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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 06:48

   Mobilisation d'urgence le LUNDI 21 MAI 2018 à 10h30 au Cloître saint Thégonnec
 

L'école répond à un réel besoin. Les jeunes accueillis ont soif d'apprendre, de rencontrer des adultes qui les accompagnent dans les situations complexes auxquelles ils sont confrontés .
Le refus du sous préfet et de la direction départementale de la cohésion sociale est  inacceptable. 
Tout comme est inacceptable la politique de "réadmission" vers les pays dans lesquels les dublinés ont laissé leurs empreintes . 
Il faut que nous soyons nombreux lundi et que nous préparions une mobilisation au niveau du Finistère pour demander que  le préfet adopte une autre politique. 
 
***
 

Suite aux diverses informations passées dans les médias au sujet de l’ouverture de l’école alternative des Monts d’Arrée, les jeunes dépendant du PRAHDA de Quimper, scolarisés dans l’école, ont été convoqués ce vendredi 18 mai par les travailleurs sociaux gérant le centre. Cette convocation fait suite à l’intervention du Sous-préfet de Quimper et de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (Financeur du PRAHDA) qui n’acceptent pas l’absence répétitive des jeunes chaque semaine, prétextant de la mobilisation de chambres qui ne servent pas…

Les jeunes se sont donc vus proposer 2 « choix » :

- soit ils réintègrent le centre du Prahda de Quimper à temps complet,

-  soit ils retournent à l’école, mais dans ce cas ils perdent leur hébergement au centre, et leur ADA (Allocation du Demandeur d’Asile = 6,90€/jour).

Cet entretien avec le PRAHDA a généré pour tous ces jeunes, en procédure Dublin, un stress supplémentaire. Stress déjà extrêmement présent pour tous du fait de leur situation et qui les conduit à devoir suivre des soins psychologiques. Ils ressentent aussi cette décision comme une atteinte à leurs libertés et la volonté de les enfermer dans ces centres sans leur laisser aucune possibilité de s’intégrer.

Il faut savoir que leur absence du centre n’entrave en rien les démarches administratives et les procédures en cours , ils restent joignable par téléphone, ainsi que les membres de l’association en cas d’ urgence.

Nous dénonçons ce chantage et cet état de fait, d’autant plus que le règlement intérieur du PRAHDA concernant les absences est très clair :

« Article 8 : Absences – Les absences de courte durée sont autorisées. Cependant, le demandeur d’asile qui souhaite s’absenter plus d’un jour doit en informer le responsable du centre. Toute absence de plus d’une semaine doit être autorisée par le responsable du centre. A défaut, elle sera considérée comme un abandon du lieu d’hébergement. La fermeture de la chambre et la mise sous consigne des effets personnels pourra être réalisée sous contrôle d’huissier » .

A la lecture de cet article du règlement de fonctionnement du centre, il apparaît que les règles sont respectées : les jeunes qui viennent à l’école sont absents du dimanche soir au vendredi midi, soit 5 nuits, nous les raccompagnons au centre afin qu’ils puissent rencontrer les travailleurs sociaux toutes les semaines, comme convenu lors des échanges préalables à l’ouverture de l’école avec l’administration du centre. A la demande du PRAHDA, nous avons également fourni à chaque élève un certificat de présence à l’école, précisant les jours et horaires auxquels les élèves sont pris en charge par l’association.

 

Nous demandons donc d’urgence la mobilisation de tous afin de créer un comité de soutien à ces jeunes et à notre école pour que cette belle aventure, qui a si bien démarré, puisse perdurer. Pour cela, nous appelons toutes les associations, organisations, collectifs, élus et citoyens à nous rejoindre ce lundi 21 mai à 10h30 à l’école alternative des Monts d’Arrée, rue de la Libération au Cloître St Thégonnec pour une marche solidaire qui nous mènera au Terrain de Foot. Cette marche sera suivi d’un pique-nique et d’une après-midi « jeux » avec les jeunes.

Une conférence de presse aura lieu à cette occasion pour dénoncer l’intervention inexplicable et injustifiée du Sous-préfet de Quimper et de la DDCS.

 

 

Nous comptons sur votre soutien et votre présence à tous pour défendre les droits à l’intégration de tous ces jeunes. 

 

Collectif des personnes concernées par l'accueil des réfugiés et migrants en Pays de Morlaix
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

Réfugiés: ce sera école ou logement

Le Télégramme - 20 mai 2018 - pages Bretagne

 

Une partie des élèves de la première école bretonne pour réfugiés, qui a ouvert mardi 15 mai au Cloître-Saint-Thégonnec (29), va peut-être devoir arrêter les cours prématurément. Sous peine de perdre leur logement au centre de Quimper, ainsi que leur allocation journalière. Une situation dénoncée par les associations de soutien aux demandeurs d’asile.

« On tombe des nues ! » Co-présidente des Utopistes en action, une association du pays de Morlaix à l’initiative de l’école pour réfugiés du Cloître-Saint-Thégonnec, Sandrine Corre a du mal à comprendre et à admettre la décision prise par les autorités. Vendredi, huit élèves (sur les douze au total) ont été convoqués par le Prahda (Programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile) de Quimper, où ils sont logés. « Aussitôt la matinée de cours terminée, on les a conduits là-bas, comme c’était d’ailleurs prévu », indique la bénévole.

 

 

Ce qui l’était moins, c’est ce qui leur a été signifié. « Deux options leur ont été proposées : soit ils réintègrent le centre quimpérois à temps complet, soit ils retournent à l’école mais dans ce cas ils perdent leur hébergement au Prahda et leur allocation de demandeur d’asile de 6,90 € par jour », explique Sandrine Corre, en précisant que, lors de la semaine d’école, ces huit élèves sont hébergés chez l’habitant durant cinq nuits, du dimanche soir au vendredi, car la distance entre Le Cloître-Saint-Thégonnec, dans les monts d’Arrée, et la capitale sud-finistérienne est trop importante (70 km environ).

