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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 18:31
Lauren Ashcraft :  Trump, un président suprémaciste blanc qui manipule les masses (L'Humanité, 8 janvier 2021)
Lauren Ashcraft : « Un président suprémaciste blanc qui manipule les masses »
Vendredi 8 Janvier 2021 - L'Humanité

La militante socialiste états-unienne Lauren Ashcraft dénonce un déni de mémoire historique rendant possibles des événements tels que l’incursion dans le parlement, mercredi 6 janvier, à Washington. Entretien.

Quels sont vos sentiments sur ce qui s’est passé au Capitole ?

Lauren Ashcraft Malheureusement, voir des terroristes d’extrême droite prendre d’assaut le Capitole, mercredi, ne m’a pas surprise. Mais cela m’a fait peur.

Selon vous, le « trumpisme » et ses méthodes populistes d’extrême droite vont-ils survivre une fois que Trump aura quitté le pouvoir ?

Lauren Ashcraft Je pense malheureusement que le trumpisme est un symptôme de quelque chose de terriblement ancré dans notre culture et ce depuis la naissance des États-Unis. Si vous pensez à la façon dont nos terres ont été volées aux peuples indigènes, dont notre économie a été construite sur le dos de personnes réduites en esclavage, dont nos parents se souviennent des écoles ségréguées en fonction de la couleur de la peau et dont notre système éducatif a été gravement sous-financé, nous avons eu la recette parfaite pour qu’un président suprémaciste blanc manipule les masses.

Pensez-vous que la démocratie américaine est malade ?

Lauren Ashcraft Notre démocratie n’est pas seulement malade. La version idéalisée de la manière dont nous pensons que notre « démocratie » fonctionne n’a jamais existé. Les entreprises financent la plupart de nos dirigeants fédéraux et ce sont elles qui dictent leurs programmes et leurs agendas. Mélangez cela à une éducation propagandiste et des millions d’Américains pensent qu’il est normal de renoncer à un traitement médical parce qu’ils ne sont pas assurés. Parce que notre système de santé est construit pour le profit.

 

Selon vous, que doit faire le camp progressiste face à une extrême droite qui a recours à l’action extralégale ?

Lauren Ashcraft Tous ceux qui nous regardent devraient avoir peur et décider ensemble que la violence et la suprématie blanche ne sont pas la solution. Progresser en tant que nation nous demande de comprendre que nous, Américains de la classe ouvrière, avons plus en commun que le contraire. Ensemble, nous devrions évincer les dirigeants qui tirent profit de nos souffrances. Nous avons vu des candidats incroyablement populaires se faire élire récemment. Cela s’est produit grâce à une organisation et à un travail acharné, et cela peut continuer à se produire ! Je sais qu’il peut y avoir beaucoup de luttes intestines et de désaccords sur la manière dont nous allons apporter le changement dont nous avons besoin. La chose la plus importante à faire est de rester unis contre le fascisme. Nous sommes dans le même bateau et nous devons nous organiser et continuer à rassembler le plus de personnes possible afin qu’elles se tiennent à nos côtés pour gagner.

Lauren Ashcraft :  Trump, un président suprémaciste blanc qui manipule les masses (L'Humanité, 8 janvier 2021)
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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 17:40
Israël : l’insupportable apartheid sanitaire - Signez la pétition pour l'accès à la vaccination des Palestiniens
Israël : l’insupportable apartheid sanitaire

https://www.france-palestine.org/Israel-l-insupportable-apartheid-sanitaire

Depuis des jours Israël est présenté comme un modèle en matière de taux de vaccination de sa population contre le Covid-19. À de rares exceptions près, la réalité de cette politique de vaccination n’est pas détaillée. De plus, le statut de « puissance occupante » de cet État n’est que très rarement abordé.

On ne peut pourtant pas ignorer qu’Israël est depuis 1967 selon le droit international une puissance occupante, et doit par conséquent remplir les obligations définies par la quatrième Convention de Genève.

Comme le rappelle un appel initié par des organisations palestiniennes et israéliennes auquel l’AFPS s’est associée, « l’article 56 de la quatrième Convention de Genève prévoit expressément que l’occupant a le devoir de veiller à la santé publique dans le territoire occupé, "notamment en adoptant et en appliquant les mesures prophylactiques et préventives nécessaires pour combattre la propagation des maladies contagieuses et des épidémies". Ce devoir comprend le soutien à l’achat et à la distribution de vaccins à la population palestinienne sous son contrôle. »

Le comportement d’Israël a été fortement dénoncé l’année dernière quand, puissance occupante, elle a détruit des centres de santé mis en œuvre par des Palestiniens à Jérusalem ou à Hébron, quand elle arrêtait des volontaires qui désinfectaient les rues de Jérusalem-Est, quand elle laissait les prisonniers politiques palestiniens dans une situation sanitaire qui empêchait tout geste barrière et toute protection contre l’épidémie.

