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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 15:31
Israël: l'Etat français muet sur le cas Hamouri (tribune collective, Blog Invités Médiapart, 29 septembre 2017)
Israël: l'Etat français muet sur le cas Hamouri
Plusieurs spécialistes en géopolitique considèrent que le silence du gouvernement français sur l'incarcération de Salah Hamouri, franco-palestinien de 32 ans, arrêté le 23 août dernier à Jérusalem, « n’est qu’un exemple parmi bien d’autres du deux poids deux mesures qui est de mise quand c’est l’Etat d’Israël qui viole les droits de l’Homme et ceux des peuples ».

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » écrivait Albert Camus, et c’est ce qui vient d’être fait dans cette première phrase.

Cette formulation, habituelle dans le discours français, est caractéristique du fait que nous nommons tout ce qui concerne le conflit entre l’Etat d’Israël et le peuple palestinien – qu’on appelle improprement le « conflit israélo-palestinien » – en utilisant le vocabulaire israélien. Pour être exact, il aurait fallu nommer correctement le lieu, à savoir « Jérusalem-Est » afin de ne pas maquiller le fait que cette partie de la ville a été annexée unilatéralement et illégalement par Israël. Quant au statut de « résident » dont Palestiniens bénéficient il désigne le simple droit de résider dans leur propre ville et celui de voter aux seules élections municipales, mais pas la citoyenneté israélienne. Ces Palestiniens ne sont donc ni Israéliens ni Palestiniens. Ils « résident »

Dire « Jérusalem » sans autre précision et dire « bénéficier du statut de résident »permettent donc de passer sous silence la réalité : une annexion, une occupation militaire, des habitants tolérés dans une seconde zone juridique sur une base de discrimination ethnique et religieuse.

Dans le cas de Salah Hamouri, détenu depuis un mois, la presse en général et le gouvernement français sont restés silencieux. Etonnant ! Car les conditions de sa détention devraient soulever l’indignation. En langage conforme au discours israélien  on écrira : « La justice israélienne l’a condamné à six mois de détention administrative ».

En fait, cette justice qui met en « détention administrative », c’est ni plus ni moins que le même principe que les « lettres de cachet ».  Salah Hamouri, comme 400 autres Palestiniens actuellement, est « embastillé » et non pas détenu : pas de jugement contradictoire, pas d’inculpation, pas de preuves, un dossier secret. Et cette peine de 6 mois est renouvelable à l’infini sans avoir à en justifier.

Depuis le 23 août, rien ne permet de penser que le gouvernement français ait agi pour obtenir la libération de Salah Hamouri ou bien il l’aurait fait avec la discrétion et la retenue qui sont de mise quand les violations du droit international sont le fait de l’Etat israélien. Israël n’est tout de même pas la Turquie, le Venezuela ou la Hongrie de  Victor Orban… C’est vrai, sauf dans les Territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et de Gaza.

Or le cas de Salah Hamouri, notre compatriote, est emblématique de la répression exercée par l’Etat d’Israël et son armée d’occupation contre toute la population palestinienne à commencer par sa jeunesse. Mais en France, on ne parle pas « d’armée d’occupation israélienne ». On dit « Tsahal », un nom bien sympathique qui signifie« armée de défense ». Salah Hamouri a fait sept ans de prison entre 20 et 27 ans, de 2005 à 2011 sur la base d’une accusation que la France a finalement jugée sans fondements, mais elle ne l’a pas défendu pour autant. La France se mobilisait alors uniquement pour Gilad Shalit, soldat de « Tsahal », c’est à dire, en réalité, d’une armée d’occupation qui participait au terrifiant blocus de deux millions de civils.

