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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 05:37
PCF - SALAH HAMOURI : Un an de détention arbitraire pour notre concitoyen, défenseur des prisonniers politiques palestiniens, que les autorités françaises ont abandonné à leur sort

Le 23 août 2017, Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, était arrêté par l'armée israélienne chez lui aux premières heures du jour. Depuis lors, et sans qu'aucune charge d'accusation ne puisse être étayée d'aucune preuve puisque Salah Hamouri n'est « coupable » que d'être le défenseur de prisonniers politiques palestiniens, sa détention a été arbitrairement maintenue par les autorités israéliennes.

Salah Hamouri reste en prison sous le coup d'une détention administrative, pratique illégale, inhumaine, qui ne vise qu'à décourager toute résistance à l'occupation et la colonisation israéliennes des territoires palestiniens au mépris des résolutions de l'ONU et du droit international. En mai dernier, le groupe de travail du Conseil des droits de l'homme des Nations unies a pourtant estimé que l'avocat franco-palestinien devait être libéré sur le champ. Mais le gouvernement de Benjamin Netanyahu persiste dans la violation des droits humains, aidé en cela par la torpeur d'un gouvernement français dont le président ne cesse de ménager son « cher Bibi ».

Dans le monde entier, et en Israël même, de plus en plus de voix s'élèvent pour exprimer leur indignation devant une politique qui bafoue le droit international, piétine toute chance de paix juste et durable, multiplie les actes de guerre contre la population civile et promeut la mise en place d'Etat d'apartheid en Israël. La libération récente de la jeune Ahed Tamimi, militante pacifiste et non-violente, démontre cependant que les mobilisation et la solidarité internationale portent leur fruit.

Le président et le gouvernement français ne peuvent décemment plus se voiler la face et continuer de prôner une prétendue retenue devant le gouvernement d'extrême droite israélien. Israël bombarde chaque jour la population de Gaza faisant de nombreuses victimes parmi lesquelles beaucoup d'enfants ; son armée cible maintenant les personnels médicaux qui viennent au secours des blessés. Des artistes sont arrêtés et emprisonnés pour leurs opinions, le centre culturel Said Al-Mishal a même été détruit par une attaque aérienne israélienne le 9 août dernier. Israël détient à ce jour 5820 prisonniers politiques palestiniens dont 446 en détention administrative, 270 enfants (dont 50 de moins de 16 ans) et 5 députés de l'Assemblée législative palestinienne parmi lesquels Marwan Bargouthi.

Le Parti communiste français demande à nouveau expressément au gouvernement français et à Emmanuel Macron d'agir pour la libération immédiate de Salah Hamouri, notre concitoyen, dont la justice israélienne est bien incapable d'établir une quelconque culpabilité. Le PCF continuera d'agir et de joindre sa voix à celles de toutes ceux et celles qui luttent pour une paix juste et durable entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s, pour la reconnaissance de l'Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale conformément aux résolutions de l'ONU, pour l'abrogation de la loi d'apartheid adoptée cet été été à la Knesset, pour la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, pour le droit au retour des réfugiés et l'arrêt du blocus et des bombardement de Gaza : c'est le seul chemin véritable pour une paix juste et durable entre Palestinien-ne-s et Israélien-ne-s.

 

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 06:58
Salah Hamouri, embastillé depuis un an par Israël de manière totalement arbitraire - Pierre Barbancey, L'Humanité, 23 août 2018

 L’avocat franco-palestinien est en détention administrative, renouvelée dans l’opacité la plus complète quant au fond du dossier. Les autorités françaises n’ont toujours pas demandé officiellement sa libération.

Quel triste anniversaire. Aujourd’hui cela fait exactement 365 jours que l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri a été arrêté à son domicile de Jérusalem-Est. Un an qu’il croupit dans une geôle sans savoir ce qu’on lui reproche et sans qu’aucun procès soit prévu.

C’était le 23 août 2017. Alors que le soleil se levait à peine, plusieurs Jeep se sont positionnées devant son immeuble puis des soldats en sont descendus pour arrêter le jeune avocat de 33 ans. À l’issue d’un interrogatoire d’une vingtaine de minutes, il est présenté devant un juge, qui décide de l’incarcérer pendant 5 jours, officiellement le temps de l’enquête. Une enquête qui concernerait son appartenance à une « organisation ennemie ». Sous ce vocable, les autorités israéliennes désignent tous les partis ou associations, palestiniennes et même israéliennes, qui combattent l’occupation. Pour Salah Hamouri s’ajoute, bien sûr, son activité au service des prisonniers palestiniens en tant que juriste, au sein de l’association Addameer.

