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Le petit collectif breton des participants à l'assemblée de l'AJPF avec les représentants des camps de réfugiés: Michèle Gambache, Lucienne Nayet, Monique Prévost, Guillaume Robic, Martine Pivard, Grégory Lebert, Patrick Gambache
Communiqué de presse
La troisième conférence organisée par l’AJPF* pour la défense des Réfugiés palestiniens et le rôle de l’UNRWA* s’est tenue le samedi 17 Mai, à quelques jours de la date anniversaire de la Nakba, 77 ans après.
C’est dans cette actualité tragique et ce contexte d’urgence que s’est tenue cette conférence particulièrement riche et dense. 300 personnes étaient présentes à Paris au Théâtre Traversière : des délégués des camps de Cisjordanie, du Liban, de Jordanie, de Syrie, de Gaza, des chercheu.r.se.s, des intervenants politiques, des représentants des villes jumelées, et quelques Breton.ne.s,…
Les Palestiniennes et Palestiniens qui se sont succédé.e.s à la tribune ont égrené les horreurs de leur quotidien : incendies, attaques armées, milliers de morts et de blessés, centaines de prisonniers, populations affamées, déplacées.
A aucun moment, nous n’avons entendu de propos vengeurs, seulement beaucoup de dignité, de la résilience, pas de résignation mais une forte détermination à poursuivre la reconquête de leurs droits, pour la justice, la paix, la liberté.
Les représentant.e.s ont beaucoup insisté sur l’importance des jumelages et des projets de coopérations qui font partie de la résistance pacifique du peuple palestinien et permettent également de rapporter des témoignages de pratiques inacceptables mais réelles vécues dans les camps. Si la dernière délégation de l’AJPF qui devait avoir lieu en avril 2025 a été interdite d’entrer en Israël et ses visas annulés, c’est bien la preuve que l’opinion de ces élu.e.s engagé.e.s dérange et qu’il faut les réduire au silence.
Par ailleurs, a été fortement mise en avant la place accordée à l’éducation et à la volonté de préserver le passé, telle une mémoire vivante auprès des jeunes générations, c’est une forme de résistance légitime à l’occupation et une affirmation au droit au retour.
Le représentant de l’UNRWA a dénoncé l’exécution d’un programme planifié visant à déplacer tous les Palestiniens. L’UNRWA revendique le droit à la santé et à l’éducation pour tous, mais comme ses agents sont les témoins directs de ce qui se passe sur place, les soutiens politiques et financiers s’effritent.
Amnesty International par la voix d’un juriste, et chiffres à l’appui, liste les éléments qui lui permettent d’affirmer que ce qui se passe à Gaza en ce moment, correspond à la définition d’un génocide.
Les élu.e.s engagé.e.s dans les jumelages disent leur fierté d’être aux côtés des Palestiniens dans ce combat historique et affirment qu’ils seront toujours avec eux.
A une question posée dans la salle : « Que peut-on faire pour vous aider ? », la réponse a été : « Parlez partout, partout, partout ! Nous avons besoin de votre aide, de votre soutien moral. Utilisez tous les moyens : médias, réseaux sociaux, discussions, plaidoyers, diffusion d’informations et de photos … »
Nous remplissons donc ici une part de notre mission en terminant par la citation de Pablo Neruda rapportée par Marianne Margaté : « Ils peuvent couper toutes les fleurs, ils ne seront jamais maîtres du printemps ».
Nous espérons de tout notre cœur que le printemps ne tarde plus… Il y a trop d’injustice et trop de souffrance ! C’est insupportable.
Nous ne pouvons-nous taire plus longtemps !
*AJPF : Association pour le Jumelage entre les camps de réfugié-e-s Palestinien-ne-s et les villes Françaises
*UNRWA : United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient)
« Nous sommes les yeux, la bouche et les oreilles des réfugiés palestiniens » Philippe Rio
Le 17 mai 2025, le Théâtre Traversière à Paris a accueilli une journée de solidarité en soutien aux réfugié·e·s palestinien·es, organisée par l’Association pour le Jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF). Cet événement s’inscrivait dans le cadre des commémorations du 77e anniversaire de la Nakba, mettant en lumière la situation des réfugié·e·s palestinien.es et les défis auxquels ils sont confrontés.
