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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 07:30
ESPAGNE Une lumière s'allume. Espoir d'autres lumières ? - par Yvon Huet

ESPAGNE
Une lumière s'allume. Espoir d'autres lumières ?

On ne peut qu'apprécier la déclaration de Pedro Sanchez. Il y a bien DES PEUPLES en Espagne et un fédéralisme respectueux de ces peuples est une solution intelligente. Reste la République. Contrairement au PCE qui se bat pour une 3e République des peuples d'Espagne comme nous nous battons pour une 6e en France, il n'ira pas jusque là mais ça peut être une étape.

La Catalogne sort enfin de l'emprise de l'article 155 qui la privait de son autonomie de gestion, au moins des affaires courantes. Rien n'est réglé sur le fond mais on respire. Le PP a fait peser sur tout le pays une ambiance mortifère dont les Espagnols sortent comme par un "miracle" permis par des institutions certes bien imparfaites mais un peu moins catastrophiques que les institutions françaises. En effet "chez nous", les plats sont redistribués tous les cinq ans quel que soit le jeu de massacre ou non exercé par le "roi" élu par les Français. Cela dit, une vérité est bonne à constater, en Espagne comme en France. Seul le mouvement social, dans sa diversité, permet de faire avancer de réels progrès tant dans la vie démocratique que dans la condition du monde du travail. Il ne faut donc pas trop s'exciter actuellement, si ce n'est que les syndicats espagnols sont désormais en meilleure situation pour faire valoir leurs revendications et on ne s'en plaindra pas.

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 07:20
Edouard Louis : « La politique de ces trente dernières années a été une politique de persécution des pauvres.» Photo : Joël Saget/AFP

Edouard Louis : « La politique de ces trente dernières années a été une politique de persécution des pauvres.» Photo : Joël Saget/AFP

Edouard Louis : « La politique est une question de vie ou de mort »
ENTRETIEN REALISÉ PAR MAUD VERGNOL
LUNDI, 28 MAI, 2018
HUMANITÉ DIMANCHE
Edouard Louis : « La politique de ces trente dernières années a été une politique de persécution des pauvres.» Photo : Joël Saget/AFP

Le jeune sociologue et auteur d’En finir avec Eddy Bellegueule  consacre un texte à son père, sur la violence physique qu’infligent les politiques néolibérales aux classes populaires. Un cri de colère et d’amour.

Un entretien accordé à L'HUMANITÉ DIMANCHE, le magazine des alternatives, Nouvelle formule https://bit.ly/2J5rP5c

Edouard Louis est une exception française. D’abord parce qu’il est un « transfuge de classe », devenu son propre objet sociologique. S’extirper de son milieu fut pour lui une question de survie. Cette enfance confrontée à la violence, insulté et battu parce qu'« efféminé », il l’a raconté en 2014 avec En finir avec Eddy Bellegueule, récit d’apprentissage fulgurant d’un picard né dans une famille du «lumpenprolétariat », qui atterrira sur les bancs de l'Ecole normale supérieure de la rue d’ULM, à Paris. Le succès du jeune écrivain fut tout aussi flamboyant, désormais traduit dans une trentaine de langues et plusieurs fois adapté au théâtre. Dans quelques semaines, son deuxième roman, Histoire de la violence (2016), sera joué à la Schaubühne de Berlin, mis en scène par Thomas Ostermeier. Qui a tué mon père, publié au Seuil, est un nouveau coup de poing, sec et enragé, qui tape où ça fait mal : dans ces corps abimés par « leur place au monde », que personne ne veut voir. Entretien.

Le titre de votre livre, « Qui a tué mon père », dénué point d’interrogation, sonne comme un réquisitoire. Comment est né ce texte ?  

Edouard Louis : Mon livre part d’un retour. J’ai revu mon père après des années de séparation, pas à cause d’un conflit en particulier mais parce que nos vies avaient pris des chemins différents.  Quand j’ai ouvert la porte de chez lui, il y a quelques mois, j’ai vu son corps dans un état révoltant.  Il  a cinquante ans et son corps est  détruit, il a du mal à marcher, à respirer. Il n’a pas de maladie au nom impressionnant, l’état de son corps est simplement du à sa place au monde, celle qui lui a été imposée toute sa vie. Quand je l’ai vu : j’ai pensé Sarkozy, Macon, Chirac, El Khomri, Valls… Immédiatement, j’ai vu le visage de ses meurtriers. Quand Xavier Bertrand, sous Chirac, a annoncé le déremboursement de certains médicaments, je me souviens précisément de l’angoisse que cela a suscité chez nous. Mon père était alité, parce qu’à 35 ans, un accident du travail dans son usine lui a broyé le dos. D’un seul coup, il ne pouvait plus se payer les médicaments dont il avait besoin. On lui en proposait d’autres, mais moins efficaces. De la même manière, je me rappelle le passage du RMI au RSA, la violence que ca avait representé. Quand il a commencé à aller un peu mieux, il a été basculé de la pension handicapé vers le RMI. IL a du retravailler, comme balayeur. Il était harcelé. On lui disait « soit vous ne retournez pas au travail et on vous enlève les allocations », donc vous mourrez. « Soit vous retournez au travail mais comme vous en êtes malade, vous mourrez ». La mort ou la mort, c’est ce qu’on lui proposait, exactement comme dans le film de Ken Loach « Moi Daniel Blake ».  Je l’ai vécu dans ma chair. Je  revois mes parents en parler devant la télé. Quand j’étais enfant, a cause de tout ça, le passage d’un gouvernement à un autre était un moment de terreur pour nous. Donc pour comprendre l’état du corps de mon père, l’enquête n’était pas nécessaire :  je connaissais le nom des meurtriers. Né d’une commande de Stanislas Nordey, avec ce récit, je voulais qu’on traverse la vie d’un homme en moins de deux heures, que l’oralité, la ponctuation, le rythme lui donnent une puissance politique dans sa brièveté.

