrivé en tête du premier tour de la primaire, a voulu se démarquer dans cette primaire en revendiquant son ancrage à gauche.

LE MONDE | 

 

Benoît Hamon l'assure: il avait vu venir la bonne nouvelle. "Je la sens bien, moi, cette campagne", s'exclamait-il dès le mois de décembre. Les résultats du premier tour de la primaire, lui ont donné raison: l'ex-ministre de François Hollande, est arrivé en tête du scrutin, avec 35% des voix sur un dépouillement partiel portant sur un tiers des bureaux de vote. Le député des Yvelines de 49 ans a longtemps été vu, au mieux, comme le troisième homme potentiel de l’élection. Ceux qui le surnommait le « Fillon de la gauche », celui qui s’impose contre tous les pronostics face aux favoris des sondages, avaient finalement vu juste. 

Le mois dernier, son équipe s’en amusait presque. « Les médias s’en veulent tellement de n’avoir pas vu venir Fillon à la primaire de la droite, qu’ils ne voudraient surtout pas louper Hamon à celle de la gauche », plaisantait il y a six semaines son directeur de campagne, Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis.

La participation de M. Hamon à « L’Emission politique » sur France 2, le 8 décembre, a constitué un tournant dans sa campagne. Si l’audience a été plutôt faible pour le programme - 1,7 million de téléspectateurs -, sa prestation a été remarquée. « Il a été bon », concède-t-on du bout des lèvres dans l’entourage de ses concurrents. L’émission lui a aussi donné l’occasion de faire valoir ses mesures phrares.

Retouches sur le revenu universel

M. Hamon a développé les deux solutions qu’il propose pour faire face à la « révolution numérique », qui va « raréfier le travail » : la réduction du temps de travail et, surtout, l’instauration d’un revenu universel de base.

En six semaines, deux points clés de la proposition de Benoît Hamon ont pourtant été discrètement supprimés, avant d’être finalement réintégré :

  • le fait que ce qu’il qualifie de « revenu universel » serait versé à terme à tous les Français de plus de 18 ans, sans condition de ressources ;
  • le fait qu’il atteindrait le seuil de 750 euros par mois.

Il est désormais question d’une « grande conférence citoyenne » chargée de discuter du périmètre du revenu universel et de son calendrier. Benoît Hamon continue d’évoquer un « revenu universel », mais il ne s’engage plus clairement à mettre en place cette « révolution » sociale avant 2022, s’il remportait la présidentielle.

Dans Le Monde du 4 janvier, M. Hamon a également déclaré « envisager, à court terme, d’en finir avec l’état d’urgence, dès lors que les lois antiterroristes et renseignement permettent à la police et à la justice d’agir plus efficacement ».

L’ancrage à gauche d’un ancien militant étudiant

C’est au sein de SOS Racisme que Benoît Hamon a commencé sa vie de militant. En 1986, il est partie prenante des manifestations lycéennes et étudiantes contre la loi Devaquet, vaste mouvement qui l’incite un an plus tard à prendre sa carte à l’UNEF, principal syndicat étudiant, duquel il est resté proche. En 1993, il devient le premier président du Mouvement des jeunes socialistes, un poste qu’il conservera jusqu’en 1995.

Délégué national du PS chargé de la jeunesse, le jeune Hamon se rapproche ensuite de Lionel Jospin, dont il sera conseiller pour la jeunesse pendant la campagne présidentielle de 1995. Il sera élu député européen de la circonscription Est entre 2004 et 2009, puis conseiller régional d’Ile-de-France entre 2010 et 2014, en parallèle de sa charge de porte-parole du parti socialiste, de 2008 à 2012.

Au cours de son ascension au parti socialiste, Benoît Hamon s’est inscrit dans une tendance réformiste, notamment au sein du Nouveau Parti socialiste, un courant interne au PS qu’il cofonde avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon après le choc du 21 avril 2002, qui a vu la gauche éliminé du second tour de la présidentielle.

Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire (2012-2014), puis de l’éducation nationale (avril-août 2014), l’ex-porte parole du PS compte se démarquer du quinquennat écoulé et revendique son ancrage à gauche. Il disait, dès le 16 août, son désir de rompre avec « les quinquennats [qui] se succèdent », avec « les hommes providentiels aussi ».

Il est l’un des plus prompts à s’être déclarés pour la primaire, prenant de vitesse son plus proche rival, Arnaud Montebourg – l’ancien ministre de l’économie devait annoncer sa candidature quelques jours plus tard. M. Hamon n’avait eu d’autre choix que de quitter le gouvernement le même jour que M. Montebourg, en août 2014 ; lors de la fête de la rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) les deux hommes avaient milité pour un changement de cap de la politique économique menée par le gouvernement de Manuel Valls.

Bilans contrastés à Bercy et à l’éducation nationale

Lors de son passage à Bercy, en tant que ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire, de mai 2012 à mars 2014, Benoît Hamon a mené quelques chantiers significatifs dont la loi sur l’économie sociale et solidaire (ESS), qui donne un cadre à un secteur – regroupant notamment les mutuelles, les coopératives, les associations… – jusque-là mal défini. Adoptée en juillet 2014, la loi définit, pour la première fois, l’ESS comme un « mode d’entreprendre et de développement économique ».

Son autre grand projet fut la loi sur la consommation, adoptée en mars 2014. Elle propose un panel d’outils pour améliorer la protection des consommateurs comme l’action de groupe, la facilitation de la résiliation du contrat d’assurance, la mise en place d’un registre du crédit ou l’augmentation du délai de rétractation pour le commerce en ligne. Le ministre quitte son poste peu après l’adoption de cette loi pour rejoindre le ministère de l’éducation nationale.

Mais il ne passera que cent quarante-sept jours rue de Grenelle où il a succédé à Vincent Peillon en mars 2014, avant de suivre Arnaud Montebourg et de quitter le gouvernement en août de la même année. Au cours de ses quelques mois comme titulaire de ce portefeuille, M. Hamon n’a pas eu le temps de lancer de chantier majeur et laisse un bilan mitigé. Chargé de déminer le dossier de la réforme des rythmes scolaires, il lâche du leste sans pour autant calmer la fronde.

Il a également reculé sur les ABCD de l’égalité, outil pédagogique de promotion de l’égalité homme-femme, après la polémique lancée notamment par les opposants au mariage pour tous. Enfin, M. Hamon a été contraint de renoncer à faire avancer un dossier qui lui tenait à cœur : celui de la réforme de l’évaluation des élèves. Il démissionne avant d’effectuer sa première rentrée.

