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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 05:57
BRÉSIL. LA COMMUNISTE MANUELA D’AVILA À LA CONQUÊTE DU JABURU (L'Humanité, 3 octobre 2018)
BRÉSIL. LA COMMUNISTE MANUELA D’AVILA À LA CONQUÊTE DU JABURU
Mercredi, 3 Octobre, 2018

La députée du Rio Grande do Sul, à peine 37 ans, est candidate à la vice-présidence du Brésil aux côtés de Fernando Haddad, l’ancien ministre de l’Éducation de Lula. L’ex-président est interdit de se présenter au scrutin des 7 et 28 octobre.

Avec un enthousiasme plein de fraîcheur, Manuela D’Avila écume le Brésil. Des salles de conférences aux favelas, en passant par des meetings de rue, la candidate à la vice-présidence de Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT), ne ménage aucun effort pour interpeller, convaincre. Voilà presque un an que le Parti communiste du Brésil (PCdoB) l’a investie pour porter les couleurs de la formation à l’élection présidentielle des 7 et 28 octobre. À l’époque, déjà, elle bataillait contre la cabale politico-judiciaire qui a jeté arbitrairement en prison Luiz Inacio Lula da Silva, alors désigné par le PT pour concourir au scrutin. Concurrents mais pas adversaires. Lorsqu’il a été incarcéré, le 7 avril, « Manu » était à ses côtés parce qu’« une élection sans Lula est une fraude ». On sait depuis ce qu’il est advenu : le pouvoir judiciaire, des hauts gradés de l’armée, l’oligarchie y sont allés au forceps pour empêcher le fondateur du PT de se présenter, parce que toutes les enquêtes d’opinion lui accordaient une ample victoire. 

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 04:55
Ian Brossat

Ian Brossat

"A partir de la deuxième moitié des années 1970 et durant toute une décennie, , les Brigades de la défense étaient en fait une milice de hors-la-loi financée par l'argent public. Jusqu'à 1985, leur chef, Rifaat al-Assad (le frère de Hafez), était un chabbih au plein sens du terme. Un homme vulgaire, grossier, violent, cupide et débauché dont la cruauté et la corruption étaient sans limites. Il détenait en grande partie le monopole de la contrebande des antiquités. C'était un homme impulsif, contrairement à son frère, calculateur et patient. Rifaat a été l'acteur principal du massacre de Hama en 1982, et deux ans plus tôt de celui de la prison de Palmyre. Quand à Hafez, il "excellait" en tout. La preuve était la torture sauvage des prisonniers politiques islamistes durant une vingtaine d'années, dans la prison de Palmyre..." 

(Yassin Al-Haj Saleh, intellectuel communiste syrien, opposant au régime)

 

Yassin al-Haj Saleh nous fait pénétrer au coeur du système fasciste et criminel d'une cruauté sans limites du pouvoir des Al-Assad dans "La question syrienne"

"La question syrienne" de Yassin Al-Haj Saleh - La révolution des gens ordinaires face au pouvoir fasciste et mafieux du clan Assad

"La révolution des gens ordinaires", extraits d'un article de juin 2011 de Yassin Al-Haj Saleh (La question syrienne)

 

 

Rifaat Al Assad poursuit Ian Brossat en diffamation pour avoir estimé que la propriété parisienne du Syrien, exproprié, a été « obtenue avec de l’argent volé au peuple ».

«Le bien mal acquis, obtenu avec de l’argent volé au peuple syrien par l’un des pires régimes au monde, va servir à l’intérêt général. » Cette phrase qu’aurait prononcée Ian Brossat (PCF), rapporte RTL en 2016, n’a pas plu à Rifaat Al Assad. L’oncle de l’actuel dirigeant syrien a intenté un procès en diffamation contre l’adjoint parisien au logement et le journaliste à l’origine de l’article, Rémi Sulmont. L’audience se tient aujourd’hui au tribunal correctionnel de Nanterre (L'Humanité, 1er octobre 2018)

 

Emission de France Inter le 2 septembre 2017: 

L’oncle du président syrien, Rifaat Al-Assad, est dans le collimateur de la justice française. Elle enquête sur son patrimoine immobilier évalué à 90 millions d’euros.

Enquête de Benoît Collombat

C’est un véritable « Monopoly » en plein Paris. Rifaat Al-Assadpossède deux luxueux hôtels particuliers (dont l’un de plus de 3000 mètres carrés, avenue Foch), ainsi qu’une quarantaine d’appartement dans les beaux quartiers parisiens. Il est également propriétaire d’un château de 45 hectares à Bessancourt, dans le Val d’Oise, de deux terrains, à Paris et dans l’Ain. Il possède encore 7 300 mètres carrés de bureaux à Lyon.

