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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 04:45
Dominique Watrin et Christine Prunaud, sénateurs du Pas-de-Calais et des Côtes-d’Armor, collectent les préoccupations des personnels de santé sur le terrain en vue de l’élaboration d’un plan d’urgence national.

Dominique Watrin et Christine Prunaud, sénateurs du Pas-de-Calais et des Côtes-d’Armor, collectent les préoccupations des personnels de santé sur le terrain en vue de l’élaboration d’un plan d’urgence national.

« Nous menons un tour de France des hôpitaux afin d’être alertés sur les problèmes locaux. L’objectif, c’est de discuter d’un plan d’urgence pour l’hôpital public, qui est en grande souffrance. Cette réunion nationale, le 5 juillet, nous permettra de faire une synthèse de toutes nos rencontres sur le terrain. Nous aurons ensuite un rendez-vous autour du 9 juillet avec la ministre de la Santé », expliquent Dominique Watrin, sénateur du Pas-de-Calais, et Christine Prunaud, sénatrice des Côtes-d’Armor, tous les deux membres du groupe communiste au Sénat.

 

« Ce sont les choix comptables qui priment »

 

Jeudi, ces parlementaires ont mené « au pas de charge » les visites dans les Côtes-d’Armor, de Dinan à Lannion, pour écouter les représentants syndicaux et les directions d’établissement. « Il ressort une grande souffrance du personnel, car tout fonctionne par injonction. Ce sont les choix comptables qui priment. Il en résulte des fuites des patients mais aussi des personnels vers le privé. Il faut d’urgence un programme d’investissement pour rénover les bâtiments, sachant que les hôpitaux sont presque tous en déficit, et un plan de recrutement pour renforcer les équipes soignantes. On doit réaffirmer l’importance d’un service public ».

Des enjeux forts qui vont à contre-courant de l’actualité de Guingamp. Il y a presque un mois, l’Agence régionale de santé a annoncé la fermeture de la maternité de l’hôpital pour des raisons de sécurité. « C’est toujours cet argument de la sécurité qui est mis en avant pour justifier une fermeture. On voit sur ces dernières années une accélération des restrictions budgétaires. Alors, la tentation de la concentration des établissements est forte. Mais les petits hôpitaux ont cet atout de la proximité, face à ces usines à bébés qui se mettent en place avec 2 000 à 3 000 naissances par an », dénonce Dominique Watrin.

 

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 04:42
A l'hôpital de Morlaix, ce jeudi 14 juin, à midi, rencontre des sénateurs communistes Dominique Watrin et Christine Prunaud avec le comité de défense de l'hôpital et les organisations syndicales (la CGT était présente au point presse, et la CFDT a participé à la rencontre avec les sénateurs auparavant avec la CGT). Des points forts des échanges ont porté sur la réouverture rapide de la cardiologie à l'hôpital de Morlaix, essentiel pour tout l'hôpital de Morlaix et les habitants de la région, la nécessité d'interpeller l'ARS sur cette question, ainsi que sur la précarité à l'hôpital et l'impact des politiques d'austérité et de fragilisation de l'hôpital public. Photo Jean-Marc Nayet

A l'hôpital de Morlaix, ce jeudi 14 juin, à midi, rencontre des sénateurs communistes Dominique Watrin et Christine Prunaud avec le comité de défense de l'hôpital et les organisations syndicales (la CGT était présente au point presse, et la CFDT a participé à la rencontre avec les sénateurs auparavant avec la CGT). Des points forts des échanges ont porté sur la réouverture rapide de la cardiologie à l'hôpital de Morlaix, essentiel pour tout l'hôpital de Morlaix et les habitants de la région, la nécessité d'interpeller l'ARS sur cette question, ainsi que sur la précarité à l'hôpital et l'impact des politiques d'austérité et de fragilisation de l'hôpital public. Photo Jean-Marc Nayet

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital

A l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, les sénateurs communistes Dominique Watrin (Pas-de-Calais) et Christine Prunaud (Côtes d'Armor), dans le cadre du tour de France des hôpitaux des parlementaires communistes (déjà 64 établissements visités), ont rencontré avec Ismaël Dupont, élu communiste à Morlaix et Morlaix-Communauté, la directrice de l'hôpital, Mme Bénard, et la présidente du Conseil de surveillance, Mme Agnès Le Brun, maire de Morlaix, pendant une heure et quart avant de faire des visites de certains services (Urgences, Médecine 1, Psychiatrie) avec Madame Bénard et le Docteur Le Moine, et de rencontrer les organisations syndicales (la CGT et la CFDT ont répondu à l'invitation à débattre pendant une heure) et le comité de défense de l'hôpital de Morlaix (une vingtaine de membres présents à midi).

Des échanges très ouverts et intéressants sur la difficulté à conserver les médecins spécialistes, l'impact du numerus clausus, l'intégration des médecins étrangers, l'impact de la désertification médicale sur l'engorgement des urgences, la difficulté de faire venir des médecins dans les maisons médicales, l'alternative des maisons de santé, les grands travaux de rénovation de l'hôpital (pas encore actés, malgré les annonces de la presse), les perspectives de réouverture de la cardiologie, la concurrence avec les cliniques privés, la nécessité d'avoir aussi une communication positive sur ce que l'ensemble des personnels de l'hôpital font de très bien, les sous-effectifs et les difficultés de garantir une prise en charge de qualité dans les EHPAD, la précarité à l'hôpital de Morlaix (300 emplois en CDD, qui mettent beaucoup de temps à être stagiairisés, des précaires qui peuvent le rester pendant 4-5 ans), la suppression de 95 postes ETP depuis 2015 (liée aussi à l'externalisation de services comme la cuisine de l'hôpital, le jardinage, l'entretien), l'impact de la loi Bachelot, des réductions continus de financement de l'hôpital public.