 

« Du chantage »

 

« C’est du chantage », dénoncent les associations de soutien aux migrants, en affirmant que tout a été fait dans les règles. « Nous raccompagnons les jeunes au centre afin qu’ils puissent rencontrer les travailleurs sociaux toutes les semaines, comme convenu lors des échanges préalables à l’ouverture de l’école avec l’administration du centre. À la demande du Prahda, nous avons également fourni pour chaque élève un certificat de présence à l’école, précisant les jours et horaires auxquels ils sont pris en charge par l’association », indiquent Les Utopistes en action, en pointant une convocation provoquée par le sous-préfet de Quimper et la Direction départementale de la cohésion sociale, qui finance le Prahda.

 

« On ne peut pas payer des chambres vides »

 

« On a effectivement demandé à Adoma, la structure qui gère le centre, d’appliquer les textes. On ne peut pas payer des chambres vides dans la semaine alors qu’on a des tas de gens à loger. Il n’y a rien de choquant dans cette décision. C’est du bon sens et je ne comprends pas que ça puisse faire râler certains », souligne le secrétaire général de la préfecture du Finistère, Alain Castanier, qui fait également office de sous-préfet de Quimper.

 

On ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement

 

« Si ces élèves préfèrent être hébergés ailleurs, pas de problème. Mais on ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement », ajoute le représentant de l’État, « pas au courant », par contre, de la suppression de l’allocation journalière pointée par les associations. « C’est Adoma a géré la situation ».

 

« Cette belle aventure doit perdurer »

 

Les explications n’ont pas vraiment convaincu Les Utopistes en action, qui appellent à créer un comité de soutien à ces jeunes, « sortis très stressés de leurs entretiens », et à cette école alternative, première du genre en Bretagne.

« Il est évident que sans logement et sans aide financière, ils ne pourront pas poursuivre les cours alors qu’on a passé une première semaine formidable, confie Sandrine Corre. On a travaillé d’arrache-pied, tout le monde était content. Cette belle aventure doit perdurer ».


À noter

Une mobilisation est organisée ce lundi 21 mai, à 10 h 30, à l’école alternative du Cloître-Saint-Thégonnec. Marche solidaire, pique-nique et après-midi jeux avec les élèves.


© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/bretagne/refugies-ce-sera-ecole-ou-logement-20-05-2018-11964328.php#oWHt4AVmdk32jD6B.99

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 06:32
La Marée populaire du samedi 26 mai s'organise partout en France et à Morlaix

Des rassemblements sont en préparation à Brest, Quimper et Morlaix, pour le samedi 26 mai et la Marée Humaine contre la politique d'Emmanuel Macron.

A Morlaix, le PCF a pris l'initiative de proposer aux organisations politiques, syndicales, associatives signataires de l'appel présentes sur le territoire à une réunion de préparation le mardi 22 mai à 17h dans ses locaux

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,

Marée populaire le samedi 26 mai

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le  Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

 

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la financeoù le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

 

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

 

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité. 

 Signataires :

 Alternative et autogestion
 Alternative Libertaire
 APEIS
 ATTAC
 Climat social
 Collectif des Associations Citoyennes
 Collectif National pour les Droits des Femmes
 Collectif La Fête à Macron
 Confédération Générale du Travail
 Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité
 Convergence nationale de défense des services publics
 DIDF
 DIEM25
 Droit au Logement
 Ecologie sociale
 Europe Ecologie Les Verts
 Les Effronté.e.s
 Ensemble !
 Femmes Egalité
 Fondation Copernic
 France Insoumise
 Gauche Démocratique et Sociale
 Génération.s
 MJCF
 Mouvement Ecolo
 Mouvement National des Chômeurs et Précaires
 Nouvelle Donne
 Nouveau Parti Anticapitaliste
 Parti Communiste Français
 Parti de Gauche
 Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
 PCOF
 PCRF
 République et Socialisme
 Résistance Sociale
 Snesup-FSU
 Solidaires
 Syndicat des Avocats de France
 Syndicat de la Magistrature
 UEC
 UNEF
 Union Nationale Lycéenne

 

 

La Marée populaire du samedi 26 mai s'organise partout en France et à Morlaix

Cette rencontre est inédite ! Le siège de la CGT accueillait ce jeudi 17 mai une réunion pour préparer la grande journée d'action du 26 mai. Il a vu arriver tous les ténors des partis à la gauche du PS. Benoît Hamon, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot étaient là pour lancer la mobilisation en vue "des marées populaires" qui seront organisées un peu partout en France. Mais pas question pour eux de prendre la parole et, conformément à ce qu'ils ont décidé de faire pour cette journée, ils ont laissé les responsables d'associations et ONG (la Fondation Copernic et Attac) présenter les choses.

 

Article Le Parisien - 17 mai 2018 

Partis de gauche, syndicats et associations citoyennes lancent un appel commun à «marée populaire festive» contre la politique d’Emmanuel Macron.

Une cinquantaine d’organisations nationales politiques, syndicales et associatives vont participer à la mobilisation du 26 mai un peu partout en France, pour « faire reculer » Emmanuel Macron, ont annoncé jeudi les porte-parole de ce mouvement.

« On est 50 à peu près et les signatures continuent d’arriver d’organisations petites ou grandes, syndicales, politiques, associatives », a expliqué Annick Coupé, l’une des organisatrices du « Collectif » et ancienne porte-parole de Solidaires, lors d’une conférence de presse au siège de la CGT, à Montreuil.

« C’est un ovni, ça n’a jamais été mis en place », a de son côté souligné Willy Pelletier, de la fondation Copernic, promettant une « marée populaire festive », avec fanfares et chars.

Des initiatives sont d’ores et déjà prévues à Paris, Marseille, Toulouse, Lille, Poitiers, Rouen ou Nantes. A Paris, la manifestation partira à 14h30 de la gare de l’Est vers la place de la Bastille. Il n’y aura pas de carré de tête, mais un char. Les organisations syndicales et politiques seront placées derrière le cortège « citoyen ».

 

 
 
 

 

« Amplifier le rapport de force » avec le gouvernement

Parmi les organisations figurent des associations comme Les Effronté.es, Droit au logement ; des partis (La France insoumise, PCF, Europe écologie les verts, NPA…) ou des syndicats (CGT, FSU, Solidaires, Unef).