 

Premiers résultats de la Primaire du PS: 

- Hamon: 35%

- Valls: 31%

- Arnaud Montebourg: 18%

- Peillon: 6%

- De Rugy: 3,5%

- Pinel: 2%

- Benhamias: 1,5%  

 

Montebourg invite à voter Hamon. Le père fouétard du 49-3, l'embastilleur de syndicalistes, le clone de Sarkozy aux aires martiaux ridicules et de sinistre mémoire, Manuel Valls, est plutôt mal barré. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour le peuple de gauche, même si le chemin du rassemblement parmi les opposants à la loi travail, à la politique néo-libérale et austéritaire du dernier quinquennat, reste à trouver pour contrer Le Pen et Fillon.  
 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 15:55
Conseil Municipal de Morlaix du 28 juin 2016

Conseil Municipal de Morlaix du 28 juin 2016

Le premier Conseil Municipal de l'année devait avoir lieu le jeudi 19 janvier. 

Il aura lieu finalement le lundi prochain, le 23 janvier (report sans explication convaincante) à 18h30. 

Voici l'ordre du jour: 

- Actions entreprises suite aux observations de la Cour Régionale des comptes en 2015

- Modification des statuts du SIVOM

- Etudes techniques pour la réhabilitation du musée de Morlaix - remise des pénalités pour une entreprise 

- Sortie de Morlaix du groupement de commande avec Saint Martin pour la réhabilitation du quartier de la gare

- Subvention pour l'office municipal des sports (22 580€ proposé, comme l'an passé) 

- Convention de mise à disposition de parkings pour la résidence des marronniers (domaine privé) 

- Acquisition des 5 maisons de la SNCF par la mairie de Morlaix, impasse Rol Tanguy

- Avis sur la vente d'un logement social appartenant à Habitat 29, 45 rue Villeneuve

- Modification du tableau des emplois: changement de statut de deux agents (économat, animation péri-scolaire) 

- Versement d'une subvention de 2 550 euros au COS (Comité des Oeuvres Sociales)  

- Bilan social sur le personnel de la ville de Morlaix (passé au CT en décembre 2016)

- Renouvellement de convention pour l'association Wart 2017-2019

- Demande de subvention de fonctionnement pour les actions programmées en 2017 par le musée de Morlaix (83 000€)

 

Conseil Municipal de Morlaix du mercredi 14 décembre 2016: revue de presse et vidéo sur le site de la Mairie: interventions d'Ismaël Dupont

 

 

 

 

 

 

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 15:55
Conseil Municipal du 23 janvier à Morlaix: question orale de l'opposition: quelle réaction face à une situation démographique alarmante à Morlaix?

Voici une Question Orale pour le prochain conseil municipal de Morlaix le lundi 23 janvier (à 18h30) écrite par Jean-Pierre Cloarec et co-signée par les 7 autres élus de l'opposition: Jean-Philippe Bapcérès, Sarah Noll, Jean-Paul Vermot, Hervé Gouédard, Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont et Valérie Scattolin

 

QUELLE REACTION FACE A UNE SITUATION DEMOGRAPHIQUE ALARMANTE ?

Dans son édition du 2 janvier dernier évoquant la publication des chiffres de la population par l'INSEE, le quotidien Ouest-France attribuait le bonnet d'âne du Finistère à la ville de Morlaix.

Entre 2009 et 2014, celle-ci a perdu 702 habitants (soit 4,6%) et se situe désormais au cinquième rang du département derrière Landerneau. La population municipale ne compte plus que 14837 administrés. Si l'on tient compte de la « population comptée à part », on atteint 15633 habitants, mais le recul est encore plus marqué :1033 personnes en moins en 5 ans !

Cette baisse continue pose question. Même si les compétences «Aménagement de l'espace» et «Développement économique» sont du ressort de la communauté d'agglomération, il est légitime de s'interroger sur la volonté de la municipalité de s'emparer du problème.

Si on se réfère aux actions relatives à l'habitat subventionnées par la ville (cf site internet), on y trouve les aides au ravalement, aux travaux de réfection de vitrines et d'enseignes commerciales et à la restauration des murs de soutènement. Mais que se passe-t-il quand il n'y a personne derrière la façade ? Rien n'est fait pour conforter les aides à l'habitat : aucune campagne d'information, pas de collaboration avec Morlaix Communauté...

Comment améliorer l'agrément à résider au centre-ville ? Des rues soit-disant piétonnes parasitées par le stationnement et la circulation, des zones à 30Km/h insuffisantes et des passages piétons parfois dangereux, des interrogations sur l'accessibilité des équipements publics et leur pérennité (médiathèque, MJC …) : on manque cruellement d'actions fortes en ce domaine.

Face aux difficultés du commerce en centre-ville et à l'hémorragie qui se poursuit (départs vers la périphérie des enseignes « Bonobo » et « Cache-cache », départ d'un cabinet d'avocats), quelle concertation avec les acteurs ?

La situation est d'autant plus préoccupante qu'un cercle vicieux nous menace : moins de population, c'est moins de recettes fiscales, ce qui conduit mécaniquement soit à augmenter les taux d'imposition, soit à réduire les services, ce qui ne peut qu'engendrer de nouvelles fuites de population, etc. C'est la raison pour laquelle la recherche d'une harmonisation fiscale, avec le concours de Morlaix Communauté, est indispensable.

La périphérie n'a d'ailleurs rien à gagner au maintien du statu quo car elle est elle-même impactée par le déclin de la ville-centre : la baisse démographique touche 2 communes proches dont une partie est englobée dans la zone urbaine (Saint Martin des Champs perd 135 habitants et Plourin les Mx, 238). Pour éviter d'atteindre le point de non retour, il est plus que jamais urgent de se mettre autour de la table et d'étudier la concrétisation d'un grand Morlaix rassemblant au moins la zone urbanisée !

Nous ne disons pas que rien n'a été fait. Mais une liste exhaustive de ce qui a été mis en place jusqu'ici est inutile : cela n'a manifestement pas suffi à enrayer la chute. Et le projet de faire de Morlaix le 3ème pôle urbain du Finistère, porté durant les campagnes électorales, semble s'éloigner chaque année davantage.

Quand une politique a failli, il faut la modifier. Quelles NOUVELLES INITIATIVES et quels NOUVEAUX PROJETS la majorité municipale compte-t-elle adopter pour relancer la ville ?

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 15:55
Deux réfugiés du CAO de Pleyber-Christ menacés d'expulsion: signez la pétition pour empêcher leur expulsion... Rassemblement de soutien lundi 23 janvier à 18h devant le kiosque place des Otages à Morlaix

Ils ont été victimes de violences dans leur pays, l'Erythrée et l'Afghanistan, et sur le chemin de l'exil pour vivre en paix et en sécurité. Avec le règlement inique Dublin II, et malgré les promesses qui leur ont été faites quand ils sont montés dans un bus pour un CAO de province à Calais et à Paris, ils sont aujourd'hui menacés de renvoi en Italie et en Bulgarie, pays dangereux pour les migrants, alors qu'ils commencent à s'intégrer et à faire des projets dans un environnement porteur en Bretagne.

 

C'est inacceptable.

 

La France prendre sa part de ses obligations de solidarité et d'asile avec les réfugiés.

 

Elle ne doit pas les trimbaler et les jeter en les considérant sans humanité.

 

C'est pourquoi cette pétition a été lancée. 