Nos parlementaires ont beaucoup de moyens à leur disposition pour interpeller avec nous l'ARS et la ministre de la santé Buzyn (demande de réunion pour début juillet par Dominique Watrin). 

 

 

Les Sénateurs Communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin avec la présidente du Comité de Surveillance de l'hôpital, Agnès Le Brun

Les Sénateurs Communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin avec la présidente du Comité de Surveillance de l'hôpital, Agnès Le Brun

Visite du bâtiment de psychiatrie "les Mouettes" avec le docteur responsable et la cadre infirmière

Visite du bâtiment de psychiatrie "les Mouettes" avec le docteur responsable et la cadre infirmière

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Rencontre de Christine Prunaud, Dominique Watrin, Ismaël Dupont avec la CGT et la CFDT de l'hôpital

Rencontre de Christine Prunaud, Dominique Watrin, Ismaël Dupont avec la CGT et la CFDT de l'hôpital

Rencontre avec le Comité de défense de l'hôpital, les représentants de la CGT, Yvonne Rainero, animatrice de la commission départementale Santé du PCF, et Christiane Caro, animatrice de l'atelier régional santé du PCF,  à midi, et point presse

Rencontre avec le Comité de défense de l'hôpital, les représentants de la CGT, Yvonne Rainero, animatrice de la commission départementale Santé du PCF, et Christiane Caro, animatrice de l'atelier régional santé du PCF, à midi, et point presse

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Martine Carn, présidente du Comité de défense de l'hôpital, a pris la parole pour dire la nécessité absolue d'une réouverture de la cardiologie la plus rapide possible

Martine Carn, présidente du Comité de défense de l'hôpital, a pris la parole pour dire la nécessité absolue d'une réouverture de la cardiologie la plus rapide possible

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Roger Héré a aussi pris la parole pour le Comité de défense de l'hôpital

Roger Héré a aussi pris la parole pour le Comité de défense de l'hôpital

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital

Pique-nique fraternel au local de la section de Morlaix suite à nos rencontres à l'hôpital avec Christine Prunaud et Dominique Watrin, sénateurs communistes (Côtes d'Armor et Pas-de-Calais), les membres du comité de défense de l'hôpital et représentants du personnel CGT, et les militants, dont Christiane Caro et Yvonne Rainero, membres de la commission nationale santé du PCF, et animateurs Finistère et Bretagne de nos commissions santé. Photos Ismaël Dupont et Marie-Hélène Le Guen

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 04:00
Mardi de l'éducation populaire le 12 juin 2018: Yann Le Pollotec décrypte les origines, fondements, et conséquences de la Révolution numérique à Morlaix en posant la question de l'appropriation sociale et démocratique des nouvelles technologies
Mardi de l'éducation populaire le 12 juin 2018: Yann Le Pollotec décrypte les origines, fondements, et conséquences de la Révolution numérique à Morlaix en posant la question de l'appropriation sociale et démocratique des nouvelles technologies
Mardi de l'éducation populaire le 12 juin 2018: Yann Le Pollotec décrypte les origines, fondements, et conséquences de la Révolution numérique à Morlaix en posant la question de l'appropriation sociale et démocratique des nouvelles technologies
Mardi de l'éducation populaire le 12 juin 2018: Yann Le Pollotec décrypte les origines, fondements, et conséquences de la Révolution numérique à Morlaix en posant la question de l'appropriation sociale et démocratique des nouvelles technologies

C'était le mardi 12 juin à 18h, Yann Le Pollotec, responsable national du Parti communiste animateur des commissions Industrie - Révolution numérique, nous a proposé dans le cadre des Mardi de l'éducation populaire une conférence-débat passionnante et très pédagogique sur les origines, le mode de fonctionnement, les enjeux et les conséquences possibles pour le travail, la société, la santé, la science, de la Révolution Numérique, avec toujours le souci d'une vision contrastée, balancée, non manichéenne tout en alertant sur le projet politique, social, économique des Gaffa: ultra-libéral, individualiste, transhumaniste.

La prochaine session des mardi de l'éducation populaire aura lieu le mardi 3 juillet à 18h, et elle est ouverte à toutes les personnes intéressées, autour des enjeux contemporains autour de l'antisémitisme et de son histoire, avec Lucienne Nayet, militante de la mémoire, fille de déportée à Auschwitz, ancienne enfant cachée, présidente du Réseau du Musée de la Résistance Nationale de Champigny-sur-Marne et Marie-Noëlle Postic, sociologue CNRS en retraite, auteur de deux livres remarquables sur l'histoire des juifs en Finistère sous l'occupation et la déportation de familles entières de notre région.

