Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 09:14

Par Laurence Giavarini Maîtresse de conférences en littérature, Sauvons l'université !

La communication ministérielle laisse croire que l'enjeu de la nouvelle réforme de l'université française ne concerne que l'entrée en licence, la suppression du tirage au sort et le remplacement du système d'admission postbac. Les «attendus» génériques étant fixés pour chaque filière, il reviendrait aux conseils de classe des lycées d'évaluer l'adéquation des candidatures à ces «attendus», puis aux universités d'ajouter les leurs et de contrôler pour chaque candidature leur niveau de satisfaction. Mais ce n'est pas si simple, car un nouvel algorithme viendra traiter les dossiers et classer les candidatures ­ APB est mort, vive APB!

Le ministère n'engagera aucun moyen supplémentaire sérieux permettant d'augmenter le nombre de places en IUT et en STS pour les étudiants issus des bacs professionnels et des bacs technologiques, de recruter de nouveaux enseignants dans les filières surchargées, d'assurer les enseignements de mise à niveau. Aucune des conditions minimales pour que la réforme réussisse n'étant respectée, l'objectif affiché ne peut être atteint. Une fois vérifiés et satisfaits les fameux «attendus», il n'y aurait plus de filières manquant de places, ni de mauvaise «orientation», ni d'«échec» en licence? Comment pourrait-il en aller ainsi dès lors que le recteur aura le pouvoir de contraindre les universités à accepter les étudiants qui resteraient sans solution d'inscription, quelles que soient les capacités d'accueil de l'établissement ?

Un coup pour rien donc ? Non, car le nouveau dispositif conforte des évolutions que le ministère tente de promouvoir depuis vingt ans. Il remet en cause à terme les quatre piliers de l'enseignement supérieur public français: le cadrage national des diplômes, la non-sélection à l'entrée, l'uniformité des frais d'inscription (historiquement bas en France), l'égalité entre les établissements. La loi n'évoque aucun de ces quatre points, pas plus que l'articulation entre grandes écoles et universités.

Or, l'instauration de plusieurs cursus au sein d'une même licence, du fait des dispositifs pour les étudiants plus «faibles» prévus par la nouvelle loi, produira une distinction croissante entre les différents diplômes de licence, induisant une dévitalisation du cadrage national... et la tentation pour les universités les plus «attractives» de créer leurs propres diplômes, quitte à les appeler autrement que « licence », avec la liberté de fixer leurs propres droits d'inscription: en quelques années, se développera ce qui existe déjà au niveau des masters, une variation de un à dix des frais d'inscription, sans même parler de la multiplication prévisible des licences proposées par des établissements privés.

Le fossé entre les universités recherchées (qui recruteront en premier) et les autres (présumées de deuxième choix dans tous les sens du terme) ne pourra que s'accroître.

L'inégalité des territoires, partagés entre facultés remédiant aux échecs du lycée et établissements articulant vraiment enseignement et recherche, sera ainsi organisée en un système sanctionné et voulu par la loi. Le renforcement des inégalités sociales devant le savoir en sera la conséquence mécanique. Fin de l'université publique.

 

 

AUCUNE DES CONDITIONS MINIMALES POUR QUE LA RÉFORME RÉUSSISSE N'EST RESPECTÉE.

APB EST MORT, VIVE APB ! - PARCOURSUP, OU COMMENT RENFORCER LES INEGALITES (L’HUMANITE DES DEBATS – VENDREDI 19 JANVIER 2018 – LAURENCE GIAVARINI)
Partager cet article
Repost0
19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 07:27
Des tableaux de Marie-Paule Kerebel exposés au Bar des Deux Rivières
Des tableaux de Marie-Paule Kerebel exposés au Bar des Deux Rivières

Une quinzaine de tableaux de notre amie et camarade Marie-Paule Kérebel, ancienne adjointe communiste de Morlaix aux affaires sociales, et accrochés par sa fille Elise, seront exposés au Bar des Deux Rivières place de la Madeleine à Morlaix. Le vernissage aura lieu le vendredi 19 janvier à 18h. L'occasion de retrouver le talent créatif et la très grande gamme de techniques et de sujets d'expressions de Marie-Paule qui, une fois en retraite surtout, était sans cesse en train de travailler la matière artistique.   