La machine judiciaire israélienne va alors très vite s’emballer. Sans doute parce que le dossier concernant notre compatriote est tellement vide qu’il est impossible pour le gouvernement israélien de rendre publiques de quelconques charges. Le 29 août, il est présenté devant un juge de la cour de Jérusalem, qui décide tout d’abord de le placer en résidence surveillée pour 20 jours, sans qu’aucune des accusations soit révélée, contenues dans un « dossier secret ». Le magistrat lui interdisait également l’entrée à Jérusalem ainsi que toute sortie du pays pendant 3 mois. Et puis, l’ordre émanant du ministre de la Défense, l’extrémiste Avigdor Lieberman, tombait : placer Salah Hamouri en détention administrative. Soit six mois renouvelables au bon gré du ministre. Celui-ci ne s’en est pas privé. À l’issue des six mois, un nouvel ordre de détention administrative était promulgué pour quatre mois. Et comme si cela n’était pas suffisant, Salah Hamouri écopait ensuite de trois nouveaux mois.
La France doit exiger la libération immédiate de Salah

La détention administrative est une arme redoutable toujours brandie par Israël comme une mesure visant à assurer la « sécurité » de l’État. En réalité, il s’agit d’un artifice pour contourner la voie judiciaire et dénier à l’accusé toute possibilité de défense puisque les charges ne sont pas mentionnées et demeurent contenues dans un dossier secret. Selon l’association Addameer, près de 450 Palestiniens seraient incarcérés à ce titre sur un total de plus de 6 100 prisonniers politiques (dont 62 femmes et 320 mineurs). Certains le sont depuis des années.

Salah Hamouri va-t-il enfin être libéré à la fin du mois de septembre ? Rien ne l’indique si rien n’est fait d’ici là. Des milliers de personnes, en France, se sont mobilisées pour obtenir sa libération. Des personnalités de tous horizons politiques se sont exprimées (lire ci-contre). Pourtant, le gouvernement français – et singulièrement le président de la république – continue à faire profil bas. Il aura fallu l’intervention de députés du PCF et de FI pour que le nom de Salah Hamouri résonne au sein de l’Assemblée nationale. Interrogé par l’Humanité, le ministère des Affaires étrangères avait indiqué qu’Emmanuel Macron avait abordé le cas de Salah Hamouri avec Benyamin Netanyahou. Visiblement sans effets, la discrétion affichée ne servant que l’arbitraire israélien. Elsa Hamouri, l’épouse française de Salah, qui est interdite de territoire israélien, ne comprend pas ce silence des plus hautes autorités de l’État et demande qu’enfin la France exige publiquement la libération immédiate et sans conditions de son mari. Pour que Salah Hamouri puisse prendre dans ses bras son fils qu’il n’a pas vu depuis maintenant quinze mois.
Pierre Barbancey

Salah Hamouri, embastillé depuis un an par Israël de manière totalement arbitraire - Pierre Barbancey, L'Humanité, 23 août 2018
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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 05:57
DISPARITION. URI AVNERY, PIONNIER DU PACIFISME ISRAÉLIEN (L'Humanité et AFPS)
DISPARITION. URI AVNERY, PIONNIER DU PACIFISME ISRAÉLIEN
Mardi, 21 Août, 2018

Le journaliste, le premier de son pays à interviewer Yasser Arafat, est décédé hier à 94 ans. Il avait participé à la création du Bloc de la paix.

Il prônait fermement une solution à deux États, seule manière, selon lui, d’assurer la paix à Israël, et le droit au retour des Palestiniens. Le pacifiste israélien Uri Avnery s’est éteint, hier, à l’âge de 94 ans. Journaliste, il avait été le premier citoyen de son pays à réaliser un entretien avec le leader de l’Organisation de libération de la Palestine, Yasser Arafat, en juillet 1982 à Beyrouth, encerclée par l’armée d’Israël. Il était alors interdit aux Israéliens de rencontrer des « terroristes ».

Né en 1923 en Allemagne, il avait émigré en Palestine, alors une colonie britannique, en 1933, après l’accession d’Adolf Hitler au pouvoir. À l’âge de 15 ans, il s’engage dans l’Irgoun,...

 

Voici l'hommage que l'AFPS consacre à Uri Avnery: 

Uri Avnery, pionnier de la lutte anticoloniale en Israël, nous a quittés

http://www.france-palestine.org/Uri-Avnery-pionnier-de-la-lutte-anticoloniale-en-Israel-nous-a-quittes

Uri Avnery vient de nous quitter mais il restera dans l’histoire comme un des pionniers en Israël qui ont tracé la voie vers une paix véritable, une paix fondée sur la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien.

Dans son enfance juive en Allemagne, il avait été marqué par la montée du nazisme et de l’antisémitisme. Sa famille ayant émigré en Palestine, il s’engage dans un des groupes sionistes les plus extrêmes, l’Irgoun, mais il le quittera bien vite. Son expérience militaire lui fera prendre conscience de l’existence du peuple palestinien, et il en sortira convaincu qu’il n’y aura pas de paix sans que ce dernier se voie reconnaître ses droits.

Toute sa vie ensuite, il n’aura de cesse de se battre pour que le peuple palestinien ait son propre État, combat qu’il mènera en tant que journaliste mais aussi en tant qu’homme politique, puisqu’il avait été élu à la Knesset en 1969.

A une époque où il était interdit en Israël d’entrer en contact avec l’OLP, il brave courageusement cette mesure en rencontrant un émissaire de Arafat en 1974. Depuis, il rencontrera ce dernier à plusieurs reprises, notamment en 1982 en pleine guerre du Liban, où il ira l’interviewer dans Beyrouth assiégée. En 1994, il fondera l’organisation anticolonialiste Gush Shalom, qui plaidera en particulier pour le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Dans une société israélienne à la dérive avec un gouvernement d’extrême-droite qui l’emmène vers des jours bien sombres, l’optimisme indestructible d’Uri Avnery manquera beaucoup.