En résumé: 

"C'est un sujet très politique: la révolution numérique impacte tous les aspects de notre vie: Parcours Sup, l'éducation, la santé. Elle bouleverse les rapports de production. Elle s'inscrit d'abord dans une révolution informationnelle qu'il faut saisir sur le long terme de l'histoire de l'homme, qui a commencé par l'invention de l'écriture, puis de l'imprimerie, puis par la mécanographie, programmes d'action stockés, puis par les débuts de l'informatique pour des raisons militaires et d'espionnage pendant la seconde guerre mondiale (Alan Turing, pour détecter les codes des sous-marins allemands), son développement autour du programme aérospatial américain pendant la guerre froide, l'émergence de la Silicon Valley et des premiers micro-processeurs dans les années 70, traduisant tous les phénomènes physiques de la nature sous des formes de chiffrage en 0-1. En 1980, les premiers ordinateurs individuels apparaissent, fin des années 90, c'est l'émergence du réseau numérique pour les Etats, les grandes entreprises d'abord, les universités, avec arpanet, financé par le ministère de la défense américain. La révolution financière, néo-libérale, s'est emparée de ces nouveaux outils au service de la spéculation et de la division et déréglementation du travail. La révolution numérique a été un support et un moyen pour changer l'économie et les modèles sociaux des années 70. Aujourd'hui, les Gaffa ont une capitalisation financière supérieure à ce que produit l'Allemagne, de l'ordre de 3500 milliards. Pourtant en 2000 il y a eu l'effondrement de la bulle internet, ce qui a produit un troisième âge de la révolution numérique, celui que nous vivons, lié à l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs (doublée tous les 18 mois: loi de Moore), l'augmentation de la capacité de stockage et de capacité de transmission. Aujourd'hui, on est dans l'univers du stockage massif des données, le Big Data. Aujourd'hui, 98% des données produites sont stockées sous forme de traces numériques contre 2% en 1986. Cela ouvre la possibilité par exemple aux compagnies d'assurance de mettre des capteurs aux gens pour stocker des données sur leurs santés, leurs habitudes de vie. Google en sait souvent plus sur notre vie que notre conjoint ou l'Etat. Cela lui donne des capacités financières énormes".

Yann Le Pollotec a ensuite tenu à revenir sur la notion d'intelligence artificielle, qui fait souvent l'objet de fantasmes et d'interprétations abusives. Elle ne peut être créative, généraliste, s'adapter à de nouvelles situations: elle ne peut remplacer l'homme, quelques soient ses pouvoirs. 

Il a précisé les avantages et les risques de la multiplication des réseaux et données accessibles quasi immédiatement en temps réel. 

Il a expliqué comment émergeait le nouveau capitalisme de plateforme, symbolisé par Uber, avec des profitabilités extraordinaires, qui changent profondément la relation patron-salarié/travailleur-client et tire vers le bas les droits sociaux. 

Il a parlé de l'impact de la révolution numérique sur la santé, l'éducation (Parcours Sup), la culture, la politique, la surveillance et le respect des libertés et de la vie privée. 

Il a parlé du projet transhumaniste de certains patrons libertariens des Gaffa qui se voit bien substituer à l'Etat un modèle de capitalisme auto-géré par le numérique et des individualités, où la morale céderait le pas devant le solutionnisme, l'utilitarisme individualiste.        

Il a enfin parlé des impacts actuels de la révolution numérique sur le travail, l'emploi, le chômage, la possibilité de reconsidérer le temps et les temps de travail.    

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 03:58
Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Linda Veschetti, nouvelle adhérente à Carhaix
Linda Veshetti, professeur d'EPS, qui était déjà une militante syndicale et associative aguerrie, vient d'adhérer de manière spontanée au Parti Communiste, le mois dernier, dans la fédération du Finistère.
 
Elle s'explique sur ses motivations pour le Chiffon Rouge:   
 
" J’ai 41ans et je suis prof d’EPS. 
Je suis militante syndicale depuis 15 ans et communiste par les idées (mes potes me surnomment « la rouge ») depuis aussi longtemps je pense
Je rejoins le PCF cette année car je trouve que la période actuelle est politiquement et socialement  très violente ! Je ne supporte plus le mépris de l’actuel gouvernement qui mène clairement une politique de "classe". 
Les luttes pour un monde plus égalitaire nécessitent, en premier lieu l’engagement de ceux qui savent que les valeurs de fraternité, de solidarité et de partage doivent être défendues et portées haut. Je ne peux accepter que notre pays revienne sur des conquêtes sociales acquises de haute lutte
Les idées communistes ne sont pas « datées » mais au contraire modernes. Elles permettent de répondre aux besoins de l’immense majorité et portent l’espoir d’un avenir meilleur pour toutes et tous. 
L’intérêt général doit primer ! 
Petite-fille d’immigrés italiens, je suis particulièrement choquée de l’accueil et du traitement réservés (loi asile et immigration, « dublinés », camps de migrants) par l’Etat, aux gens qui fuient leur pays et qui souhaitent pour eux et leurs enfants un avenir meilleur. L’honneur est dans l’accueil, l’accompagnement et l’éducation, non pas dans l’abandon de nos devoirs de citoyennes envers toutes les personnes en difficulté.  
Mes deux grands-pères étaient communistes et j’ai été élevée et éduquée par des parents qui m’ont appris le sens et l’importance des valeurs de respect, partage, solidarité et d’égalité 
Je continue avec mes deux jeunes enfants !
Mon engagement syndical est important et chronophage, mais je compte bien trouver un peu de temps pour participer à des réunions avec les camarades des sections locale et/ou départementale" 
 
Lire aussi: 
 
Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Linda Veschetti, nouvelle adhérente à Carhaix
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 03:57

 

Qu'est-ce qui t'a poussé à adhérer au PCF? 

