Faisons converger nos luttes au États généraux du progrès social - 3 février - Paris
La politique d'Emmanuel Macron vise à casser les piliers de notre modèle social au profit du capital financier
la nouvelle loi travail va faciliter les licenciements et développer la précarité
la suppression massive des cotisations sociales est une attaque inédite contre la Sécurité sociale
la réforme de l'assurance chômage vise à baisser l'indemnisation et déresponsabilise les entreprises
la formation professionnelle et les retraites sont également dans le colimateur du gouvernement
les services publics sont mis à mal par la baisse des budgets publics et des dotations aux collectivités.
D'autres mesures sont gravissimes, comme la suppression brutale des contrats aidés, alors même que ces postes devraient être pérennisés dans des CDI ou titularisés, ou encore l'introduction de la sélection à l'université.
Dans le budget 2018, le gouvernement vient de faire un cadeau de plus de 20 milliards d'euros aux plus riches et aux actionnaires, dont 3 milliards par la suppression de l'ISF. Un budget d'autant plus injuste qu'il baisse l'APL !
Pour les communistes, il est temps au contraire d'engager un nouveau progrès social pour la France.
Il s'agit à la fois de prolonger les conquêtes sociales du siècle dernier, qui font toujours la force de notre modèle social, et de construire les nouvelles avancées sociales qui permettront de répondre aux enjeux du XXIe siècle. Nous voulons débattre avec vous des politiques alternatives à mener dans cinq domaines clés : le travail et l'emploi, l'industrie, les services publics, le logement et l'utilisation de l'argent.
Pour cela nous avons élaboré des cahiers du progrès social, comme ceux que vous trouverez ici. Ces cahiers thématiques présentent nos propositions et vous permet d'apporter votre contribution.
LE 3 FEVRIER PROCHAIN, nous organiserons à Paris une restitution des contributions recueillies partout dans le pays lors des États généraux du progrès social.
Jean Ortiz est un maître de conférences, syndicaliste et parfois homme politique. Il est d’abord spécialiste des littératures des Amériques et des littératures de langue espagnole, il est aussi journaliste, donnant des chroniques à L'Humanité, et à la revue altermondialiste Mémoire des luttes.
Pensez-vous qu’il soit possible de détruire scrupuleusement le Service Public, tout en feignant de le révérer ? Savez-vous comment convaincre tout un pays que sa richesse dépend d’abord de celle des uns, les plus riches comme de bien entendu ? D’aucuns appellent cela le « ruissellement »... on nous propose donc comme modèle la pluie pour les petits, les peu fortunés, les qui comptent leurs sous, les qui tirent le diable par la queue..., au lieu du soleil, réservés aux seuls milliardaires qui, à leurs dires, se le gagnent.
Qui aurait l’outrecuidance de tout tenter pour rendre un peuple enthousiaste à l’idée de son propre sacrifice ? Et qui se laisserait berner par des changements d’image, éculés jusqu’à la couenne ? Antan, Giscard avait voulu donner un coup de jeune à sa présentation des vœux à la nation, en col roulé, au coin du feu... Alors, une interview dans un escalier, ce n’est qu’une resucée des ficelles d’école de com’ basique. Et c’est aussi réduire les journalistes, fascinés ou feignant de l’être, complaisants pour la plupart, à des sous-marches ancillaires.
Savez-vous comment créer et maintenir un climat anxiogène dans le but caché d’apparaître comme le seul sauveur possible, au sourire rassurant et à l’intelligence au-dessus de la moyenne ? Savez-vous comment redorer le blason de la France, tout en étant en réalité cul et chemise avec Trump, Erdogan, Netanyahou, etc. ? Savez-vous comment mettre les gens à genoux avec leur propre consentement ? Et avec la collaboration des médias appartenant majoritairement à 9 milliardaires, à des fabricants d’armes, à des marchands de canon ?
S’il faut appeler un chat un chat, un chien un chien, ces chiennes de méthodes fleurent bon la dictature « douce », doucereuse, mais pas heureuse, « soft » en bon français de France... On choisit sa propre position, on ment et on manipule en permanence, en pensant dominer l’art de convaincre par la rhétorique... On tait les luttes, on voudrait faire croire que les communistes n’existent plus, qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme...