Des déclarations du ministre israélien de la sécurité publique, Amir Ohana, le 24 décembre 2020, qui donnaient instruction aux services compétents de ne pas vacciner les « prisonniers de sécurité », visaient de fait les prisonniers politiques palestiniens. Elles contredisaient les règles de priorité dans l’ordre de vaccination qui incluent en particulier les personnes âgées de plus de 60 ans. Les mauvaises conditions de santé de ces prisonniers auraient dû en faire des personnes à vacciner prioritairement. À ce jour, malgré les protestations engendrées suite à ces déclarations révoltantes et un léger embarras des autorités israéliennes, les prisonniers politiques palestiniens n’ont reçu aucune vaccination.

À Jérusalem-Est, territoire palestinien occupé et annexé illégalement par Israël, trois centres de vaccination ont été ouverts et les Palestiniens titulaires d’un permis de résidence peuvent s’y rendre. Cependant plusieurs centaines de milliers de Palestiniens de Jérusalem vivent reclus de l’autre côté du mur de séparation érigé par Israël. Ces quartiers ne bénéficient d’aucun service public et leurs habitants sont de facto dans l’impossibilité de recevoir le vaccin.

Dans le même temps, en territoire palestinien occupé, les colons qui vivent illégalement sur les terres volées aux Palestiniens bénéficient de la campagne de vaccination israélienne.

En ce qui concerne la Cisjordanie et la Bande de Gaza, territoires également occupés, rien : aucune campagne de vaccination n’est engagée et une hypothétique campagne de vaccination est tributaire de l’aide internationale dans un avenir indéterminé. Le droit international – et dans le cas présent la quatrième convention de Genève – est comme à l’accoutumée totalement ignoré et bafoué par Israël.

L’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza ont mis l’économie et le système de santé palestiniens à genoux. Les Palestiniens se trouvent livrés à eux-mêmes et privés de la protection de la vaccination. Cette situation est absolument inacceptable.

Israël se doit d’apporter les fournitures et services nécessaires aux Palestiniens vivant sous occupation militaire. Cela ne doit plus être différé. Cette obligation doit lui être rappelée avec la plus grande fermeté. C’est ce que l’AFPS, aux côtés des ONG palestiniennes, demande instamment aux autorités françaises et européennes de faire.

Le Bureau national de l'Association France Palestine Solidarité
6 janvier 2021

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 13:53

Donald Trump a donc fait hier ce qu'il avait menacé de faire tout au long de la campagne électorale présidentielle américaine : lancer à l'assaut des institutions américaines, et dans les rues du pays, ses troupes fanatisées et assoiffées de violence pour plonger le pays dans la tourmente. S'attaquer à un Parlement relève d'une atteinte grave à la démocratie, même quand celle-ci est affaiblie par la domination de puissances financières.

 

 

Trump qui dit incarner "le parti de la loi et de l'ordre" se révèle chaque jour un peu plus, s'il est encore possible, tel qu'en lui-même : dictatorial et ardent militant de la haine et de l'obscurantisme.
Donald Trump a appliqué à son propre pays ses méthodes de milices fascistes et de gangster qu'il avait jusqu'ici réservées aux pays et peuples dont il nie les souverainetés nationales.

A coup de mensonges éhontés et de manipulations, il a non seulement mobilisé 70 millions d'électeurs au cours du scrutin de novembre dernier mais réveillé les réseaux néofascistes de son pays et du monde.

 

Ces faits sont d'une grande gravité, pour le peuple étasunien mais aussi bien au-delà, alors que les mouvements les plus réactionnaires et néo-fascistes à travers la planète s'appuient sur les méthodes et les théories politiques de Trump pour nourrir et légitimer leurs actions dans de nombreux pays.


L'heure est donc à soutenir et travailler avec les forces progressistes étasuniennes, qui ont largement contribué à écarter Trump de la Maison blanche et qui seront les plus déterminées à obtenir de véritables changements politiques aux Etats-Unis.


Le PCF exprime ainsi sa plus totale solidarité avec les forces de gauche et progressistes américaines, dont le Parti communiste des Etats-Unis (CP-USA), les militant-e-s DSA au sein du Parti démocrate, les syndicalistes, l'ensemble du mouvement #blacklivesmatter.