 

Des biens acquis entre 1984 et 1988. Un patrimoine estimé à plus de 90 millions d’euros par le fisc.

Suite à la plainte de deux associations (« Sherpa » et «Transparency international France ») une information judiciaire a été ouverte en avril 2014 sur l’origine de ce patrimoine considérable. Le juge Renaud Van Ruymbeke instruit cette enquête.

En juin 2016, Rifaat Al-Assad est mis en examen pour :

  • blanchiment de fraude fiscale en bande organisée
  • détournement de fonds publics
  • travail dissimulé

Une enquête à l’échelle européenne

L’enquête s’étend à toute l’Europe : en Espagne d’abord, où des perquisitions ont eu lieu dans la station balnéaire de Marbella. Là aussi, Rifaat Al-Assad dispose d’un patrimoine impressionnant, évalué à plus de 600 millions d’euros. Investigations en Angleterre également autour d’une luxueuse propriété londonienne dont il semble être le propriétaire à travers un trust.

« Cette instruction ne concerne pas seulement Rifaat Al-Assad, mais aussi la façon dont les autorités françaises ont validé ces opérations de blanchiment », estime l’avocat de « Sherpa », Marie Dosé.

Mais avant d’être inquiété par la justice, Rifaat Al-Assad a longtemps été protégé par la France.

Un exil doré

Dans les années 1970, il est le bras droit de son frère, Hafez Al-Assad, qui dirige la Syrie. Il est à la tête d’une brigade spéciale chargée de museler toute contestation dans le pays. L’homme est également un intermédiaire incontournable dans de nombreux marchés.

« Dans les années 70, la Syrie bénéficie d’une aide exceptionnelle de la part des pays du Golfe dans le cadre de la lutte contre Israël,explique le spécialiste du Proche-Orient, Fabrice Balanche. Ça représente quasiment 40% du PIB syrien. C’est la grande époque des achats d’usines, clés en mains, à la Tchécoslovaquie, à la Roumanie ou à la Russie… avec de confortables commissions pour les dirigeants syriens. »

Mais à partir des années 1980, les choses se gâtent. Rifaat Al-Assad tente de renverser son frère. Son coup de force est un échec. En 1984, il doit quitter la Syrie. Direction : la Russie, la Suisse, puis la France, où il est accueilli à bras ouverts.

« À cette époque, la famille Al-Assad était assez proche des dirigeants français, notamment du président de la République, François Mitterrand », se souvient l’ancien ministre des affaires étrangères, Roland Dumas.

Le 28 février 1986, Rifaat Al-Assad est fait Grand-Croix de la Légion d’Honneur par le président Mitterrand. Il est également invité aux chasses présidentielles, comme le révèle un courrier rédigé par le responsable des chasses et « l’homme de l’ombre » de l’Elysée, François de Grossouvre. Voici ce qu’il lui écrit le 19 décembre 1988 :

« Monseigneur, Le président de la République m’a confié le soin d’organiser en votre honneur, une chasse à Rambouillet, le vendredi 20 janvier 1989. Je vous accueillerai en tant que représentant du Président de la République à 9h30 au château de Rambouillet. Des battues se dérouleront de 10h à 13h (faisans, canard), suivies d’un déjeuner. Souhaitant que cette invitation vous agréez, permettez-moi, Monseigneur, de vous assurer de ma très haute considération et de mes meilleurs sentiments. »

Rifaat Al-Assad n’est pas seulement proche du pouvoir socialiste. Il soigne également ses réseaux à droite, avec l’entourage deJacques Chirac, président du RPR et Premier ministre de 1986 à 1988. Le 20 janvier 1988, Rifaat Al-Assad reçoit, par exemple, les bons vœux du ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua.

Malgré son exil en France, il maintien des liens avec le régime de Damas. Il garde même le titre de vice-président syrien jusqu’à la fin des années 1990.

Le « deal » secret avec les services secrets français

Pour comprendre pourquoi toute la classe politique est « aux petits soins » avec lui, il faut se plonger dans le contexte politique de l’époque.

Dans les années 1980, la France est visée par de nombreux attentats, au Liban. L’ambassadeur de France est même tué dans un attentat à Beyrouth, en septembre 1981. Les « services » français soupçonnent alors le régime syrien. Ils décident donc de faire passer un message à Rifaat Al-Assad. Une rencontre est organisée, à l’été 1983, près de Genève.

« Nous avons fait comprendre à Rifaat Al-Assad qu’il fallait arrêter de lancer des bombes et d’assassiner des diplomates, se souvient l’ancien chef du service de renseignement de la DGSE, Alain Chouet. Sinon, il y aura des représailles contre lui. Il a immédiatement compris. Un « téléphone rouge » a été mis en place. Et les attentats se sont arrêtés. »

 

Une sorte de « deal » est donc conclu : plus d’attentats, et en échange, on le laisse faire tranquillement des affaires.. D’autant plus que l’oncle de Bachar Al-Assad peut donner un « coup de pouce » dans certains gros contrats de matériels militaires, comme dans cette vente d’hélicoptères à l’Arabie saoudite, à l’été 1988.

