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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 06:48
Voeux de la fédération PCF du Finistère: samedi 21 janvier 2017 à Brest, 11h - 6 rue André Berger

Médias, adhérents du PCF Finistère, organisations de gauche, organisations syndicales et associations engagées dans l'action sociale et solidaire: 

Ismaël Dupont et le conseil départemental vous invitent

aux voeux du PCF 29, le samedi 21 janvier à 11h au

6 rue André Berger à BREST tram ST MARTIN.

En présence de Xavier Compain, porte-parole régional du PCF Bretagne 

2017 ANNEE DECISIVE RASSEMBLONS-NOUS! 

« Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat »

ARAGON

 

 

Voeux de la fédération PCF du Finistère: samedi 21 janvier 2017 à Brest, 11h - 6 rue André Berger
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 16:46
Samedi 21 janvier: journée d'action européenne pour mettre en échec les traités TAFTA et CETA
STOP CETA ! journée de mobilisation européenne demain samedi 21 janvier

L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) doit être voté au Parlement européen le 2 février prochain.

Un appel est disponible sur le site du collectif stop TAFTA :

"Nous, la société civile, les organisations de base, les mouvements syndicaux, les agriculteurs, les groupes environnementaux et sociaux de toute l’Europe, appelons à une journée européenne d’actions décentralisées contre l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (le CETA, ou AECG en français) le 21 janvier et à d’autres actions décentralisées et mobilisations avant le vote du Parlement européen le 2 février."

 Voir la liste des évènements

 

Le Télégramme - Morlaix , 20 janvier: 

Le collectif morlaisien opposé au projet de traité de libre-échange entre l'Union Européenne et le Canada organisera une mobilisation contre le Ceta (Comprehensive economic and trade agreement) demain matin dans le centre ville. Elle se déclinera sous forme de sarabande à partir de 9h sur la place Allende. "La signature de ce traité par le Parlement européen, qui doit intervenir le 14 ou le 15 février, impliquera son adoption immédiate. Disons non à ce texte dangereux pour l'environnement, les salariés, nos acquis sociaux, et notre démocratie" lance le collectif qui demande aux parlementaires européens de ne pas valider ce traité qui "ouvre les portes à l'entrée de produits canadiens détaxés (viande bovine, lait, porc) et soumet le secteur des services à la concurrence des multinationales".   

 

A lire aussi: 

Traités commerciaux: le double jeu de la France

Ceta: lettre ouverte de soutiens de parlementaires européens aux parlements de Wallonie et de Wallonie-Bruxelles

Libre-échange: la tentation autoritaire ( Martine Orange, Médiapart - 29 octobre 2016)

 

Morlaix -Communauté, sur une première motion présentée par Ismaël Dupont (Front de Gauche), a demandé un moratoire sur TAFTA dont la philosophie a été déclarée inquiétante, n'allant pas jusqu'à se déclarer zone hors TAFTA, ce qui était présentée dans la première motion présentée par Ismaël Dupont.

Voir le compte rendu du conseil communautaire en juin 2014:

Bref retour factuel sur le conseil communautaire du 16 juin 2014, par Ismaël Dupont

 

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 07:21

Priorité à l’industrie !


Ce chiffre là glace d’effroi. Et même en pleine campagne électorale, où les discours doivent donner de l’élan, il faut bien le citer. Peut-être même le crier : depuis 2001, l’industrie française a perdu chaque jour, en moyenne, 165 emplois.

Une ville comme Lourdes ou Fontainebleau « rayée » chaque trimestre, et cela pendant quinze ans. Au total, près d’un million d’emplois directs perdus. Ca suffit ! Si enclin à fustiger de « démagogue » tout discours à rebours de ses idées austéritaires, le patron des patrons, Pierre Gattaz, promettait effrontément de créer « 1 million d’emplois » si le coût du travail baissait suffisamment. Selon la même magie de l’appauvrissement, François Fillon, assure lui de diviser par deux le taux de chômage. Ils trompent les Français ! Pour retrouver le sentier du développement et de l’emploi, le pays ne doit pas jouer les pères fouettards du salariat mais s’appuyer sur la mère de toutes les batailles productives : l’industrie. Même à l’heure du numérique et de la robotique, l’industrie entraîne avec elle toute l’activité, la recherche, l’investissement et, au final, l’emploi. 