L’AFPS salue cet homme qui a montré le chemin vers une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, et adresse ses condoléances à sa famille.

 

Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 06:00
Alexis Tsipras et Pierre Laurent (photo Le Figaro)

Alexis Tsipras et Pierre Laurent (photo Le Figaro)

Maintenant, laissez la Grèce se reconstruire ! Communiqué de Pierre Laurent

La Grèce sort aujourd’hui officiellement de son 3e plan d’« aide », après 8 ans de mesures d’austérité qui ont appauvri les travailleurs.ses et les familles et fait chuter le PIB du pays de 25 % pour protéger les arrières de la finance.

Alors qu’une page peut se tourner, déjà Pierre Moscovici et autres acteurs de la troïka, déclarent que « La fin du programme n’est pas la fin des réformes », sous entendant que les partenaires européens et créanciers de la Grèce ne laisseront pas les mains libres à Alexis Tsipras ; lequel a annoncé un programme de reconstruction de l’État social et de redressement productif.

L’extorsion en juillet 2015, par l’Eurogroupe, à une Grèce asphyxiée financièrement, d’un memorandum d’austérité et d’une mise sous tutelle du pays, était une grave faute politique aux conséquences lourdes pour l’ensemble de l’Europe. Cette négation de la souveraineté populaire, cette humiliation, aura servi à n’en pas douter la progression de l’extrême droite sur tout le continent.

Aujourd’hui, je le dis solennellement au gouvernement de la France, à ceux de la zone euro et aux institutions financières : plus jamais ça ! Maintenant, laissez la Grèce se reconstruire.

Paris, le 20 août 2018

Maintenant, laissez la Grèce se reconstruire (Pierre Laurent, 20 août 2018)
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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 05:46

 

7 septembre 1950 , nom de code : « Opération Bolero-Paprika ». Une rafle du gouvernement Pleven, socialistes et « radicaux » entre autres, contre les « communistes étrangers » réfugiés en France... essentiellement espagnols.

Les guérilleros... A la Libération, nombre d’entre eux furent décorés pour leur contribution à la victoire sur le nazisme. Mais pour eux, guérilleros antifascistes espagnols, pas d’euphorie ; la guerre n’était pas terminée. La lutte frontale pour chasser Franco, ils la poursuivaient... Et seuls. Quasiment seuls. Le parti communiste d’Espagne, le front « Union Nationale » (UNE) et la « Agrupación de guerrilleros españoles (AGE-UNE-FFI)  », préparaient l’opération armée « Reconquista » (« Reconquête ») de l’Espagne. Bouter Franco à la mer ! Le contexte, celui de la victoire sur le fascisme, selon le PCE , s’y prêtait. L’initiative n’était donc pas insensée. Son échec a servi cependant à régler de nombreux comptes, internes et externes au PCE. « Il n’existe à ce jour, aucun document, aucun témoignage de l’époque, attestant du désaccord de quelque dirigeant communiste (espagnol) que ce soit avec l’opération»[1].

 

OPERATION « RECONQUISTA »

 

Du 19 au 29 octobre 1944, 3000 guérilleros espagnols pénètrent en Espagne, au Val d’Aran, qu’ils occupent. A « l’attentisme », à la « stratégie diplomatique » , les guérilleros opposent « le volontarisme ».

Les gouvernements français, anglais et américain, considèrent, eux, que « l’Espagne ne les concerne pas », et ils se drapent dans une sorte de nouvelle « non-intervention », en réalité tout à fait interventionniste. Les combattants antifascistes espagnols se retrouvent une nouvelle fois lâchés par les « démocraties occidentales » et même persécutés, des deux côtés de la frontière. Non seulement ils entrent au Val d’Aran dans de mauvaises conditions, mais on les abandonne, et on poursuivra même ultérieurement des militants qui ont pris pourtant leur part de sang à la Libération du pays qui les expulse. L’échec des « invasions » militaires provoque dans le PCE (et hors PCE) d’interminables controverses et manipulations.

 

Santiago Carrillo « en profite » pour écarter de la direction l’homme de la reconstruction autonome du PCE, dès le début de 1939, et artisan de l’Union Nationale Espagnole, Jesús Monzón. Deux ouvrages analysent cette période et notamment le rôle de Monzon...[2] La CIA jette de l’huile sur le feu. A posteriori, le 2 décembre 1948, elle le confirme en publiant un rapport dans lequel elle affirme que la direction du PCE aurait délibérément envoyé au casse-pipe les meilleurs des guérilleros »[3]. Des historiens avaient déjà plus ou moins suggéré cette hypothèse, non établie, propagandistique, et relevant plutôt d’une « littérature du ressentiment »[4].

La situation internationale a pesé dans l’échec... Dès mai 1944, un message de Churchill indiquait : l’ESPAGNE, affaire des Espagnols. Au moment où les guérilleros pénètrent, une note des RG indique que « Franco a le soutien de la presse occidentale et des Anglo-Américains »[5].

