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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 16:04
Le PCF condamne les pratiques du gouvernement israélien et exige la libération d'Ahed Tamimi et de tous les enfants palestiniens
Le PCF condamne les pratiques du gouvernement israélien et exige la libération d'Ahed Tamimi et de tous les enfants palestiniens
Mercredi, 31 Janvier, 2018
Humanite.fr

Communiqué du Parti communiste français

Le procès d'Ahed Tamimi, qui devait débuter ce 31 janvier 2018, jour de ses 17 ans, a été reporté à la demande de son avocate au 6 février prochain, date également prévue pour le procès de sa mère, Nariman Tamimi. L'armée israélienne a énoncé 12 chefs d'inculpation, dont « jet de pierres, incitation, agression et menace à un soldat », contre l'adolescente qui vient de passer un mois et demi à la prison militaire d’Ofer près de Ramallah, en Cisjordanie. Si elle est reconnue coupable, Ahed Tamimi risque jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.

Arrêtée le 19 décembre dernier à la suite d'une altercation quelques jours auparavant, au cours de laquelle Ahed et sa cousine, Nour, ont tenté de repousser les soldats israéliens qui s'étaient introduits dans la cour de la maison de ses parents après avoir blessé son cousin Mohammed, âgé de 15 ans, d'une balle en caoutchouc tirée en pleine tête.

La scène a été filmée par la mère d'Ahed, elle-même emprisonnée depuis ce jour, et a tourné sur les réseaux sociaux, provoquant une vague de protestation face à la violence utilisée par le gouvernement israélien et son armée contre les enfants palestiniens. Cette vidéo montre que la jeune fille, désarmée face à deux soldats armés et portant un équipement de protection, ne représentait aucune menace réelle.

Rien ne justifie le maintien de la jeune fille en prison. Israël continue de bafouer impunément le droit international, et notamment la convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant qu'Israël a ratifiée.

Le cas d'Ahed est loin d'être isolé, 350 enfants palestiniens sont à ce jour incarcérés dans les geôles israéliennes.

Le PCF condamne une nouvelle fois les pratiques du gouvernement israélien et exige la libération d'Ahed Tamimi ainsi que de tous les enfants palestiniens.

Il exige également la libération de notre compatriote Salah Hamouri, en détention administrative depuis 162 jours.

Le gouvernement français doit exiger leur libération immédiate et agir au sein de l'Union européenne pour que des sanctions contre Israël soient enfin prises. L'accord d'association entre l'Union européenne et Israël doit être suspendu tant qu'il ne se conformera pas au droit international et qu'il n'appliquera pas les résolutions de l'ONU.

Le PCF condamne les pratiques du gouvernement israélien et exige la libération d'Ahed Tamimi et de tous les enfants palestiniens
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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 10:51
Les députés communistes mobilisés sur tous les fronts: aidants familiaux, lutte contre le temps partiel imposé, pour l'égalité professionnelle femmes-hommes, contre les marchands de sommeil et la fraude fiscale
Le 8 mars, les députés communistes présenteront une série de textes

vendredi 2 février 2018

Le groupe GDR à l’Assemblée nationale présentera, le 8 mars prochain, plusieurs textes :

- contre le travail partiel imposé ;
- pour l’égalité professionnelle ;
- une proposition de loi sur les aidants familiaux, soutenue par beaucoup d’associations ;
- une sur la lutte contre les marchands de sommeil, véritable plaie dans certaines de nos villes ;
- une autre encore sur la fraude fiscale.

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 10:49
Départs volontaires pour les fonctionnaires : Des mesures contre les agents, le statut, le service public
Départs volontaires pour les fonctionnaires : Des mesures contre les agents, le statut, le service public

vendredi 2 février 2018

Lors d’un Comité interministériel de la transformation publique qui s’est tenu le 1er février, le gouvernement a annoncé qu’il envisageait un plan de départs volontaires pour les fonctionnaires afin "d’accompagner la réforme de l’État".

Devant la presse, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a déclaré qu’il s’agit "d’imaginer avec les agents publics un plan de départs volontaires pour ceux qui souhaiteraient partir, en conséquence de la réforme de l’État".

