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Alors que Bruno Retailleau et Gérald Darmanin rivalisent de démagogie pour revenir sur les principes humanistes nés après la Libération, dans le sillage du CNR, de la Justice des mineurs, se livrant à un concours Lépine des petites phrases pour apparaître comme ceux qui vont peut-être un jour recréer les "bagnes pour enfants" déshérités, que le ministre de l'Intérieur durcit considérablement les conditions de régularisation des sans-papiers (étendant à 7 ans et non plus 5 ans la condition de durée de présence sur le territoire), et facilite les conditions d'expulsion des étrangers en situation irrégulière, le premier ministre François Bayrou se déshonore en comparant l'immigration à une vague ou à un tsunami dévastateur et en parlant de "submersion migratoire".
A ce régime là on comprend mieux son parrainage de Marine Le Pen aux dernières élections présidentielles. Ah elles sont belles les élites de la République qui reprennent un à un en leur donnant droit de cité les concepts de l'extrême-droite, comme Macron avec le terme de "décivilisation" porté par l'intellectuel d'extrême-droite Renaud Camus.
En réalité, la submersion est bien celle d'une partie non négligeable du milieu politique et médiatique par la vague brune des idées racistes, xénophobes, réactionnaires.
En vingt ans, le revenu annuel des 0,1 % les plus riches a plus que doublé. Une croissance bien plus rapide que pour le reste de la population, relève une étude la Direction générale des finances publiques, révélée par le quotidien Le Monde, mercredi 29 janvier.
31 janvier 2025 - L'Humanité
Faute de pouvoir faire face aux prix affichés, ce sont 53 % des Français qui ont affirmé avoir dû renoncer à acheter « souvent » ou « de temps en temps » un produit alimentaire, selon un sondage Ifop de juin 2023. Si leur salaire continue de stagner et l’austérité de s’attaquer à leurs droits, les politiques publiques menées, notamment durant les sept ans de macronie, n’ont, elles, cessé de protéger les plus riches.
Une nouvelle étude de la Direction générale des finances publiques, révélée par le quotidien Le Monde, mercredi 29 janvier, vient attester de ces inégalités qui ne font que de se creuser. Entre 2003 et 2022, le revenu annuel des ultrariches a augmenté de plus de 119 %. Il a doublé en vingt ans en France. Une hausse « tout à fait remarquable », pour les trois auteurs de cette note – Olivier Arnal, Romain Loiseau et Vincent Vicaire –.
Ceux-ci ont étudié les revenus des 40 700 Français possédant de très hauts revenus, soit le 0,1 % de la population le plus aisé. Il s’agit de ménages qui, en 2022, avaient déclaré un revenu annuel d’au moins 463 000 euros, et qui avaient récolté, en moyenne, un peu plus de 1 million d’euros, soit trente fois plus que le reste des Français.
La hausse des revenus pour ces ultra-riches est vertigineuse. Et ce, « même par rapport aux autres foyers à revenus élevés », relèvent les auteurs de l’étude. Si les 0,9 % ont bénéficié d’une confortable augmentation de leurs revenus de 79 %, pour le reste de la population, soit neuf foyers sur dix, la hausse n’a pas dépassé 39 % en vingt ans. Plus explicite encore : au total, le revenu des ultrariches a augmenté de 3 % par an hors inflation, alors que celui des autres Français progressait de 0,5 %, explique Le Monde.
Saint-Amand-les-Eaux : Une nouvelle page s’écrit avec Fabien Roussel.
Aujourd’hui, Saint-Amand-les-Eaux tourne une nouvelle page de son histoire avec l’élection de Fabien Roussel comme Maire. Une ville ancrée dans les valeurs de solidarité et de progrès, qui peut compter sur son engagement sans faille pour défendre les habitants et faire rayonner le territoire.
Un immense merci à Alain Bocquet, dont l’action et la détermination ont marqué la ville pendant tant d’années. Son héritage est précieux et ses combats pour une ville toujours plus juste, solidaire et dynamique continueront.
Fédération du PCF du Nord. 30 janvier 2025
Fabien Roussel a été élu maire de Saint-Amand-les-Eaux, jeudi 30 janvier. Il remplace une autre figure du communisme, Alain Bocquet, qui administrait la ville depuis 1995.