En fait, c’est la démocratie que l’on travestit , que l’on martyrise, avec des yeux d’un bleu à prendre les Français pour des bleus. Nous sommes en pleine liquidation des conquêtes du Front Populaire, de la Libération, de Mai 68. Et il faudrait l’accepter, voire s’en féliciter, au nom de l’intérêt bien compris de la France et des Français d’en bas.
Alors, non merci ! Il est vrai que l’opération formol a marqué des points, que nous sommes en pleine restauration, dans un climat de contre-révolution euphorique... Tous les ingrédients sont réunis d’une dictature de l’argent par une petite caste de nababs sans scrupules. Agrémentée de toutes les recettes plus néolibérales les unes que les autres : comme culpabiliser et criminaliser les précaires au lieu de développer des politiques inclusives, comme faire payer les pauvres pour que les poches des riches débordent et vomissent le fric...
Alors, non merci ! Osons « penser mal », ce que nous vivons ressemble de plus en plus à l’étouffement mielleux de toute pensée critique, par une dictature feutrée qui sait parfaitement qu’il lui faut taire son nom. Dénonçons-là, sans prendre de gants, même si l’opinion publique, muselée par les sondages et la guerre idéologique sans répit, respire encore des vapeurs de chloroforme.
Macron nous prend pour des couillons ! Et derrière les mots, la pensée macronienne n’est qu’une stratégie au service des siens, qui l’ont mis là où il est précisément pour cela. Tant pis pour les dupes, s’ils se laissent duper ; cela ne durera pas éternellement. La baudruche Macron peut se dégonfler plus vite que son ombre.
ooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Le Meilleur des mondes : la prédiction dépassée d'Aldous Huxley
(publié en 2015 - Blogs Politis)
S'il vivait encore de nos jours, Aldous Huxley (1891-1963) serait sans doute amené à constater combien son anticipation d'un « Meilleur des mondes » est aujourd'hui complètement dépassée.
Aldous Huxley publia son roman prémonitoire en 1932. Vingt-six ans plus tard, en 1958, l'écrivain constatait dans son essai « Retour au meilleur des mondes » combien ses prédictions entraient déjà dans les mœurs, plus rapidement encore qu'il ne le pensait.
« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude. »
Qui ne reconnaitrait pas encore nos pseudo-démocraties dans ces lignes au scalpel devrait lire la description qui suit (extraite comme la précédente citation du "Retour au Meilleur des mondes") :
« Sous la poussée d’une surpopulation qui s’accélère et d’une sur-organisation croissante et par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation des esprits, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques -- élections, parlements, Cours suprêmes, et tout le reste -- demeureront, mais la substance sous-jacente sera une nouvelle espèce de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu’ils étaient au bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions de radio et de tous les éditoriaux. Entretemps, l’oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs des esprits, mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera. »
Il faut avoir l'esprit sérieusement chloroformé par la propagande mainstream pour parler encore de démocratie occidentale dans des pays où les candidats présentés aux électeurs sont préalablement sélectionnés et adoubés par les milieux financiers (qui financent ou non leurs partis et leurs campagnes électorales), les instituts de sondage (qui imposent ou détruisent leurs images selon des critères édictés par les classes dominantes) et par les médias (qui décident de la place qu'ils leur accorderont pour présenter -- ou non -- leur projet).
La plus pitoyable caricature du Meilleur des mondes selon Huxley ne se trouve-t-elle pas dans les institutions supranationales du monde présent (celles de l'Union européenne, par exemple) ?
Leur incommensurable bêtise
Il y a cependant une chose qu’Aldous Huxley n’avait pas anticipée : l’usure de ce système oppressif à visage démocratique, puis son effondrement sous l'effet conjugué de causes hautement destructrices :
– l'éclatement de la bulle financière dans laquelle s'étaient réfugiées ses élites
– la décomposition de son univers économique reposant exclusivement sur l'exploitation de ressources énergétiques en voie d'épuisement
– le total délitement moral et intellectuel de dirigeants politiques dégénérés (de Bush à Obama en passant par des Berlusconi, des Cameron, des Chirac, des Sarkozy ou des Hollande, des Juncker, des Dijsselbloem ou des Hillary Clinton...)
– le poids de la menace climatique déclenchée par l'irresponsabilité absolue des sus-nommés et des lobbies qui les font danser.