Capturé par le Hamas à Gaza, Gilad Shalit, soldat israélien (mais pas « soldat franco-israélien » comme on l’a beaucoup écrit)  méritait  la sollicitude de la France en tant que prisonnier de guerre maltraité. Mais la France n’a jamais défendu les prisonniers politiques palestiniens maltraités détenus injustement et illégalement en Israël, dont, à l’époque, Salah Hamouri faisait partie. En dépit de ses engagements de signataire des conventions internationales, en particulier la 4ème convention de Genève, la France reste silencieuse et inactive face aux emprisonnements, hors du territoire occupé, de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, dont le seul crime est d’exister, et de ce fait de résister là où l’Etat d’Israël veut établir ses colons. Mais un « résistant » palestinien est considéré comme un « terroriste » de même que tous les Palestiniens dès l’âge des premières arrestations : 12 ans.  

Aujourd’hui, jeune avocat, Salah Hamouri est persécuté. Depuis un an et demi il est privé du droit de vivre avec son épouse française qui travaillait à Jérusalem dans un service français. Il est privé de son enfant. Sa femme française a été expulsée en janvier 2016 alors qu’elle était enceinte de six mois et l’enfant du jeune couple est né en France. Et le voilà emprisonné sans inculpation, sans jugement contradictoire parce qu’il résiste à l’expulsion déguisée que représente l’interdiction faite à son épouse et à son enfant de vivre à Jérusalem. « Qu’il parte ! Comme  tous les Palestiniens de Jérusalem et de Cisjordanie, qui devraient être expulsés en Jordanie ou bien en Egypte et, en attendant, être regroupés dans les enclaves palestiniennes de zone A et B » ! Voilà ce que veulent Avigdor Lieberman et le gouvernement extrémiste israélien, Lieberman qui a signé l’ordre de détention administrative de Salah Hamouri. Mais, si on reprend comme d’habitude le vocabulaire israélien pour évoquer cette expulsion programmée des Palestiniens, on n’emploiera jamais le mot de « déportation » qui est le seul mot juste.

Ne pas défendre Salah Hamouri, accepter que la persécution qu’il subit l’amène un jour à abandonner sa ville natale et ses compatriotes palestiniens pour venir vivre en France – ce qu’il ne fera pas ! – c’est donner son assentiment à la politique d’expulsion menée à Jérusalem et en zone C pour faire place à la colonisation israélienne du pays, achever la conquête, annexer la Cisjordanie. Est-ce la politique de la France ?

Continuer, dans le discours gouvernemental et dans les médias à utiliser le vocabulaire et les formulations martelés par la propagande israélienne, c’est accepter le crime en cours et ceux qui se préparent. S’en faire complice. Cela signifierait que, pour la France, la colonisation n’est pas un crime contre l’humanité partout. Autrefois, en Algérie alors que le concept n’existait pas encore, c’est un tel crime qui avait été perpétré, selon le président de la République. Aujourd’hui, en Palestine colonisée, il semblerait que ce ne soit pas un sujet et que toute mise en cause de cette colonisation-là doive être évitée pour ne pas nuire à nos excellentes relations avec la puissance coloniale, Israël et son« Cher Bibi »

Le sort qui est fait à Salah Hamouri en France, l’absence de vigoureuse campagne de presse en sa faveur alors qu’Amnesty international, par exemple, s’élève contre le déni de droit dont il est victime, le silence du gouvernement français face à l’expulsion de son épouse et à ses incarcérations n’est qu’un exemple parmi bien d’autres: du deux poids deux mesures qui est de mise quand c’est l’Etat d’Israël qui viole les droits de l’Homme et ceux des peuples. C’est une erreur d’un point de vue intellectuel et politique. C’est une faute contre les valeurs dont la République française se réclame. Les conséquences en politique intérieure et en politique internationale en sont déjà lourdes. Elles le seront plus encore à l’avenir : un tel parjure finit par se retourner contre ses auteurs.   

