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22 février 2025 6 22 /02 /février /2025 07:44
Journal Le Monde 21 février: Capture d'écran de l'article sur le vote au Sénat d'une proposition de loi interdisant le mariage aux étrangers en situation irrégulière

Journal Le Monde 21 février: Capture d'écran de l'article sur le vote au Sénat d'une proposition de loi interdisant le mariage aux étrangers en situation irrégulière

Après la remise en cause du droit du sol, une nouvelle rupture avec les valeurs républicaines. C'est Vichy qui revient au galop. Un sénateur "centriste" fait passer une loi qui conditionne le mariage... Pas de papiers, pas d'amour... "A chaque fois vous donnez le point à l'extrême-droite. Vous vous ferez avaler par Marine Le Pen, nous nous ferons tous avaler" a justement dénoncé le sénateur communiste Fabien Gay, directeur de l'Humanité, disant sa "honte", sa "honte collective", et son sentiment d'une absence de hasard devant un calendrier concordant avec la remise en cause du droit du sol. " On sait quand l'extrême-droite arrive au pouvoir, on ne sait jamais quand elle part et dans quel état elle laisse la République" (Fabien Gay, sénateur communiste de Seine Saint-Denis). C'était cité dans le journal de France Inter le 20 février à 13h.

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22 février 2025 6 22 /02 /février /2025 07:41
"L’exécutif nous emmène dans le mur" - Éditorial de Fabien Gay dans L'Humanité - 21 février 2025
"L’exécutif nous emmène dans le mur"
 
Éditorial de Fabien Gay, directeur de l'Humanité et sénateur communiste de Seine St Denis, dans L'Humanité - 21 février 2025 
 
Mais où va le gouvernement Bayrou ? Après avoir imposé, par un nouveau 49.3, un budget dégradé, copier-coller de celui de Barnier et en jouant sur les peurs – « La France a besoin d’un budget… même mauvais » –, ce gouvernement déroule une politique à faire pâlir de jalousie l’extrême droite. En plus de mentir éhontément devant la représentation nationale sur sa connaissance des crimes sexuels perpétrés au sein de l’établissement scolaire Bétharram, le premier ministre veut imposer un agenda politique inquiétant. Alors que Mayotte est encore à terre, soufflée par le cyclone Chido, qu’aucun euro n’est encore arrivé pour la reconstruction, ce gouvernement donne son feu vert à l’Assemblée nationale pour remettre en cause le droit du sol. Ceux qui se proclament sans cesse de la République et de son arc, pour mieux en exclure des forces progressistes, touchent donc à un de ses éléments fondateurs.
En s’asseyant sur les principes d’indivisibilité de la République et d’égalité devant la loi, en introduisant une discrimination fondée sur l’origine, totalement contraire à l’article Ier de la Constitution, le gouvernement franchit un nouveau cap et laisse planer le projet d’une réforme constitutionnelle plus globale sur le droit du sol. Car, après Mayotte, ce sera au tour de la Guyane puis, en réalité, de l’ensemble du territoire. Même le ministre des Outre-Mer, Manuel Valls, s’en inquiète. C’est dire la dérive ! Comment interpréter cette reprise d’une marotte de l’extrême droite tout en pensant l’étouffer ?
Le socle commun (macronistes, LR et affiliés) commet non seulement une grave erreur mais agit avec une lâcheté sans nom qui légitime l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Les projets de réforme sur la justice des mineurs qui veulent en finir avec l’excuse de minorité, ou encore le projet de loi agricole qui, au nom de la simplification, élude l’enjeu environnemental sont de cet acabit. À chaque fois, les droites permettent à l’extrême droite de valider ses thèses. Et, à la fin, ce seront eux qui avaleront le socle commun et s’empareront du pouvoir.
Refuser de voir cela est une erreur politique. Ce mouvement est mondial. Le monde de la tech, pointe avancée du capital le plus radicalisé, a choisi de favoriser les extrêmes droites partout sur la planète pour remodeler la géopolitique mondiale. L’Amérique de Musk exige de Trump qu’il annexe le Groenland et partage l’Ukraine, pour mettre la main sur les métaux précieux et les terres rares, pour envoyer des fusées SpaceX sur Mars. Leur vérité alternative est propulsée par de puissants algorithmes ou des médias amis. Et gare à ceux qui se mettront en travers de leur chemin. Il y a vingt ans, Bush alimentait la théorie de l’axe du mal pour mener des guerres en Irak et en Afghanistan. Le vice-président américain est venu rappeler aux peuples européens que, s’ils n’adhéraient pas à la grande alliance des réactionnaires, alors ils seraient considérés comme des ennemis de la « liberté d’expression », et donc de la liberté.
Nous vivons un basculement, ici, en France, avec un gouvernement libéral qui ne s'appuie sur aucune légitimité populaire et qui prépare les esprits à l’arrivée de l’extrême droite qui, elle-même, se trouve dans une accélération de l’histoire au niveau mondial. Il est temps que les forces de gauche et de l’écologie ripostent ensemble, dans le dialogue et non dans l’invective et les outrages. L’enjeu est trop grand. Il faut recréer l’espoir d’un projet porteur de rupture et de changement majeur pour la vie de milliers de travailleurs et travailleuses, basé sur le partage des pouvoirs, des savoirs et des richesses pour plus de justice sociale, l’écologie et la paix.
 