La multiplication de l’arsenal répressif visant tous les citoyens (lois d'exception à prétexte antiterroriste, militarisation outrancière des forces dites "de l'ordre"...) montre que les apparences démocratiques de cette dictature bonasse ont mordu la poussière et ne suffisent plus à en garantir la pérennité. Nul doute que devant ce constat sans appel, Aldous Huxley, qui, lui, était intelligent, aurait revu sa copie.
Car l'agitation puérile des oligarchies du vieux monde face aux menaces des barbares à ses portes achève de miner leur lamentable édifice, miné par leur incommensurable bêtise.
Une « hypocrisie française » pour certains, un « déni d'humanité insupportable » pour d'autres ! Le bruit médiatique est tel autour des questions relatives à l'asile et l'immigration que les postures politiciennes prennent le pas sur l'essentiel, nous voulons dire sur ces personnes, femmes, hommes et enfants, qui transportent leurs histoires tragiques de vie comme un baluchon sur leur dos et viennent ici et maintenant frapper à la porte du pays des Lumières, le pays de Voltaire et de Montesquieu. Cette République qui, en son sein a accueilli l'abbé Pierre et Jean-Paul Sartre, a aussi construit l'école de l'émancipation, de l'indignation de Stéphane Hessel !
Ici et maintenant, pour construire la société de demain, fidèle à ses valeurs originelles et originales qui devraient faire de notre pays un phare de cet humanisme enraciné et rayonnant. Comment préparer cet avenir si, dans notre cher et vieux pays, la première rencontre est celle de murs qui ne sont pas des barbelés comme notre Europe est capable d'en laisser ériger mais des constructions bien plus insidieuses car techniques, administratives, pour surfer sur la vague d'une opinion publique qui est pour le moins inhospitalière, voire franchement hostile à l'accueil de l'autre, dans l'a priori de fraudeur qui est donné comme image à celle du migrant.
Notre indignation est celle de citoyens d'ici et d'ailleurs, pour qui, au-delà de la convention de Genève sur les réfugiés, clé de voûte de ce que nous sommes les uns et les autres par-delà nos différences, qu'elles soient philosophiques, religieuses, politiques, se sont rencontrés pleinement sur cet enjeu
d'humanité qui nous oblige. Les mots forts prononcés, les unes de journaux parfois caricaturales peuvent à leur insu desservir les causes que nous pouvons partager. Il n'y a pas d'indignation sélective ou de sentimentalisme dans ces lignes. Il n'y a pas de ce pragmatisme que l'on veut opposer aux idéologies, mais qui en devient une au nom d'un bon sens qui n'a justement de sens que de décrédibiliser celles et ceux qui, comme nous tous, croient que leur responsabilité est celle de faire progresser le sens de l'accueil dans une opinion publique soit indifférente, soit hostile car se repliant sur cette idée saugrenue du « c'était mieux avant », que Michel Serres, sage parmi les sages, met à bas.
Est-ce une société de la peur, de l'a-tolérance, de l'imperméabilité aux « fugitifs » qui nous rejoignent que nous voulons comme horizon ?
C'est bien au contraire l'accueil inconditionnel, fédérateur et ambitieux qui est le chemin, celui de l'honneur de la République qui nous anime ; cet accueil inconditionnel dans tous ces lieux chéris de notre creuset républicain que sont l'école, l'hôpital, les espaces de culture. Nous ne pouvons accepter que cette inconditionnalité, inscrite dans le Code de l'ac-
tion sociale et de la famille dès 1956, mais, au-delà, dans le génome de ce que nous sommes à la suite des grands penseurs, et les valeurs de fraternité, laïcité qui ont fait rayonner notre pays de Québec à Pékin en passant par Haïti ou bien Le Cap, soient foulées aux pieds par une circulaire d'un éphémère au sens d e l ' Histoiremini stre de l'Intérieur.
Cette inconditionnalité, pratiquée par les associations catholiques ou protestantes, laïques, inscrite dans la loi, ne doit pas être balayée d'un revers de la main au mépris de notre histoire mais, surtout et avant tout, de celui des hommes, femmes et enfants qui, dans ces lieux sanctuarisés, viennent chercher un peu de paix et d'oxygène pour se reconstruire. Briser ce lien de confiance entre acteurs de l'accueil et migrants pour de bas motifs liés à un suivisme d'une opinion publique est indigne.
