Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:52
Mettre fin aux persécutions anti-LGBT en Tchétchénie (PCF)

Mettre fin immédiatement aux persécutions anti-LGBT en Tchétchénie

 

Différentes sources de presse ont révélé ces derniers jours que la Tchétchénie de Ramzan Kadyrov était le théâtre de graves persécutions anti-LGBT : enfermements arbitraires, camps de détention, tortures, parfois jusqu’à la mort. Le porte-parole du gouvernement tchétchène a déclaré récemment : « Si jamais il y avait de telles personnes en Tchétchénie, les organes de maintien de l’ordre n’auraient aucun problème avec eux car leurs parents les auraient envoyés là d’où l’on ne revient pas ».

Le PCF condamne fermement ces actes barbares et s’inquiète vivement de l’essor de l’autoritarisme le plus brutal et des attaques contre l’égalité des citoyens.

Le PCF se joint aux organisations de défense des droits humains pour demander l’ouverture d’urgence d’une enquête. Le régime de Kadyrov est une longue litanie d’attaques violentes, au propre comme au figuré, contre les défenseurs de l’égalité des droits pour toutes et tous. Kadyrov a instauré un régime d’exception en Tchétchénie, qu’il considère comme sa propriété privée, à l’encontre des droits humains les plus élémentaires dont le respect est d’ailleurs rappelé dans la constitution de la Fédération de Russie.

Ces politiques de persécution doivent immédiatement cesser. Le PCF réaffirme sa solidarité avec les victimes de discrimination et de persécution pour leur orientation sexuelle où qu’elles se trouvent, et avec les militants des droits humains également victimes de répression. La Fédération de Russie, dont la Tchétchénie fait partie, est signataire de la Charte des Nations unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les principes qui y sont édictés doivent être respectés partout.

Partager cet article

Repost0
8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 07:16

Les bombardements nord-américains sur la Syrie la nuit dernière, effectués hors cadre légal international, et à la suite d'un retournement brusque de position du président américain, Donald Trump, peuvent ouvrir une nouvelle phase dramatique de l'internationalisation du conflit syrien.

Ce faisant, Trump alimente l'escalade militaire et les logiques de représailles alors que le peuple syrien a le plus pressant besoin que la guerre s'arrête net.


L'action militaire des États-Unis va conforter politiquement Bachar Al Assad, galvaniser les groupes djihadistes qui exploitent l'impact désastreux des interventions étrangères au Proche-Orient, retarder les opportunités réelles de résolution politique du conflit ouvrant la voie à une transition démocratique.
Les souffrances endurées par les victimes des armes chimiques comme, en 6 ans, les 321 000 morts, 145 000 disparus et près de 11 millions de déplacés et réfugiés exigent des dirigeants des pays engagés dans ce conflit des initiatives politiques et diplomatiques – sous égide de l'ONU – fortes faisant taire les armes et ouvrant des négociations de paix. Les responsables de l'utilisation des armes chimiques et de destruction massive devront dans ce cadre en répondre devant la justice.
L'initiative militaire unilatérale nord-américaine crée un précédent aux pires conséquences possibles ; le déni du cadre multilatéral que sont les Nations unies pour résoudre le conflit syrien est lourd de dangers pour le monde et constitue une véritable régression.

Le Parti communiste français exprime sa profonde réprobation de ces bombardements américains de même qu'il a condamné avec force l'usage des armes chimiques et la poursuite de la guerre en Syrie.
Le PCF demande au président français François Hollande d'agir pour la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU afin de stopper les tentations de surenchère militaire et d'organiser la mise en oeuvre effective de la feuille de route adoptée par ce même conseil en décembre 2015. La négociation doit prendre le pas sur les armes.


Le Parti communiste français apporte son soutien aux initiatives pour l'arrêt des combats et bombardements, et pour une solution négociée en Syrie.

 

Parti communiste français

Paris, le 7 avril 2017

 

 

Partager cet article

Repost0
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 07:37
Le peuple équatorien a tranché ! Moreno succède à Correa ( PCF)

Le peuple équatorien a tranché ! Moreno succède à Correa

 

Avec 5 057 149 voix contre 4 827 753 suffrages exprimés pour son adversaire de droite Lenin Moreno succède à son camarade de combat Rafael Correa pour la présidence de la République d’Equateur. C’est un échec symbolique pour la droite réactionnaire conduite par Guillermo Lasso.

Dorénavant, d’ici 2021, avec une majorité à l’Assemblée nationale sortie des urnes lors du 1er tour de la présidentielle, les conditions sont créées pour poursuivre l’ambition de développement économique et humain engagé depuis 10 ans autour de grands objectifs nationaux d'éducation, de santé, de la jeunesse, d’environnement, de logement, d’augmentation de la production, de progrès social et de l’emploi, contre les drogues et la corruption. Autant de questions à continuer de résoudre pour faire avancer la paix et l'harmonie du bien vivre ensemble.

La victoire d’Alianza Païs avec Lenin Moreno est une vraie bouffée d’oxygène pour celles et ceux, qui dans des rassemblements des plus larges et divers, résistent et luttent pour la transformation sociale.

Le Parti communiste français tient à saluer cette victoire qui est un encouragement pour tous les progressistes de la région et de la planète.

Le Parti communiste français,
Jeudi 6 avril 2017

Partager cet article

Repost0
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 18:36
Massacres à l'arme chimique en Syrie: la terreur et l'extermination des populations civiles, qui les combat?

72 morts dont 20 enfants tués dans une attaque chimique il y a 3 jours à Khan Cheikhoun. 

Des centaines d'intoxiqués saisis de convulsions. 

De la mousse qui sort de la bouche, des pupilles dilatées. 

Pas une horreur, pas un massacre n'auront été épargnés au peuple syrien.

Bachar-al-Assad règne sur un fleuve de sang, d'horreurs, et de douleur sans nom, avec la complicité des Etats qui laissent faire... 

Ce nouveau crime contre l'Humanité des sbires du dictateur syrien nous rappelle que l'Humanité n'a rien appris de ses périodes de terreur absolue. Et que le pire aujourd'hui peut se produire dans une relative indifférence. 

Beaucoup d'opinions, de chefs d'Etat, et de politiques voient encore dans le boucher de Damas le garant de la lutte contre l'islamisme, de la protection des minorités, de la préservation d'un Etat stable et souverain, quoique dépeuplé pour moitié, en Syrie, même 400 000 morts et 5 millions de réfugiés plus tard! 

On est saisi d'effroi, de colère et de pitié face au nouveau massacre à l'arme chimique que la population d'un village rebelle a subi. Un ignoble et lâche assassinat collectif destiné à semer la Terreur. 

Pour réaliser un peu ce qu'est une attaque à l'arme chimique, les lecteurs du Chiffon Rouge peuvent se reporter à ce témoignage de Majd al-Dik, jeune humanitaire et éducateur volontaire partisan de la Révolution qui a été le témoin des conséquences d'un massacre chimique impuni qui a fait 1300 morts dans la Ghouta, le 21 août 2013. La fameuse ligne rouge à ne pas dépasser...

