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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 19:03

EPAHD : Le PCF soutient les personnels des EHPAD et participera à la journée d'action

Pour les communistes, les choix politiques faits ces dernières années en matière de gestion de la «dépendance», ont conduit à réduire les moyens de la prise en charge de la perte d'autonomie et à sacrifier ainsi une partie de la population qui n’a pas compté sa peine pour participer au développement du pays. Il en résulte des coûts prohibitifs restant à la charge des familles.

Parallèlement, des conditions de travail dégradées subies par un personnel à 80% féminin, ne permettent pas de répondre aux besoins de nos "aînés". De multiples témoignages attestent de la mise en place de procédures dégradées, de soins d'hygiène réduits.

Le PCF avance la proposition de la création d'emplois statutaires sur la base d'un(e) salarié(e) par personne âgée, de paramédicaux, aides soignants, médecins, dans une filière gériatrique.

Pour le PCF il est temps d'engager un nouveau progrès social pour la France. Il soutient l'action du 30 janvier et appelle à y participer dans toute la France .

A Paris , Pierre Laurent mènera une délégation du PCF au rassemblement, à 14h devant le Ministère de la Santé.

EHPAD: le PCF soutient les personnels des EHPAD et participera à la journée d'action du mardi 30 janvier
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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 18:10
Au 31 décembre 2016, près de 728.000 personnes âgées étaient prises en charge dans un des 6.900 Ehpad publics, privés non lucratifs et privés commerciaux, selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA)

Au 31 décembre 2016, près de 728.000 personnes âgées étaient prises en charge dans un des 6.900 Ehpad publics, privés non lucratifs et privés commerciaux, selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA)

Ce mardi, à l'appel de tous leurs syndicats, les personnels des Ehpad (*) seront invités à participer à une journée nationale de mobilisation. À bout, en sous-effectifs, devenus «maltraitants» malgré eux, ils réclament plus de moyens humains pour accomplir leur mission. Nous avons donné la parole à plusieurs d'entre eux, pour la plupart professionnels bretons.

Un manque de temps...
« Vite, il faut aller vite. Sauf qu'un vieux (oui je dis vieux mais ce n'est pas péjoratif), c'est tout, sauf vite. Ben nous, on le fait voler. Quand c'est dépendant, ça vole plus vite que quand ça marche encore. Vous êtes choqués ? Nous aussi. Mais on n'a pas le temps. »
« Nous avions cinq à dix minutes par personne pour les accompagner dans leur toilette, ranger et faire le lit. » « Courir dans les couloirs sans arrêt, distribuer le petit-déjeuner à grande vitesse... »
« Ils mangent en des temps records, à la limite du gavage car pas le temps pour accompagner un repas correctement. »

... qui entraîne un manque d'hygiène
« Le ménage dans les chambres est fait toutes les trois semaines. Les toilettes se font à l'ancienne, au gant de toilette : on commence par le visage, puis, vers le bas du corps, on retourne le gant, et le lendemain on utilise le même gant. »
« La toilette n'est pas faite sur les jambes et les pieds car pas le temps, chez nous, ils ont une douche toutes les deux semaines. »
« On leur donne une douche par mois, voire moins ! »
« Souvent, je dois choisir entre laver les dents ou les jambes, les deux, c'est compliqué car je n'ai pas le temps. »
« Si la personne veut retourner aux toilettes, elle attendra, on lui met une couche, parfois elle la garde sale toute la journée. »

Des sous-effectifs constants
« Deux aides-soignantes pour 15 personnes très dépendantes. »
« On est tout le temps en sous-effectif, les arrêts ne sont pas remplacés, on a une infirmière pour 80 résidents, et, la nuit, une pour 188. »
« Nous ne sommes que trois pour vingt résidents qui sont très dépendants. »
« Le dimanche, c'était tout simplement horrible. Effectif au minimum, charge de travail énorme, et on doit être disponible pour les familles en visite... »

 

Maltraitance contrainte
« Ce n'est pas faute d'alerter sur leur sentiment de maltraiter, de déshumaniser de plus en plus nos actes et nos soins, jusqu'à devoir traiter les résidents comme des "sacs à patates" : ce n'est plus des couchers, mais des "jeters de lit" (douche, brossage de dents et relationnel sont, depuis de longs mois, des idéaux). »
« Je suis malheureusement moi aussi maltraitante. »
« Les résidents n'ont pas leur mot à dire et subissent. »

Le business contre le soin
« Les directions parlent budget, alors que le personnel parle humain. »
« La seule boussole, c'est l'argent et l'économie de bouts de ficelle. »
« C'est de l'usine à vieux, du vivant malade, fragile, ralenti. »
« Tout est fait pour faire du chiffre, on fait même des économies sur la nourriture. »

Culpabilité et burn-out
« On rentre chez soi avec la culpabilité de ne pas avoir accompli son travail, de ne même plus trouver quel est le sens de ce travail. »
« J'ai honte, oui, honte de ne pas avoir le temps de mettre une résidente aux toilettes, de ne pas avoir de matériel pour travailler, de laisser des résidents Alzheimer déambuler pendant des heures sans pouvoir les surveiller. »
« Des fois, j'en viens à me détester. »
« La fatigue physique et psychologique s'accumule, les arrêts maladie aussi. »

Des familles compréhensives, mais pas dupes
« Il y a quelques semaines, j'ai trouvé ma mère au lit sans chemise de nuit, et cela ne semblait choquer personne ».
« Je sentais qu'ils faisaient le maximum, mais que rien n'était simple. Un jour, ma mère a eu un accident. Je me demande si cet accident n'a pas pour origine un manque de personnel, un manque de moyens, des cadences infernales. J'ai le sentiment qu'une certaine opacité a entouré cet accident. Ma mère est morte quinze jours après. »

Un métier aimé, pourtant
« J'adorais mon travail, mais maintenant j'y vais à reculons. Mais voir le sourire d'une dame ou d'un monsieur me fait ma journée, c'est tellement beau, une caresse sur la main en me disant merci, je me souviens pourquoi je fais ce métier si magnifique à l'origine. »
« J'aime les vieux. Je veux qu'ils soient encore heureux. Donnez-nous les moyens de le faire. »

* Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Donner la parole

Comme une longue litanie, ponctuée de douleur, de colère, de honte aussi parfois. Le sentiment de se sentir « coincé » entre un métier aimé et des conditions devenues, trop souvent, indignes pour l'exercer. Et au bout de la chaîne, des personnes âgées, parfois grabataires, des « résidents », réduits à des « numéros de chambre », livrés à un emploi du temps pernicieux et soumis à la loi du marché plus qu'à celle de l'humanité. Via notre site internet, nous avons lancé un appel à témoignages auprès des personnels soignants d'Ehpad, ou des familles de résidents. Nous en avons recueilli plusieurs dizaines, et en avons retenu seize, parce qu'ils étaient signés nominativement. Nous avons échangé avec certains d'entre eux. Ils viennent du pays de Morlaix, de Quimper, du pays Glazik ou du pays bigouden, du centre-Bretagne, de la région de Dinan ou de la banlieue brestoise, du pays d'Iroise et même, pour trois d'entre eux, d'au-delà de la Bretagne (région parisienne, bassin d'Arcachon et Aude). Comme la plupart sont encore en activité en tant qu'aides-soignants, aides médico-psychologiques ou cadres (deux ont changé de métier), nous avons choisi de préserver leur anonymat.

Les directeurs d'Ehpad soutiennent la grève de demain et le mouvement revendicatif lancé par les salariés. Michel Mogan, président de la Fnadepa 29 (*), en explique les raisons.

Pourquoi ce soutien ?
Nous ne sommes pas un syndicat et nous n'appelons donc pas à la grève. Néanmoins, nous comprenons parfaitement ce mouvement revendicatif, d'autant plus que nous nous battons depuis longtemps avec nos instances nationales pour les mêmes raisons et les mêmes objectifs. C'est-à-dire obtenir des moyens permettant d'assumer notre mission face à un nouveau type de résidents. Nous assistons en effet, du fait du développement du maintien à domicile - qui est une très bonne chose - à l'arrivée, dans nos établissements, d'une population plus âgée qu'il y a quinze ans, plus touchée par des problèmes de dépendance mais aussi par des troubles d'ordre psychiatrique. Les personnels sont désemparés face à des situations ou des comportements auxquels ils ne sont pas préparés.