C'est probablement le moyen le plus cynique de renforcer le sentiment selon lequel ces réfugiés, quels que soient les motifs de leur venue, sont des fraudeurs en puissance. Les inciter à rester dans la rue ne pourra qu'accroître le sentiment de rejet et de haine. Si, en 1981, François Mitterrand n'avait pas bravé la pensée dominante de l'opinion publique sur la peine de mort, elle n'aurait pas été abolie alors ! Notre devoir et notre honneur sont de convaincre que cette question de l'accueil et le refus du tri des réfugiés ne sont non seulement pas mineurs, mais constituent un enjeu de civilisation. Lorsqu'il s'agit de la vie d'êtres humains en situation de fragilité, c'est la conscience de chacune et de chacun qui est interrogée.
Notre engagement commence ici et maintenant ; il commence dans une démarche visant à convaincre nos concitoyens que c'est l'essence même de la société, que nous voulons construire et laisser aux générations futures, qui est en jeu, au même titre que les questions d'environnement, car ce sont les deux faces d'une même pièce.
L'urgence de l'indignation doit être accompagnée de la persévérance de la pédagogie de cette forme d'humanité qui nous habite et doit être au cœur du courage politique des décideurs d'aujourd'hui !
C'est aussi cela, incarner la République et son avenir ! Conduire l'opinion publique, plutôt qu'être soumis à son diktat ! C'est aussi cela, dépasser les postures, le simplisme, qu'exige cette forme de démocratie de l'opinion, démocratie aussi médiatique, qui sont un déni du temps long et des valeurs qui ont pétri notre histoire hier pour bâtir celle de demain. Il est temps d'agir collectivement ! Soyons à la hauteur des exigences pour demain !
PAS DE SENTIMENT SÉLECTIF
« Notre préoccupation est celle de citoyens d'ici et d'ailleurs qui, par-delà nos différences philosophiques, religieuses, politiques, revendiquent que cet enjeu d'humanité nous oblige. Il n'y a pas d'indignation sélective ou de sentimentalisme à avoir, mais une politique rationnelle à fonder. » indiquent les signataires de « Réhabiliter le combat humaniste », parmi lesquels Bertrand Gaufryau et Jacques Gaillot.
.NOTRE DEVOIR ET NOTRE HONNEUR SONT DE CONVAINCRE QUE L'ACCUEIL ET LE REFUS DU TRI DES RÉFUGIÉS CONSTITUENT UN ENJEU DE CIVILISATION.
Distribution de tracts sur le marché de Morlaix le 9 septembre dernier -
Plusieurs militants du PCF seront présents sur le marché de Morlaix samedi prochain, 26 janvier, de 10h à 12h, devant la mairie et place Allende, pour alerter la population sur la situation ultra-tendue des EHPAD et la prise en charge du vieillissement et du droit à l'autonomie des personnes âgées.
Le 30 janvier, et les jours d'avant et les mois d'après, soyons mobilisés pour une autre politique d'accompagnement du vieillissement et des EHPAD, car la situation est de plus en plus dramatique, touchant bien souvent la maltraitance institutionnelle en dépit du professionnalisme et du dévouement des personnels.
A connaître et signer aussi, cette pétition "Dignité des personnes âgées, des moyens pour nos EHPAD !".
C'est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?
Déclaration de la fédération du Finistère du Parti Communiste Français
ASSEZ DE SOUFFRANCES DANS LES EHPAD !
Depuis plusieurs mois les salarié-es des EHPAD ont brisé la chape de silence pesant sur les souffrances intolérables qui y sont vécues. L’insuffisance des effectifs et des financements conduit pour les personnels comme pour les résidents à une situation dramatique qui porte atteinte à la dignité humaine, jusqu’à la maltraitance, et est indigne d’un pays civilisé.
Les personnes âgées, qu’elles soient à domicile ou en maison de retraite, les salarié-es qui travaillent dans ces filières, les aidants familiaux payent un lourd tribut aux politiques menées ces dernières années et dominées par la soumission à la finance.
Avec Macron, les divers cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales au profit des plus riches et des grandes entreprises explosent, pillant le budget de l’État, l’évasion fiscale à elle seule l’ampute de 80 milliards d’euros par an.
La France devient un paradis pour les actionnaires.
L’argent public va à la rente du capital et manque pour répondre aux besoins humains et sociaux les plus essentiels, parmi lesquels l’accompagnement du vieillissement et la prise en charge de la perte d’autonomie.