La politique est donc une question de vie ou de mort ?

Edouard Louis : C’est une idée que j’ai déjà esquissé dans le volume que j’ai dirigé sur Pierre Bourdieu. J’ai grandi dans un milieu populaire, dans ce Marx appelle le « lumpen prolétariat », parce que mon père a perdu son travail à 35 ans suite à cet accident, et dans mon enfance, les ouvriers ou l’épicière du village étaient pour nous des privilégiés. Notre vision du monde était complètement biaisée. Nous avons survécu des aides sociales : 700 euros pour 7 personnes. Alors quand je suis arrivé à Paris, je me suis rendu compte que la capacité de la politique à détruire un corps ne fonctionnait pas sur la bourgeoisie, surtout celle que je croisais à l’université ou à l’ENS. Plus vous êtes dominants socialement, plus vous êtes protégés des effets de la politique. Sur les 5 euros d’APL par exemple, que Macron justifie avec tant de mépris, chez moi, cela voulait dire manger deux jours en moins : quatre paquets de pates chez liddl et deux pots sauces tomates. Très souvent ma mère nous disait le soir qu’on ne mangerait pas et elle nous servait un verre de lait. Pour nous, la politique ca voulait dire manger ou pas. Ca n’est pas le cas pour les classes dominantes.

Sarkozy, El Khomri, Valls…Pourquoi avez-vous choisi de citer le nom des coupables ?

Edouard Louis : J’ai hésité à les citer au début. Comment écrire leur nom dans un livre de littérature ? On se dit qu’ils ne le méritent pas. Et puis je me suis dit que s’il n’y avait rien de naturel à l’écrire, c’est que je devais le faire, inventer une forme littéraire qui permette de dire ces noms, dire la vérité, que la littérature qui m’intéresse est celle qui inclut dans le champ littéraire ce qui avant en étaient exclu. Comme un homme appelé Raskolnikov a tué une vieille dame dans Crime et Châtiment, des Xavier Bertand, Manuel Valls ou Miriam El Khomri ont assassiné un homme dansQui a tué mon père. Car plutôt que d’ « exclusion », je préfère parler de « persécution » des classes populaires. C’est quand vous êtes dominant que vous pouvez vous exclure de la politique, car elle n’a pas presque plus d’effets sur vous, sauf dans des contextes très particuliers. La politique de ces trente dernières années a été une politique de persécution des pauvres. Et Macron amplifie ce mouvement avec un mépris de classe inégalé. Il détruit des corps, des vies, des rêves, des possibilités de fuir, pour donner toujours plus aux plus riches. Comme le dit Didier Eribon, c’est un Robin des bois à l’envers. Moi je dis : c’est un criminel. En ce sens, mon livre est aussi une polémique avec la littérature : pourquoi fait-elle comme si l’histoire de nos vies se déroulait en dehors de la politique, des reformes, des décisions des gouvernements ?

Parallèlement à vos activités littéraires et théâtrales, vous avez commencé une thèse sur « les trajectoires des transfuges de classe ». Vous êtes en quelque sorte votre propre objet sociologique. Alors comment analysez-vous aujourd’hui ce que vous appelez votre « fuite » ?

Edouard Louis : Si j’ai fui, c’est par accident. Cet accident m’a sauvé. Parce que j’étais un enfant gay dans un milieu ou les valeurs masculines écrasaient tout et que mon corps était incompatible avec mon enfance, que j’ai du partir malgré moi. Pendant toute mon enfance j’ai voulu ressembler à mon milieu mais on m’insultait de « sale pédé ». A force, je n’ai pas eu d’autres choix que d’être différent. Mon corps ne pouvait pas répondre aux injonctions à la masculinité. De cette fuite, j’ai construit une conviction que les luttes antiracistes, féministes, ou contre l’homophobie ne doivent pas être opposées à la lutte contre la violence de classes.

C’est précisément sur votre description du racisme et de l’homophobie que votre premier roman « En finir avec Eddy Bellegueule » a été attaqué, jugé « caricatural ». Comment avez-vous vécu la violence de certaines critiques, des journalistes allant jusqu’à filmer votre famille ?