Que demandez-vous ?
Des moyens humains. Le ratio d'encadrement de 0,6 (0,6 personnel pour un résident) devient notoirement insuffisant. Il y a des Ehpad qui n'ont plus de médecin coordonnateur. Cela devient compliqué de mener à bien une politique d'accompagnement et de soins à des personnes qui souffrent de pathologies complexes. Nous souffrons également d'un problème de recrutement d'aides-soignantes. Sur ce point, nous demandons de requalifier leur mission en Ehpad. Nous avons besoin de personnes qualifiées pour faire face aux exigences accrues de prise en charge.

50 millions d'euros de « bonus » annoncés par l'État : une bonne nouvelle ?
Les 50 millions d'euros qui seraient affectés aux Ehpad, selon la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, cela peut paraître énorme mais, ramené aux 600.000 personnes accueillies dans nos établissements et accompagnées par des services de maintien à domicile, c'est insignifiant. Cela correspond à 80 euros par an, par résident, ou encore à trois heures d'accompagnement par an par résident ! Nous ne voulons pas d'effets d'annonce mais des moyens pérennes et une politique stable pour bâtir des choses sur le long terme. Il y avait déjà eu une alerte, l'été dernier, d'où est né le rapport de la députée LREM Monique Iborra. Le gouvernement - qui ne compte pas de secrétariat d'État aux Personnes âgées - peut commencer à s'appuyer sur les préconisations pour faire avancer les choses de façon concrète. Mais, en tout état de cause, nous sommes à un tournant...

* Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées, du Finistère.

 

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 18:03
Pays de Morlaix. De la souffrance dans les EHPAD (Ouest-France, Delphine Van Hauwaert,
 

Delphine Van Hauwaert

Ce mardi 30 janvier, quatre collègues d'un Ehpad du pays de Morlaix feront grève pour la première fois. Elles demandent plus de moyens pour mieux répondre aux besoins des aînés.

Témoignges

Elles sont auxiliaire de vie, aide-soignante ou aide-médico psychologique, et elles ont choisi de se faire appeler Sophie, Pierrette, Dominique et Fanny. Si elles ne dévoilent pas leur identité, ces femmes « oseront » faire grève pour la première fois, mardi, journée de mobilisation nationale pour les Ehpad.

« On a tout accepté jusque-là, mais là, on n'en peut plus », souffle Sophie, qui, ce matin-là, avant d'embaucher, a convié chez elle trois de ses collègues d'un Ehpad de Morlaix communauté.

Toutes en ont visiblement gros sur le coeur. Sous-effectif, manque de considération, frustration, surmenage... Les revendications varient peu d'un Ehpad à l'autre (lire ci-dessous). La souffrance est cependant très personnelle. Elle a poussé Pierrette, l'auxiliaire de vie, et Fanny, l'aide-soignante, à « craquer en plein service ».

Solidarité

Pour Fanny, c'était à cause des « coupes », ces doubles services dans la journée, le matin et le soir. Parce qu'une personne est en arrêt, le planning d'une de ses collègues est modifié. « Je m'en suis plainte, en disant qu'à ce rythme, il y aurait encore plus d'arrêts... »

Mais comme Pierrette, elle ne s'est pas arrêtée. « Car elles pensent à leurs collègues », glisse Dominique, aide-soignante également. La solidarité joue à plein, « dès lors que la confiance est acquise ».

Cela aide à surmonter « le sentiment de ne pas bien faire notre travail ». Sophie explique: « Le maître mot en Ehpad, c'est de préserver l'autonomie des personnes. Mais ce n'est pas ce qu'on fait, quand par exemple on leur lave le visage, au lieu de les pousser à le faire. »« On va plus vite à le faire pour eux », abonde Fanny, aide-soignante.

Le temps est devenu un ennemi invisible contre lequel il faut se battre à chaque instant. Parce que cela prend de précieuses minutes- « un quart d'heure, même si une demi-heure est nécessaire » -, les douches, c'est une fois par semaine, « parfois toutes les deux semaines quand il y a des personnes en arrêt ». Quant à la toilette quotidienne, au gant de toilette, elle est souvent sommaire.

« C'est dommage, parce que c'est aussi un des rares moments où le résident voit quelqu'un. » Ce qui est difficile, pour Fanny, c'est quand « l'un d'eux me dit : arrête de courir, assieds-toi qu'on discute un peu... Bien sûr, on le fait de temps en temps, mais ça nous oblige à passer encore moins de temps avec les suivants, ou bien à empiéter sur notre pause ».

Selon Dominique, des familles s'en sont émues auprès de la direction. « Ce qui est bien, c'est de savoir qu'elles ne nous incriminent pas », remarque Pierrette, l'auxiliaire de vie. Sophie déplore « qu'on vende du rêve aux personnes, avec des activités, un personnel qui peut répondre aux besoins... Ce que les familles voient quand elles viennent, c'est souvent des résidents endormis, qui ne sortent quasiment plus de leur chambre. »

Ces salariés dénoncent aussi « les glissements » de poste. Quand une stagiaire remplace une personne absente. Qu'une aide-soignante se retrouve à donner les médicaments à la place de l'infirmière, « avec un risque d'erreur. C'est déjà arrivé... », confie Pierrette.

« Il ne faut pas vieillir »

Tout cela fait dire ces mots terribles à Sophie. « Il ne faut pas vieillir, pour ne pas se retrouver dans un endroit comme ça. » Si elles aiment toujours leur travail, surtout quand elles sentent l'affection que leur portent les résidents, ces quatre collègues demandent, comme d'autres personnels dans d'autres Ehpad en France, que les choses changent.

Les 50 millions d'euros supplémentaires annoncés par la ministre de la Santé, jeudi? « On espère que ce sera pour embaucher du personnel. Pour qu'on puisse, enfin, bien s'occuper de nos aînés. »

Le personnel des établissements d’accueil pour personnes âgées sera en grève, mardi 30 janvier.

De l’Ehpad de Bélizal à ceux de Roscoff, de Lanmeur ou de Huelgoat, partout, le constat est le même : « Le personnel manque cruellement de moyens et ne peut plus assurer correctement sa mission envers nos aînés »

« Certains jours, nous n’avons pas le temps de lever tous les résidents. […] On a sept minutes top chrono pour habiller des personnes qui sont parfois toutes cassées de partout… […] Les repas sont expédiés à la va-vite, au risque d’occasionner des fausses routes… », témoignent, en vrac, les personnels des Ehpad des pays de Morlaix

« À la limite de la maltraitance ».

Rongés par « un sentiment de travail bâclé, à la limite de la maltraitance », les agents, tous métiers confondus, sont « à bout », selon les syndicats qui les appellent à se rendre nombreux à la manifestation départementale prévue à Quimper.

Entre autres revendications, les manifestants réclameront « l’application du plan solidarité grand âge qui prévoit un salarié par résident ! », « l’abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad », « l’arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés qui doivent être intégrés et sécurisés ! »

 « Dans les Ehapd qui dépendent du centre hospitalier des pays de Morlaix, la dotation va baisser de 330 000 euros de moins, par an, jusqu’en 2021 », chiffre Sud-Santé

 

Mardi 30 janvier, à 15 h, manifestation départementale, place de la résistance à Quimper. Covoiturage au départ de Morlaix à 13 h. Un point de ralliement est prévu à 14 h à l’aire de covoiturage du Pouillot à Châteaulin pour un convoi jusqu’à Quimper. Tél. 06 07 28 87 85.

Des rassemblements sont aussi prévus à 14 h 30, devant les Ehpad de Bélizal, La Boissière (Morlaix), Lanmeur, Plouigneau et Plougonven.

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 17:18
Communiqué de la CGT: mobilisation dans les EHPAD de Morlaix le 30 janvier
Communiqué de presse sur la mobilisation du mardi 30 janvier dans les Ehpad.

Communiqué de presse sur la mobilisation du mardi 30 janvier dans les Ehpad.