Vieillir dans une société où l’argent prime sur l’humain s'accompagne d'angoisse et de difficultés : prélèvements sur les retraites, notamment la hausse de la CSG, insuffisance et coût des services d’aide à domicile, manque de places dans les maisons de retraite, reste à charge très important pour les résidents et leurs familles, accès aux soins plus difficile, services publics qui désertent les territoires ruraux et les quartiers populaires...
Et pour celles et ceux qui ne peuvent poursuivre leur vie à domicile, c’est trop souvent une maltraitance institutionnelle, des soins dégradés, des contacts humains réduits à leur plus simple expression car les personnels en nombre insuffisant sont débordés, épuisés, traumatisés de ne pouvoir accorder à chacun-e des résident-es un peu de temps, d’attention.
Selon la ministre de la Santé, il n’y a pas de problème d’effectifs ou de budget dans les EHPAD, c’est juste une question de « management », car pour elle ce sont des entreprises, pas des lieux de vie.
La réalité, selon la mission parlementaire qui a enquêté, c'est un sous-effectif généralisé, des conditions de travail particulièrement difficiles, l'absence d'infirmier-ère de nuit, une tarification qui accentue les inégalités territoriales...
Dans le Finistère, département vieillissant, 124 EHPAD publics ou privés offrent 11300 places, soit 115 places pour 1000 habitants de plus de 75 ans. Ce nombre stagne, quant aux places en foyers-logements, elles diminuent. C'est insuffisant pour répondre aux demandes..
Encore plus insuffisants les effectifs des personnels : le ratio devrait être d’un professionnel par résident, il est moitié moindre.
Le taux d’équipement en soins infirmiers et aide à domicile est inférieur à la moyenne bretonne.
En 2017 on comptait dans le budget départemental plus de 100 millions d’euros versés pour l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) mais seulement 38 millions compensés par l’État !
Derrière ces chiffres il y a des réalités humaines insupportables.
Et ils sont encore plus alarmants au regard de l’évolution démographique : la proportion des plus de 75 ans dans le Finistère devrait passer de 10,9 % à plus de 18 % en 2050.
Parce que l'humain est au cœur de leur projet, les communistes mettent en débat d’autres choix : création d’emplois qualifiés sur la base d’un salarié par personne âgée, mise en place d’un grand service public de santé de proximité, d’un pôle public départemental de l’autonomie ; formation de soignants ; suppression du numerus clausus en médecine ; suppression des restes à charge pour les familles ; financement de l’hôpital public à hauteur des besoins.
Ils proposent un financement solidaire à 100 % par la Sécurité Sociale, une cotisation supplémentaire sur les revenus financiers, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, la suppression de la CSG, l’obligation pour l’État de compenser les dépenses des départements pour l’APA et la PCH (prestation de compensation du handicap).
La fédération du Finistère du PCF s'inscrit dans ce combat pour une société solidaire et apporte tout son soutien à la journée de mobilisation organisée par les syndicats à l'initiative de la CGT. Elle appelle à participer en grand nombre à la manifestation départementale qui aura lieu le mardi 30 janvier à 15h place de la Résistance à Quimper. Nous sommes toutes et tous concerné-es !
Ismaël Ismaël Dupont secrétaire départemental du PCF Finistère
Yvonne Rainero membre de sa commission nationale santé-protection sociale
Mercredi 24 janvier le Tribunal d’appel de Porto Alegre, en alourdissant la peine de l’ex-Président Luiz Inácio Lula da Silva sans preuves tangibles de corruption, vient de signer un véritable acte de guerre contre la démocratie.
Ce jugement orchestré depuis le début pour empêcher Lula d’être candidat en octobre prochain à la présidentielle, alors qu’il est le principal favori dans les sondages, est une véritable caricature judiciaire. Les mêmes qui ont favorisé le coup d’Etat institutionnel de 2016 et ont depuis dilapidé le patrimoine et la richesse du pays en détruisant les programmes sociaux au service des populations les plus défavorisées, en bradant la souveraineté nationale du Brésil, applaudissent des deux mains. Les 3,72% de hausse de la bourse de Sao Paulo à l’annonce du verdict sont là pour s’en convaincre. Il n’en reste pas moins que le combat est loin d’être terminé. La force de Lula réside dans le peuple brésilien qui reste fortement mobilisé avec une volonté démocratique qui traverse la majorité de la société. Celle-ci n'admet pas cette condamnation sans crime et sans preuve, et n’accepte pas l’odieuse manipulation de la justice à des fins de persécution politique.
