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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 05:48
Clémentine Autain à Sevran: "La gauche est morte, vive la gauche" (Médiapart, 14 juin 2017)
Clémentine Autain à Sevran: «La gauche est morte, vive la gauche»
 PAR 

Candidate France insoumise, PCF et Ensemble! dans la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain est bien partie pour l'emporter dimanche prochain face à la candidate La République en marche. Au-delà de l'élection, la probable future députée commence à réfléchir au « grand chambardement à venir à gauche ».

 

Le plus gros est fait et tout reste à faire. Dans sa circonscription, la 11e de Seine-Saint-Denis, la candidate France insoumise-Front de gauche, Clémentine Autain, est arrivée largement en tête au premier tour des élections législatives, emportant 37,21 % des suffrages devant la candidate La République en marche Elsa Wanlin (28,28 %). Mais le total gauche donne seulement 44,69 %, quand le total droite donne 39,74 %, sans compter les 14,37 % de la candidate FN au premier tour. Au niveau national, le même constat s’impose : le plus gros est fait, à savoir la disparition bien amorcée du PS au profit d’une gauche plus radicale portée notamment par La France insoumise, mais la recomposition à venir promet de n’être pas sans tempête. Tout reste à faire.

Mardi 13 juin, en début d’après-midi, Clémentine Autain retrouve plusieurs militants au marché du centre de Sevran. Malgré la chaleur quasi estivale, malgré le ramadan en cours, les allées sont pleines et les passants sont nombreux. Ce marché, parmi les moins chers d’Île-de-France, situé à 100 mètres à peine de la gare RER, draine une foule bien plus large que les seules villes alentour.

Autain se refuse à tout triomphalisme, en particulier en raison de l’abstention dimanche dernier (64,97 %). Alors cette campagne d’entre-deux-tours vise avant tout à remotiver les classes populaires qui pourtant s’étaient déplacées à la présidentielle – sur la circonscription, Jean-Luc Mélenchon avait recueilli 35,9 % le 23 avril, mais l’abstention n’avait été que de 28,7 %. « Dimanche, il faut aller voter, hein, il faut y aller ! », répète à plusieurs reprises la candidate, en tendant son tract. L’accueil est en général très bon. Des jeunes filles et des jeunes garçons se pincent et se retournent en passant, en reconnaissant « la dame qui est sur les affiches » ; un couple revient en arrière pour prendre un selfie ; Clémentine Autain distribue bises et sourires.

Gilles Boitte, du mouvement Ensemble!, comme Autain, est un pilier de la campagne – « son hologramme raté », sourit-il. Pour lui, il ne fait quasiment aucun doute qu’elle sera élue députée dimanche soir, car, explique-t-il, « ce serait pire qu’une surprise de ne pas y arriver ici ». Il admet toutefois que « le problème, c’est que quand tu es du côté des perdants, c’est difficile de mobiliser derrière ». À la distribution de tracts, se trouvent également Michel Rondeau, secrétaire de la section locale du PCF, ou encore Nadia, militante France insoumise, passée par la CGT et le PCF qu’elle a quitté en 1985. On trouve même une ancienne militante de Désir d’avenir, le parti de Ségolène Royal pour la présidentielle de 2007, toujours proche, aujourd’hui de l’ancienne ministre de l’écologie de Manuel Valls.

« Les militants communistes ont joué le jeu du rassemblement pendant la campagne », se félicite Clémentine Autain. Celle-ci a bénéficié du soutien à la fois des communistes et de La France insoumise, chose assez rare en France. Suppléante en 2012 de François Asensi sur la circonscription, elle est cette fois-ci titulaire quand lui est devenu suppléant. Asensi, maire de Tremblay-en-France depuis 1995, député sans discontinuer depuis 1981, a décidé de passer le relais mais reste actif dans la campagne. Il nous rejoint bientôt. « La campagne a été très intense », estime-t-il entre deux bonjours aux passants, « il y a eu un fort travail d’éducation populaire pour montrer les enjeux de cette élection ». Une élection, selon lui, « ankylosée par la vague Macron ». « On est satisfait quand on voit le résultat du premier tour mais on reste mobilisés », ajoute-t-il.