On ne pourra pas dire, encore moins peut-être que pour d'autres crimes contre l'humanité de masse de l'histoire du XXe siècle, qu'on ne savait pas!      

Majd al-Dik: A l'est de Damas au bout du monde. Le témoignage bouleversant d'un révolutionnaire syrien sur les massacres et les exactions commis par le régime de Bachar-al-Assad dans la Ghouta

 

 

 

Massacres à l'arme chimique en Syrie: la terreur et l'extermination des populations civiles, qui les combat?
Massacres à l'arme chimique en Syrie: la terreur et l'extermination des populations civiles, qui les combat?
Massacres à l'arme chimique en Syrie: la terreur et l'extermination des populations civiles, qui les combat?
Massacres à l'arme chimique en Syrie: la terreur et l'extermination des populations civiles, qui les combat?
Massacres à l'arme chimique en Syrie: la terreur et l'extermination des populations civiles, qui les combat?
Massacres à l'arme chimique en Syrie: la terreur et l'extermination des populations civiles, qui les combat?
Massacres à l'arme chimique en Syrie: la terreur et l'extermination des populations civiles, qui les combat?

Partager cet article

Repost0
1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 10:31
La colonisation grignote aussi Jérusalem-Est (Médiapart, 31 mars, Chloé Demoulin)

La colonisation grignote aussi Jérusalem-Est

 PAR CHLOÉ DEMOULIN

Le gouvernement israélien a approuvé à l'unanimité, jeudi 30 mars, la création d'une nouvelle implantation juive en Cisjordanie, dans le secteur d'Emek Shilo, une première depuis 1999. Dans les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est, des organisations juives achètent des maisons depuis plusieurs décennies. Une entreprise qui éloigne chaque jour un peu plus la perspective d’une solution à deux États.

 

Silwan (Jérusalem-Est), envoyée spéciale.- Ce jeudi 30 mars, le gouvernement israélien a approuvé à l'unanimité la création d'une nouvelle implantation juive en Cisjordanie, dans le secteur d'Emek Shilo, une première depuis 1999. Selon le premier ministre, Benjamin Netanyahou, il s'agit de concrétiser l'engagement pris pour relogerles colons d'Amona, évacués du site jugé illégal par la Cour suprême israélienne car se trouvant sur des terrains privés palestiniens. « J'ai promis d'établir une nouvelle implantation. Nous tiendrons cette promesse aujourd'hui », avait-il annoncé dans la journée. Les constructions effectuées dans les sites existants ont porté à 400 000 le nombre d'Israéliens vivant en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël lors de la guerre des Six-Jours en 1967 et peuplé de 2,8 millions de Palestiniens. 

À Jérusalem-Est, où les positions israéliennes n’ont cessé de se renforcer depuis 1967, vivent déjà plus de 200 000 Juifs. Ramot, Pisgat Ze’ev ou encore Gilo : on ne compte plus les colonies juives construites en périphérie de la ville et désormais considérées comme de simple banlieues. Mais cette présence juive a également progressé à l’est de la ligne verte, dans les zones habitées par les Palestiniens, au cœur même du quartier musulman de la vieille ville et au sein de plusieurs quartiers arabes voisins. Selon Ir Amim, ils seraient 2 800 (en augmentation de 40 % depuis 2009) rien qu’à Silwan et dans les quartiers palestiniens voisins qui constituent ce qui est appelé le “bassin sacré”.

En passant la porte des Maghrébins, en contrebas des murailles sud de la vieille ville, impossible de la louper. Ir David (la Cité de David) constitue une des nouvelles attractions touristiques de Jérusalem. Ce parc archéologique de 24 000 m2 est présenté comme le berceau antique de la ville trois fois sainte, où se serait installé le roi David après avoir quitté Hébron il y a 3 000 ans.

« Un demi-million de personnes visitent ce parc chaque année, y compris des scolaires, des soldats israéliens, des touristes. Mais l’histoire qu’on leur propose est racontée par des colons qui œuvrent chaque jour pour déplacer les Palestiniens et prendre le pouvoir sur le quartier », dénonce Betty Herschman, membre de l’ONG Ir Amim, qui milite pour faire de Jérusalem “une ville plus équitable” pour les Israéliens et les Palestiniens. « La plupart des gens ne vont pas plus loin, et ils ne peuvent pas être témoins de l’immense pauvreté qui règne dans le reste de Silwan. »

Ce que la majorité des visiteurs ignorent, c’est en effet que la Cité de David s’érige au sein du quartier arabe de Silwan, où vivent 50 000 Palestiniens. De larges murs et des grilles, surmontés de caméras, séparent le parc du reste du quartier. « Ils ont dit qu’ils feraient un parc pour tout le monde. Mais aujourd’hui, ni moi ni mes enfants ne pouvons y aller », regrette Fakhri Abu Diab, représentant du comité de défense des résidents palestiniens de Silwan. Cet ancien comptable de 55 ans, père de 5 enfants, assiste depuis des années, impuissant, au grignotage de Silwan par les Israéliens.

Pour Betty Herschman, la Cité de David n’est rien de moins qu’une « immense colonie touristique ». Depuis 1991, 30 familles juives se sont d’ailleurs installées et vivent dans l’enceinte du parc, au sommet duquel flotte un drapeau israélien. Le site archéologique est administré par la Fondation Ir David, plus connue sous le nom de Elad : une organisation nationaliste juive qui s’est donné pour mission de « renforcer une connexion juive avec Jérusalem ». Le groupe a aussi acheté plusieurs maisons individuelles aux abords de la Cité de David, également louées à des Juifs, dans le but non dissimulé de “judaïser” cette partie de Jérusalem-Est.

Ir Amim a publié un rapport en 2009 sur les méthodes qui ont permis progressivement à Elad de s’implanter à Silwan. Jusqu’au début des années 90, l’organisation dispose d’un allié de taille : le Fonds national juif, qui revendique plusieurs terrains lui ayant appartenu dans la zone avant 1948. Mais surtout d’un outil majeur : la “loi sur les propriétés des absents” adoptée en 1950. Le texte permet à l’État hébreu de confisquer les terres ou les maisons appartenant aux Arabes qui ont quitté Israël pendant la guerre d'Indépendance.

Certains des documents et des témoignages présentés par Elad pour obtenir ces propriétés « se sont révélés invérifiables » et n’ont même pas été authentifiés par le ministère des finances, dépositaire du cadastre, note le rapport d’Ir Amim. Avec l’aval du ministère du logement et de la construction israélien, alors dirigé par Ariel Sharon, Elad et le Fonds national juif vont ainsi se saisir de larges pans de Silwan, en échange de sommes dérisoires. « Elad a bénéficié du soutien direct de toutes les armes institutionnelles de l’État », constate Betty Herschman.