Les partis de gauche, les mouvements sociaux, les démocrates du Brésil sont plus unis que jamais, renforcés par les nombreuses luttes qui ont mobilisé les foules ces derniers mois. Leur volonté est de porter rapidement la candidature de Lula à la présidentielle afin que le Brésil reprenne la route de l’émancipation humaine avec les autres peuples latino-américains. Face à l’intolérable, le PCF reste aux côtés de celles et ceux qui luttent et aux côtés du combat de Lula pour la justice sociale.
Nous demandons au Conseil d’État la suspension de ParcourSup
vendredi 26 janvier 2018
Le 25 janvier 2018, le groupe CRCE au Sénat a demandé au Conseil d’État la suspension de la plateforme ParcourSup.
Le groupe CRCE organise un recours pour suspendre l’arrêté " PARCOURSUP ", pour défendre les droits du Parlement et le libre accès des bacheliers à l’Université
En forçant l’application de la loi sur la sélection à l’université avant son vote par le Parlement, le Gouvernement prend le risque d’une crise majeure à la rentrée La ministre de l’enseignement supérieur a pris, le 19 janvier, un arrêté pour la mise en œuvre du traitement automatisé des données collectées par le nouveau portail " Parcoursup" qui remplace APB.
En plus des informations habituelles, ce nouveau portail permet de demander aux candidat-e-s des données sur leur parcours extrascolaire (CV, activités sportives et artistiques, attestations de formations diverses, etc.). Ces ajouts substantiels modifient radicalement l’objectif du portail qui devient un outil aux services des établissements supérieurs pour sélectionner les étudiant-e-s qu’ils souhaiteraient accueillir. Il constitue sans conteste une application anticipée du projet de loi relatif à " l’orientation et à la réussite des étudiants " qui sera discuté par le Sénat les 7 et 8 février prochains et qui donnera aux universités ce pouvoir de sélection.
Le groupe CRCE du Sénat s’indigne de cette violation flagrante des droits du Parlement auquel le Gouvernement demande de voter une loi qui est déjà mise en application. Cette stratégie du fait accompli révèle malheureusement la fonction d’enregistrement que le Président de la République souhaite assigner à la représentation nationale.
Ce déni de démocratie et cette volonté de mettre en place le plus rapidement des dispositifs illégaux dans la plus totale improvisation mettent en danger les choix des candidat-e-s et de leurs familles.
En responsabilité, le groupe CRCE du Sénat a décidé d’organiser un recours en référé auprès du Conseil d’État pour obtenir la suspension de l’arrêté du 19 janvier 2018 qui met en place le nouveau dispositif "Parcoursup". Il agit ainsi pour contraindre le Gouvernement à respecter les droits du Sénat et pour réaffirmer son attachement au libre accès des bacheliers à l’enseignement supérieur qui est une des composantes majeures du pacte républicain.
Des sénateurs déposent un recours contre Parcoursup
Peut on mettre en application la loi sur l'orientation avant même qu'elle soit discutée et adoptée ? C'est ce que conteste le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste du Sénat. Il relève que " La ministre de l’enseignement supérieur a pris, le 19 janvier, un arrêté pour la mise en œuvre du traitement automatisé des données collectées par le nouveau portail « Parcoursup» qui remplace APB. En plus des informations habituelles, ce nouveau portail permet de demander aux candidat-e-s des données sur leur parcours extrascolaire (CV, activités sportives et artistiques, attestations de formations diverses, etc.). Ces ajouts substantiels modifient radicalement l’objectif du portail qui devient un outil aux services des établissements supérieurs pour sélectionner les étudiant-e-s qu’ils souhaiteraient accueillir. Il constitue sans conteste une application anticipée du projet de loi relatif à « l’orientation et à la réussite des étudiants » qui sera discuté par le Sénat les 7 et 8 février prochains et qui donnera aux universités ce pouvoir de sélection". Le groupe CRCE du Sénat "s’indigne de cette violation flagrante des droits du Parlement" et organise un recours contre le texte auprès du Conseil d'Etat.