 

Bénévoles du CAO de Pleyber-Christ : Arrêt du renvoi de 2 jeunes migrants « dublinés » du CAO de Pleyber Christ

 

Déjà plus de 3000 personnes ont signé la pétition! Il y a encore besoin de se mobiliser pour empêcher ces expulsions dans le cadre du directive DUBLIN II complètement inhumaine et incohérente du point de vue de la solidarité européenne et internationale.  

 

https://www.change.org/p/b%C3% A9n%C3%A9voles-du-cao-de- pleyber-christ-arr%C3%AAt-du- renvoi-de-2-jeunes-migrants- dublin%C3%A9s-du-cao-de- pleyber-christ?recruiter= 664660883&utm_source=share_ petition&utm_medium=email&utm_ campaign=share_email_ responsive

 

Biniam et Abdullah ont vraiment besoin de notre soutien à tous! 

 

Le lundi 23 janvier à 18h, un rendez-vous est donné à tous les soutiens de Biniam et Abdullah et les personnes qui se sentent concernées par le droit d'asile pour empêcher leur expulsion. 

 

Une restitution du rendez-vous en préfecture par les représentants des associations et collectifs présents sera faite et une soupe sera servie. 

 

Il s'agira aussi de demander pour tous les réfugiés une remise en route d'urgence  des visas humanitaires, une vraie politique d'asile respectueuse des droits de l'homme et de nos devoirs de solidarité, la fin du règlement Dublin II, le respect des engagements du ministère de l'intérieur vis-à-vis des migrants de Calais et de Paris qui ont accepté de monter dans un bus pour se rendre dans des CAO de province.  

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 15:14
Voeux de la fédé PCF du Finistère: Anne-Catherine, Anne-Marie Alayse, Xavier Compain et Ismaël Dupont au local de la rue Berger à Brest, devant une cinquantaine de personnes

Voeux de la fédé PCF du Finistère: Anne-Catherine, Anne-Marie Alayse, Xavier Compain et Ismaël Dupont au local de la rue Berger à Brest, devant une cinquantaine de personnes

Tout d'abord, au nom du Conseil Départemental du PCF Finistère, merci à tous d'avoir bravé le froid et répondu présent, adhérents, élus du PCF, représentants syndicaux, associatifs, représentants des forces de gauche du département. Nous avons le plaisir d'accueillir ce matin Xavier Compain, nouveau secrétaire régional et porte-parole du PCF Bretagne, candidat du Front de Gauche aux Régionales, membre de la direction nationale du Parti Communiste et animateur du pôle Agriculture-Pêche-Forêt. Nous avons voulu cette année, marquée par les campagnes présidentielle et législatives, par les périls liés au retour au pouvoir d'une droite radicale, ultra-libérale, et aux volontés de conquête d'une extrême-droite en embuscade, faire des voeux avec un fort contenu politique.

 

"La Commune contre Versailles: mobilisés contre la monarchie présidentielle! "

Il y a exactement 224 ans, le 21 janvier 1793 était décapité le roi Louis XVI, redevenu Louis Capet, après un procès d'un mois à la Convention.

Le « règne des préjugés serviles », comme le disait Marat dans son compte rendu de la première comparution du roi devant la Convention, allait-il prendre fin définitivement ?

Etait-il venu le temps de la souveraineté du peuple ? De la fin du despotisme et de l'assujettissement ?

L'histoire a bien montré que les choses n'étaient pas aussi simples, les différentes périodes de notre Ve République, et tout dernièrement les cinq ans du quinquennat Hollande ont fait une nouvelle fois la démonstration que nos institutions et nos pratiques politiques relevaient encore d'une forme de monarchie présidentielle.

Ce n'est pas ces temps de campagne électorale et les fièvres narcissiques et idolâtres de la Présidentielle qui vont nous apporter de démenti. Où l'on voit des candidats auto-proclamés, persuadés de leur prédestination, habités par le sentiment de leur importance, je pense notamment à Macron, s'auto-produire en super-héros devant des milliers de fans qui vibrent au spectacle de la Providence revenue sur terre, et des médias qui, plutôt que de décortiquer les programmes et de les confronter, nous font assister au lever, au coucher, aux parties de chasse et de frivolités des prétendants à la royauté entourés chacun de leur nuée de courtisans anxieux attendant d'une éventuelle victoire des avantages divers.

C'est Versailles !

C'est toujours Versailles ... et la Commune qu'on assassine ! La Commune qui avait pris le dessus en 1792-1793, celle qu'on écrasa en 1871. 

Et pourtant, les Présidents semblent, à tout observateur sérieux, ne jamais avoir eu si peu de pouvoir de changer le cours des choses.

Faute à la réduction du pouvoir politique et économique de la France, qui n'est plus cette puissance internationale dont on redoute l'arrogance, à la mondialisation libérale, aux contraintes institutionnelles et monétaires de l'Europe, et surtout à ces nouvelles féodalités bien plus puissantes que les anciennes que constituent les Pouvoirs capitalistes : banques, sociétés d'assurance, milliardaires actionnaires de centaines de société, de médias, comme Bernard ARNAUD, qui gagne 1 million d'euros par heure, ce qu'un salarié moyen mettra 50 ans à accumuler !

C'est cette perte de sens et de pouvoir du "Président-roi" qui fait que fonction présidentielle et ministérielle n'est plus sacrée.

On gifle le premier ministre. On se moque du Président. On lui crache à la figure en pensée tous les matins.

C'est à cause de l'inefficacité tragique du pouvoir politique face à l'aggravation des problèmes qui minent notre société : désindustrialisation, chômage de masse, précarité, croissance des inégalités et de la pauvreté, souffrances au travail.

Pour nous évidemment, cette inefficacité politique face au chômage, aux inégalités, à la dégradation des conditions de vie et de travail, n'est pas fatale, elle procède de choix politiques conscients et de longue durée visant à renforcer considérablement les Pouvoirs Capitalistes, et ce n'est pas une élection qui à elle seule peut changer le cours des choses, mais la prise de conscience des peuples, leur décision de ne plus subir, de ne plus accepter, et de s'organiser pour mettre en mouvement leur puissance transformatrice.

Mais le besoin de réponses urgentes à ces problèmes qui se métastasent dans notre société, créant de la brutalité, de la haine de soi et des autres, se retrouve aussi dans les espoirs immodérés, irrationnels, que l'on place dans l’avènement au pouvoir suprême d'une personnalité.

Eugène Pottier nous a pourtant prévenu dans les Paroles de l'Internationale, la Commune contre Versailles, disais-je :

« Il n'est pas de sauveurs suprêmes - Ni Dieu ni César ni Tribun - Producteurs sauvons-nous nous-mêmes ».

L'inversion du calendrier électoral par Lionel Jospin, le passage au Quinquennat, et le renoncement à toute forme de proportionnelle à l'élection législative, ont encore accentué le problème d'une toute puissance du Président dans la vie politique française, avec un gouvernement qui ne procède pas d'une majorité parlementaire, mais de son élection personnelle. 