Communiqué de la CGT: mobilisation dans les EHPAD de Morlaix le 30 janvier
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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 15:59

 

A juste titre, la communauté des chercheurs, universitaires, étudiants, généalogistes ou simples citoyens, s’est alarmée récemment du chantier CAP 2022 du gouvernement pour ce qui concerne les archives !

 

Plusieurs appels et pétitions (Action publique 2022, « Non, Mme Nyssen les archives sont une richesse, pas un coût » ou « Les archives ne sont pas un stock à réduire » ou encore « L’Appel de Montreuil » dont un paragraphe concerne les archives) ont lancé une alerte sur cet enjeu démocratique. En effet, les documents d’archives permettent d’écrire l’histoire ; a contrario, leur absence permet de la réécrire. Ils servent à tout un chacun pour établir des droits (nationalité, succession, retraite…) Les médias se sont faits le relai de cette inquiétude, donnant la parole aux chercheurs et permettant également au ministère de la culture de répondre.

 

C’est ainsi que nous avons entendu le directeur des Archives de France, Hervé Lemoine et la directrice des Archives nationales, Françoise Banat-Berger, banaliser le concept d’archives essentielles, insister sur la nécessité de sélectionner plus les archives, compte-tenu de la production exponentielle de papier et du risque conséquent de rater ou de détruire des archives historiques importantes….

 

Voyant la contestation monter, la ministre de la Culture Françoise Nyssen, son président du Conseil Supérieur des Archives Jean-Louis Debré, son délégué interministériel des Archives de France Vincent Berjot et son directeur des Archives de France Hervé Lemoine veulent nous faire croire qu’ils vont ouvrir la discussion, concerter, s’interroger sur « un socle commun des archives historiques » à sauvegarder. Cela commencerait par une grande et large concertation au Conseil économique, social et environnemental le 8 février2018…

 

On croit rêver ! Loin de sauvegarder des archives, cette nouvelle politique vise à faire de la place, à dégager du kilomètre linéaire en collectant moins d’archives et en détruisant une partie des archives définitives déjà en magasins …

 

Et cela a déjà commencé ! CAP 2022 ne vient donc qu’encadrer et accélérer un processus déjà « En Marche » aux Archives nationales depuis 2014 !

 

Ainsi en août 2016, une grande partie des archives définitives du dépôt légal ont été détruites, sous la pression du SIAF et de la direction des Archives nationales.

 

Preuves à l’appui, nous pouvons certifier que des informations, uniques, concernant le tirage, les noms des imprimeurs n’ayant pas déposé en province, les pseudonymes, le lieu d’impression, le nom du façonnier ont été perdues à jamais, sans parler des autographes manuscrits de l’ensemble des éditeurs pour la période 1925 à 1993.

 

Les justifications données pour cette destruction ne tiennent pas la route : l’ensemble des informations figurerait déjà dans le catalogue de la BNF et dans des registres récapitulatifs (en fait pas toutes, ainsi qu’on vient de l’indiquer). De fait, les deux versements en partie détruits étaient très consultés et avaient même été inventoriés (depuis, les inventaires ont même été retirés de la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales)…

 

Il est désastreux que pour gagner à peine plus de 200 mètres linéaires la direction du SIAF et des AN aient poussé à la destruction d’une partie de la collection de la Bibliothèque nationale, destruction qui a pour conséquence de ne plus disposer pour la période 1925-1993 d’aucune des deux collections complètes de déclarations individuelles (la collection du ministère de l’Intérieur ayant été détruite précédemment).

C’est terrible quand on sait que chaque déclaration imprimeur et/ou éditeur était remise en plusieurs exemplaires et qu’il aurait été certes fastidieux mais simple de les dédoublonner pour garder au moins une collection intégrale !

Réalisée en août 2016, cette élimination vient d’être dénoncée par les historiens du livre pour qui ces déclarations contenaient des informations essentielles, celle du premier tirage d’un ouvrage, ce type d’information permettant d’avoir une idée plus exacte de la diffusion d’un ouvrage, ainsi que Marie-Cécile Bouju, maître de conférences à l’Université Paris 8 l’a expliqué avec l’exemple des publications du Parti communiste.

 

Cette destruction n’est en fait que le premier coup de feu d’une politique de réévaluation des archives définitives qu’ont entreprise le SIAF depuis 2011 et les Archives nationales depuis fin 2014. Cette politique a été « théorisée » dans un document signé du délégué interministériel des Archives de France Vincent Berjot, élaboré par un groupe de travail interministériel réunissant le SIAF, la Défense et les Affaires Etrangères et mis en ligne discrètement en juillet 2014 : le « Cadre méthodologique pour l’évaluation, la sélection et l’échantillonnage des archives publiques ». A première vue, rien que de bonnes règles professionnelles. Sauf qu’en lisant attentivement, on comprend mieux les enjeux, surtout immobiliers, surtout dans le contexte de la décision du 28 mars 2014 de fermeture de la salle de lecture de Fontainebleau et de l’accès aux magasins U1 et U2.

 

Dès la seconde recommandation du Cadre méthodologique, on entre dans le cœur du sujet : la « réévaluation des fonds ». Il s’agit de réévaluer la pertinence de conserver des archives déjà définitives en fonction de critères conjoncturels : « changements sociétaux, réglementaires, gestion des espaces, évolution du contenu informationnel dans le temps pour une même fonction, dématérialisation, complémentarité/doublonnage des fonds conservés ». En fait, les réévaluations, vu qu’il s’agit d’archives déjà sélectionnées et triées, ne peuvent bien évidemment qu’entraîner des éliminations. La troisième recommandation est tout aussi inquiétante puisqu’elle abroge les interdictions d’élimination liées à un terminus ante quem (an VIII pour les archives départementales, 1830 pour les archives communales, 1790 pour les archives hospitalières…).

 

Avec la fermeture du site de Fontainebleau et l’amputation du site de Paris, la direction des Archives nationales a donc décidé dès fin 2014 la mise en œuvre de la réévaluation des fonds pour faire de la place. Ainsi que le décrit le projet scientifique et culturel 2017-2020 des Archives nationales, « il s’agira également de poursuivre la réévaluation scientifique de certains fonds massifs conservés sur le site de Pierrefitte-sur-Seine : casier judiciaire national, enquêtes statistiques, copies d’examens et de concours, comptes des collectivités locales ». Si quelques fonds peuvent correspondre à des archives intermédiaires conservées à Fontainebleau et qui auraient dû faire l’objet d’un tri et ne pas devenir archives définitives (ex. les copies d’examens et de concours, anonymes), la plupart des fonds ne peuvent et ne doivent en aucune façon être soumis à la réévaluation et l’élimination, ainsi pourtant que cela est prévu pour le casier judiciaire national ou avait été envisagé pour une partie des naturalisations.

 

Faute de budget et de place, il faudrait donc détruire et éliminer des archives !

 

La politique de Françoise Nyssen pour 2017-2022, c’est la politique du vide par le vide !

 

ARRÊT DE TOUTE RÉÉVALUATION-ÉLIMINATION

DES ARCHIVES DÉFINITIVES !

 

RETRAIT DU PROJET CAP 2022 !

 

Paris, le 22 janvier 2018

 

N.B. : Ironie de l’histoire, la destruction a commencé en 2016 avec les archives d’une institution pluriséculaire, le dépôt légal. Créé en 1537 par François 1er, il oblige les éditeurs et les imprimeurs à déposer un exemplaire de chacune de leurs publications à la Bibliothèque du roi. Ce modèle s’est ensuite étendu à d’autres pays européens au XVIIe siècle, contribuant ainsi à l’enrichissement des bibliothèques nationales et à la préservation du savoir. Pour mémoire, le texte du mandement de François 1er de 1537, conservé aux Archives nationales, a été inscrit au Registre de la mémoire du monde de l’Unesco, en 2011, au moment même où la réévaluation des fonds était en gestation…

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 15:49

 

Somalie, Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye… Qu’est-ce qui peut définir une guerre « juste » ? Comment le mensonge et la propagande des États ont permis de s’émanciper de toute légalité et de tordre le droit international ? Ancien président de MSF, Rony Brauman publie un essai, Guerres humanitaires? Mensonges et intox. Entretien.

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 15:45

 

DE PLUS EN PLUS, NOUS ASSISTONS À LA MISE EN PLACE D'UNE COMMUNAUTÉ D'INTÉRÊTS ENTRE LES ACTIONNAIRES ET LES DIRECTIONS.