Les objectifs ? D’une part « réaffirmer le soutien aux luttes » actuelles, dont celle à la SNCF ou dans la fonction publique. D’autre part « faire reculer Macron et son gouvernement » en « amplifiant le rapport de force ».

Etaient présents à la conférence de presse, entre autres, Jean-Luc Mélenchon et Clémentine Autain pour les Insoumis, Pierre Laurent (PCF), Benoît Hamon (Générations), Olivier Besancenot (NPA) ou Eric Beynel (Solidaires).

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, était absent, car « il avait un engagement » CGT, a déclaré Catherine Perret, qui représentait le syndicat. La dirigeante a insisté sur l' « indépendance » du syndicat, refusant de voir un changement de pied dans la décision de la CGT de participer à cette mobilisation aux côtés de partis politiques.

Mélenchon raille les syndicats « aux attitudes dogmatiques »

Jean-Luc Mélenchon a regretté les « attitudes dogmatiques » des syndicats absents, notamment la CFDT, mais aussi Force ouvrière. « Il faudrait un peu de souplesse dans le raisonnement, d’ouverture aux autres. Nous ne sommes pas 50 organisations à pratiquer le mélange des genres. Chacun reste lui-même, mais au service de tous », a-t-il dit, en marge de la conférence. « On peut voir le verre à moitié vide, mais là, c’est à 80 % plein ! La CFDT n’appelle pas, mais il y aura plein de gens de la CFDT qui seront présents », a réagi Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s.

Déclaration du PCF - 14 mai 2018


Le PCF s'engage pour réussir, le 26 mai, partout en France, face à Macron,
une marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité

 

Le premier anniversaire de la cordée conduite par Emmanuel Macron, son gouvernement et la majorité parlementaire est marqué par des fronts de contestation, des mobilisations et des luttes multiples. Les masques du «et en même temps» et d’une communication à l’américaine tombent les uns après les autres. Aujourd'hui, selon un récent sondage, 86 % de la population dit ne pas avoir bénéficié de la politique engagée par le nouveau pouvoir. Seuls les plus fortunés, les actionnaires, les grands patrons peuvent dire « Merci Macron ».

 

Emmanuel Macron a fait le choix de l’autoritarisme, du passage en force et du mépris de classe. Son objectif est d’imposer une restructuration complète de notre société en s’attaquant prioritairement à l’égalité, la justice sociale et la solidarité. Cette stratégie s'accompagne d’une dérive atlantiste et militariste lourde de dangers.

 

La politique Macron est contestée par des mobilisations et des luttes nombreuses dans le pays, par des actions syndicales, associatives, citoyennes et politiques qui, malgré le matraquage des médias dominants, font entendre l'exigence d'autres choix politiques.

 

A la SNCF, alors que le gouvernement comptait sur l’isolement des cheminots et la division des syndicats, la bataille ferroviaire engagée par l’intersyndicale a changé la donne. Le débat, que ne voulait absolument pas Emmanuel Macron et son premier ministre, porte aujourd’hui sur une question : quelle ambition pour le ferroviaire public ? Face aux arguments qui lui sont opposés et aux contre-propositions inscrites dans la plate-forme des syndicats pour un véritable développement du rail, le gouvernement est en grande difficulté. Le PCF renouvelle son soutien aux grèves en cours et à l'organisation du « Vot’action » qui permettra aux 150 000 cheminots de s’exprimer. Au-delà, le PCF propose une votation citoyenne permettant à chacun de dire son approbation ou son opposition à cette réforme. Les militant·e·s communistes vont poursuivre et amplifier le travail d’explication, de décryptage des enjeux, et de propositions partout dans le pays. La bataille du rail qui s'engage au Sénat va être importante. Notre groupe y portera notamment l'exigence de solutions prenant en charge la dette de la SNCF et d'une garantie de propriété publique de la SNCF passant par l'incessibilité des titres détenus par l’État.

 

Air France, en réponse au chantage et aux intimidations de la direction de la compagnie,  les organisations syndicales, là aussi dans un cadre unitaire, ont obtenu une magnifique victoire, qui conforte l’ensemble du mouvement syndical et social. Plus de 80 % des salariés se sont exprimés avec une très nette majorité n’acceptant pas les propositions du PDG d’Air France. Il revient maintenant à l’État, qui est l’actionnaire principal, de prendre en main l’avenir de la compagnie en commençant par donner satisfaction aux revendications salariales de celles et ceux qui sont la richesse de cette compagnie.

 

A Carrefour, et dans de nombreuses entreprises privées, des mobilisations se font jour pour l'emploi, les conditions de travail et l'augmentation des salaires.

 

Dans les universités, le gouvernement s’emploie à marginaliser le mouvement de contestation de ParcourSup  et de la loi ORE et à briser les mobilisations des syndicats en cours, y compris par l’intervention des forces de l’ordre lors des assemblées générales ou pour assurer la tenue d’examens dans des conditions inacceptables. Une pression de plus en plus forte s’exercent sur les enseignants, menacés de sanctions disciplinaires. Alors que 65 000 étudiants supplémentaires sont attendus lors de la prochaine rentrée universitaire, ce qui est une très bonne chose, le dispositif actuel va de nouveau conduire à une situation ingérable et à une sélection renforcée. Le PCF appelle donc à poursuivre et à amplifier la mobilisation. Les sections du PCF s'ouvrent pour organiser des révisions du Bac et préparer, avec les bacheliers sans affectation, la prochaine rentrée scolaire.

Dans les Hôpitaux, le tour de France engagé par les parlementaires communistes établit, à chaque étape, le même constat. L'hôpital public ne tient qu’à un fil, celui du dévouement des personnels. Les équipes sont épuisées. C’est tout un système qui dysfonctionne avec des soignants totalement débordés et à bout. Une récente note interne aux services du ministère de la santé, annonce, contrairement aux déclarations publiques de la ministre, qu’il existe bel et bien un nouveau plan d’économie de 1,2 milliards d’euros à prélever sur la masse salariale entre 2018/2022, soit l’équivalent de 30 000 postes sur 5 ans. L'hôpital public ne s’en relèverait pas. Le PCF appelle à démultiplier les initiatives pour la défense de nos hôpitaux et pour un système de santé répondant aux besoins humains. La rencontre nationale de bilan du Tour de France organisée par les parlementaires communistes le 5 juillet sera une étape nationale importante.