Avec elles, il entend faire grandir ce mouvement international en faveur de la libération des peuples de tous les impérialismes, de l'émancipation des individus, de la justice sociale, de l'égalité et de la démocratie, partout à travers le monde.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, députée du Nord,

 

 

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 20:00
L'Humanité, 30 décembre 2020

L'Humanité, 30 décembre 2020

Arya Rajendran, 21 ans, marxiste et maire d’une ville de 750 000 habitants
Mercredi 30 Décembre 2020 - L'Humanité

Cette étudiante en mathématiques prend les rênes de la capitale de l’État du Kérala, Thiruvananthapuram. Soit la plus jeune maire au monde d’une ville de cette importance.

Il y a décidément quelque chose de frondeur chez les femmes kéralaises. Dans une société extrêmement politisée, qui enregistre les meilleurs taux d’alphabétisation de toute l’Inde, c’est une étudiante en mathématiques de 21 ans qui prend les rênes de la capitale de l’État, Thiruvananthapuram. Soit la plus jeune maire au monde d’une ville de cette importance. Désignée lundi par le conseil municipal à la tête de la ville de 750 000 habitants, Arya Rajendran a de qui tenir. Son père, électricien, et sa mère, employée d’une société d’assurances publique, militent tous deux au Parti communiste d’Inde (marxiste). « Mon père a toujours dit sa fierté d’appartenir à la classe ouvrière. C’est pourquoi je suis devenue membre de ce mouvement qui représente les ouvriers, les paysans et les gens ordinaires (…) sans parti pris de caste ou de religion », dit-elle dans un coup bien senti contre la politique suprémaciste hindoue du premier ministre Narendra Modi. Présidente du Balasangam (Jeunes communistes) du ­Kerala, elle milite également à la Fédération des étudiants de l’Inde et assure vouloir poursuivre ses études malgré ses responsabilités. L’axe principal de sa campagne fut celui de l’hygiène et de l’accès aux soins : « Même pendant le Covid-19, les gens avaient peur de se rendre à l’hôpital. Je veux offrir de meilleurs soins pour tous. Et je pense que ma candidature est un signe d’espoir pour tous les jeunes Indiens. » Et pour que, dans une Inde en chemin vers le fascisme, le mantra de « plus grande démocratie du monde » relève d’une réalité effective.

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 16:37
Accord de Brexit: les paradis fiscaux ont de beaux jours devant eux ! (Fabien Roussel - PCF)
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Accord de Brexit: les paradis fiscaux ont de beaux jours devant eux ! (Fabien Roussel - PCF)
 
Alors que la pêche a occupé une grande partie des négociations pour trouver un accord de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, bizarrement, la finance a été ignorée. Le projet des financiers anglo saxon d'avoir un super paradis fiscal aux portes de l'Union européenne demeure !
 
Dés l'accord signé, Boris Johnson a meme annoncé dans un quotidien anglais son intention de multiplier les ports francs, à taxation ultra légère pour concurrencer les ports européens !
Il faut dire que depuis plusieurs années La City et plusieurs capitales européennes se livrent une concurrence sans merci pour attirer les capitaux en proposant les meilleurs schémas d'optimisation fiscale.
A ce jeu, La City était déjà très bien placée: elle est la première place financière mondiale sur le marché des capitaux. 7000 milliards de dollars y sont échangés chaque jour ! Et la place londonienne réalise 60% de toutes les opérations liées aux marchés européens des capitaux.
 
Mais c'est surtout un paradis fiscal bien connu des fonds d'investissements et de toutes les grandes multinationales qui y délocalisent leurs bénéfices, afin d'éviter de payer les impôts là où ils sont installés.
 
La City sert en effet de passerelle pour transférer ces bénéfices dans les îles britanniques telles que les Caïmans ou encore Jersey, située à quelques encablures des côtes françaises. Ces juridictions britanniques sont des paradis fiscaux notoirement connus. Les Îles Britanniques accueillent 6000 milliards d'actifs en leur proposant un taux d'imposition moyen sur les bénéfices à 1,73%.
 
Avec ou sans accord, le Brexit a ouvert une guerre entre paradis fiscaux, entre la City et les pays de l'Union à taux d'imposition quasi nul tel que le Luxembourg, l'Irlande ou les Pays Bas.
Et plus rien ni personne n'empêchera maintenant La City d'adopter ses propres règles fiscales, même si les milieux financiers doivent pour cela ouvrir une succursale au sein de l'Union européenne .
Dans cette guerre, les grands perdants seront les peuples : la fraude et l'optimisation fiscales coûtent 80 à 100 milliards d'euros au budget de la France, tous les ans et près de 1000 milliards d'euros aux pays de l'Union européenne. A l'heure de la lutte contre la pandémie, cette guerre au « moins disant fiscale » est indécente, scandaleuse. Elle
devrait susciter l'indignation générale.
 
Sur les 1500 pages de l'accord de Brexit, il aurait pu y avoir quelques propositions pour attraper des gros poissons de la finance qui privent les pays de l'Union européenne de plusieurs centaines de milliards d'euros d'impôts par an.
 