 

COMPRENDRE LE CONTEXTE

 

La résistance postérieure à 1945 était en Espagne majoritairement communiste ; (quelques groupes libertaires s’organisèrent en maquis surtout urbains), mais le PCE était le seul parti espagnol à porter cette ligne de lutte armée insurrectionnelle antifranquiste ; et il l’abandonnera en 1948. Sur « ordre » de Staline, a-t-on trop souvent écrit. Rien à ce jour ne permet de le fonder vraiment. Le PCE a « infiltré » des centaines de militants armés en Espagne, dans le cadre de sa stratégie de « Reconquista », d’insurrection nationale...

 

Dès l’automne 1944, les autorités françaises déclarent la frontière « zone interdite ». Le 27 juillet 1945, elles en éloignent les guérilléros, afin qu’ils ne puissent plus la franchir. Le capitalisme espagnol soutient plus que jamais son camp, qu’il a grassement financé : la dictature . Et Franco, « sentinelle de l’occident », multiplie les gages envers la France  (et vice-versa), pour un rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

 

Les brigades de guérilleros, dissoutes le 31 mars 1945 par le  gouvernement provisoire de libération, pour s’en débarrasser, deviennent des « bataillons de sécurité ». Par la suite, De Gaulle invitera les guérilleros espagnols à partir combattre en Indochine, dans une sale guerre coloniale.

 

Au pied des Pyrénées, pour beaucoup d’ antifascistes espagnols d’alors, la « Guerre froide » commence dès l’automne 1944. Objectif principal des « Alliés »: isoler le PCE, consolider plus ou moins discrètement Franco. Le PCE a construit en France un appareil clandestin, (surveillé de près par la DST) pour soutenir ses « maquis » de l’intérieur : guérilleros, passeurs, agents de liaison, dépôts d’armes... Franco souhaite normaliser rapidement les relations avec Paris, à condition que la France « nettoie » le grand sud-ouest, en élimine les « rouges », présentés en Espagne comme exagérément influents en France. Depuis 1948, les rapports se dégèlent lentement entre la dictature franquiste et le gouvernement français. La « Guerre froide » va faire du communisme le mal absolu. « L’opération Boléro-Paprika  va porter un coup sérieux au PCE mais au-delà, aux autres organisations antifascistes, à la France progressiste et à la cause républicaine, qui n’avait pas besoin de cela...

Le gouvernement français (22 ministres) socialistes et radicaux, (on dirait aujourd’hui de « centre-gauche »), en place depuis juillet 1950 et présidé par René Pleven, réprime sans ménagement les grandes grèves ouvrières... Le gouvernement comporte 9 ministres MRP, 8 Radicaux dont Edgar Faure, 4 PRL (Antoine Pinay) trois UDSR Union Démocratique, socialiste, de la Résistance. (Pleven, Mitterrand (secrétaire d’Etat), Claudius Petit ), etc.

Le 7 septembre 1950, à 5h du matin, commence brutalement « l’Opération Boléro-Paprika » ; des portes volent en éclats. A l’aide de gros moyens, la rafle apparaît comme l’une des plus importantes de la « Guerre froide »[6] L’Opération Boléro-Paprika vise des dizaines de militants exilés en France, communistes espagnols (« boléro ») 13 Italiens, et quelques autres militants d’Europe de l’est : 59 Polonais, 4 Roumains, 14 Soviétiques (« Paprika »)... Au total la rafle, cette page noire, cette honteuse persécution de « héros », sépare des familles, accentue la dureté des conditions de vie de l’exil et des « doublement déportés » (une soixantaine en Corse)... Capturés, 288 militants (selon les archives policières) dont 177 communistes espagnols, sont déportés, placés en résidence surveillée, en Corse (61), en Algérie, et même en « Allemagne de l’Est », en Tchécoslovaquie, assignés à résidence, ou en France métropolitaine, par décret (toujours pas abrogé), loin de chez eux. Ces anciens guérilleros font valoir leurs états de service... Rien ne dissuade Paris. Les intérêts de classe priment sur tout le reste. La « Guerre froide » percute de plein fouet un exil très investi contre Franco...

La presse espagnole, « Arriba », « La Vanguardia »... exulte. Peu avant l’opération, le PCE et le PSUC (communistes catalans) et leurs organisations féminines, de jeunesse, syndicales... proches, leurs journaux et publications : « Mundo Obrero », « Lluita » (organe du PSUC), « Nuestra Bandera » (revue théorique), « El Obrero español », « Solidaridad española » avaient été interdits le 26 août et le premier septembre les organisations communisantes illégalisées.

 

La plupart des hauts dirigeants du PCE (Líster, Carrillo, Claudín, Mije, Uribe, Antón, Luis Fernández...)° échappent à l’arrestation. La direction communiste du puissant PCF parvint à les informer afin qu’ils puissent se cacher...