Fabien Gay
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20 février 2025 4 20 /02 /février /2025 09:46
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20 février 2025 4 20 /02 /février /2025 08:49
Election de Richard Ferrand à la tête du Conseil Constitutionnel: une honte pour la République
Élection de Richard Ferrand à la tête du Conseil Constitutionnel: une honte pour la République
Communiqué du PCF Finistère - 20 février 2025
 
La candidature de Richard Ferrand à la présidence du conseil constitutionnel a été approuvée à une voix près, après un "accord du Parlement" de 39 voix pour, 58 voix contre, qui retire d'emblée toute légitimité à l'ami politique de Macron, sèchement battu aux législatives de 2022 par Mélanie Thomin, candidate de la Nupes, dans la 6e circonscription du Finistère, en dehors même du soupçon résiduel d'enrichissement personnel et familial par abus de position qui subsiste après l'affaire des Mutuelles de Bretagne. 
Une élection honteuse avec l'abstention bienveillante du Rassemblement National. Sachant que le 31 mars sera rendu le jugement de nombreux cadres du Parti dont Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens, le parquet ayant requis une peine d'inéligibilité contre Marine Le Pen, et que le Conseil Constitutionnel doit trancher prochainement la constitutionnalité d'une telle sanction, après avoir été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité par un élu mahorais. "Le sort de Marine Le Pen sera donc dans les mains de Richard Ferrand" a souligné Fabien Roussel le 19 février. "Quel est donc le deal caché, l'accord de couloir, le marchandage d'arrière-cuisine qui s'est noué pour aboutir à cette abstention de l'extrême-droite?" s'est lui demandé le porte-parole du Parti communiste et sénateur communiste de Paris Ian Brossat qui a auditionné Richard Ferrand ce mercredi 19 février. 
La Ripoublique a de beaux jours devant elle! 
Quelle honte et quel discrédit pour cette institution du Conseil Constitutionnel importante et nécessaire démocratiquement qui ne saurait désormais se prévaloir d'être un contre-pouvoir honnête et impartial à l'abri des tripatouillages du président Emmanuel Macron et de ses complices du jour du Rassemblement National.
Marine Le Pen et ses supplétifs dévoilent leur vrai visage, leur opposition n'est qu'une façade pour mieux berner les  gens qui croient que le RN répondra à leur mal vivre. Leurre que tout cela !
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental de la fédération du Finistère du Parti communiste français
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19 février 2025 3 19 /02 /février /2025 10:05
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)

Cet exemplaire de "A cœur ouvert" daté de février 2025 sera distribué à 2000 exemplaires dans les hôpitaux, centres de santé, maisons de retraite du Finistère par les militants du PCF Finistère.

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19 février 2025 3 19 /02 /février /2025 08:02

Nous sommes nombreux, élus locaux communistes, du Finistère, de Bretagne, et de France, et de toutes tendances politiques, à avoir signé cette tribune des syndicats de journaliste de l'audiovisuel public (SNJ CGT, SUD, SNJ) contre les réorganisations en cours et baisses de moyens pour l'audiovisuel public.

En ce 19 février, date de parution de la tribune dans les journaux Ouest-France, Le Poher, La Marseillaise, on compte 1888 signatures d'élus locaux mais il est toujours possible de signer.

 

https://elus.sauvonslaudiovisuelpublic.fr/

L’audiovisuel public est un trésor, préservons-le !

L’audiovisuel public a 85 ans et son existence a toujours été un enjeu culturel et démocratique de premier plan. De l’ORTF et sa tutelle étatique sur l’information à la loi de démantèlement du monopole en 1974, de la privatisation de TF1 à la sanctuarisation de la concurrence privée en 1986, la place et la vocation de l’audiovisuel public ont toujours dû être âprement défendues. Si l’on regarde l’attachement des Français, l’audiovisuel public ne s’est jamais aussi bien porté. Depuis cet automne, deux radios publiques, France Inter et France Info sont en tête des audiences, devant toutes les stations privées. Sur l’année écoulée, le réseau France Bleu a gagné environ 87 000 auditeurs, et France Culture franchit le cap des deux millions d’auditeurs.