 

Plusieurs raisons : mon éducation, mes convictions sociales, ma bataille dans la vie, pour une vie plus humaine aussi bien professionnellement que personnellement.

 

Arrivée à l’âge de la retraite, je me trouve confrontée une situation qui me fait descendre de là où j’ai pu parvenir (prof d’allemand certifiée à 50 ans après un BTS en 1970 et des passages dans les entreprises privées dans les services export car j’étais douée en langues) suite à de nombreux combats dans la société et aujourd’hui c’est comme si tout ce que j’avais pu faire auparavant n’avait aucun sens.

 

Ce que j’ai pu espérer jeune, et ce pourquoi j’ai combattu toute ma vie (l’Europe,

et retrouver un bien être humain à être avec les autres, à échanger, à évoluer ),  je ne le vois nullement aujourd’hui et de plus je vois quelque chose de menaçant qui se profile :  un gouvernement qui méprise l’individu, lui retire son « passé » et son « avenir » avec des paroles facétieuses et détournées de la réalité et destinées à l’endormir. 

 

Donc, obligation de lutter encore et encore. Je me sens seule et comme abandonnée dans cette société actuelle qui nie les efforts effectués dans la vie quotidienne. J’ai besoin de rencontrer des personnes engagées pour retrouver espoir de créer une société dans laquelle l’humain est considéré et peut agir pour transformer sa vie.

 

Le PCF résonne en moi car j’y entends des paroles qui me rassurent sur l’humain, paroles qui décrivent très bien l’hypocrisie des annonces et actes du gouvernement, lequel détruit l’individu et son travail et sa place dans la société. On fait disparaître l’homme et ceci avec le consentement intéressé pour un avenir strictement personnel et égoïste des jeunes « loups » arrivés au pouvoir. Cependant cet « avenir » est faux.

 

Où sont passées les forces intellectuelles ?

Ce que je trouve inquiétant, c’est la « passivité », la « résignation » de la population devant les « supercheries », les mensonges et les paroles moralisantes pratiquées par le gouvernement pour endormir le peuple.

Les médias sont muets ou admiratifs, etc … Je ne supporte pas cela et j’ai trouvé une résistance intelligente au PC avec des paroles justes et des actes des élus du PCF et des militants face à la négation de l’individu et de l’humanité et cela pour sauvegarder  et exercer l’esprit critique, de discernement, le pouvoir de l’expression et une vie meilleure.

 

 

Y a t-il eu des rencontres, des antécédents familiaux, des engagements qui t'ont conduit à cette adhésion ? 

 

Des discussions et des prises de position dans ma famille m’ont permis de réfléchir.

Déjà, enfant, j’entendais mes parents parler du PCF. Notre père allait aux manifestations du 1er Mai, il était syndiqué, pas forcément PCF mais il soutenait les idées de gauche.

 

Mes parents ont beaucoup discuté et ont voté « Non » au  référendum de 1962  sur la proposition de l’élection du Président de la République au suffrage universel, et cela  surtout pour manifester leur opposition à la politique « autoritaire », « ancienne » et « peu moderne » du Général de Gaulle. J’avais alors 12 ans.

 

J’ai toujours entendu dire par ma mère que le Général de Gaulle avait donné le droit de vote aux femmes mais très tard (1944), alors qu’en Allemagne, c’est la République de Weimar (1919) qui a donné le droit de vote aux femmes.

 

Ensuite, je suis partie en RDA, à 17 ans, en 1968, à l’époque du « mur de Berlin », et cela grâce à France RDA d’obédience communiste.

J’ai participé à plusieurs programmes « Travail /Loisir » pour les jeunes et également, par la suite, j’ai encadré moi même des échanges linguistiques en RDA. C’est ainsi, grâce à France/RDA, que j’ai pu découvrir l’Allemagne car mes parents n’avaient pas assez d’argent pour me payer des voyages en Allemagne.

 

Cela m’a permis de mieux connaître la RDA et une fois devenue professeur certifiée d’allemand (seulement en 2001), j’ai pu transmettre aux élèves un témoignage vivant de la vie en RDA (organisation de jeunesse FDJ, passage de la frontière, vie quotidienne, etc).

J’ai effectué également des stages CEMEA pour encadrer des colonies de vacances, par exemple avec les « Francs et Franches Camarades ».

 

En 2016, j’ai rencontré des militants communistes au marché de Kerinou à Brest et cela m’a donné envie de contacter le PCF Brest.

 

Comment définirais-tu les valeurs, l'idéal et la pratique des communistes ? 

 

Pour moi les valeurs des Communistes sont des valeurs humanistes.

 

Le PCF a la conviction que tout être humain possède un capital mental qui lui permet de se développer et il faut mettre les moyens pour que l’individu puisse se développer.

Développer des compétences et de se former et aussi développer sa pensée .

 

Donc, comme moyen pour développer l’humain, le PCF va favoriser l’éducation sous toutes ses formes (par exemple l’éducation populaire dans les centres sociaux, la formation, et l’accès à la connaissance scientifique ou culturelle par des exposés, visites de musée, films historiques à thème, rencontre avec des écrivains, etc ...)

 

L’organisation des fêtes conviviales et sociales telles que la fête de l’Humanité.

 

 La pratique :  militer et l’apprentissage qui est à la base de tout.