 

(fin de la première partie)

 

 

[1] « Rouges. Maquis de France et d’Espagne. Les guérilleros », coord Jean Ortiz, Biarritz, ed. Atlantica, 2006, p. 260

 

[2] AZCARATE, Manuel (ancien dirigeant communiste) « Derrotas y esperanzas... », Tusquets ed., Barcelona, 1994) et MARTORELL, Manuel, (journaliste et historien) Jesús Monzón, el líder comunista olvivado por la historia » (Pamiela ed., Pamplona, 2000)

 

[3] Rapport CIA, 2/12/ 1948, Barcelona, La Vanguardia, 17/11/2005

 

[4] ARASA, Daniel, “Años 40: los maquis y el PCE”, Barcelona, ed. Argos Vergara, 1984, MORÁN, Gregorio, “Miseria y grandeza del PCE, 1939-1985”, Barcelona, ed. Planeta, 1986

 

[5] Note des RG, Préfecture des Basses Pyrénées, 2 oct. 1944, n 5249, Pau, ADPA, 1031W237

 

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 06:05
Un homme de bonne volonté - La réaction du PCF au décès de Kofi Annan - 10 août 2018

La réaction du PCF au décès de Kofi Annan – 20 août 2018

Disparu à l'âge de 80 ans, Kofi Annan laissera le souvenir d'un homme de bonne volonté. A l'heure des adieux, les communistes s'inclinent devant sa mémoire, et adressent à sa famille et ses proches leurs condoléances.

Né au Ghana dans une famille aisée, Kofi Annan fit ses études supérieures aux Etats-Unis d'Amérique et en Suisse avant de consacrer sa carrière à la diplomatie au sein de l'Organisation des nations unies, convaincu de l'universalité des droits de l'homme et des vertus du multilatéralisme onusien.

Kofi Annan dut son élection au poste de Secrétaire général en 1997 à l'appui des Etats-Unis mais il sut, en 2003, se dresser, avec d'autres -et avec des dizaines de millions de femmes et d'hommes manifestant partout dans le monde- contre la guerre engagée par les EU en Irak, et dont nous ne finissons pas de vivre les conséquences désastreuses.

Profondément humaniste, Kofi Annan mit, en recevant le prix Nobel de la paix du Centenaire en 2001, des mots sur sa vision de l'état du monde : « Nous sommes entrés dans le troisième millénaire par une barrière de feu. Si aujourd'hui, après l'horreur du 11 septembre, nous réussissons à voir mieux et plus loin, alors nous comprendrons que l'humanité est indivisible » et « nous lie aussi bien dans le malheur que dans la prospérité ».

Ne parvenant à se départir du lourd contexte de domination occidentale, l'action de Kofi Annan aux nombreuses responsabilités qu'il exerça au sein de l'ONU se solda aussi par des échecs, comme au Rwanda, qui restèrent pour lui-même des blessures profondes.

De tradition économique purement libérale, Kofi Annan est également celui qui fit entrer le loup dans la bergerie avec le Pacte mondial, présenté au Forum de Davos en 2000, faisant la part belle aux firmes transnationales et au secteur privé, banalisant le lobbying et entraînant un processus de « privatisation » sous les auspices de la domination des grandes puissances, Etats-Unis en tête. Ce processus mit un frein considérable à la notion même de responsabilité sociale des entreprises dont on voit bien de nos jours, en matière de lutte contre le réchauffement climatique pour seul exemple, les effets nocifs.

Par ailleurs, la réforme du fonctionnement de l'ONU impulsée par le 7e secrétaire général sous l'étiquette de « bonne gouvernance », fort prisée des milieux dirigeants au cours des années 1990-2000, revint pour l'essentiel à imposer des méthodes managériales du secteur privé à la fonction publique et à lui confier des pans entiers des missions de l'ONU sans pour autant rendre plus efficientes les organisations elles-mêmes.

L'objectif d'une démocratisation de l'ONU, émancipée de l'influence des puissances dominantes et financières reste entier l'enjeu de l'évolution de l'organisation internationale.

Du passage de Kofi Annan à la plus haute responsabilité de l'ONU, nous voudrions retenir le meilleur : les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et la Déclaration du millénaire de l'ONU, adoptés en assemblée générale en 2000, qui, bien que non atteints 18 ans plus tard, demeurent une boussole pour amorcer un autre avenir, de justice, de progrès et de solidarité, au genre humain.

Parti communiste français
Paris, le 20 août 2018

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 06:42

COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF : Faire cesser les massacres de Yézidis par la Turquie (PCF)

L'Etat turc a perpétré un nouveau massacre, le 15 août 2018, de kurdes de confession yézidie au Sinjar (Irak).

L'aviation turque a bombardé la population du village de Kojo qui rentrait d'une cérémonie d'hommage commémorant la mémoire de 500 victimes de l'Etat islamique en août 2014. A cette date, les Yézidis avaient été victimes d'une tentative de génocide par Daesh et ce avec la complicité d'Ankara qui soutenait alors les organisations djihadistes de la région. Les hommes furent exécutés et les femmes vendues comme esclaves sexuelles. Il avait alors fallu l'intervention du PKK et du PYD pour sauver des milliers d'entre-eux. Cette implication avait été saluée par l'ensemble de la communauté internationale.