Des tableaux de Marie-Paule Kerebel exposés au Bar des Deux Rivières
Partager cet article
Repost0
19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 07:20
Mobilisation pour la libération d'Ahed Tamimi, qui aura 17 ans le 31 janvier, et risque 10 ans de prison pour avoir donné une baffe à un militaire israélien alors que ceux-ci venaient de tirer sur son cousin (AFPS)

Le 31 janvier Ahed Tamimi aura 17 ans.
C’est ce jour que le procureur militaire a choisi pour la convoquer pour la 5ème fois devant la cour militaire israélienne.
Certainement pas le meilleur contexte pour une jeune femme de 17 ans pour faire la fête.
Nous lançons donc un appel à lui envoyer des cartes d’anniversaire dans sa prison pour lui apporter soutien et solidarité.
Vous pouvez écrire à votre gré ou joindre le texte que nous vous proposons : de préférence en Anglais [1] ou en Arabe [2]

Envoyez vos cartes à cette adresse : 
Ahed Tamimi
HaSharon prison
Ben Yehuda, P.O. Box 7
40 330 Israel

Tarif du timbre : 1,30 euros

Demandons au gouvernement français d’exiger la libération immédiate de Ahed Tamimi !

Dans le cadre de la semaine internationale d’action lancée par Samidoun (du 10 au 20 janvier), écrivez au MEAE et à la Présidence :

Modèle de message :

Monsieur le Président / Monsieur le Ministre des affaires étrangères,
Vous connaissez la situation de Ahed Tamimi.
Voilà un mois que cette mineure est enfermée dans les prisons israéliennes au mépris du droit international.
Je vous demande de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour exiger de l’État israélien qu’il libère Ahed Tamimi et tous les enfants palestiniens détenus dans leurs prisons au mépris du droit international.
Signature

Affiche de la "street artist" Zola

>>Signez la pétition

[1Dear Ahed,
The 31st of January is your birthday : a special day that you should be spending with your family and friends.
But the occupiers decided otherwise : they are keeping you in prison and have chosen that day to bring you before the military court.
We are disgusted by what is being inflicted upon you, your family, Palestinian children, and all the Palestinian political prisoners who are fighting the occupation.
In solidarity with your fight for freedom,
Free Palestine !
Signature

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 06:53
Communiqué du PCF 56 au sujet de l'arrêt du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PCF 56 AU SUJET DE NDDL

Les communistes du Morbihan ont régulièrement fait connaitre leur opposition au projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes. La décision du gouvernement d’abandonner celui-ci va donc dans le bon sens.

Cette décision correspond aux conclusions que la commission d’enquête a rendues publiques en décembre 2017 qui remettaient en cause certaines approximations du dossier initial.

 À ce sujet, on peut souligner que bien des éléments de l’enquête n’ont pas pu, de fait, être portés à la connaissance des un-es et des autres au moment du référendum limité au seul périmètre départemental. Le choix des votant-es aurait peut-être été alors différent. La démocratie suppose la transparence et la bonne connaissance partagée et sincère d’un sujet quand il est soumis à approbation.

Les communistes du Morbihan saluent tous ceux et celles qui se sont mobilisés contre ce projet destructeur d’aéroport. Ils continueront à s’impliquer dans ce dossier à l’aune de la société que nous voulons, respectueuse des hommes et de l’environnement, une société où le vivre ensemble l’emporte sur le capitalisme : le marché mondialisé, la concurrence et le profit.

Reste maintenant pour Macron-Philippe, le dossier « épineux » de la ZAD.

Là aussi, la raison, l’intelligence, la tolérance doivent prévaloir avant toute décision.