Aujourd'hui, nous nous trouvons face à des majorités parlementaires qui mangent dans la main du Président, qui subissent son agenda, le plus souvent non dévoilé pendant l'élection, issu de calculs et d'influences. On préside, on gouverne sans contrat, sans légitimité démocratique.

Les députés, comme les 10 députés du PCF et du Front de Gauche, proposent des lois de progrès social, on ne leur accorde pas la moindre attention. Le cœur de la majorité vote comme un seul homme, lié par une solidarité mécanique et d'intérêts, les dispositifs gouvernementaux les plus aberrants voulus au sommet de l’État.

Le 28 janvier, je serai, avec d'autres candidats aux Législatives du Parti Communiste, présent au rassemblement devant l'Assemblée Nationale, pour dire notre volonté et notre besoin d'en finir avec cette monarchie présidentielle, celle qui consiste à utiliser le 49-3 pour faire passer une loi de dérégulation du travail et de précarisation des travailleurs rejetée par 2/3 des Français et qui n'auraient pas trouvé de majorité de gauche au Parlement, celle qui permet de s'asseoir sur ses promesses de campagne en soumettant les besoins sociaux du pays aux règles du traité budgétaire européen austéritaire et libéral négocié par Merkel et Sarkozy, dépossédant ainsi le peuple du pouvoir de choix économique et budgétaire sans la moindre consultation populaire, celle qui redessine les collectivités et les régions françaises sans veiller à ce que les citoyens aient leur mot à dire, celle qui envoie les syndicalistes et les salariés en lutte pour leurs emplois en justice, celle qui matraque et violente les jeunes engagés dans les combats sociaux et environnementaux, et protège les délinquants en col blanc, comme dernièrement Christine Lagarde, les évadés fiscaux, les corrompus du monde politique et économique, celle qui préserve et approfondit des inégalités sociales pour servir les intérêts d'une petite élite qui s'auto-congratule, s'auto-alimente, s'auto-distribue les places à responsabilité d'un bord et de l'autre de manière à ce que les intérêts de la finance et de l'oligarchie soient bien préservés malgré les alternances.

Oui, la Révolution reste au programme...

Peut-être pas de l'histoire enseignée à l'éducation nationale, ou alors sous une forme momifiée, déchargée de sa dimension subversive. Mais au programme de notre temps !

Une révolution pour que le peuple cesse d'être méprisé, pour qu'il cesse d'abdiquer sa souveraineté et soit rétabli dans ses droits !

Une révolution démocratique qui permette de refonder notre démocratie politique et sociale, qui rende possible un nouveau « printemps pour notre république » pour reprendre le titre d'un essai stimulant et brillant de notre camarade marseillais Pierre Darhéville, candidat aux législatives lui aussi avec Gaby Charroux.

Aujourd'hui, il y a urgence à dépersonnaliser nos institutions, à déprofessionnaliser la politique, à détechnocratiser la prise de décision. Il faut mettre fin au cumul des mandats dans le temps et en nombre comme à certain privilèges et rentes de situation des grands élus.

Mais surtout, si on veut réconcilier les citoyens avec la politique, il faut reconstruire une perspective de mieux vivre social par l'action collective, au lieu de la guerre de tous contre tous, de l'individualisme, du salut des plus débrouillards et de la compétition économique qui font aujourd'hui force de loi.

La Révolution sociale - et internationale - dans le régime de la propriété, de l'échange, de la production, des rapports internationaux, est toujours et plus que jamais au programme quand les 8 personnes les plus riches de la planète possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, quand 10 % de la population mondiale vit avec moins de 2 dollars par jour, quand les 14 membres du cabinet Trump, soi-disant "le candidat anti-système de la revanche des classes populaires contre les démocrates", possède autant de richesse qu'un tiers des Américains et que les 60 Etats les plus pauvres de la Planète.

Certes, les expériences de révolution communiste ou socialiste au XXe siècle n'ont pas été des succès éblouissants, certes elles ont posé la question en leur fond du Pouvoir oppressif, certes le projet révolutionnaire est à réinventer, à reconstruire, tenant compte de l'affaiblissement sociologique du monde ouvrier, des défis écologiques, de la démocratie et du droit des individus et des minorités à disposer d'eux-mêmes, mais il serait mortifère de prétendre que notre société capitaliste, inégalitaire, oligarchique, est le dernier mot de l'espoir humain, de renoncer aux exigences de l'intérêt général et de la raison qui commandent de penser une alternative à ce système qui assure la toute-puissance aux possédants, nourrit l'exploitation, l'intolérance, la peur et la haine de l'autre.

On fête aussi cette année les 100 ans de la Révolution d'Octobre, qui, dans la longue nuit de la première guerre mondiale, dans l'agonie des rêves internationalistes et de paix du mouvement ouvrier et socialiste, a permis le renouveau d'une appropriation populaire de la lutte politique et de l'espoir d'un monde débarrassé de l'exploitation.

Les Partis Communistes, avec toutes les limites des modèles proposées qui n'en étaient pas et notamment de la sujétion à la dictature soviétique, ont servi dans l'histoire de notre pays et du monde de puissants moteurs aux combats démocratiques, féministes, anti-colonialistes, et aux conquêtes sociales.

Ils ont permis la constitution du peuple et des prolétaires en sujets politiques que l'on respecte et que l'on craint.

Ils ont fait de l'engagement politique autre chose qu'une lutte de pouvoir : un dévouement désintéressé et total, guidé par la soif de justice sociale, l'optimisme, et la foi, le goût de l'héroïsme ,

Un outil pour forger des solidarités concrètes, pour nourrir la fraternité et faire émerger la liberté dans la lutte, pour construire de l'égalité là où les dominations s'entretenaient avec plus ou moins d'apparences dissimulatrices.

On l'a redécouvert dernièrement avec le film de Gilles Perret "La Sociale" sur Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité Sociale, la France serait tout autre sans le Parti Communiste, son engagement dans le Front Populaire, la Résistance, la construction d'une République sociale à la libération, les mouvements populaires contre la guerre, la colonisation, pour le progrès social, sans l'horizon que l'utopie communiste a donné aux combats pour la dignité des travailleurs et des laissés pour compte.

Le Parti Communiste reste aujourd'hui essentiel pour placer la question du rassemblement populaire sur des contenus progressistes et émancipateurs au cœur de la Gauche.

Il reste indispensable à gauche pour allier refus des stratégies du pire et de l'accommodement devant les victoires de la droite et de l'extrême-droite, la préoccupation constante pour les améliorations concrètes de la condition des gens, mêmes modestes et partielles, dans les collectivités et le pays, avec le maintien d'une perspective révolutionnaire de remise en cause de la propriété capitaliste et de remplacement de ce système capitaliste basé sur la lutte des classes, l'écrasement des classes subalternes, l'exploitation, l'individualisme forcené, qui produit des monstres comme la guerre, l'impérialisme et le fascisme.