Des élus de 6 municipalités PCF de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Bondy, La Courneuve, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse) étaient convoqués jeudi 25 janvier au tribunal administratif pour justifier devant le juge leurs arrêtés visant à interdire toute mise à la rue sans relogement.
Ces arrêtés ne se mêlaient pas de l’expulsion en elle-même mais demande une assurance quant au relogement des personnes expulsées, conformément au droit au logement (Constitution et traités signés par la France).
Verdict prévu le 7 février.
L’Humanité reviens sur cette convocation au tribunal administrative dans l’édition du jour.
"Macron, le président qui voulait privatiser les HLM"
vendredi 26 janvier 2018
La journaliste Isabelle Rey-Lefebvre a analysé dans le journal Le Monde le projet d’Emmanuel Macron concernant les HLM. Elle définit son projet comme une volonté de transformer les organismes HLM en "entreprise à structure capitalistique, avec des actionnaires".
Elle cerne le projet du président de la République en deux premières étapes : Réduire les aides au logement et les loyers HLM et regrouper les bailleurs sociaux.
"Mais la réforme voulue par M. Macron va bien au-delà et vise « à faire circuler le capital ». Des mots qui ne sont pas anodins et heurtent le monde HLM : « Faire circuler le capital ? On n’en a pas, il n’y a rien à faire circuler ! », s’exclamait, le 10 janvier, Freddy Grzeziczak, président de l’office public de l’habitat de l’Aisne."
Pour Isabelle Rey-Lefebvre, Emmanuel Macron vise un changement radical de modèle économique : "Il s’agit donc de donner une valeur à ce patrimoine dans la perspective de le vendre, ce qui constituerait, selon nombre d’élus de gauche, une atteinte au bien commun. [...] Mais intégrer la vente future d’un logement social dans son plan de financement, donc le montant de son loyer, c’est envisager une cession systématique : un changement radical de modèle économique."
Débat sur l'industrie maritime brestoise au bar le Mouton à 5 pattes place Guérin à Brest. Organisée par la section PCF de Brest dans le cadre des états généraux du Progrès Social, animée par Remi Salaün, ancien travailleur de l'arsenal, et Erwan Rivoalan, tous deux membres du PCF et de la CGT, avec des interventions introductives de Guy Jourden, président du conseil de développement économique pour la métropole de Brest, de Olivier Le Pichon, secrétaire de l'UL CGT, de Stephane Créach, représentant le comité régional CGT, l'union départementale, membre du Ceser, puis des interventions notamment de travailleurs de l'industrie maritime et de la construction navale, comme Christian Gagou et un employé de Damen, de Dominique Gontier, pour la commission maritime du PCF Finistère, de Roland de Penanros, pour l'Université européenne pour la paix, de Louis Aminot, de Gérard Le Briquer, ancien responsable Transport, mobilité à la direction nationale de la CGT, ce débat qui a duré 2h, réuni une trentaine de personnes, et était enregistré par la radio locale Pikez, a été particulièrement riche.
L'industrie est passée depuis 30 ans de 20% à 12% dans la part de la richesse nationale, c'est le fruit du choix du retrait de l'Etat, des privatisations, de l'absence de pilotage stratégique et de planification, du choix de la concurrence et des plus-values pour les actionnaires. Par exemple, il ne faudrait que 100 millions d'euros pour financer les équipements relançant la construction navale à Brest, à rapporter aux 43 milliards versés aux actionnaires qu'à coûté le CICE à l'Etat. Aujourd'hui, le plan EMR breton de constructions d'hydroliennes semble patiner alors que c'est un secteur d'innovation industrielle et de production énergique durable essentiel. Depuis 20 ans, le personnel construction, réparation navale est passé de 9000 à 10000 emplois à Brest, à 3500, dont 600 salariés simplement à statut d'état à Naval Group. Le secteur de la déconstruction, qui doit être investi avec une protection des salariés contre l'amiante, présente un potentiel d'une centaine d'emplois nouveaux. Le progrès social suppose une véritable stratégie industrielle, qu'on ne laisse pas le marché décidé, que l'Etat reprenne une main-mise sur des secteurs qu'il n'aurait jamais dû privatiser, a fait valoir Olivier Le Pichon. Il faut des pôles publics industriels et une planification des pouvoirs publics nationaux et régionaux. Aujourd'hui, on laisse les groupes à capital privé se concurrencer stérilement plutôt que de développer l'activité de manière cohérence: Alstom produit ainsi des éoliennes offshore contre EDF et GDF. Pour ce qui est de la construction de navires militaires, cela doit s'intégrer à une réflexion politique globale sur les conditions de la guerre, sur la défense que nous voulons, mais il faut, si on construit des navires, que la production soit 100% publique, sous contrôle des arsenaux. La réparation navale civile, avec ses enjeux en termes de sécurité sur mer et d'écologie, doit aussi recevoir un financement public pour être développée dans nos ports. 