 

« On a fait une campagne qui marche sur deux jambes : une gauche bien à gauche, pour une voix forte à l’Assemblée nationale ; tout ce qui concerne l’ancrage local – le côté vote utile d’un député », explique de son côté la candidate. « On essaie d’être toujours dans les mobilisations locales et de les raccrocher à la politique nationale », poursuit Clémentine Autain. Qui illustre : « Nous avons par exemple mené une grosse bataille pour sauver le parc forestier de la Poudrerie à Sevran, classé Natura 2000 mais menacé par le retrait de l’État et de la Région. On se bat pour améliorer le RER B. On propose aussi la création d’une université sur 35 hectares de friches entre Sevran et Villepinte, c’est important car il n’y a pas ici d’université. » « On est une force au long cours, j’insiste là-dessus. » 

« Si on veut une force large, il faudra qu’elle soit plurielle »

Cette « force au long cours », qui rassemble communistes, insoumis, militants d’Ensemble! et citoyens non encartés, entre évidemment en résonance avec le paysage national au lendemain des élections. Élue, Clémentine Autain se trouverait de fait au centre du – petit – échiquier de la gauche à l’Assemblée nationale. Il est peu probable que La France insoumise seule, ou le PCF seul, sans même parler du PS – du moins sa frange de gauche –, soient à même de constituer un groupe. Il faudra donc, à tout le moins se parler. Quand on lui demande, ingénu, si elle est prête à prendre la présidence d’un groupe PCF-FI, Autain préfère ne pas prendre la question au sérieux. Il n’empêche, l’année électorale qui vient de passer constitue pour la candidate un « big bang qui appelle une refondation ». « Il va y avoir un grand chambardement et c’est bien, c’est sain. La gauche est morte, vive la gauche », ajoute-t-elle.

Sa formation, Ensemble!, est concernée. « Un débat interne va s’engager, certains veulent intégrer La France insoumise, d’autres y sont hostiles et contestent la volonté hégémonique de Mélenchon », et « si La France insoumise devient un mouvement pérenne, c’est une question légitime de savoir si on veut y entrer », explique-t-elle. Elle-même se dit « favorable à un dépassement d’Ensemble! », sans pouvoir dire, dans l’immédiat, vers quoi. 

Selon elle, « Jean-Luc Mélenchon a importé du PS dans notre gauche l’objectif d’être majoritaire, cette audace doit être saluée ». Le candidat « a fait quelque chose de très fort, il a donné du contenu au mot gauche sans insister sur le mot lui-même », de même qu’il a eu « deux grandes intuitions, extrêmement justes : se dissocier clairement et très vite de François Hollande ; présenter des formes politiques nouvelles – un mouvement au lieu d’un parti, la notion de dégagisme… » « Le problème, c’est de rendre ce mouvement durable : il faudra tendre la main. » Autain admet qu’« une élection présidentielle n’est pas le moment de la conflictualité », que « La France insoumise a été très efficace », mais « sur la durée, il va falloir se coltiner cette question ». En clair, « La France insoumise doit avoir des partenaires mais pas des vassaux »

 

Une réponse à ces craintes a été apportée par La France insoumise elle-même dans l’entre-deux-tours. Alors que son intransigeance avant le premier tour – des candidats quasiment partout y compris contre le PCF, refus absolu de dialogue avec le PS – avait agacé les autres formations, son communiqué lundi 12 juin a ouvert certaines portes. Le mouvement y appelle en effet « à voter pour toutes celles et ceux qui s'opposent à la loi travail, à l'état d'urgence et au projet austéritaire et productiviste d'Emmanuel Macron.C'est-à-dire, en premier lieu, les 74 candidats investis par La France insoumise présents au second tour mais aussi celles et ceux présentés par le PCF ainsi que les frondeurs socialistes ayant signé la motion de censure contre la loi El Khomri ». Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon n’avait pas fait preuve d’une telle ouverture, sans exiger de contreparties, depuis le début de sa campagne en janvier 2016. 