En 1992, avec l’arrivée d’Yitzhak Rabin au pouvoir, le vent tourne. Une commission diligentée par le ministère des finances met à jour l’entreprise menée par Elad et suspend l’application de la loi de 1950 sur les propriétés des Palestiniens de Jérusalem-Est vivant désormais en Cisjordanie. Mais l’organisation ne renonce pas. Elle achète désormais les maisons directement aux Palestiniens et use, pour y parvenir, de procédés beaucoup moins avouables. Ir Amim cite par exemple une vente annulée en raison de la production de faux documents ou encore l’usage de pressions pour forcer la main aux habitants les plus réticents. Elad aurait notamment pris l'habitude de se renseigner sur les familles de Silwan et de jouer sur leurs querelles internes, par exemple entre deux héritiers, pour faciliter la vente.

En dépit des preuves glanées par ses détracteurs, le fondateur et président de la Fondation Ir David, David Be’eri, a toujours démenti l’usage de tels procédés : « Jusqu’à ce jour, nos achats ont été contestés légalement des douzaines de fois et aucun doute n’a été soulevé sur notre conduite, pas une fois », assurait-il notamment dans un article paru en 2008 dans le journal Maariv.

À la fin des années 1990, le transfert du parc national de la Cité de David (jusqu’ici géré par la Direction de la nature et des parcs d'Israël) sous le contrôle exclusif d’Elad vient couronner les efforts de l’organisation. « On pourrait parler de soft power, mais c’est bien plus que cela : ils manipulent la façon dont les gens voient Jérusalem dans le contexte du conflit », dénonce Betty Herschman.

Non contente d’avoir trouvé une place de choix dans les cartes touristiques distribuées par la municipalité de Jérusalem, la Fondation Ir David reçoit aujourd’hui un soutien financier et moral affiché de la part du gouvernement israélien. Selon le rapport d’Ir Amim, le ministère du logement israélien a notamment déboursé 20 millions de shekels (soit plus de 5 millions d’euros) en 2005 pour payer la société privée chargée de la sécurité de la Cité de David. Le fondateur d’Elad, David Be’eri, a par ailleurs été désigné pour recevoir le Israel Prize for Lifetime Achievement 2017, l’une des plus hautes distinctions distribuées chaque année par l’État israélien. En annonçant la sélection, l’actuel ministre de l’éducation et fervent supporter de la colonisation, Naftali Bennet, n’a pas tari d’éloges à son endroit : David Be’eri est « parmi les plus grands constructeurs de la Jérusalem moderne », a-t-il jugé.

Si la fondation Ir David reçoit les honneurs officiels du gouvernement Netanyahou, son fonctionnement, surtout financier, n’en reste pas moins opaque. Pendant des années, Elad a joui d’une dérogation pour ne pas divulguer les noms de ses donateurs, au motif que de telles informations auraient pu porter préjudice à ces derniers ou à l’organisation elle-même. À la suite de pressions, la fondation a toutefois consenti en 2016 à rendre ses comptes publics. Résultat : avec 450 millions de shekels (soit 114 millions d’euros) de dons entre 2006 et 2013, Elad s’avère être une des ONG les plus prospères d’Israël.

Dans la liste de ses contributeurs, l’Association américaine des amis d’Ir David, une association des amis de l’armée israélienne basée à Miami ou encore une compagnie britannique liée au milliardaire russe Roman Abramovich, connu pour être le propriétaire du club de foot de Chelsea. Mais un article publié en mars 2016 par le quotidien Haaretz a dévoilé que la majeure partie des donations reçues par Elad provenait de sociétés enregistrées dans des paradis fiscaux, notamment aux Bahamas, dans les îles Vierges ou aux Seychelles. Il est donc impossible d’identifier leur provenance exacte.

À Silwan, la Cité de David n’est pas la seule source d’inquiétude pour les Palestiniens. Fakhri Abu Diab nous entraîne à l’ouest du parc, dans une autre partie du quartier appelé Al-Bustan (le jardin, en arabe). Il attire notre attention sur les ruelles délabrées et souvent jonchées d’ordures, dont la municipalité de Jérusalem ne s’occupe pas. Il raconte aussi l’interdiction qui est faite aux Palestiniens de construire tout nouveau logement. « Quand nous bâtissons de petites maisons pour nous, la mairie nous dit que c’est illégal. Et ils viennent les détruire », souffle-t-il face aux ruines de la maison de son cousin, voisine de la sienne et rasée par des bulldozers il y a quatre ans. Fakhri Abu Diab en est convaincu : « Les Israéliens ont un agenda politique. Ils veulent nous pousser dehors. »

De fait, plus de 50 maisons sont ici sous la menace d’un ordre d’expulsion. Des maisons majoritairement construites après 1948 par des Palestiniens ayant fui Jérusalem-Ouest. Depuis 2005, la mairie de Jérusalem projette de démolir la zone entière, considérée comme l’emplacement où s’étendait originellement le parc du roi Salomon, pour y dresser un jardin biblique. « Bien sûr que nous voulons des jardins pour nos enfants, mais pas sur nos maisons ! », s’indigne Fakhri Abu Diab. Interpellé par cette situation ubuesque, un professeur en architecture et en urbanisme de l’Institut technologique Technion de Haïfa, Yosef Jabareen, a élaboré un projet alternatif. Soutenu par l’ONU, le plan prévoit notamment le déplacement des maisons palestiniennes en arc de cercle autour du futur parc. Il a toutefois été rejeté par la mairie de Jérusalem.

Fakhri Abu Diab nous emmène enfin face à une troisième partie de Silwan, appelée Batan Al-Hawa. Là encore, impossible de louper l’imposante bannière aux couleurs du drapeau israélien déroulée sur la façade d’une des maisons où vit désormais une famille juive. Dans cette zone, les bannières de ce type poussent comme des champignons depuis 2004. Une autre organisation nationaliste juive, nommée Ateret Cohanim, y a entrepris l’acquisition de six terrains entiers ces dernières années et y a installé au total plus de 19 familles juives, réparties dans cinq bâtiments. Elle projette également d’y construire un bâtiment de trois étages dédié à de nouveaux habitants juifs. Un plan approuvé en décembre 2016 par la municipalité de Jérusalem, avec l’aval du premier ministre, Benjamin Netanyahou. Et cela en dépit du vote par le Conseil de sécurité de l'ONU, quelques jours auparavant, d'une résolution exigeant l'arrêt de la colonisation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

 

Ateret Cohanim est connu pour être un des acteurs majeurs de l’installation d’une communauté juive au cœur même du quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. Le journal Haaretz a récemment révélé que l’organisation compte parmi ses donateurs l’avocat d’affaires David Friedman, récemment confirmé au poste d’ambassadeur américain en Israël et déjà connu pour ses largesses financières envers la colonie de Beit El, située près de Ramallah, en Cisjordanie.