Les signataires : 

Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice honoraire,

Dominique Vidal, historien et journaliste,

Géraud de la Pradelle, professeur émérite des Universités,

René Backman, journaliste,

Giovanna Tanzarella, militante associative,

Pierre Blanc, universitaire,

Agnès Levallois, consultante,

Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des Universités.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 14:42

Communiqué de la Coordination Fédérale d'Izquierda Unida.
23/09/2017 - Source : Izquierda Unida

Au vu de l'appel au référendum du 1er Octobre pour l'indépendance de la Catalogne et face à la réaction répressive et autoritaire du Gouvernement espagnol, voici la position adoptée avec une large majorité par la Coordination Fédérale d'Izquierda Unida, le 23 septembre dernier (78% avec 50 voix "pour") :

1. Il existe en Catalogne un conflit politique de caractère historique qui nécessite une solution politique que l'on ne peut trouver qu'à travers la négociation et le dialogue. Parmi les mécanismes démocratiques disponibles, l'organisation d'un référendum qui permette à la société catalane de décider sur son futur devrait être envisagée, car 80% de la société catalane a manifesté sa volonté d'exercer son droit à décider et cela ne peut pas être ignoré.

2. Le Gouvernement d'Espagne n'aborde pas ce problème politique avec une attitude démocratique. Il utilise au contraire la répression et l'autoritarisme. L'attaque contre les droits fondamentaux perpétrée par le Gouvernement d'Espagne est très grave, elle affecte l'ensemble des citoyens de l'Etat et pas seulement une partie de la population catalane. L'attitude du Gouvernement d'Espagne est anti-démocratique, irresponsable et réactionnaire.

3. L'appel au référendum du 1er octobre par le Govern de la Généralitat de Catalogne ne résout pas le problème car il ne réunit pas les garanties politiques suffisantes et ne s'adresse pas à toute une partie de la société catalane. La feuille de route du Govern qui révèle également un manque de contenus en matière de revendications sociales et de régénération démocratique, liée à l'action répressive de l'Etat, empêcheront que ce processus jouisse des garanties nécessaires. Dans ce cadre, nous ne pouvons accepter que le résultat de ce processus ait des effets sur le statut de la Catalogne.

4. L'action répressive du Gouvernement a été soutenue par le bloc réactionnaire formé par le PP (Parti Populaire) et le CS (Ciudadanos). Pourtant, elle n'a pas le soutien du Congrès. Face à ce bloc réactionnaire, nous saluons la célébration de l'assemblée des parlementaires démocratiques de tout l'Etat, qui exige une solution politique et dénonce la répression du Gouvernement en tant que recul gravissime des libertés.

5. Nous affirmons que la meilleure solution au conflit est un processus constituant qui aboutisse à une République Fédérale. Cet horizon constituant est nécessaire car notre pays est plurinational et que la Constitution de 1978 est périmée, conséquence de l'offensive néolibérale de ces dernières années. Nous avons besoin d'un nouveau modèle de vie en commun qui garantisse les droits humains, ce qui est impossible dans le cadre actuel. Le cadre que nous défendons est celui de la République Fédérale, qui est liée nécessairement à la reconnaissance du droit à l'autodétermination des peuples, et à la conquête et la consolidation des droits sociaux pour les classes populaires.

6. Nous comprenons que, vu les circonstances, le 1er Octobre est actuellement une mobilisation qui peut servir à l'exigence du droit à décider et à la protestation face aux actions irresponsables du Gouvernement. Il y aura probablement diverses manifestations d'ampleur dans toute la Catalogne, et sans doute dans d'autres parties de l'Etat, contre la répression du Gouvernement et du bloc réactionnaire : Nous appelons nos militant-e-s à y participer en défense des droits et des libertés.

7. Nous continuerons à travailler avec EUiA (Gauche Unie et Alternative, en Catalogne) sur les solutions à ce conflit politique. A Izquierda Unida, nous considérons que l'appel à un référendum effectif, qui puisse faciliter la participation massive de la société catalane, avec une expression possible des différentes options, et qui implique un débat sérieux et profond sur le modèle d'Etat, est la meilleure solution pour l'exercice du droit à décider. En tant que force fédéraliste, nous reconnaissons le droit à l'autodétermination des peuples, et donc aussi celui du peuple catalan. Nous revendiquons la célébration d'un référendum et nous nous engageons à travailler pour qu'il ait lieu.