Edouard Louis : C’était une manière de faire taire une réalité que je voulais donner a voir. Pour des gens qui veulent rayer de la carte les classes populaires, les faire disparaitre, au sens littéral, mon livre était insupportable. Parler de la violence sociale en littérature, c’était se battre contre des dominants qui pensent que les pauvres méritent leurs destins,  contre des discours réducteurs sur les classes populaires, pleines de clichés sur la solidarité etc…La réalité est plus complexe. Dans mon village plus de 50 pour cent des gens votaient pour le FN. Ma mère n’avait pas le droit de travailler, de se maquiller, on la traitait de « grosse », mon père l’humiliait aux fêtes du village, elle rentrait en pleurant…Pourquoi je ne devrais pas parler de cela ? Mon père était tellement victime de violence qu’il finissait par la prolonger sur d’autres. Je me souviens que quand il avait trop bu et qu’il était violent, il se mettait à pleurer et se demandait pourquoi il était si violent. Je crois beaucoup en cette idée de la violence des dominants qui se prolonge dans le corps des dominés. Et c’est ça au fond, que certaines personnes ne veulent pas entendre. Heureusement, les mouvements féministes, LGBT, antiraciste, ont fait évoluer le discours sur les classes sociales.  La violence des attaques s’explique aussi par la littérature elle –même, où les classes populaires sont le plus souvent invisibles, surtout ces dernières années. Dans mon enfance, on ne lisait pas de livres. On savait qu’ils ne s’intéressaient pas à nous. Pour mes parents, il n’y avait rien de plus agressif qu’un livre, symbole de la vie qu’on n’aurait jamais, qui leur rappelait leur place au monde. Alors on les excluait en retour, comme une vengeance.

La honte est omniprésente dans vos romans. Est-ce un sentiment que vous avez voulu provoquer chez vos lecteurs ?

Edouard Louis : Oui, je l’avoue, j’avais envie que les lecteurs, qui sont sans doute plus privilégiés que ceux dont je parle dans mes livres s’interrogent : « Qu’est ce que je fais contre ca ? Comment je peux exister au monde quand il sa passe tout ça ? Comment je peux ne rien faire ?... » Personnellement, contrairement à Annie Ernaux qui parle beaucoup du sentiment d’illégitimité qu’elle a connu en arrivant à Paris, j’ai très vite cessé d’avoir honte. J’ai rapidement pris conscience que c’étaient les dominants qui étaient illégitimes. Ecrire m’a permis d’affronter cette honte. Et si les dirigeants politiques que je cite ont honte à la lecture de mon livre, tant mieux… Mais je ne cherche pas le dialogue avec eux. On m’a proposé dans les journaux un« face à face » avec un responsable politique. J’ai refusé. J’allais leur parler de vie ou de mort, de mon pere qui souffre, et eux ils m’auraient parlé de chiffres, de gestion. Il ne faut pas chercher le dialogue avec ces gens là mais la confrontation.  J’écris mes livres pour les affronter. Cela peut paraitre violent c’est l’histoire très classique de la perception de la violence : dénoncer la violence apparait toujours plus violent que la violence elle-même. Comme lors du mouvement « metoo », où des réactionnaires on accusé les femmes d’être agressives, parlant de « délation ». Comme si le problème n’était pas d’agresser les femmes, mais de dénoncer ceux qui le font. Le problème, c’est de dénoncer la violence ou d’être violent ? Se battre, c’est toujours s’affronter à cette perception différentielle de la violence.

A la fin de votre roman, vous relatez un dialogue avec votre père, qui vous lance « tu as raison, il faudrait une bonne révolution ! ». Comment expliquez-vous cette évolution chez votre père ? Est-ce au contact de votre propre parcours ?

Edouard Louis : il s’est complètement transformé. Lui qui a voté FN toute sa vie, désormais il critique le racisme. Lui que j’ai entendu dire « il faut tuer les pédés », il me demande de lui parler de l’homme que j’aime. Sans doute mes livres, les débats qu’ils ont suscités, ont aidé mon père à trouver d’autres manières de se penser, de parler de lui-même. Voter FN était une manière de dire « je souffre » car il avait l’impression que c’étaient « les seuls qui parlent de nous », j’ai entendu ca toute mon enfance. Ce qui est faux, bien sûr, mais les discours de la gauche n’arrivaient pas à l’atteindre, parce qu’elle ne parlait pas de la réalité qu’il éprouvait. Aujourd’hui, mon père cible ses vrais ennemis : les dominants qui le combattent. L’élection présidentielle a aidé là-dessus. J’ai vu des gens de mon village qui ont voté France insoumise alors qu’ils votaient pour le FN depuis toujours. Il y a une reconquête de la gauche très importante en ce moment.

« Révolution », c’est le dernier mot de votre livre. C’est un appel ?

Edouard Louis : Oui… On atteint un tel  niveau de violence politique en France, on étouffe tellement que nous n’avons plus le choix. Oui, je suis dans un état révolutionnaire. Et si j’ai écrit Qui a tué mon pere, c’est parce j’appelle à mettre toutes les forces de l’art, de la littérature, de la politique, du journalisme à lutter ensemble pour arrêter Macron, et toute la violence qu’il porte avec lui, dans ses décisions et son discours.