La loi pour la transformation des entreprises, dite loi Pacte, devrait être présentée au Parlement ce printemps. Elle abordera plusieurs questions importantes. La principale est de savoir si elle marquera un pas de plus dans la financiarisation ou non.

Pour l'instant, le débat se concentre sur la question de la définition de l'entreprise. En l'occurrence, les articles 1832 et 1833 du Code civil qui définissent la notion de « société ». La forme « entreprise » est profondément déstabilisée. Les technologies de l'informatique et des télécommunications ont changé la donne. Sous la pression de la rentabilité financière, le recours à la sous-traitance, l'externalisation à outrance, la précarisation ont fini par faire éclater la collectivité de travail.

Face à cette crise, le discours sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises trouve un écho certain. D'aucuns considèrent qu'il faut élargir la référence aux finalités de l'entreprise de manière à y intégrer les préoccupations sociales et environnementales. Mais, la proposition de modification des articles 1832 et 1833 qui préciserait que la gestion de l'entreprise doit « tenir c ompte desescon séquences sociales et environnementales », sans même envisager des formes de réappropriation publique, est loin de représenter un remède à la hauteur de l'ébranlement social engendré par la globalisation.

D'autres estiment qu'il faut prioritairement établir une distinction juridique entre l'entreprise en tant que telle, regroupant l'ensemble des parties prenantes, les actionnaires, les gestionnaires et les salariés, et la « société de capitaux », constituée de ses seuls actionnaires. La proposition vise à cantonner le rôle de la finance et à permettre aux acteurs engagés dans l'entreprise de trouver, au sein du conseil d'administration, un compromis stable pour aller vers une « codétermination » dans la gestion.

Ce modèle est loin de répondre aux problèmes posés par le poids de la finance. Il convient d'abord de souligner l'importance de deux autres parties prenantes oubliées : les sous-traitants et la collectivité dans laquelle est insérée l'entreprise (commune, bassin d'emploi, etc.). Mais, la limite principale de la proposition est que la relation entre les actionnaires et les gestionnaires ne rompt pas vraiment avec la conception dominante de la firme consacrée par la théorie anglo-saxonne de la « gouvernance de l'entreprise ». En réalité, et de plus en plus sous la pression des marchés financiers, nous assistons à la mise en place d'une communauté d'intérêts entre les actionnaires et les directions. La rémunération des cadres dirigeants, de plus en plus importante, dépend désormais de la rentabilité des capitaux engagés.

Dès lors, les choix stratégiques de l'entreprise ne sont pas fondés sur les objectifs de long terme ­ la formation des salariés, l'investissement productif, la recherche et l'innovation ­, mais prioritairement sur la rentabilité immédiate des capitaux. La distinction juridique entre la « société de capitaux » et « l'entreprise » ne remet pas directement en cause l'exigence de rentabilité. D'une certaine manière, elle la déplace sur le plan juridique et institutionnel sans s'attaquer au fond de la contradiction. La priorité pour rouvrir un espace de développement pour l'entreprise est bien de casser cette logique de connivence entre les actionnaires et les cadres dirigeants.

(*) Économiste et syndicaliste.

 

 

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 09:46

 

Entretien entre Adrien ROUCHALEOU (L’Humanité) et Claire Guéville Professeure d'histoire-géo, chargée du lycée au Snes-FSU.

 

L'ex-directeur de Sciences-Po Lille, Pierre Mathiot, a remis hier au ministre son rapport sur la réforme du bac. Entretien avec Claire Guéville, du Snes-FSU.

Fin des filières (S, ES, L...), remplacées par un tronc commun de quatre disciplines et des enseignements à la carte ; découpage de l'année en semestres (et plus en trimestres) ; renforcement du contrôle continu ; « grand oral » pour les candidats... Voilà en résumé les propositions du rapport Mathiot présenté hier. Un projet perçu comme « une escroquerie » par la syndicaliste Claire Guéville.

 

QUELLE EST, SELON VOUS, LA PHILOSOPHIE GÉNÉRALE DE LA RÉFORME PRÉSENTÉE PAR PIERRE MATHIOT ?

CLAIRE GUÉVILLE C'est l'idée que les lycéens doivent anticiper leur orientation post-bac dans leur cursus au lycée et qu'ils doivent être seuls les agents de leur formation. C'est l'idée d'un parcours au lycée conçu comme un curriculum vitae. Et ce pour des élèves qui ont 15 ans, et à qui on demande de choisir des enseignements qui seront déterminants dans trois ans, dans le cadre de leur poursuite d'études. On attend d'eux qu'ils anticipent les exigences des formations qu'ils pourraient faire plus tard. On les assigne à résidence dans des projets d'orientation, tout en maquillant l'ensemble en liberté de choix. Avec ces propositions, on perçoit aussi le projet d'organiser le lycée sur le modèle de l'enseignement supérieur. Dans les échanges que nous avons eus avec Pierre Mathiot, il n'utilisait d'ailleurs que des termes empruntés à l'université : unité d'enseignement, semestrialisation... Fondamentalement, ce projet consacre l'idée que le second degré est scindé en deux parties : le collège, amarré au premier degré qui s'adresse à tous, via le « socle commun », et un lycée qui, lui, serait amarré au supérieur et dans lequel tous les élèves n'auraient pas vocation à aller. Ce n'est pas innocent si l'enseignement professionnel est évacué de la réforme...

 

MAIS L'INDIVIDUALISATION DES PARCOURS N'EST-ELLE PAS UN MOYEN DE MIEUX S'ADAPTER AUX ÉLÈVES, NOTAMMENT À CEUX QUI DÉCROCHENT ?

CLAIRE GUÉVILLE Nous ne le pensons pas. La liberté de choix n'est qu'un maquillage. Pour un ado de 15 ans, elle n'existe pas véritablement. Elle est conditionnée par son milieu social, familial, ses réseaux, son origine géographique... Des tas de travaux de sociologie le démontrent. Ce que nous voulons, c'est voir le lycée casser ces logiques de déterminisme social. Et ça ne passe pas par l'individualisation, mais par davantage de collectif. On le voit en Angleterre, sans doute le système le plus individualisé au monde, et qui a clairement été une source d'inspiration pour Pierre Mathiot. On y observe l'apparition de parcours d'initiés. Ceux qui s'y retrouvent sont ceux qui ont les codes.

 

LE PROJET DE RÉFORME PRÉCONISE LE RECOURS AU CONTRÔLE CONTINU POUR LES ENSEIGNEMENTS AUTRES QUE CEUX DU « TRONC COMMUN ». CELA VOUS CONVIENT-IL ?

CLAIRE GUÉVILLE Non. Car nous refusons la « localisation » du baccalauréat. Il faut que le bac reste un examen terminal et commun. Le contrôle continu, lui, accroît les inégalités. Les établissements n'ont pas les moyens de proposer toutes les options. Ceux qui proposent l'offre la plus large sont les établissements de centre-ville, ceux qui reçoivent les milieux les plus favorisés. Mais, dans le commun des lycées, l'offre se réduit comme peau de chagrin. Évaluer localement les enseignements dans des lycées où la pénurie de moyens fait qu'on ne peut pas offrir la même formation qu'ailleurs, c'est de l'escroquerie. On perd en standardisation et donc en valeur du diplôme. On pourra parler alors de « bac maison ». Le diplôme n'aura plus de sens, seul l'établissement et le parcours choisi ­ en clair le « CV » de l'adolescent ­ auront de la valeur.

 

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 09:18
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés

Une soixantaine de personnes, au cours d'un moment très chaleureux, a participé au Pot de la Fédération du Parti Communiste à l'auditorium du Relecq Kerhuon après la projection enthousiasmante de 3 films de Ciné-Archives: 

 

« Breiz Nevez » (1938) : film sur la fête de la Bretagne du PCF avec Marcel Cachin, la montée du mouvement populaire dans le Sud-Finistère, dans le contexte du Front Populaire

 

« Magazine Populaire n°1 » (1938) : 34 minutes : Du rassemblement du 14 juillet à la Fête de l’Humanité, l’actualité politique et sociale, sportive et culturelle, de la France du Front Populaire, selon le Parti Communiste, déclinée en neuf sujets courts)

 

« Mon ami Pierre » (1951) : court-métrage primé au Festival de Venise : le travail en mer à bord du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à Concarneau. Une fois présenté l’équipage ce documentaire décrit la peine des pêcheurs : 20 jours en mer, deux jours à terre.