Autour de Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory (77) et présidente de l’AFPJ, la journée a rassemblé des élu·e·s, des militant·e·s associatifs, des artistes et des citoyen·ne·s ·s, venu·e·s exprimer leur solidarité envers le peuple palestinien. Elle a donné la parole à Hamdam Ballal, co-réalisateur oscarisé pour son film « No other land ». Elle a également permis d’apporter des témoignages et des éléments d’expertise sur la situation à Gaza et en Cisjordanie, avec des éclairages de Marc Lassouaoui, directeur adjoint du bureau de l’UNRWA pour l’Europe et Aymeric Elluin, responsable du plaidoyer « Armes » d’Amnesty et d’interventions de représentant·e·s palestinien·ne·s dont Mahmoud Moubarak chef du bureau exécutif des camps de réfugiés dans les territoires palestiniens occupés. En préambule, la délégation palestinien avait été reçue le 16 mai à l’Assemblée Nationale par Soumya Bourouaha, députée de la Seine-Saint-Denis.
Parmi les débats, le rôle de la diplomatie des villes a été mis en avant, comme vecteur de solidarité concrète, de peuple à peuple. Louis Labadot, maire de Mauléon-Licharre (64), ville jumelée avec le camp de Balata, Catherine Bouché, 1ere adjointe à Allonnes (72) ville jumelée avec le camp de New Askar, Ali Rabeh, maire de Trappes (78), qui a lancé son e jumelage avec Al Fawar la veille et Olivier Sarrabeyrouse, maire de Noisy-le-Sec (93) ont ainsi pu valoriser la force des échanges permis par le jumelage. D’autres élu·e·s représentant les villes jumelées, étaient présent·e·s : Philippe Rio, maire de Grigny et président de la Coop des élu·e·s, Marianne Margaté, sénatrice de Seine-et-Marne, (78), Djamel Nedjar, maire de Limay (78) et bien des personnalités… La journée a été conclue par l’intervention de son excellence Hala Abou-Hassira, ambassadrice de Palestine en France.
L’initiative visait à sensibiliser le public à la réalité vécue par les réfugiés palestiniens, à promouvoir des actions de soutien et à renforcer les liens de solidarité entre les collectivités locales françaises et les camps de réfugiés. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation en faveur des droits du peuple palestinien et de la recherche d’une paix juste et durable.
Le parti de droite Les Républicains tourne définitivement la page du gaullisme et se donne un dirigeant de droite "extrême", réactionnaire, conservateur, xénophobe et anti-immigration, bourgeois étroit attaché à un projet anti-égalitaire, favorable aux intérêts des millionnaires et milliardaires, un populiste des beaux quartiers en somme.
Que ce soit lui ou Laurent Wauquiez les ponts étaient tout trouvés avec le RN qu'à déjà rejoint Ciotti, l'ancien président de LR, et pour qui votent surtout beaucoup d'anciens électeurs du RPR, de l'UMP et de LR.
Préféreront-ils l'original à la copie de nouveau? En tout cas, le congrès de LR aura donné lieu à un véritable concours de postures ultra droitières entre Retailleau et Wauquiez, image d'une dérive idéologique significative de la bourgeoisie travaillée par les "idées" de Zemmour, Renaud Camus, Bolloré, Sterin et consorts. A la gauche maintenant, plus représentative de la majorité sociologique et des intérêts du plus grand nombre, d'être à la hauteur de ses responsabilités et du rendez-vous imposé du rassemblement pour empêcher cette part de la France à certains égards neo-petainiste, du moins inspirée par les idées d'extrême-droite, d’asseoir son pouvoir.
Ismaël Dupont
L'analyse dans le journal L'Humanité:
À l’issue de son congrès, les militants du parti de droite ont désigné le ministre de l’Intérieur comme leur nouveau président. Une campagne marquée marquée par le sceau de l’outrance, en particulier contre l’immigration.
La droite a son nouveau chef. Ce dimanche 18 mai, après le vote de 97 736 adhérents des « Républicains » (LR), Bruno Retailleau a été désigné président du parti. Avec 74,3 % des voix, le ministre de l’Intérieur devance très largement Laurent Wauquiez (25,6 %), député de la Haute-Loire. Il succède ainsi à Eric Ciotti qui a laissé son poste vacant après avoir décidé de s’allier au Rassemblement national lors des dernières élections législatives. Dès l’annonce des résultats, le candidat malheureux a malgré tout tenu à avertir le vainqueur : « Il faut rassembler toute la droite et porter un projet de rupture ».