Il est urgent d'établir des règles fiscales identiques dans tous les pays de l'Union européenne et de mettre des filets de sécurité à la circulation des bénéfices réalisés dans nos pays. L'imposition à la source des bénéfices de ces multinationales reste à ce jour la meilleure solution, comme nous l'avons formulée dans une Proposition de loi déposée en 2019. Une occasion de régler ces pratiques malhonnêtes vient d'être manquée dans les négociations autour du Brexit. L'exigence des peuples pour une vraie justice fiscale en Europe n'a pourtant jamais été aussi forte.
 
L'argent existe et il coule même à flots pour une minorité qui fait tout pour échapper aux impôts. Ayons le courage de s'attaquer à ce fléau. C'est comme cela que nous pourrons répondre aux besoins humains, financer nos services publics et relever le défi écologique.
 
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,
 
Paris, le 28 décembre 2020.
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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 09:19
Accord UE-Royaume Uni : un Brexit pour le business, pas pour les travailleurs, ni pour les peuples
 
Après deux élections législatives, trois crises gouvernementales en Grande-Bretagne et 4 ans et demi de tractations laborieuses et souvent opaques, la volonté majoritaire et souveraine du peuple britannique à quitter l'UE qui s'est exprimée en juin 2016 sera donc effective le 31 décembre prochain, date de la fin de la période de transition.
 
L'accord qui vient d'être annoncé évite une sortie sèche du Royaume-Uni de l'espace communautaire, ce qui aurait signifié une crise majeure, entre autres, pour la pêche et pour les accords de paix en Irlande. 
Mais ce même accord scelle un Brexit négocié entre les conservateurs anglais et les bourgeoisies européennes pour le plus grand bénéfice du libre-échange et du capital. Les faibles normes sociales et environnementales européennes, qui sont déjà trop élevées pour la bourgeoisie britannique, ne pèsent que peu de choses face aux dispositions de ce qui n'est ni plus, ni moins qu'un accord de libre-échange gigantesque entre la 6e puissance économique mondiale, qui a déjà signé de tels accords avec des états tiers et s'apprête à en signer d'autres, et l'Union Européenne, qui tout au long des
négociations a placé le maintien des règles du marché intérieur communautaire au-dessus de toute autre considération. D'après les éléments révélés ce matin par la presse britannique, le dispositif « d'équivalence » entre les règles européennes et britanniques est réduit à sa portion congrue et les règles qui vont dans ce sens sont soumises à un arbitrage « indépendant ». Il n'y a rien dans l'accord pour empêcher la transformation de la City en véritable paradis fiscal. 
 
Tout cela va avoir des conséquences graves à la fois pour les travailleurs et les peuples européens d'une part et pour les peuples du Royaume-Uni d'autre part, qu'ils aient ou non voté pour le Brexit, et qui sont frappés par une explosion de la pauvreté du fait des politiques austéritaires des gouvernements successifs. Il ne s'agit donc pas d'un « compromis », mais d'un accord entre les conservateurs britanniques en pleine dérive droitière et les classes dirigeantes européennes.
 
Cet accord a aussi des impacts négatifs pour les activités de pêche et cela touche notamment les régions de Bretagne, Normandie et Hauts-de-France. Le gouvernement français doit prendre toutes les mesures qui s'imposent pour que les pêcheurs ne paient pas le prix du Brexit. 
 
Le PCF réaffirme sa solidarité avec les forces de gauche politiques et syndicales britanniques qui luttent contre les nouvelles régressions sociales, environnementales et démocratiques que les conservateurs britanniques cherchent à imposer. Il réitère également au Sinn Féin irlandais qu'il se tient à ses côtés pour la défense des droits
nationaux du peuple irlandais et de l'intégralité des dispositions de l'Accord de paix de 1998.
 
Le Brexit marque la faillite de la construction capitaliste de l'UE.
 
Plus que jamais, il est urgent d'en finir avec les règles et les traités européens néolibéraux, pour aller vers une Europe à géométrie choisie respectant les souverainetés démocratiques des peuples et des nations et offrant un cadre à une association et une coopération mutuellement bénéfiques entre elles.
 
Parti Communiste Français,
 
Paris, le 24 décembre 2020
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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 07:52
À l’issue du congrès du Parti communiste du Chili, entretien avec l’une de ses dirigeantes, Karol Cariola, qui porte au Parlement une loi d’imposition des plus riches.

À l’issue du congrès du Parti communiste du Chili, entretien avec l’une de ses dirigeantes, Karol Cariola, qui porte au Parlement une loi d’imposition des plus riches.