Voilà ce que Jean-Claude Sompairac, le patron de la SOFRESA (la société chargé d’exporter l’armement français en Arabie saoudite) écrit, à l’époque, à Rifaat Al-Assad :

« Excellence, ainsi que vous le savez, le contrat d’hélicoptères pour l’Arabie saoudite dont nous avions parlé lors de notre dernier entretien a été signé il y a quelques semaines. Je tiens à vous remercier de l’aide que vous avez pu apporter à la France dans la conclusion de cette opération qui va resserrer les liens qui la lient à la nation arabe. »

Un homme très protégé

La France profite également de son carnet d’adresses au Moyen-Orient. L’ex-homme fort du régime syrien bénéficie même de la protection des services secrets français.

« Nous n’avions aucun intérêt à lui faire des misères, reconnaît Alain Chouet. On préférait le mettre à l’abri d’un certain nombre de choses. C’est une décision qui a été couverte par le pouvoir politique. »

Cette protection va durer un long moment, comme l’ont constaté les habitants de la commune de Bessancourt, dans le Val d’Oise, où se situe le château de Rifaat Al-Assad.

« Lorsque j’ai été élu maire de Bessancourt en 2001, deux membres des Renseignements généraux sont venus me faire passer un message, se souvient Jean-Christophe Poulet. Rifaat Al-Assad est pour nous un partenaire, il ne faut rien faire contre lui. »

Jusque dans les années 2000, des hommes en arme ont même circulé autour du château, braconnant parfois à l’arme de guerre.

Petits arrangements entre amis

À l’origine, le château de Bessancourt était la propriété de la famille royale saoudienne, qui l’a cédé au début des années 1980 à Rifaat Al-Assad. Lors de leurs investigations, les enquêteurs ont d’abord découvert d’étranges pratiques avec la municipalité de l’époque. Lorsque les Saoudiens ont voulu agrandir le château, ils ont versé 2 millions de francs à la commune pour mieux faire passer leur permis de construire.

« Les saoudiens ont fait un don à la commune qui a permis de financer la construction d’un gymnase pour les arts martiaux,confirme un ancien élu aux enquêteurs, le 23 mai 2016.L’opposition aurait pu dire quelque chose mais il y a eu des consignes de l’Elysée pour taire ces faits. »

Quant à Rifaat Al-Assad, il aurait également versé de l’argent aux associations locales pour être tranquille.

Logement précaire et argent noir

De l’argent liquide circule également autour du château pour payer les nombreux Syriens à son service. Quatre cents personnes sont ainsi venues de Syrie dans les années 1980. Il en resterait entre 60 et 70 aujourd’hui : des soutiens ou des employés de Rifaat Al-Assad, logés dans d’anciens haras, sur une quinzaine d’hectares, autour du château de Bessancourt, dans des conditions parfois précaires.

« Nous avons constaté des problèmes d’asthme sur certains enfants en bas âge, à cause de l’humidité et de la moisissure, raconte le directeur du Centre communal d’action social de Bessancourt, Elie Domergue. Nous avons relogé une famille. »

La plupart des employés étaient payés au noir. Selon un ancien responsable du personnel entendu par les enquêteurs, la famille Al-Assad retirait chaque mois 200 000 euros en espèces. L’enquête a en effet montré qu’entre 80 000 et 120 000 euros étaient retirés chaque mois sur un compte Société Générale d’une de ses épouses. Ces paiements en espèces auraient duré, selon les investigations, jusqu’en novembre 2010, avant d’être réalisés par virement.

Dans les paradis fiscaux

D’où vient tout cet argent ? Comment Rifaat Al-Assad a-t-il pu acquérir son patrimoine immobilier ? Il affirme que c’est essentiellement grâce à l’aide de la famille royale saoudienne qu’il a acheté ses biens.

« Notre client a bénéficié d’une aide massive de l’Arabie saoudite qui lui a permis de se constituer son patrimoine », expliquent à la justice française les avocats. L'un de ses fils, Siwar, affirme :« L’Arabie saoudite a financé la lutte de mon père pour pousser l’État syrien à entamer des réformes sérieuses en Syrie ».

Rifaat Al-Assad a notamment fourni aux enquêteurs un chèque de 10 millions de dollars de l’Arabie saoudite, encaissé en juillet 1984. Mais pour les enquêteurs, cet argent ne permet pas de financer tous ses achats immobiliers, dans les années 1980.