Une victoire pour quels enseignements ? Même après trois mois de campagne, il est difficile de déterminer clairement ce qui a séparé Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez sur le plan idéologique. L’un comme l’autre ont tout misé sur la fermeté migratoire et sécuritaire quitte à s’enfermer dans la surenchère. Le premier s’est retranché dans la « défense de la France des honnêtes gens », « ceux qui croient au travail, à l’effort, au mérite », qui souffrirait, selon lui, de l’immigration, coupable de tous les maux.
« Depuis un demi-siècle, aucun phénomène n’a autant bouleversé notre société », expliquait-il au JDD le 11 mai, affirmant que cela « exerce une pression continue sur notre modèle social ». D’où ses propositions outrancières sur le sujet : contestation de l’État de droit, qui, à l’en croire, empêcherait toute réforme migratoire, volonté de restreindre le droit du sol sur tout le territoire national, croisade contre l’aide médicale d’État (AME)…
Le second, pour tenter de se démarquer, s’est lancé dans des propositions plus chocs encore sur cette même thématique. Dont celle-ci, partagée à l’occasion d’un entretien accordé au JDNews le 8 avril : « Que les étrangers dangereux sous OQTF (obligation de quitter le territoire – NDLR) soient enfermés dans un centre de rétention à Saint-Pierre-et-Miquelon, hors de l’Hexagone. »
Une façon de créer l’événement qui rappelle les méthodes du président américain, Donald Trump. Même si Laurent Wauquiez a préféré saluer un autre « modèle pour la droite », ce jeudi sur LCI : la première ministre d’extrême droite italienne, Giorgia Meloni. Dans la même lancée, le lendemain, cette fois à l’antenne d’Europe 1, le député a affirmé vouloir rassembler autour de lui plusieurs personnalités d’extrême droite, telles que Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête, ou encore l’ancien ministre Philippe de Villiers, qui squatte désormais les bancs de CNews. Avec Wauquiez comme Retailleau, c’est le gaullisme qu’on enterre.
La seule distinction entre les deux candidats, au-delà des différents degrés de provocation, est à trouver dans leur niveau d’implication dans la démarche du « socle commun ». L’un préférant la participation active au gouvernement depuis la place Beauvau dans le but de marquer des points à droite et à l’extrême droite en exerçant des responsabilités, quand l’autre préfère rester à l’extérieur pour prendre le rôle de poil à gratter.
Un angle d’attaque largement épuisé par Laurent Wauquiez jusqu’au bout de la campagne : « Quand vous êtes dans un gouvernement, il y a la solidarité gouvernementale. Vous n’avez entendu aucun de nos ministres dénoncer le fait que François Bayrou ait décidé d’enterrer la loi d’interdiction du voile dans le sport : c’est normal, ils ne peuvent pas critiquer. Bruno a dit qu’il voulait être ministre de l’Intérieur et le rester, c’est très bien, ça peut être très utile, mais pas cumulé avec la présidence des ”Républicains”, sinon nous ne pourrons pas exercer de pression pour que les choses bougent », a-t-il développé lors de son dernier meeting, tenu ce vendredi.
La victoire de Bruno Retailleau désormais actée, plusieurs questions se posent. Avec quels alliés entend-il mener ses troupes à l’assaut des municipales de 2026 ? Surtout, après ce congrès qui avait tout d’un tremplin vers la course à l’Élysée, comment entend-il aborder la prochaine présidentielle ? Si les ambitions de Laurent Wauquiez s’éteignent par ce résultat, lui qui entendait porter une candidature « d’alliance des droites » qui ne se « dilue pas dans la Macronie », d’autres personnalités de droite loin d’être disqualifiées et plus ou moins proches de LR entendent encore empêcher Bruno Retailleau de porter le drapeau.
De l’ancien premier ministre Édouard Philippe à Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France. Sans oublier David Lisnard, maire de Cannes, qui demande des primaires ouvertes à droite. « De grâce, n’ayons pas tout de suite des obsessions présidentielles qui nous ont coûté cher ! » a tenté de temporiser le nouveau chef de LR la semaine dernière. Jusqu’à quand ?