Chili. « Le gouvernement a opté pour que les travailleurs paient la crise »
Mardi 22 Décembre 2020 - L'Humanité

À l’issue du congrès du Parti communiste du Chili, entretien avec l’une de ses dirigeantes, Karol Cariola, qui porte au Parlement une loi d’imposition des plus riches.

 

Aujourd’hui âgée de 33 ans, ancienne responsable du secteur étudiant de la Jeunesse communiste chilienne et ancienne responsable syndicale lors du mouvement étudiant de 2010-2011, Karol Cariola a été élue députée du Parti communiste du Chili en 2013. Elle est représentative de cette nouvelle génération de communistes et féministes chiliens.

L’explosion sociale du 18 octobre 2019 a débouché, le 25 octobre, sur un référendum qui lance un processus constituant. Où en est la situation politique au Chili ?

Karol Cariola  Depuis l’explosion sociale, il est impossible d’analyser la situation politique au Chili sans regarder ce qu’il s’est passé ces trente dernières années. Je pense que l’explosion politique actuelle au Chili est très marquée par le processus historique de transition que notre pays a connu depuis que nous avons récupéré la démocratie en 1990. Ce n’est pas un hasard si le mouvement social, si le peuple chilien a décidé de se dresser avec une telle force contre toutes les inégalités sociales, fruits des politiques ultralibérales dont nous avons hérité de la dictature militaire. Le peuple chilien a poussé également avec une très grande force vers un processus constituant pour éliminer la Constitution que la dictature militaire a laissée comme l’un de ses principaux legs. Nous sommes aujourd’hui à un moment où ce qui détermine la position des forces politiques est l’axe autour de l’ultralibéralisme hérité de la dictature militaire. Il y a d’une part les forces antilibérales et d’autre part les forces néolibérales.

Ce mouvement social n’a pas de leader, il n’a pas non plus de direction collective ?

Karol Cariola Les révoltes dans le monde naissent des besoins collectifs. L’unité est fondamentalement l’unité du peuple, des exploités, des opprimés, des personnes dont les droits fondamentaux ont été violés. Même si nous ne pouvons pas reconnaître un seul parti dirigeant ou une seule figure de proue, ce que nous pouvons reconnaître dans ce processus, c’est que les différents participants à cette révolte convergent vers des objectifs communs. Ce qui est merveilleux, c’est aussi la force qui est derrière ce mouvement social, avec toutes les différences des acteurs et actrices qui se sont soulevés. Ainsi, il y a le mouvement féministe avec ses organisations respectives.

D’autre part, il y a le mouvement ouvrier, où s’est développé tout un processus de convergence avec d’autres acteurs sociaux. Nous avons obtenu que l’expression des luttes contre l’inégalité dans tous les secteurs et tous les domaines génère enfin une convergence commune, une lutte à l’intersection des différentes luttes qui se sont produites ces dernières années.

Quelle peut être la place d’un parti comme le Parti communiste à un moment où l’on constate un rejet des partis ?

Karol Cariola Oui, le Chili est un pays très diversifié dans ses différentes expressions, et je pense qu’il ne fait aucun doute qu’il existe un rejet majoritaire de la manière traditionnelle de faire de la politique et du système institutionnel. Nous ne pouvons pas seulement en rester au constat. Je pense que l’origine du problème, plus que les partis politiques eux-mêmes, est le cadre institutionnel dans lequel ont évolué les partis politiques ces dernières années.

Il est devenu de plus en plus évident que le développement d’une véritable démocratie où le peuple est souverain, qui intègre la participation des citoyens n’est pas possible dans le contexte d’un modèle de développement libéral. Il y a une contradiction fondamentale dans la coexistence d’une démocratie complète avec le modèle de développement libéral qui a prévalu dans notre pays pendant toutes ces années. Tous ces partis politiques qui s’accrochent à cette logique institutionnelle, à cette construction conservatrice, à cette politique de consensus, à cette vieille politique, derrière le dos des citoyens, se mettent évidemment à distance du peuple chilien.

Pour notre part, nous avons joué un rôle en tant que parti, parfois plus en marge, parfois à l’intérieur. Mais, au moins, nous essayons de comprendre et de nous mettre au diapason aussi finement que possible avec ce que le mouvement social populaire exprime et demande. C’est là que réside notre différence. Nous avons toujours dit aussi que notre lutte au sein des institutions (Chambre des députés, etc.) ne peut être séparée de la lutte sociale.

Icon Quote Aujourd’hui ce qui détermine la position des forces politiques est l’axe autour de l’ultralibéralisme hérité de la dictature militaire. 

Il y a quelques mois, vous étiez à l’initiative d’un impôt sur les super-riches. Où en est-il ?