Plusieurs syndicats dénoncent déjà une "attaque". Pour Jean-Marc Canon de la CGT : "nous avons affaire à un président de la République et à un gouvernement qui sont en train de s’attaquer frontalement à la fonction publique" pour "se conformer aux prévisions d’Emmanuel Macron de supprimer 120.000 emplois dans la fonction publique". (lire le communiqué)

De son côté Édouard Philippe a annoncé vouloir étendre "largement" le recours aux contractuels ne bénéficiant pas de l’emploi à vie, "notamment pour les métiers ne relevant pas d’une spécificité propre au service public". "On ne répare pas un pays, on ne vise pas haut, sans avoir conscience qu’il faut parfois bousculer et modifier ces équilibres", a expliqué le Premier ministre, pour qui il faut "adapter", "assouplir" le statut de la fonction publique.

La presse du jour en fait ses Unes et précise que "lors de son déplacement à Tunis Emmanuel Macron a défendu cette réforme en affirmant que cette modernisation inévitable allait garantir la "pérénité véritable" de la fonction publique. "Ce n’est pas la fin de la fonction publique"... "Bien sûr, nous garderons leur statut, mais il faut avoir une souplesse de gestion, car c’est une bonne manière d’avoir une gestion contemporaine". "Car, avec une organisation qui remonte à 1947, des éléments de bon sens de la gestion de la fonction publique ne sont plus appliqués à cause des rigidités. Il faut donc permettre à l’État de se "réorganiser plus vite comme le font les entreprises". "Sinon vous gérez tout par le statut, y compris l’impossibilité de bouger" a-t-il estimé.

 Le dossier de presse du premier ministre

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 10:30

 

José Fort a été correspondant de l’Humanité à la Havane et envoyé spécial sur le continent latino-américain. Il a couvert l’actualité de nombreux pays du monde, les sommets européens et les réunions G7. il a été aussi chef du service international et accrédité auprès du Parlement européen et auprès de la Présidence de la République. 

 

On vous le dit sur tous les tons. « Il faut s’adapter ». Macron le petit, Philippe 1er, le medef, en marche, les sociaux démocrates dits de gauche comme de droite et les républicains ne cessent de vous le dire : il faut réviser, réformer, transformer, harmoniser, ajuster, accommoder. Vous êtes priés de vous adapter afin de prendre en compte la modernisation, la globalisation et les marchés.

Dans un autre temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, la formule à la mode se résumait à «  Vive la crise, devenez des gagneurs». Les plus anciens se souviendront d’une célèbre émission de télévision animée par Yves Montand qui résumait bien la campagne lancée par le journal «  Libération » prônant en vrac la fin des idéologies, la futilité de l’Etat-providence, le culte de l’entreprise. Les Français, déjà à l’époque, étaient appelés à sacrifier Etat social et conquêtes syndicales sur l’autel de la rigueur.

Sarkozy et Hollande n’ont pas fait autre chose lors des deux derniers calamiteux quinquennats avec un même résultat : augmentation des profits des actionnaires et paupérisation du plus grand nombre. Sur le fond, rien de changé. Avec Macron, le discours se veut plus djeune pour le même objectif avec cette fois un maître mot : adaptation.

D’abord adapter son langage à l’anglais car «  France is back », la France est de retour dixit Macron à Davos devant un parterre de patrons de multinationales et de nantis aux anges, certains d’entre eux ayant été reçus royalement (et à nos frais) la veille à Versailles.  Le château désormais est reconverti en maison d’aisance pour les super riches de la planète. Mais au fait on nous invite à nous adapter à quoi ?

 

Adapter les impôts aux intérêts des plus riches.

Adapter la santé publique à la loi du marché en transformant les hôpitaux en entreprises visant le profit.

Adapter les transports en sacrifiant les lignes dites non lucratives et en revenant à l’autocar.

Adapter l’éducation nationale en mettant en place une énième réforme et en rognant sur le nombre de professeurs.

Adapter en simplifiant les licenciements  et en réduisant le rôle des prud’hommes.

Adapter avec l’extension du travail du dimanche et de nuit.

Adapter en liquidant progressivement l’inspection du travail.

Adapter en tapant sur les retraités.

Adapter en supprimant les départements.

 

S’adapter aimait dire le chanteur québécois Felix Leclerc, « c’est se plier quand il vente ».