Référendum en Catalogne: communiqué d'Izquierda Unida avant les répressions du 1er octobre
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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 04:44
L'inauguration du pôle d'échanges multimodal (Pem), samedi, à la gare de Morlaix, a fait réagir l'Association de promotion de la ligne ferroviaire Morlaix - Saint-Pol-de-Léon - Roscoff, à travers un communiqué dont voici de larges extraits. « L'aménagement du Pem se doit de répondre au mieux aux attentes des voyageurs. Faciliter les correspondances est un élément primordial dans un parcours de déplacement. Dans ce contexte, est-il concevable, après l'avènement de la LGV Paris - Morlaix en trois heures, avec l'augmentation du trafic et après l'inauguration de ce Pem futuriste, d'abandonner le renouveau de l'axe ferroviaire Morlaix - Saint-Pol-de-Léon - Roscoff ? », s'interroge l'association. « Quel progrès apporté par ce Pem de prendre le car dans la « cour » de la gare au lieu d'un TER quai à quai, confortable, pratique pour le voyageur seul, les familles, les handicapés, les groupes, les vélos... L'APMR rappelle que le trajet par car au lieu d'un train engendre une perte de clientèle qui augmente avec le temps. Cela fragilise ce service de substitution au risque d'un service minimum jusqu'à sa suppression », poursuit l'APMR, qui « ne peut que craindre la fermeture imminente de la ligne avec une vitesse maximale des trains abaissée à 40 km/h ».

« Une certaine timidité dans l'engagement de certains »

« Pour autant, la Région porte l'initiative d'une étude socio-économique pour évaluer les potentiels de la ligne. Le 17 novembre, une première rencontre avec Morlaix communauté et le Haut-Léon communauté est prévue pour en définir le cahier des charges. La volonté réelle politique de s'impliquer doit demeurer car sans un cofinancement, ces travaux de modernisation de la voie ferrée ne pourront pas se réaliser. Ils représentent le coût de deux kilomètres de LGV Bretagne ! Et cela représente, pour notre territoire, un investissement pour les années à venir si les politiques veulent maintenir et développer les activités économiques, mais aussi attirer d'autres entreprises et familles (en provenance des métropoles habituées à une qualité de transport). À ce stade d'implication des politiques, on observe une certaine timidité dans l'engagement de certains acteurs qui est préjudiciable pour l'avancée du dossier, voire fatale pour l'avenir du renouveau de Morlaix - Saint-Pol-de-Léon - Roscoff », regrette l'association, pour qui, pourtant, « chaque commune profitera des retombées économiques de la revitalisation de cette ligne ferroviaire ».

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-roscoff-aussi-un-investissement-02-10-2017-11685594.php

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 07:34
Au bonheur des riches, voyage en macronerie: la baisse de l'ISF coûte 13 fois plus que ce que rapporte la baisse de l'APL sur le dos des plus modestes!

La baisse de l'ISF coûte 13 fois plus que ce que rapporte la baisse de 5€ des APL.
C est Champagne pour les riches et ceinture pour les autres.

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 07:26
Panique dans le 16e: Rencontre avec les Pinçon-Charlot et Etienne Lécrouart à Brest le 4 octobre à 18h, librairie Dialogues: une BD véridique sur le refus de la bourgeoisie parisienne d'accueillir un centre pour sans-abris en lisière du bois de Boulogne

Événement: Panique dans le 16e ! Une enquête sociologique et dessinée – éd. La ville brûle

Rencontre avec Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon et Étienne Lécroart
 
Le  , Café de la librairie Dialogues
 

Le 14 mars 2016, la réunion de présentation d’un projet de centre d’hébergement pour personnes sans-abri en lisière du Bois de Boulogne, dans le très chic arrondissement de Paris, tourne à l’émeute. C’est un scandale absolu pour les grands bourgeois ! Comment et pourquoi ose-t-on s’en prendre à ce bois, qui est « leur » parc depuis le Second empire ?
Les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, spécialistes de la grande richesse, et le dessinateur Étienne Lécroart ont mené l’enquête. Ils dévoilent avec humour les enjeux et les dessous de cette mobilisation des très riches pour protéger l’entre-soi indispensable au maintien de leur position de classe.