Un passage de témoin entre deux figures du communisme nordiste. Fabien Roussel a été élu, jeudi 30 janvier, maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord), succédant ainsi à Alain Bocquet, premier magistrat depuis 1995.
« Permettez-moi de remercier (…) Alain Bocquet pour son engagement exceptionnel, déterminé, totalement dévoué pour notre belle ville durant ces trente années, je dirai même depuis quarante-sept ans, depuis 1978, quand il a été élu député », a salué Fabien Roussel dans le discours qui a suivi son élection par les membres du conseil municipal.
L’ancien président du groupe communiste à l’Assemblée nationale (1993-2007) et de la communauté d’agglomération de la Porte-du-Hainaut (2000-2020) avait annoncé, le 17 janvier dernier, dans une lettre aux Amandinois, renoncer à son mandat de maire. Une « décision (…) mûrement réfléchie » par le « poids des années » qui « commence à se faire ressentir et m’oblige à ménager ma santé », avait écrit le désormais ancien maire. La séance du conseil municipal a commencé avec une petite allocution de la doyenne de séance, Thérèse François, qui a salué les progrès accomplis par la ville sous les mandats d’Alain Bocquet, « accomplis avec panache ». Elle mentionne notamment la rénovation de la tour de l’Abbatiale, une fierté citée dans la lettre de démission du maire sortant.
« Nous ferons tout pour être à la hauteur, tenir le cap du développement de Saint-Amand, pour faire vivre les valeurs de fraternité, d’égalité et de vivre ensemble que tu as su insuffler à notre cité thermale », a poursuivi Fabien Roussel, s’adressant à son prédécesseur, qui demeure conseiller municipal de la ville de 16 500 habitants.
À la mairie, le secrétaire national du PCF entend continuer de faire vivre le communisme municipal amandinois. « Oui, il fait bon vivre à Saint-Amand pour les familles, les enfants, les retraités car la qualité de vie, l’accès au service public, à des tarifs accessibles pour tous, à la santé sont essentiels à mes yeux », énonce-t-il, louant la vie associative. « Avec plus de 11 000 licenciés dans les clubs de sport, Saint-Amand est une ville sportive, une terre de champions et de championnes. » Il souhaite une méthode faite de « respect » et de « dialogue » dans le débat d’idées.
"La Marseillaise" - 2025/01/28
« Ces mafias ont totalement intégré la logique capitaliste »
Jérémy Bacchi est également secrétaire départemental du PCF.
Entretien
Le sénateur PCF des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi défendra la position de son groupe ce mardi lors de l’examen de la proposition de loi sur le narcotrafic.
La Marseillaise : Que faut-il attendre de ce texte ?
Jérémy Bacchi : Ce texte arrive dans un contexte de progression du narcotrafic et nous avons un dispositif législatif, réglementaire, qui n’est plus adapté à la réalité nouvelle que recouvre son organisation de plus en plus mafieuse à travers le pays. Mais je ne suis pas dupe : on ne réglera pas un problème aussi important avec uniquement un texte de loi. Le but est de pouvoir offrir d’autres perspectives à des populations qui vivent sous le joug des réseaux mafieux. En tant que communiste, je reste totalement convaincu que la lutte contre les mafias est éminemment une question de classe, parce que les premières victimes des réseaux mafieux ce sont les populations les plus fragilisées, qu’elles habitent dans des quartiers populaires ou qu’elles soient isolées socialement. On le voit aujourd’hui, des gamins de 12 ou 13 ans sont recrutés à la sortie des foyers d’aide sociale à l’enfance. Ces mafias ont totalement intégré la logique capitaliste et fonctionnent comme tel, sans barrière, sans limite, sans règle et sans lois.
Quelles positions allez-vous défendre au nom de votre groupe ?
J.B. : Tout d’abord l’idée que le narcotrafic est aujourd’hui dans les mains de mafias organisées, structurées, on n’est pas uniquement sur de la vente ou du trafic amateur, on est sur des logiques industrielles. Nous devons avoir les dispositifs adéquats. Je pense à la lutte contre le blanchiment d’argent, notamment le rôle que peuvent jouer certaines banques dans cette facilitation. Ensuite, défendre l’idée que nous avons besoin de forces de police qui soient plutôt fléchées sur les enquêtes, la remontée des filières, des réseaux, des douaniers supplémentaires pour travailler sur les contrôles. Nous avons besoin d’avoir une réflexion sur l’ensemble de ces salariés qui sont en première ligne avec ces mafias, comme les avocats, portuaires, transporteurs etc. Comment les protéger ? Comment leur permettre de continuer à exercer leur profession en toute sécurité sans craindre les menaces, les coups de pression de ces réseaux mafieux ? Enfin, nous devons réfléchir à la question de la diplomatie. Il y a un levier extrêmement fort à activer en direction des pays producteurs (cannabis, cocaïne, héroïne) pour empêcher une grande partie de la marchandise d’arriver sur notre territoire.