Aujourd'hui, le Parti Communiste compte 120 000 adhérents, dont 56 000 adhérents à jour de cotisation. Dans le Finistère, dans notre vingtaine de sections, 600 adhérents à jour de cotisation, autour de 800 en comptant ceux qui ne le sont pas, et une trentaine d'élus.

Ce n'est pas rien. 

C'est une force pour mobiliser la population sur des objectifs de récupération de ses droits, et d'abord de ses droits à l'écoute et à la parole, et sur des objectifs de progrès sociaux, démocratiques, économiques et écologiques.

Évidemment, cela ne suffit pas, et nous n'avons pas la prétention, quant à nous, de pouvoir peser sur le rapport de force tous seuls, ni de volonté hégémonique à gauche. Nous savons que même dans ces temps troublés et mouvants, on ne se projette pas en avant en faisant table rase complète du passé. 

Aujourd'hui, nous savons que toute la gauche, à cause des victoires sociales, culturelles et idéologiques du capitalisme, du fait de 35 ans de politique néo-libérale, d'un manque de consistance du projet social-démocrate dans l'Europe et la mondialisation actuelle et d'un déclin et d'une crise du communisme qui remonte à 10-15 ans plus tôt, est en crise comme réalité institutionnelle, organisationnelle, et comme repère symbolique.

Tant le mot, l'étiquette et les idées ont été galvaudés, tout particulièrement ces dernières années.

Pour autant, pour nous, la gauche est encore une idée qui nous parle, qui renvoie à un socle de valeurs, à des référents historiques fondamentaux, à des clivages que l'on aurait tort de jeter aux oubliettes de l'histoire.  

Trois candidats qui ont le vent en poupe aux élections présidentielles, Macron, Le Pen et Mélenchon, se réclament publiquement de la volonté de dépasser le clivage droite-gauche, pour opposer citoyens, population laborieuse, et Élites, règne des Partis ou Système.

On prend ainsi exemple sur le fascisme des années 30 pour Marine Le Pen, sur le mouvement « 5 étoiles » italien ou sur Podémos, pour Macron et Mélenchon.

Il y a des effets d'opportunité et d'efficacité à attendre certainement du discrédit dans une partie de l'opinion des partis traditionnels, mais il y a aussi des dangers à nourrir l'idée que le clivage droite/gauche et les partis seraient obsolètes et de l'hypocrisie à le faire quand on en en train d'en reformer, avec des pratiques très centralisatrices basées plus sur le pouvoir personnel que sur la démocratie militante.   

Dans un contexte d'attaques inégalées contre le monde du travail en 2016, par un gouvernement dit de gauche, l'année des 80 ans du Front Populaire pourtant, le Parti Communiste a multiplié les initiatives depuis un an pour que 2017 puisse être une année où une alternative de gauche à l'austérité devienne une réalité.

En organisant « les lundis de la gauche », dès les premières semaines de 2016 pour faire converger la gauche qui ne partage pas le bilan de François Hollande, en déployant une grande consultation « Que demande le peuple ? » qui a permis de prendre le pouls du pays auprès de 400 000 personnes, en travaillant avec de nombreuses initiatives comme l'appel des 100, au niveau national, le PCF a tout mis en œuvre pour que la gauche anti-austérité soit au deuxième tour de la présidentielle.

Et pour qu'un rassemblement de la gauche des contenus de progrès déjoue le scénario mortifère d'un second tour Droite-Extrême-droite.

A l'heure de leur choix pour les Présidentielles, après des mois de débats de haute tenue et fraternel, malgré les avis tranchés, les doutes, tant la situation nous apparaissait minée, dangereuse et insatisfaisante, les adhérents communistes ont fait le choix souverain, avec une participation très forte à leur consultation interne, d'appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon mais aussi de poursuivre les efforts de rassemblement pour que cette candidature soit présente au deuxième tour et soit en capacité de remporter l'élection présidentielle.

Dans le Finistère, nous avons lancé un appel au rassemblement pour les élections législatives dès juillet sur la base de la constitution possible d'un socle programmatique commun dans la foulée de mois de mobilisations contre la loi travail, sur les enjeux environnements, les droits des migrants. Dans ce cadre, nous avons organisé 6 ou 7 rencontres bilatérales dans ce sens, qui n'ont malheureusement pas abouti jusqu'à présent à une volonté des autres - notamment d'EELV, du NPA, du Parti de Gauche et de France Insoumise- de faire du commun. 

Nous estimons qu'il est nécessaire et possible d'avoir des députés qui rejoignent les bancs du groupe du Front de Gauche, à condition de partir en campagne très vite et de proposer un large rassemblement.

Nous avons lancé notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible, pour battre la droite, le Front national, éviter le drame d'un second tour Fillon-Le Pen et qualifier une véritable politique de gauche au second tour.

Les bas salaires, la pauvreté qui ne cesse de grandir, le chômage, la précarité toujours plus présente, les services publics qui dépérissent, nos industries malades, des actionnaires qui exigent toujours plus de dividendes au détriment de l’emploi : la France est malade de ces politiques d’austérité qui n’ont de cesse de l'affaiblir.

Le temps du renoncement doit cesser, il est temps d’écrire une nouvelle page de l'histoire sociale, d'un nouvel âge de la Sécurité sociale, d'une nouvelle industrialisation de notre pays en un mot redonner l’espoir en un avenir meilleur.

Pour cela, il faut aussi que chacun prenne conscience de ses responsabilités et que l'on parvienne à rassembler la gauche d'alternative et de progrès.

Je le dis comme je le pense, le choix de Mélenchon et de France Insoumise pour l'instant de refuser d'envisager des rassemblements aux législatives avec le PCF, leurs ex-partenaires du Front de Gauche, sur des bases autres qu'un ralliement et une soumission, est incompréhensible objectivement, irresponsable et irrespectueux.

Présenter des candidats France Insoumise contre les députés du Front de Gauche et du PCF, c'est faire le choix de la division à gauche, de l'affaiblissement du PCF pour créer une nouvelle structure suivant l'agenda et les désideratas exclusifs de Mélenchon.

Nous ne laisserons pas accomplir ce projet mortifère pour la gauche et le pays.

Le PCF connaîtra son centenaire, dans les temps difficiles qui nous attendent probablement, il saura montrer qu'il reste une force qui attire la jeunesse qui rêve d'une autre société et veut s'organiser collectivement, une force militante de résistance et de mobilisation populaire sur laquelle la population et tout particulièrement les défenseurs de la démocratie, des idées républicaines, anti-racistes, de la Paix, de la justice sociale et de la paix, peuvent compter.

 

Pour finir, je voudrais lire, pour rendre hommage à ces hommes de devoir à qui nous devons je crois une fidélité indéfectible aux rêves et espoirs qui leur ont permis de rester debout, la dernière lettre d'Albert Rannou.

Lettre retrouvée sous forme manuscrite tout récemment, parce qu'elle m'a été confiée par un sympathisant communiste de Pleyber-Christ, d'Albert Rannou le 17 septembre 1943, résistant communiste brestois, maçon de l'arsenal originaire de St Thégonnec, ancien des Brigades Internationales, fusillé au Mont Valérien avec André Berger et Henri Moreau, Joseph Ropars et Albert Abalain.