Du côté de la télévision, selon une étude auprès des téléspectateurs commandée par France Télévisions en 2022, les antennes de France 3 en régions se trouvent très largement devant TF1, M6, et même devant France 2 et France 3 National sur les sujets suivants : la confiance, l’équilibre, le plaisir à regarder, l’absence de parti pris, la diversité, le lien entre les citoyens, l’indépendance vis à vis des pouvoirs politiques et économiques ou encore la différence par rapport à ce qu’on peut regarder sur les autres chaînes.

Un véritable plébiscite, qui reflète également l’importance de l’audiovisuel public pour les enjeux démocratiques dans notre société. Les antennes de France 3 et France Bleu offrent un maillage territorial sans équivalent, permettant d’apporter à chaque citoyen une information de proximité, attrayante et fiable. Outre la radio et la télévision, ce réseau régional offre également, pour chacune de ses antennes, de véritables sites d’information de référence en accès libre et gratuit.

A l’heure où l’on assiste à la prolifération de fausses informations sur les réseaux sociaux, et même à l’apparition de contenus générés par l’intelligence artificielle, ce journalisme de terrain est le meilleur des antidotes pour pouvoir continuer à partager ensemble une même réalité. Aussi, nous vous mettons en garde contre les nombreux risques que comporterait une fusion ou une holding afin de “rationaliser” la gouvernance de l’audiovisuel public.

Un projet initialement étudié au printemps 2024, dont le retour à l’agenda parlementaire, prévu au mois de décembre, a été ajourné par la chute du gouvernement Barnier. Depuis, la ministre de la culture, Rachida Dati, a annoncé que l’examen de la proposition de loi devrait se faire mi-mars. Or nous considérons que l’objectif de « rationalisation » de l’audiovisuel public constitue une mauvaise piste et une fausse solution si nous voulons vraiment renforcer nos médias sur le plan national et international.

“Rationaliser”, cela signifie en général, réduire les effectifs. Le 6 novembre dernier, lors des auditions des président.es des entreprises de l’audiovisuel public sur les contrats d’objectifs et de moyens, ces dernières ont alerté sur les trajectoires “de sacrifice” qui leur sont demandées avec des budgets impossibles à tenir sans abandonner une partie des missions.

Sur les territoires que nous représentons, moins de moyens, cela peut signifier moins de présence sur le terrain. Moins d’espaces pour relayer les sujets, les débats qui animent nos communes, nos départements, nos régions. Moins de temps d’antenne pour que les artistes, les acteurs associatifs, les élus, et toutes celles et ceux qui font vivre nos communautés puissent s’exprimer et exister.

La chasse aux économies qui accompagnerait inévitablement tout projet de fusion ou de holding aurait également de sérieuses conséquences sur l’emploi, alors que l’audiovisuel public représente 17 000 salariés, et 108 000 emplois indirects. Il fait vivre 4500 entreprises et crée de la richesse, partout sur nos territoires : un rapport européen estime qu’un euro investi dans l’audiovisuel public rapporte en moyenne 3 euros pour l’économie française.

La télévision et la radio publiques représentent également 500 millions d’euros d’investissements dans le cinéma, la musique, la fiction, les documentaires ou encore les séries. Ce sont des programmes qui mettent en valeur notre patrimoine, notre culture et nos régions, et qui ne trouvent pas d’équivalent sur les chaînes privées. Souhaitons-nous les voir s’amenuiser ou disparaître ?

Sans parler du coût financier : décidée en 2000, la création de la holding France Télévisions, qui rapprochait les chaînes France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO a pris 10 ans, engloutissant 189,2 millions d’euros d’argent public dans les différents processus d’adaptation de ses structures. Dans l’immédiat, un regroupement des entreprises de l’audiovisuel public ne permettrait donc pas de réaliser des économies, mais il ferait aussi peser un véritable danger sur ce qui constitue un des garants de la vitalité démocratique dans notre pays.

En juin dernier, les antennes de France 3 en région et celles de France Bleu ont été exemplaires, organisant des débats et parvenant, le temps d'une campagne éclair qui n'a duré que 3 semaines, à informer les citoyens sur la plupart des candidats aux élections législatives.