Chef de la rubrique Politique
Le jeune sociologue et écrivain Edouard Louis: La politique est une question de vie ou de mort (entretien réalisé avec Maud Vergnol, L'Humanité Dimanche - 28.05.2018)
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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 07:15
Pierre Darhéville

Pierre Darhéville

Mon allocution ce soir aux Docks des Sud au meeting pour soutenir la liberté, la paix et la démocratie avec le HDP. #StopErdogan

Chers amis,

Je suis heureux de me retrouver parmi vous ce soir pour cet événement fort qui nous unit autour du peuple arménien et du peuple kurde, ici à Marseille. Ici, nous vivons ensemble dans la reconnaissance de chacun. Marseille est une terre d’accueil, mais aussi une terre d’exils. Où parmi nos familles beaucoup sont venus tenter de guérir de leurs blessures. Parce que certains historiens ont écrit que le XXème siècle avait été le siècle des génocides. Et on a le sentiment que le XXème siècle, parfois, n’est pas vraiment terminé. Dans notre monde, il y a encore des peuples opprimés, il y a des peuples auxquels on dénie le droit d’exister, il y a des armées qui tirent sur des civils, des femmes et des hommes emprisonnés en raison de leurs opinions.
C’est un symbole puissant que des femmes et des hommes qui ont un partie de leur coeur en Arménie, au Kurdistan, se retrouvent ensemble pour parler de l’histoire, pour parler du présent, pour parler de l’avenir.

Qui peut ignorer la situation au Proche-Orient, qui peut ignorer la situation en Turquie ? Qui peut ignorer le courage de femmes et d’hommes qui lèvent la tête, qui se dressent contre les monstruosités de notre temps au péril de leur vie, sans jamais tomber dans les pièges du nationalisme, ne laissant aucune prise aux intégrismes, portant toujours leurs regards vers la justice, la dignité, le progrès social. Qui ne s’enferment pas dans des identités verrouillés mais font vivre une culture en mouvement, se nourrissant d’échanges, de dialogues, de rencontres.
Il faut avoir le coeur bien relié à la tête pour se tenir avec cette force devant l’histoire.
Il faut avoir une conscience solide, lorsque la moindre contestation peut finir par être qualifiée de terrorisme et que l’Union européenne ou l’OTAN le reprennent en choeur.

Alors que fait un député français sur cette tribune ?
Ces dernières années, chaque événement a été un prétexte pour le gouvernement de monsieur Erdogan afin de renforcer sa domination, de faire taire les voix discordantes, de s’en prendre à la démocratie. Des hôpitaux, des villages sont bombardés.
Dix députés sont emprisonnés, plus de 80 maires, des milliers de militants et de responsables du HDP. Combien d’élus ont été destitués ? Combien de fonctionnaires licenciés ? Tous les opposants sont menacés. J’ai une pensée pour Leyla ZANA, dont l’immunité a été levée pour lancer des poursuites judiciaires, pour Figen YUKSEKDAG et Selahattin DEMIRTAS, qui mène campagne depuis sa prison. Je veux saluer son courage, la force de son engagement qui n’a pas été brisé par l’oppression.
C’est pour cela, parce que je suis solidaires des progressistes du monde entier, parce que je suis citoyen du monde, que j’ai parrainé Bardan OZTURK, député de la ville d’Agri, Karakilise en arménien. Bardan, dont la famille est depuis si longtemps engagée dans le combat politique pour la reconnaissance du peuple kurde, il est co-président du DTK, le Congrès pour une Société Démocratique. Bardan est en campagne, et c’est pour cela qu’il n’est pas avec nous ce soir. Et c’est parce que le communiste que je suis partage profondément les valeurs portées par le HDP : la paix, la démocratie, la liberté d’opinion et d’expression, la reconnaissance des peuples et des cultures, le progrès social.
Si je suis là aussi, c’est pour empêcher que s’installe le silence, parce que le silence est complice. C’est pour dire que la France doit affirmer qu’elle n’accepte pas que les droits fondamentaux soient bafoués, qu’elle n’est pas dupe, qu’elle ne cède pas devant les intimidations, qu’elle demande des enquêtes internationales afin que les crimes et leurs auteurs soient jugés. Pas pour donner la leçon, mais, à sa place, pour participer à défendre l’humanité. Aujourd’hui, sa parole est trop insignifiante.
Il y a quelques jours, l’ambassadeur de Turquie est venu à l’Assemblée nationale et il a été interrogé par mon collègue Jean-Paul Lecoq, député communiste du Havre. Vous pouvez retrouver la vidéo sur Internet. On y voit l’ambassadeur évoquer le « ce qu’on appelle le soi-disant génocide des arméniens » et tout assumer. « Il y a mille deux mille personnes qui agitent les rues en France et en Europe et vous me présentez ça comme représentatif de toute une population kurde ? » a-t-il expliqué. Ou encore : « Reconnaissant qu’il « y a un minimum », « Chaque pays a des normes démocratiques un peu à sa manière ».

Alors, assez de déni, assez de mépris, assez d’oppression. C’est avec le peuple turc, que se gagnera la paix, que se gagnera la démocratie, que se gagnera le progrès social. L’adversaire, c’est le nationalisme guerrier, c’est l’impérialisme, qui s’exerce aussi à Chypre, d’ailleurs.
Et c’est pour bien marquer cela que je veux pour conclure citer un grand poète turc qui m’est cher, Nazim Hikmet, qui fut emprisonné en disant « malgré tous ces murs qui pèsent sur ma poitrine, / mon coeur bat avec l’étoile la plus lointaine ». Et qui écrivait : « rien n'est plus beau, que rien n'est plus vrai que la vie/ Tu la prendras au sérieux / Mais au sérieux à tel point / Qu'à soixante-dix ans, par exemple, tu planteras des oliviers». Aujourd’hui, ensemble, nous plantons des arbres pour qu’ils fassent des rameaux d’olivier !