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Marianne Margaté, sénatrice communiste de Seine-et-Marne:
Salon du Bourget : Pas de complicité avec les crimes contre les Palestiniens !
Cette année, la 55e édition du salon du Bourget accueille neuf entreprises israéliennes spécialisées dans l’armement. Ce choix est inacceptable au regard du droit international et des crimes actuellement commis à Gaza.
Rappelons les faits :
Le 26 janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé plausible l’accusation de « génocide » portée contre Israël par l’Afrique du Sud.
Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’encontre de dirigeants israéliens, dont l’actuel Premier ministre.
Le 12 mai 2025, l’association Jordi (Juristes pour le respect du droit international) a mis en demeure l’Union européenne pour son absence de réaction face au risque avéré de génocide à Gaza.
Aujourd’hui, Israël poursuit ses attaques contre la population palestinienne, aggravant une situation déjà intenable à Gaza. Permettre à des entreprises complices de ces exactions d’exposer au salon du Bourget, c’est cautionner directement cette violence.
En juin 2024, la mobilisation populaire avait permis l’annulation de la participation israélienne au salon Eurosatory. Aujourd’hui encore, des centaines d’associations et nous-mêmes, parlementaires communistes, exigeons la même chose au Bourget.
J’interpelle donc le ministre des Affaires étrangères : que comptez-vous faire concrètement pour annuler cette participation complice ? Quelles sanctions allez-vous prendre pour faire respecter le droit international ? Quelles mesures urgentes seront mises en œuvre pour permettre enfin l’accès à l’aide humanitaire à Gaza ?
La France doit choisir clairement son camp : celui du droit international, de la paix, et du refus absolu de toute complicité avec les crimes contre les Palestiniens.
Retrouver ici la question écrite de Marianne Margaté, sénatrice communiste de Seine-et-Marne : https://senateurscrce.fr/.../face-au-risque-avere-de...
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Résolution du Conseil national du PCF – 17.05.2025
Depuis la rupture de la trêve le 18 mars dernier, le gouvernement d’extrême-droite israélien de Benyamin Netanyahou poursuit une guerre destructrice contre la population de Gaza. Il annonce, en violation totale du droit international, sa volonté de réoccuper l’intégralité de Gaza et il organise un blocus hermétique du territoire palestinien, y interdisant l’entrée de toute aide humanitaire et créant de ce fait une situation de famine qui menace plus de 2,1 millions de personnes piégées et bombardées. L’armée israélienne se livre à une politique de terre brûlée sur un territoire qu’elle a fragmenté, enfermant la population de Gaza dans de minces bandes de terre surpeuplées, détruisant les infrastructures médicales et privant les habitants d’eau, de nourriture et d’électricité.
Les institutions internationales soulignent le fait que Gaza est devenu un trou noir humanitaire. D'après un rapport de l'ONU publié cette semaine, 470 000 personnes à Gaza sont confrontées à une faim catastrophique (phase 5, la plus élevée de l'échelle de référence) pouvant entraîner leur mort. Dans le même temps, plus de 116 000 tonnes d’aide alimentaire – suffisamment pour nourrir un million de personnes pendant quatre mois – sont bloquées dans les couloirs d'aides. Face au risque de génocide, il est plus urgent que jamais d'arrêter ce blocus criminel.
L’objectif de cette politique de terreur est manifestement de pousser des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à prendre la fuite dans les conditions les plus inhumaines, ce que revendiquent ouvertement les ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahou et que soutient l’administration étatsunienne de Donald Trump. En Cisjordanie occupée, les frappes de drones, les incursions armées et la violence des colons israéliens se déchaînent. Des camps entiers de réfugiés ont été vidés (Jenine, Nour Shams, Tulkarem). Là encore, la volonté du gouvernement israélien est d’annexer illégalement la zone et de la vider de sa population palestinienne.
Ce sont là des crimes de masse, des crimes contre l’humanité, que dénoncent les Nations unies, l’UNWRA et le PAM. Alors que la Cour Pénale Internationale (CPI) évoque un « risque plausible, réel et imminent de génocide », ces crimes tombent sous le coup de la justice internationale et tous ceux qui sont directement impliqués devront répondre de leurs actes. Les condamnations de pure forme des gouvernements et de la communauté internationale ne suffisent plus. Alors qu’ils font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, Netanyahou et ses complices doivent maintenant être traduits devant la CPI, tout comme les dirigeants du Hamas, responsables des crimes du 7 octobre 2023.