 

Fais à la Prison de Fresnes le 17 septembre 1943

Cher Papa et chère Maman

Il est 11 heures moins le quart, on vient de nous prévenir qu'on va être fusillés à 16 heures. Je vais donc donner ma vie à la France, pour ma patrie que j'ai toujours aimée et pour laquelle j'ai combattu. Je meurs content car mon sacrifice (j'en ai la certitude) n'aura pas été vain. J'ai lutté durant ma courte existence pour le bonheur des travailleurs et pour que la paix règne en ce monde.

(censuré)

Mes chers parents, vous savez que je vous ai toujours aimés et que vous me le rendez bien ainsi qu'Yfic. Ça me fait une peine immense de vous quitter à jamais. Je ne sais comment vous exprimer toute ma gratitude pour ce que vous avez fait pour moi. Vous m'avez choyé depuis mon enfance jusqu'à ma dernière heure. Si quelquefois je vous ai fait de la peine, vous m'avez pardonné. Je n'oublie pas non plus ma belle-sœur. Grand-mère et toute la famille auxquels vous voudrez bien envoyer mes amitiés dernières. Je pense à vous tous en ce moment qui est plus pénible pour vous que pour moi. Je viens de voir l’aumônier, j'ai refusé la communion. Donc aucun service religieux à mon intention. Mes amitiés aussi à tous les voisins et camarades, qu'ils sachent que j'ai fait mon devoir de Français et de communiste.

Papa, Maman, ma dernière pensée sera pour vous et pour mon frère. Je vous embrasse tous dans un même élan.

Soyez courageux.

Adieu tous.

Votre fils Albert.

Vive la France, Vive le parti communiste

Paix- Liberté- Justice

 

Suite à cela, Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, a pris la parole pendant 20 minutes sur des thématiques complémentaires rattachées aux campagnes du PCF national et Bretagne: " La Bretagne en commun pour le désarmement nucléaire, la relocalisation agricole , la revalorisation des salaires , l'égalité des soins , la république et ses services publics dans tout les territoires , la solidarité internationale. "

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 15:00
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Jacques Rannou, maire PCF de Kernevel, conseiller communautaire, et Ismaël Dupont

Jacques Rannou, maire PCF de Kernevel, conseiller communautaire, et Ismaël Dupont

Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
au premier plan: Claude Bellec, élu délégué au logement à Brest, et Xavier Compain, porte-parole régional du PCF et nouvel adjoint à Plouha

au premier plan: Claude Bellec, élu délégué au logement à Brest, et Xavier Compain, porte-parole régional du PCF et nouvel adjoint à Plouha

Ismaël Dupont et Xavier Compain

Ismaël Dupont et Xavier Compain

Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
au premier plan, parmi les élus communistes de Brest (Jacqueline Héré, Claude Bellec, Erci Guellec) et du Relecq Kerhuon (Pierre-Yves Liziar, Isabelle Mazelin), Marc Coatenea, secrétaire départemental du PS, avait répondu à l'invitation du PCF pour la présentation des voeux de la FD, comme un représentant de BNC, et plusieurs responsables syndicaux: tous les partis de gauche (EELV, Ensemble, PG, France Insoumise, NPA, UDB, PS, étaient invités...)

au premier plan, parmi les élus communistes de Brest (Jacqueline Héré, Claude Bellec, Erci Guellec) et du Relecq Kerhuon (Pierre-Yves Liziar, Isabelle Mazelin), Marc Coatenea, secrétaire départemental du PS, avait répondu à l'invitation du PCF pour la présentation des voeux de la FD, comme un représentant de BNC, et plusieurs responsables syndicaux: tous les partis de gauche (EELV, Ensemble, PG, France Insoumise, NPA, UDB, PS, étaient invités...)

Anne-Catherine Cleuziou, Anne-Marie Alayse, Xavier Compain et Ismaël Dupont

Anne-Catherine Cleuziou, Anne-Marie Alayse, Xavier Compain et Ismaël Dupont

photo Philippe Hernot: Xavier Compain et Ismaël Dupont

photo Philippe Hernot: Xavier Compain et Ismaël Dupont

photo Philippe Hernot

photo Philippe Hernot

photo Philippe Hernot

photo Philippe Hernot

photo Philippe Hernot

photo Philippe Hernot

Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Deux militants responsables de la CGT: Eric Pelennec,représentant de la CGT des territoriaux de Brest, et Roger Héré, ancien responsable de l'UL de Morlaix

Deux militants responsables de la CGT: Eric Pelennec,représentant de la CGT des territoriaux de Brest, et Roger Héré, ancien responsable de l'UL de Morlaix

Jean-Paul Cam, secrétaire de section de Brest, et Anne-Marie Alayse, membre du CD

Jean-Paul Cam, secrétaire de section de Brest, et Anne-Marie Alayse, membre du CD

Michel Le Goff, tête de liste communiste aux dernières régionales, élu à Bannalec, et élu représentant syndical CGT national chez Bigard, Philippe Hernot et sa femme, Maxime Paul, candidat communiste dans la 6ème circonscription aux législatives de juin prochain

Michel Le Goff, tête de liste communiste aux dernières régionales, élu à Bannalec, et élu représentant syndical CGT national chez Bigard, Philippe Hernot et sa femme, Maxime Paul, candidat communiste dans la 6ème circonscription aux législatives de juin prochain

Anne-Catherine et Dominique Gontier, responsable à l'organisation dans la Fédération, membre du comité régional du PCF

Anne-Catherine et Dominique Gontier, responsable à l'organisation dans la Fédération, membre du comité régional du PCF

Catherine Flageul et Isabelle Mazelin

Catherine Flageul et Isabelle Mazelin

Eric Guellec à gauche

Eric Guellec à gauche

Anne-Marie Alayse et Erwan Rivoalan, membre de l'exécutif départemental du PCF, syndicaliste CGT dans les bibliothèques de Brest

Anne-Marie Alayse et Erwan Rivoalan, membre de l'exécutif départemental du PCF, syndicaliste CGT dans les bibliothèques de Brest

Serge Puil

Serge Puil

Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
Samedi 21 janvier 2017: Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère (photos Jean-Luc Le Calvez et Philippe Hernot)
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 12:08
La griffe du chien de Don Winslow: un polar politique sur les faux-semblants de la guerre américaine contre la drogue et les guerillas communistes en Amérique Centrale

Si vous avez quelques longues soirées d'hiver à occuper, courez chez votre libraire pour acheter ce très grand polar de Don Winslow qui parcourt 30 ans la guerre américaine contre la drogue en Amérique Centrale et ses faux-semblants.