Soutien aux minorités d'Anatolie écrasées par le nationalisme turc et le régime fasciste d'Erdogan: Intervention du député communiste des Bouches-du-Rhône Pierre Darhéville avec le HDP à Marseille
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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 07:10
Morlaix: le bureau de Poste de la Boissière fermera en 2018 (Ouest-France, 2 juin 2018)

C’était dans les tuyaux depuis quelque temps. La Poste confirme que le bureau de La Boissière, à Morlaix (Finistère), fermera à la fin de l’année 2018. Les services postaux devraient être transférés à un commerçant. Mais il ne sera plus possible d’effectuer des opérations bancaires.

Le bruit courait depuis quelque temps. C’est désormais officiel. Le bureau de poste de La Boissière, à Morlaix (Finistère), doit fermer au dernier trimestre 2018. À la place, un point relais, dans un commerce de la galerie, offrira les services postaux aux clients. Mais c’en est fini de l’activité bancaire.

« Peu d’opérations bancaires »

« On a sollicité les commerçants, pour savoir s’ils seraient volontaires pour prendre en charge cette activité, dans le cadre d’un partenariat », confirme le chargé de communication de La poste, indiquant simplement que l’entreprise « a déjà eu quelques retours ».

Il justifie cette décision par un constat : « Dans ce bureau de poste, on compte peu d’opérations bancaires. L’essentiel concerne les achats de timbres et enveloppes, les retraits et envois de colis et courrier. Ces services, on peut les mutualiser avec un commerce. Qui proposerait en plus une amplitude horaire élargie. »

« La perte d’un service essentiel »

Ce n’est pas l’avis d’Ismaël Dupont, élu PCF-Front de gauche, qui avait déjà alerté sur le sujet en février 2017. « Énormément de Morlaisiens sont contents d’y trouver un personnel disponible pour faire des opérations liées aux courriers, aux colis, mais aussi aux services bancaires. Avec des facilités pour s’y rendre à pied ou pour se garer sur la zone commerciale du Leclerc. » Et de noter que « La Poste est la banque que privilégient nos concitoyens les plus modestes et les personnes âgées ».

 
 

Selon l’élu, c’est « la perte d’un nouveau service essentiel pour le quartier », alors qu’a été annoncée récemment la fermeture de deux classes, à Corentin-Caër et à Jean-Jaurès. Il conclut : « Nous allons nous battre avec la population pour tenter de le sauver. »

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 07:00
Macron lance le chantier du big-bang des retraites
Protection sociale
SÉBASTIEN CRÉPEL
VENDREDI, 1 JUIN, 2018
L'HUMANITÉ
L’exécutif a donné le coup d’envoi, jeudi, à la réforme qui doit être présentée à la mi-2019, et selon laquelle « chaque euro cotisé doit donner les mêmes droits » à pension pour tous. Derrière se profile un régime par points qui prépare l’éclatement du système solidaire. Décryptage.

Emmanuel Macron en avait fait un de ses slogans de campagne pour l’élection présidentielle : « Un euro cotisé (doit) donne (r) les mêmes droits » à la retraite pour chacun. La formule, séduisante car elle renvoie à une apparence d’égalité parfaite, a été explicitée par Jean-Paul Delevoye à l’occasion du lancement, hier, d’une « consultation citoyenne » sur la future réforme des retraites, qui doit être présentée à la mi-2019. Le haut-commissaire nommé pour préparer ce chantier confirme qu’il s’agit bien de passer à un « système par points ». « L’objectif est qu’à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique », a-t-il déclaré dans un entretien publié dans le Parisien-Aujourd’hui en France. L’égalité, à revenus et carrières comparables, donc. Mais comme, dans la vie, les carrières et les salaires ne sont pas les mêmes pour tous – et encore moins pour toutes –, les capacités contributives de chacun, dans ce nouveau système « à la carte », seront très différentes d’un individu à l’autre. « Dire que pour un euro, on aura la même valeur de retraite, c’est passer outre le fait que certain-es gagnent beaucoup d’euros et d’autres beaucoup moins », a fait ainsi valoir le syndicat Solidaires. Quant à la CGT, elle a réagi hier en estimant que « les problématiques et les questions posées (dans la consultation – NDLR) sont orientées et les réponses attendues téléphonées », et en dénonçant une volonté de « casser notre système de retraite par répartition et solidaire » et de « poursuivre la baisse des pensions ».