Comment s’est déroulé le travail avec la droite sénatoriale ? Quelles ont été vos lignes rouges ?
J.B. : Il y a eu une commission d’enquête transpartisane qui regroupait l’ensemble des partis politiques - Ian Brossat y siégeait pour le groupe communiste - à l’issue de laquelle un rapport a été présenté et partagé par tous. La question et de savoir comment concevoir un texte équilibré qui réponde précisément à cette question de la lutte contre le narcotrafic et ses mafias. Nous devons travailler en bonne intelligence pour que le texte soit adopté, sans cela, on va tomber sur des lignes de fractures. Je pense notamment aux salariés en première ligne. Il y a deux conceptions : soit on les voit comme des points d’appui dans la lutte contre le narcotrafic ou, a minima, comme des gens menacés que la puissance publique doit protéger. Soit, à l’inverse, certains pourraient avoir la tentation de les percevoir comme des complices potentiels. On a là deux visions philosophiques qui s’opposent.
Où en est l’Appel de Marseille ?
J.B. :L’appel de Marseille aura, avec plusieurs milliers de signatures dans le département et plus, permis de susciter un débat. On l’avait lancé suite à l’année 2023 qui avait été cataclysmique avec 49 règlements de compte à Marseille. Avec mes collègues Guy Benarroche et Marie-Arlette Carlotti nous avions alerté le président du Sénat Gérard Larcher pour la mise en place d’une commission d’enquête sur le narcotrafic. Il est l’heure d’un premier bilan : la commission d’enquête a eu lieu, elle a rendu des conclusions partagées par tout le monde, elle aboutit sur un texte de loi présenté aujourd’hui au Sénat. En cela, nous avons contribué à ce que l’appareil législatif évolue. On a réussi à mettre un coup de pied dans la fourmilière et à faire bouger les lignes. Je crois qu’on peut collectivement s’en féliciter.
Entretien réalisé par Laureen Piddiu
Nous avons été des millions de Françaises et de Français à nous mobiliser en 2023 contre une réforme des retraites profondément injuste qui reculait l'âge de départ à 64 ans, allongeait la durée de cotisation et pénalisait d’abord les femmes, les carrières longues et les travailleurs exerçant un métier pénible.
Il aura donc fallu une censure du Gouvernement Barnier - une première depuis 1962 ! - pour que le nouveau Premier ministre François Bayrou, sous la pression des forces de gauche, d’une Assemblée nationale majoritairement hostile à cette réforme, et des forces syndicales annonce son souhait de remettre « en chantier » la question des retraites imposée par Emmanuel Macron et Elisabeth Borne qui avait refusé de respecter l’expression démocratique de l’Assemblée nationale en faisant usage du 49-3.
Un nouveau temps de débat s'ouvre. Ne laissons pas les organisations syndicales en tête à tête avec le MEDEF !
Alors que nous disposons d’une majorité dans le pays, nous appelons le Premier Ministre à abroger la réforme Borne des retraites et à permettre un débat et un vote sans 49-3 au Parlement sur un nouveau projet de loi basé sur les propositions pour améliorer notre système de retraites par répartition.
Pour les communistes, une réforme pour une bonne retraite est nécessaire. Nous proposons de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein avec une pension à 75% du revenu net d'activité. C'est possible à condition de :
➡️ Développer l'emploi, donc la base de création de richesses, et l'assiette de la cotisation en créant une surcotisation pour les entreprises qui taillent dans l'emploi, la formation, la masse salariale et n'appliquent pas l'égalité professionnelle.
➡️ Mettre immédiatement à contribution des revenus financiers des entreprises et des banques (522 milliards d’euros selon l'INSEE), aujourd’hui exonérés de cotisations, rapporterait plus de 50 milliards d’euros par une cotisation au taux de 10%
Nous étions rassemblés, bravant les intempéries, ce dimanche 26 janvier face à la plus grosse concentration de force atomique militaire d'Europe à l'île longue avec le Prix Nobel de la Paix, Nihon Hidankyo, association de survivants des bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki.