« Si on veut une force large, il faudra qu’elle soit plurielle », estime Clémentine Autain, qui se dit « très attachée au pluralisme ». Il faut « de la cohérence et du pluralisme », ajoute-t-elle, « pour la cohérence, c’est bon, la FI en a, il faut à présent du pluralisme ». Elle met en garde : « Il ne faudra pas de stratégie d’humiliation, pas de stratégie de sectarisme. »

Quant au PS, il peut certes disparaître demain, mais selon Autain, « il y aura toujours une gauche d’accompagnement et une gauche de rupture », même s’il n’est pas « certain que ce soit le courant d’adaptation qui donne le la demain ». Elle prend en exemple Benoît Hamon et Cécile Duflot, qui resteront toujours dans la mouvance sociale-démocrate. Mais rappelle aussi que pendant longtemps, surtout chez les socialistes, certains « parlaient de faire un congrès de Tours à l’envers [au congrès de Tours, en 1920, le futur PCF et le futur PS actent leur séparation – ndlr] ». « Une autre question sera de savoir où se situe le PCF dans tout ça », note-t-elle, rappelant qu’il ne s’agit pas, de son point de vue, « de faire un parti unique »

« Il faut savoir, entre le neuf et l’ancien, ce qui va dominer. On ne fait pas du neuf qu’avec du neuf mais il faut quand même que le neuf domine », conclut-elle, avant de filer vers le quartier populaire des Beaudottes à Sevran, poursuivre sa campagne. Car pour peser sur le « grand chambardement à gauche », il faudra d’abord remporter l’élection dimanche prochain.

Clémentine Autain à Sevran: "La gauche est morte, vive la gauche" (Médiapart, 14 juin 2017)
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 05:34
Fête de l'Humanité: 15-16-17 septembre: "Liberté, Justice, Paix". Réservez votre week-end et commandez des vignettes auprès des militants!

La vignette est à acheter 25€ tout l'été auprès des sections et militants communistes du Finistère (35€ sur place). 

***

La Fête de l'Humanité, organisée chaque année par le journal L'Humanité, revient au nord de Paris, pour un week-end de débats, d'expositions et de concerts. Ne manquez pas l'édition 2017 de la Fête de l'Huma, les vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 septembre au Parc Départemental George-Valbon à la Courneuve. Au menu ? Renaud, Iggy Pop, Trust mais aussi Un Air, deux Familles ou encore Gavin James.

Chaque année, plus d'un demi-million de personnes s'y rassemblent. Ce rendez-vous traditionnel existe depuis 1930, à l’initiative de l’organe de presse du Parti Communiste Français.  C'est la Fête de l’Humanité, plus communément appelée la Fête de l'Huma!

Une fois de plus, le Parc Départemental de la Courneuve sera le pôle d’attraction durant tout le week-end du vendredi 15 au dimanche 17 septembre 2017. 

Au programme, comme toujours : de la musique, des meetings, des expositions et des débats mais aussi un village de livres, un forum social ou encore un village de sport.

Côté musique, si de très nombreux artistes ont déjà participé à ce festival comme Stevie Wonder, Cesaria Evora, Noir Désir, Jimmy Cliff, Juliette Gréco ou encore Johnny Hallyday, cette nouvelle et 82ème édition risque, une nouvelle fois, de taper très fort. 

Après donc The Chemical Brothers, Michel Polnareff ou encore The Avener en 2016, qui aura l'honneur de participer à cette édition 2017?

Eh bien, Renaud sera de la partie! L'artiste Français, qui cartonne avec son Phénix Tour, sera bien présent à La Courneuve en septembre prochain. Iggy Pop sera aussi présent pour enflammer la scène tout comme le groupe composé des Ogres de Barback & des Hurlements d'Léo : Un Air, Deux Familles

Line-up :

  • Iggy Pop
  • Renaud
  • L'age d'or du rap francais
  • Trust
  • Un Air, Deux Familles : Les Ogres de Barback & Les Hurlements d'Léo
  • Gavin James
  • Camille Berthollet & Julie Berthollet
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 05:30
Les candidats présentés et soutenus par le PCF présents au second tour des élections législatives: citoyens, un petit effort pour avoir 5% de députés fondamentalement et constamment de gauche à l'Assemblée Nationale
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 05:28
Etat d'urgence reconduit et aggravé par Macron : les libertés en danger (expression du PCF - L'Humanité, 14 janvier 2017)
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 12:27
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 12:13
Emmanuel Macron en marche vers l’état d’urgence permanent et la suspicion généralisée

mercredi 14 juin 2017

Communiqué du groupe CRC au sénat

Le gouvernement d’Edouard Philippe a transmis au Conseil d’Etat son avant- projet de loi « renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure ». A l’aune du sixième renouvellement de la prorogation de l’état d’urgence, ce projet de loi pernicieux propose d’en « sortir » en intégrant directement ses dispositions d’exception dans notre droit commun, alors même que leur caractère disproportionné et attentatoire aux libertés publiques n’a cessé d’être démontré par de nombreux syndicats, associations, organismes de défense des droits de l’homme, et autres professionnels du droit.