« Je ne vois pas ce qu’il y a de mal », rétorque benoîtement Daniel Luria, directeur exécutif d’Ateret Cohanim. « Nous reprenons les endroits dont nous avons été chassés. Nous allons doubler et même tripler notre présence à Jérusalem, de façon légale », tient-il à préciser. Il nous a donné rendez-vous au centre de Jérusalem, près du siège de l’organisation, dont il préfère garder l’adresse secrète. Messianisme chevillé au corps, ce juif pratiquant, kippa sur la tête, conçoit Ateret Cohanim comme une « agence immobilière sacrée » qui permet au « rêve sioniste » de se perpétuer. « Ce rêve ne s’est pas arrêté en 1948 ni en 1967 », lance-t-il. Daniel Luria le clame toutefois à qui veut bien l’entendre : il croit à la « coexistence entre Juifs et Arabes ».

 

« Cette entreprise de colonisation n’est pas aussi naïve et innocente qu’Ateret Cohanim veut bien la présenter, réagit Laura Wharton, engagée au Meretz (parti de gauche) et membre du conseil municipal de Jérusalem. Même si les habitants juifs disent qu’ils veulent vivre en paix avec leur voisins arabes, les gens qui financent et promeuvent l’installation de colonies au sein des Territoires palestiniens savent pertinemment qu’il s’agit d’une provocation, qu’ils ne sont pas les bienvenus et qu’ils ne seront pas autorisés à rester là dans le cadre d’un futur plan de paix », juge-t-elle. Et d’insister : « Ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est qu’il ne s’agit pas d’une question de religion, mais des lois internationales : les Israéliens ont le droit de vivre partout ailleurs, mais pas ici. »

En se baladant dans Silwan, difficile de croire que les habitants juifs, qui se déplacent en voiture blindée, se sentent en harmonie avec leurs voisins palestiniens. Aucun d’entre eux n’a accepté d’être interviewé. « Ils ne parlent à personne, pas même aux journaux de droite. Ils veulent juste vivre paisiblement », justifie Daniel Luria. Plus tard dans la conversation, le directeur exécutif d’Ateret Cohanim dépeint pourtant une situation intenable. « Nous avons une famille qui a été attaquée 126 fois par des Palestiniens en un mois », raconte-t-il, citant des jets de pierre et de cocktail Molotov. D’après Ir Amim, le ministère israélien du logement a alloué près de 100 millions de shekels (soit 25 millions d’euros) par an en 2015 et 2016 à une compagnie privée dédiée à la sécurité des colons vivant dans le quartier. Daniel Luria finit par l’avouer : il serait lui-même incapable de vivre à Silwan, « dans un endroit où il y a autant de haine et de violence physique ».

« Nous ne sommes pas contre le fait de vivre à côté des Juifs », se défend Fakhri Abu Diab. « J’ai des amis juifs. J’ai des voisins chrétiens. Mais nous ne pouvons pas vivre en paix avec des gens qui ne veulent pas de nous ici, qui veulent détruire nos maisons, qui disent que nous n’avons aucun droit, aucune histoire », explique-t-il. Pour le représentant des habitants de Silwan, ce sont les colons et l’État israélien, par leur attitude vis-à-vis des Palestiniens, qui « poussent au radicalisme et au terrorisme »« Nous prônons la non-violence. Nous expliquons à nos enfants que nous pouvons vivre ensemble en paix. Mais que pensent-ils quand ils voient leurs maisons démolies par les bulldozers et ces nouvelles colonies construites un peu partout ? Ils n’ont plus d’espoir », lâche le père de famille.

Dans un rapport publié en mai 2016, Ir Amim et l’ONG La Paix Maintenant dénoncent la façon dont Ateret Cohanim est parvenu à s’implanter à Batan Al-Hawa, avec le soutien de l’État israélien. Le document décrit des méthodes assez semblables à celles utilisées par Elad. D’abord le recours à la loi de 1950, réactivée au milieu des années 90. « Même les Britanniques avaient reconnu que cette zone appartenait aux Juifs », explique Daniel Luria, soulignant que Batan Al-Hawa s’élève sur les vestiges d’un « vieux village juif yéménite ». Une thèse confortée par le jugement qu'a émis la Cour suprême israélienne en avril 2015. À la suite d’une longue bataille judiciaire, deux familles palestiniennes de Silwan ont ainsi dû évacuer l’emplacement où se trouvait autrefois une synagogue. Et cela, au profit de la Benvenisti Trust, un trust juif qui détenait les titres de propriété du terrain à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. « C’est la première fois que de l’argent n’a pas changé de mains », fait remarquer Daniel Luria, précisant que les Palestiniens ont refusé le dédommagement que leur avait offert Ateret Cohanim.

Ir Amim et La Paix Maintenant soupçonnent néanmoins Ateret Cohanim de tenir un rôle actif dans le processus d’expulsion des propriétaires palestiniens et d’avoir forcé la main à plusieurs d’entre eux pour qu’ils acceptent de vendre. « Leur influence est telle qu’ils se sont fait élire au conseil d’administration du Benvenisti Trust », raconte Betty Herschman. « Ils jouent au maillon faible avec les propriétaires palestiniens. Ils vont mettre la pression sur un neveu qui n’est même pas habilité à vendre, sur quelqu’un de fragile psychologiquement ou simplement sur des gens pour qui l’argent est attractif », poursuit la militante. « Les Palestiniens sont confrontés à un choix cruel : doivent-ils prendre l’argent, ou dépenser des sommes faramineuses en avocat et en frais de justice pour continuer à se battre, au risque de finalement tout perdre ? »

 

Un drapeau israélien a été déployé sur la façade d'une des maisons achetées à Silwan par Ateret Cohanim. © Chloé DemoulinUn drapeau israélien a été déployé sur la façade d'une des maisons achetées à Silwan par Ateret Cohanim. © Chloé Demoulin

Daniel Luria nie, lui, toute pression. « Personne ne force les Arabes à vendre », jure-t-il. Le directeur exécutif d’Ateret Cohanim prétend même crouler sous les demandes de Palestiniens voulant céder leurs maisons. Rappelant que son organisation ne joue qu’un rôle d’intermédiaire, il explique mettre au point les transactions entre les vendeurs palestiniens et les acheteurs juifs internationaux, qui louent ensuite les maisons acquises. Comme dans le cas d’Elad, impossible de connaître la réelle identité des acheteurs juifs. « 40 % sont israéliens, 30 % viennent du monde entier », estime à la louche Daniel Luria. Impossible aussi de savoir le montant exact des transactions. Les « prix sont majorés de 30 % à 70 % au-dessus » du prix du marché, évalue Daniel Luria. « Cela dépend si le vendeur arabe a un statut de locataire ou de propriétaire, de quel milieu il vient ou s’il veut partir à l’étranger avec sa famille. »

Pour justifier l’opacité qui entoure ces transactions, Daniel Luria invoque également la nécessité de protéger l’identité des vendeurs palestiniens. En plus d’être perçus comme des “traîtres” par leur entourage et les autres habitants de leur quartier, ces derniers risquent de lourdes sanctions de la part de l’Autorité palestinienne. Après l’installation retentissante de nouvelles familles juives à Silwan en 2014 par Ateret Cohanim, Mahmoud Abbas a annoncé le renforcement des mesures prises à l’encontre des Palestiniens se rendant coupables de telles transactions. Ils encourent désormais une peine de travaux forcés à vie. Le sujet est si sensible que Fakhri Abu Diab, malgré notre insistance, refuse de l’aborder. « Je ne veux pas parler de ça », balaie-t-il.