Discours d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

Cher-e-s ami-e-s, cher-es camarades, 

Merci à tous d'avoir fait le déplacement, parfois de loin - Cap Sizun, Quimperlé, Fouesnant, Morlaix, Lanmeur - pour participer à ces voeux de la fédération du Finistère du Parti Communiste.

Merci à Dominique Gontier d'avoir eu l'idée de cette séance de cinéma à partir du travail de Ciné-Archives et des films commandés par le Parti Communiste pendant le Front Populaire et les années 50. Il y a eu beaucoup de plaisir, de joie, d'émotion, à voir ces films qui respirent, malgré la dureté des temps et de leur époque, le bonheur de vivre, de se projeter dans l'avenir, la fraternité, le goût de la fête et du collectif. 

Merci aussi à Isabelle Mazelin, adjointe communiste à la Culture au Relecq Kerhuon et à Ronan Tanguy, secrétaire de section, d'avoir rendu possible la mise à disposition de la salle et de l'avoir préparée en même temps que la projection. 

Dans cet auditorium, au début des années 80, a eu lieu un festival du film breton mettant à l'honneur René Vautier, un camarade du Parti Communiste du Finistère, venu parler trois fois devant une salle archi-comble, notamment autour de la présentation de "Avoir vingt ans dans les Aurès". 

Chers camarades, je vous souhaite à tous individuellement, et à vos proches, vos familles, une très belle année 2018, et je nous souhaite à tous collectivement une année 2018 utile politiquement pour résister à Macron, construire la perspective d'une politique opposée, et mettre le Parti Communiste à l'offensive. 

En passant ces magnifiques films "de propagande" mais qui sont bien plus que ça- "Breiz Nevez" sur la fête de la Bretagne de 1938 à Pont L'Abbé devant plus de 10 000 personnes, réalisé avec la voix et sous la direction de Marcel Cachin, bretonnant de cœur et passionné par sa Bretagne, le très beau "Magazine populaire n°1" qui nous montre les Brigades Internationales défilant à Paris, les défilés du Front Populaire, la France du Front Populaire, et "Mon ami Pierre" avec le concours de Kozma et Montand, sur les conditions de travail des pêcheurs de Concarneau en 1950, nous n'avons pas voulu être nostalgiques de ces époques, où, c'est vrai, malgré des conditions de vie difficiles, on pouvait se projeter dans un progrès nécessaire, voire un avenir radieux, où le Parti communiste était puissant, populaire, en voie de progression avec des perspectives de conquête du pouvoir très fortes. 

N'oublions pas qu'après le Front Populaire il y a eu la guerre, l'occupation, l'ignominie de la collaboration, qu'une grande partie des militants que nous voyons là dans les meetings du PCF ou de la CGT, Jean-Pierre Timbaud notamment, ont été traqués, emprisonnés, torturés, déportés, fusillés. 

N'oublions pas que nos camarades, avec leurs beaux espoirs d'émancipation, leurs combats pour la dignité, la justice, le bonheur des travailleurs, s'appuient et font reposer leurs espoirs sur une URSS gouvernée de main de fer et de manière cynique et criminelle par Staline ... Je ne m'étends pas, vous connaissez le tableau.          

Pourquoi alors avoir voulu montrer ces films d'archives du Parti Communiste? Il n'y a pas là qu'une oeuvre de curiosité pour alimenter notre culture générale et politique ou qu'une oeuvre de piété. Ce n'est pas non plus pour des raisons simplement esthétiques, même si, à bien des égards, ces films ont beaucoup d'intérêt de ce point de vue aussi. 

C'est surtout qu'il est important de se replonger dans cette histoire pour saisir en quoi des conquêtes sociales dont nous bénéficions aujourd'hui – Retraites, accès aux Loisirs, aux Vacances et à la Culture, temps de travail, Sécurité Sociale, droit du travail – ont été des conquêtes révolutionnaires portées par des idéaux d'émancipation nés, non seulement du renouveau de l'espérance révolutionnaire après 1917 et 1920, mais des valeurs de la Révolution Française elle-même, qui ont profondément pénétré la société française : Liberté, Égalité, Fraternité.

Ces voies d'humanisation de la société ont été ouvertes dans la difficulté, dans l'adversité, la conflictualité, la lutte des classes, avec le danger permanent de basculer dans le fascisme, autre issue possible à la crise du capitalisme, celle que privilégiait le Patronat et les 200 familles si la démocratie libérale et bourgeoise était trop malmenée par le péril rouge.

Ces films montrent comment le Parti Communiste en France a joué un rôle majeur d'incubateur du Progrès Social et du devenir Sujet et Acteur du Peuple, qui allait dans le sens de l'Histoire, certes, rétrospectivement, mais qui était loin d'être joué et gagné d'avance car les Forces de l'Argent ne se sont jamais résignés à renoncer à leur tyrannie et à céder des espaces de liberté et de bonheur aux prolétaires.

Dès 1938, elles reviennent en force. C'est la majorité même du Front Populaire, avec un gouvernement issu de ses députés, qui interdit le Parti Communiste, destitue les élus communistes, les assigne à résidence, les embastille, et c'est sur cette cargaison d'otages « rouges », militants cégétistes et communistes, que l'on puisera les premiers fusillés en 1941, choisis par ce même régime de Vichy qu'ont installé beaucoup de députés qui ont fait partie de la majorité du Front Populaire. On voit un meeting impressionnant de la CGT avec des orateurs du PCF et de la SFIO au moment de la remise en cause de la semaine de 40 heures en 1938. Cela se passe dans un Vélodrome d'Hiver archi-comble, quatre ans plus tard, ce seront 8000 policiers, gendarmes, forces "dites de l'ordre" qui seront mobilisés pour y parquer après les avoir brutalement arrêtés 12 000 femmes, enfants, vieillards, et hommes Juifs, privés de tout dans une chaleur suffocante, et d'abord d'eau, de nourriture, avant d'être envoyés vers les camps de transit, puis vers la mort et l'horreur en Allemagne. N'oublions jamais ce que produit la bête immonde qui se loge dans les époques troublées et de crise sociale où, Duclos le disait, le capitalisme cherche à diviser les pauvres gens entre eux, les chômeurs avec les travailleurs pauvres, les français de souche et les étrangers ... !    

L'histoire n'est jamais simple, linéaire, prévisible par avance.

En décembre 1935, le Parti Communiste dans le Finistère compte 650 adhérents, moins qu'aujourd'hui, en septembre 1937, moins de 2 ans plus tard, il en compte 1800 et l'année suivante, où s'amorce une décrue, il est capable d'organiser un rassemblement avec plus de 10 000 personnes.

En 1945, grâce à l'engagement du Parti Communiste dans la Résistance et au sacrifice de ses militants – je vous lisais l'an passé la lettre dernière lettre de condamné à mort d'Albert Rannou, maçon à l'arsenal de Brest, ancien des Brigades Internationales, exécuté au Mont Valérien le 17 septembre 1943, et après avoir été victimes de mois d'emprisonnement et avoir été torturé par la police française, c'est entre 10 000 et 12 000 cartes que plaçaient les militants communistes à la Libération.

Et une nouvelle histoire pouvait s'écrire, celle de la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance, que Macron, après Chirac, Sarkozy, Hollande, va continuer à démolir, avec encore plus d'efficacité et de dangerosité, car cette fois, ce sont  les institutions républicaines, l'hôpital public et la Sécurité Sociale, l’École démocratique, qui sont directement dans le collimateur.

Le 22 janvier 2017, jour anniversaire de la mort du roi Louis XVI, nous intitulions nos vœux La Commune ou Versailles, en les consacrions à manifester, à travers les exemples de la campagne présidentielle, la nocivité de la monarchie présidentielle à la Française.

