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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 19:59
Blanquer annonce le gel des postes 

 

Dans un entretien publié ce matin dans les journaux régionaux de l'est, comme L'Est républicain, JM Blanquer annonce un budget resserré et le gel des postes d'enseignants.

 

" Nous savons que la situation des comptes du pays n’est pas bonne", déclare le ministre en réponse à une question de Philippe Rivet. " Dans ce contexte, chaque euro public dépensé doit l’être de manière très responsable. L’éducation a été affirmée comme une priorité par le président de la République. Nous devons raisonner sur l’évolution qualitative de notre système et ne plus entrer dans l’éternel débat de la création ou de la suppression de postes. Aujourd’hui, nous pouvons penser que nous avons le nombre de postes qui convient.  A nous de bien gérer les moyens importants dont nous disposons pour évoluer sur le plan qualitatif avec bon sens, en utilisant nos ressources de la meilleure façon".

 

Ces propos recoupent ceux prononcés au Sénat le 28 juin où le ministre évoque "une constance" du budget.  Le président de la République s'était engagé à créer 2000 nouveaux postes d'enseignants pour permettre le dédoublement des CP et CE1 de l'éducation prioritaire. Il avait aussi permis d'augmenter la prime des enseignants de l'éducation prioritaire.  Ces mesures sont elles encore d'actualité ?

 

Dans L'est républicain

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 19:35
Pour Macron, le nouveau président des riches, "il y a ceux qui réussissent, et ceux qui ne sont rien"!

Alors qu'il inaugurait un colossal espace d'accueil pour les start-up en plein Paris, Emmanuel Macron a eu un mot malheureux à l'égard de ceux qui ne réussissent pas, estimant qu'ils n'étaient «rien». Ses propos ont suscité un tollé sur internet.

Le 29 juin dernier, le président de la République Emmanuel Macron inaugurait à Paris la Station F, décrite comme «le plus grand incubateur de start-up du monde». Dans cette ancienne gare réaménagée, en présence du maire de la capitale Anne Hidalgo et de l'entrepreneur et fondateur de Free Xavier Niel, le chef de l'Etat a livré un discours qui n'a pas manqué de scandaliser de nombreuses personnes. Dans les gares, a-t-il en effet déclaré, comme dans le monde, on croise «des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien». 

Pas de doute, ce type a la même connerie de petit coq aux horizons bornés, la même impudence et le même mépris de classe qu'un Sarkozy ou un Seguéla, l'homme qui mesure la valeur des êtres au prix de leur montre.   

Les "illettrés de Gad", les "syndicalistes trop nazes qui n'ont pas les moyens de s'acheter un costard et qui du coup ne devraient pas la ramener", et en bref ces millions de loosers de France dont certains lui ont tout de même donné leurs voix même s'ils gagnent moins de 10 000 € n'ont ... qu'à bien se tenir.

Ou plutôt ramper comme les larves qu'ils sont pendant que les grands de ce monde paradent à Versailles. 

Le monde est partagé en deux catégories: les winners, les entrepreneurs d'eux-mêmes qui veulent le fric et le succès, et ceux qui ne sont rien, la mort et le néant comme dirait l'autre maître en néantisation, simplement parce qu'ils n'ont pas eu l'ambition carriériste, la naissance appropriée, les moyens...

Ce type de discours d'un darwinisme social décomplexé et d'une nullité humaine et philosophique profonde fait douter de la réalité de l'initiation philosophique d'un Macron, secrétaire pendant quelques mois de Ricoeur, qui doit quand même bien se retourner dans sa tombe. 

La valeur d'un être, son bonheur, ne résident évidemment pas dans l'avoir et une vaine puissance extérieure. 

Moi je préfère mille fois la sagesse de vie de l'écrivain égyptien Albert Cossery qui pendant des années n'a écrit qu'une phrase ou une page d'humble et belle littérature chaque jour, Albert Cossery et ses beaux titres de romans:

"Les fainéants de la vallée fertile", "Mendiants et orgueilleux".  

Ou encore les paroles de l'Internationale: 

"Nous ne sommes rien soyons tout!" 