Parallèlement, Laura Wharton regrette que la mairie de Jérusalem ne s’investisse pas assez dans le développement de Silwan. Pour preuve, elle cite le dernier budget adopté par le conseil municipal : « Toutes les enveloppes allouées à Jérusalem-Est en termes de routes, d’écoles ou d’accompagnements des plus âgés sont sous-estimées par rapport aux besoins des Palestiniens », déplore-t-elle.

La mairie s’en tient visiblement au strict minimum, parfois motivée par des enjeux politiques. Fakhri Abu Diab nous montre par exemple le terrain de foot flambant neuf construit à quelques pas de chez lui. À travers le grillage qui l’entoure, on peut apercevoir des poubelles frappées d’un lion, l’emblème de la municipalité de Jérusalem. « La mairie a accepté de terminer le projet quand elle a su que la première partie avait été financée par le Mouvement islamique », une organisation liée aux Frères musulmans et interdite en Israël depuis 2015 pour incitation à la haine, précise l’ancien comptable.

Au manque d’investissement financier s’ajoute une lourde présence policière et militaire. En contrebas de Silwan, des patrouilles viennent de bloquer une route, comme elles le font quasi quotidiennement, pour contrôler les véhicules et l’identité de leurs occupants palestiniens. L’endroit est facilement reconnaissable aux drapeaux verts du Hamas, lestés de parpaings, qui pendent en l’air sur des fils électriques. Ce sont les restes des affrontements qui éclatent régulièrement entre habitants et forces de sécurité.

Face à ce nouveau contrôle, qu’il juge destiné à « faire peur aux Palestiniens », Fakhri Abu Diab s’empresse de sortir son appareil photo et de prendre des clichés des soldats israéliens en action. Immédiatement repéré par les militaires, il est sommé d’effacer les prises de vue. « Si je n’avais pas été accompagné, ils m’auraient arrêté, ça m’arrive tout le temps », confie-t-il. Renseigné sur notre qualité de journaliste et sur notre identité française, les soldats en question se gardent bien de nous adresser la parole. L’un d’entre eux, dans un sourire narquois, nous traite toutefois à plusieurs reprises de “smolani”, une expression qui signifie “gauchiste” en hébreu.

Chaque jour s'éloigne un peu plus la perspective de la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël, avec pour capitale Jérusalem-Est. « Les colons servent d’avant-postes pour consolider le contrôle israélien de ces zones avant toute négociation de paix. Plus ils peuvent prendre de terrain dans les faits, plus ils auront le pouvoir », analyse Betty Herschman. Loin de démentir cette intention, Daniel Luria imagine, lui, un futur dans lequel Juifs et Arabes vivront en paix, côte à côte à Silwan, mais « sous souveraineté israélienne », souligne-t-il.

Partager cet article

Repost0
29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 13:50
Crimes du colonialisme français: Message de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, à l'occasion du 70e anniversaire du soulèvement du peuple malgache

Message de Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français à l’occasion de la commémoration du 70ème anniversaire du soulèvement du peuple malgache le 29 mars 1947 réprimé dans le sang par l’Etat colonial

 

Monsieur Eric RAKOTOMANGA, Président de l’AKFM, Parti du Congrès pour l’indépendance de Madagascar,
Monsieur Solofo RAZANATOANDRO, Secrétaire Général,
Mesdames, Messieurs,
Cher-e-s ami-e-s et cher-e-s camarades,

Le soulèvement de 1947 est l’aboutissement de plus d’un demi-siècle de lutte contre le joug colonial. C’est une sorte de point d’orgue des multiples manifestations et révoltes qui ont parsemé la Grande île au lendemain des guerres « franco-malgaches » de 1883 et 1895. Dès 1896, en 1908, 1910, 1915, et à chaque décennie, des révoltes éclatent, toutes réprimées sans exception.

La « pacification » coloniale de l’Etat français aura engendré – déjà – de très nombreux morts, évalués à des centaines de milliers.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, des milliers de malgaches qui ont combattu contre l’armée allemande, reviennent au pays portés par les idéaux de la Résistance contre l’occupant nazi. Ce sont ces mêmes valeurs de liberté et d’indépendance qui ont guidé le soulèvement nationaliste du 29 mars 1947. Mais fort de ses certitudes aveugles et de la croyance en sa toute puissance, le rouleau compresseur colonial est passé en force. Comme en Algérie en mai 1945, il a écrasé, assassiné, blessé, torturé. Un crime massif et impitoyable. Combien y-a-t-il eu de morts ? Entre 89 000 et 100 000 selon les organisateurs mêmes de la répression, le haut-commissaire de Chevigné et le général Garbay. Des chiffres qui donnent le vertige.

Confronté durant des décennies aux affres et à la violence du colonialisme français, le peuple malgache a subi un crime contre son humanité en 1947 parce qu’il aspirait à la dignité et à la liberté.

Je voudrais citer mon ami regretté Jean Suret-Canale, célèbre géographe et historien de l’Afrique qui, à l’occasion du cinquantenaire du massacre – c’était il y a 20 ans -  lors d’un colloque de l’AFASPA intitulé « Madagascar, la tragédie oubliée » avait posé ces questions qui attendent toujours réponses :
« Quand verrons-nous les plus hautes autorités de l’Etat reconnaître les crimes des répressions coloniales, en demander pardon et y apporter réparation ? », et il ajoutait « est-ce qu’il y a des évènements que l’on ne veut pas regarder en face ? ».

Depuis cette 50e commémoration, vingt ans se sont écoulés. Deux Présidents de la France, Jacques Chirac et François Hollande, sont venus ici à Madagascar et ont fait un premier pas en reconnaissant le crime. Je cite François Hollande : « C’est bien parce qu’il y avait eu cet engagement des Malgaches pour la France mais aussi pour la liberté, que beaucoup, après la Seconde guerre mondiale, ont commencé à songer à l’indépendance, à cette aspiration qui montait du peuple. Ce mouvement a soulevé l’île tout entière en 1947 et elle fut brutalement réprimée par la France ». Et il a ajouté ceci : « Je rends hommage à toutes les victimes de ces événements, aux milliers de morts et à tous les militants de l’indépendance qui ont alors été arrêtés et condamnés pour leurs idées ».

Cette reconnaissance est un premier geste. Mais il n’y a toujours pas eu ni excuses officielles ni pardon de la France. Cette absence est symptomatique d’un Etat qui, toujours enfermé dans une part de déni, n’arrive décidément pas à s’extirper de son passé colonial, y compris dans sa politique extérieure actuelle.

Est-ce parce que le crime est si grand, les conséquences si lourdes pour le peuple malgache que l’on croit qu’il faudrait ajouter encore plusieurs décennies avant de balbutier quelques pardons ?