La présidentielle et les législatives ont rendu leur verdict. Et c'est un renforcement de l'affaiblissement de la gauche, de l'installation de la Monarchie Présidentielle au service de la Finance et des très riches, avec Macron qui, tout en prétendant gouverner la France comme une entreprise avec le pouvoir du pragmatisme et des experts, est en train d'installer un gouvernement post-démocratique et néo-libéral rodé aux pratiques publicitaires et tentant d'affaiblir jusqu'au souvenir de ce que constitue le clivage droite-gauche.

Ces élections présidentielles et législatives n'ont pas été simples à vivre pour les Communistes. Mais nous sommes toujours là, motivés, actifs, révoltés, soucieux de ne rien céder aux puissances d'argent et à la résignation ou à l'indifférence.

Nous sommes des Résistants, des éternels Résistants : nous ne nous endormons pas, nous ne nous résignons pas, nous ne nous économisons pas!  

En témoigne dans notre fédération la mobilisation très belle et très importante de plus d'une soixantaine de camarades au moins pour la fête de l'Huma Paris en septembre et la fête de l'Huma Bretagne, beaucoup sont ici, mais aussi pour 7 ou 8 autres fêtes de section qui ont émaillé l'année dans le Finistère : les 3 fêtes d'été du Pays Bigouden, les fêtes du 1er mai de Brest et Morlaix, et d'autres initiatives encore, à Fouesnant, au Relecq-Kerhuon. 

En témoigne notre présence hebdomadaire dans le département pour distribuer des tracts sur les marchés, dans les quartiers, aux portes des entreprises, aujourd'hui encore pour appeler à une grande mobilisation citoyenne pour les EHPAD et les personnes âgés, en cherchant à préparer notamment le succès du rassemblement du 30 janvier à Quimper.

En témoigne les vœux de plusieurs sections – Quimperlé, Quimper, Rosporden, Concarneau, Carhaix-Huelgoat, Morlaix, Brest - et du groupe des élus communistes de Brest Métropole courant janvier.

Nous sommes là, nous sommes actifs, nous sommes vivants, même affaiblis électoralement.

Et nous pouvons, même si les médias dominants relaient très peu, leurs actions, nous appuyer sur le travail de nos parlementaires nationaux et européens, avec notamment un groupe dynamique et renouvelé à l'Assemblée Nationale, mais aussi nous appuyer sur le travail de nos élus locaux qui travaillent pour l'intérêt de la population et de la justice sociale à Brest, au Relecq-Kerhuon, à Rosporden-Kernevel, à Quimperlé, à Morlaix, Plourin- les-Morlaix, Guimaëc, et dans d'autres communes encore...

Les municipales arrivent dans un peu plus de deux ans normalement : dans une situation politique très incertaine, avec une gauche émiettée et des forces affaiblies, mais aussi ébranlées dans leur certitude, et prêtes pour certaines face au macronisme, à revenir à des fondamentaux de la gauche, il y a je pense des vraies possibilités de reconquête, même si rien n'est joué d'avance. Nous devons être ouverts aux dialogues et à la construction commune avec toutes les forces de gauche, en étant attentif à tous les citoyens qui veulent d'une autre politique que celle de la régression sociale et démocratique. Nous devons prendre l'initiative de ces échanges, sans en rabattre sur nos valeurs et nos projets politiques, sans déserter surtout le terrain militant et du rapport de force pour faire valoir nos propositions contre les logiques libérales et capitalistes.

Il y a bien sûr de la mémoire, parfois du ressentiment vis-à-vis des uns et des autres, mais nous serons obligés de dépasser cela et de raisonner politiquement pour nos créer des perspectives de reconquête, de mise en échec de la droite Les Républicains ou Macroniste, et trouver des espaces pour agir dans l'intérêt de la population.

Mais bien sûr, ces débats feront aussi l'objet de notre Congrès en novembre 2018, un Congrès qui doit être un nouvelle rampe de lancement pour un Parti Communiste qui se crée un avenir, et qui parvienne à nouveau, en se transformant, en se réorganisant, en repensant son projet, ses priorités d'action, sa stratégie, sa communication, en évoluant, en rajeunissant, à parler aux jeunes, aux travailleurs, et à incarner une partie de la solution politique et de l'alternative aux forces de régression qui servent le Capital.

Pierre Laurent, face à nos propres difficultés, face aux potentialités nos exploitées de notre contexte politique, social, historique, face à la gravité de ce que fait et prépare Macron, face au potentiel de déshumanisation accélérée de notre société, déjà bien à l’œuvre vis-à-vis des pauvres, des chômeurs, des migrants, des vieux, des malades, nous « avons le devoir d'inventer » et le « devoir de nous réinventer ».

Bien sûr, le PCF ne va pas s'enfermer dans un bunker pour réfléchir à son avenir, même si la réflexion sur la situation politique, sociale, économique mondiale, nationale, et sur le bilan des évolutions et choix de notre Parti ces dernières années et décennies, doit être poussée, profonde, collective, et surtout animée par le souci de construire un avenir aux combats d'émancipation, nous devons en même temps activer et prendre toutes notre part, avec nos moyens, notre abnégation, dans les luttes contre la politique de Macron. Luttes qu'il faut stimuler, fédérer et aider à déboucher.

Dans les entreprises, les services publics, à la Poste, à la SNCF, à l'Hôpital, pour les EHPAD et le droit à la dignité d'un accompagnement humain et de qualité pour les personnes âgées en perte d'autonomie, lutte contre les projets d'école plus sélective et discriminante, pour des raisons budgétaires et idéologiques, avec les réformes du Lycée et de l'Université.

Nous allons continuer aussi à nous battre sur le terrain de l'internationalisme, non pas contre l'Europe et la solidarité européenne, mais pour une Europe de la reconquête de la souveraineté des peuples sur les marchés et leurs propres condition d'existences sociales, contre TAFTA et CETA, pour une prise en compte mondiale du problème de survie pour l'Humanité auquel correspond la lutte contre le réchauffement climatique ou pour le désarmement nucléaire, pour des solutions de paix respectueuses des peuples au Proche-Orient, contre l'oppression du peuple kurde et du peuple palestinien, pour la libération de Salah Hamouri, d'Ahed Tamimi et de tous les prisonniers politiques palestiniens. De notre côté, contrairement à certains, comme Gwendal Rouillard, député En Marche de Lorient, qui exprime ce point de vue dans le Télégramme ce matin au profit des chrétiens d'Orient, nous ne sommes pas pour une solidarité préférentielle ou discriminante mesurée sur des critères confessionnels ou ethniques, nous défendons le droit des peuples et une solidarité universelle, qui ne se partage pas ni ne se divise.   

Notre internationalisme et notre souci premier de la fraternité et de la générosité humaine nous pousse aussi à défendre un accueil humain, digne, non restrictif, des migrants, réfugiés et exilés au niveau européen, national et local, et sur ce point, la situation actuelle est des plus révoltantes : on parle de 10 000 migrants mineurs disparus en Europe, on voit chaque jour des enfants qu'on laisse dormir à la rue, qu'on renvoie dans des pays où ils ne sont pas en sécurité, que l'on condamne à la faim, au désespoir. J'encourage nos militants communistes à se montrer les plus actifs possibles dans ce combat pour l'honneur de notre pays, de notre République, et pour l'Humanité. Dans de nombreuses villes, je sais que beaucoup agissent déjà, politiquement et individuellement, avec des réussites parfois au bout du combat avec des personnes migrantes. 

Notre Parti est présent dans toutes ces luttes, au niveau national et local, souvent associé à d'autres formations progressistes, partis politiques, syndicats, associations.

Les États Généraux du Progrès Social organisés par le PCF le 3 février à Paris, sur les questions d'Industrie, de Logement, de Travail et d'Emploi, de Services Publics, sont un élément très important à la fois de la coordination dans les luttes et de leur accès à la visibilité, mais aussi et surtout un moyen de construire une perspective de politique réellement contraire et alternative à ce qui nous est imposée aujourd'hui, mettant au premier plan la démocratie, le progrès social, l'affection des richesses produites par les travailleurs au développement humain et aux politiques pour l'accès de tous aux droits fondamentaux.