       

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 17:02
André Chassaigne (PCF) : "Je n'irai pas au congrès de Versailles pour écouter le monarque !" (La Montagne, 2 juillet 2017)
Le député PCF du Puy-de-Dôme, réélu avec 63,55 % face à un « marcheur », a retrouvé cette semaine sa présidence du groupe Gauche démocrate et républicaine. Il sera l’une des figures de l’opposition à l’Assemblée nationale. Interview.

Mercredi dernier, aux premiers jours de la reprise parlementaire, le communiste André Chassaigne a marqué les esprits. Alors que le débat en séance portait sur l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, le président du groupe Gauche démocrate et républicaine a pris à partie Richard Ferrand et vigoureusement dénoncé les « petits traficotages » de La République en Marche.

En opposant déterminé, André Chassaigne, qui ne compte pas se laisser déborder par Jean-Luc Mélenchon, sera à Versailles lundi 3 juillet. « Je n’irai pas au congrès pour écouter le monarque Macron, prévient-il. J’irai à 14 heures pour manifester sur l’esplanade ! »

"Le congrès, c'est la matérialisation d'une présidentialisation extrême que le président de la République est en train de mettre en oeuvre", insiste le député auvergnat, dont il faut rappeler qu'il a été réélu le 18 juin dernier pour un quatrième mandat, en recueillant 63,55% face à un candidat de La République en Marche.

Vous portez toujours la cravate dans l'hémicycle ?...

Je porte toujours la cravate dans l'hémicycle. Un ancien député communiste disait que la classe ouvrière était très attentive à ce que ses représentants apparaissent sous leur meilleur jour. C'est une tradition et une question de respect par rapport au mandat que l'on porte. Pour autant, s'il y avait des oppositions sur la tenue vestimentaire, je ne m'y opposerai pas dans la mesure où les personnes qui rentrent dans l'hémicycle sont habillées correctement, dans le respect des citoyens de notre pays.

Votre opposition sera frontale face à la majorité ? Vous voterez contre la confiance au gouvernement ?

Nous nous sommes déclarés comme un groupe d'opposition. Les députés communistes, bien évidemment, ne voteront pas la confiance au gouvernement. Les députés d'Outre-Mer ont leur liberté de vote et je ne leur ai pas demandé quelle serait leur position.

André Chassaigne (PCF) : "Je n'irai pas au congrès de Versailles pour écouter le monarque !" (La Montagne, 2 juillet 2017)

Dans toutes les mesures régressives qui seront annoncées par le gouvernement et je pense en particulier à la loi travail, qui va être une loi El Khomri XXL, nous serons en opposition frontale, oui.

Maintenant, nous prenons nos décisions sur un texte de loi en fonction de son contenu. Dans toutes les mesures régressives qui seront annoncées par le gouvernement et je pense en particulier à la loi travail, qui va être une loi El Khomri XXL, nous serons en opposition frontale, oui. Nous considérons que ce sont des coups d'une extrême gravité qui vont être portés à la protection des salariés. Mais il est évident que pour des textes qui, pour nous, peuvent aller dans la bonne direction, nous interviendrons pour les améliorer, en donnant notre point de vue pour qu'ils soient les plus justes possibles.

Concernant la loi de moralisation, nous avons déjà réfléchi et transmis des propositions au gouvernement pour l'améliorer. Par exemple, qu'on ne puisse pas voter un texte s'il n'y a pas plus de 20% des députés en séance, ou encore qu'il y ait un statut des collaborateurs de députés qui n'existe pas.

Peut-il y avoir des convergences entre votre groupe et celui des socialistes (31 députés), rebaptisé Nouvelle Gauche ?

C'est évident. Nous ne considérons pas qu'il y a deux groupes, celui des Insoumis et le nôtre, qui auraient le monopole de l'opposition de gauche au gouvernement. Les députés communistes travailleront à créer d'autres convergences y compris, nous l'espérons, avec des députés socialistes. C'est un de nos objectifs pour s'opposer à l'amplification de la dérive libérale.

Qu'attendez-vous du nouveau président de l'Assemblée nationale François de Rugy ?