Multipliant les revers diplomatiques, le président R.T. Erdogan s'est lancée dans une politique expansionniste afin d'éliminer les Kurdes. Les troupes turques ont annexé illégalement l'enclave de Djarabulus et le canton kurde d'Afrin (Syrie) dans lesquels des djihadistes de tous horizons ont trouvé refuge commettant de nombreuses exactions. La Turquie s'en prend désormais au Kurdistan d'Irak, multipliant les implantations de bases militaires et les bombardements de civils en dépit des protestations de l’État irakien.

Le Parti communiste français condamne fermement ces bombardements, et exprime sa solidarité avec les Kurdes d'Irak et notamment les Yézidis. Il serait temps que la communauté internationale mette un terme à cette guerre permanente que mène la Turquie contre les Kurdes, à cette politique d'expansion territoriale qui viole l'intégrité des États et le droit international, ajoutant de la déstabilisation dans une région déjà meurtrie par la violence.

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont choisi ce moment pour annoncer le renforcement de leurs relations économiques avec la dictature de R.T. Erdogan, témoignant de leur capitulation devant un régime qui piétine les droits humains les plus élémentaires. L'histoire se souviendra de cette compromission.

Paris, le 17 août 2018.

Communiqué du PCF: Faire cesser les massacres de Yézidis par la Turquie (17 août 2018)
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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 05:36

 

Les investisseurs internationaux mettent le grappin sur les terres cultivables de la planète. Dans des pays où il n’y a pas de droits de propriété solidement établis, ces achats se traduisent pour les paysans par des expulsions pures et simples.

L’achat de terres par des investisseurs étrangers est l’une des nouvelles formes de la mondialisation. Ce phénomène a pris une ampleur particulière après le boom des prix agricoles de 2007-2008. On parle d’accaparement des terres et en anglais de « land grabbing », un terme plus critique, qui implique l’idée de mainmise.

Une grande opacité entoure les accords et il est donc difficile de mesurer l’ampleur exacte du phénomène. Les deux sources disponibles – soit la base de données Land Matrix établie par l’International Land Coalition et celle de l’ONG Grain – convergent pour estimer que la surface concernée est de l’ordre de 30 à 37 millions d’hectares (soit entre 300 000 et 370 000 km2).

MONDIALISATION. L’ACCAPAREMENT DES TERRES, ENTRE MONOPOLY ET COLONISATION (L’HUMANITE - JEUDI 9 AOUT 2018 – MICHEL HUSSON)

UN ENCHEVÊTREMENT OPAQUE DES INVESTISSEMENTS

Les données de Land Matrix montrent le caractère très généralisé du phénomène. À peu près tous les pays – hormis ceux d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest – sont concernés comme « receveurs ». Mais, et c’était a priori moins évident de manière intuitive, c’est tout aussi vrai pour les pays « émetteurs ». Cela veut dire qu’il existe des investissements croisés au sein d’une même région du monde, notamment en Afrique. La carte ci-dessous montre la répartition géographique des accords.

Du côté des principaux pays investisseurs, on trouve en tête les États-Unis, avec 8,2 millions d’hectares recensés. La Chine ne vient qu’en quatrième position, après la Malaisie et Singapour. Du côté des pays « receveurs », tous les continents du Sud sont concernés, avec notamment la République démocratique du Congo, le Brésil et l’Indonésie, auxquels il faut ajouter l’Ukraine et la Russie.

Contrairement à une idée reçue, la présence des États-Unis en Afrique est supérieure à celle de la Chine : 3,7 millions d’hectares, contre 2,5 millions. Cependant, ces données ne rendent pas compte de l’enchevêtrement des investissements ni des spécialisations. C’est ce qui permet sans doute d’expliquer pourquoi le Brésil a vendu 2,4 millions d’hectares à des investisseurs étrangers, mais en détient 3 millions dans d’autres pays.

SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE REMISE EN CAUSE

Certains accords prévoient des investissements d’infra-structure susceptibles d’avoir des effets positifs. Mais dans la majorité des cas, comme le souligne l’International Land Coalition, « le modèle dominant d’acquisition de terres à grande échelle a mis en péril les droits et les moyens de subsistance des communautés rurales ». Rien ne permet d’« invalider l’idée qu’il s’agit de mainmise sur les terres ». Dans des pays où il n’existe pas de droits de propriété solidement établis, où les autorités locales ont un intérêt direct à passer un deal avec les multinationales, les achats de terres se traduisent souvent par des expulsions

En 2016, une coalition internationale d’ONG a publié le rapport « Terres communes : sécuriser les droits fonciers et protéger la planète ». Il souligne que « les peuples autochtones et les communautés locales protègent la moitié des terres du globe, mais n’en possèdent formellement que 10 % ». Ce sont donc 2,5 milliards de personnes qui sont « menacées par la faim et la pauvreté si leurs droits fonciers ne sont pas protégés ». La campagne Land Rights Now appelle au doublement de la surface des terres appartenant aux communautés d’ici à 2020.

L’éviction de l’agriculture paysanne par l’agrobusiness prive les paysans de leurs ressources. Si certains trouvent un emploi d’ouvrier agricole mal payé, la majorité va grossir les rangs des sans-terre qui végètent autour des grandes villes ou bien cherchent à émigrer. Et comme une partie des terres est utilisée à des productions comme les biocarburants ou l’huile de palme, c’est l’autosuffisance alimentaire qui est remise en cause. Sans même parler des effets collatéraux sur l’accès à l’eau, détournée au profit de cultures comme celle du sucre de canne, et de l’impact sur l’environnement.