 

Dans l'Energie, l'annonce de la privatisation des barrages hydrauliques a été une onde de choc qui a donné corps à un vaste mouvement unitaire pour sauvegarder ce bien public. Les chaînes humaines que nous avons initiées font des émules.

 

Suite à la remise en cause du statut de l'Office national des Forêts, nous serons le 17 mai prochain dans les manifestations unitaires pour préserver nos forêts et la filière bois.

 

Dans un tel contexte, la journée de mobilisation dans la fonction publique, le 22 mai prochain, à l’appel de l’ensemble des fédérations, est un rendez-vous de très grande importance. La réussite de cette journée permettra de faire entendre les exigences et les propositions sur une question essentielle dans la confrontation politique et idéologique qui nous oppose à Emmanuel Macron. Dire la nécessité du développement et de l’élargissement des services publics, des biens communs, c’est dire le choix de société qui est le notre, celui d’une égalité réelle.

 

Concernant les quartiers populaires, le président de la République a commandé un rapport, en novembre dernier, à Jean-Louis Borloo. Ce dernier, après un travail collectif, en lien direct avec les élus et les associations, vient de lancer un cri d’alarme. Le diagnostic est clair et s’impose à tous, à commencer par Emmanuel Macron, nous devons ramener la République dans les quartiers populaires. La généralisation des expérimentations locales qui ont réussi est la piste à suivre. Les moyens financiers, moitié moins que le coût du CICE, doivent être mobilisés. Les élus locaux et les associations doivent être au cœur du dispositif de mise en œuvre et de suivi des actions qui seront engagées. Emmanuel Macron donnera ses arbitrages le 22 mai. Il s’agira d’un moment de vérité. Le PCF appelle à la mobilisation pour une pression maximum sur le gouvernement. Le 9 juin, la Marche sur l’Élysée des Hauts-de-France permettra de faire entendre les oubliés de la République mobilisés pour la dignité et contre l'austérité.

 

Face à ces fronts de mobilisation, la stratégie à l’Élysée, à Matignon et dans les ministère est de miser sur des oppositions sectorielles, qui ne convergent pas en les réprimant.

 

Le PCF appuie le processus de travail unitaire qui a conduit à la proposition d’une journée de mobilisation le samedi 26 mai avec toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques qui veulent ensemble réussir un beau rendez-vous citoyen. Dans le respect des champs d’interventions respectifs, sans qu’aucune composante à cette construction unitaire inédite ne cherche à s’imposer, à dominer, nous appelons nos organisations et nos adhérents à œuvrer à la réussite de cette journée « marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » à diffuser très largement l’appel unitaire, à créer les conditions, partout dans le pays, d’une journée qui rassemble le plus fortement possible pour des alternatives à la désastreuse politique d’Emmanuel Macron et du gouvernement. Les organisations du Parti, ses adhérent·e·s, ses élu·e·s, en fonction des réalités locales, sont invité·e·s à co-organiser dans leurs villes et leurs villages soit le vendredi 25 au soir, soit le samedi 26 au matin, les rassemblements unitaires pour permettre une convergences vers les manifestations départementales ou régionales décidées. 

Site d'Europe 1 suite à l'interview de Pierre Laurent

Le secrétaire national du Parti communiste rappelle que la mobilisation du 26 mai n'est pas à l'initiative de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon mais un appel de 80 organisations.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a assuré mercredi qu'"il n'y a ralliement de personne à Jean-Luc Mélenchon", après l'annonce par la CGT de sa participation à la mobilisation du 26 mai aux côtés de La France insoumise. "Je demande le respect pour les 80 organisations appelant à cette manifestation", qui "ne répond pas à l'appel de tel ou tel leader", mais est le fruit d'un "processus unitaire" sur plusieurs semaines, a lancé Pierre Laurent devant l'Association des journalistes parlementaires.

Appel collectif. "Le cadre unitaire n'a pas été organisé au départ par La France insoumise", a insisté le sénateur de Paris, critiquant un mouvement qui "développe de manière récurrente l'idée qu'il est lui seul à l'origine de tout et va fédérer tout". La CGT, qui a jusqu'à présent refusé de se joindre à des journées organisées par La France insoumise, a expliqué son ralliement à cette "marée populaire" par "l'urgence sociale". Réunies le 3 mai à la Bourse du travail à Paris à l'initiative de l'association Attac, plusieurs organisations syndicales, politiques et associatives s'étaient mises d'accord sur le principe d'une manifestation le 26 mai pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité.

Dans le sillage des cheminots. Pour ce "premier grand rendez-vous qui va voir converger" ces différentes organisations, le responsable communiste s'attend à "une mobilisation de masse dans le pays, bien supérieure à toutes les mobilisations que nous avons connues". Pierre Laurent a estimé que le mouvement des cheminots a été moteur. Sur la réforme ferroviaire contestée, "je suis favorable à une consultation des Français", via une "votation citoyenne" comme dans le passé sur la privatisation de La Poste, a-t-il ajouté. L'idée a été soumise aux organisations rassemblées le 26 mai. 

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 06:15
Ismaël Dupont et Roger Héré en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Marie-Hélène Le Guen

Ismaël Dupont et Roger Héré en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Marie-Hélène Le Guen

Roger Héré et Marie-Hélène Le Guen en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Ismaël Dupont

Roger Héré et Marie-Hélène Le Guen en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Ismaël Dupont

Martine Carn en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Marie-Hélène Le Guen

Martine Carn en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Marie-Hélène Le Guen

Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour distribuer un tract annonçant la réunion publique de Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai et Rouge Finistère
Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour distribuer un tract annonçant la réunion publique de Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai et Rouge Finistère
Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour distribuer un tract annonçant la réunion publique de Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai et Rouge Finistère
Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour distribuer un tract annonçant la réunion publique de Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai et Rouge Finistère

La politique ... c'est dans la rue qu'ça s'passe! 
Distribution de tract au marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour la venue de Gérard Le Puill le 29 mai à Lanmeur et la distribution de Rouge Finistère, le journal de la fédération PCF du Finistère, avec Rogé Héré, Marie-Hélène Le Guen, Martine Carn, Ismaël Dupont, et Yvan Le Gall qui distribuait le tract syndical pour la grève et la manif du 22 mai dans la Fonction Publique. Un soleil radieux et de nombreuses conversations intéressantes et chaleureuses.