Les Zadistes et les autres habitants de la ZAD, pendant toutes ces années, ont su monter que des choix de société plus respectueux de l’environnement, de la qualité de notre alimentation, de l’écologie, de l’organisation des territoires, d’une agriculture adaptée au bocage étaient parfaitement légitimes et réalisables.

Un compromis doit être trouvé pour que ces choix de société, ces expérimentations sociales, environnementales et agricoles trouvent leur place dans un projet concerté avec les autres acteurs du territoire.

Si d’aventure, le gouvernement faisait le choix de l’affrontement en dehors de toute négociation, ce serait une grave erreur.

Le PCF 56 sera aux côtés de celles et ceux qui contestent « l’aéroport et son monde », et appelle à participer au rassemblement du 10 février à NDDL pour fêter l’abandon du projet et préparer l’avenir de la ZAD.

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 06:49
Personnels en EHPAD-USLD: assez d'être méprisés! Tous à la manifestation du 30 janvier à Quimper! (tract de la CGT Belizal Argoat)
Partager cet article
Repost0
19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 06:39
Ahmad a retrouvé le plaisir du piano, mais il craint toujours pour sa sécurité et préfère cacher son visage. | Photo : Ouest-France

Ahmad a retrouvé le plaisir du piano, mais il craint toujours pour sa sécurité et préfère cacher son visage. | Photo : Ouest-France

 

Ahmad est Afghan. Et sur les routes de l’exil depuis cinq ans. Dans le pays de Saint-Pol, il a trouvé des soutiens. Une pétition en ligne accompagne son souhait de rester ici.

« Ahmad travaille avec nous et nous avons appris à bien le connaître. Nous pouvons affirmer qu’il est généreux, courageux et travailleur : il est toujours disponible. Nous avons besoin de lui. Ahmad a su créer des liend’amitié. » Dans le haut Léon, les bénévoles des Restos du cœur connaissent bien Ahmad. Et pour cause, il est l’un de leurs bénéficiaires. Mais, s’il reçoit, il sait aussi offrir.

Deux fois par semaine, Ahmad cultive « son jardin, avec les jardiniers bénévoles de Saint-Pol ». Un jardin qui produit des légumes pour la distribution aux Restos du cœur.

Mais ce jeudi, une notification doit lui être remise, pour un renvoi vers l’Italie, le pays par lequel il est entré dans l’espace européen après des années d’exil.

Chemins d’exil

Ahmad a une trentaine d’années. Très jeune, il a dû fuir l’Afghanistan, avec ses parents. La famille s’est installée au Pakistan, où Ahmad s’est marié, a eu des enfants et menait une vie paisible dans un commerce. « Mais il a fallu partir, raconte-t-il. Une loi nouvelle des talibans a privé les étrangers de tous droits, on encourait la mort. » C’était au début de l’année 2012…

Seul, sans sa femme et ses enfants, Ahmad entame un long chemin d’exil. Par la Hongrie, avant l’Italie. Toujours avec la même peur au ventre, celle d’être rejeté. Un jour, parvenu en Italie, alors qu’il s’absente pour aller chercher une autorisation régulière qui lui permettrait de gagner la ville de Bari, il perd tout et doit repartir vers la Hongrie. Il y passera encore deux années, à vivre dans les rues.

Puis il arrive à Paris, suivi de Rennes, et enfin, depuis plusieurs mois, dans le pays léonard, où il est entouré d’un réseau solide de citoyens. « Je ne souhaite rien de plus que continuer ici la reconstruction de ma vie », dit Ahmad.

Une pétition en ligne

Ses soutiens redoutent un renvoi vers l’Italie : « Cela signifierait pour lui un nouveau déracinement, sans soutiens locaux, dans un pays déjà débordé par les demandeurs d’asile et un retour certain à une extrême précarité », soulignent-ils. Ils vont plaider sa cause auprès du préfet du Finistère : « Nous souhaitons que le renvoi vers l’Italie soit annulé et que l’opportunité soit laissée à Ahmad de déposer une demande d’asile en France. »

La Ligue des Droits de l’homme, les collectifs migrants Roscoff Saint-Pol, les Jardiniers du cœur ont lancé une pétition en ligne pour lui permettre de déposer une demande d’asile.