 

J’ajoute qu’avec Macron, Philippe et toute la bande les malheurs ne viennent jamais seuls, ils sont comme les lâches, ils chargent en meute pour nous faire entrer dans un autre monde où il est plus facile d’entrer que d’en sortir. Comme au cimetière.

 

 

 

 

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 10:26

Jean Ortiz est un maître de conférences, syndicaliste et parfois homme politique. Il est d’abord spécialiste des littératures des Amériques et des littératures de langue espagnole, il est aussi journaliste, donnant des chroniques à L'Humanité, et à la revue altermondialiste Mémoire des luttes.

 

 

Il était une fois un monde à l’envers... « Bona annada » et que le soleil n’éteigne jamais nos colères ! D’abord la colère.

Plus les inégalités se creusent, plus s’opère la sélection « naturelle », plus c’est bon pour l’économie et la société. Plus je m’esbaudis devant Macron. Les « meilleurs » gagnent. Chacun a la place qu’il mérite, elle s’obtient de haute lutte, quitte à écraser les autres, les « maillons faibles ». Le libéralisme, comme son nom l’indique, est une société de liberté. Ceux qui ne deviennent pas milliardaires, c’est qu’ils ne le veulent vraiment pas, préférant glander, dealer, à bosser. Ainsi s’opère la sélection entre premiers et derniers de cordée. Par la théorie du dromadaire (la bosse).

 

Une société sans patrons richissimes, sans actionnaires repus s’apparente à un cimetière. Concurrence à tout berzingue et exploitation quasi coloniale sont les deux mamelles fécondes du modèle libéral. Le seul, l’unique.

 

Le communisme, c’est pour les insectes...

 

Selon l’OXFAM et l’OBSERVATOIRE DES INEGALITES, officines bolchéviques s’il en est, en France 10% des plus riches possèdent plus de la moitié des richesses. Alors que 50 %, les plus pauvres, se partagent 5% de la pizza aux patates. Entre 2004 et 2014 leur modèle capitaliste (pardon : « libéral ») a produit en France un million de pauvres en plus. Ces fainéants, ces assistés, préfèrent vivre des minimas sociaux que trimer pour le bien commun, pour un Smic copieux. La stimulante pauvreté, chacun le sait, est un état naturel des sociétés libres. On peut y échapper en devenant actionnaire. En 2017, à l’échelle de la planète, la fortune des milliardaires qui, c’est bien connu, suent la chemise, a grandi (explosé) de 762 milliards de dollars. Sept fois plus qu’il ne faudrait pour en finir avec l’extrême pauvreté disent les cocos et beaucoup d’autres illuminés. Assez de misérabilisme, de balivernes ! Cet état salutaire de sélection biologique oxygène tout le monde. Tout cela démontre que les inégalités relèvent d’un phénomène normal, bénéfique. Le marché, le forum économique de Davos, régulent la jungle. Pas d’intérêt général, pas d’État, pas de république, hors la loi du marché. Il renforce la démocratie et la volonté politique n’y fait rien ; le partage, les besoins, la dignité, est le hochet de vieux soixante-huitards poussiéreux, attardés, attachés à des utopies totalitaires, anachroniques. L’idée communiste, l’exigence de biens communs, Cohn-Bendit, « Le Monde », « Libé » et moult intellectuels, en sont revenus. Le dérèglement climatique n’a rien à voir avec les logiques capitalistes ; ce n’est qu’une trumperie. Les « pulsations de leur folie », comme disait Jaurès, ont pourtant de quoi réchauffer la planète.

 

Et nous ? Et nous ? Et nous ?

 

Il était une fois un monde à l’envers... « Bona annada » et que le soleil n’éteigne jamais nos colères ! D’abord la colère.

 

 

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 10:22

La revue The Lancet, prestigieuse et ancienne revue de médecine britannique, publie, dans une récente parution, une tribune, signée de son rédacteur en chef, Richard Horton, intitulée « Medicine and Marx » (vol. 390, 4 novembre 2017). L'auteur note que, malgré le discrédit du marxisme après la chute de l'Union soviétique, la pensée de Marx garde une réelle actualité. L'anniversaire de la naissance de Marx, qui sera fêté le 5 mai 2018, sera l'occasion de réévaluer ses apports. Les idées marxistes réinvestissent le débat politique, en particulier sur les questions de santé auxquelles le capitalisme et les marchés se montrent dans l'incapacité de répondre.