Assignations à résidence, perquisitions administratives, fermetures de lieux de culte, contrôles d’identité et fouilles de véhicules, placement sous bracelet électronique de toute personne suspecte ... toutes ces mesures viennent éclabousser libertés publiques et séparation des pouvoirs, en passant sous le contrôle des préfets et du ministère de l’Intérieur. L’autorité judiciaire, quant à elle, est « confinée à un rôle d’alibi et de bras armé de l’exécutif » comme le dénonce le Syndicat de la magistrature.

Un glissement dangereux sera entériné avec ce projet de loi : les stratégies de maintien de l’ordre viennent rogner nos droits fondamentaux dans l’objectif de prévenir des risques potentiels. La justice par la preuve objective est peu à peu bafouée, laissant place à une justice du soupçon.

Alors qu’outre-Manche, Theresa May s’enferre elle aussi dans une logique sécuritaire plus que préoccupante, suite aux terribles attentats de Manchester et de Londres, considérant les droits de l’homme comme des obstacles à la lutte contre le terrorisme ; les sénatrices et sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen appellent l’exécutif de notre pays à se ressaisir.

Ces logiques servent précisément celles qu’elles prétendent combattre : l’asservissement par la peur que les terroristes veulent instiller en chacun de nous en s’attaquant aux droits fondamentaux, piliers de nos démocraties.
Dans l’hémicycle, nous nous opposerons le mois prochain à ce projet de loi démagogique et dangereux, tout en remettant l’accent sur l’urgence sociale qu’il y a à combattre la casse du code du travail que le gouvernement parachèvera en parallèle par ordonnances.

Site du groupe CRC

Emmanuel Macron en marche vers l’état d’urgence permanent et la suspicion généralisée (groupe communiste et républicain au Sénat)
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 08:11
Législatives dans le Nord. Fabien Roussel surmonte les divisions de la gauche
LUDOVIC FINEZ
MARDI, 13 JUIN, 2017
L'HUMANITÉ
Après quinze semaines de campagne, Fabien Roussel, affrontera le FN au second tour. Julien Jaulin/Hanslucas
Après quinze semaines de campagne, Fabien Roussel, affrontera le FN au second tour. Julien Jaulin/Hanslucas
 

Dans la 20e circonscription du Nord, Fabien Roussel (PCF) aborde le second tour en tête, face au FN, pour succéder au député sortant Alain Bocquet.

Saint-Amand-les-Eaux (Nord), correspondance

«On est en tête ! » Dimanche soir, au local de campagne de Fabien Roussel, à Saint-Amand-les-Eaux, le soulagement est manifeste quand tombent les derniers chiffres de la 20e circonscription du Nord. Avec un score de 23,6 %, Fabien Roussel, secrétaire départemental du PCF et conseiller municipal à Saint-Amand, affrontera au second tour le candidat du FN, Ludovic de Danne (22,6 %), « conseiller international » de Marine Le Pen, totalement inconnu localement. L’écart est d’un peu plus de 300 voix sur presque 32 700 suffrages exprimés, avec une abstention record de 59 %. Le candidat de la République en marche, Daniel Zielinski (20,2 %), arrive troisième. « On a repris la tête face au FN dans un certain nombre de communes. C’est un résultat fort encourageant, car on était face à la division et à la dispersion, et on a surmonté les obstacles », se félicite Alain Bocquet, candidat suppléant, élu à l’Assemblée nationale sans discontinuer depuis 1978, qui passe désormais le flambeau (1). Si le PS avait renoncé à présenter un candidat, la circonscription comptait deux autres candidats importants à gauche : Éric Renaud (9,6 %), premier adjoint d’Alain Bocquet à la mairie de Saint-Amand et conseiller départemental, et David Richer (9,3 %) pour la France insoumise. « Cette division a fortement émietté la gauche, ce qui est regrettable », confie Fabien Roussel. Mais il retient surtout « la campagne de contact avec les gens pendant quinze semaines, au porte-à-porte, dans des réunions publiques, sur les marchés », ainsi que « la forte mobilisation des maires de la circonscription », dont 7 ont appelé à voter pour lui. Et il en est un qui a particulièrement le sourire, celui de Raismes, commune où Fabien Roussel devance de plus de 400 voix le candidat FN. Le maire, Aymeric Robin, y voit « une reconnaissance de tout le travail mené par Alain Bocquet pendant quarante ans comme député : ses combats pour l’emploi, pour l’industrie ferroviaire, la réhabilitation des cités minières… » « Mais, demain, il faut être au rendez-vous de cette main tendue », conclut-il.

