Mercredi dernier, aux premiers jours de la reprise parlementaire, le communiste André Chassaigne a marqué les esprits. Alors que le débat en séance portait sur l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, le président du groupe Gauche démocrate et républicaine a pris à partie Richard Ferrand et vigoureusement dénoncé les « petits traficotages » de La République en Marche.
Un "courant d'ère" bien senti de Hervé Hamon qui aurait pu préciser que l'on doit à Mélenchon, en présentant un insoumis face à Patrice Carvalho (PCF), seul ouvrier de l'assemblée nationale de 2012 à 2017, qui a échoué à se qualifier au second tour pour cette raison (19,5%), d'avoir éliminé le seul représentant du monde ouvrier du Parlement. Alors après, les péroraisons sur la cravate de la part de celui qui la porte depuis 45 ans de vie politique professionnelle, assez d'hypocrisie et de posture!
Courant d'ère. Le fond de l'accessoire
Je dois confesser que j'ai au moins un point commun avec Jean-Luc Mélenchon : j'ai horreur de la cravate. Ce truc qui doit son nom aux troupes « croates » de Louis XIV, lesquelles s'enroulaient un machin autour du cou, me paraît strangulant, laid, dérisoire, ridicule pour ne pas dire grotesque, et parfaitement superfétatoire. Bien sûr, il m'est arrivé d'en porter. Quand j'ai interviewé des gens d'en haut dont le dress code n'est pas négociable. La cravate, dans le monde des puissants, ne se remarque guère, mais son absence en dit long. Refus de la norme, récusation des convenances, affirmation importune d'une singularité ostentatoire, dandysme forcené, et ainsi de suite. C'est si vrai que, dans nombre d'entreprises américaines, le vendredi est décrété « jour sans ». En cette veille du week-end, le col ouvert est recommandé. Mais en choeur. Tous en choeur, comme on passe, au signal, de la manche longue à la manche courte. Pour le coup, je mettrais bien une cravate. À vrai dire, je crois que le camarade Mélenchon s'en moque comme de sa première chemise. Quand on a mené une carrière de sénateur, de député européen, de sous-ministre, ces choses-là, on n'y songe même plus. S'il y a pensé, c'était pour l'effet d'annonce, c'était juste pour faire peuple. Même si j'ai, moi, clairement souvenir que ledit peuple, pour aller voter, mettait naguère une chemise blanche, une veste, et une cravate. Justement. Je suggère donc à nos boutefeux d'autres signes, plus éclatants. Le « matheux » vous savez, celui qui sait à peine lire, nous a montré l'exemple. Généraliser la lavallière serait épatant et siérait fort bien aux dames. Mais plus encore la salopette bleue. Ça, mon gars, ça aurait du fond.
Hervé Hamon
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" Nous savons que la situation des comptes du pays n’est pas bonne", déclare le ministre en réponse à une question de Philippe Rivet. " Dans ce contexte, chaque euro public dépensé doit l’être de manière très responsable. L’éducation a été affirmée comme une priorité par le président de la République. Nous devons raisonner sur l’évolution qualitative de notre système et ne plus entrer dans l’éternel débat de la création ou de la suppression de postes. Aujourd’hui, nous pouvons penser que nous avons le nombre de postes qui convient. A nous de bien gérer les moyens importants dont nous disposons pour évoluer sur le plan qualitatif avec bon sens, en utilisant nos ressources de la meilleure façon".