Privatisations, pouvoir des élites médicales, croyance euphorique dans les progrès techniques, capitalisme philanthropique, tendances néo-impérialistes de la politique sanitaire mondiale, maladies inventées par les laboratoires, exclusion et stigmatisation de populations sont autant de problèmes sur lesquels le marxisme peut apporter une analyse critique.

Le marxisme est aussi un appel à se battre pour des valeurs comme l'égalité sociale, la fin de l'exploitation et pour lutter contre la marchandisation de la santé. L'aggravation des inégalités à l'échelle de la planète donne une vraie actualité à ce débat. Comme l'a montré l'épidémiologiste anglais Richard Wilkinson, ce sont les inégalités sociales qui déterminent essentiellement les inégalités de santé. Pour Richard Horton, il n'est nul besoin d'être marxiste pour apprécier ce que la médecine a encore à apprendre de Marx.

Il rappelle aussi que les préoccupations pour la santé publique sont contemporaines de la naissance du marxisme avec le livre d'Engels La Condition de la classe ouvrière en Angleterre. Marx fera souvent référence à ce travail de son ami.

Dans le livre 1 du Capital, en particulier dans le chapitre sur la journée de travail, Marx dénonce de manière très vive les conséquences des violences de l'exploitation sur la santé des ouvriers. La question du travail des enfants est l'exemple le plus significatif de ces violences. Il y a chez Marx un réel intérêt autant pour les questions de santé que pour la protection de l'enfance. Le philosophe allemand cite de multiples témoignages de médecins qui dénoncent, dans leurs rapports, l'état sanitaire des ouvriers et l'exploitation de jeunes enfants. Selon le docteur anglais Arledge, par exemple, les potiers ont « une taille rabougrie, sont anémiques et sujets à la dyspepsie, au dérangement du foie, des reins, et aux rhumatismes ». Il y aurait même un asthme et une phtisie (tuberculose) des potiers (Éditions sociales, 1973).

Dans des fabriques d'allumettes chimiques, ce sont des enfants parfois de 5 ou 6 ans qui travaillent dans des atmosphères saturées de phosphore. C'est l'enfer de Dante dit Marx. Le médecin en chef de l'hôpital de Worcester écrit que « contrairement aux assertions intéressées de quelques patrons, je déclare et je certifie que la santé des enfants en souffre beaucoup ». Ceci n'empêche pas ceux que Marx appelle ironiquement « les amis du commerce » de justifier le travail des enfants, parfois même au nom de la moralité et de l'éducation.

Marx souligne : « Le capital usurpe le temps qu'exigent la croissance, le développement et l'entretien du corps en bonne santé... Il vole le temps qui devrait être employé à respirer l'air libre et à jouir de la lumière du soleil. »

« L'anthropologie capitaliste, écrit encore Marx, décréta que l'enfance ne devait durer que jusqu'à dix ans, tout au plus onze ans. » Au XXIe siècle, c'est l'âge de la retraite que décrète « l'anthropologie capitaliste ».

Marx aimait à donner au capital l'image du vampire. « Le capital est du travail mort, qui semblable au vampire ne s'anime qu'en suçant le travail vivant. »

La santé, c'est le sang de la force de travail dont se nourrit le capital. Mais si la santé des travailleurs est la source ultime de la richesse, le capitaliste n'a pas pour autant besoin de la préserver. Il compte sur « l'armée industrielle de réserve » qui fournira toujours de la main-d’œuvre, grâce à la surpopulation ouvrière hier ou au chômage aujourd'hui.

Le droit à la santé a toujours été une conquête de la classe ouvrière sur le capital.

Il est plus que jamais nécessaire de rappeler que la Sécurité sociale est financée par cette part du salaire arrachée au capital pour garantir la santé du travailleur à long terme et pas seulement pour sa santé immédiatement utile à la production. Il ne faut donc pas s'étonner que cette part différée du salaire qui permet de « respirer l'air libre et de jouir de la lumière du soleil » soit rebaptisée « charge sociale » et accusée d'augmenter outrageusement le « coût du travail », provoquant l'hystérie des « amis du commerce ». Pour ces derniers, leur profit sera toujours plus précieux que la santé des hommes.