 

Il existe aussi la formation des militants mais pas seulement la formation politique, la formation culturelle également.

 

 

Comment as-tu envie de militer ?

 

Je ne suis pas très active pour militer. En effet, je suis à la retraite et je profite de mon temps de façon assez personnelle : apprentissage d’autres langues, dessin, peinture, musique quand je peux.

En fait, je milite à ma manière, en rencontrant les gens de façon informelle, en leur communiquant des observations sur certaines décisions politiques inégalitaires et pas correctes, etc… mais parfois, on rencontre des personnes pas toujours prêtes à entendre ni à discuter et qui disent « moi, je ne fais pas de politique ».

 

Je distribue des tracts avec la section du PCF de Brest et j’aime bien distribuer des tracts.

 

Je participe la plupart du temps aux manifestations, car pour moi c’est actuellement une nécessité impérative d’ être présente dans la rue avec d’autres militants pour montrer qu’on est très mécontent, pour ouvrir les yeux à nos compatriotes,  et dire ce qui ne va pas actuellement.

 

J’ai d’ailleurs écrit un mail à tous les députés, à tous les sénateurs quelle que soit leur formation politique pour m’insurger contre la hausse de la CSG, et autres mesures et cela en présentant bien sûr l’injustice que cela représentait. J’ai reçu de la part des députés communistes et d’autres députés d’autres formations politiques des réponses très sincères et très humaines et très engagées. (les seuls députés qui n’ont pas répondu de façon correcte sont ceux de la REM).

 

A lire aussi: 

 

Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Linda Veschetti, nouvelle adhérente à Carhaix

Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Dessi Hedin, une suédoise adhère au PCF dans le Finistère

Mathieu, 17 ans, lycéen et jeune communiste à Nantes - le communisme, c'est une utopie qui vaut le coup qu'on se batte pour elle!

Une vague d'adhésion au PCF Finistère/ 17 nouveaux adhérents depuis le 1er mai 2018

 

Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Anne-Marie Francillon, nouvelle adhérente à Brest
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 03:50

                                                                                                                                        Lettre de Pierre Laurent aux adhérents communistes - 13 juin 2018                                                  

                                                                                                                  

Notre Conseil national s’est réuni les 2 et 3 juin. Il a pris trois décisions importantes. Il a fixé les pistes d’action et d’initiatives de notre Parti pour continuer à amplifier les luttes et les mouvements sociaux face à la politique de Macron. Il a pris les premières dispositions de campagne en vue des élections européennes et désigné Ian Brossat comme « chef de file »  des communistes pour cette élection. Enfin, il a adopté le « projet de base commune » soumis à la réflexion des communistes en vue du Congrès national extraordinaire des 23, 24 et 25 novembre prochains à Ivry-sur-Seine. Tu peux te procurer le document en cliquant ICI.

 

Ces trois décisions qui nous engagent toutes et tous, appellent la mobilisation, l’intelligence et la créativité de chacun·e d’entre-nous. C’est la raison pour laquelle je m’adresse à toi et à tous nos adhérent·e·s.

Depuis le début de l’année nous sommes mobilisé·e·s sur tous les fronts. Nous faisons la démonstration du dynamisme et de l’utilité de notre collectif militant, du terrain jusqu’au Parlement avec nos député·e·s et sénateurs et sénatrices. Cheminots, hôpitaux et Ehpad retraités, fonctionnaires, étudiants, Air France, Carrefour, privatisation des barrages hydrauliques, Poste, école, avenir des communes, solidarité avec les migrants, nous participons à tous les mouvements qui font grandir la résistance à l’offensive libérale de Macron.

 

Je t'invite à amplifier ce travail avec tout notre collectif militant et à construire dans les luttes des initiatives communistes, porteuses des propositions alternatives qui construiront nos futures victoires.

La bataille des cheminots, malgré le vote de la loi, n’est pas terminée. Elle va continuer dans les mois et les années qui viennent sur la convention collective du ferroviaire, contre la fermeture des lignes, pour la reconstruction du fret.

Les batailles pour la santé et l’hôpital sont en plein essor. La rencontre nationale que nous organisons à l’Assemblée le 5 juillet prendra d’importantes décisions à la rentrée. Nous devons également engager la mobilisation sur les retraites.

 

Tout l’été, nos initiatives de solidarité concrète compteront elles aussi beaucoup. Et c’est maintenant que nous devons préparer la Fête de l’Humanité des 14, 15 et 16 septembre comme le grand rendez-vous de toutes les « causes communes .»

 

Concernant les élections européennes, nous avons mis en place un dispositif de campagne et d’action, en désignant un groupe de travail de douze camarades dont nos députés européens avec Ian Brossat comme « chef de file ». Nous entendons tout faire pour rassembler le maximum de forces pour construire une liste de combat contre les logiques de destruction sociale en Europe et pour ouvrir une voie de progrès qui endigue la montée des populismes et des extrêmes droites xénophobes et guerrières.

 

Nous voulons parvenir à une liste large et la plus efficace possible pour porter haut le score d’une liste qui fera accéder au Parlement européen le plus grand nombre possible de députés européens communistes, de gauche et du mouvement social, utiles aux combats progressistes de notre peuple, utiles à la construction d’un groupe uni de toute la gauche européenne au Parlement européen.

 

La première grande initiative se tiendra le 2 juillet à Paris où nous inviterons largement personnalités, syndicalistes, associatifs, forces politiques pour travailler les contenus de campagne d'une telle liste et construire ensemble une démarche commune pour les porter.