Disons-le clairement, il y a des forces réactionnaires en France qui refusent de faire le deuil de la puissance coloniale, de peur d’affaiblir la domination actuelle de l’ancien pré-carré français en Afrique. Elles se sont illustrées avec cynisme à l’Assemblée nationale française dans l’écriture d’un alinéa introduit dans la loi du 23 février 2005, avant d’en être retiré, qui reconnaissait le « rôle positif de la présence française outre-mer ». Plus récemment, la députée d’extrême droite Marion Maréchal Le Pen déclarait, le 23 février 2017 que "les colonies nous ont coûté plus cher qu'elles nous ont rapporté." De son côté, François Fillon évoquait le 28 août 2016 le "partage de culture" à d'autres peuples pour désigner les années de colonisation…

Aujourd’hui, le renoncement à changer de logique et à assumer le regard sur notre passé conduit à s’arrêter au milieu du gué, à reconnaitre le crime, mais sans aller au-delà.

Pourtant, j’estime que la France doit produire des excuses officielles, au nom de notre peuple, au nom des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Les excuses sont une étape nécessaire, pour les victimes, leurs familles, leurs descendances. Une étape nécessaire pour le devoir de mémoire et de connaissance, ici à Madagascar et aussi en France où le sujet continue d’être occulté. Elles sont une étape nécessaire pour la réparation qui doit, 70 ans après, prendre des formes nouvelles. Car la France a une dette incommensurable envers Madagascar. Au lendemain de l’indépendance conquise de haute lutte, il a bien fallu que la Grande île se construise un avenir, malgré le passif colonial. On ne peut pas comprendre Madagascar aujourd’hui sans prendre en considération le lointain passé de la conquête, des dominations et des crimes coloniaux.

Les dominations aujourd’hui ont pris d’autres formes, d’autres visages, plus sournois, plus pernicieux. Après le cycle infernal de l’endettement et de l’ajustement structurel dans les années 80 et 90, imposé à nombre de pays africains pour les obliger à se soumettre aux logiques de la mondialisation du capitalisme financiarisé, l’heure est à l’imposition d’un libre-échange intégral redoutable à terme pour les économies et sociétés africaines. Les Accords dits de partenariats économiques (APE), imposés aux forceps par l’Union européenne, avec la complicité de la France, visent à libéraliser les échanges au profit du plus fort, c’est-à-dire à offrir plus de « liberté » au renard dans le poulailler.

Sur le continent africain comme en Europe, le combat pour mettre en échec ces politiques doit s'amplifier. On ne peut pas rejeter le sinistre Traité transatlantique - contre lequel nous nous battons en France et en Europe, et contre lequel le Parti communiste français a mené une bataille décisive – et accepter les APE sur le continent africain. Ces accords de libre-échange entre l'Union européenne et les pays africains sont les clones du Traité transatlantique, ils visent à ouvrir toujours plus les marchés africains à la voracité destructrice des firmes transnationales.

Il faut à l'inverse, s’attaquer durablement, et par le progrès social, humain et écologique, aux inégalités socio-économiques, aux autoritarismes, aux logiques de corruption, de déstabilisation et in fine de guerre, qui font tant de ravages.

Le rapport d'Oxfam vient de montrer une nouvelle fois l'absurdité des logiques néolibérales, avec les 8 milliardaires les plus riches qui possèdent autant que la moitié de la population terrestre. Voilà les causes du problème, voilà ce à quoi il faut s'attaquer, voilà le chantier qui se dresse devant nous. C'est la mise en évidence qu'à notre époque, nous avons tous les moyens, de connaissance, d'avancées technologiques, les moyens financiers et humains pour répondre aux besoins fondamentaux des peuples. Travailler à établir des relations d’égal à égal entre les pays, réorienter les richesses formidables produites par les hommes vers la réponse aux besoins fondamentaux, pour que cessent les logiques extractivistes inégales, les pillages destructeurs du sol et du sous-sol, sont les chantiers qui nous sont communs. En cela, dans ces batailles et ces luttes, nous nous inscrivons ensemble dans les pas de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté, la dignité et l’indépendance.

Crimes du colonialisme français: Message de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, à l'occasion du 70e anniversaire du soulèvement du peuple malgache

Partager cet article

Repost0
29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:01
Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne (AFPS, CCFD-Terre Solidaire, LDH, Solidaires, CGT, Fair Finance France, Al Haq)

Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne

Plusieurs organisations (Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq) publient aujourd’hui un rapport sur « Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne ». Il met en lumière les liens entre certaines banques et assurances françaises et des banques et entreprises israéliennes impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes.

Communiqué de l’Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq, mercredi 29 mars 2017

La colonisation israélienne dure depuis 50 ans. Illégale au regard du droit international, elle ne cesse de s’accélérer. La planification de 6 000 nouveaux logements depuis janvier 2017 en est la dernière manifestation. Dans la continuité de ses résolutions antérieures, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté le 23 décembre 2016 la résolution 2334 [1], exigeant notamment d’Israël « qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ».

Cette colonisation ne pourrait exister sans la contribution des banques israéliennes qui financent les constructions, et des sociétés israéliennes qui fournissent services et infrastructures dans les colonies. Le système bancaire israélien constitue un outil essentiel de la politique de colonisation, et les entreprises israéliennes contribuent au maintien et au développement des colonies israéliennes. En 2013 déjà, une mission d’enquête indépendante des Nations Unies dénonçait le rôle primordial des banques israéliennes dans la colonisation et les conséquences en termes de violations des droits de l’homme.

L’enquête menée par nos organisations révèle des liens financiers entre ces entités israéliennes et les groupes bancaires français suivants : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole (et sa filiale LCL), BPCE (et sa filiale Natixis), et AXA. Chacune de ces sociétés détiennent plusieurs participations minoritaires, de manière directe ou indirecte, dans des banques ou entreprises actives dans les colonies israéliennes [2]. Au-delà de ces participations, ces sociétés financent des projets d’entreprises directement impliquées dans la colonisation. Ce fut notamment le cas lors de l’octroi d’un prêt en 2004 de 288 millions d’euros par un consortium de banques (dont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Lyonnais et Natixis), à l’Israel Electric Corporation (IEC). Cette entreprise approvisionne directement les colonies en électricité.

Les banques et assurances françaises concernées ont toutes adhéré à des lignes directrices internationales et pris des engagements relatifs au respect des droits humains. Mais la pratique ne suit pas. Tant qu’elles persisteront à financer des banques et entreprises israéliennes actives dans le maintien et développement des colonies israéliennes, elles continueront à soutenir et cautionner ces dernières. De nombreuses institutions financières étrangères [3], publiques ou privées, se sont d’ores et déjà publiquement désengagées de banques et entreprises israéliennes actives dans les colonies. Par leur refus de prendre un engagement public fort, les banques et assurances françaises concourent à la poursuite de la colonisation et aux violations des droits humains qu’elle induit. Et ce, malgré les différentes interpellations des organisations auteures de l’étude.