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 12:47
Ils étaient 40 cheminots grévistes à voter la poursuite du mouvement, ce vendredi 18, à Quimper. | Ouest-France

Ils étaient 40 cheminots grévistes à voter la poursuite du mouvement, ce vendredi 18, à Quimper. | Ouest-France

Ils étaient 40 cheminots grévistes à voter la poursuite du mouvement, ce vendredi 18, à Quimper. La CGT, syndicat majoritaire, appelle à se rassembler le mercredi 23 mai à Morlaix, pour défendre "la sauvegarde des petites lignes ferroviaires".

Une période de congés et ça repart. « Ces dernières semaines, on avait de moins en moins de monde à nos assemblées générales les jours de grève », confie Gabriel André, secrétaire de la CGT cheminots quimpéroise. La faute, selon lui, « aux congés posés il y a des mois » par les employés grévistes de la SNCF, « mais aussi aux ponts du mois de mai ».

Puis il y a eu le lundi 14 mai et ce rassemblement devant la chambre de commerce et d’industrie de Cornouaille à Quimper. Un moyen de sensibiliser le monde économique local sur« l’importance d’un service ferroviaire performant ». Une centaine de cheminots grévistes, Quimpérois mais aussi Lorientais, avaient répondu présents. « Une participation haute qui nous a surpris », précise Gabriel André.

Ce vendredi 18 mai, c’était le 19e jour de grève depuis le début du conflit opposant cheminots et gouvernement. Et, devant la gare de Quimper, ils étaient 40, ce vendredi midi, à l’assemblée générale. « Des chiffres équivalents à ceux du début du conflit. On revoit des têtes que l’on ne voyait plus depuis quelques semaines. Ça nous rebooste », martèle Gabriel André. Particulièrement mobilisés, les conducteurs de trains. « Rien que pour eux, la participation est à 60 %. »

 Morlaix le mercredi 23 mai

À l’issue de l’assemblée générale, la poursuite de la grève a été votée. Le prochain mouvement débutera mardi 22 mai à 20 h et se terminera le vendredi 25 à 7 h 55. Il s’agira de la 11e période de grève depuis le début du mois d’avril.

 
 

Mercredi 23, la CGT cheminots de Quimper appelle les grévistes à se rendre à Morlaix (Finistère), où un rassemblement départemental est prévu « pour renouveler nos demandes de sauvegardes des petites lignes ferroviaires, notamment celle entre Morlaix et Roscoff », explique Gabriel André.

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 12:27
François Cozic avec Ismaël Dupont et Roger Héré (photo Martine Carn)

François Cozic avec Ismaël Dupont et Roger Héré (photo Martine Carn)

François Cozic avait 31 ans en mai 68, 81 ans aujourd'hui. 

Nous l'avons rencontré sur le marché de Morlaix ce midi avec Roger Héré et Martine Carn

Mai 68 à Morlaix, pour les Cheminots, cela a été 35 jours de grève, tous les jours en manif, et le train rapide Brest-Paris de 5h30 immobilisé en gare de Morlaix pendant un mois grâce à la paralysie des signalisations. 

C'est à François Cozic qu'est revenu l'honneur de couper le ruban lors de la "libération" et du nouveau départ du train après la victoire des grévistes cheminots, dont les 35 jours de grève ont été payés par l'Etat suite à une négociation gagnante pour les salariés. 

François Cozic, militant CGT, a bien connu François Paugam, mécanicien, militant CGT et porte-parole du PCF Morlaix dans les années 60, comme Jean Dréan, notre camarade aujourd'hui en maison de retraite à Quimper.   

C'est grâce à ces héros de la classe ouvrière et de la fonction publique ou des entreprises que des conquêtes sociales substantielles ont été obtenues, ce que Christine Clerc appelle dans le nouvel édito qu'elle commet dans le Télégramme du jour "la violence sociale" de mai 68 et mai 2018 (seul Daniel Cohn-Bendit, passé du gauchisme au macronisme et au néo-libéralisme, trouve grâce à ses yeux parmi les acteurs de mai 68, dont elle réduit la dimension positive à la dimension sociétale).   

Lire aussi: 

Jean Dréan se souvient ... : l'occupation, les grandes grèves des cheminots, l'Algérie

 

  

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 07:17
Grand Morlaix: prendre de la hauteur!  Morlaix vu du ciel.  Photos de notre amie et camarade élue Front de Gauche à Morlaix et syndicaliste Brit'Air Valérie Scattolin.

Grand Morlaix: prendre de la hauteur! Morlaix vu du ciel. Photos de notre amie et camarade élue Front de Gauche à Morlaix et syndicaliste Brit'Air Valérie Scattolin.

Grand Morlaix: prendre de la hauteur! (Morlaix vu du ciel, photos de Valérie Scattolin)
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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:34
Le PCF rayé de la carte dans les médias: un scandale démocratique

UN SCANDALE DEMOCRATIQUE auquel on n'est que trop habitué, jusqu'à la nausée!  

Le PCF, qui a:

-  des groupes à l'Assemblée Nationale et au Sénat (seul parti de gauche dans ce cas, avec le groupe PS, qui est sur une ligne souvent bien plus accommodante vis-à-vis de MACRON et qui a défendu la politique de Hollande et Valls) 

- dont les députés et sénateurs ont constitué un pôle de résistance à gauche aux politiques de Sarkozy, de Hollande, de Macron

-  3 députés européens, des milliers d'élus locaux (maires, adjoints, conseillers municipaux, conseillers régionaux et départementaux), bien plus que France Insoumise évidemment

- 97 ans d'histoire

- 57 000 adhérents à jour de cotisation (et plus de 100 000 adhérents tout court), ce qui a fait probablement le deuxième parti de France après LES REPUBLICAINS en nombre d'adhérents, juste devant le FN et le PS

- des militants présents dans toutes les luttes (hôpital, Poste, SNCF, EHPAD, banlieues) qui pratiquent la solidarité concrète et le militantisme de terrain, à peu près les seuls à le faire 

- qui est le seul mouvement politique de gauche a avoir une ligne de conduite stable depuis 2002: le rassemblement de la gauche sur des bases de refus du libéralisme, l'opposition aux politiques pro-capitalistes du gouvernement et de l'UE. 