« Une volonté de combat pour défendre l’ouvrier et le salariés »

Fabien Roussel passe d’un groupe à l’autre, sous les félicitations et les encouragements : « Il ne faut rien lâcher ! » ; « Le porte-à-porte et le comité de soutien, ça paye ! » Parmi les militants, Franc de Nève savoure l’instant : « On parle beaucoup de République exemplaire, je trouve que Fabien a créé les bases d’une circonscription exemplaire. » Face à une « majorité faite de bric et de broc », qui se dessine pour Emmanuel Macron, Franc de Nève insiste sur l’indispensable « volonté de combat pour défendre l’ouvrier et le salarié ». « Ici, on arrive devant le FN, c’est à la fois un immense soulagement et le signe qu’il y a de l’espoir », ajoute-t-il. « Mais le résultat n’est pas encore fait, prévient Fabien Roussel. Il nous reste une semaine pour réaliser le rassemblement le plus large possible, pour l’emploi, pour les services publics, pour nos communes, mais aussi pour que les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité aient un sens dans notre vie de tous les jours. » Joint au téléphone, Éric Renaud appelle « sans ambiguïté à voter pour Fabien Roussel et Alain Bocquet », pour « mettre en échec le candidat du Front national et l’empêcher de représenter (la) circonscription à l’Assemblée nationale ». En attendant une réunion des militants FI de la circonscription, David Richer lance, « à titre personnel », le même appel.

(1) En 2012, Alain Bocquet avait obtenu 46,6 % des voix au premier tour et 66,3 % au second, face au FN.
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 08:03
Une réforme de tarification alarmante pour les EHPAD (13 juin 2017)
Une réforme de tarification alarmante pour les EHPAD

Le site logement-seniors alerte sur la réforme de tarification pour les EHPAD

En janvier 2017, les maisons de retraite appliquaient un nouveau mode de tarification. Plus transparents, ces tarifs visaient également à rendre les EHPAD autonomes et innovants. Pourtant, c’est un bilan assez amer que dresse la FHF seulement 6 mois après l’application de cette loi, en annonçant des pertes de 200 millions d’euros à venir.

La réforme de la loi ASV : rappel

La réforme du 23 décembre 2016 a été mise en place dans le cadre de la loi ASV. Dès janvier 2017, les EHPAD ont commencé à appliquer les nouveaux calculs tarifaires. S’ils étaient anciennement estimés une fois leur plan de dépenses présenté, ils peuvent maintenant obtenir des allocations basées sur grille tarifaire nationale avant d’effectuer leurs dépenses. Les résidents ont, de leur côté, vu une fusion des différents tarifs, laissant place à des tarifs globaux.

Une réforme de tarification lourde de conséquences

En fait, la fusion des tarifs ne permet plus d’adapter au cas par cas les allocations autorisées à chaque EHPAD. Ils se voient donc attribuer le même montant d’aide en fonction de leur zone. Pourtant, les établissements ont des besoins différents les uns des autres. Certains EHPAD se retrouvent donc avec des moyens financiers peu adaptés à leur besoin. Pour résoudre le problème, certains sont contraints de baisser leurs dépenses et donc de réduire le personnel et de proposer des services de moindre qualité. Les premiers à en pâtir sont les résidents. Ainsi, les structures les plus touchées par cette réforme sont les EHPAD publics, qui accueillent bien souvent les personnes âgées les plus démunies et les moins autonomes, qui nécessitent une prise en charge financière conséquente.

Un appel à l’aide des directeurs

Telle une bouteille à la mer, l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) a lancé un appel afin de remédier à cette situation préoccupante. Ils sollicitent notamment la FHF, qui aurait annoncé une baisse annuelle de 200 millions d’euros sur les dotations des EHPAD et réclame aujourd’hui un moratoire sur le décret. Dans un contexte où l’offre d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes devient préoccupante, cette réforme va-t-elle empirer la situation ?