Karol CariolaÀ la suite de la pandémie, une des choses qui est devenue évidente est le manque de volonté du gouvernement de donner au peuple les ressources qui lui permettent de survivre. Loin de ça, le gouvernement a opté pour que les travailleurs paient la crise. C’est sur cela que repose cette initiative de taxation des super-riches. Nous disons qu’il ne peut pas être question que, pour faire face à la crise, les travailleurs doivent utiliser leurs propres fonds de chômage ou de pension.

La crise jusqu’à présent n’a été payée que par les plus pauvres, les travailleurs. Les super-riches représentent 0,1 % de la population chilienne, soit environ 1 500 individus, 1 500 personnes qui concentrent 34 % de la richesse de notre pays. Cela permettrait de collecter fiscalement plus de 6 milliards de dollars pour distribuer en pensions ou en salaires d’urgence pendant au moins trois mois à 80 % des familles les plus vulnérables. C’est ce que l’État aurait dû faire depuis le début et ne pas transférer encore plus de ressources aux grandes entreprises. Notre initiative a reçu un large soutien, un sondage a montré que 80 % de la population du Chili soutient cette proposition.

Depuis plus de six mois, les sondages pour la présidentielle placent le communiste Daniel Jadue en première position. Est-ce que le congrès qui vient de se tenir a pris position sur cette éventuelle candidature ?

Karol Cariola Nous avions pris la décision lors de notre avant-dernier congrès en 2016 de proposer une candidature communiste à la présidentielle. Nous avions envisagé différents candidats. Finalement, ce sont les Chiliens qui, à travers les sondages, ont désigné Daniel Jadue. Aujourd’hui, Daniel Jadue, comme maire, est engagé dans la campagne pour sa réélection. Nous ne l’avons pas encore déclaré comme candidat à la présidence. Il doit continuer à être maire de Recoleta. C’est ce qui lui a permis, en tant que dirigeant communiste, de montrer ce que nous sommes capables de faire lorsque nous parvenons à gouverner localement. À partir de là, nous évaluerons les positions des différentes forces d’opposition. L’objectif est que demain ces oppositions convergent en une seule candidature.

La candidature de Daniel Jadue est celle qui a le plus de force aujourd’hui. Mais nous ne prendrons pas à l’avance une décision qui n’est pas seulement la nôtre, simplement parce que nous, communistes, ne pouvons pas gagner seuls une élection présidentielle. Il faut créer les conditions d’alliances beaucoup plus larges. La meilleure façon de le faire sera par le biais de primaires dans lesquelles les citoyens choisiront entre les différentes options.

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 07:42
Selahattin Demirtas

Selahattin Demirtas

 

La Selahattin Demirtas, le leader kurde du HDP, prisonnier politique en Turquie, est soutenu depuis le départ par le PCF. Le HDP principale opposition de gauche, laïque, multiculturel et progressiste, en Turquie. La Cour européenne des droits de l’homme exige la libération immédiate par la Turquie du leader de gauche Selahattin Demirtas!

Mercredi 23 Décembre 2020 - L'Humanité
Constatant plusieurs violations de la Convention européenne des droits de l’homme par la Turquie, la Cour européenne des droits de l’homme a ordonné ce mardi la libération immédiate de Selahattin Demirtas, l’opposant politique kurde, leader du HDP, en détention provisoire depuis novembre 2016.
 

La décision vaut autant par l’ampleur des griefs retenus par les juges européens contre les décisions de la justice turque, que par le contexte de répression générale contre l’opposition politique en Turquie que dénonce l’arrêt de la Cour rendu ce mardi.

« C’est la première fois que la Cour européenne des droits de l’homme juge qu’une personne a été mise en prison par l’État turc pour des raisons politiques, et que les procédures judiciaires à l’encontre de Selahattin Demirtas étaient en fait des actes de répression politique contre un membre de l’opposition de gauche au régime d’Erdogan », réagit Fayik Yagizay, représentant du HDP auprès des institutions européennes, qui rappelle qu’il y a une semaine encore, le président turc continuait à soutenir que le leader kurde, ancien député et coprésident du HDP, ne serait jamais libéré.

Selahattin Demirtas a été arrêté le 4 novembre 2016 par les forces de sécurité turques en même temps que 12 autres députés du HDP (Parti démocratique des peuples, pro-kurde) dont l’immunité parlementaire avait été levée. Le leader kurde a été député à l’Assemblée nationale de Turquie de 2007 à 2018, et candidat aux élections présidentielles de 2007 (où il avait obtenu 9,76 % des voix), ainsi qu’en 2018 alors qu’il était toujours en détention provisoire. Bien que privé de tous les moyens de faire campagne, Selahattin Demirtas avait tout de même réussi à obtenir 8,32 % des voix, en s’exprimant depuis sa cellule.