Il a fait mardi un discours extrêmement ambiguë. Il a développé la nécessité qu'il y ait plus de citoyenneté, notamment avec les territoires, dans la construction de la loi, que les citoyens se réapproprient la politique. Ce que des députés comme moi ont déjà engagé dans leur circonscription. Ce qui m'inquiète dans sa déclaration, c'est qu'il a fait allusion à des blocages de fonctionnement de l'Assemblée nationale, et je sais qu'il y a un risque réel de limiter les droits des députés, notamment le droit d'amendement. Je serai très attentif à cela pour qu'il n'y ait pas de réduction des droits du Parlement. Nous ne voulons pas de dérive monarchique avec une hyper présidentialisation.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 18:40
Catholique ... et communiste! Et un super mec, surtout, brillant avec cela! Il faut lire ses livres sur la République et la Laïcité...

Catholique ... et communiste! Et un super mec, surtout, brillant avec cela! Il faut lire ses livres sur la République et la Laïcité...

Nouveau député communiste et chrétien assumé, Pierre Darrhéville fait sa rentrée parlementaire et détonne déjà dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Rencontre.

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Pierre Dharréville a hésité à enlever la boucle à son oreille gauche. Mais c’est Véronique, son épouse, qui la lui a offerte, et c’est aussi une part de son identité depuis qu’il a 20 ans. « Un choix esthétique », plaide le quadragénaire. Alors, pour la photographie sur son badge à l’Assemblée, il la porte. Il a décidé qu’il ne l’ôtera pas non plus dans l’Hémicycle. Ce matin caniculaire, à la terrasse du café Le Bourbon, le tout jeune élu de Martigues croise le député LR, Thierry Solère, quelques frontistes comme Gilbert Collard et Sébastien Chenu, de nombreux attachés parlementaires en quête d’un poste. Il porte un costume-cravate, comme il se doit, est affublé d’une mallette pleine de documents. Mais il ne ressemble à aucun autre.

Musicien, écrivain, journaliste, il a travaillé à L’Humanité, où il a assuré le suivi de Lionel Jospin lorsqu’il était Premier ministre au début des années 2000, œuvré à la relance du magazine Pif Gadget, été la plume de Marie-George Buffet. En 2014, il a empêché la liquidation judiciaire du journal communiste La Marseillaise et en est devenu le président pendant quelques mois. Encarté au Parti communiste depuis 1999, il s’assume chrétien. Même si, sur ce dernier sujet, il a ses pudeurs. « Je ne cache pas que je suis catholique, mais je veux être le représentant de tous, il y a une dimension laïque à mon engagement », dit-il. Il porte une laïcité ouverte, qui ne nie pas la pluralité des croyances, comme il l’a écrit dans son livre La laïcité n’est pas ce que vous croyez (L’Atelier, 2013). « C’est un homme engagé, travaillé par une spiritualité questionnante. Son inspiration est clairement évangélique », témoigne Bernard Stéphan, directeur des Éditions de l’Atelier, éditeur de plusieurs de ses ouvrages. Son écriture, dans ses romans, est charnelle, flamboyante, et baigne dans un univers d’engagement social et politique. Le titre de son premier livre lui colle d’ailleurs à la peau : Quelque chose dans le ventre.

Il pourrait aussi tout à fait incarner un personnage dans un film de Robert Guédiguian, avec qui il est ami. Ses valeurs ? « Justice, fraternité, dignité, et aussi se montrer capable de pardon, accepter qu’un homme puisse changer au cours de son existence », confie-t-il. Aussi défendra-t-il des sujets au cœur de ses préoccupations et de celles des habitants de sa circonscription : la question industrielle avec les sites pétrochimiques de Martigues et de Fos ; les problématiques institutionnelles avec ses interrogations sur une VIe république ; la défense des services publics. Pendant sa campagne, il a soutenu une pétition de 5000 signataires pour le maintien d’une antenne de la Sécurité sociale à Port-de-Bouc. « Je me bats pour faire droit à des gens broyés par la machine économique. L’affrontement de classes, je sais ce que c’est », résume-t-il.