Mercredi dernier, l'Humanité dévoilait une enquête de la Fondation Gabriel Peri montrant que pour 34 % des jeunes, le communisme reste d'actualité, une grande partie des valeurs et propositions sociales que nous portons étant spontanément même valorisés par la majorité, même si les mêmes ne croient pas toujours possible de les mettre en œuvre, ou ne nous croit pas suffisamment armés pour le faire, ni eux-mêmes, face à l'affaiblissement de la gauche authentique, du mouvement ouvrier, et à la toute-puissance de la finance. 

Seulement 28 % des jeunes jugent que les idées communistes n'ont plus aucune pertinence, contre 57 % des plus anciens. En témoigne le succès du film « Le Jeune Marx » de Raoul Peck. Nous devons nous appuyer sur cette génération à laquelle l'utopie et le mot de révolution ne fait plus peur, qui étouffe dans le système actuel et se sait potentiellement condamné au précariat, de cette génération avide de valeurs humaines et authentiques dans les rapports sociaux, et lui proposer une perspective d'implication politique porteuse d'espoir, avec une stratégie pour combattre et faire échec au capitalisme financier, au niveau national et international.

On en est encore loin, mais notre congrès doit aussi et surtout soulever cette question essentielle et déboucher sur une nouvelle ambition de construction communiste, non pas simplement de notre Parti, mais de la société.

Notre avenir ne dépendra pour une grande part que de notre foi en nous-mêmes et de notre capacité à reconstruire théoriquement d'abord un chemin d'émancipation dans les conditions de lutte transformées d'aujourd'hui.

Les autres ont des avantages sur nous, l'appui des Médias dominants notamment, une apparence de modernité, mais nous, nous avons (et il faut sans doute nous y retremper davantage) l'analyse marxiste des rapports de domination économique et sociaux, encore valable, une tradition et un idéalisme militant, une richesse humaine, qui font qu'on est toujours là aujourd'hui, après 20 ans d'effondrement du communisme soviétique, et 97 ans d'existence de notre parti, qui font que notre Parti continue d'attirer des jeunes, et que notre fédération il compte 850 adhérents.

Pour finir, je voudrais pour inviter aux initiatives du PCF qui sont déjà calées pour la fin janvier, les mois de février et mars, initiatives qui témoignent du dynamisme de nos sections et de notre fédération:

Mercredi 31 JANVIER à 16h30 au local du PCF, 2 petite rue de Callac à Morlaix : Le philosophe Jean-Michel Galano ancien professeur agrégé en classe préparatoire, membre du PCF, sera à Morlaix, à l'invitation de la Fédération et de la section de Morlaix, pour animer une conférence débat sur l'actualité du Marxisme, à l'occasion de l'anniversaire de la publication des 150 ans du Capital. Toute personne intéressée peut y participer. Les adhérents des autres sections sont bien sûr chaleureusement invités à cette réunion publique d'éducation populaire. La section de Morlaix est derrière le bar Corto Maltese, sur la direction de Plourin en venant du parking de la place Traoulen au bout de la rue de Paris, de la rue de Callac, de la route de Paris, première rue à gauche en allant en direction de Plourin. 
 

Olivier Dartigolles le jeudi 1er février à Mellac au foyer communal à 18h. Il présentera son très récent ouvrage "Macron, entreprise de démolition. Force, failles et surpercheries" paru le 11 janvier dernier aux éditions de l'Atelier. Le thème retenu pour la réunion publique du 1er février à Mellac portera sur le GHT Groupement Hospitalier de Territoire. Olivier Dartigolles devrait ensuite intervenir à Vannes sur la question des Migrants et la veille à Lorient sur la question de l'école.  


Samedi 3 février 9h30/11h30  à la FD du PCF avec Sylvian Chicote, membre de la commission économie du PCF, ancien inspecteur du travail, 
co-rédacteur de la proposition de loi du PCF sur la Sécurité Emploi Formation
rue Henri Moreau/ rue Berger – Brest: Temps de formation sur la Sécurité Emploi Formation 

Ouvert à tou.te.s les adhérent.e.s et sympathisant.e.s
Inscriptions auprès d’Erwan Rivoalan

Sylvain Chicote interviendra ensuite l'après-midi à 14h à la Fac Segalen le samedi 3 février sur l'atelier "Repenser le travail" en débat avec Denis Bayon dans le cadre du Forum Social Brestois. 

Mercredi 31 janvier à Morlaix  : Formation Actualité de la Pensée de Marx :venue de Jean-Michel Galano, professeur de philosophie de classes préparatoires, membre du PCF, pour une conférence-débat sur le Capital dont on fête les 150 ans cette année

Samedi 10 février à 10 heures. Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture. Landerneau.

La fédération du Finistère du PCF organise une visite guidée de l'exposition "FIGURES LIBRES ANNES 80" La visite sera suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, historien d'art, journaliste.

Dimanche 11 février: à 12h, à la petite salle polyvalente de la Forêt-Fouesnant, raclette de l'association des amis du PCF

La demi-journée Aragon avec Valère Staraselski prévue initialement le 11 février est reportée pour des raisons d'organisation.  

Samedi 3 mars, à partir de 18h30 Soirée PCF au Relecq Kerhuon au local de la section 5 Bd Gambetta. A l'issue de ce pot convivial, le Café Crème nous accueillera autour d'un couscous. Participation aux frais : 20€/personne

Samedi 17 mars-dimanche 18 mars - Formation régionale PCF à l'auberge de jeunesse de Concarneau pour les Animateurs de section et de fédération – une dizaine de places pour notre fédé : inscription Dominique Gontier dominique-gontier5829@orange.fr / 06 74 44 04 90

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 08:42

Les communistes de Plouigneau vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2018.

 

Que cette année vous apporte santé et  bonheur  aussi bien pour vous mêmes, que votre famille et tous vos proches.

 

Encore plus d’austérité pour les communes.

Avec la réforme de la taxe d’habitation, Emmanuel Macron veut poursuivre l’adaptation des territoires à la mondialisation libérale. Une ponction sur cinq ans de 13 milliards sur les collectivités.est annoncée et une incitation au regroupement prôné explicitement par E. Macron vise implicitement les communes et les départements.

C’est un lourd danger pour la démocratie car ces deux institutions sont cruciales pour le lien de proximité avec la population et pour le maintien et le développement des services publics.

La réforme de la taxe d’habitation apparaît comme une arme au service de cette ambition de dérégulation institutionnelle. Que l’on ne s’y trompe pas ! L’avantage fiscal apparaît fort limité et le flou demeure sur le nombre de personnes concernées. Ce qui sera donné parcimonieusement d’une main sera repris massivement de l’autre : CSG, baisse du pouvoir d’achat et nouveaux frais liés à l’épuisement du service public.

La remise en cause de la taxe d’habitation, dont le PCF prône depuis longtemps une réforme en profondeur, et le plan d’économies de 13 milliards sur le budget des collectivités, portera un coup dur aux finances des collectivités locales, à leur autonomie reconnue par la Constitution.

En remplaçant la taxe d’habitation par des dotations, l’État met les communes sous perfusion financière et les place sous sa tutelle.

Notre majorité municipale peut pousser des cris d’orfraie face à cette situation.  Mais n’a-t-elle pas soutenu sans réserve la candidature de Maël de Calan aux dernières élections législatives, alors que celui-ci se prétendait lui-même parfaitement Macron-compatible ?

Déploiement des compteurs Linky

 

Lors du conseil municipal du 7 décembre, Roger Héré, conseiller municipal PCF-Front de Gauche, a évoqué la question des compteurs Linky à l’occasion de la présentation du rapport annuel du syndicat départemental de l’électricité (SDEF) dans lequel on ne trouvait pas trace de l’état d’avancement de l’installation de ces nouveaux compteurs controversés.

Il a rappelé que nombreuses inquiétudes existaient depuis un certain temps concernant ces nouveaux compteurs.

À ce jour on dénombrait, en effet, plus de 300 collectivités qui, pour des motifs économiques, sociaux, environnementaux et éthiques, avaient pris position par un vote de leur assemblée délibérante contre l'installation des compteurs « Linky ».

Aussi il a indiqué que la commune de Plouigneau, même si elle a délégué sa compétence au SDEF depuis de nombreuses années, devait, au minimum, toute l’information nécessaire aux Ignaciens sur ce sujet, et qu’à son avis elle devrait même engager un débat de fond sur cette question.