Réorienter les activités industrielles et productives 
Dans une dynamique nouvelle de développement, les activités industrielles devront être vigoureusement stimulées et réorientées de manière à répondre aux besoins fondamentaux tels qu’une alimentation saine, respectueuse de la rareté des ressources naturelles (terre, eau, air), une santé protégée et des logements économes en énergie … Cette réorientation s’inscrit pleinement dans la perspective de la nécessaire transition écologique et ne pourra être opérée qu’avec des travailleurs mieux formés. 
Changer la place du travail et favoriser un nouvel entrepreneuriat dans l’économie et la société
La place du travail dans notre société et dans notre économie est très fortement questionnée aujourd’hui.

Le chômage et le mal-emploi se répandent, les compétences sont globalement mal valorisées. Or l'innovation n’est pas le fruit spontané des nouvelles technologies mais bien le résultat des interactions humaines. 
Le développement industriel a besoin de salariés innovants, aux compétences reconnues, bien rémunérés, occupant des emplois stables et prenant une part active aux décisions. Seuls des salariés compétents et impliqués sont, en effet, en mesure de donner aux entreprises les capacités d’innover. Ici réside le compromis fondamental entre le capital et le travail sans lequel aucun développement n’est possible.
De concert avec une organisation du travail fortement rénovée, de nouvelles formes de travail et d’entrepreneuriat devront être stimulées. L’innovation ouverte, l’externalisation ouverte, les tiers lieux, les « fab lab », les très jeunes entreprises devront être soutenus. L’économie sociale et solidaire devra être encouragée et l’économie collaborative promue et protégée afin de ne pas devenir un avatar « ubérisé » du capitalisme financiarisé.

Remettre la finance à sa place
La finance continue d’étouffer l’industrie. Le temps des marchés financiers et celui des publications de résultat trimestriel ne sont pas ceux de l’entreprise et des projets industriels. Sans parler des exigences excessives de rendement des capitaux propres qui privent les entreprises de nombreuses opportunités industrielles et commerciales. Le principe même de cette finance folle est profondément inégalitaire puisque il rémunère les « facteurs » selon leur propension à la mobilité. 

Ancrer les activités dans les territoires
C'est un autre enjeu essentiel de la nouvelle dynamique de développement. Un tel ancrage repose sur les différentes dimensions de la proximité territoriale : compétences, ressources et valeurs. Si le renforcement des différentes dimensions de la proximité trouve naturellement sa place dans une dynamique nouvelle de développement, il en va de même de l’économie circulaire ou encore de l’économie de la fonctionnalité. L’économie circulaire élimine la notion de « déchet » en considérant, dès la conception des produits, leur recyclage et leur réparabilité dans une perspective opposée à l’obsolescence admise, voire programmée. L’économie de la fonctionnalité met, elle, l’accent sur une utilisation raisonnée et le plus souvent partagée des services que peuvent rendre les biens, plutôt que leur propriété individuelle.

Nous ne croyons pas que la politique d’austérité suivie depuis des années soit de nature à donner à la France la perspective et le dynamisme dont elle a besoin. Les coupes claires budgétaires ne peuvent que provoquer la récession et la contraction des débouchés des entreprises. Seul un développement des activités productives soutenu par une politique publique de relance et des dispositifs financiers tournés vers l’investissement dans l’industrie (et non au versement de dividendes accrus) permettra de retrouver le chemin de la prospérité. Il s’agit d’un enjeu collectif qui engage tous les Français, et qui doit être au cœur des débats qui vont animer les campagnes électorales à venir.

 

Tribune co-signée par Pierre Laurent, Philippe Martinez, Arnaud Montebourg, Jacques Généreux, Roland Gori, Bernard Thibault ou Eric Coquerel.

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 06:41
Bretagne: plus de décès que de bébés (Le Télégramme, 19 janvier 2017)
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 06:33
Voeux de l'hôpital: la CFDT va boycotter les voeux de l'hypocrisie (Le Télégramme- Morlaix, 19 janvier 2017)

Revoir ce qui s'était passé en 2016 lors de la précédente cérémonie des voeux, surréaliste...: 

Hôpital de Morlaix: la cérémonie des vœux vire au désastre (Télégramme)

Départ d'Agnès Le Brun de la cérémonie des voeux du centre hospitalier de Morlaix: une attitude puérile et une faute politique!

La déclaration que nous avions faite l'an passé sur le départ fracassant d'Agnès Le Brun de la cérémonie des voeux pour s'opposer à la prise de parole d'un syndicaliste:   

Départ d'Agnès Le Brun de la cérémonie des voeux du centre hospitalier de Morlaix: une attitude puérile et une faute politique!