La responsabilité du gouvernement français est également pointée dans le rapport. En effet, la France soutient la politique européenne de « différenciation » territoriale entre Israël et ses colonies. Cette politique met en garde les entreprises sur les risques juridiques, économiques et réputationnels, d’entretenir directement ou indirectement des liens financiers et économiques avec les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. Le Parlement vient par ailleurs d’adopter la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, qui s’applique aux banques et aux assurances. Celles-ci seront obligées de publier un plan de vigilance identifiant les risques potentiels que leurs activités et leur chaîne d’approvisionnement sont susceptibles de provoquer sur les droits humains et l’environnement.

L’Etat français, en laissant les institutions financières françaises financer les entreprises impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes, soutient indirectement la colonisation. Le gouvernement français doit faire pression sur les banques et assurances pour leur demander de mettre fin à l’ensemble de leurs soutiens. Par ailleurs, l’implication directe d’Alstom dans des grands projets d’infrastructures dans les colonies israéliennes est plus que problématique [4]. Là-encore, l’Etat, en tant qu’actionnaire, doit intervenir pour y mettre fin.

>>Télécharger le rapport en français

>>Télécharger ce communiqué de presse en pdf

Partager cet article

Repost0
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 06:10

Lettre à François Hollande : accès des ressortissants français au territoire palestinien et israélien

Taoufiq Tahani, Président de l’AFPS, jeudi 23 mars 2017

Paris, le 20 mars 2017

Objet : accès des ressortissants français au territoire palestinien et israélien

Monsieur le Président de la République,

Je dois attirer votre attention sur les conséquences graves pour les ressortissants français du vote par la Knesset le 6 mars dernier d’une loi interdisant l’entrée des territoires palestinien et israélien aux personnes soupçonnées de soutenir les appels au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) envers Israël, tant que cet Etat ne se conforme pas au droit international. En réalité, sont visées par ces mesures toutes les personnes qui refusent et agissent contre la politique israélienne.

Ainsi Hugh Lanning, président de la « Palestine Solidarity Campaign », organisation britannique de solidarité avec la Palestine, a été refoulé à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv le 12 mars. Mpho Masemola, ancien compagnon de Nelson Mandela, secrétaire national de l’association des ex-prisonniers politiques de l’Afrique du sud a été expulsé le 14 mars après 10 heures d’interrogatoire par six membres de la "sécurité" israélienne, sans nourriture et avec les mains ligotées.

Il s’agit pour les autorités israéliennes d’interdire l’accès en Palestine à toute personne susceptible d’apporter un témoignage de solidarité. Cela se double d’une tentative de fermer Israël à tout regard critique venant de l’extérieur alors que, dans le même temps, les militants israéliens eux-mêmes sont inquiétés, à l’instar de Jeff Halper, figure de l’opposition israélienne à la colonisation, qui a été arrêté pour avoir été en possession de documents de propagande contre l’occupation.

Cette dérive n’est pas nouvelle. Les membres de notre association dont les patronymes évoquent une origine arabe ont plusieurs fois été victimes d’un préjugé raciste qui les a fait refouler de façon arbitraire, avec souvent une interdiction d’entrée en Israël de 10 ans. Nous en avons informé très régulièrement le ministère des Affaires étrangères auquel nous avons transmis un dossier récapitulatif documenté. La nouvelle loi permet maintenant de passer de l’arbitraire au système.

Tous les moyens sont mis en œuvre par l’appareil d’Etat israélien pour s’en prendre aux acteurs de la solidarité, les ficher et les menacer en France même, jusque dans leur vie privée, avec le relais de hackers haineux.

Je vous demande, Monsieur le Président de la République, de prendre toute initiative nécessaire pour garantir aux ressortissants français l’accès au territoire palestinien et israélien dans les mêmes conditions qu’est assuré l’accès des citoyens israéliens au territoire français. Faute de mesure de réciprocité de la part des autorités françaises, le gouvernement israélien se verrait renforcé dans son mépris envers toutes celles et ceux qui critiquent sa politique et la France perdrait encore de sa crédibilité en la matière.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en ma profonde considération.

Taoufiq Tahani
Président de l’AFPS

Lettre à François Hollande de Taoufiq Tahani, président de l'AFPS: accès des ressortissants français au territoire palestinien et israélien

Partager cet article

Repost0
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:45
22 mars, journée mondiale de l'eau! 2 milliards d'humains consomment une eau dangereuse, 3,6 millions de femmes, d'hommes et d'enfants meurent chaque année à cause d'une eau empoisonnée

22 mars, journée mondiale de l’eau !


Sans eau, la vie n’existerait pas sur Terre. Sans eau potable, le respect des droits de l’homme n’est pas possible. C’est pourquoi l’accès à l’eau pour tous comme droit fondamental et inaliénable de l’homme est une priorité.
Or la moitié de la planète ne dispose pas d’eau potable, malgré les engagements répétés de la communauté internationale qui célèbre en ce 22 mars la journée mondiale de l’eau. Selon l’ONU, 1,2 milliards d’individus n’avaient pas accès à une « eau améliorée », c'est-à-dire, en clair, qu’ils partageaient des puits ou des rivières avec les animaux. Ils étaient environ 800 millions en 2010 et seraient 600 millions en 2016. Mais cela ne signifie pas que le reste de la population boit de l’eau claire de façon continue. Loin de là. « Il y aurait 1,9 milliard de personnes consommant de l’eau dangereuse et 1,6 milliard de l’eau de qualité douteuse ». Les bailleurs de fonds ne sont pas à la hauteur. Ils consacrent 7 milliards d’euro , dont 600 millions de l’AFD (Agence française de développement). 

Ce n’est pas avec çà que l’on atteindra l’accès universel à l’eau. L’accès à l’eau potable est un problème de volonté politique, locale et internationale. Les conséquences sont dramatiques. Plus de 3,6 millions de personnes meurent chaque année de causes liées à l’eau insalubre. Il est donc urgent de lutter contre ce fléau plus efficacement et reconnaître enfin l’eau insalubre comme premièes cause de mortalité dans le monde. Une bataille doit être engagée pour que, non seulement la question de l’eau ne soit pas oubliée, mais qu’elle constitue un objectif à part entière. En bref, convaincre ceux qui s’en lavent les mains que tout le monde ne peut pas faire…ce simple geste
Nos actions de soutien aux partenaires de terrain, de plaidoyer, et de sensibilisation sont basées sur un constat alarmant :
En France, la campagne de sensibilisation citoyenne « le droit de l’eau libre, potable et gratuite » doit s’amplifier en agissant pour que l’eau ne soit plus une marchandise et que l’accès à l’eau pour tous devienne un droit universel.
L’eau n’est pas une marchandise, l’eau est un bien commun seulement pour l’Humanité mais aussi pour le Vivant.
Afin de garantir la ressource pour les générations futures, nous avons le devoir de restituer l’eau à la nature dans sa pureté d’origine.
L’accès à l’eau est un droit humain fondamental qui ne peut être garanti que par une gestion publique, démocratique et transparente, inscrite dans la loi.