Les avocats ont également produit à la justice trois virements saoudiens effectués, à la fin des années 2000, soit un total de 40 millions d’euros versés à Rifaat Al-Assad entre 1984 et 2010.

Selon un rapport de synthèse des enquêteurs, « la volonté de dissimulation de Rifaat Al-Assad relative à son patrimoine est caractérisée ».

Aucun achat n’est effectué à son nom, mais à celui de proches ou de sociétés dont l’oncle de Bachar Al-Assad est le bénéficiaire. A chaque fois le circuit de l’argent révèle le passage par des sociétés offshore, dans des paradis fiscaux : sur l’île de Curaçao (dans la mer des Caraïbes), au Liechtenstein, au Panama, à Guernesey ou à Gibraltar.

Un budget syrien qui explose

Les enquêteurs ont également recueilli le témoignage d’anciens dignitaires du régime syrien qui accusent Rifaat Al-Assad d’avoir récupéré de l’argent du régime, mais aussi de l’argent libyen.

Un ancien ministre des affaires étrangères syrien explique, par exemple, qu’Hafez Al-Assad aurait versé 300 millions de dollars à son frère, dont 200 millions viendraient des caisses de l’Etat et 100 millions d’un prêt libyen.

Autre témoignage : celui de l’ancien ministre de la défense, Mustafa Tlass (qui est mort en juin 2017, à 85 ans). Il affirme sur procès-verbal que Rifaat Al-Assad aurait « vidé la banque centrale syrienne » et empoché « 200 millions de dollars américains en liquide, par avion, à Damas. » Des témoignages jugés « erronés » et « orientés » par ses conseils.

Les enquêteurs ont également constaté qu’au moment où il quittait la Syrie en 1984, les dépenses de la présidence syrienne quadruplaient, de façon exceptionnelle, accréditant ainsi la piste d’argent public détourné.

Entendu à plusieurs reprises par le juge Renaud Van Ruymbeke, Rifaat Al-Assad explique qu’il ignore tout de son patrimoine. Ce n’est pas la conviction de la justice pour qui il possède « la complète maîtrise de l’intégralité de son patrimoine ».

Des soupçons de trafic archéologique

Selon nos informations, l’enquête sur le patrimoine immobilier s’est récemment élargie à un possible détournement du patrimoine archéologique syrien.

Un avocat syrien, exilé en Suède, affirme auprès de la justice française avoir été spolié d’un trésor découvert par les hommes de Rifaat Al-Assad en 1975.

L’histoire est la suivante : son grand-père, agriculteur, était le maire d’un village, dont les terres auraient été confisquées par Rifaat Al-Assad pour construire un aéroport militaire. Des travaux sont lancés, lorsque les ouvriers du chantier font alors une découverte incroyable. « Ils ont découvert sous un rocher un trésor archéologique romain sublime, explique l’avocat du plaignant syrien, Joseph Bréham. Il y avait des statues d’hommes et de chevaux à taille réelle en or, des pièces d’or… Rifaat Al-Assad a rapidement débarqué en hélicoptère pour récupérer ce trésor. Les syriens ont été spoliés d’une part de leur patrimoine. »

Des accusations qualifiées de « fantaisistes » par les avocats de Rifaat Al-Assad, qui rappellent qu'en 2015 le journal Le Mondeavait été condamné pour diffamation après avoir relayé ces mêmes accusations

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 19:24
Pascal Torre, responsable secteur Moyen-Orient du PCF, avec Berivan Firat, responsable du Mouvement des Femmes Kurdes en France, sur le stand du Finistère à la fête de l'Humanité 2018. Pascal Torre devrait être présent à la fête de l'Huma Bretagne du 1er au 2 décembre avec des militantes kurdes engagés pour la défense de la démocratie et de l'égalité des droits en Turquie et en Syrie

Pascal Torre, responsable secteur Moyen-Orient du PCF, avec Berivan Firat, responsable du Mouvement des Femmes Kurdes en France, sur le stand du Finistère à la fête de l'Humanité 2018. Pascal Torre devrait être présent à la fête de l'Huma Bretagne du 1er au 2 décembre avec des militantes kurdes engagés pour la défense de la démocratie et de l'égalité des droits en Turquie et en Syrie

MOYEN ORIENT

la poudrière

 

Le Moyen-Orient connaît une tragédie humaine et politique. Celle-ci conjugue des éléments de longue durée provoquant un engrenage de violence dont les solutions d’avenir peinent à émerger.

Un baromètre des changements mondiaux

La décolonisation n’a pas été suivie par un proces­sus de construction de l’État et s’est accompagnée d’une inadéquation entre l’État territorial et les espaces post-impériaux ou coloniaux alimentant des tensions. Pour y faire face, des régimes autoritaires stabilisateurs se sont installés afin de juguler les mouvements populaires. De plus toutes les promes­es de développement se sont progressivement enlisées. Enfin, les puissances occidentales, pour s’emparer des richesses régionales, ont soutenu ces dictatures et entretenu des conflits qui ont assommé ces sociétés.