Les budgets des EHPAD publics amputés de 200 millions d'euros par Hollande et son gouvernement (L'Humanité, 7 juin 2017)

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 08:01

IPSOS

Qui sont les abstentionnistes? 

mardi 13 juin 2017

Plus de la moitié des électeurs (51,2%) ne se sont pas déplacés pour ce premier tour des élections législatives. Le record d’abstention de 2012 (42,8%) est largement battu, de plus de huit points.

L’IFOP dresse un profil des abstentionnistes.

Les raisons invoquées des abstentionnistes :

 déception par rapport aux hommes politiques : 30 % 
 sentiment que d’aller voter ne changera rien : 18 % 
 aucun programme n’est convaincant : 16 % 
 pas d’intérêt pour la politique : 9 % 
 En Marche est assurée de gagner mon vote ne changera rien : 9 % 
 pas disponible le jour du vote : 18 %

QUI SONT LES ABSTENTIONNISTES

 Ils sont 64 % chez les moins de 35 ans 
 35 % chez les plus de 60 ans

 employés : 61 % 
 ouvriers : 66 % 
 cadres : 45 %

 non bacheliers : 54 % 
 Bac +3 et plus : 44 %

 Niveau de revenu inférieur à 1250 € : 59 % 
 plus de 3000 € : 42 %

 Electeurs de J-L. Mélenchon au 1er tour de la Présidentielle : 53 % 
 Electeurs de Marine Le Pen : : 57 % 
 Electeurs de Benoît Hamon : 43 % 
 Electeurs d’Emmanuel Macron : 38 % 
 Electeurs de François Fillon : 38 %

La moindre mobilisation des catégories populaires a contracté l’électorat de la France Insoumise (11,0%), qui ne retrouve pas le score qu’avait obtenu Jean-Luc Mélenchon à la Présidentielle (19,6%).

La France Insoumise a notamment perdu du terrain chez les 18-24 ans (18%, contre 30% pour Jean-Luc Mélenchon dans cette catégorie au premier tour de la Présidentielle, -12 points), chez les employés (14%, -8 points), les ouvriers (11%, -13), les chômeurs (18%, -13), les bas-revenus (13%, -13).

Le phénomène concerne aussi le FN (14%), en baisse par rapport au score de Marine Le Pen le 23 avril (21,3%). Le FN a été le premier choix des ouvriers (29%) et au sein des foyers disposant de moins de 1250€ mensuels (25%), mais il est devancé par LREM dans toutes les autres catégories d’électeurs.

Dans un autre article et selon un sondage, l’IPSOS note que pour ceux qui ont voté, le Président de la République bénéficie d’un état de grâce.

58% des Français sont satisfaits de son action depuis qu’il a été élu, 
58% sont satisfaits du choix d’Edouard Philippe comme Premier ministre, 
56% sont satisfaits de la composition du gouvernement.
Emmanuel Macron fait l’unanimité dans son propre camp (97% de satisfaction dans l’électorat LREM / MoDem), 
Il séduit aussi la majorité de l’électorat PS/PRG/DVG (66%), EELV (65%) et LR/UDI/DVD. A ce stade l’insatisfaction n’est majoritaire qu’au sein de l’électorat FI (68%) et FN (80%).

Voir l’article sociologie de l’électorat

Rapport complet

Premier tour : comprendre le vote des français

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 07:53

Au vu du premier tour des législatives, rien n'indique que Mélenchon serait majoritaire au sein du Front de gauche à l'Assemblée. Il pourrait devoir lâcher la présidence d'un éventuel groupe commun avec les communistes, et faire des compromis avec ses futurs partenaires...

Ce serait un retour de balancier inespéré pour les communistes. Si Jean-Luc Mélenchon peut rêver, au vu des résultats du premier tour des élections législatives, à la création d'un groupe pour ses forces à l'Assemblée nationale, il risque fort de se trouver dépendant du bon vouloir de ses meilleurs ennemis du Parti communiste (PCF). Ceux-ci seront en effet non seulement incontournables pour créer un groupe - il faut la signature de quinze membres - mais ils seront même peut-être... plus nombreux que les troupes de la France insoumise ! De quoi calmer l'ex-candidat à la présidentielle, qui a récemment comparé le PCF à "la mort" et au "néant".