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 06:26
Une épave gallo-romaine du IIIe siècle avec une cargaison de lingots d'étain explorée à l'est de l'île de Batz (Ouest-France, Adeline Bertin)

Adeline BERTIN.

La cargaison reposait à l'est de l'île de Batz, au large de Roscoff. Près de 5 tonnes d'étain ont été découvertes. Les plongeurs et archéologues ont terminé de remonter les lingots, hier.

Les opérations de plongée avaient démarré le 18 août, à l'est de l'île de Batz. « Nous avons trouvé une cargaison de lingots d'étain datant de l'époque romaine, entre le IIIe et le IVesiècle », explique Olivia Hulot, archéologue maritime pour le département des Recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines, attaché au ministère de la Culture.

Lingots et mobiliers de bord

« Les lingots étaient répartis de part et d'autre d'un caillou, là où le navire les transportant semble avoir tapé la roche et s'être ouvert en deux. » Le bois du bateau aurait, depuis, été rongé par les vers marins et l'érosion. Entre « 4,5 et 5 tonnes » de lingots d'étain ont été numérotés puis remontés. Sept variétés ont été identifiées par les chercheurs.

Des objets du mobilier de bord ont également été découverts, à une profondeur oscillant entre 15 et 20 mètres. Parmi eux : des poids de pesée d'une balance romaine, des céramiques, une mandibule... Cette cargaison, dont la seule valeur est scientifique, est « tout à fait singulière ».

Une cargaison bretonne ?

Selon Olivia Hulot, elle est même « exceptionnelle. Trouver une épave antique sur la côte Atlantique est extrêmement rare ». Une seule a ainsi été découverte, en 1983, au large de Ploumanac'h (Côtes-d'Armor), avec une cargaison de plomb.

« Des filons d'étain existaient en Bretagne nord, tout comme en Cornouaille. La cargaison peut venir de là. » Ce métal est constitutif du bronze avec lequel monnaie, vaisselle ou armes étaient faites. Il était très prisé à cette époque sur les rivages méditerranéens, dépourvus de filons.

Des chercheurs du CNRS travaillent sur les objets remontés. La reconstitution en 3D devrait prendre un mois. Des analyses seront menées pour déterminer, notamment, la mine de chargement de la cargaison et connaître le lieu d'extraction.

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 06:23
Classe fermée au Cloître. Un accord a été trouvé, fin de la mobilisation (Ouest-France, 29 septembre)

a proposition des parents d’élèves a été acceptée par la directrice d’Académie. La classe reste fermée, mais un enseignant supplémentaire sera présent chaque matin.

Après trois semaines de mobilisation, une solution de sortie de crise a finalement été trouvée.

Les parents d’élève du Cloître-Saint-Thégonnec, qui refusaient la fermeture brutale d’une 4e classe à la rentrée, avaient rendez-vous ce vendredi avec la directrice académique du Finistère. Cette dernière avait récemment rappelé ne pas pouvoir accéder à la demande des parents (la réouverture de la classe), par souci d’équité avec les autres écoles.

« Un bon compromis pour nos enfants »

À l’issue, les différentes parties se sont mises d’accord sur la mise en place d'« une aide pédagogique ». Un terme technique pour définir la présence, chaque matin et jusqu'à la fin de l'année, d’un quatrième enseignant à l’école.