Après avoir été au cœur des relations internationales dès l’après-guerre, le Moyen-Orient n’exerce plus la même attractivité. La fin de la Guerre Froide a mis un terme aux affiliations obligées engendrant une autonomie croissante des États ainsi qu’une atomi­sation du jeu régional. La substance des conflits s’en est trouvée modifiée opposant moins les États entre eux que les États à des lambeaux de sociétés. La nature sociale des conflits neutralise la puissance tandis que la menace devient plus mobile.

La solidité apparente du monde arabe a volé en éclat dans les années 90, permettant au néolibéra­lisme et à l’islamisme de laminer les forces progres­sistes. Le conflit israélo-palestinien a été structurant pour la région de 1950 à 1970. Le retour de la droite extrême au pouvoir a amplifié le caractère religieux et identitaire du projet sioniste. Les lois discrimina­toires se sont multipliées aboutissant au texte d’apartheid qui proclame qu’Israël est l’État nation du peuple juif. Le déplacement de l’épicentre de la conflictualité dans le Golfe marginalise aujourd’hui la question palestinienne favorisant la colonisation d’autant que l’Autorité palestinienne est durable­ment affaiblie. Pour autant, Israël est, du fait de sa politique, confronté à une crise profonde. Ces diffé­rents facteurs ont provoqué une véritable implosion du Moyen-Orient.

Mouvements populaires et engrenage de violences

Les printemps arabes de 2011 ont révélé la vitalité et les attentes des sociétés rejetant l’impéritie des États et leur violence tout en exigeant des réformes démocratiques. Ces mouvements ont suscité chez les dirigeants arabes un brusque retour de l’autori­tarisme. En Égypte, la répression a suspendu le temps politique n’atténuant pas la colère populaire. En Turquie, R.T. Erdogan multiplie les purges, les arrestations et la guerre à outrance contre les Kur­des. Ce régime de terreur a plongé le pays au bord du gouffre économique tandis que son expansion­nisme enracine au nord de la Syrie de véritables « djihadistans ». Dans ce contexte, la résistance du HDP, seule force progressiste et pacifiste, constitue un point d’appui pour les luttes à venir. Désormais, une conflictualité généralisée délite l’Irak, la Syrie et menace toute la région. On ne dira jamais assez combien l’intervention américaine en Irak a eu des effets déstabilisateurs sur la région. En dépit de la victoire de la coalition contre Daesh et l’esquisse de reconstruction de l’État irakien, la violence demeure tandis que la situation économique s’avère catastro­phique. Des mouvements sociaux secouent le pays et ont permis à la coalition conduite par Moqtada al-Sadr et les communistes d’arriver en tête du scrutin législatif.

En Syrie, le régime sanguinaire de Bachar al-Assad, avec l’appui des Russes et des Iraniens, est en voie de remporter le conflit. Pour autant, sa résolution pacifique est loin d’être acquise. Les Occidentaux, marginalisés sont réduits à miser sur la faillite diplomatique russe ou conduisent des expéditions punitives illégales sans lendemain. La Syrie est désormais divisée en trois zones d’influence entre le régime de Damas, les Turcs et une présence améri­caine au Rojava. Mais la Syrie de l’après Daesh devient le terrain d’affrontement des rivalités régio­nales comme en témoignent les bombardements israéliens qui font craindre un embrasement et place aussi la question kurde dans une position périphé­rique.

Ces guerres façonnent un nouveau paysage régional éclipsant l’Égypte, l’Irak et la Syrie tandis que les États du Golfe prospèrent et tentent de tirer parti des États fragilisés. L’Arabie Saoudite occupe une posi­tion dominante poursuivant une politique confes­sionnelle, hégémonique et mortifère au Yémen. Le Moyen-Orient est devenu une poudrière concentrant 40% des armes vendues dans le monde. Elles pro­viennent des États-Unis, de la France, de la Grande Bretagne et d’Allemagne favorisant l’internationali­sation des conflits et la souffrance humaine. L’Ara­bie Saoudite et Israël affirment ensemble désormais que l’Iran est pour eux une menace existentielle dans le sillage de D. Trump qui transfère l’ambas­sade américaine à Jérusalem et rompt l’accord de Vienne sur le nucléaire. D. Trump fait le pari que les difficultés de Téhéran à maintenir l’ordre isla­miste permettront un changement de régime. Rien n’est moins sûr d’autant que l’Iran ne renonce pas à sa politique milicienne qui contribue elle aussi à la fragmentation des sociétés. Cette politique peut conduire à une déflagration qu’attise la perspective de constitution d’un OTAN arabe.