75 000 bateaux passent par le rail d'Ouessant, bien plus s'arrêteraient pour réparation si les règles internationales de sécurité maritime étaient plus strictes et si on développait l'infrastructure de réparation sur Brest. Malheureusement, le choix de développer le nucléaire militaire à l'île longue a figé également des possibilités de développement de la construction et réparation navale civile sur Brest. Pour Guy Jourden, tout cumulé, les emplois liés à la mer dans l'agglomération brestoise représentent 15 000 emplois, 23% de l'emploi local. Pour lui, les champs d'éoliennes flottantes sont bien programmés, vont créer beaucoup d'emplois de maintenance, et le polder à Brest va servir, inévitablement. 2 éoliennes flottantes à installer par mois comme c'est prévu dans la programmation, cela fait du boulot. Les usines de fabrication se trouvent au Havre et à St Nazaire. Les grands groupes privés de bétonneurs comme Vinci et Bouygues se positionnent. L'industrie maritime reste un des avenirs de Brest, mais pas le seul. Un bateau de pêche à construire ou déconstruire, c'est aussi de l'industrie. La Britanny Ferries fait construire un bateau en Allemagne, réparer en Pologne, alors qu'elle est financée par le Conseil Régional: est-ce normal? Mais avons nous les capacités aujourd'hui de proposer le service en Bretagne? Stephane Créach a rappelé que Brest restait le 1er port de réparation navale civile. Il a avancé aussi que pour la première fois, à l'échelle nationale et régionale, on était en train d'écrire une stratégie de la mer et du littoral. Auparavant, en dépit du potentiel, la France n'apparaissait pas comme un grand pays maritime. L'économie maritime est et doit rester une économie diversifiée. C'est quand on fait de la mono-activité qu'il y a des coups durs. C'est la mixité qui fait qu'on a une richesse industrielle. A l'époque, il y a 30 ans, l'armée de croyait pas en la déconstruction navale, on préférait faire appel au Bangladesh pour ces tâches peu valorisées et ingrates. On a vu ce que ça a donné en terme social, de santé publique, d'écologie. Il n'est plus acceptable non plus d'océaniser nos navires avec des métaux lourds. La richesse de Brest, c'est sa diversité industrielle: la recherche, le nautisme, la navale militaire, la réparation navale civile, ce sont des activités complémentaires qui ne se contredisent pas. Après, la question, c'est comment on implique les salariés, les citoyens, les territoires dans les choix de développement, y compris dans les stratégies d'entreprise. Pour Stephane Créach, l'enjeu aujourd'hui est de dépasser les constats et les déclarations pour travailler sur un projet maritime progressiste. Les énergies renouvelables marines se développent avec des fonds publics: 220 millions investis par l'Etat, la région, la métropole. Cela doit aboutir: c'est budgété. Les salariés doivent être porteurs de revendications et de projets, ils ne doivent pas se cantonner dans un rôle de réaction par rapport à ce que d'autres décident pour eux. Ils doivent proposer, mettre en débat. Pour Stephane Créach, ce qui est dangereux, c'est la volonté de spécialisation des ports, les activités mixtes sont une garantie. Pour le reste, on ne peut pas expliquer les restructurations par la mondialisation. C'est simplement le choix de verser par exemple le marché de l'armement, extrêmement juteux, vers des intérêts privés. L'industrie maritime pour Stephane Créach a de l'avenir à Brest avec la construction-conversion-déconstruction des navires, de la flotte sous-marine, le passage à 35% d'énergie renouvelable en Bretagne. Ensuite, le salarié de Damen présent à fait état des départs en retraite non remplacées dans la boîte, faisant passer l'effectif salarié de 220 à 150, avec des recrutements surtout d'hollandais et de travailleurs détachés.
:
Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.