Dans un communiqué paru ce mercredi 27 janvier, Agnès Le Brun enfonce le clou après son départ retentissant et incompréhensible de la cérémonie des vœux du centre hospitalier de Morlaix à Belizal lundi dernier pour protester soi-disant contre une prise de parole intempestive du représentant du personnel de la CFDT, Stephane Postollec, qui voulait alerter sur "la situation catastrophique des agents hospitaliers" et l'absence de dialogue constructif avec la direction.

Cette perte de sang-froid face à la contradiction que l'on maquille dans des outrances de langage est de la multi-récidive...

Agnès Le Brun, en avril 2012, qualifiait déjà en Conseil de surveillance de l'hôpital le mode de manifestation de l'opposition syndicale de la CFDT, de la CGT, de Sud, à la fermeture de la crèche d'entreprise de l'hôpital d'attitude "terroriste". Elle démontre encore une fois qu'elle peut perdre le sens de la mesure et le respect de la démocratie sociale quand elle est contrariée.

Il faut une bonne dose de mauvaise foi pour reprocher au représentant du personnel CFDT d'avoir confisqué la cérémonie des vœux de "manière autoritaire, agressive et brutale" en voulant exprimer le malaise du personnel pendant cinq minutes, dérogeant ainsi au sage protocole de l'exercice pour témoigner de la violence du quotidien des agents.

Agnès Le Brun ne s'est pas contentée de quitter la cérémonie des vœux pour marquer son rejet de l'expression syndicale spontanée: elle a encore parlé de "comportement déplorable et choquant" pour qualifier cette manifestation du droit d'expression syndicale.

En réalité, il s'agit de justifier a posteriori une réaction impulsive irraisonnée et puérile dans la gestion de la contrariété et de la contradiction que Madame le Maire a eu en quittant de manière précipitée l'assemblée des vœux de l'hôpital, la directrice Mme Benard n'agissant pas de manière plus sereine après son départ puisqu'elle a mis tout simplement fin à la cérémonie sans distribuer les médailles du travail aux employés méritants, témoignant ainsi d'un drôle de respect des personnels de l'hôpital. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé...

En réalité, chacun en conviendra, c'est l'attitude du maire de Morlaix et présidente du Conseil de surveillance de l'hôpital qui, dans la circonstance, peut être qualifiée d' "autoritaire, agressive, brutale, déplorable et choquante".

Son rôle n'est-il pas d'entendre le malaise des personnels du plus grand employeur de la ville de Morlaix?

Car le mal-être au travail des agents de l'hôpital et les cadences et contraintes de productivité qu'on leur impose ont un impact forcément sur la qualité du service rendu aux usagers, les Morlaisiens.

Est-ce Madame le Maire qui souffre d'une politique de la direction de l'hôpital qui va au-delà des attentes du gouvernement en terme de pression mise sur les personnels? Est-ce Madame Le Brun qui voit ses collègues multiplier les arrêts de travail pour burn-out?

Est-ce Madame Le Brun qui va compenser par une surcharge de travail la suppression de 22 postes et demi au centre hospitalier de Morlaix, dans le cadre des 3 milliards que le gouvernement veut économiser à l'hôpital public en supprimant 22 000 postes et en renforçant le pouvoir des technocrates de l'Agence Régionale de Santé pour favoriser les fusions et fermetures de service?

Non, Madame Le Brun, même si la stigmatisation du mouvement syndical est à la mode, il y a bien plus violent que l'attitude d'un syndicaliste qui veut se faire entendre du grand public et dénoncer la dégradation des conditions de travail à l'hôpital: il y a la violence de ceux qui ne veulent pas entendre cette souffrance au travail et qui la provoquent en s'attaquant au service public de la Santé.

Ismaël Dupont, élu d'opposition Front de Gauche à Morlaix

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 21:23
A l'hôpital de Morlaix on n'a pas attendu François Fillon!!! Témoignage d'une patiente

Une patiente de l'hôpital de Morlaix nous a remis ce témoignage édifiant sur les dérives du service public hospitalier et des pratiques médicales. Un témoignage qui devrait réveiller chez les lecteurs beaucoup d'expériences similaires. La médecine à deux vitesses existe déjà aujourd'hui, même si cela peut encore s'aggraver bien sûr.

 

A L'HOPITAL DE MORLAIX ON N'A PAS ATTENDU FRANCOIS FILLON!!!!

Témoignage d’une patiente

Patiente de 63 ans, je me présente au service radiologies de l'hôpital de Morlaix pour un scanner abdopelvien le 24 décembre. Rendez-vous obtenu sous 10 jours, ce qui paraît acceptable au vu des délais d'attente dans d'autres services. A la prise de ce RDV on ne me demande rien d'autre que de me présenter 1/4 d'heure avant l'examen.