À Saint-Pol, Ahmad, qui maîtrise l’anglais, prend aussi des cours de français. Et il s’est remis au piano. « Pourquoi je veux rester ici ? Parce que je me sens à ma place alors que je ressens le danger ailleurs. Il n’est pas facile de vivre, éloigné de ma femme et de mes enfants. Et je ne peux envisager de rentrer au Pakistan, sinon pour y être en danger. »

Informée de la situation, Sandrine Le Feur, députée de Morlaix, fait savoir « qu’elle compte s’entretenir dans les plus brefs délais avec le préfet, pour l’alerter sur le cas de cette personne. »

 
AHMAD est sur les routes depuis fin 2012. Malgré toutes les galères qu'il a enduré, il ne se départi pas d'une grande gentillesse et d'un grand calme qui force l'admiration . Pourquoi le renvoyer en Italie, pays où il vient de passer 2 années à la rue alors qu'il était demandeur d'asile .
Italie qui ne peut plus seule accueillir toutes ses femmes ,hommes et enfants qui sont bien obligés d'arriver par ses rivages . 
Macron parle de mise à l'abri et d'intégration... et met en place tout un système de tri et d'expulsion. 
L'intégration il n'en a cure quand on voit comment les services de l'état jamais ne tiennent en considération tous les témoignages concordant qui disent la bonne integration d'un tel ou d 'un tel . 

Face à une grosse machinerie d'expulsion que l'europe ne dénonce pas bien au contraire , nous n'avons que notre force citoyenne , alors même si cela vous semble une goutte d'eau , s'il vous plait signez et transmettez ; les personnes en procédure dublin sont bien plus considérées comme des balles de ping pong que comme des êtres en souffrance .. et c'est une honte

https://www.change.org/p/m-le- pr%C3%A9fet-du-finist%C3%A8re- pour-que-ahmad-ne-soit-pas- renvoy%C3%A9-en-italie-et- puisse-faire-une-demande-d- asile-en-france?recruiter= 471457754&utm_source=share_ petition&utm_medium=copylink& utm_campaign=share_petition

AHMAD est sur les routes depuis fin 2012. Malgré toutes les galères qu'il a enduré, il ne se départi pas d'une grande gentillesse et d'un grand calme qui force l'admiration . Pourquoi le renvoyer en Italie, pays où il vient de passer 2 années à la rue alors qu'il était demandeur d'asile .
Italie qui ne peut plus seule accueillir toutes ses femmes ,hommes et enfants qui sont bien obligés d'arriver par ses rivages . 
Macron parle de mise à l'abri et d'intégration... et met en place tout un système de tri et d'expulsion. 
L'intégration il n'en a cure quand on voit comment les services de l'état jamais ne tiennent en considération tous les témoignages concordant qui disent la bonne integration d'un tel ou d 'un tel . 

Face à une grosse machinerie d'expulsion que l'europe ne dénonce pas bien au contraire , nous n'avons que notre force citoyenne , alors même si cela vous semble une goutte d'eau , s'il vous plait signez et transmettez ; les personnes en procédure dublin sont bien plus considérées comme des balles de ping pong que comme des êtres en souffrance .. et c'est une honte

https://www.change.org/p/m-le- pr%C3%A9fet-du-finist%C3%A8re- pour-que-ahmad-ne-soit-pas- renvoy%C3%A9-en-italie-et- puisse-faire-une-demande-d- asile-en-france?recruiter= 471457754&utm_source=share_ petition&utm_medium=copylink& utm_campaign=share_petition

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 09:07

 

Député communiste de Seine-Maritime, porte-parole du groupe GDR, Sébastien Jumel demande une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur l’affaire Lactalis, ses possibles conséquences en matière de santé et les défaillances du contrôle de l’Etat. Un scandale qui survient à l’issue des états généraux de l’alimentation.