Le seul point positif est que les mouvements sociaux et les campagnes de soutien ont quelque peu freiné le développement du phénomène et contribué à porter le problème sur la place publique. Enfin, la question concerne aussi un pays comme la France. Une loi contre l’accaparement des terres agricoles a été en partie invalidée par le Conseil constitutionnel sous prétexte qu’elle portait « une atteinte disproportionnée au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre. » Un bon résumé !

Site : hussonet.free.fr

Pourquoi acheter des terres ?

 

L’agriculture est devenue un bon placement, que ne négligent pas les multinationales ni même certains grands fonds de pension. Les terres achetées permettent de mener à grande échelle des cultures non alimentaires. Mais les investisseurs peuvent aussi chercher à garantir les sources d’approvisionnement en produits agricoles. La question est alors de savoir si le produit des terres achetées est plutôt destiné à la revente sur le marché mondial ou sur celui du pays investisseur. C’est cette question que se sont posée les auteurs d’une étude récente du FMI. Ils montrent que les achats de terres relèvent plutôt d’un « investissement visant à l’indépendance alimentaire que d’une plateforme de recherche de profit ». Mais ce constat ne change rien au fait qu’il s’agit la plupart du temps d’une spoliation, par ailleurs souvent financée par la Banque mondiale.

michel husson

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 05:33

 

Les géants de l’internet sont connus pour leur recours aux paradis fiscaux, mais, chez ces multinationales, l’évitement de l’impôt est plus la règle que l’exception. Le scandale des Panama Papers puis celui des Paradise Papers nous l’ont rappelé.

Uber fait-elle partie de ces nombreuses firmes transnationales (FTN) qui s’enrichissent en trichant ? Pas vraiment, et c’est là tout le problème. Le droit est, disons, complice. La plupart de ces entreprises transnationales pratiquent à l’envi « l’optimisation fiscale », qui n’est pas illégale à proprement parler. Cela prouve assez le manque de volonté politique de certains États, dont la France, pour lutter sérieusement contre ce fléau plus connu sous le nom d’évasion fiscale.

Qui est Uber, si répandue dans les rues de nos villes ? Uber est une plateforme technologique américaine créée en 2009. Elle met en relation passagers et voitures de transport avec chauffeur (VTC). Elle s’est rapidement exportée à travers le monde et opère à Paris depuis 2012. Uber est devenue l’entreprise phare, l’emblème même, de la société mondialisée, un acteur majeur de l’économie freelance. Beaucoup d’économistes et de responsables politiques n’hésitent plus à parler d’« ubérisation » de l’économie. Uber est d’abord et surtout le symbole du travail précaire et de l’évasion fiscale.

UN CHIFFRE D’AFFAIRES DE 2 MILLIARDS DE DOLLARS ENVIRON EN 2015

D’après le calcul réalisé par le Canard enchaîné, 27 000 chauffeurs Uber roulent en France et réalisent, en moyenne, 60 000 euros de chiffre d’affaires annuel. Sur le nombre incalculable de trajets effectués par ses chauffeurs, Uber touche 400 millions de commissions par an. À l’échelle mondiale, le montant des courses perçues par les chauffeurs d’Uber atteint 10,84 milliards (la Tribune) de dollars en 2015. Soit, pour l’entreprise, un chiffre d’affaires de 2 milliards environ, perçu via les 20 % de commission qu’elle s’octroie sur chaque course.

Le système d’optimisation fiscale d’Uber n’est pas différent de celui adopté par les grandes multinationales de la high-tech (type Gafa). En mai 2013, le géant américain a créé Uber International CV, domiciliée aux Pays-Bas mais dont le siège correspond à l’adresse d’un cabinet d’avocats dans les Bermudes. Cette société n’emploie aucun salarié tout en restant à la tête d’un réseau complexe de filiales basées hors des États-Unis.

Pour parfaire ce montage financier, la filiale Uber International CV a conclu des accords avec sa société mère, Uber Technologies Inc, dont le siège social se trouve quant à lui à San Francisco. La seconde filiale clé du système, baptisée Uber BV, compterait 48 salariés et se trouve également domiciliée… aux Pays-Bas. Le revenu généré par une course (quel que soit le pays) est envoyé à Uber BV, qui reverse 80 % du montant de ladite course au chauffeur – qui, lui, payera des impôts dessus – via une autre société écran nommée Rasier Operations BV. Sur les 20 % restants, seulement 1 % des revenus est déclaré et taxé à hauteur de 25 %. Le reste est partagé entre les filiales locales (comme Uber France) et Uber International CV. Cette dernière reverse 1,45 % de royalties à Uber Technologie Inc, qui seront taxés aux États-Unis. Une grande partie des 20 % qui ne vont pas au chauffeur échappe donc librement à l’impôt.