La richesse que recèle la force de travail ne s'explique ni par la physiologie ni par un principe vital mystérieux dont la médecine aurait le secret, elle réside dans les rapports sociaux.

La médecine, de son côté, a beaucoup de profit à tirer de la prise en compte de l'homme social dans ce qui détermine la santé.

 

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 07:18
Brest: une centaine de manifestants contre la sélection à l'Université ce 1er février (Ouest-France, 2 février)

Ce jeudi midi, place de la Liberté, à Brest, à l’appel d’une intersyndicale, une centaine d’enseignants, étudiants et lycéens ont manifesté contre les réformes en cours. Et notamment la plateforme Parcoursup, qui a succédé au controversé Admission Post-Bac, pour s’inscrire dans l’enseignement supérieur.

À l’appel des syndicats Snes-FSU, CGT, FO et Sud, un rassemblement départemental a été organisé ce jeudi midi, place de la Liberté, à Brest. Au début, il n’y a qu’une cinquantaine de personnes, des militants et des enseignants. Puis, des étudiants et quelques lycéens ont rejoint le mouvement.

Indji, 18 ans, et Julie, 20 ans, sont étudiantes en licence d’histoire à l’UBO. "On vient d’un bac professionnel. À l’origine, nous voulions poursuivre en BTS mais il n’y avait plus de places dans la formation de notre choix. On a trouvé un place en faculté d’histoire et nous en sommes très heureuses. Au moins, on continue à avancer ! Tout le monde doit continuer à pouvoir étudier à l’université ", expliquent les deux femmes qui protestent contre les nouveaux « attendus », ces compétences exigées par les facultés et qui leur permettraient de sélectionner leurs étudiants.

Du côté des lycéens, on proteste notamment contre le pouvoir donné aux conseils de classe, qui peuvent désormais émettre des avis favorables ou défavorables aux vœux émis par les élèves. «  Je suis en bac technologique. Mais je veux poursuivre en fac d’histoire. Avec Parcoursup, je n’aurai aucune chance ! », assure Romain, élève à Jules-Lesven.

 

Les lycéens protestent aussi contre la réforme annoncée du baccalauréat, qui favoriserait les « établissements riches au détriment des pauvres ».

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 08:37
Rapport de la fondation Abbé Pierre: Macron aggrave le mal-logement, il y a urgence à changer de logique (Ian Brossat, PCF)
Macron aggrave le mal-logement, il y a urgence à changer de logique

mercredi 31 janvier 2018

Communiqué de Ian Brossat

"Le 23e rapport de la Fondation Abbé Pierre rendu public aujourd’hui le montre : la France est frappée de plein fouet par le mal-logement, qui touche 4 millions de personnes. La Fondation souligne la responsabilité d’Emmanuel Macron et de son gouvernement dans cette situation catastrophique. En effet, depuis 6 mois, le Gouvernement a multiplié les mesures et les annonces visant à affaiblir considérablement le secteur du logement social et de l’hébergement.

Coupes aveugles dans les APL à hauteur de 3,2 milliards d’euros en 2020, ponction massive sur le secteur Hlm, annonces d’un possible plan de privatisation des offices HLM, répression inhumaine contre les personnes migrantes avec les circulaires Collomb… Cela s’ajoute à la décision de justice ayant suspendu l’encadrement des loyers à Paris. L’ensemble de ces régressions créé un climat particulièrement néfaste pour le logement : de fait, la production de logement social en 2017 en Île-de-France a d’ores et déjà reculé de 17% par rapport à 2016.

Face à cette situation, le PCF refuse tout fatalisme et avance des propositions pour s’attaquer aux racines du mal. Pour contrer la pénurie de logements, la gentrification des centres urbains et l’inflation délirante d’un marché immobilier devenu fou, il faut renverser la logique libérale. Le logement n’est pas une marchandise, il doit faire l’objet d’un effort budgétaire prioritaire de l’Etat et des collectivités territoriales.