La Paix est notre bien le plus précieux! Garantir l'avenir de l'Humanité et de la planète face à cette menace d'annihilation globale que constitue une guerre nucléaire est le premier impératif des gens lucides et sensés!
Les pluies et les vents à 130 et 150 kmh sur la pointe du Finistère n'ont pas découragé 250 à 300 personnes venues des 4 départements bretons d' accueillir le prix nobel de la paix 2024 face à la base de sous-marins nucleaires de l'île longue et de lancer une pétition mondiale pour l'élimination totale des armes nucléaires.
Une réunion avec la délégation japonaise, les représentants régionaux de la CGT Bretagne, les représentants nationaux du Mouvement de la paix, a eu lieu pour le désarmement nucléaire pendant une heure trente, avec des témoignages poignants, notamment celui d'un survivant du bombardement nucléaire de Nagasaki il y a 80 ans le 9 août 1945, Tanaka Shigenmitsu, vice-président de Nihon Hidankyo, reçu plus tôt par la ville de Rennes, et notamment notre collègue élue communiste régionale Katja Kruger, et à Paris par Philippe Rio, président de la coopérative des élus communistes, , pendant une heure trente.
Les deux tiers des gens n'ont pas pu assister à l'échange à l'intérieur car il n'y avait pas assez de place dans la salle. Étaient représentés la CGT, le mouvement de la paix, le PCF (+ 50 camarades de toute la Bretagne et de tout le Finistère, le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine faisaient venir des cars), les Insoumis (présence du député de Brest Pierre-Yves Cadalen), les Écologistes, l'UDB, le NPA, l'université européenne de la paix, le CIAN 29, Greenpeace, des associations d'irradiés du nucléaire militaire.
Notre camarade Roland Nivet a introduit les débats pour le mouvement de la paix. Ismaël Dupont a pris la parole dans le débat au nom du PCF, et en tant que Conseilller départemental communiste du Finistère et élu de Morlaix ayant fait voter un vœu solennel pour le désarmement nucléaire le 16 décembre 2021*. Un autre membre du Conseil National du PCF est intervenu, l'élu de Grâces (22) Pascal Bonneau, et Pierre-Yves Cadalen, député Insoumis-NFP de Brest, a transmis le soutien de son collègue de la commission défense, le député communiste Jean-Paul Le Coq.
Ensuite on s'est rendus sur la jetée en face de l'île longue pour faire une photo de groupe et lire des textes internationaux et japonais pour le désarmement nucléaire.
La section locale PCF Crozon-Châteaulin du parti avec Christian Beaumanoir a été mise à contribution pour l'organisation de l'évènement au fret et les aspects techniques.
L'évènement a été un évènement fraternel et important de solidarité internationale et une vraie réussite!
* Ville de Morlaix - CONSEIL MUNICIPAL DU JEUDI 16 DÉCEMBRE 2021
Près de 200 citoyens ont rejoint un prix Nobel de la paix japonais, ce dimanche 26 janvier 2025, à portée de vue de la base militaire de l’Île-Longue (Crozon) pour réclamer la destruction des armes nucléaires.
Entre la tempête Herminia, le matin, et le retour de la pluie, en début de soirée, la météo a accordé une trêve ensoleillée à la presqu’île de Crozon, ce dimanche 26 janvier, dans l’après-midi. Presque 80 ans plus tôt, le 9 août 1945, au-dessus d’un village situé à 5 km de Nagasaki, le ciel de Shigemitsu Tanaka s’était, lui aussi, soudainement illuminé. « De blanc. J’ai ressenti du vent puis un bruit. J’ai pensé que la montagne venait d’exploser. »
C’était la bombe A. L’enfant de 4 ans découvrira, le lendemain, en se rendant en famille dans la grande ville japonaise, pour aider les victimes, les ravages atroces de l’arme atomique : « Des gémissements, une odeur ignoble ».
C’est le souvenir des dizaines de milliers de blessés irradiés dont quantité rendront l’âme dans les années suivantes, s’ajoutant à l’effroyable liste des morts sur le coup, de la bombe, sans oublier ses survivants, appelés qui pousse le Japonais à continuer de témoigner et militer, inlassablement, partout dans le monde « pour la destruction totale de l’arme nucléaire ». Présent, ce dimanche, au port du Fret, à Crozon, le coprésident de Nihon Hidankyo, association prix Nobel de la paix 2024, a répondu à l’invitation du Mouvement de la paix et de la CGT.