Le jour et à l'heure je me présente au secrétariat, avec bien sûr une certaine appréhension comme tout à chacun avant ce genre d'examen. La secrétaire médicale d'un professionnalisme, d'une gentillesse me demande: "souhaitez-vous avoir les résultats tout de suite? Derrière cette question je me doute déjà qu'il y a un piège!

Je lui réponds "bien sûr" dans ce cas il vous en coûtera entre 60 et 70 euros, aujourd'hui c'est en consultations privées

Et si je refuse? Vous recevrez les résultats chez votre médecin traitant sous cinq jours, j'en doute fort week-end de Noel!!

Je décide donc de montrer mon fort mécontentement, explique qu'un service public est là pour soigner et non pas appliquer une médecine à deux vitesses, la Secrétaire comprend très bien, mon message s'adresse à tous ces médecins qui ont choisi de travailler dans le public mais qui agissent comme des Privés. 4 RADIOLOGUES sur 6 appliquent ce système dans le service de l'hôpital de Morlaix, certains secteurs ont commencé depuis longtemps en chirurgie et autres...

Cela suffit. Il faut en finir avec le secteur privé à l'intérieur de l'hôpital public et revaloriser le statut des Praticiens hospitaliers pour que tous les postes soient pourvus et la qualité assurée.  J'ai fait part de ma déception, de ma colère, je suis repartie avec mes résultats et ce sans payer, certes ce jour là le forcing m'a été profitable, mais combien de patients auront fait l'avance (et encore faut il avoir une mutuelle) pour prétendre au remboursement.

Nous devons continuer à défendre le service public dans son intégralité, le personnel compétent à qui on demande toujours plus de temps, de disponibilité, d'énergie sans un euro de plus.

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 21:17
Deux maternités du nord Finistère menacées: halte à la casse du service public hospitalier

Selon nos informations, deux maternités sur les quatre que comptent Brest, Landerneau, Morlaix, et Carhaix seront menacées de fermeture à brève échéance dans le cadre de la loi de programmation santé de Marisol Touraine.

C'est inadmissible de casser ainsi des services de proximité indispensables à la santé des habitants, à l'aménagement du territoire, au nom d'une logique strictement comptable, marchande et austéritaire de la santé. 

A Morlaix, Carhaix, Landerneau, nous ne nous laisserons pas faire! A force de déshabiller les villes moyennes, il ne va plus rien rester de viable pour attirer et maintenir des habitants. A force de déshabiller l'hôpital public, on va favoriser les renvois avec les cliniques privées, avec quel impact sur l'égalité d'accès aux soins et aux maternités? 

Ismaël Dupont.   

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 21:13
Bernard Thibaut combat toujours la guerre sociale (Le Télégramme, - 18 janvier 2017): 120 personnes à la réunion publique à laquelle il était invité à Brest

On l'avait un peu perdu de vue. Bernard Thibault, l'ancien patron de la CGT a pourtant rassemblé 120 personnes hier soir, au centre nautique du Moulin-Blanc. Désormais membre du conseil d'administration de la méconnue Organisation internationale du travail (OIT) basée à Genève, l'ancien leader cégétiste était l'invité de l'UD CGT pour évoquer les problématiques sociales évoquées dans son dernier livre, « La Troisième Guerre mondiale sera sociale ». Selon lui, « la France reste un repère en matière de luttes sociales et les batailles sur les droits menées ici ont une portée qui dépasse de loin les frontières de l'Hexagone ». Dénonçant le « culte du moindre coût qui sacrifie les salariés du monde sur l'autel de la concurrence «, il pèse de tout son poids pour que l'OIT promeuve l'égalité des êtres humains par l'adoption de normes protectrices et élevées en termes de rémunération et de conditions de travail. Vaste défi, qui passera aussi par « une mobilisation des travailleurs et des syndicats ». Bref, Bernard Thibault n'a pas changé.
 

Le Télégramme

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 20:59
Brexit: "dur" pour qui? (Anne Sabourin - PCF)

Brexit : « dur » pour qui ? (Anne Sabourin - PCF)

 

Depuis hier, on en sait plus sur la vision de Theresa May concernant la mise en œuvre du Brexit. La Première ministre annonce la sortie du Marché unique et de l'Union douanière, tout en proposant des négociations pour de nouveaux accords. Anticipant une confrontation avec les institutions européennes, elle brandit la menace d'une stratégie commerciale et fiscale agressive vis à vis des pays européens.
Si la critique du PCF de l'UE libérale est sévère, nous sommes préoccupés de la tournure que prend la sortie du Royaume Uni. Nos groupes parlementaires avaient d'ailleurs demandé une commission spéciale de suivi à l'issue du referendum.