- Construire 200 000 logements sociaux par an et renforcer la loi SRU

- Augmenter les taxes sur les logements vacants et les résidences secondaires dans les zones en déficit de logements

- Permettre que tout immeuble vide depuis 3 ans soit réquisitionné sans indemnité pour accueillir des sans-abris et des familles en difficulté

- Renforcer l’encadrement des loyers avec l’objectif que la proportion du loyer et des charges dans le budget des familles ne dépasse pas 20 % de leurs revenus

- Supprimer la caution dans le parc privé

- Augmenter les taxes sur les logements vacants et les résidences secondaires dans les zones en déficit de logements

- Sanctionner les plateformes de location de courte durée type Airbnb ne respectant pas la loi et pratiquant l’évitement fiscal."

Ian Brossat, Réponsable de la commission Logement au PCF,
Paris, le 30 janvier 2018.

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 06:27
Mobilisé·e·s le 1er Février contre la sélection à l’université et pour la liberté d’étudier (texte unitaire)

Suite au vote de la loi réformant l’accès à l’université votée en décembre à l’assemblée, le mois de janvier est celui de la mise en place de la sélection dans les universités via la nouvelle plateforme « Parcoursup ».

Afin de trier les dossiers des lycéen∙ne∙s, chaque université se fondera sur des attendus nationaux, déclinés en attendus locaux. Pour des milliers de jeunes, ces attendus auront pour effet de les décourager de poursuivre des études, de leur bloquer la possibilité d’accéder à la filière de leur choix, voire de l’université tout court.

En effet, l’augmentation du nombre de bachelier, combinée à la restriction du nombre de places disponibles dans les universités, vont à terme transformer la majorité des filières ouvertes, en filières « en tension », donc rendues sélectives par la loi.

Par ailleurs, la complexe procédure d’admission, parce qu’elle limite les bachelièr∙e∙s à 10 vœux non hiérarchisés, risque de maintenir la plupart des jeunes sur liste d’attente jusqu’à la dernière phase de la procédure.

Pour tous les jeunes sans affectation à l’issue de la procédure, leur seule option sera de faire appel au rectorat, qui leur proposera une unique affectation dans une filière où demeurent des places vacantes, sans garantie que cette affectation soit en cohérence avec leur projet pédagogique et professionnel. Les jeunes n’auront que 24 heures pour répondre à cette proposition, sans quoi perdront toute chance d’accéder à l’enseignement supérieur.

Par ailleurs, le gouvernement souhaite, dans le cadre de cette réforme, remettre en cause l’arrêté licence, texte qui cadre nationalement les droits étudiants du cycle licence, sorte de code du travail et étudiant-e-s. En remettant en cause des protections fondamentales telles que les rattrapages ou encore la compensation entre les matières, et en souhaitant individualiser à outrance les parcours, c’est notre droit à la réussite qui est menacé.

Les étudiant·e·s devront signer un contrat de réussite avec leur établissement, et s’ils n’en respectent pas les termes, leurs bourses pourraient se voir supprimées. Alors que les mauvaises conditions d’études à l’université et la précarité financière sont les premiers facteurs d’échec dans l’enseignement supérieur, le gouvernement se trompe lorsqu’il estime que retirer les bourses des étudiant-e-s en difficulté, c’est-à-dire les sanctionner, les incitera à réussir, cela ne fera au contraire qu’augmenter un taux d’échec d’ors et déjà très élevé en licence.

Le gouvernement souhaite mettre en place une cotisation de 90 euros par étudiant∙e∙s, visant à financer les services de médecine préventive, de vie étudiante, culturels et sportifs des universités. La mise en place de cette cotisation fait un peu plus reposer le financement du service public de l’enseignement supérieur, en grande difficulté du fait du désengagement de l’Etat, sur les épaules de ses usagers. Les contours de sa répartition ne sont par ailleurs toujours pas clairs, ne permettant pas d’avoir de certitude sur ses objectifs et son efficacité réelle.

Cette réforme de l’accès à l’enseignement supérieur se combinera avec la réforme du baccalauréat, qui risque d’entériner la fin du bac comme diplôme national. En mettant en place une modularisation des enseignements secondaires sans cadrage national, qui aggravera les inégalités territoriales entre lycées, il sera créé, de fait, une concurrence entre établissements. Cette concurrence sera d’autant plus grave qu’elle sera prise en compte dans les procédure d’admission à l’université, par l’étude des dossiers des candidat·e·s.