Environ 175 militants de différentes associations et groupes politiques bretons (dont le député de Brest LFI Pierre-Yves Cadalen) ont rempli la bien trop petite, pour le coup, salle Ursule ou ont attendu, dehors, banderoles et drapeaux au vent, la fin des échanges avec l’illustre hôte. Ensemble, en scandant « Hiroshima, Nagasaki, ça suffit », ils ont formé un cortège jusqu’au bout du quai du Fret.
Avec l’Île-Longue, base des sous-marins de la force de dissuasion nucléaire française en arrière-plan, ils ont lu, en français puis en japonais, l’appel mondial, sur les réseaux sociaux, d’une pétition soutenant « l’élimination totale des armes nucléaires ». En invitant tous les pays, France en première ligne, à signer le traité sur l’interdiction des armes nucléaires, engageant l’élimination de « ces armes d’épouvante et d’extermination massive des populations, voire d’anéantissement de toute vie sur Terre ».
Communiqué UJRE du 25/01/2025
27 janvier : « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste » et « Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité ».
La « solution finale de la question juive » est édictée par les nazis le 20 janvier 1942.
Le génocide industrialisé des Juifs – pourchassés sur tout le continent européen – s’exerce, en Pologne occupée, dans des centres de mise à mort : Chelmno (dès décembre 1941), Belzec, Sobibor, Treblinka, Madjanek et Auschwitz-Birkenau. En raison de sa taille et du nombre de ses victimes (Juifs très majoritairement mais aussi Tsiganes, Polonais opposants, prisonniers de guerre soviétiques, homosexuels…), le centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau va devenir le symbole du « mal absolu ».
Mais, avant l’extermination par gazage, la machine de mort nazie a d’abord expérimenté la destruction des Juifs lors de féroces massacres de masse. Dès l’invasion de la Pologne par Hitler, le 1er septembre 1939, le pays devient un véritable laboratoire d’extermination. Les pogroms se multiplient et les tueries s’intensifient. Les Juifs sont précipités dans des abîmes ou alignés, nus, autour de fosses que souvent ils ont dû eux-mêmes creuser.
Ces massacres de masse, par revolvers ou mitrailleuses, sont répertoriés sous l’appellation de « Shoah par balles » tandis que les camions à gaz itinérants, les Gaswagen, constituent les prémices des centres de mise à mort industriels. C’est la première phase de la Shoah qui compte de très nombreuses victimes du génocide, avant même la mise en œuvre des chambres à gaz.
L’Holocauste, c’est l’assassinat systématique, réfléchi, organisé, planifié et industrialisé des populations juives d’Europe, qui a fait 6 millions de victimes, enfants et adultes, dont plus d’un million à Auschwitz-Birkenau.
Le camp-symbole de l’inhumanité d’Auschwitz-Birkenau (à la fois camp de concentration et centre de mise à mort géant) est libéré le 27 janvier 1945 par les troupes soviétiques. Quelques survivants raconteront…
L’Union des juifs pour la Résistance et l’entraide (UJRE), créée en 1943 pendant la résistance pour combattre le nazisme, vous invite à participer nombreux :
À la commémoration-inauguration du monument Les rails de la Mémoire, dimanche 26 janvier à 10h à la Place Carnot à Lyon.
À la cérémonie organisée par la Ville de Bobigny, lundi 27 janvier à 10h à la Gare de la Déportation de Bobigny (départ possible en bus à 9h30 de la place Yitzhak Rabin et Yasser Arafat de Bobigny).
À la cérémonie organisée par le Mémorial de la Shoah lundi 27 janvier à 12h30 sur le parvis du Mémorial - 17 rue Geoffroy l’Asnier (Paris 75004)
À la cérémonie organisée par le Mémorial de la Shoah de Drancy lundi 27 janvier à 14h00 au Mémorial de la Shoah de Drancy, 110 – 112 Av Jean Jaurès (Drancy 93700)
À la cérémonie organisée par le RAAR (Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes) lundi 27 janvier à 18h00 au Mémorial du Vel d’Hiv – 7 rue Nélaton (Paris 75015)