 

Le scandale du lait contaminé à la salmonelle de l’usine Lactalis révèle des failles incroyables dans les procédures de sécurité alimentaire.

Il met en lumière l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat et de ses moyens, l’Etat qui n’apparaît plus en capacité d’imposer le respect de la loi à des intérêts privés très puissants dans le secteur de l’agroalimentaire qui n’hésitent pas à s’affranchir de leurs obligations au risque même de mettre en péril la sécurité des consommateurs, des intérêts qui bravent les interdits, préférant payer des amendes pour leurs infractions que de respecter les règles de transparence les plus élémentaires.

 

C’est inacceptable et nous allons demander la constitution d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur les agissements de l’entreprise de transformation au centre de cette affaire et leurs conséquences possibles sur la santé de nos concitoyens, sur les défaillances de la chaîne de contrôle, sur l’incapacité du gouvernement à imposer l’ordre républicain face à des intérêts privés puissants.

 

Cette affaire survient à l’issue des états généraux de l’alimentation. Elle jette un doute sur l’efficacité réelle des mesures envisagées à l’issue de cette consultation. Des mesures qui devront se traduire dans la loi avec pour objectifs d’imposer aux entreprises de transformation alimentaire, dont Lactalis, et au secteur de la distribution une inversion dans la construction des prix afin d’assurer aux producteurs-agriculteurs-éleveurs des prix rémunérateurs. Des mesures qui devront assurer la traçabilité sur la qualité des produits vendus dans le commerce, au bénéfice des consommateurs.

 

Comment l’Etat, aujourd’hui l’arme au pied contre un groupe privé dans une affaire grave de sécurité alimentaire, fera-t-il demain pour imposer à ce dernier et aux autres entreprises du secteur des règles en matière de prix agricoles ?

 

Depuis de nombreuses années, les producteurs agricoles mobilisés pour défendre leur métier dénoncent l’arrogance, la loi du plus fort que font régner des groupes comme Lactalis mais aussi Bigard. Ce dernier a récemment refusé de se soumettre à une obligation de présence devant la représentation nationale dans le cadre des travaux parlementaires.

 

Il est temps que la légalité républicaine reprenne le dessus sur la puissance de l’argent. C’est le message de fond de cette affaire.

SCANDALE LACTALIS : « IL EST TEMPS QUE LA LEGALITE REPUBLICAINE REPRENNE LE DESSUS SUR LA PUISSANCE DE L’ARGENT » (SEBASTIEN JUMEL)
Partager cet article
Repost0
18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 09:05

Alors que les migrants continuent à tenter d’atteindre l’Europe et que les drames se succèdent en Méditerranée, les Etats Européens, dont la France, ne parlent que de fermeture des frontières, de contrôle et de « trié. Trous eurodéputé-e-s s’en insurgent. Avec Eva JOLY (Verts – ALE), Christine REVAUKT (S et D) et Patrick LE HYARIC (GUE – GNV)

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 09:01

 

À l'occasion de l'année qui s'ouvre, le gouvernement essaye de rééquilibrer la perception qu'ont les Français de son action. Le président de la République avait en personne donné le la en tentant de capter l'intérêt de la jeunesse lors de ses voeux télévisés de nouvel an. D'où cette volonté de mettre le thème d'un « nouveau projet social » au coeur de son action. L'inflexion dans les mots est nette par rapport à l'image désastreuse de « présidence des riches » qui s'est peu à peu imposée. Elle est moins évidente dans la réalité.

Jusque-là, le président marquait son ambition de « libérer le pays » à coups de réformes emblématiques allant de la suppression de l'ISF au remodelage du Code du travail, sans guère se soucier des conséquences sociales de sa politique. Voici un Emmanuel Macron qui, comme s'il s'agissait là de simples « malentendus », affirme qu'il ne laissera personne au bord de la route. Et, dans un contre-pied pour le moins spectaculaire, de multiplier les promesses : un toit pour tous, le développement des réseaux de télécommunications et de transport, des prix agricoles rémunérateurs...