Dans ce contexte le PCF appelle à des mobilisations de solidarité les plus larges possible pour atténuer les tensions et ouvrir une perspective de paix 

PCF 

 

Moyen-Orient: la poudrière (PCF)
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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 18:48
Libération de Salah Hamouri: D'abord de la joie, puis de la vigilance (Pierre Laurent, PCF)

Libération de Salah Hamouri : "D'abord de la joie, puis de la vigilance" (Pierre Laurent)


C'est d'abord de la joie. Salah est sorti de Prison. De la joie pour sa famille, ses proches, ses ami.e.s, ses camarades. De la joie que je partage avec les communistes, les participant.e.s de la fête de l'Humanité, les militant.e. du mouvement de la jeunesse communiste, des centaines de milliers de jeunes et moins jeunes qui se sont mobilisé.e.s dans tout le Pays pour sa libération.

Après plus de 400 jours de détention administrative, sans jugement ni motif, si ce n'est l'illégitime arbitraire de B. Netanyahou et de son ministre de la défense A. Liebermann, notre compatriote Salah Hamouri a enfin été libéré;
Avocat franco-palestinien, il fait, comme beaucoup d'autres, l'objet d'un harcèlement des autorités israéliennes qui entendent briser les voix qui dénoncent la colonisation, les arrestations et les massacres.

Mais c'est aussi de la vigilance. Salah Hamouri, par son engagement, est un militant de la paix qui doit désormais pouvoir rentrer chez lui à Jérusalem, recouvrer sa complète liberté de circulation et de déplacement, y compris à l'étranger. Aucune entrave ne doit lui être imposée pour pouvoir vivre avec sa famille, sa femme et son fils.

Encouragées par la politique de D. Trump qui a transféré l'ambassade américaine à Jérusalem, supprimé les aides financières à l'UNRAW et aux Palestiniens, la droite et l'extrême droite israéliennes multiplient les lois discriminatoires, amplifiant, par la loi d'"apartheid", le caractère religieux, identitaire et raciste du régime.

Des voix s'élèvent, plus nombreuses, pour dénoncer ceux qui tentent de nier l'existence du peuple palestinien et son droit à disposer d'un Etat.
Après la libération de Salah Hamouri nous appelons à la libération de tous les prisonniers politiques dont Marwan Barghouti. C'est un encouragement à amplifier la solidarité avec le peuple palestinien en constituant un front large, sans exclusive, avec toutes les forces démocratiques qui rejettent l'expansionnisme colonial et l'ultranationalisme.
Aucune paix ne sera possible dans la région sans le règlement de la question palestinienne.

Pierre Laurent,secrétaire national du PCF,

Paris, le 30 septembre 2018.

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 18:45

Décès d'Antoine Sfeir : le PCF salue sa mémoire
C'est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons la mort d'Antoine  Sfeir. Journaliste et intellectuel, spécialiste reconnu du Moyen-Orient,  il a durement payé cet esprit d'indépendance qui le caractérisait.
Esprit libre, il a su faire partager les exigences de rigueur à des générations de jeunes chercheurs tout en oeuvrant pour la paix dans cette région meurtrie.

Nous avions la fierté de partager avec lui les valeurs humanistes  auxquelles il est demeuré fidèle toute sa vie.
Le Parti Communiste Français salue sa mémoire et présente ses condoléances sincères à sa famille et ses proches.

Parti communiste français,

Paris, le 1er octobre 2018.

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 16:45
Communiqué d'Elsa Lefort sur la libération de Salah Hamouri

Communiqué d’Elsa Lefort
 

Salah Hamouri est enfin sorti de la prison du Néguev où il était enfermé depuis 13 mois, suite à une décision strictement politique du gouvernement Netanyahu.

J’ai donc la joie de vous l’annoncer : Salah Hamouri est enfin libéré !

C’est lui, et personne d’autre, qui nous a annoncé la nouvelle de sa sortie. C’est totalement incroyable mais c’est particulièrement significatif.

Les plus hautes autorités françaises, jusqu’à la dernière minute et malgré nos demandes, nous ont expliqué qu’elles ne « savaient pas » ce qu’il adviendrait le 30 septembre quant à la libération de Salah Hamouri. Il convient de savoir aussi qu’un rendez-vous accepté en juillet entre le Président Emmanuel Macron et moi-même a été annulé brutalement au mois d’août. L’engagement élyséen a été rompu tandis que le Président recevait un député franco-israélien particulièrement extrémiste qui avait injurié Salah dans l’hémicycle. On peut difficilement faire plus complaisant avec les autorités israéliennes et ses inconditionnels soutiens français !