 

 

La fuite des services publics

 

Les politiques libérales qui sont menées depuis plusieurs décennies  conduisent invariablement à la casse des services publics et à leur fuite organisée.

Sur une majeure partie du territoire, en particulier dans les zones rurales, les services ferment les uns après les autres.

Notre territoire n’échappe pas à la règle. Lorsque la perception de Plouigneau avait été fermée, en 2015, pour être transférée à Lanmeur,  nous avions émis les plus grands doutes quant à la pérennité de ces mêmes services dans cette commune, compte tenu des politiques menées.

Nous avions, hélas, parfaitement raison ! En effet la direction départementale des Finances publiques vient

d’annoncer cette fois que la perception de Lanmeur, à son tour, fermera le 1er janvier 2019.

Une stratégie du rouleau compresseur pour des motifs purement budgétaires et comptables où l’intérêt des usagers et des territoires ne pèse pas lourd face à la détermination libérale de nos dirigeants.

 

 

Pays de Morlaix, hôpital public menacé

 

La direction de l’hôpital de Morlaix avait envisagé de fermer l’unité de soins intensifs de cardiologie.

 

Du fait d’une importante mobilisation, elle a dû reculer.

 

Cependant, les problèmes demeurent : un cardiologue a démissionné et les deux autres sont en arrêt de maladie. Les consultations ne sont plus assurées à Morlaix, avec les conséquences qui en découlent quant à l'hospitalisation des patients, et pour les autres services. 

 

Les politiques publiques menées (lois Bachelot et Touraine)  fragilisent l'hôpital. Pour des raisons purement comptables, on assiste à une dégradation de l'offre de soins au détriment des usagers et de la qualité du service public, tout comme aux moyens et conditions de travail du personnel.

Il faut défendre le principe de l'accès aux soins de proximité pour toutes et tous, et défendre pour cela un véritable service public de santé.

Le pays de Morlaix a besoin d'un hôpital public de proximité, véritable lieu de soins de plein exercice doté des outils nécessaires et d’un nombre plus important de praticiens hospitaliers complètement qualifiés pour assurer ces missions essentielles.

 

Ehpad, sous le vernis

Il y a peu le nouvel EHPAD était inauguré en grande pompe, en la présence du nouveau sous-préfet de Morlaix, M. Gilles Quénéhervé.

Bel équipement en effet et, sauf que son emplacement n’est pas le plus judicieux, une construction moderne qui apparaît très séduisante.

Mais voilà, dès que les flonflons de la fête se sont tus, la vie ordinaire a repris son cours et les réalités leurs droits.

Sous le vernis, le quotidien est en effet moins rose qu’on ne tente de le présenter. Car derrière les murs les conditions se sont dégradées. De 56 résidents à Pors an Doas on est passé à 70 dans le nouvel équipement avec de plus une unité protégée de 18 personnes, ce qui a généré un surcroît de travail et d’attention. Cependant les effectifs n’ont pas évolué à la hauteur des nouveaux besoins. La nuit, par exemple, deux agents seulement sont présents pour 70 patients répartis sur deux étages avec une unité sécurisée à gérer. Les personnels sont actuellement à bout de souffle.

La direction, au mode de gestion autoritaire, n’y va pas par quatre chemins. Aux familles de résidents qui viendraient à se plaindre, elle les rembarre sans ménagement : « si vous n’êtes pas contents allez voir ailleurs si vous pouvez trouver moins cher ». Les personnels aussi, aux deux tiers en contrats précaires, en font les frais. Leurs droits sont loin d’être intégralement respectés. Et pour un oui ou pour un non certains se retrouvent à la porte, leur contrat n’étant pas renouvelé purement et simplement. De leur côté certains résidents en viennent même à dire « c’était mieux avant ». Des familles sont même allées se plaindre auprès des services du département.

 

 

L’EHPAD dépend du CCAS dont la présidente est Mme le maire de Plouigneau.

Aussi, alertée lors du dernier conseil municipal du 7 décembre, Mme le maire a été invitée par R. Héré pour le compte de l’opposition à prendre toutes ses responsabilités pour que cette situation ne perdure pas et pour trouver les moyens de répondre aux besoins des personnels et des résidents.

 

 

Revitaliser le centre-bourg  et penser l’avenir

 

Enfermée dans une conception rétrograde de gestion municipale, la majorité refuse obstinément d’engager toute réflexion sérieuse d’aménagement d’ensemble pour permettre une nouvelle dynamique économique et sociale autour du centre-bourg.

En tout et pour tout elle propose un aménagement de l’ancienne perception en locaux à vocation médicale, la démolition d’une maison et la création d’un porche pour l’accès à l’écomusée depuis la place du bourg.

Son projet a d’ailleurs été jugé bien trop modeste, puisqu’il n’a même pas été retenu dans le dispositif lancé par l'Etat, la Région, l'Etablissement public foncier et la Caisse des dépôts et consignations en vue de dynamiser les centres-bourgs.

Pourtant de nouvelles réflexions seraient bien nécessaires, et ce dans plusieurs directions, par exemple :

  • Quelles réflexions mener en concertation avec la population à l’échelle de notre commune, s’agissant des défis climatiques et environnementaux ? comment anticiper et préparer dès maintenant l’avenir, sans attendre de devoir subir des contraintes plus tard ?...
  • Quelle occupation de l’espace communal ? Comment préserver l’espace foncier, permettre de devoir moins se déplacer, favoriser l’implantation de services au cœur de bourg ? etc .…

Au contraire d’une gestion ringarde et passive, il faudrait  une gestion moderne, dynamique et volontariste, pour  répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

Eoliennes de Kernébet, l’Arlésienne

 

Lors du dernier conseil municipal la majorité a été interrogée sur la situation des éoliennes de Kernébet, dont le projet a été annoncé depuis plusieurs années.

 

Les dernières nouvelles datent de septembre 2016, lors du  conseil municipal ayant accordé à Mme Le Maire de signer toute convention accordant à la société les servitudes nécessaires au passage des câbles ainsi qu’un droit de survol intermittent pour les pales des futures éoliennes au-dessus de tout chemin communal

 

Depuis, plus rien ! La majorité est incapable de fournir quelque précision que ce soit quant à l’état d’avancement du projet, tout au plus a-t-elle indiqué qu’une demande de permis devait être déposée en octobre, mais qu’à ce jour elle n’avait rien vu venir.

 

Manifestement la majorité ne semble pas très préoccupée par tout ce qui se passe sur son territoire ; nos « héros » semblent fatigués.

 

Et on est en droit de se poser la question : du vent tout ça ?

 

Ecomusée,  largesses municipales

 

La majorité municipale chouchoute son écomusée, tout le monde le sait bien.

Mais ce que les contribuables Ignaciens ne savent peut-être pas c’est que cet équipement est, chaque année, très largement déficitaire.

Ainsi, les comptes de résultat de 2015 et 2016 montrent que pour chacune de ces deux années  les recettes perçues ont été respectivement de 25 000 € et 24 000 €, alors que le total des charges était dans le même temps de 76 000 € aussi bien pour 2015 que pour 2016. Les recettes ne couvrent donc que le tiers des dépenses !

Les déficits, épongés par le budget de la commune, se sont donc élevés à  51 000 € pour la seule année 2015, et à 52 000 € pour celle de  2016.

La gestion est toujours la même, les années se suivent et se ressemblent. On est donc en droit de s’imaginer (nous ne possédons pas précisément les chiffres) la hauteur du déficit cumulé depuis la création de l’écomusée. Il doit certainement être particulièrement conséquent, mais cela ne semble pas gêner notre majorité municipale.

Celle-ci est manifestement moins tolérante dans d’autres circonstances, en particulier vis-à-vis des activités sociales. Par exemple, en 2016, elle a mis fin sans état d’âme au service d’aide à domicile du CCAS au motif d’un déficit cumulé sur plusieurs exercices qu’elle trouvait insupportable (75 000 €).

Très clairement, selon les valeurs de droite de notre municipalité actuelle, les euros ne valent pas la même chose selon le lieu ou l’action où ils se trouvent placés. C’est ce que l’on appelle une gestion particulièrement sélective.

 

 

Parti Communiste Français 2 petite Rue Callac 29600 MORLAIX Tel : 02 98 88 30 35 Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr    Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

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