À l’issue d’une modification constitutionnelle en mai 2016, le leader kurde avait été l’objet de 31 enquêtes pénales distinctes permettant d’alimenter un imbroglio judiciaire sans fin, destiné à justifier son maintien en détention.

« But inavoué »

Dans son arrêt, la Cour européenne des droits de l’homme considère que l’emprisonnement de Selahattin Demirtas, notamment pendant les « deux campagnes critiques », celles du référendum du 16 avril 2017 et de l’élection présidentielle du 24 juin 2018, « poursuivait un but inavoué, à savoir celui d’étouffer le pluralisme et de limiter le libre jeu du débat politique, qui se trouve au cœur même de la notion de société démocratique ».

La Cour rejette également les accusations de la justice turque cherchant à faire passer certains discours politiques du leader kurde pour des justifications du terrorisme, à seule fin de prolonger son maintien en prison. On ne peut pas assimiler « le droit à la liberté d’expression au fait d’appartenir à une organisation terroriste armée, ou de fonder, ou de diriger une telle organisation, en l’absence de tout élément concernant un tel lien », indique la CEDH dans son arrêt.

Au final, la Cour juge que dans le maintien en détention de leader de kurde, la Turquie viole à la fois l’article sur la liberté d’expression de la Convention européenne des droits de l’homme, celui sur le droit à la liberté et à la sûreté, le droit de statuer sur la légalité de la détention dans des délais raisonnables, le droit à des élections libres, la limitation de l’usage des restrictions aux droits, et elle exige la remise en liberté immédiate de Selahattin Demirtas.

La répression continue

La Turquie va-t-elle exécuter cette décision de la justice européenne et libérer Demirtas ? Fayik Agizay rappelle que l’Allemagne qui assure actuellement pour 6 mois la présidence du Conseil de l’Europe, s’est fixée comme priorité de faire appliquer les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme. Si la Turquie ne respectait pas cette décision, le Conseil des ministres du Conseil de l’Europe serait saisi. « Il est très important que la justice turque libère Selahattin Demirtas, à la fois pour que la démocratie avance en Turquie et que l’on respecte les droits de l’opposition. Mais c’est aussi important pour qu’on puisse avancer vers une solution de la question kurde », estime le représentant du HDP. La décision de la Cour européenne des droits de l’homme constitue également un point d’appui pour la libération de tous les autres prisonniers politiques en Turquie, ajoute Fayik Agizay, dans un contexte ou la répression contre l’opposition par le régime d’Erdogan s’accentue. Ce mardi, une autre grande figure de l’opposition kurde, Leyla Guven, a été arrêtée à Diyarbakir. Elle vient d’être condamnée à 22 ans de prison.

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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 06:41

 

Deux mois après son élection triomphale, le président socialiste bolivien a déjà pris une série d’initiatives pour redresser une économie laissée en ruine par le régime issu du coup d’État.

La cérémonie a pris des allures de fête, entre offrandes consumées et chants de joie. Le 1er décembre, à La Paz, le gouvernement de Luis Arce faisait rouvrir le ministère des Cultures, dont la fermeture par le régime issu du coup d’État symbolisait, l’an dernier, la volonté de démantèlement d’un État plurinational respectueux des multiples et mouvantes identités du pays. « Une dépense absurde », avait justifié à l’époque, brutale et lapidaire, l’autoproclamée présidente par intérim Jeanine Añez. À la tête, désormais, de ce ministère des Cultures, de la Décolonisation et de la Dépatriarcalisation : une femme, paysanne quechua, syndicaliste et dirigeante indigène, Sabina Orellana.

Faire face à l’urgence sociale

Deux mois après sa triomphale élection, le 18 octobre, le nouveau président bolivien déploie des trésors de patience et de volonté politique pour réparer les dégâts causés par les putschistes avec leurs politiques de division, de répression, d’asphyxie sociale et de pillage économique. Pour les Boliviens des classes les plus modestes, sciemment laissés à l’abandon par le gouvernement de facto, ce retour à la démocratie se traduit déjà par des conditions de vie meilleures. Premier geste de la gauche revenue au pouvoir pour faire face à l’urgence sociale : l’attribution de « bons contre la faim » qui avaient déjà bénéficié, au 15 décembre, à près de 850 000 personnes. Les aînés, eux, ont vu leur pension revalorisée de 3,38 %, augmentation rétroactive depuis janvier 2020 pour les petites retraites. Et sur le terrain de la production, plusieurs unités mises à l’arrêt après le coup d’État, en vue de leur privatisation, ont été remises en marche, en particulier dans le domaine agroalimentaire. C’est le cas, par exemple, de l’usine de produits laitiers d’Ivirgarzama, renationalisée, qui fournira les petits déjeuners scolaires supprimés avec la suspension des cours. Un enjeu de souveraineté alimentaire, justifient les nouvelles autorités boliviennes qui ont aussi abrogé, en invoquant le même argument, les décrets du gouvernement de facto favorisant les grands exportateurs et importateurs de denrées alimentaires ou mettant fin à l’interdiction des OGM.