On ne peut pas concevoir des relations diplomatiques déloyales et déséquilibrées avec aucun pays au monde. Pourtant c’est ainsi avec Israël. Nous n’oublions pas qu’il y a eu des prises de position des autorités françaises – positions que nous avons saluées. Mais il n’y a pas eu, de toute évidence, les moyens de la réussite mis en œuvre qui soient à la hauteur de la situation concrète, ni d’éléments mis dans la balance qui soient de nature à lever le mutisme, le mépris et l’arbitraire des autorités israéliennes.

Cela pose un problème plus vaste à nos « élites ». Il faut, si la France veut jouer un rôle dans cette région, qu’elle soit au diapason des réalités de ce pays qui sort des normes classiques de la diplomatie et qui viole quotidiennement le droit international. Elle doit tirer des leçons de son impuissance à se faire respecter et à se faire entendre sur ce cas qui touchait clairement à des valeurs fondamentales non-négociables. C’est une question d’efficacité mais aussi d’honneur et d’image de notre pays dans le monde.

Cela ne fait que souligner un fait essentiel : la libération de Salah Hamouri est d’abord le fruit de l’action et du rassemblement d’élu-e-s de tous « niveaux », de nombreuses personnalités françaises ou étrangères ; de dizaines de milliers de citoyen-ne-s ; d’associations diverses multiples ; de quelques journaux et de journalistes qui ont fait leur travail honnêtement ; de partis, de syndicats et d’avocat-e-s. Une grande diversité s’est rassemblée, s’est élargie et est restée unie pour cette cause fondamentale : celle de la liberté.

En ce moment tout particulier je tiens à vous remercier chaleureusement, en mon nom bien sûr mais aussi au nom de Salah, et nous tenons à vous assurer de notre plus profonde et sincère reconnaissance. Nous n’oublierons pas ce moment de forte solidarité humaine.

La « détention administrative » telle que pratiquée en Israël est synonyme d’arbitraire. Salah Hamouri est libre au terme d’une rude bataille où jamais ses soutiens n’ont mis un genou à terre. Mais il reste des centaines d’autres cas similaires dans les prisons israéliennes, des enfants, des femmes et des hommes.

Il reste aussi des milliers de prisonniers politiques que Salah s’est engagé, et nous avec lui, à défendre plus efficacement en devenant avocat. Et nous pensons, en ce jour, à toutes celles et à tous ceux qui sont encore dans les glauques prisons israéliennes et qui ne devraient pourtant pas y être. C’est tout un peuple que la « Force occupante » veut casser ou chasser de sa terre natale.

Nous avons remporté un combat. Il y en a d’autres à venir. Et il nous faut remporter la bataille pour la pleine liberté du peuple palestinien. Cela fait 70 ans qu’il en est privé.

Avec cette belle nouvelle que nous savourons et que nous sommes heureux de vous annoncer et de partager avec vous, nous devons maintenant, vous le comprendrez, panser quelques plaies et prendre un peu de temps pour nous, pour nous retrouver tous les trois qui avons été privés si longtemps de vie familiale. De sorte que nous ne manquerons de vous informer des suites de cette libération car des obstacles peuvent encore être posés par les autorités israéliennes pour empêcher Salah de nous rejoindre rapidement en France et de nous serrer dans ses bras.

En vous remerciant de nouveau, nous vous prions de croire que nous n’entendons pas en rester là.

Merci encore et retenons la leçon : la preuve est une nouvelle fois apportée qu’il n’est de combats perdus que ceux qu’on ne mène pas ! Même contre des extrémistes notoires. C’est le bon chemin. La vie et l’histoire le montrent.

Nous avons bon espoir dans des temps meilleurs. C’est un « mal incurable » que nous avons en commun.


Elsa Lefort
Dimanche 30 septembre 2018

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 15:44
Salah Hamouri enfin libre ! - Communiqué de l'AFPS
Salah Hamouri enfin libre !

http://www.france-palestine.org/SALAH-HAMOURI-ENFIN-LIBRE

Cette fois, la détention administrative de Salah Hamouri n’a pas été prolongée, et il est aujourd’hui sorti de sa prison après plus de 400 jours de détention sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui.

Enfin libre, mais après 400 jours de détention dans des conditions difficiles, 400 jours de privation de sa liberté, de toute relation avec son épouse et son jeune fils qui aura grandi sans lui. 400 jours volés à son activité professionnelle alors qu’il venait de passer son diplôme d’avocat.

400 jours emblématiques de la situation des prisonniers politiques palestiniens, condamnés dans des conditions arbitraires ou subissant le scandale de la détention administrative.

Avec tous les militants et les élus qui ont œuvré pour sa libération, nous nous réjouissons de la libération de Salah Hamouri, tout en observant que ces 13 mois de détention auront été un affront pour notre pays, et le symbole de l’injustice subie par les 6000 prisonniers politiques palestiniens actuels, dont 300 enfants et 400 détenus en détention administrative, et toutes celles et ceux qui ont été antérieurement emprisonnés.