Pourtant, il y a loin du discours à la réalité. Le changement ne se lit ni dans la forme ni sur le fond. D'abord, pas de pause dans les réformes. « Les transformations se poursuivront avec la même force en 2018 », affirme le président, qui précise « qu'il n'arrêtera pas d'agir ».

Dix projets de loi sont ainsi inscrits au calendrier parlementaire, si l'on en croit le premier ministre. Ensuite, le fond des orientations ne change guère, comme le montre l'ordre du jour des réformes programmées. Le texte essentiel qui sera discuté au printemps prochain concernera l'entreprise. Il se pare de l'acronyme Pacte, pour plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, et annonce diverses mesures en faveur de l'entreprise, des allègements d'impôts au relèvement des seuils sociaux. La réforme annoncée de la participation, quant à elle, ne remplacera pas les augmentations de salaire, qui sont tant attendues.

La réforme de l'indemnisation du chômage se concrétiserait par un contrôle renforcé des ayants droit. Côté formation professionnelle, l'idée centrale est de remettre les clés du système aux entreprises. Enfin, l'année 2018 sera celle de la relance des privatisations.

Dans ce contexte, le message en direction des jeunes est lui-même plein d'ambiguïté. En doublant ses voeux par la diffusion d'un résumé sur les réseaux sociaux, le président de la République a voulu faire coup double. Pour, in fine, se contenter de mettre en avant la responsabilité individuelle de chacun, oubliant à dessein le rôle de la puissance publique et de la responsabilité du chef de l'exécutif en la matière.

Le calcul est simple. Emmanuel Macron entend plus que jamais profiter des faiblesses des différentes forces d'opposition pour mener à bien ses projets de réformes. Miser sur une vie politique sans ressort, une gauche divisée, un syndicalisme désuni, un débat public paralysé est sans doute de bonne guerre mais aggrave les périls.

En ces temps troublés, que va devenir le contenu d'une démocratie déjà bien malade, si l'appel à l'unité nationale sert de paravent à la mise en oeuvre, à la hussarde, d'une politique dictée par les seules lois de la rentabilité financière ?

(*) Économiste et syndicaliste.

 

 

L'APPEL À L'UNITÉ NATIONALE N'ÔTE RIEN À L'ORDRE DU JOUR DES RÉFORMES ET NE REMET EN CAUSE AUCUNE DE LEURS ORIENTATIONS.

 

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 07:09
Calais: Le J'accuse des militants solidaires (L'Humanité, mardi 16 janvier 2018)

4 migrants sont morts à Calais en 2017, en 2016 ils étaient 14 et 18 en 2015. Sur instruction du sinistre Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur qui n'a rien à envier à ceux d'autres époques, les policiers lacèrent les tentes des migrants par grand froid, leur interdisent l'accès aux abris, les gazent et les brutalisent, détruisent leurs effets personnels en plus parfaite contradiction avec les engagements internationaux en matière de traitement des réfugiés et de respects des droits de l'homme. Les mineurs isolés qui tentent souvent de rejoindre leurs familles en Angleterre sont victimes de toutes les exploitations. 

C'est le dossier de L'Humanité du mardi 16 janvier, une série de témoignages sur la situation des exilés à Calais. Morceaux choisis:  

Khan Mouzié: "Personne ne peut supporter les conditions dans lesquelles nous vivons, à Calais"

"Monsieur le président, je souhaite demander l'asile en France, j'ai traversé de nombreux pays pour parvenir jusqu'ici, l'Iran, la Turquie, les Balkans... On m'a obligé à plusieurs reprises à donner des empreintes digitales. Pour cette raison, parce que mes empreintes sont enregistrées dans d'autres pays européens, vous refusez de m'accorder la protection de la France. Nous sommes nombreux dans cette situation à Calais. Nous essayons maintenant de passer en Angleterre parce que, nulle part en Europe, on n'a voulu nous accueillir. Monsieur le président, personne ne peut supporter les conditions dans lesquelles nous vivons ici, à Calais. Les nuits sont froides et, régulièrement, vos policiers jettent nos affaires dans des bennes à ordures. A deux reprises, ils m'ont cassé la main. Un matin même, j'ai été gazé pendant que je faisais ma prière. Monsieur le président, je souhaite de tout mon coeur pouvoir vivre en France et y apporter mon savoir-faire. Pourquoi me condamnez-vous à cette vie-là?"