En artisan du modèle communautaire et solidaire qui a rendu possible le « miracle économique » de la décennie écoulée dans un contexte de crise globale, Luis Arce est convaincu que la relance passe par une revalorisation significative des revenus des Boliviens et par une reprise de l’investissement public. Plusieurs grands chantiers d’infrastructures laissés en friche, comme celui du train métropolitain de Cochabamba, ont ainsi été relancés. L’économiste hétérodoxe devenu chef d’État parie aussi, pour sortir de la crise, sur une croissance sociale donnant la priorité à l’éducation, à la santé, à l’accès aux services publics de base. «  La crise politique de novembre 2019 et la mauvaise gestion du gouvernement de facto ont détérioré l’économie bolivienne, situation aggravée par la pandémie. Cela mettait en péril les grandes avancées sociales réalisées en quatorze ans de gestion  » du Mouvement vers le socialisme (MAS), résume Luis Arce, qui dit avoir trouvé en prenant ses fonctions « un État absolument en faillite, sans ressources  ». En fait, les orientations austéritaires des putschistes et leur volonté de restauration de l’ordre néolibéral n’ont pas seulement eu des effets sociaux désastreux : elles ont sérieusement creusé le déficit budgétaire.

Suppression de privilèges fiscaux

Pour surmonter « la récession économique, la pauvreté croissante, les inégalités et l’augmentation exponentielle de la dette intérieure et extérieure », le président bolivien entend « démanteler l’échafaudage du modèle néolibéral, redémarré en novembre 2019 ». En quête de nouvelles ressources, le gouvernement de gauche a fait voter au Parlement, le 10 décembre, une loi créant un impôt sur la fortune et mettant fin à certains privilèges fiscaux. De retour dans les espaces d’intégration latino-américaine, La Paz plaide aussi, pour surmonter la crise sanitaire mondiale, en faveur de l’allègement de la dette extérieure pour les pays en développement. Avec une conviction : à l’échelle locale ou globale, pas de sortie de crise possible sans appui aux populations les plus vulnérables. 

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 11:38
L'association de jumelage Morlaix-Wavel verse 1800 euros pour du matériel scolaire au camp palestinien de Wavel (Liban) qui rend hommage à Jean-Marc Nayet, le président du comité pour un jumelage Morlaix-Wavel
L'association de jumelage Morlaix-Wavel verse 1800 euros pour du matériel scolaire au camp palestinien de Wavel (Liban) qui rend hommage à Jean-Marc Nayet, le président du comité pour un jumelage Morlaix-Wavel
L'association de jumelage Morlaix-Wavel verse 1800 euros pour du matériel scolaire au camp palestinien de Wavel (Liban) qui rend hommage à Jean-Marc Nayet, le président du comité pour un jumelage Morlaix-Wavel
L'association de jumelage Morlaix-Wavel verse 1800 euros pour du matériel scolaire au camp palestinien de Wavel (Liban) qui rend hommage à Jean-Marc Nayet, le président du comité pour un jumelage Morlaix-Wavel

En mars 2007, une délégation d’élus du Pays de Morlaix, lors d’un voyage organisé par la fédération des villes jumelées avec les camps palestiniens, s’est rendue dans un lieu situé au nord du Liban à la frontière syrienne : Wavel.
Au retour et afin de favoriser des liens d’amitié et de solidarité avec ce camp de réfugiés palestiniens l’association de jumelage Morlaix Wawel a été créée le 11 septembre 2007.
Depuis cette date et jusqu’à aujourd’hui, de multiples initiatives ont été prises pour :
⦁    apporter à la population du territoire de Morlaix la connaissance de la réalité de la vie de ces réfugiés palestiniens auxquels se sont joints des syriens fuyant la guerre
⦁    fournir une aide matérielle et financière dans le cadre de la solidarité
⦁    agir pour une reconnaissance de l’état palestinien et du droit au retour de ces peuples déplacés
Tout dernièrement, à la suite du décès du président et en respect de sa volonté, nous avons pu enfin (confinement et situation du Liban) verser la somme récoltée lors de ses obsèques.

Nous avons pu joindre une association humanitaire française sur place qui s’est chargée de se rendre dans ce camp pour verser la somme de 1800 €, permettant l’achat de matériel scolaire et sanitaire (photos reçue le 4 décembre dernier).

Nous la remercions vivement.
L’association de jumelage Morlaix -Wavel

 

 

 

Morlaix - Le Télégramme, 19 décembre 2020

Morlaix - Le Télégramme, 19 décembre 2020

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