1 Un principe faussement juste et inégalitaire

De fait, dans le système à points, quand certains gagneront à peine de quoi cotiser à un taux minimal, d’autres pourront y consacrer une large part de leurs revenus. En clair, plus on est aisé, plus on pourra partir plus tôt à la retraite et avec une meilleure pension. Ce nouveau système va donc en réalité reproduire, voire amplifier, les inégalités au détriment des salaires les plus faibles et des parcours professionnels les plus chaotiques. Les femmes, les ouvriers, les chômeurs, les malades en seront les premières victimes. « L’argument d’un euro cotisé donne les mêmes droits et va à l’envers du principe qui veut que la retraite compense un peu les inégalités de salaires et de carrière, relève Henri Sterdyniak, membre des Économistes atterrés. Dans le système actuel, quand vous ne cotisez pas parce que vous êtes malade ou au chômage, vous avez quand mêmes des droits. » Prévenant les critiques, Jean-Paul Delevoye le promet : « Cette réforme maintiendra et consolidera les solidarités qui seront les piliers du nouveau système. » La majoration pour enfants, la prise en compte des périodes d’invalidité et de chômage, les minima contributifs et la pension de réversion (pension du conjoint décédé versée au conjoint survivant) seront donc conservés dans le nouveau système, mais ces correctifs pourraient être financés par l’impôt, c’est-à-dire par la « solidarité nationale » et non par les cotisations. À l’instar de « la majoration pour enfants (qui) est une politique de caractère familial », prévient Jean-Paul Delevoye : logique, d’une certaine manière, puisque ces politiques de solidarité contredisent le principe posé des « mêmes droits pour chaque euro cotisé ». Ce qui réintroduit un peu de justice dans des carrières fondamentalement inégalitaires pourrait ainsi ne plus relever de la responsabilité sociale des entreprises, à l’exemple de certains avantages sociaux « déjà payés par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), donc en partie par la CSG qui le finance, souligne Henri Sterdyniak, et par l’excédent de la branche famille », dont les ressources sont à 40 % fiscalisées (CSG et autres impôts et taxes) en 2018.

2la retraite à 62 ans réservée aux plus aisés ?

Jean-Paul Delevoye abat franchement ses cartes sur un aspect : « Dans un système à points, la notion de durée (de cotisation pour partir à la retraite – NDLR) disparaît. C’est votre nombre de points qui vous permet un arbitrage personnel. » Adieu, les 43 annuités exigées pour des générations nées à partir de 1973. Désormais, chacun fera « un arbitrage personnel » en fonction du nombre de points collectés. Dans les faits, ce choix sera là encore réservé aux plus aisés, qui auront les moyens de cotiser vite et beaucoup. Les autres devront arbitrer entre une pension réduite ou la poursuite du travail… à condition d’être épargnés par le chômage. Conséquence, fixer un âge de la retraite n’aura plus de sens. « L’âge actuel de 62 ans devrait être conservé », prétend pourtant Jean-Paul Delevoye. Mais il s’agit surtout d’un « seuil en dessous duquel (les gens) ne peuvent pas partir pour éviter que cela pèse » dans les comptes, précise le haut-commissaire. « C’est injuste pour les travailleurs manuels aux carrières longues et pénibles qui ne peuvent pas se maintenir au travail jusqu’à 60-62 ans », estime Henri Sterdyniak. Pour tous les autres, cet âge légal « ne garantit aucunement qu’on parte à 62 ans », souligne encore l’économiste.

3 Un niveau de pension qui ne sera plus garanti

« Dans le système par points, le niveau des retraites n’est pas garanti par un taux de remplacement (le taux de la pension calculé par rapport au salaire de référence) comme dans le système actuel », poursuit Henri Sterdyniak. C’est même tout l’inverse : alors que le système actuel est dit à « prestations définies », c’est-à-dire qu’« il garantit un niveau de pension au moment du départ à la retraite », explique la CGT, le système par points renverse la logique, puisqu’il s’agit d’« un régime à cotisations définies (qui) garantit un plafond de cotisation ». Dès lors, ce ne sont plus les actifs qui supportent les aléas financiers du système grâce au réglage de paramètres comme l’âge de départ, la durée de cotisation, le salaire de référence ou encore le taux de cotisation, mais les retraités eux-mêmes, pour lesquels « le niveau des prestations (...) est imprévisible à long terme », poursuit le syndicat. En d’autres termes, le niveau de pension peut baisser en cours de retraite en cas de choc économique ou démographique. « Dans les systèmes envisagés, on saura ce qu’on paiera chaque année, mais on ne saura qu’à la fin ce qu’on aura comme retraite », résume l’union syndicale Solidaires.

4 Un système à deux vitesses avec les fonds de pension

Le système à la suédoise qui fait la part belle à la capitalisation, « ce n’est pas du tout notre philosophie », jure le haut-commissaire, qui se prononce pour le « maintien d’un système de répartition par cotisation couvrant un maximum d’actifs ». En apparence, l’essentiel est sauf, et les fonds de pension ne sont pas pour demain. En apparence seulement… Car « la question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond », concède Jean-Paul Delevoye. Ceux qui gagnent 120 000 ou 160 000 euros annuels ou davantage pourraient être éligibles à une « épargne individuelle, éventuellement en capitalisation ». Même si cela ne concerne que « 200 000 à 300 000 personnes », le problème serait alors que ces très hauts revenus ne voient plus l’intérêt de cotiser au « système universel » à partir du moment où ils tireraient l’essentiel de leur retraite des fonds de pension. « La grande idée, c’est d’attirer les traders de Londres en fixant un plafond au-delà duquel ils seront exonérés de cotisation. Le risque est alors que ne s’instaure un système à deux vitesses, avec l’abaissement progressif de ce plafond, qui permette à de plus en plus de gens de sortir du régime universel », commente Henri Sterdyniak.