Cette plongée très documentée, ultra-réaliste, et de grande ambition au coeur de la lutte de l'Etat américain contre les cartels mexicains est un chef d'oeuvre. Le livre de Don Winslow, où le cynisme froid de ces grands capitalistes que sont les organisateurs du trafic de guerre, intégrés dans les oligarchies latino-américaines, le dispute à l'extrême-violence, montre notamment comment le pouvoir américain et la CIA, du temps de Reagan et Bush notamment, à participer à l'organisation du commerce de la drogue pour financer la lutte armée des milices d'extrême-droite au service des trafiquants de drogue et des gros propriétaires terriens, contre les groupes de guérillas communistes au Nicaragua, au Chiapas, au Salvador, envoyant comme instructeurs des membres de la mafia américaine et des anciens du Vietnam reconvertis en Mercenaires, véritables tueurs n'hésitant pas à assassiner des travailleurs, paysans, syndicalistes, prêtres un peu trop rouges, comment en retour les groupes rebelles marxistes ont été obligés eux aussi d'utiliser le contrôle d'une partie du commerce de la drogue pour s'armer, les grossistes mexicains jouant alors double jeu.

Ce livre présente le Mexique en narco-Etat contrôlé par les Etats-Unis et les cartels de la drogue, où les pires criminels sont les plus grands financeurs des campagnes électorales.

Ce roman montre bien en quoi le capitalisme financier et la spéculation a en grande partie des origines criminelles et comment la violence endémique et perpétuelle en Amérique Latine, mais aussi au Proche et Moyen-Orient, procède de stratégies de prédation capitaliste et impérialiste.   

A inscrire au livre noir du Capitalisme et de la lutte anti-communiste américaine. 

On ne s'ennuie pas en lisant ce livre haletant aux personnages de roman noir bien plantés, mais on peut, en se collant à la noirceur du monde, en nourrir quelques cauchemars.

Un extrait significatif de la toile de fond politique du livre:

"Les zapatistes du Chiapas sont plus actifs que jamais, les rapports signalent que leurs rangs ont récemment grossi du fait de l'afflux de réfugiés au Guatemala voisin. Le potentiel existe donc pour une insurrection communiste qui risque de s'étendre à toute la région.

Un nouveau groupe d'insurgés de gauche, l'EPR, le Ejercito Popular Revolucionario, l'Armée Populaire de la révolution, a fait son apparition en juin dernier, lors d'un service funéraire à la mémoire des paysans de Guerrero tués par les milices d'extrême-droite. Il y a quelques semaines, l'EPR a lancé des attaques simultanées contre des postes de police à Guerrero, Tabasco, Puebla et même Mexico, tuant seize policiers et en blessant vingt-trois autres. Le Viêt-Cong a démarré plus petit que ça, songe Hobbs. A ses collègues des renseignements mexicains, il a offert son aide contre l'EPR, mais les mexicains, encore et toujours sensibles aux interférences néo-impérialistes des Yanquis, ont décliné.

Stupidement, car il suffit d'un coup d'oeil rapide sur la carte pour constater que l'insurrection communiste se propage vers le nord à partir du Chiapas, alimentée par le désastre économique après la crise du peso et les délocalisations causées par la mise en oeuvre de l'ALENA.

Le Mexique vacille au bord d'une révolution, et tout le monde le sait, sauf les Autruches des affaires étrangères... Non les Mexicains ne peuvent accepter l'aide militaire américaine que sous couvert de la guerre contre la drogue... Le syndrome du Vietnam empêche le Congrès d'allouer le moindre sou au financement de guerres déguisées contre les communistes, mais les députés accepteront sans rechigner d'ouvrir leurs coffres pour faire la guerre à la drogue...".

(p. 650-651, La Griffe du Chien - Don Winslow, Points).       

 

Don Winslow en 2015: James Ellroy, le maître du roman noir (LA Confidential, le Dalhia Noir, Brown's Requiem, Le Grand Nulle part, White Jazz) dit de ce livre qu'il s'agit du "plus grand roman sur la drogue jamais écrit. Une vision grandiose de l'Enfer et de toutes les folies qui le bordent..."

Don Winslow en 2015: James Ellroy, le maître du roman noir (LA Confidential, le Dalhia Noir, Brown's Requiem, Le Grand Nulle part, White Jazz) dit de ce livre qu'il s'agit du "plus grand roman sur la drogue jamais écrit. Une vision grandiose de l'Enfer et de toutes les folies qui le bordent..."

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 11:49
Des centaines de milliers de personnes participaient samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées pour la défense des droits civiques et contre le président Donald Trump investi la veille (Ouest-France)

Des centaines de milliers de personnes participaient samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées pour la défense des droits civiques et contre le président Donald Trump investi la veille (Ouest-France)

 

Plusieurs centaines de milliers de personnes, dont une écrasante majorité de femmes, se sont rassemblées ce samedi Washington pour manifester contre le nouveau président américain Donald Trump, investi hier pour un mandat de quatre ans. Le métro a été plus fréquenté aujourd'hui que la veille, jour de l'investiture...

Ce chiffre délivré par l'autorité de transport WMATA est à méditer : à Washington, où avait lieu le plus grand rassemblement, 275.000 voyageurs avaient pris le métro en fin de matinée; soit 50% de plus que pour l'investiture de M. Trump la veille à la même heure...

Des centaines de milliers de personnes participaient samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées pour la défense des droits civiques et contre le président Donald Trump investi la veille, selon plusieurs sources. A Washington, les organisateurs ont dû relevé leur estimation de participation de 200.000 à 500.000 personnes, selon le maire adjoint, Kevin Donahue.

Partout dans le pays

Ces anti-Trump, en grande majorité des femmes, défilaient pour dénoncer le programme et le discours sexiste dont Donald Trump est à leurs yeux coutumiers. Les organisatrices cette Marche des femmes sur le National Mall de la capitale fédérale annoncent environ 300 « marches sœurs »dans d’autres villes des États-Unis dont New York, Boston, Los Angeles et Seattle, ainsi qu’au-delà des frontières américaines.

« Je veux protéger nos droits et attirer l’attention sur le fait que quand les gens manifestent ensemble, ils sont forts », témoigne Trisha Norman, 72 ans, venue de Caroline du Nord, en route vers la manifestation.

Bonnets roses à oreilles de chat

Le métro de la capitale était plein samedi matin de femmes portant des bonnets roses à oreilles de chat (« pussy hats »), devenus le symbole de l’opposition à Donald Trump. Une initiative baptisée « Pussyhat Project » fédère des adeptes du tricot qui ont confectionné ces couvre-chefs pour les manifestantes.

Le terme « pussy » désigne en anglais l’animal domestique, ou le sexe féminin. C’est ce mot que Donald Trump avait utilisé dans une vidéo qui avait fait scandale en octobre, où il se vantait de pouvoir se payer les femmes qu’il voulait et de les « attraper par la chatte ».