Ces enjeux sont dans le droit fil de ce pour quoi il a toujours milité. Tout petit, il était membre de l’Action catholique des enfants. « C’était là mon lieu d’église plus que la messe dominicale », se souvient-il. Puis ce Nîmois adhère à la Jeunesse ouvrière chrétienne (Joc) dont il devient permanent national en 1996. C’est là qu’il rencontre sa future épouse, comme ses propres parents, Michel et Hélène s’étaient déjà rencontrés par ce biais. Il les a toujours vu militer à la Mission ouvrière catholique et dans des engagements syndicaux. Sa mère, à la CFDT ; son père, à la CGT. « J’ai eu un choix personnel à faire », sourit-il. Ce fut donc l’adhésion au PC. Une évidence pour ce petit-fils d’un mineur et d’un ouvrier dans une scierie, et d’une grand-mère immigrée italienne, employée de maison : « Je suis porteur d’idéaux forts et je voulais mettre les mains dans le cambouis. »

Ce sont ces idéaux qu’il veut transmettre à ses trois filles de 11, 13 et 15 ans. « Je veux qu’elles soient de belles personnes, admet-il. J’ai un rôle à jouer pour cela, cela crée une exigence. » Il n’hésite pas aussi à nous confier, comme certains jeunes pères de sa génération, la souffrance et la culpabilité de ne pas les voir suffisamment, en raison de ses nombreux engagements, « alors que j’ai tant à apprendre d’elles ». Il n’en dira pas davantage. « Il a un peu de mal à fendre l’armure », regrette Nathalie Lefebvre, sa conseillère.

Ce que je crois :

« Nous sommes dans une crise financière, sociale, écologique, mais je le dis dans mes débats publics : nous sommes aussi dans une crise de sens, une crise anthropologique. »

Passé :
15 juin 1975 : Naissance.
1989 : Entre à la Joc.
1999 : Prend sa carte au PCF.
2000 : Mariage avec Véronique, puis naissance de leurs trois filles en 2002, 2004 et 2006.
2008 : Secrétaire de la fédération PC des Bouches-du-Rhône.
2009 : Premier roman : Quelque chose dans le ventre (Arcane 17 Association).
2013 : Tour de France pour La laïcité n’est pas ce que vous croyez (L’Atelier).

Présent :
Élu député de Martigues avec 62,41% des voix.

Futur :
Il combattra la nouvelle loi travail et défendra, avec les communistes, un code du travail du XXIe siècle qui mette en œuvre le progrès social.

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 18:25

Un très bel hommage qu'a partagé Denis Kermen, un bon camarade du PCF, secrétaire départemental de la fédération de l' Ille-et-Vilaine jusqu'à il y a quelques semaines 

Ses merveilleux yeux clairs pouvaient abriter un regard d'acier...
En quelques mots, elle m'avait fait comprendre ce qu'est un camp d'extermination.
"Certains jours, à la fin, on entendait les trains arriver, les gens descendre. Le soir, à l'appel, il n'y avait pas une personne de plus."
Et bien plus tard, ce sénateur qui avait mis en avant sa "réserve de conscience" pour voter contre la loi sur le choix de la natalité, et qui lui demandait une semaine après "une adresse" pour "la bonne".
Elle n'avait plus aucune illusion sur l'humanité, mais instinctivement, comme la petite niçoise qu'elle n'avait jamais cessé d'être, elle était joyeusement sociable, elle aimait les êtres humains. Et plus spécialement les femmes. 
Elle était anti-communiste, et communiste je l'étais déjà. Mais quand je lui demandais quelle femme représentait le mieux pour elle l'esprit de la Résistance, elle répondait: Germaine Tillion, Marie-Claude Vaillant-Couturier. Elle me disait aussi : jamais je ne mettrai sur le même pied les fascistes et les communistes, ce n'est pas possible. Et comme je remarquais que certains dans son camp le faisaient, elle souriait: "Ils n'ont pas fait leur révolution culturelle". 
Elle aimait Chirac avec tendresse, elle lui pardonnait tout. Elle détestait Barre, elle le soupçonnait d'antisémitisme. Elle n'avait jamais pardonné à Mitterrand. Quant à Giscard, elle était perplexe: "comment peut-on unir en une même personne une si vive intelligence et des ridicules aussi grotesques?"
Elle avait la dent dure. Je me souviens d'un portrait lapidaire de Lecanuet, qui m'avait fait bien rire. Sur Francoise Giroud, elle était très dure aussi. Quand elle parlait politique, elle usait d'un lexique très grossier, cela surprenait: "En 74, les gaullistes, ils ont bouffé leurs couilles!"... Je ne savais pas encore à l'époque que c'était commun à tout ce petit monde.
Entre beaucoup d'autres choses, je retiens aujourd'hui cet autoportrait de la femme de trente ans qu'elle avait été: belle, jeune, libre, qui, dès qu'elle le pouvait, courrait au cinéma. Elle adorait le cinéma. Un de ses fils s'appelle Pierre-François, comme dans Les Enfants du Paradis. 
Un autre Jean, comme son frère aîné assassiné. On y revenait toujours, toujours. Elle le disait, avec étonnement, tendresse, douceur: quand elle se réunissait avec sa sœur Denise, c'est-à-dire toutes les semaines, elles "finissaient toujours par en parler"...
Et puis, lors de ce meeting à Paris, où des fachos du FN viennent faire du scandale: "Vous ne me faites pas peur. Vous êtes des fascistes aux petits pieds. J'ai survécu à pire que vous."
Me voilà forcément très ému aujourd'hui. Le principal c'est sa persistance dans nos mémoires. Simone survit.