Alors que depuis son élection le président et son gouvernement font sans cesse le choix de politiques qui favorisent les plus riches et les puissants à l’image de la suppression de l’ISF, ici, ce sont une nouvelle fois les classes populaires qui sont visées. Cette sélection va toucher prioritairement les lycéens issus des quartiers les plus populaires et les plus en difficulté. Elle laissera sur le carreau des milliers de lycéens qui se retrouveront sans diplôme et sans avenir.

Alors que les jeunes ont déjà exprimé leur opposition à l’annonce du plan étudiant depuis plusieurs mois, nos organisations réitèrent leur refus de voir s’instaurer la sélection à l’entrée de l’université, nous réclamons le retrait du plan Vidal. Nous exigeons aussi l’abandon des projets de remise en cause des droits fondamentaux des étudiants, ainsi que la mise en place d’une réforme du bac qui engendrera de profondes inégalités territoriales et sociales.

Il est grand temps d’agir pour qu’un vrai service public de l’information et de l’orientation voit le jour et que des moyens soient injectés afin de permettre à chacune et chacun de maîtriser et de choisir son parcours de vie.

Nos organisations ont déjà formulées de nombreuses propositions alternatives et nous continuerons à les porter de toutes nos forces face à ces projets qui menacent notre avenir.

Nos organisations appellent les jeunes à se mobiliser le jeudi 1er février 2018, à se réunir, dès maintenant pour débattre des réformes, à se mobiliser sous toutes les formes décidées collectivement (grèves, blocages, manifestations, rassemblements, etc), pour alerter sur les dangers des réformes en cours.

Nous réclamons le droit pour toutes et tous (lycéen·ne·s, étudiant·e·s, salarié·e·s). de faire grève, et nous nous prononçons d’ores et déjà contre toute sanction, administrative ou policière, contre celles et ceux qui tenteront d’exercer ce droit légitime.

Une nouvelle réunion réunissant nos organisations se tiendra à la suite du 1er février pour proposer des suites à cette journée de mobilisation.

Signataires :

Unef – UNL – Solidaires étudiant·e·s – FiDL- Mouvement Jeunes Communistes de France – Ensemble Jeunes – Jeunes Ecologistes – Jeunes Insoumis – Jeunes Générations – MJS – Réseau jeune du PG – Union des étudiants Communistes – NPA Jeunes- JOC – MRJC – LMDE 

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 06:26
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

Ce n'est pas un scoop. Avec 1.400 logements vacants sur la ville, la situation immobilière n'est pas très reluisante à Morlaix. Hier, en conseil municipal, l'opposition a réclamé la mise en place d'un plan de reconquête. « Même si ce n'est pas suffisant, les transactions sont en hausse », a tempéré la majorité. 

Avant la fameuse annonce du legs d'un million d'euros en toute fin de séance (lire en page 10), deux questions orales ont animé la première réunion de l'année du conseil municipal, hier soir. Notamment celle concernant les logements vacants sur la ville. « L'Insee en a comptabilisé 1.400, soit 15 % », a indiqué Jean-Paul Vermot, en comparant les chiffres morlaisiens aux autres cités voisines.

« Seule Guingamp fait pire »


« La moyenne bretonne est deux fois moins élevée, à 7,4 %, tout comme celle du Finistère qui s'élève à 7,9 %. Beaucoup de villes moyennes souffrent. Mais en Bretagne, seule Guingamp affiche un résultat supérieur au nôtre avec 16,9 %. Lannion est à 8,2 %, Quimperlé 9 %, Concarneau et Douarnenez 9,8 %, Carhaix 12,3 % », a énuméré le conseiller d'opposition. « Nous sommes face à un problème qui s'aggrave. Car en 2009, ce taux n'atteignait que 12 %. Ces chiffres corroborent ceux de la population qui est en baisse », a poursuivi l'élu socialiste, en pointant « une vacance spécifique en centre-ville avec 500 logements vacants de la place Charles-de Gaulle au quartier Saint-Matthieu ».

 

 « Allez-vous mettre en place un plan de reconquête de la ville et de lutte contre la vacance en réunissant tous les partenaires concernés ? » a terminé Jean-Paul Vermot.