Au terme de la démarche engagée, le Conseil national soumettra à l’automne une proposition de liste au vote des adhérents. Pour ce qui est des propositions de candidatures émanant des communistes, le Conseil national a ouvert -conformément aux statuts- l’appel à candidatures à compter du 4 juin.

 

Concernant notre Congrès, le Conseil national a adopté la proposition de base commune de discussion.

 

Nos statuts indiquent que tous les efforts doivent être entrepris pour que cette base commune soit portée à la connaissance de chaque adhérent·e.

Je t’invite donc à la lire avec attention pour pouvoir en discuter en connaissance de cause et à ne pas t'en tenir à quelques commentaires sur des réseaux sociaux. Cette proposition de base commune est une étape importante.

 

Nous avons commencé notre Congrès au plus près des adhérent·e·s. Plus de 20 000 communistes ont répondu à un questionnaire pour décider de son ordre du jour.

Puis, nous avons tenu une assemblée des animateurs et animatrices du Parti qui a fixé la feuille de route sur la préparation du Congrès, que nous suivons scrupuleusement, avec les Rencontres Niemeyer, les Assises du numérique, les Assises Ecommunistes, les premiers États généraux du progrès social, etc, ainsi que des centaines de réunions dans tout le Parti.

 

Ce texte -c’est une dimension de ce Congrès extraordinaire- est le résultat de centaines de débats, de rencontres, de milliers de contributions.

Il tente de dire l'actualité profonde de notre combat communiste, le sens de nos orientations stratégiques éclairées par les leçons de nos récentes expériences, les besoins de transformation de notre Parti. Le contenu des 48 thèses énoncées mérite toute ton attention.

Bien entendu, ce texte devra encore considérablement progresser d’ici le Congrès. Nous allons tous l’enrichir, le préciser, le modifier. Il y a encore beaucoup à faire pour bien synthétiser la richesse de nos échanges.

Nous avons souhaité un texte plus court que le précédent et, surtout, organisé en thèses afin, sur chaque question, d’aller à l’essentiel et de permettre, au terme de tous nos débats, de définir un positionnement politique clair.

Le Conseil national a décidé d’intégrer des encarts « En débat » sur 3 sujets, 3 thèses de la base commune : le bilan, la stratégie et les directions.

Ces trois encadrés ont pour but de donner aux communistes des éléments de débats contradictoires, afin de continuer à construire des réponses collectives sur les thèses visées.

L'objectif est d'aboutir au Congrès à une nouvelle rédaction qui résulte de tous les débats encore à venir.

 

J’estime pour ma part qu’il est également nécessaire d’approfondir ensemble notre analyse sur la nouveauté de la période historique, sur la nouveauté des enjeux du travail, du numérique et de la mutation des modèles productifs, de l’écologie, du féminisme, de l’antiracisme et de la situation internationale, pour actualiser toujours mieux notre combat communiste. J’espère que nous le ferons ensemble autour de cette base commune que nous voulons ouverte aux évolutions.

La base commune est donc conçue pour construire progressivement notre rassemblement sur des bases claires.

 

Si malgré tout, textes alternatifs il y a, les communistes -conformément à nos statuts- se prononceront les 4, 5 et 6 octobre par un vote pour choisir la base commune de discussion. Tous les communistes devront en effet travailler in fine sur une seule base commune, celle qu'ils jugeront la plus propice à l'enrichissement mutuel.

 

Le travail auquel tu es appelé·e dans les jours qui viennent consiste donc à s’approprier ce texte, à voir comment il peut encore mieux traiter les questions qui nous sont posées aujourd’hui, s’il permet l’implication et la réflexion de chaque camarade et constitue donc une base commune que chacun·e pourra améliorer, enrichir, modifier.

 

Je t’invite à t’impliquer totalement dans cet effort collectif ainsi que dans les décisions que notre direction nationale a prises.

Ensemble, nous serons capables de prendre en novembre toutes les décisions utiles pour rendre à notre Parti sont efficacité et sa visibilité dans notre société, à le révolutionner autant qu'il le faudra pour atteindre nos objectifs communs.

 

Je te souhaite, Cher·e camarade un bon débat dans la fraternité.

 

Bien fraternellement,

 

Pierre Laurent

 


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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 15:53
Aidants familiaux: l'amendement défendu par le député Pierre Darhéville et le PCF adopté (La Marseillaise, 14 juin 2018)

Aidants. L’amendement défendu par le PCF adopté

 

L'Assemblée nationale a décidé hier à la quasi-unanimité d'améliorer les droits à la formation pour les proches aidants, en adoptant un amendement communiste, porté par Pierre Dharréville, député des Bouches-du-Rhône.

Ancien rapporteur d'une mission sur les aidants, l’élu a souligné qu'à l'heure actuelle, « aucun dispositif spécifique ne permet de soutenir les droits à la formation afin d'envisager un retour à l'emploi ou une reconversion professionnelle ». Et ce alors que « le rôle d'aidant se traduit bien souvent par un renoncement total ou partiel » à l'activité professionnelle. Une information sur laquelle nous reviendrons dans nos colonnes.

La Marseillaise, le 14 juin 2018

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 10:52
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Explications du vote Contre du groupe CRCE

Ferroviaire : "Ces tenants de l’ultralibéralisme qui veulent danser sur la dépouille de la SNCF"

vendredi 15 juin 2018

Le 14 juin, le Sénat a adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire.