- qui a une idéologie, des valeurs, et une action qui ont marqué la société française, ses acquis sociaux, sociétaux, culturels, et le monde, et une histoire sans laquelle la France ne serait pas ce qu'elle est 

- qui est le parti non groupusculaire qui se revendique encore du marxisme, de la lutte des classes en France 

- qui fait des milliers d'adhésions chez les jeunes depuis 2-3 ans, avec un mouvement de la Jeunesse Communiste très actif dans les luttes des étudiants, contre la loi travail 

- qui organise la plus grande fête populaire de France, la fête de l'Humanité, et des centaines de répliques plus modestes dans les territoires 

Le PCF donc est complètement évincé de l'espace médiatique national, relégué aux heures nocturnes ou du petit matin, aux chaînes confidentielles pour ces interventions télévisées.

C'est un scandale démocratique.

Derniers épisodes de ce jeu de massacre du pluralisme politique par les médias moutonniers ou au service de l'agenda présidentiel et des puissances d'argent : 

- La Manif du 26 mai de la marée humaine pour une politique de justice sociale et d'égalité, contre la politique de Macron, présentée par l'AFP, et ensuite en cœur par les médias nationaux et régionaux, comme un ralliement de la CGT à France Insoumise et Mélenchon, un contre-sens absolu, alors que 40 organisations, dont le PCF qui fournit souvent des gros bataillons de manifestants, appellent à cette action unitaire. 

- Le débat politique de France 2 avec soi-disant les représentants partis représentatifs de l'opposition à Macron qui n'invite pas Pierre Laurent ou un porte-parole du PCF, mais bien sûr Le Pen, Wauquiez, Olivier Faure, Mélenchon. 

Il est clair qu'il est dans l'intérêt du capitalisme de laisser croire que le PCF n'existe plus et de le faire disparaître. 

Il est clair qu'il est dans l'intérêt de Macron de faire croire qu'il n'a face à lui pour combattre sa politique que des agitateurs extrémistes et populistes, avec notamment un Mélenchon qui aura du mal à constituer une alternative en refusant tout rassemblement respectueux de la diversité de la gauche, du mouvement syndical.   

Ismaël Dupont. 

 

        

Le PCF rayé de la carte dans les médias: un scandale démocratique
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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:14
photo Ouest-FranceGabriel André, 45 ans, est à la tête du conflit contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement.

photo Ouest-FranceGabriel André, 45 ans, est à la tête du conflit contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement.

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. Un homme réservé, finalement devenu fer de lance.

C'est l'histoire d'un mec qui s'auto-qualifie de « timide », « sans âme de leader » et dépourvu de « talents d'orateur ». L'histoire d'un quadragénaire qui dit n'avoir jamais « levé le doigt pour arriver à son poste » mais qui a fini par devenir, en 2010, secrétaire de la CGT des cheminots quimpérois. Autrement dit à la tête du syndicat le plus représenté au dépôt SNCF de la préfecture finistérienne avec 79 syndiqués sur environ 120 cheminots.

« Se bagarrer » pour ses droits

Dire que Gabriel André, 45ans, est parvenu à son poste par défaut ou par chance serait exagéré et lui faire offense. « Comme je le dis toujours, ma place est à prendre », reprend-il, sourire timoré aux lèvres.

Comment s'est-il retrouvé là alors? Peut-être grâce à ses idées. « Dès mon entrée à la SNCF, en 1998, j'étais jeune et j'avais conscience qu'il allait falloir se « bagarrer » pour garder nos droits. Voire pour en gagner d'autres. » Sa volonté et sa force de conviction, même enfouie derrière ses airs timides, le font vite « monter » dans la hiérarchie de la CGT quimpéroise. D'abord à l'union locale. Puis à la tête de la branche du syndicat consacrée aux cheminots.

S'il n'a pas l'image bougonnante d'un Philippe Martinez, le réservé Gabriel André peut toutefois se targuer d'avoir une qualité nécessaire pour assurer à la tête du syndicat : « Je crois avoir une certaine force de travail. Je ne compte pas mes heures. »

Depuis un mois et demi, le natif de Lorient (Morbihan) est à la tête de la contestation cheminote à l'échelle quimpéroise contre le gouvernement et son projet de réforme de la SNCF. « En ce moment, je n'ai pas vraiment de planning. L'agenda est chargé entre les grèves, le militantisme sur les jours de repos... et le travail. »

Car oui: être secrétaire CGT cheminots ne l'exempte pas de toute activité professionnelle. Quand il n'est pas en grève, comme c'est le cas deux jours sur cinq depuis début avril, « Gabi », comme il est surnommé, est aux manettes de TGV qu'il conduit jusqu'à Paris, ou de TER circulant sur les rails de Bretagne. « Il faut bien gagner un peu d'argent pour faire vivre ses proches. »

« Ma liberté a un coût »

Une vie de famille mise à mal ces temps-ci pour l'homme marié et père de deux enfants. « Forcément, c'est compliqué. Outre mon emploi du temps chargé, il y a mon salaire qui a fondu de moitié avec la grève. » Et si certains de ses collègues de lutte reprennent épisodiquement le travail pour subvenir aux fins de mois, Gabriel André, lui, ne loupe pas un jour de conflit. « Si je manifeste, c'est pour acheter ma liberté. Et elle a un coût ! » Et tant pis s'il faut se serrer la ceinture.

 

Ce vendredi matin débute le 19ejour de grève. « On n'est pas encore fatigué, même si c'est dur, précise le syndicaliste. On a l'impression que le gouvernement mise sur le pourrissement du conflit. Il se trompe: plus ça avance, plus on sent le soutien de la population. Plus ça va, plus on nous demande de tenir bon. Ça nous encourage. »

Des propos qui seront rapportés aux grévistes de la SNCF, réunis ce matin devant la gare de Quimper en assemblée générale. Au micro pour prêcher sa bonne parole, Gabriel André. Lui, le timide, devenu finalement fer de lance du mouvement cheminot quimpérois.