« La spécificité patrimoniale »


« Cette vacance, on la constate », a commencé par lui répondre Marlène Tilly. « La spécificité patrimoniale de la ville explique en partie cette situation », a poursuivi l'adjointe chargée de l'habitat, en précisant que depuis trois ans, les déclarations d'intention d'aliéner (DIA) augmentent. « Avec 338 demandes en 2017, ces transactions immobilières sont en hausse par rapport à 2016 (264) », a ajouté l'élue, pour qui « c'est encourageant, mais pas suffisant ». « Attirer des gens passe par la redynamisation », a encore souligné Marlène Tilly, en évoquant le musée et la future médiathèque. Mais aussi le secteur sauvegardé qui doit permettre de bonifier la réhabilitation des logements. « L'habitat est une compétence de Morlaix communauté », a terminé l'adjointe au maire, comme pour signifier que c'est aussi (et surtout ?) par l'intercommunalité que devra passer la reconquête des logements sur la ville centre.

 

Migrants. Une question sans réponse précise

Quelle place la ville de Morlaix va (ou peut) prendre dans la démarche de création d'un nouveau centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) en lien avec Morlaix communauté ? C'est la question que Jean-Pierre Cloarec a posée à la majorité en fin de conseil. « En raison de la fermeture programmée du centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Pleyber-Christ, le secteur géographique de Morlaix va constituer une zone blanche dans le Finistère car le Cada de Carantec n'existe plus », a-t-il précisé.

 

Limité à 30 places à Pleyber

 

L'élu d'opposition a alors informé qu'une rencontre a eu lieu récemment entre le préfet du département et les élus de Pleyber-Christ pour envisager un Cada de 50 à 60 places, éventuellement éclaté sur deux communes. Selon Jean-Pierre Cloarec, « il y aurait une limitation à 30 places à Pleyber et Morlaix communauté s'est engagé à rechercher un site complémentaire ». « La ville de Morlaix accueille régulièrement des jeunes migrants et des mineurs étrangers au foyer des jeunes travailleurs », a expliqué Marie Simon-Gallouédec, en soulignant que les services travaillent avec le 115 et les associations qui gèrent les réfugiés, comme Coallia et Odyssée qui dépend de la fondation Massé-Trévidy. « Donc, c'est un refus poli, c'est ça ? », lui a demandé l'élu d'opposition Ismaël Dupont, estimant que l'adjointe chargée des affaires sociales n'avait pas répondu précisément à la question.

 

« Facile de s'agiter »


« Il est très facile de s'agiter et beaucoup plus simple d'insulter », a rétorqué Agnès Le Brun, référence aux propos violents des utopistes en action, fin décembre, lors du conseil communautaire. « Morlaix n'est pas intolérante », a poursuivi le maire, en illustrant son propos par « l'accueil de familles, ou encore ce jeune apprenti, mineur isolé, qui travaille à la ville ». « Vous ne savez pas à quel point le CCAS est réactif pour gérer ces situations d'urgence », a complété Agnès Le Brun, en rendant hommage à son adjointe chargée du social. « Elle est mobilisée sur le sujet, comme ce fut encore le cas par exemple le 31 décembre. Ça, c'est la réalité, contrairement à ce qu'en disent les ignorants ou ceux qui font semblant d'ignorer ».
14 millions d'euros pour le musée
Comme cela avait déjà été annoncé lors du conseil municipal précédant Noël, la réhabilitation du musée des Jacobins coûtera finalement 14 millions d'euros. « Soit une hausse de 548.000 € par rapport à l'enveloppe prévue en 2016, ce qui représente une augmentation relativement faible », a estimé Agnès Le Brun, en parlant d'un « tableau de financement cohérent » et en se félicitant que « tous les financeurs soient autour de la table ». « Il faudra être vigilant sur le reste de l'enveloppe, des dérapages peuvent être rapides », a alerté, de son côté, Jean-Paul Vermot. « C'est l'investissement majeur de la mandature. C'est votre choix. Il est légitime. Mais tous ces financements-là (7,7 M€ sont à la charge de la ville), on ne les retrouvera pas ailleurs », a conclu l'élu PS.


 

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