Dans le détail, sur les quinze meilleurs scores réalisés par l'ex-Front de gauche, onze sont le fait de candidats du Parti communiste, contre seulement deux à la France insoumise (FI) : Jean-Luc Mélenchon et Muriel Ressiguier (Hérault). Clémentine Autain, adhérente du groupuscule Ensemble, ainsi que l'électron libre François Ruffin, soutenu à la fois par FI et par le PCF, complètent le tableau.

 

*Stéphane Peu et Yasmine Boudjenah se sont rattachés financièrement à la France insoumise, ce qui était une condition sine qua non pour que Jean-Luc Mélenchon les soutienne. Ils restent toutefois membres à part entière du Parti communiste. Clémentine Autain s'est également rattachée à FI en préfecture.

Certes, il y a peu de chances pour que la totalité de ces quinze candidats les mieux placés l'emportent. Certains sont largement distancés par En Marche dans leur circonscription et auront du mal à remonter, comme François Ruffin dans la Somme, les PCF Sébastien Jumel en Seine-Maritime, Jean-Paul Dufrègne dans l'Allier, Nicolas Sansu dans le Cher et Yasmine Boudjenah dans les Hauts-de-Seine ou encore Muriel Ressiguier (FI) dans l'Hérault. A contrario, sur la quatre-vingtaine de candidats de l'ex-Front de gauche qui ont réussi à se qualifier, d'autres pourraient gagner malgré un score moins important au premier tour et ce, grâce à des situations locales favorables (voir encadré).

Difficile donc, à ce stade, de prédire avec certitude le futur rapport de force entre PCF et FI. La France insoumise pourrait disposer de trois à dix sièges dans la prochaine Assemblée, tandis que le PCF devrait en compter entre quatre et huit. Avec le concours de Clémentine Autain et d'une poignée d'élus d'Outre-mer apparentés communistes - comme Huguette Bello (Réunion), Bruno Nestor Azérot (Martinique) et Jean-Pierre Nilor (Martinique) -, l'ex-Front de gauche

pourrait quoi qu'il en soit se reconstituer en tant que groupe parlementaire. Cela n'a rien d'accessoire : seul le groupe permet d'accéder à un temps de parole conséquent dans l'hémicycle, à quelques postes à responsabilité ainsi qu'à des collaborateurs de groupe payés sur les deniers de l'Assemblée.

Ils pourraient eux aussi l'emporter (hors quinze meilleurs scores)

France Insoumise : Alexis Corbière (Seine-Saint-Denis), Bastien Lachaud (Seine-Saint-Denis), Caroline Fiat (Meurthe-et-Moselle), Ugo Bernalicis (Nord), Michel Larive (Ariège), Mehdi Kemoune (Paris), Farida Amrani (Essonne), Mathilde Panot (Val-de-Marne)

PCF : Alain Bruneel (Nord), Elsa Faucillon (Hauts-de-Seine)

Mélenchon minoritaire dans son groupe ?

Mais la France insoumise ne devrait donc pas avoir la majorité absolue au sein de ce groupe et cela aussi, c'est tout sauf anecdotique… Première conséquence : Jean-Luc Mélenchon n'est pas sûr de pouvoir en revendiquer la tête. Un dirigeant communiste envisage ainsi déjà de faire payer au patron de FI son attitude "injuste", en ne l'élisant pas président de l'éventuel groupe créé. "Si le Front de gauche parvient à constituer un groupe, il faudra un président cordial et respectueux de la pluralité des opinions en son sein. Je vous laisse analyser si Jean-Luc Mélenchon correspond au profil", ironise-t-il. "Ça va se jouer au nombre. Le parti le plus important aura la présidence", avance un responsable communiste, qui pousse en faveur de l'actuel patron des députés du Front de gauche, André Chassaigne.

Mélenchon ne pourrait pas non plus imposer ses nominations ou ses collaborateurs, et encore moins une quelconque discipline de vote à ses camarades, comme il l'ambitionnait. Notre élu communiste en rigole : "Connaissant le caractère d'André, je suis curieux de voir comment Jean-Luc va lui imposer la discipline. La vérité, c'est que Chassaigne ne va pas se laisser impressionner !". Par ce renversement du rapport de forces, Jean-Luc Mélenchon pourrait finalement se retrouver dans la main des communistes, dont il s'était affranchi en se lançant sans leur avis dans la présidentielle. 

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