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 18:21
Simone Veil

Simone Veil

Simone Veil a marqué l’histoire des femmes et l’histoire de notre pays

 

Nous saluons avec émotion Simone Veil, femme d'engagements et de combats, grande figure républicaine de la vie politique française et des conquêtes des femmes qui nous a quittés aujourd'hui à l’âge de 89 ans.

Elle fit preuve d’un très grand courage politique, lorsque ministre de la Santé, elle fit adopter, en 1975, la loi dépénalisant l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) pour la première fois en France. Un droit porté par les luttes féministes qui lui ont permis de faire voter cette loi à l’Assemblée nationale. Malgré les clivages, elle a su porter de manière forte et combative ce texte pour gagner ce nouveau droit pour toutes les femmes en France et ce, malgré les injures et cris de certains membres de l’Assemblée de son propre bord politique. Cette loi pour la dépénalisation de l’avortement qui porte son nom a marqué l’histoire et la vie des femmes. Elle reste encore aujourd’hui l’un des symboles du féminisme français. Un droit à l’IVG encore aujourd’hui parfois menacé. C’est pourquoi, le parti communiste souhaite le voir inscrit dans la constitution.

Survivante de l’horreur des camps de la mort, Simone Veil a mené aussi un travail remarquable pour la mémoire du génocide de la Shoah. Nous saluons aujourd’hui avec respect le parcours exceptionnel d’une femme de convictions, d'une adversaire politique de premier plan. Elle a marqué l’histoire des femmes et l’histoire de notre pays.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 06:16

La République en marche: une République qui sait se vendre, acheter et s'acheter à bas prix! 

Moralisation de la vie publique: avec Richard Ferrand président du groupe En Marche, le parjure de Rugy président de l'Assemblée, et le corrompu Eric Woerth président de la commission des Finances de l'Assemblée, la vertu triomphera dans l'hémicycle! 

Ouest-France, 27 juin 2017

Le Canard Enchaîné met de nouveau en cause Richard Ferrand, dans son édition de ce mercredi. Les proches du nouveau président du groupe LREM à l'Assemblée parlent d'une "présentation arrangée et orientée à dessein".

Dans son édition à paraître ce mercredi, Le Canard Enchaîné met de nouveau en cause Richard Ferrand, député de la sixième circonscription du Finistère.

L'hebdomadaire énumère plusieurs faveurs que l'élu aurait accordées à sa compagne.

Embauchée aux Mutuelles de Bretagne

Selon Le Canard, Sandrine Doucen a été embauchée aux Mutuelles de Bretagne, dès 2000. L'organisme était alors dirigé par Richard Ferrand. Alors âgée de 25 ans et étudiante en droit, elle aurait été embauchée en tant que directrice du personnel.

Une dépêche de l'Agence France Presse (AFP), qui relaie les informations de l'hebdomadaire, poursuit : « La même année, elle a complété ses revenus par un  ''petit job''  au château de Trévarez, un domaine appartenant au département du Finistère et géré par un comité d'animation présidé par le conseiller général Ferrand ».

Sandrine Doucen continuera d'être salariée par les Mutuelles de Bretagne jusqu'à sa prestation de serment d'avocat en septembre 2004, soutient Le Canard enchaîné, qui parle de «bourse de 80 000 euros, financée par les mutualistes et les contribuables locaux »

Le camp Ferrand réagit

Ces propos ont été commentés par l'entourage du nouveau président du groupe LREM à l'Assemblée Nationale : « En dépit d'une présentation arrangée et orientée à dessein, il n'est fait état de strictement aucune forme d'illégalité dans cet article... Par conséquent, il n'y a rien à commenter. Seule la loi doit primer, l'État de droit, rien que l'État de droit, pas un pseudo ordre moral. »

Depuis plusieurs semaines, l'hebdomadaire sort à fréquence régulière des articles visant Richard Ferrand.Fin mai, Le Canard avait par exemple écrit qu'en 2011, les Mutuelles de Bretagne avaient choisi de louer un local à une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand.