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. | Ouest-France

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. | Ouest-France

Gabriel André est venu témoigner à Carhaix à l'occasion de la venue du député européen PCF - Front de Gauche Patrick Le Hyaric avec Yvon Coat et Anne-Véronique Roudaut, secrétaire de l'UD CGT, du mouvement des Cheminots, de l'ampleur de la casse de la SNCF voulue par Macron et son gouvernement de droite ultra-libérale, du courage des cheminots investis dans la grève pour la défense d'une certaine idée du service public, conscients que cette étape est décisive pour notre capacité ou non à faire échec au projet de transformation profonde de notre société de Macron, dans le sens des intérêts du capitalisme financier. 

19 ème jour de grève à la SNCF - Gabriel André, le timide devenu meneur de troupes (Basile Caillaud, Ouest-France - 18 mai 2018) - très beau portrait d'un des courageux animateurs du mouvement de résistance des Cheminots en Bretagne
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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:03

Dans une note interne, que « Le Monde » s’est procurée, la direction du budget préconise de revoir le niveau de plusieurs prestations.

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par 

Les pistes explosives de Bercy pour réduire les aides sociales

Si le gouvernement ne sait pas comment s’y prendre pour réduire les dépenses publiques, il dispose d’une administration, prestigieuse mais crainte – voire honnie, parfois –, qui saura toujours lui souffler des idées : la direction du budget. Celle-ci a récemment formulé de « premières pistes d’économies » portant sur des dispositifs d’aide aux ménages, en général, et aux personnes démunies. Synthétisées dans un document qui s’intitule « Transformer les prestations sociales », que Le Monde s’est procuré, ces propositions seraient susceptibles – pour plusieurs d’entre elles – de provoquer un tollé si elles étaient mises en œuvre. Il ne s’agit que de « travaux techniques », qui ne se situent pas du tout au « niveau politique », fait-on valoir dans l’entourage du ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin. Mais l’inventivité des hauts fonctionnaires de Bercy pour alléger le montant de la facture peut cependant nourrir quelques inquiétudes.

La direction du budget part du constat que les prestations sociales constituent « un poids croissant », représentant 26 % des dépenses publiques en 2016 (soit près de cinq points supplémentaires en une quinzaine d’années). « Plusieurs approches [sont] possibles pour maîtriser la dynamique », écrit-elle : ne plus indexer (totalement ou partiellement) la progression des aides à l’évolution des prix, « revoir les règles d’éligibilité », mieux prendre en compte le patrimoine des personnes dans le calcul de l’allocation, encourager le retour à l’emploi – par exemple en conditionnant l’octroi de certains minima sociaux « à des démarches actives de recherche » d’un poste, etc.

Lire aussi :   La hausse des dépenses sociales difficilement soutenable

Le document ne précise pas le montant d’économies induites par les diverses options esquissées, sauf dans un cas : le gel en 2019 des prestations, dites « légalement indexées » (allocations familiales, retraites…), « pourrait rapporter 3,5 milliards d’euros », sans que soient remises en cause les « revalorisations exceptionnelles » de certaines aides, décidées par le gouvernement d’Edouard Philippe (par exemple pour la prime d’activité). La direction du budget ne se place pas dans une optique strictement comptable : sa démarche vise également à améliorer le fonctionnement de dispositifs, dont elle rappelle les imperfections, à ses yeux.

  • Allocation adultes handicapés (AAH)

Des « disparités fortes » sont relevées entre départements dans l’octroi de cette aide. Il est, du coup, proposé de « maîtriser les flux d’entrée en [révisant] les critères d’attribution » et d’« uniformiser (…) les pratiques de prescription ». Les hauts fonctionnaires de Bercy suggèrent par ailleurs de « revoir plus périodiquement le stock » de bénéficiaires de l’AAH et d’« inciter effectivement à la reprise d’activité ».

  • Allocation personnalisée pour l’autonomie (APA)

Destinée aux personnes âgées qui ont de la peine à accomplir des gestes de la vie quotidienne, cette prestation est jugée « trop diluée et insuffisamment redistributive ». Il convient donc de la « recentrer (…) sur les publics prioritaires (…) pour garantir [sa] soutenabilité (…) dans un contexte de vieillissement démographique ». Les « plans d’aide » doivent également être modulés « en fonction du patrimoine » de la personne, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle, et non des seuls revenus. Les budgétaires de Bercy recommandent, par ailleurs, de se pencher sur « l’articulation de la prestation » avec les avantages fiscaux existants, par exemple l’abattement de 10 % sur les pensions dans le cadre de la déclaration d’impôt sur le revenu.

  • Aides personnelles au logement (APL)

Le dispositif comporte plusieurs limites, aux yeux de Bercy. Parmi elles, le fait que « les APL favorisent (…) les personnes inactives », à niveau égal de ressources. En outre, les « APL étudiants sont peu ciblées et ont trop peu d’effet redistributif », car le montant de la prestation « dépend très peu des ressources réelles (salaires et transferts intrafamiliaux) » des bénéficiaires. Dès lors, une réforme serait la bienvenue, en prévoyant le « non-cumul part fiscal et APL étudiants » – ce qui signifie que les intéressés devraient choisir : soit être rattachés au foyer fiscal de leurs parents, soit percevoir l’aide. Une idée maintes fois évoquée, mais jamais mise en œuvre, à ce stade, de crainte de provoquer des manifestations monstres d’étudiants. Le document formule d’autres pistes « à compter de 2020 », dont l’une est d’intégrer les minima sociaux et les prestations familiales dans la « base ressources » servant au calcul des APL.

  • Bourses sur critères sociaux (BCS)

Accordées aux étudiants « issus de foyers modestes », ces aides ont vu leur montant s’envoler (+ 60 % en dix ans), du fait du dynamisme de la démographie dans l’enseignement supérieur et d’un « rythme de revalorisation discrétionnaire, supérieur à l’inflation ». Le dispositif est « faiblement ciblé », pour la direction du budget, qui souligne que « le nombre de bénéficiaires (…) atteint désormais 27 % des étudiants ». Du coup, plusieurs solutions sont énoncées : « accroître le ciblage », par exemple en abaissant les plafonds de ressources ; geler les revalorisations des barèmes ou, « a minima, en limiter la progression » « renforcer le contrôle d’assiduité » – les jeunes qui ne vont pas en cours étant susceptibles de perdre l’aide.