Mathilde Robert: "L'une des politiques les plus dures jamais menées en matière d'immigration" 

"Cela fait deux mois que je suis arrivée à Calais comme volontaire à l'Auberge des migrants, à la fin de mes études. Ce que je veux dire à Emmanuel Macron, c'est que personne n'est dupe. Sous ses beaux discours, il conduit avec Gérard Collomb l'une des politiques les plus dures et inhumaines jamais menées en matière d'immigration. Leur cynisme me dégoûte. La réalité, c'est que, à Calais, trois personnes sont mortes et une à été très grièvement blessée en tentant de franchir la frontière au cours du dernier mois. La réalité, c'est que la frontière et leurs politiques tuent. Harcèlement policier permanent, violence, destruction régulière de leurs maigres effets, refus d'ouverture des hébergements d'urgence disponibles... les exilé.e.s sont désespéré.e.s et prennent tous les risques. J'ai honte que cela se déroule dans mon pays, dont la devise républicaine est "Liberté, égalité, fraternité". L'un des exilés, apprenant que j'étais française: "I learned one thing in french, in Calais. It's: Allez, dégage!"   

Hervé Caux, secrétaire général CGT du port de Calais: "Les exilés doivent accéder plus facilement à l'asile et au travail" 

"Monsieur le président, ceux qui travaillent sur le port de Calais ont eu de nombreuses occasions de subir l'échec des méthodes inefficaces de vos prédécesseurs pour gérer les difficultés liées à la présence à Calais, d'exilés désireux de passer en Grande-Bretagne. Depuis votre élection, nous continuons d'en faire les frais chaque jour. Comment travailler sereinement quand vous savez qu'une femme ou un enfant risque peut-être sa vie derrière les portes d'un camion? Et lorsque vous l'ouvrez, et que vous voyez leur regard, comment ne pas comprendre que les solutions de l'extrême-droite ne sont pas les bonnes? Il s'agit d'êtres humains en détresse. La solution, monsieur Macron, est que ces exilés accèdent plus facilement à l'asile et au travail. Faute de quoi, l'Angleterre restera un eldorado et les travailleurs du port continueront de faire les frais de politiques inhumaines menées depuis vingt ans. Quelles réponses concrètes apportez-vous, par ailleurs, aux conséquences sociales et économiques du Brexit, qui s'annoncent dévastatrices?"

François Guénoc, vice-président de l'Auberge des migrants: "Vous ne gagnerez pas la guerre d'usure contre les exilés et leurs soutiens"  

"Monsieur le Président, vous venez ce mardi sur la frontière britannique à Calais. Ici, nous, bénévoles et militants, travaillons depuis plus de vingt ans pour aider les exilés à survivre et trouver une place en Europe, à l'abri des guerres, de la répression, de la misère. Au lieu d'avoir à nos côtés le gouvernement de la République, nous devons faire face à la police. Et solliciter la solidarité d'autres citoyens pour abriter, fournir des vêtements et les sommes nécessaires pour préparer et distribuer des repas. Nous devons travailler avec les exilés dans la rue, le vent et la pluie. Le projet de loi que votre ministre de l'intérieur vient de présenter aux associations n'est qu'une aggravation de la politique menée par vos prédécesseurs. Politique qui a fait la preuve de son inhumanité, de son coût exorbitant et de son inefficacité. Vous avez décidé de mener une guerre d'usure contre les exilés, les bénévoles et les militants. Vous ne la gagnerez pas. Appuyés sur la devise républicaine et nos valeurs de solidarité, nous ne baisserons jamais les bras".   

Calais: Le J'accuse des militants solidaires (L'Humanité, mardi 16 janvier 2018)
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011