Des centaines de milliers de personnes participaient samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées pour la défense des droits civiques et contre le président Donald Trump investi la veille, selon plusieurs sources. A Washington, les organisateurs ont dû relevé leur estimation de participation de 200.000 à 500.000 personnes, selon le maire adjoint, Kevin Donahue. 
Ouest-France, 22 janvier 2017

Ouest-France, 22 janvier 2017

Ouest-France, 22 janvier 2017

Ouest-France, 22 janvier 2017

« Women's March on Paris » : le PCF appellait à la mobilisation samedi 21 janvier

 

Face à l’exigence d’égalité qui se fait de plus en plus entendre aux quatre coins de la planète, un ressac réactionnaire violent traverse le monde, de la Pologne à l'Espagne en passant par la Russie et l'Irlande. Partout, les forces les plus conservatrices œuvrent à briser les femmes, à les enfermer à la maison, à les livrer à tous les abus.

L'élection de Donald Trump, à la présidentielle aux USA, leur permet d’avoir un porte-parole international, à la tête de la première puissance mondiale. Ce milliardaire qui nomme des idéologues anti-IVG dans son gouvernement, qui n'est jamais avare d'un geste ou d'un mot dégradant pour les femmes, se vante même de commettre des agressions sexuelles.

Un président de la république, de quelque pays que ce soit, n’a pas tous les droits, il n’est pas au-dessus des lois et des règlements internationaux.

En insultant les femmes américaines, ce sont toutes les femmes qui sont insultées.

Dès à présent, il faut donc manifester la solidarité des femmes du monde entier aux états-uniennes, il faut s'organiser, accentuer la lutte, lever le voile sur le désastre que ce dirigeant promet à la société.

 

C'est l'objet de la « Women's March on Paris » (Marche des femmes à Paris), ce samedi 21 janvier, qui partira à 14h du Trocadéro pour aller jusqu'au Champ de Mars.

Les militantes et militants communistes, au premier rang desquel-le-s Pierre Laurent, secrétaire National du PCF, marcheront aux côtés des associations, des mouvements féministes, des syndicalistes, de toutes celles et de tous ceux qui veulent bâtir un monde de paix, de respect humain, de solidarité, d’égalité et de liberté.

 

 

Laurence Cohen, Co-responsable nationale du PCF aux Droits des femmes et au Féminisme

 

Lire aussi: 

 

Il a bien trumpé son monde: le candidat "anti-système" réunit autour de lui un cabinet de milliardaires qui pèse autant d'argent que la fortune d'un tiers des américains ou des 60 Etats les moins riches du monde

Pierre Laurent et Camille Lainé (secrétaire national des Jeunesses Communistes) au rassemblement des femmes contre Trump à Paris

Pierre Laurent et Camille Lainé (secrétaire national des Jeunesses Communistes) au rassemblement des femmes contre Trump à Paris

Face au capitalo-fascisme de Trump, le monde entier se mobilise (article Ouest-France et communiqué de soutien du PCF à la marche des femmes contre Trump à Paris)
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 11:43

Il faut le dire clairement. Le Front national ment lorsqu’il prétend inscrire son projet dans la République.

Depuis quelques semaines, les déclarations répétées de ses dirigeants affirmant vouloir exclure  les enfants étrangers de l’école publique en sont la preuve.

Ainsi dans les médias comme dans ses meetings, Marine Le Pen a confirmé ses propos de début décembre 2016. Elle entend faire payer la scolarité durant un « délai de carence » aux enfants de parents étrangers résidents réguliers en France et interdire purement et simplement l’accès à l’école publique aux enfants de parents en situation irrégulière, réfugiés et demandeurs d’asile dans l’attente de l’examen de leur statut par exemple.

Une telle politique bafouerait les fondements mêmes de notre République. C’est la négation de la France dans ce qu’elle a de plus profond.

Une telle politique contredirait notre constitution déjà, qui dans son préambule affirme : « La nation garantit l’égal accès de l’enfant, de l’adulte, à l’instruction, à la formation professionnelle, à la culture. L’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État ».

Elle contredirait le droit qui découle de notre constitution, le droit de l’éducation précisé dans le code de l’éducation qui rappelle «  que tous les enfants mineurs présents sur le territoire ont le droit d’être scolarisés », que « l’instruction est obligatoire entre 6 et 16 ans » et que depuis 1881, l’enseignement élémentaire public  est gratuit, gratuité étendue en 1933 à l’enseignement secondaire public.

Une telle mesure mettrait aussi à mal tous les engagements internationaux et européens de la France à mettre en œuvre les textes fondamentaux des droits humains et de la citoyenneté démocratique, notamment la déclaration universelle de 1948 et la convention internationale des droits de l’enfant de 1989.

Une telle politique renverrait  la France au ban des nations démocratiques.

Le Front national entend s’affranchir de la République et de ses valeurs. Après l’école, la solidarité, l’accès aux soins et l’assistance aux plus démunis, demain sans doute l’accès aux bibliothèques et aux institutions publiques, sa volonté d’exclure est sans limites. Son ambition nationaliste porte en germes le séparatisme social, les affrontements, la xénophobie et la guerre.

La Ligue de l’enseignement s’est fondée il y 150 ans pour que l’école soit celle de tous les enfants de la République, une école laïque sans aucune distinction et condition d’origine et de statut, dans l’égalité, la liberté et la fraternité. Elle s’opposera de toutes ses forces militantes à un tel projet nauséabond et antirépublicain.

Tribune de la ligue de l'enseignement: enfants étrangers à l'école, le Front National contre la gratuité (20 janvier 2017)
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:39

"En 2015 nous avons réalisé le chiffre historique de 17 milliards d'euros d'exportations. Pour 2016 le bilan n'est pas encore consolidé (...) mais nous avons atteint un nouveau sommet avec plus de 20 milliards d'euros de prises de commandes", a déclaré le ministre, lors de ses vœux aux armées. Ces exportations - mesurées en prises de commandes - avaient donc déjà atteint quelque 17 milliards d'euros l'année précédente, grâce aux premiers contrats de vente du chasseur Rafale à l'étranger, soit plus du double de l'année précédente.

Au terme de longues négociations, l'Inde a conclu en septembre l'achat de 36 avions de combat Rafale, fabriqué par le groupe Dassault. Après des débuts difficiles à l'exportation, le Rafale avait trouvé pour la première fois preneur en 2015 au Qatar et en Egypte. Chaque pays avait acquis 24 appareils.

Autre succès : le choix par l'Australie du constructeur français DCNS pour renouveler sa flotte de sous-marins, un contrat géant de près de 40 milliards de dollars US pour la construction de 12 submersibles.

"Notre équipe, votre équipe a créé des dizaines de milliers d'emplois en France et continue en même temps à garantir l'autonomie stratégique et indépendance de notre pays", s'est félicité Jean-Yves Le Drian. La "qualité des matériels français" et leur emploi par l'armée française sur les théâtres d'opérations extérieurs jouent un rôle clef dans ces succès à l'exportation, estime le ministère.

La France est engagée avec ses chasseurs Rafale et Mirage dans les opérations aériennes de la coalition internationale contre le groupe État islamique en Irak et Syrie. Elle conduit aussi une opération antiterroriste, l'opération Barkhane, dans cinq pays du Sahel.

Manuel Valls en Bretagne soutenu par Jean-Yves Le Drian
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