22 mars, journée mondiale de l'eau! 2 milliards d'humains consomment une eau dangereuse, 3,6 millions de femmes, d'hommes et d'enfants meurent chaque année à cause d'une eau empoisonnée

Partager cet article

Repost0
20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 15:56

Le tour du monde en 2043 milliardaires

LUNDI, 20 MARS, 2017
HUMANITE.FR

Le magazine américain Forbes a publié ce lundi son classement annuel des milliardaires en dollars. Trente-neuf français y figurent.
 

Selon le classement mondial publié par le magazine Forbes ce lundi 20 mars, en 2017, le nombre de milliardaires a bondi de 13% en un an dans le monde, et atteint désormais 2.043, un record. Leur patrimoine a lui davantage progressé que leur nombre (+18%) et représente 7.670 milliards de dollars. La fortune totale des milliardaires français affiche un solde positif à + 21% par rapport à 2016.

Le classement de Forbes est basé sur la fortune des personnes, et non des familles. Arrêté le 17 février, il repose sur le cours de l'action et des taux de change à cette date.

Il est décliné spécifiquement pour la première fois en France suite au lancement d'une version française du magazine économique américain fin 2016 sur internet. Une version papier devrait voir le jour en septembre.

Les Etats-Unis restent le pays qui compte le plus de milliardaires en dollars, avec 565, devant la Chine (319 auquel on peut ajouter 67 à Hong Kong), l'Allemagne (114) et l'Inde (101).

Le co-fondateur de l'éditeur de logiciels Microsoft, Bill Gates, est toujours l'homme le plus riche du monde, selon le classement qui confirme l'ascension irrésistible des géants d'internet.

William Henry Gates III (61 ans) arrive ainsi en tête du classement pour la quatrième année d'affilée et la 18ème sur les 22 dernières années, avec une fortune personnelle estimée à 86 milliards de dollars. Celui qui s'est lancé dans l'aventure Microsoft à 19 ans, abandonnant au passage ses études en deuxième année à Harvard, ne détient plus que 2,5% environ du capital de l'entreprise qu'il a co-fondée avec Paul Allen en 1975.

Le dauphin au classement est aussi un ami très proche de Bill Gates, l'investisseur américain Warren Buffett, qui le suit à bonne distance avec un patrimoine estimé à 75,6 milliards de dollars.

Le gourou de la finance qui a fait fortune à la tête de la holding Berkshire Hathaway a pris la place de l'Espagnol Amancio Ortega, fondateur de l'entreprise textile Inditex et de la principale marque du groupe, Zara.

L'homme d'affaires de 80 ans rétrograde à la quatrième place, avec une fortune personnelle estimée à 71,3 milliards de dollars, immédiatement derrière le PDG et fondateur du géant d'internet Amazon, Jeff Bezos.

Agé de 53 ans, le dirigeant au crâne rasé et au regard perçant détient environ 17% du capital de son groupe, qui ne cesse de se diversifier avec succès et pèse désormais plus de 400 milliards de dollars de capitalisation.

Donal Trump en 544ème position

Portée par l'euphorie de la Bourse de New York ainsi que par une croissance très soutenue, Amazon a vu le cours de son action bondir, augmentant la fortune personnelle de Jeff Bezos de 61% en un an seulement, pour atteindre désormais 72,8 milliards de dollars.

Autre progression marquée, celle du PDG et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg qui, a 32 ans seulement, est maintenant à la tête d'un patrimoine de 56 milliards de dollars, ce qui le situe en cinquième position du classement.

Mark Zuckerberg, Jeff Bezos et les co-fondateurs d'un autre géant d'internet, Google, Larry Page et Sergey Brin (43 ans tous deux), sont les seuls parmi les vingt premiers du classement à être âgés de moins de soixante ans.

Mais il y a beaucoup plus jeune. Le co-fondateur et président de la société de paiements Stripe, John Collison (26 ans), est ainsi le plus jeune milliardaire à n'avoir pas hérité de sa fortune, avec 1,1 milliard de dollars.

Il devance de quelques semaines Evan Spiegel, co-fondateur et directeur général du réseau social Snapchat, qui vient d'être introduit en Bourse. A 26 ans, le jeune homme pèse désormais 4 milliards de dollars.

Parmi les milliardaires de la vieille économie, apparaît, en 544ème position, le président des Etats-Unis Donald Trump, dont la fortune est estimée à 3,5 milliards de dollars.

L'homme d'affaires a souvent contesté l'évaluation faite par Forbes de son patrimoine, estimant qu'elle ne reflétait pas la valeur de la marque Trump.

La France compte 39 milliardaires, Bernard Arnault en tête
La France compte 39 milliardaires, leur fortune s'élevant au total à 245 milliards de dollars et le plus riche d'entre eux est Bernard Arnault. Le patron du groupe de luxe LVMH, avec ses 41,5 milliards de dollars dans le portefeuille, se hisse à la 11e place mondiale. Il détrône Liliane Bettencourt, l'héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, qui figure à la 14e place des fortunes planétaires. Elle reste malgré tout la femme la plus riche du monde.

Suivent ensuite dans ce classement arrêté au 17 février le doyen du Sénat et héritier du groupe aéronautique Dassault, Serge Dassault, le fondateur de Kering, François Pinault et le magnat des télécoms, Patrick Drahi.

Ces cinq premières fortunes françaises représentent à elles seules près de 125,8 milliards de dollars.

Alain et Gérard Wertheimer, les actionnaires majoritaires de Chanel, Emmanuel Besnier, le PDG du groupe Lactalis, Xavier Niel, le patron d'Iliad (Free), et Carrie Perrodo, la veuve du fondateur du groupe pétrolier Perenco, complètent le top 10.

Trois personnes ont parallèlement fait leur entrée dans le club des très riches: Philippe Ginestet, le fondateur de la chaîne de magasins Gifi, Christian Latouche, le PDG du groupe de services aux entreprises Fiducial et Dominique Desseigne, le patron des casinos et hôtels Barrière.

En comptant ces nouveaux arrivés, la fortune totale des milliardaires français a bondi de 21% par rapport à 2016.

Aucun d'entre eux ne tire sa richesse d'une entreprise technologique, alors même que le top 10 au niveau mondial compte les fondateurs de Microsoft, Bill Gates, d'Amazon, Jeff Bezos, de Facebook, Mark Zuckerberg et d'Oracle, Larry Ellison.

Une autre caractéristique selon Dominique Busso, PDG de Forbes France, est que parmi les plus grandes fortunes, "on a majoritairement des héritiers ou des gens qui ont redéveloppé un héritage familial".

Sur l'ensemble des milliardaires français, 23% sont en effet des héritiers (contre 15% au niveau mondial) et 27% sont des héritiers ayant développé leur héritage (contre 20%).

Le classement de Forbes est basé sur la fortune des personnes, et non des familles. Arrêté le 17 février, il repose sur le cours de l'action et des taux de change à cette date.

Il est décliné spécifiquement pour la première fois en France suite au lancement d'une version française du magazine économique américain fin 2016 sur internet. Une version papier devrait voir le jour en septembre.

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011