Cette opération lui aurait permis de se doter « sans bourse délier, d'un patrimoine immobilier d'une valeur actuelle nette de 500 000 euros », selon l'hebdomadaire. 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/le-canard-enchaine-met-de-nouveau-en-cause-richard-ferrand-5093351

 

 

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 06:13
Déni de justice pour les victimes de l'amiante - communiqué du PCF, 28 juin 2017

COMMUNIQUÉ DE PRESSE PCF 


Déni de justice pour les victimes de l’amiante !


21 ans après le dépôt des premières plaintes, le Parquet de Paris vient de requérir l’arrêt de l’instruction de plusieurs enquêtes pénales ouvertes contre des entreprises dont les salarié-e-s ont développé des pathologies mortelles liées à l’amiante.
21 ans d’attente pour les victimes de l’amiante et leurs familles pour déboucher, très certainement, sur un non lieu ! Le procès pénal ne cessait de patiner. Il pourrait bien connaître un terrible coup d’arrêt.
Avec 100 000 morts prévus d’ici 2025 dans notre pays, le drame de l’amiante est pourtant un véritable fléau et s’annonce comme l’un des plus grands scandales sanitaires du XXIème siècle.
Au regard de l’impunité totale qu’elle fait peser sur des responsables industriels qui ont construit des fortunes sur le dos de salarié-e-s morts pour gagner leur vie, cette annonce est pour les victimes et leurs familles un terrible coup de massue. Cela s’apparente pour eux à un véritable déni de justice, comme un voile posé sur la douleur de dizaines de milliers personnes exposées à ce matériau mortifère.

 

Parti communiste français
 

Paris, le 28 juin 2017.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 06:11
Migration. « L’État organise volontairement une crise de l’accueil des réfugiés »
Entretien réalisé par Émilien Urbach
Lundi, 26 Juin, 2017
L'Humanité
Patrick Margaté
Commission des relations internationales du PCF
Patrick Margaté Commission des relations internationales du PCF
 

Une dizaine de citoyens solidaires continuent d’être poursuivis pour avoir aidé des exilés. Un harcèlement judiciaire qui s’inscrit, selon Patrick Margaté, dans une politique délibérée de mauvais accueil censée dissuader les migrants de venir.

En moins de dix jours, pas moins de huit citoyens solidaires des exilés ont eu à subir l’acharnement des préfets à les poursuivre en justice. Une épreuve de force orchestrée par l’exécutif qui, comme l’a montré le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, vendredi à Calais, fait le choix de politiques plus répressives à l’égard des réfugiés et de leurs soutiens. Chargé des questions de migrations au PCF, Patrick Margaté fustige cette logique gouvernementale et appelle à une « réaction vive » des citoyens.

Plusieurs procès pour « délit de solidarité » ont lieu en ce moment. Quel sens a cet acharnement ?

Patrick Margaté Ce harcèlement des citoyens solidaires est à rapprocher des propos de Gérard Collomb à Calais. Il ne propose aucune solution et veut rendre les associations de solidarité responsables de la situation. En réalité, nous ne faisons pas face à une « crise des migrants », mais à une crise de la politique d’accueil, dont les bénévoles, qui se mobilisent seuls pour donner accès aux droits fondamentaux à ces exilés, font les frais. Ils ont le soutien indéfectible des communistes. Le sénateur PCF, Bernard Vera est notamment intervenu en janvier et tout récemment auprès du ministère de l’Intérieur pour demander la suppression de l’article L. 622-1 du Code des étrangers qui permet de poursuivre les solidaires. Sans réponse, pour l’instant. Après l’élection présidentielle, il y a eu pourtant une période d’apaisement sur les questions migratoires et une majorité de Français semblaient prêts à défendre des solutions positives en matière de droits et d’actions humanitaires. Las, les propos de Gérard Collomb vont à l’inverse…

Gérard Collomb refuse de créer un centre d’accueil pour ne pas faire un « appel d’air ». Est-ce fondé ?