Les sénateurs communistes ont voté CONTRE

Explications de leur vote :

"A l’occasion du vote des conclusions de la Commission mixte paritaire, le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) rejette une fois de plus ce pacte ferroviaire agité comme un trophée par tous les tenants de l’ultralibéralisme qui veulent danser sur la dépouille de la SNCF" dénonce Eliane Assassi, présidente du groupe.

"Lors des explications de vote la semaine dernière, un sénateur a vomi pendant quatre minutes trente sur les sept qui lui étaient dévolues sa haine des cheminots, des syndicalistes et des communistes. La confrontation d’idées n’autorise pas les insultes.

Cette CMP ne clôt que provisoirement le débat parlementaire puisqu’il nous faudra encore ratifier de nombreuses ordonnances. Notre groupe sera un opposant déterminé à tout recul du service public. Notre boussole ne varie pas : c’est l’intérêt général et le respect des droits de nos concitoyens.

Le compromis trouvé entre majorités présidentielle et sénatoriale ne nous surprend pas, nous avions constaté leur volonté partagée d’en finir avec l’histoire publique du rail en changeant le statut de la SCNF. Or la libéralisation s’accompagne toujours d’une dégradation du service, de l’abandon des activités non rentables, d’un changement de logique. L’exemple du gaz est éclairant, si j’ose dire (Sourires) : le service public a été livré au privé, pour le plus grand bonheur des actionnaires d’Engie : plus 333 % de dividendes de 2009 à 2016 ! Cela fait un « pognon dingue », comme dirait l’autre... (Rires) Pendant ce temps, le taux de participation des salariés était de 1 % et les tarifs augmentaient de 80 % pour les usagers !

Le Gouvernement misait sur une division syndicale après l’examen au Sénat, il n’en est rien. Les cheminots restent mobilisés. Les pseudo-garanties apportées en cas de transfert n’ont pas rassuré les agents. Les amendements « très sociaux » du rapporteur n’auront pas pu cacher votre sombre dessein : la fin programmée du statut et le renvoi à une nouvelle convention collective sans doute moins favorable. C’est un mépris inacceptable envers les acteurs quotidiens du ferroviaire. À croire que l’on voulait la peau des cheminots, prélude à d’autres régressions.

Notre groupe continue à demander le retrait de ce texte" déclare E. Assassi."

Elle poursuit son intervention en expliquant que "l’avenir du rail, c’est la maîtrise publique. L’avenir, c’est la démocratisation de l’entreprise publique, la relance du fret ferroviaire comme outil de transition écologique, la fin de l’avantage concurrentiel de la route et des cars Macron - pour que la France respecte enfin ses engagements internationaux en matière d’émissions de gaz à effet de serre. L’avenir, ce sont aussi des trains plus nombreux, sûrs, ponctuels. Moderniser le service, c’est d’abord moderniser des installations vétustes. Pour cela, la concurrence ne changera rien. Il faut des financements.

Notre groupe avait proposé une taxe poids lourds pour financer les infrastructures, un versement transport régional, une baisse de TVA sur les services de transports, une renationalisation des autoroutes. Vous avez éludé, Madame la Ministre. Nous prenons acte et réitèrerons ces propositions à l’occasion de la loi d’orientation des mobilités.

En attendant, notre groupe votera contre ce texte porté par les tenants de l’ultralibéralisme qui veulent danser sur la dépouille de la SNCF."

La réforme ferroviaire définitivement adoptée

vendredi 15 juin 2018

14 juin 2018, le Sénat a adopté, par 245 voix pour et 83 voix contre (voir les résultats du scrutin public), les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire, ainsi considéré comme définitivement adopté.

Parmi les apports du Sénat, figurent dans le texte définitif des dispositions visant à :

- préciser le caractère incessible du capital de SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités ;
- renforcer, par plusieurs dispositions, les garanties offertes aux salariés, notamment, en portant à huit ans la durée pendant laquelle les salariés transférés pourront demander à réintégrer le statut en cas de réembauche au sein du groupe SNCF ;
- préserver les dessertes TGV utiles à l’aménagement du territoire ;
- assurer la soutenabilité des redevances d’infrastructure pour les services conventionnés (TER, Intercités, Transilien) afin de maintenir une desserte fine de tous les territoires ;
- poser les conditions d’une ouverture réussie à la concurrence et maintenir un haut niveau de sécurité et de sûreté au sein du système ferroviaire ;
- ouvrir les comités de suivi des dessertes aux associations représentant les personnes handicapées et aux élus des collectivités territoriales.

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 05:31
Louise et Jean-Arthur Thépaut, Aurélien Seïté et Sophie Desurmont (de gauche à droite) espèrent trouver une solution à l’amiable avec la mairie

Louise et Jean-Arthur Thépaut, Aurélien Seïté et Sophie Desurmont (de gauche à droite) espèrent trouver une solution à l’amiable avec la mairie

Les frais de location de Langolvas pour le dernier concert des Bab Singers, le 24 juin 2017, ne sont toujours pas réglés. Le Trésor public réclame près de 5 000 € à l’association. Qui soutient qu’Agnès Le Brun avait donné sa parole que la ville les prendrait à sa charge. Le maire dément.