N’oublions pas non plus les risques de pressions, politiques ou économiques, qui pourraient s’exercer sur la présidence d’une holding qui regrouperait tout l’audiovisuel public. Voulons-nous vraiment concentrer tant de pouvoirs entre les mains d’une seule personne ?

Une fusion ou une holding comporterait inévitablement des risques d’affaiblissement du projet éditorial des médias publics, dont la force repose justement sur la pluralité de l’offre et la complémentarité des contenus qu’ils adressent à des publics variés. Dans le contexte d’une fusion, l’effacement du média radio serait inévitable, alors même que Radio France fait figure d’exemple européen.

Si nous souhaitons que les entreprises de l’audiovisuel public puissent continuer à s’adapter aux défis de notre époque, si le respect du pluralisme et de la diversité éditoriale, la création et l’indépendance de l’information sont toujours des enjeux, nous devons leur offrir une vraie stabilité, à la fois financière mais aussi dans leur périmètre et dans leur organisation.

Comme l’hôpital ou comme l’éducation, l’audiovisuel public, fondé sur le triptyque « informer, cultiver, divertir », constitue l’un des services essentiels au fonctionnement de notre société.

Pour l’ensemble de ces raisons, nous appelons les parlementaires à rejeter tout projet de fusion ou de holding de l’audiovisuel public.

Parution de la tribune "L'audiovisuel public est un trésor, préservons-le" dans le Ouest-France, 19 février 2025

Parution de la tribune "L'audiovisuel public est un trésor, préservons-le" dans le Ouest-France, 19 février 2025

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17 février 2025 1 17 /02 /février /2025 07:33
« Nous voulons, comme tout le monde, la liberté de vivre en paix » : à Strasbourg, des milliers de Kurdes demandent la libération d’Abdullah Öcalan

20 000 Kurdes venus de toute l’Europe se sont rassemblés, samedi 15 février, à Strasbourg, après une marche à travers toute la France, pour réclamer une nouvelle fois la libération d’Abdullah Öcalan, détenu depuis 26 ans sur l’île prison d’Imrali en Turquie. La revendication d’un État kurde indépendant est désormais dans toutes les têtes.

Jean-Jacques Régibier

« Pour nous c’est une journée noire, un jour où l’injustice a frappé un leader qui représentait un peuple qui voulait la liberté », affirme Hatip Dicle, le coprésident du Congrès démocratique du peuple qui regroupe tous les partis et les associations de défense des Kurdes au Kurdistan. Il a été député en Turquie et a fait aussi plusieurs années de prison. Autour de lui, des milliers de drapeaux jaunes avec la photo d’Öcalan claquent au vent froid, portés par une foule qui occupe toute la largeur des grands boulevards du sud de Strasbourg, sur plusieurs kilomètres.

« Depuis 26 ans, les Kurdes n’ont pas arrêté de lutter avec une énergie énorme. La cause kurde est plus claire aujourd’hui, les revendications et les attentes du peuple kurde sont largement connues maintenant au niveau mondial. Donc on peut dire que ce jour noir où tout a commencé il y a 26 ans, est devenu petit à petit un jour plus lumineux. Nous avons beaucoup plus d’amis dans le monde. Nous allons réussir, et cette victoire ne sera pas seulement la nôtre, ce sera aussi celle de nos amis, de ceux qui ont été sensibles à la lutte du peuple kurde », poursuit Hatip Dicle. La marche de ce samedi 15 février se déroule dans un contexte totalement nouveau au Proche-Orient, depuis la chute de Bachar al-Assad.

En Syrie, les Kurdes sont implantés dans le nord, l’est et l’ouest du pays, notamment dans le Rojava qui jouxte la frontière avec la Turquie, où depuis janvier, l’Armée nationale syrienne (ANS) soutenue par la Turquie, a repris plusieurs localités et menace désormais Kobané. « Les opérations militaires visent à casser le lien entre les Kurdes de Syrie et ceux de la Turquie », analyse le député européen honoraire Francis Wurtz, du PCF.

Vivre en paix

En parallèle, le gouvernement turc a destitué vendredi un 9e maire pro-Kurdes, celui de la grande ville de Van (un million d’habitants), à l’est de la Turquie, pour le remplacer par un administrateur nommé par le régime turc, alors que depuis le mois d’octobre, Erdogan semblait vouloir entrer dans un nouveau processus de paix avec les Kurdes. « Erdogan joue un jeu extrêmement trouble, en autorisant d’une part la visite de responsables du parti kurde DEM à Öcalan dans sa prison, tout en lançant des opérations militaires contre les Kurdes au Rojava, et en destituant un nouveau maire pro-Kurdes. Ce sont des signaux contradictoires », souligne Francis Wurtz qui doute qu’Erdogan veuille réellement entrer dans une négociation avec les Kurdes.