Patrick Margaté Il ne faut pas tomber dans le piège qui consiste à penser qu’il y aurait une crise des migrants en France et que les exilés seraient en surpopulation. Les chiffres indiquent, au contraire, une stabilité depuis des années. En réalité, nous sommes face à une crise de l’accueil volontairement organisée par les gouvernements successifs au prétexte qu’il ne faudrait pas créer d’« appel d’air ». Lors de la fermeture du bidonville de Calais, plus de 6 000 réfugiés ont trouvé place dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis en France. Partout, ça a été une réussite. Aujourd’hui, le gouvernement joue l’épreuve de force alors qu’il a tous les moyens de résoudre la situation, que ce soit en ouvrant des centres d’accueil ou en facilitant l’accès à la demande d’asile.

Comment faire face à ce durcissement ?

Patrick Margaté Les mauvais coups du gouvernement risquent d’être portés pendant l’été. Il faut des réactions extrêmement vives de la part des associations. De leur côté, les parlementaires communistes feront prochainement des propositions concrètes pour améliorer l’accueil. Nous sommes persuadés que la France a les moyens d’accueillir sans qu’aucun équilibre financier ou démographique soit déstabilisé.

Êtes-vous pour un moratoire sur les accords de Dublin ?

Patrick Margaté Oui. Il faut que toutes les situations soient examinées au cas par cas. Les politiques européennes actuelles ont pour conséquence des renvois de personnes dans des pays en guerre. Je pense notamment aux Afghans, Soudanais et Érythréens. La notion de « pays sûrs » est à considérer de manière sérieuse. Les États membres de l’Union européenne n’ont pas la même définition de cette notion. Il faut l’harmoniser et que les appels des organismes européens et nationaux de défense des droits de l’homme, comme celui du Défenseur des droits, Jacques Toubon, la semaine dernière, soient enfin pris en compte. L’expérience des CAO a bien fonctionné. Ils permettaient l’examen des situations personnelles. Les citoyens et les associations sont prêts à y contribuer. C’est pourquoi nous soutenons la demande d’Anne Hidalgo, maire de Paris, d’ouverture de nouveaux centres d’accueil, comme celles formulées dans le même sens par les élus et les associations à Calais et à la frontière franco-italienne. Le gouvernement doit faire un choix politique. Soit il s’engage dans une réelle politique d’accueil et nous serons un exemple pour tous les pays membres de l’Union européenne. Soit il refuse cette logique et nous accompagnerons les inquiétantes régressions en cours au niveau européen.

Patrick Margaté

Commission des relations internationales du PCF

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 06:03

Le député communité a poussé un coup de gueule remarqué et s’en est pris à Richard Ferrand, le président du groupe LREM. « Qu’est-ce que c’est que cette façon de fonctionner ? Est-ce que c’est cela la nouveauté ? Le nouveau monde ? C’est cela la nouvelle politique que vous voulez introduire dans cet hémicycle » a-t-il interrogé furieux avant de dire que tout cela était « petit ».

 

André Chassaigne a dénoncé le fait que Richard Ferrand et le groupe LREM ne veulent pas laisser deux fauteuils de vice-président à l’opposition comme il en est traditionnellement coutume.

Séance mouvementée à l’Assemblée nationale mercredi soir. Aux alentours de 22h30, François de Rugy, a demandé que l’on passe à l’élection des vice-présidents. En l’absence des postulants républicains, retirés volontairement, le groupe LREM a présenté cinq candidats. Le groupe Modem, quant à lui, a avancé un nom issu de ses rangs.

Les vice-présidents étant au nombre de six dans l’Assemblée, la majorité concourrait donc pour le grand chelem. D’ordinaire, deux vice-présidents sont choisis au sein de l’opposition. Une situation qui a énervé André Chassaigne. Le député communité a poussé un coup de gueule remarqué et s’en est pris à Richard Ferrand, le président du groupe LREM. « Qu’est-ce que c’est que cette façon de fonctionner ? Est-ce que c’est cela la nouveauté ? Le nouveau monde ? C’est cela la nouvelle politique que vous voulez introduire dans cet hémicycle » a-t-il interrogé furieux avant de dire que tout cela était « petit ».

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