Le medef en renfort de macron, veut « aller vite »

« Il est urgent d’aboutir avant 2019 », expliquait, fin mars, Claude Tendil, vice-président du Medef. En somme, détaillait le Monsieur social de l’organisation patronale, il suffit d’ « inciter les assurés à partir plus tard que l’âge légal » en instaurant « une nouvelle décote suffisamment forte ». De son côté, Jean-Charles Simon, candidat à la succession de Pierre Gattaz, estime qu’il faut carrément supprimer les cotisations Agirc/Arrco au-delà de 3 310 euros de salaire brut mensuel. En clair, exonérer les plus riches de la solidarité et alléger, encore, les entreprises de cotisations. Une « économie » qu’il chiffre à 25 milliards d’euros. Quant aux favoris, Alexandre Saubot et Geoffroy Roux de Bézieux, s’ils entendent conserver le système des complémentaires, ils se laisseraient bien tenter par un financement par fonds de pension.

Macron lance le chantier du big-bang des retraites (Sébastien Crépel, l'Humanité, 1er juin 2018)
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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 13:59
Jean-Paul Sénéchal, un historien analyse ce que fut le Front Populaire dans le Finistère
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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 13:14
Bureau de Poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc (photo Le Télégramme)

Bureau de Poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc (photo Le Télégramme)

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

Nous venons d'apprendre que la direction de la Poste avait décidé de mettre à exécution son projet de liquidation du bureau de poste de la Boissière pour novembre prochain.

Le 13 février 2017, alors que nous avions annoncé les premiers publiquement la volonté de fermeture du bureau de Poste de la Boissière, nous alertions sur la nécessité de se battre contre la destruction de ce service public de proximité essentiel pour la vie quotidienne des habitants du Plateau à Morlaix, et nous présentions en Conseil Communautaire un vœu qui était adopté à l'unanimité des conseillers communautaires :

Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Ce vœu disait : «  la société anonyme La Poste dont l'actionnaire principal est l’État mais qui est gérée comme une entreprise privée avec des objectifs de rentabilité qui marginalisent les missions de services publics traditionnelles, a décidé de supprimer le bureau de Poste de La Boissière qui emploie deux agents fonctionnaires de La Poste en externalisant l'activité si possible auprès d'un commerçant, le bureau de poste se transformant en relais commerçant.

Celui-ci évidemment ne pourrait dispenser les mêmes services bancaires, n'ayant pas accès aux comptes des clients, ne pouvant faire des retraits excédant 150 euros, ne pouvant garantir la même confidentialité et les mêmes activités de conseil (….).

Le plan de réorganisation prévoit aussi la suppression des bureaux de poste de Taulé, de Plourin-les-Morlaix, de Plouigneau, avec un transfert possible, dans le cadre d'une négociation et si les communes concernées l'acceptent, des charges vers les communes pour créer des Agences Postales Communales, ou alors une création de relais commerçants. A chaque fois, la Poste externalise et se décharge des activités de service public les moins rentables. (…)

La Poste a reçu pourtant ces dernières années 300 millions d'euros dans le cadre du CICE, tout cela pour détruire année après année des emplois (entre 3500 et 5000 emplois supprimés par an, avec des tournées de plus en plus impossibles pour les facteurs) et privilégier la rentabilité financière »

 

Si nous avons obtenu grâce à ce signal de résistance envoyé par les élus un sursis d'un an et demi pour le bureau de poste de la Boissière, toutes les victoires pour le service public ne sont que provisoires avec les logiques néo-libérales à l’œuvre au plus haut niveau de l’État. La direction de la Poste n'avait pas dit son dernier mot et entendait bien se donner les moyens de supprimer des postes à moyen terme sur Morlaix en fermant ce bureau de poste, toujours au nom de la rentabilité financière pour l'actionnaire.

 

Pourtant, le bureau de poste de la Boissière ne désemplit pas, malgré des horaires d'ouverture qui ont été volontairement réduites il y a quelques mois pour faire des économies de personnel et diminuer la fréquentation afin, à terme, de justifier une fermeture.

Il y a énormément de Morlaisiens, principalement des quartiers de la Boissière, de la Madeleine, de la Vierge Noire, de Coatserho qui sont contents d'y trouver un personnel très disponible, amical et serviable, dans une ambiance humaine, pour faire des opérations liés aux courriers, aux colis, mais aussi aux services bancaires de la Banque Postale. Avec des facilités pour s'y rendre à pied ou pour se garer sur la zone commerciale du Leclerc. La Poste est la banque que privilégient nos concitoyens les plus modestes et les personnes âgés. La présence d'un bureau de Poste de proximité dans un quartier très peuplé est importante.

Nous ne pouvons qu'exprimer notre colère face à cette volonté de supprimer le bureau de poste de la Boissière au mois de novembre, colère face à la politique de réduction de l'offre de service au public et de service public de la Poste, sous l'impulsion de la politique libérale des gouvernements successifs, de droite, PS, et macronistes, colère face à l'accord que la maire de Morlaix, Mme Le Brun, a donné pour la transformation du bureau de poste en relais commerçant.

A Taulé et à Plourin-les-Morlaix, les maires ont refusé de s'accommoder de la fermeture des bureaux de poste.

Après avoir perdu deux classes en écoles publiques à Corentin Caër et à Jean Jaurès, le quartier perdrait à nouveau un service essentiel.

Jusqu'à quand la régression ?

Pour notre part, nous ne sommes pas décidés à faire le deuil de notre bureau de poste et allons nous battre avec la population pour tenter de le sauver.