« Depuis 1989, Öcalan avait dit que la situation du Moyen-Orient était chaotique, avec des régimes antidémocratiques installés partout, et qu’il fallait donc absolument sortir de là, non pas avec une politique basée sur le nationalisme, comme le fait la Turquie, mais en incluant toutes les nationalités », rappelle le porte-parole de la confédération démocratique kurde en Europe, Morat Ceylan, qui déplore que ni le Conseil de l’Europe ni la Cour européenne des droits de l’homme implantés à Strasbourg n’agissent réellement pour la libération d’Öcalan, alors que le droit pour tout prisonnier de pouvoir un jour être libéré figure dans la Convention européenne des droits de l’homme, dont la Turquie est signataire.

Venu d’Irlande, Paul Gavan, le député du Sinn Fein à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, dénonce lui aussi les attaques continues des mercenaires soutenus par la Turquie contre les civils qui vivent dans la région autonome du Rojava. « Je suis avant tout ici pour appeler à la paix et au dialogue. Le processus de paix en Irlande est la preuve concrète de ce qui peut être réalisé grâce à des négociations qui regroupent toutes les parties concernées », explique-t-il.

Après une marche de plusieurs kilomètres au sud de Strasbourg, les milliers de manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes venus de différents pays d’Europe, ont conflué pour un grand meeting où alternaient discours politiques, témoignages, danses et musique kurde. Maya, qui a 20 ans, est venue d’Afrin pour faire ses études en Allemagne, mais veut retourner dans le Rojava sitôt qu’elle aura obtenu ses diplômes. « Actuellement, je ne vois qu’une seule chose qui peut nous sauver, c’est un état indépendant qui protège nos enfants. Je rêve d’un Kurdistan indépendant. Nous ne sommes pas des terroristes, nous voulons, comme tout le monde, la liberté de vivre en paix », dit-elle.

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17 février 2025 1 17 /02 /février /2025 07:13
Chronique de Maryse Dumas, syndicaliste, dans l'Humanité Magazine: caisses automatiques sans présence humaine des supermarchés, un four! - 14 février 2025
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17 février 2025 1 17 /02 /février /2025 07:13
Pierre-Edouard Stérin, saint patron des Réacs - Dossier du Nouvel Obs de la semaine

Après l'Humanité qui, la première, a lancé la bombe du projet Périclès d'emprise médiatique et politique de Pierre-Edouard Stérin, milliardaire normand d'extrême-droite enrichi grâce aux Smartbox, ancien militant de l'UNI, émigré fiscal en Belgique, le patron du fond d'investissement Otium (1,6 milliards d'actifs) qui incarne un patronat décomplexé, ultra tradi et réactionnaire, raciste, homophobe et ultra-liberal comme Bolloré, c'est le Nouvel Obs qui produit une enquête très intéressante sur Sterin, sa stratégie et des réseaux, sa proximité avec Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Jordan Bardella, Éric Zemmour. Son ami et associé François Durvye est le conseiller économie de Le Pen et Bardella. Lui-même a racheté la maison de Jean-Marie Le Pen à Rueil-Malmaison (2,5 millions) permettant à la famille de récupérer 1,8 millions de plus-value (un quart de la somme pour Marine Le Pen). Il a financé pour 300 000 euros la campagne de Thierry Mariani, ancien proche de Sarkozy et Pasqua, tête de liste du RN aux régionales dans sud-est, et voulu prendre le contrôle du groupe Bayard, propriétaire des maisons d'édition jeunesse chrétienne, des journaux chrétiens humanistes La Croix, Le Pèlerin, via François Morinière, ancien du journal l’Équipe, pour leur imposer une ligne identitaire, clairement réactionnaire, anti immigration, pro-capital, tout en voulant investir dans une école de journalisme pour former les nouveaux journalistes de l'ultra-droite avec Bolloré qu'il admire. L'affaire est à suivre mais ce dossier montre bien que plus que jamais les milliardaires adeptes du séparatisme social qui ne payent pas leurs impôts en France pour que leur fortune et patrimoine progressent de manière exponentielle d'année en année entendent maintenant comme Vincent Bolloré, Bernard Arnault, l'ami de Trump, Pierre-Eduard Stérin, prendre directement le pouvoir, quitte à faire monter par un matraquage idéologique et médiatique les idées les plus rances de l'extrême droite, anti femmes, anti avortement, identitaire, raciste, anti-égalitaire et ultra-libérale.

Ismaël Dupont

 
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17 février 2025 1 17 /02 /février /2025 06:46
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