Benyamin Netanyahou est aujourd’hui soutenu par l’extrême droite en Europe, en France et aux Etats-Unis. Victor Orban, a dénoncé la Cour pénale internationale sans que cela ne fasse réagir l’UE. Et, bien que ses propositions provocatrices soient rejetées par l’immense majorité de la communauté internationale, Donald Trump réaffirme sa volonté d’expulser les Palestiniens de Gaza, cherchant à obtenir la complicité de certains gouvernements de la région. L’annonce, par la Maison Blanche, de l’envoi sur le terrain de forces paramilitaires privées, censées sécuriser le territoire, prépare les opinions à cette perspective.
Pourtant, cette politique criminelle se heurte à une pression croissante des opinions dans le monde. 148 États, c’est à dire une large majorité dans le Monde, reconnaissent déjà l’État de Palestine. De même que la France, d’autres gouvernements européens évoquent désormais eux-aussi la possibilité de reconnaître l’État de Palestine, et l’objectif de sanctions contre le gouvernement israélien d’extrême droite, tant qu’il bafouera le droit international, est aujourd’hui repris dans le débat public.
En Israël, une mobilisation inédite grandit de semaine en semaine pour l’arrêt de la guerre à Gaza, le retour des otages encore vivants que détient le Hamas, le départ de Netanyahou et de son gouvernement. Des officiers, des soldats, des réservistes manifestent à présent leur refus de servir une politique qui met en danger l’avenir et la sécurité du peuple israélien lui-même. Un sommet populaire pour la paix, « It's Time People’s Peace Summit », vient même de se tenir en présence de plusieurs milliers de citoyens juifs et arabes d’Israël.
Le pouvoir israélien est de plus en plus isolé internationalement. Il est aujourd’hui possible de l’arrêter dans ses entreprises criminelles.
Dans cette situation d’extrême urgence pour le peuple palestinien, le PCF entend mobiliser toutes ses forces en défense du peuple palestinien face à la visée génocidaire dont il est victime, en faveur de la reconnaissance des droits nationaux de celui-ci, pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Il exige que le gouvernement français :
Le PCF dénonce la décision des autorités israéliennes d’interdire l’entrée du territoire à deux délégations d’élus. Il appelle les autorités françaises à agir concrètement face à ce précédent dangereux.
Le PCF affirme sa solidarité agissante avec l’OLP, dans sa lutte indépendante pour la reconnaissance et l’application des droits nationaux du peuple palestinien, le respect du droit international pour aboutir à une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, et pour l’établissement d’un État de Palestine laïc et démocratique aux côtés de l’État d’Israël. Il apporte son entier soutien aux forces démocratiques et de paix en Israël.
L’appel, lancé conjointement par notre parti et l’Organisation de libération de la Palestine, en faveur de la création d’un large front international pour la reconnaissance des droits nationaux et l’autodétermination du peuple palestinien, est un levier essentiel pour redéployer et élargir la mobilisation populaire. La journée internationale du 4 juin, verra en ce sens la participation à Paris de nombreuses personnalités françaises et internationales, de représentants d’ONG, d’associations démocratiques, de syndicats, de partis, de militants des droits humains… Cette conférence sera l’occasion de lancer un appel pour accentuer la pression sur les gouvernements français et européens et plus généralement sur la communauté internationale, pour la reconnaissance de l’État de Palestine et poser les bases d’une alliance large pour la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien.
Le Conseil national du PCF appelle l’ensemble des fédérations à prendre partout les initiatives les plus larges (rassemblements et manifestations, rencontres publiques, recueil de signatures pour la pétition nationale, adoption de vœux par les collectivités locales…) permettant de faire grandir l’exigence de paix juste en Palestine. La campagne « Un million d’oliviers pour la paix », lancée par la fédération du Val-de-Marne, en lien avec l’Association des agronomes arabes, doit en être l’un des instruments, elle doit être largement relayée partout en France pour déployer une solidarité concrète.
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Ce 17 mai 2025, à l’occasion de la Journée Internationale de lutte contre les LGBTQIphobies, le Parti Communiste Français tient à affirmer son soutien à toutes les personnes LGBTQI+ en France et dans le monde.