Brexit « dur » dit-on. Mais dur pour qui ? Dur pour les travailleurs britanniques et européens car une concurrence commerciale accrue a toujours pour conséquence l'abaissement des droits et des salaires. Seuls les milieux d'affaires sont rassurés par un processus « par étapes » visant un accord de libre échange et à maintenir l'accès au marché unique pour la City et des secteurs comme l'automobile.
Dur pour les services publics Outre-manche, déjà bien délabrés par des années d'austérité, car une politique de dumping fiscal ce sont des milliards d'euros perdus pour la puissance publique.
Dur pour les 300 000 Français établis au Royaume Uni, aujourd'hui dans l'incertitude quant à leur avenir.

Ce que nous prouve cette situation, c'est le piège que constitue le seul choix entre poursuivre avec cette Union européenne ou en sortir pour mener la même guerre économique. Alors que notre pays engage le débat présidentiel et législatif, le PCF entend démontrer qu'une troisième hypothèse est possible - celle de la refondation démocratique et solidaire de la coopération européenne - et que la France doit user de toute sa puissance pour la faire advenir.

Anne Sabourin (photo L'Humanité)

Anne Sabourin (photo L'Humanité)

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 20:50
Destruction d'Umm Al-Hiran, village bedouin, et tir contre un député palestinien de la Knesset, Ayman Odeh, par l'armée israélienne: "l'UE et ses Etats membres doivent sanctionner la politique de Benjamin Netanyahou" (PCF)

Destruction d'Umm Al-Hiran (Israël) : "L'UE et ses Etats-membres doivent sanctionner la politique de Benjamin Netanyahou"

 

À l'aube de ce mercredi 18 janvier, le député de la Knesset Ayman Odeh, président de la Joint List au parlement, a été très grièvement blessé par la police israélienne qui lui a tiré dessus – à la tête et dans le dos – alors qu'il tentait de s'opposer à la destruction du village bédouin Umm Al-Hiran. Un villageois, monsieur Yaqub Musa Abu Qi’an, a été également abattu au volant de sa voiture ; on relève plusieurs blessés et un soldat israélien a trouvé la mort dans des circonstances qui restent à élucider.

Depuis des années, le gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou mène une politique d'expulsions et de déportations des 100 000 Bédouins du Neguev d'une rare violence alors que les villageois vivent déjà dans le dénuement le plus total, sans eau ni électricité auquel l'Etat refuse de leur donner accès au prétexte que leurs villages seraient « illégaux ». Les députés du Hadash et du Parti communiste israélien soutiennent avec constance la lutte des Bédouins contre ces violences et cette politique discriminatoire et ségrégationniste qui s'inscrivent dans un plan d'apartheidisation d'Israël.

Les blessures du député Ayman Odeh tendent à prouver que la police israélienne a cherché à l'abattre alors qu'il leur tournait le dos. La police et l'armée israéliennes humilient, violentent, blessent, arrêtent sans mandat, tous les jours des dizaines de Palestiniens et Israéliens.
Elles tuent des personnes désarmées. En 2014, les forces de sécurité israéliennes tuaient le ministre palestinien Ziad Abou Ein lors d'un rassemblement, elles ont aujourd'hui tué un villageois sans défense, et attenté à la vie d'un député de la Knesset. Que faut-il de plus à l'Union européenne et à ses Etats membres, à commencer par la France, pour suspendre immédiatement tous les accords de coopération UE-Israël en vertu de la violation de l'article 2 sur le respect des droits humains ?

Le Parti communiste français tient à dénoncer l'action du gouvernement israélien dans le village d'Umm Al-Hiran et contre les Bédouins ; le PCF manifeste son plein soutien et son entière solidarité aux villageois attaqués aux premières heures du jour, au député Ayman Odeh et aux députés de son groupe, aux membres du Parti communiste israélien.

La France, par la voix du président et du ministre des Affaires étrangères doit s'élever contre les actes odieux commis par la police israélienne à Umm Al-Hiran et exiger du gouvernement Netanyahou de mettre un terme à l'occupation et la destruction des villages bédouins, à la colonisation des terres palestiniennes.

Au lendemain de la Conférence de Paris, le PCF urge le président et le gouvernement français à reconnaître sans plus tarder l'Etat palestinien pour signifier à l'extrême droite israélienne qu'il n'y a pas d'autre chemin que celui de la co-existence et de la paix.

 

Le 18 janvier 2017 - le PCF

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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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