Des recommandations sont faites également au sujet du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (pour les chômeurs en fin de droits), le minimum-vieillesse, la prime d’activité et les prestations familiales. Le fait que la direction du budget phosphore sur le sujet n’est nullement une surprise. Dans un entretien accordé au Parisien, M. Darmanin avait déclaré, le 27 avril, que, parmi les sources d’économies, « il y a bien sûr le champ social, qui (…) doit être audité ». Le comité d’experts CAP22, chargé de remettre prochainement un rapport sur la réforme de l’Etat, explore cette thématique.

Toute la question, désormais, est de savoir si les pistes développées par Bercy seront retenues ou non. Certaines d’entre elles ont peu de chance de prospérer, notamment celles consistant à étaler, voire à annuler les revalorisations exceptionnelles décidées en 2017 par le gouvernement d’Edouard Philippe. Dans l’entourage de M. Darmanin, on affirme que ce sont aux ministères concernés de faire des propositions pour rénover les dispositifs sociaux, tout en reconnaissant que celles-ci ont vocation à être confrontées à « l’expertise » de la direction du budget. Les arbitrages interviendront au cours de l’été, ajoute-t-on. Ils seront guettés avec une bonne dose d’appréhension dans l’opinion.

 

http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2018/05/18/les-pistes-explosives-de-bercy-pour-reduire-les-aides-sociales_5301012_823448.html


Lire la suite sur ForumFr: https://www.forumfr.com/sujet795588-les-pistes-explosives-de-bercy-pour-r%C3%A9duire-les-aides-sociales.html

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:00
Forfaitures: Quand Mac Macron prétend que les communards menaçaient la République (Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité)

JEUDI 17 MAI 2018 - Bloc-Note de Jean Emmanuel DUCOIN, l'HUMANITE

 
Forfaiture(s)
 
Quand Mac Macron, au nom de la République, préfère défendre Aldolphe Thiers plutôt que la Commune, tout est dit…

Commune. Si Versailles lui était conté, le «roman national» version Mac Macron pourrait tenir lieu de définition politique et d’usage du pouvoir. Une phrase, passée quasiment inaperçue –sauf du côté des historiens!–, en dit si long qu’elle tourne en boucle, depuis, dans le cerveau fatigué du bloc-noteur. C’était dans le documentaire pour le moins bienveillant (sic) de Bertrand Delais, diffusé sur France 3, le lundi 7 mai. Au détour d’un échange surréaliste de complaisance, le réalisateur demande au prince-président si les fastes de Versailles pour accueillir Vladimir Poutine (on aurait pu ajouter les patrons des plus grandes multinationales) ne donnent pas des arguments à ceux qui dénoncent le monarchisme affiché de sa gouvernance. Mac Macron ne cille pas et répond: «Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée.»Sur le moment, nous aurions pu attendre qu’il nous explique, comme pour se défausser adroitement, que Mitterrand lui-même y avait tenu un sommet international en 1981, ou encore que Versailles est aussi le siège du Congrès chargé de voter les réformes constitutionnelles, etc. Mais non. Ce serait donc le haut lieu qui sauva la République. Sur le moment, la référence resta un peu en l’air, suspendue. Et puis, après réflexion, tout nous revint ; la sidération avec. Un seul événement historique correspond en effet à cette affirmation. La date est même archiconnue des spécialistes de la période: tout commence le 18 mars 1871. Cela ne vous rappelle rien? Premier rappel des faits. Au petit matin, ce jour-là, des troupes régulières dépêchées par le gouvernement d’Adolphe Thiers cherchent à s’emparer des canons de la garde nationale parisienne regroupés sur la butte Montmartre. Les Parisiens s’assemblent pour les en empêcher. La troupe fraternise avec la foule. C’est le début de la Commune de Paris. Dans l’après-midi, le gouvernement décide de quitter Paris, avec toutes les forces armées et les fonctionnaires. Le lieu de repli ? Versailles, pardi. Vous connaissez la suite. Le 2 avril, l’armée versaillaise lance l’offensive sur Paris. Du 21 au 28 mai, elle se livre au massacre des insurgés parisiens. Plusieurs milliers y perdent la vie lors de la «semaine sanglante»…


Valeurs. Et voilà, le tour est joué. Pour Mac Macron, la Commune était donc une menace pour la République, et le gouvernement Thiers sa protection. De mieux en mieux. Second rappel des faits, pour les histrions en service commandé. La République était-elle menacée par le soulèvement parisien? Non! Le gouvernement qui se réfugie à Versailles a été nommé le 17 février, la France était alors occupée par les armées allemandes, à l’issue d’élections législatives qui donnèrent une majorité écrasante à des monarchistes adversaires de la République, sachant que Paris, de son côté, avait choisi d’élire 36 députés républicains (sur 43), tous hostiles à la capitulation décidée par la nouvelle majorité. Les raisons de l’insurrection du peuple parisien étaient dictées par un double objectif : social et patriotique. Car ceux qui pactisèrent avec l’Allemagne, c’étaient bien les monarchistes de l’Assemblée. Les communards, eux, ne voulaient que protéger la République, celle de Thiers trahissant ses valeurs fondamentales… Mac Macron ne partage pas ce point de vue, cela ne nous étonne guère. En revanche, qu’il choisisse cet aspect symbolique pour valoriser Versailles et accréditer son attitude globale, ce qu’aucun président avant lui n’avait jamais osé faire, cela devient un problème pour la République elle-même.«Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée»: cette phrase de Mac Macron équivaut, au nom de l’Histoire, à une forfaiture. Elle fera date. Partisans ou non des communards, qui oserait prétendre qu’ils furent une menace pour la République? Et qui oserait théoriser que notre République possède plus de racines chez Adolphe Thiers que chez les communards, sinon les pires droitiers possibles imaginables?


 
[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 18 mai 2018.]
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