Il est urgent maintenant que sa famille puisse être réunie pour vivre à Jérusalem, comme c’est leur demande parfaitement légitime. Nous demandons au gouvernement français de tout faire pour que cette demande puisse être satisfaite. Salah doit pouvoir aussi voyager librement, et nous nous ferons une joie de le recevoir en France.

 

Le Conseil national de l’Association France Palestine Solidarité
30 septembre 2018

Salah Hamouri enfin libre ! - Communiqué de l'AFPS
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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 05:33
Salah Hamouri: cachez cet avocat embastillé par Israël que je ne saurais voir

On a regardé hier soir, dimanche 30 septembre, les journaux télévisés de France3 puis de France 2 : Pas un mot de la libération de notre camarade Franco-Palestinien Salah Hamoury, c'est scandaleux! 

 

C'est vrai que notre ministre breton des affaires étrangères et notre roi Macron ne veulent pas gêner le colonisateur israélien et son système d'arrestation arbitraire datant de l'état d'urgence instauré par l'armée d'occupation britannique en 1945.  

 

Salah Hamouri: cachez cet avocat embastillé par Israël que je ne saurais voir
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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 17:04
Salah Hamouri: l'avocat franco-palestinien enfin libre après 403 jours de prison sans motif d'arrestation connu?
Salah Hamouri: l'avocat franco-palestinien enfin libre après 403 jours de prison sans motif d'arrestation connu?

Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF)
Notre ami et camarade Salah Hamouri enfin libre ! Après 403 jours sans raisons passés dans les geôles israéliennes, Salah a été libéré ce matin ! C'est avec une grande joie que nous accueillons sa libération !

 

RFI, avec l'AFP

L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, 33 ans, a été libéré de prison dimanche après plus d'un an de détention administrative en Israël. Il lui est interdit de célébrer sa libération et de participer à des activités militantes pendant 30 jours. Il a rejoint le domicile familial à Jérusalem-Est.

Dans leur maison située dans un faubourg de Jérusalem-Est, les parents de Salah Hamouri, ont mis de la musique en fond sonore, même si l’avocat franco-palestinien a interdiction de fêter sa libération. Après 13 mois de prison, il fait son retour sous des cris de surprise, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Marine Vlahovic.

Soupçonné de conduire des « activités illégales » en Cisjordanie et à Jérusalem et placé en détention administrative, c’est à dire sans inculpation, ni vrai procès, le trentenaire dénonce une arrestation arbitraire.

« Il n’y a rien qui explique pourquoi ils sont venus. Ils n’y a aucune charge. Rien. »

Désormais libre, Salah Hamouri a un objectif : retrouver sa femme française et son fils, qui sont interdits de territoire par Israël depuis bientôt deux ans.

 

« Le retour de ma femme et de mon enfant, c’est un deuxième combat pour moi, parce que je sais bien que le seul but pour les Israéliens c’est de se débarrasser de moi. Ils veulent m’obliger à sortir du pays. Ça je ne veux pas, c’est une décision définitive pour moi. Moi je reste là. Ils me manquent beaucoup, mais malgré cela, le moral ça va. Et j’espère que pour le reste des prisonniers, ils vont sortir au plus vite. »

Selon des organisations de défense des droits des prisonniers, 450 palestiniens sont incarcérés en Israël sous le régime de la détention administrative.

Emprisonné à plusieurs reprises

Salah Hamouri avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017 et maintenu en détention administrative. L’avocat a passé la quasi-totalité de sa détention dans une prison du Néguev dans le sud d'Israël.

« La liberté est un sentiment indescriptible », a confié Salah Hamouri après sa libération, affirmant son innocence et regrettant que la France n'ait pas « fait assez pour obtenir sa libération ».

Le président français Emmanuel Macron avait évoqué à plusieurs reprises le cas de Salah Hamouri avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, selon le Quai d'Orsay.

Les accusations portées contre Salah Hamouri sont restées confidentielles comme c'est généralement le cas pour les détentions administratives. Le service de sécurité intérieure, le Shin Beth, n'a pas encore réagi aux raisons de sa détention.

L'avocat de Salah Hamouri, Me Mahmoud Hassan, a indiqué que son client avait notamment dû payer une caution de 3 000 shekels (709 euros) lors de sa libération.

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri a déjà été emprisonné à plusieurs reprises, dont une longue incarcération entre 2005 et 2011. Il avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre d'un échange de prisonniers et avait toujours clamé son innocence.

 

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 05:57

Ahed Tamimi, la jeune militante devenue une icône mondiale de la résistance palestinienne, lance un appel aux jeunes de France à la Fête de l'Humanité.

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