Les Pays-Bas sont classés comme le troisième « pire paradis fiscal » par l’ONG Oxfam, derrière les Bermudes et les îles Caïmans. Il s’agit du paradis fiscal préféré des entreprises européennes. Selon Oxfam toujours, l’évasion fiscale des multinationales coûte au moins 100 milliards de dollars par an, autant d’argent qui ne profite pas aux pays pauvres, à la lutte contre les injustices et les inégalités. Le sociologue Pierre Bourdieu nous avait pourtant avertis : « Le néolibéralisme reprend les plus vieilles idées du patronat, sous un message chic et moderne. C’est une “révolution” conservatrice qui veut imposer un retour à une forme de capitalisme sauvage et cynique, qui organise l’insécurité et la précarité, qui se réclame du progrès mais qui glorifie l’archaïque loi du plus fort. »

le guide touristique de la fraude - SAINTE-LUCIE

Sainte-Lucie est un petit État insulaire situé dans la mer des Caraïbes, au sud de la Martinique. Le pays est membre de la Communauté caribéenne et utilise le dollar des Caraïbes orientales comme monnaie légale. L’île a été tour à tour gouvernée par les Anglais et les Français jusqu’en 1814, puis les Britanniques en ont pris définitivement le contrôle. En 1979, Sainte-Lucie est devenue un État indépendant du Commonwealth associé au Royaume-Uni. Sainte-Lucie propose des garanties très importantes en termes d’anonymat et de confidentialité. La loi sur les sociétés commerciales internationales assure la confidentialité aux actionnaires, administrateurs et dirigeants. La société International Business Company (IBC) incorporée à Sainte-Lucie est populaire car elle offre un double avantage : la confidentialité et l’anonymat du client, sans exigences d’audit ou de rapports. Le gouvernement propose en outre de faibles taux annuels et des possibilités flexibles d’organisation des entreprises. En 2017, l’Union européenne a adopté une liste noire de 17 paradis fiscaux incluant Sainte-Lucie. En mars 2018, trois pays initialement sur la liste noire en sont retirés : Bahreïn, les îles Marshall et Sainte-Lucie. Ils ont basculé dans la liste grise des pays ayant pris des engagements de bonne conduite en matière fiscale, font et feront l’objet d’un suivi.

Xavier Derrac

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 05:32
RFI - NELSON MANDELA: DES MILLIERS DE DOCUMENTS CONFIDENTIELS AMERICAINS PUBLIES
RFI - NELSON MANDELA: DES MILLIERS DE DOCUMENTS CONFIDENTIELS AMERICAINS PUBLIES

100 ans jour pour jour après la naissance de Nelson Mandela, des documents sortent des tiroirs. Il s’agit de documents confidentiels sur l'icône de la lutte anti-apartheid. L'organisation Property of People a profité des cérémonies du centenaire, ce mercredi, pour les publier. Et ils révèlent que les Etats-Unis ont continué à surveiller Nelson Mandela, bien après sa sortie de prison en 1990.

Ces documents montrent comment le FBI a enquêté sur les mouvements sud-africains et sud-américains de lutte contre l'apartheid. Des mouvements que les Etats-Unis associaient à de « dangereuses conspirations communistes » et percevaient donc comme une menace, comme l’explique le président de Property of the People, Ryan Shapiro, dans un communiqué.

Pire encore, poursuit-il : « Les documents démontrent que le FBI a continué ses enquêtes sur Nelson Mandela » bien après sa libération en 1990, après avoir passé 27 ans de sa vie derrière les barreaux en Afrique du Sud. Nelson Mandela est resté inscrit sur une liste américaine de surveillance des terroristes jusqu'en 2008.

Marthin Luther King aussi sous surveillance

Mais il n'est pas la seule figure de lutte contre l'oppression raciale à avoir été surveillée par les Etats-Unis. Le FBI a également enquêté sur l'Afro-Américain Marthin Luther King et le mouvement des droits civiques dans les années 50-60.

Ces révélations sont issues de documents des principales agences de renseignement américaines : le FBI, la CIA, la DIA et la NSA. Des milliers de notes et de rapports qui n'ont, pour la plupart, jamais été vus par le public.


 Winnie Mandela également surveillée

Les Etats-Unis n'ont pas toujours regardé d'un bon œil l'ex-épouse de Nelson Mandela.  Dans une note de 1991, la DIA, l'Agence américaine de renseignement de défense, évoque « l'influence significative » de Winnie Mandela sur son époux. A cette époque, Nelson Mandela est alors président de l'ANC, le Congrès national africain, redevenu légal. Il négocie le démantèlement de l'apartheid avec le pouvoir en place.

« Les autorités africaines l'ont vu pendant les négociations, écrit la DIA, Nelson Mandela s'était accordé avec le gouvernement sur certains points. Après discussion avec son épouse, il a changé d'avis ». Conclusion formulée par l'agence de renseignement : « L'influence de Winnie Mandela sur la politique sud-africaine est négative ».

1991, c'est aussi l'année du divorce de Nelson et Winnie Mandela. Un événement suivi de près par le FBI. Dans un document de 7 pages, les services américains recensent les apparitions médiatiques de l'ex-épouse du héros de la lutte contre l'apartheid, ses déclarations politiques et déclarations liées à sa situation conjugale.

La plupart de ces documents, dévoilés par l'organisation Property of the People, n'ont jamais été vus par le public.

 

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