Ismaël Dupont, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Morlaix


 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:34
La fermeture du bureau de poste de la galerie marchande de la Boissière se ferait au dernier trimestre 2018.

La fermeture du bureau de poste de la galerie marchande de la Boissière se ferait au dernier trimestre 2018.

Le service postal évolue à la Boissière. D’ici la fin de l’année, la Poste devrait transférer ses opérations courrier-colis à un point de services chez un commerçant de la galerie marchande. L’appel à candidatures est lancé, confirmant les doutes qui pesaient sur la pérennité de ce bureau, pourtant très fréquenté.

 

Les commerçants du centre Leclerc de La Boissière ont été quelque peu étonnés de recevoir, en date du 22 mai, un courrier de La Poste leur proposant un partenariat. « La Poste recherche un commerçant pour prendre en charge l’activité postale sur le quartier de La Boissière. Vous souhaitez optimiser la rentabilité de votre commerce ? Fidéliser vos clients et en conquérir de nouveaux ? Et si vous faisiez confiance à la Poste ? » peut-on lire dans cet appel à candidature pour la gestion d’un point de services en relais.

 

Basculement d’ici la fin d’année

 

Éclaircissement auprès de l’attaché de presse du groupe. « Cette décision a été prise suite au constat que la typologie des opérations effectuées à La Boissière était centrée sur la réception et l’envoi de courriers et colis, l’achat de timbres et d’enveloppes, d’emballages. Des opérations qui peuvent tout à fait être réalisées au sein d’un commerce, lequel proposerait, qui plus est, des plages horaires plus amples aux clients ».

 

Si le porte-parole reste discret quant aux pistes de partenariat, il informe qu’une fois le commerçant sélectionné, à l’issue de l’appel à candidatures, le basculement des opérations postales s’effectuerait au dernier trimestre de l’année.

 

Fin d’un service de proximité dans un quartier populaire ?

 

Un certain nombre de commerçants expriment déjà leur inquiétude et leur étonnement face à cette décision. Service public de proximité, dans un quartier populaire, le bureau de La Boissière est, en effet, très fréquenté, notamment par des personnes âgées, qui apprécient de pouvoir s’y rendre à pied. Pour ces dernières, la présence d’un service bancaire était aussi précieuse, permettant d’éviter un déplacement jusqu’au bureau de la rue de Brest, en centre-ville, où il est si difficile de stationner.

Envoi-expédition de courrier et colis, ventes de timbres, d’enveloppes et d’emballages : le commerçant partenaire devra assumer tout ce qui ne relève pas des opérations financières, qui, selon la Poste « n’étaient pas les plus importantes à la Boissière ». De fait, cette évolution correspond à une politique du groupe à plus grande échelle, puisque le basculement de bureaux vers des points de services chez les commerçants est déjà une réalité, non seulement en milieu rural mais aussi dans plusieurs villes de Bretagne, notamment Rennes, Brest, Guingamp, Vannes, Saint-Brieuc et Saint-Malo.

 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:30
Indécence des riches: 4 millions d'euros d'indemnités de départ pour le PDG de Carrefour: combien de dizaines de milliers d'euros l'emploi supprimé?

Après avoir touché 10 millions d'euros en 2016, l'ancien PDG de Carrefour va partir avec prés de 4 millions d'€ d'indemnité de départ et une retraite annuelle de 500 000 € !!! et pendant ce temps là on vire des salariés, on sous paye les salariés et on détruit leurs conditions de travail !!!

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:05

Gérard Collomb

En deux mots résumés le vide de l'esprit, du cœur, de l'idée politique progressiste. 

Un cadre de la droite du Parti Socialiste qui a viré à droite toute sous Hollande et avec Macron. 

Un ministre de l'Intérieur qui ose tout ce que la droite extrême et l'extrême-droite rêvaient de dire et de faire: 

- Prétendre que c'est aux manifestants pacifiques d'organiser leurs services d'ordre pour empêcher les violences dans les manifestants, sans quoi le droit de manifestation pourrait être remis en cause: 
"Si on veut garder le droit de manifester (…) il faut que les participants puissent s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être d’un certain point de vue, complices de ce qui se passe.»

- Prétendre que les migrants et réfugiés vont en Europe comme au Supermarché comparant les étiquettes, les droits sociaux, les situations économiques avant de choisir notre pays dans une attitude purement consommatrice de calcul égoïste: cette propension au "benchmarking" des migrants et exilés que ce ministre de l'Intérieur a l'indécence et le profond cynisme d'affirmer.

Après Valls, Hortefeux, Sarkozy, Pasqua, on pensait être vacciné contre les saloperies des premiers flics de France, mais là, on touche le pompon. 

- Une politique d'expulsion accélérée des déboutés du droit d'asile

- Les restrictions aux demandes de régularisation, les refus généralisés d'asile pour des réfugiés qui fuient des pays en guerre ou en situation de dictature. 

- L'enfermement des enfants

- Une politique de mise à la rue des jeunes migrants.

- La répression du mouvement social. 

Collomb est de la race de ces hommes politiques qui sans assise politique forte au niveau des principes humains et idéologiques, privilégiant leur carrière et leur petit nombril à l'intérieur d'un milieu bourgeois de privilégiés, sont prêts à toutes les compromissions. 

Gérard Collomb, c'est la honte de la République! 

Ismaël Dupont  

   

 

 

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