Que se sont dit le maire, Agnès Le Brun, et les représentants des Bab Singers lors des réunions préparatoires à l’ultime concert de l’association à Langolvas, après un quart de siècle d’activité ? Les versions divergent. Pour les Babs, l’accord oral était on ne peut plus clair : pour cette dernière représentation de la comédie musicale « Les Misérables », qui s’est jouée le 24 juin 2017 devant 950 spectateurs, l’association prenait la technique à sa charge, faisait passer le prix d’entrée de 10 € à 5 €, remettait l’intégralité de la recette à la ville et renonçait à sa subvention 2017. « En échange, poursuivent Jean-Arthur Thépaut, ancien chef de chœur, et Sophie Desurmont, ex-présidente d’une association qui a depuis changé de nom et de vocation (*), Agnès Le Brun avait donné sa parole qu’elle réglerait le reste à charge ». Autant dire que l’association ne comprend pas du tout les deux lettres de relance du Trésor public, qui lui réclame aujourd’hui 4 884,23 € pour la location de la salle Sésame.

 

Des gradins montés pour Juppé

 

Ils la comprennent d’autant moins que la facture fait apparaître 1 500 € HT de frais d’installation de gradins. « Or, ils avaient été installés près d’un mois plus tôt pour le meeting d’Alain Juppé et Maël de Calan. Pour qui, soit dit en passant, la salle était gratuite. Ces gradins n’ont pas été démontés avant notre concert, indiquent Jean-Arthur et Louise Thépaut. Ce qui revient à dire que, non seulement, la ville revient sur sa parole, ce qui n’avait jamais été le cas avec les quatre maires précédents, mais qu’elle fait, de surcroît, payer à une association culturelle ce qui aurait dû être réglé par un parti politique ».

 

De son côté, le maire dément. « Il n’y a jamais eu de parole donnée, soutient Agnès Le Brun. D’autant que s’agissant d’argent public, tout versement doit faire l’objet d’une demande écrite et nécessite des documents financiers que nous n’avons pas eus ». Et l’édile de poursuivre, en précisant qu’un devis a été signé et que la somme est donc due : « Il n’appartient pas à la collectivité d’être la garante de la bonne gestion de l’association, qui avait au préalable été alertée. Nous lui avions déjà accordé des facilités. Malgré nos propositions, elle n’a pas fait de demande de subvention exceptionnelle pour ce spectacle ».

 

350 € en caisse

 

« Nous avons sans doute été naïfs. Mais nous avons toujours été honnêtes et sincères », réplique Sophie Desurmont. « Si nous n’avons pas demandé de subvention, c’est bien parce que c’était prévu comme ça. L’association cessait d’exister dans sa forme d’origine à l’issue du concert. Si nous l’avions fait et que nous avions gardé notre tarif habituel, nous aurions été bénéficiaires », poursuit Jean-Arthur Thépaut, qui a multiplié les démarches de conciliation ces derniers mois. En vain.

« Pour nous, une parole donnée valait engagement, soupire Aurélien Seïté, président de la nouvelle association Bab’s Orchestra. Et nous nous retrouvons désormais à devoir régler près de 5 000 € alors que nous n’avons que 350 € en caisse ». Ce dernier ne désespère pas néanmoins de trouver une solution à l’amiable. Il a jusqu’au 26 juillet pour y parvenir.

* Les Bab Singers, qui salariaient Jean-Arthur Thépaut, avaient une vocation pédagogique et éducative pour la jeunesse. Aujourd’hui, le Bab’s Orchestra, totalement bénévole, se résume à une chorale d’adultes accompagnée d’un orchestre.

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 05:24
🔴 Financer le capital avec l'argent des pauvres, c'est la ligne que l'Etat a choisie. Pour nous communistes, le partage des richesses est la seule ligne qui pourrait engager la France sur la voie du progrès !

🔴 Financer le capital avec l'argent des pauvres, c'est la ligne que l'Etat a choisie. Pour nous communistes, le partage des richesses est la seule ligne qui pourrait engager la France sur la voie du progrès !

POUR LES PAUVRES, MACRON, 
C'EST THATCHER ET SARKOZY REUNIS...
Il ose tout. Par mépris de classe. Emmanuel Macron reprend la fable de «l'assistanat». A la vue de la vidéo postée ce mercredi matin par les services de l’Elysée, où on le voit réfléchir à haute voix à son futur discours sur notre politique sociale, difficile ne pas être saisi par un sentiment de sidération et d’indignation. Ainsi, la France met «trop de pognon» dans le social. Outre la vulgarité, la preuve serait imparable: tout cet argent ne sert pas à grand-chose, puisque «les gens pauvres restent pauvres». Mais personne à ce jour, aucun homme politique, aucun responsable d’association, aucun acteur de terrain n’a osé soutenir que les minima sociaux étaient de nature à permettre aux pauvres de quitter leur condition. On ne sort pas de la misère avec 550,93 euros par mois (le montant du RSA pour une personne seule). On survit. On évite de sombrer. Tous les acteurs sociaux répètent la même chose: ces minima sociaux sont indispensables mais certainement pas suffisants. Mais le président va plus loin: il faudrait dorénavant «responsabiliser les pauvres». Derrière ce terme, chéri par la droite la plus libérale, Macron prend le risque de légitimer ce poison du fameux «assistanat» des plus démunis. Honte à lui. Les 9 millions de pauvres savent à quoi s'attendre...

Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste à L'Humanité 

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