« Cela nous permettra de mettre l’accent sur les enseignements fondamentaux, comme la lecture, dans de bonnes conditions », se réjouit Aurélie Le Page, l’une des porte-parole, soulignant que « la faculté de mémorisation est meilleure à ce moment de la journée ». Elle évoque « un bon compromis pour nos enfants ».

L’espoir perdure

Cette solution intermédiaire permet d’éviter une proposition jugée très défavorable par les parents : des travaux pour remédier à l’exiguïté des locaux. « Ce qui serait revenu à entériner la fermeture de la 4e classe. »

Le collectif conserve en effet l’espoir de rouvrir un jour cette classe. « Malheureusement, on ne nous a pas dit combien d’enfants il faudrait pour cela. » La fermeture était consécutive au déménagement de six enfants.

Convoqués au commissariat

Désormais, et après des actions quotidiennes (blocages de ronds-points, envahissements de l’inspection académique…), les parents d’élèves vont « reprendre le cours de [leurs] vies normales ». Ce vendredi soir, au lieu d’une opération escargot, ils « iront boire un coup tous ensemble au Cloître ».

Il restera aux parents à se rendre à leur convocation au commissariat de Morlaix, pour entrave à la circulation lors d’une précédente manifestation.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:22
Raymond Mc Cartney et le Sinn Féin reviennent sur leurs rencontres avec les communistes et citoyens finistériens en mai dernier dans leur journal international du mois de septembre
Raymond Mc Cartney et le Sinn Féin reviennent sur leurs rencontres avec les communistes et citoyens finistériens en mai dernier dans leur journal international du mois de septembre

Le journal interne international du Sinn Féin, transmis par Anne Sabourin, représentante du PCF au Parti de la Gauche Européenne et responsable du secteur Europe du Parti.

En page 6, Raymond Mc Cartney, député Sinn Féin en Irlande du Nord, ancien militant de l'IRA de Derry, prisonnier politique pendant 22 ans, ancien gréviste de la faim, négociateur des accords de paix de 1997 avec Gerry Adams et Martin Mc Guiness qui est venu en mai à notre invitation à Brest, Morlaix et Roscoff, raconte son déplacement en Bretagne à la rencontre des communistes et des citoyens intéressés par le sujet de la réunification de l'Irlande. 

 

Solidarité Bretagne/Irlande - Amitié Parti Communiste/ Sinn Féin: Rencontre avec Raymond Mc Cartney le vendredi 12 mai au Patronage Sanquer à Brest

Réunion publique avec Raymond Mc Cartney du Sinn Féin, Claude Léostic de la plateforme des ONG pour la Palestine, Ismaël Dupont et Xavier Compain à Roscoff (photos Jean-Luc Le Calvez)

 

Raymond Mc Cartney en réunion publique à Brest le 12 mai 2017

Raymond Mc Cartney en réunion publique à Brest le 12 mai 2017

Raymond Mc Cartney, ici avec Xavier Compain, Claude Léostic, Ismaël Dupont, en réunion publique à Roscoff le 13 mai dernier

Raymond Mc Cartney, ici avec Xavier Compain, Claude Léostic, Ismaël Dupont, en réunion publique à Roscoff le 13 mai dernier

Raymond Mc Cartney sur le marché de Morlaix

Raymond Mc Cartney sur le marché de Morlaix

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:14
Eliane Assassi, réélue présidente du groupe communiste au Sénat (Public Sénat, 28 septembre 2017)

Les communistes, qui ont sauvé leur groupe, ont réélu la sénatrice de Seine-Saint-Denis, Eliane Assassi, à leur tête, ce jeudi. Le groupe compte (au moins) 12 sénateurs.