Chaque jour le confirme : depuis Trump jusqu’à Meloni, une internationale d'extrême droite se constitue et tente de balayer l’ensemble du monde. Partout où ils prennent le pouvoir, les femmes, les personnes LGBTIQ+, et l’ensemble des minorités subissent les pires politiques réactionnaires, prenant racine dans le complotisme et le sexisme.
La France, malgré des avancées telles que le mariage pour tous ou l’ouverture de la PMA, n’est pas exempte de cette vague idéologique qui traverse la planète. Ces derniers mois, les violences LGBTQIphobes progressent dans plusieurs pays dont la France où les infractions ont encore augmenté de 5% et les crimes et délits de 7%.
Nous pensons aux familles homoparentales traquées par le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni, plusieurs mères lesbiennes ayant vu leur nom rayé de l’acte de naissance de leurs enfants, pour ne faire apparaître que le nom de la mère biologique.
Nous pensons aux personnes transgenres visé·es, notamment par Trump aux USA et dans d'autres pays, par des campagnes transphobes d’ampleur qui les précarisent encore plus et les isolent davantage.
Nous pensons aussi aux personnes intersexe, du fait de la misogynie médicale, se voient mutilé·es dès la naissance, contraint·es à des traitements hormonaux lourds pour être conformes à tout prix aux normes dites « féminines » ou « masculines ».
Nous pensons enfin à cette jeune adolescente de 17 ans qui s’est donnée la mort au Panthéon suite à des pressions qu’elle aurait subies de la part de sa famille concernant son orientation sexuelle.
Nous n’oublions pas non plus, les personnes bisexuel·les, trop souvent invisibilisé·es dans les milieux LGBTQI+, elle subissent l’hypersexualisation et une augmentation des risques de violences sexistes et sexuelles -les femmes bi ont 3,7 fois plus de risque de subir une agression que les femmes hétérosexuelles.
Nous soutenons l'initiative citoyenne européenne qui vise à interdire les "thérapies" de conversion en Europe. Les personnes LGBTQI+ ne sont pas malades et n'ont pas besoin d'être soignées ! Nous dénonçons également l'interdiction des drapeaux LGBT à l'Eurovision, une mesure qui nuit à la visibilité des personnes LGBTQI+.
Notre responsabilité est simple : combattre et résister.
Combattre et résister en revendiquant l'égalité pour toutes et tous indépendamment de son orientation sexuelle et de son identité de genre et agir pour la conquête de nouveaux droits pour les personnes LGBTQI+. Notre projet est celui d’une société débarrassée du capitalisme et du patriarcat. Nous revendiquons un service public de santé fort et ambitieux, qui permettra le remboursement total des transitions de genre par la Sécurité Sociale, des travaux de recherche sur le VIH/Sida, la nationalisation des entreprises du médicament et la fin des mutilations des personnes intersexes. Pour donner suite au Mariage pour tous et toutes, nous revendiquons l’adoption facilitée pour tous·tes, ainsi que l’accès à la PMA pour les personnes transgenres. Nous revendiquons une éducation ambitieuse concernant l’orientation sexuelle et l’identité de genre avec des moyens associés, afin d’éviter des drames semblables à celui de Lucas en 2023, victime d’homophobie. Nous exigeons des moyens pour les centres d'accueil ainsi que davantage de moyens pour la police et la justice. En outre, les personnes condamnées par la justice pour injure ou incitation à la haine lgbtphobe et sexiste doivent être inéligibles.
Enfin, en ce 17 mai, le PCF tient à saluer l’initiative menée notamment par Laurence Patrice à Paris, visant à l’inauguration d’un mémorial en hommage aux personnes homosexuelles victimes de la déportation ainsi qu’à toutes les personnes LGBTQI+ persécutées à travers l’Histoire.
Ainsi, les communistes agissent pour que les communes soient des lieux de résistance, des refuges et espace d'innovation pour les droits des personnes LGBTQI+.
Plus que jamais, le PCF affirme son soutien aux luttes progressistes, autant dans la rue, qu’à l’Assemblée Nationale, qu’au Sénat ! Construisons ensemble une société nouvelle !
Parti communiste français
Paris, le 16 mai 2025