Le Parti communiste a atteint son objectif : sauver son groupe au Sénat. Avec au moins 12 sénateurs, ils ont dépassé la barre fatidique des 10 sénateurs requis pour former un groupe à la Haute assemblée. La mission n’était pas gagnée. Avec 16 sénateurs renouvelables sur 18, le groupe sortant avait de quoi s’inquiéter. Avant l’été, les sénateurs PCF ne le cachaient pas.  A la rentrée, le ton a cependant changé et l’optimisme est revenu. La grogne des élus locaux et les 13 milliards d’euros d’économies imposées aux collectivités n’y est pas pour rien. Les retours de terrains se sont avérés meilleurs.

Pour leur première réunion de groupe post sénatoriales ce jeudi, le groupe CRC (communiste, républicain et citoyen), vrai nom du groupe PCF, a réélu la sénatrice de Seine-Saint-Denis, Eliane Assassi, comme présidente. C’était la seule candidate.

13 sénateurs voire plus

Le groupe pourrait compter 13 sénateurs si Guillaume Gontard, un élu de sensibilité écologiste mais élu en Isère avec le soutien du PCF, le rejoint. C’est probable. D’autres élus encore pourraient peut-être rejoindre le groupe, à la faveur des discussions discrètes qui marquent la semaine au Sénat. Dimanche soir, l’écologiste Esther Benbassa, membre d’EELV mais proche des communistes sur certains sujets, évoquait l’idée de rejoindre le groupe. « On peut créer un groupe, car il y a pas mal d’écologistes qui ont été élus et accueillir d’autres sénateurs. (…) Mais peut-être que j’irai chez les communistes, en rattachement technique, c’est à voir » a affirmé la sénatrice de Paris sur Public Sénat. 

Les choses dépendent aussi de la capacité de Ronan Dantec (EELV) à former – ou pas – un nouveau groupe avec des écologistes et des divers gauche. Il a annoncé son intention de le faire.

Le groupe communiste comptera au minimum 12 sénateurs communistes : Dominique Watrin (Pas-de-Calais), Eric Bocquet (Nord) et la nouvelle Michelle Gréaume (Nord). Thierry Foucault (Seine-Maritime), Christine Prunaud (Côte-d’Armor). En Seine Saint-Denis, Eliane Assassi et la surprise Fabien Gay, directeur de la Fête de l’Humanité, 33 ans. Le numéro 1 du PCF, Pierre Laurent, réélu à Paris. Dans le Val-de-Marne, on trouve la sortante Laurence Cohen et Pascal Savoldelli, le Monsieur élection de la place du Colonel Fabien. Cecile Cukierman a été réélue dans la Loire. Pierre Ouzoulias (Hauts-de-Seine) fait son arrivée au Sénat. Mais cet archéologue, chercheur au CNRS, connaît déjà les dessous du Palais de Marie de Médicis. Il avait travaillé sur les fouilles lors de la création du parking en sous-sol, où les restes d’une villa romaine avaient été découverts.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:11
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manif des retraités ce jeudi 28 septembre à Morlaix: une belle mobilisation avec 400 à 500 manifestants! (photos Pierre-Yvon Boisnard)

À l’appel de l’intersyndicale des retraités du Finistère (CGT, FO, FGRFP, FSU, Solidaires et l’association LSR), environ 400 à 500 personnes ont manifesté à Morlaix.

Les syndicats, citoyens et représentants des organisations politiques (PCF, France insoumise, ...) réclament, notamment, « la fin du gel des retraites et une véritable revalorisation des pensions et des retraites au 1er octobre 2017, en prenant en compte l’évolution du salaire moyen et le rattrapage du pouvoir d’achat perdu (+20 %) par les retraités ».

Ils demandent aussi « l’abrogation des mesures fiscales régressives contre les retraités (1⁄2 part fiscale aux veuves et la fiscalisation de la majoration familiale) ».

 
Morlaix 500 personnes dans les rues pour une revalorisation des retraites
 
Morlaix. Environ 400 personnes pour une revalorisation des retraites
 
Manif à Lannion : la CSG met 200 retraités dans la rue
 
Brest. Près d’un millier de retraités dans la rue
 
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