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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 09:58
Après le remaniement, statut quo au gouvernement des riches - par André Chassaigne - L'Humanité, 19 octobre 2018

STATU QUO AU GOUVERNEMENT DES RICHES

 A peine plus d’un an après l’accession au pouvoir du président Macron, le quinquennat est englué dans un profond marasme, dans lequel nous ont plongés les valeurs néolibérales qui guident sa politique inégalitaire. Une réalité qui éclate au grand jour, comme la rupture entre une majorité de Français et un président-monarque profondément déphasé, désormais abandonné jusque par les siens. La manière dont ses propres ministres d’Etat en charge de l’Ecologie et de l’Intérieur ont quitté le navire gouvernemental en dit long sur l’esprit de fin de règne qui s’est d’ores-et-déjà installé en ce début de quinquennat. L’impuissance frappe déjà celui qui se rêvait en Jupiter.

 L’ordre du jour est désormais le suivant : sauver les apparences et être dans le déni. Mine de rien, droits dans leurs bottes, les deux têtes de l’exécutif font montre d’un dogmatisme qui dévoile les idéologues en chef qu’ils sont. Le néolibéralisme est leur religion et ils n’ont pas l’intention d’entreprendre une quelconque démarche de déradicalisation. La décision de ne pas nommer un nouveau gouvernement et de ne pas procéder à une déclaration de politique générale traduit cette volonté de continuité. Dictée par les riches et pour les riches, la feuille de route du « Gouvernement Philippe II-bis » est destinée à poursuivre une politique régressive sur le plan social, écologique et démocratique. 

 Ainsi, en recevant le trophée dit de « champion de la terre », le président Macron confirme son titre de « champion de la mystification » en matière de politique environnementale. Ce titre-là, c’est son propre ministre de la Transition écologique qui le lui a implicitement décerné lors de sa démission en signe de camouflet. Dans un aveu saisissant, la gorge serrée, Nicolas Hulot, avait reconnu qu’il se sentait « seul » au gouvernement pour lutter contre « la tragédie climatique ». Les forces de l’argent et des lobbies ont raison de toute action à la hauteur des enjeux du réchauffement climatique et de la sauvegarde de notre environnement. Elles bloquent tout plan d’action d’urgence globale pour répondre au défi de notre siècle.

 Si le président Macron a abandonné le front de la lutte contre le réchauffement climatique, il est un front où il est bien présent et actif : celui de la défense des plus fortunés. Il en a gagné un autre titre : celui de président des riches et des très riches, symbolisé par une série de choix fiscaux toujours aussi injustes : remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) limité aux seuls biens immobiliers ; création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux uniforme de 30% sur les revenus du capital… ! Selon une étude publiée en janvier 2018 par l’OFCE, les 5% de ménages les plus aisés devraient capter 42% des gains à venir des mesures socio-fiscales du gouvernement d’ici la fin 2019. Et c’est pour les 1% les plus aisés que l’amélioration s’avère même la plus importante ! La première année du quinquennat a donc consisté à concentrer le gain fiscal pour les plus riches des riches …

 A l’inverse, son gouvernement, le gouvernement des riches, n’a cessé de mener une politique anti-sociale d’une violence inouïe à l’encontre des salariés, des personnes privées d’emplois, des retraités, des jeunes… Une violence sociale et un mépris de classe qui transparaissent clairement des nombreuses images de face-à-face entre le président et nos concitoyens, les renvoyant au rang des privilégiés. Une politique dont l’ambition est de détruire notre modèle de protection sociale, comme l’atteste le premier bilan des « Ordonnances Travail », synonyme de facilitation des licenciements, d’affaiblissement des organisations syndicales et de dérégulation au service de la précarisation du monde du travail. Ou bien encore la hausse injuste de CSG pour les retraités, le gel de leurs pensions, les coups de rabots sur les APL et les allocations familiales. L’objectif est clair : faire une société de « débrouillards » tout en substituant à notre modèle social un système d’assistance pour les plus indigents.

 Enfin, la crise sociale entretenue par l’action gouvernementale se conjugue avec une profonde crise démocratique. La célébration du 60ème anniversaire de la Ve République n’a trompé personne. Les apologistes du régime soulignent la longévité/solidité de ses institutions, pour mieux ignorer la faible adhésion populaire à ce système. L’esprit de fin de règne qui souffle actuellement ne concerne pas seulement la majorité au pouvoir : c’est le régime lui-même qui est démonétisé, décrédibilisé aux yeux de nos concitoyens. Si la foi dans la Res publica demeure toujours prégnante, elle s’accompagne désormais d’un profond rejet de la pratique présidentialiste du pouvoir, qui consiste à la fois à concentrer le pouvoir à l’Elysée, à neutraliser le Parlement et à s’appuyer sur une technocratie acquise aux dogmes du néolibéralisme et soumise au marché. En cela, la présidence Macron marque l’avènement d’une « technocrature » foncièrement antidémocratique, animée par la volonté de satisfaire une extrême minorité de nantis, plutôt que par le sens de l’Etat, du peuple et de l’intérêt général. C’est pourquoi nous plaidons en faveur d’un véritable débat constituant qui soit de nature à fonder une authentique République démocratique.
 Elle portera un nom : la VIe République.

 

Tribune parue le 19 octobre 2018 dans L'Humanité

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 08:14
photo Ouest-France

photo Ouest-France

La 27e édition se tiendra le premier week-end de décembre, au Parc des exposition, du pays de Lorient, à Lanester. Tout juste une semaine après le congrès extraordinaire du Parti, avec de nombreux dirigeants.

La fête de l’Humanité Bretagne se prépare. La 27e édition se tiendra le premier week-end de décembre, au parc des expositions du pays de Lorient, à Lanester, tout juste une semaine après le congrès extraordinaire du Parti communiste français (PCF). Les multiples débats seront l’occasion pour les organisateurs d’échanger sur l’actualité du parti et ses ambitions, en présence de nombreux dirigeants du PCF, six mois avant les élections européennes.Les thèmes des conférences : les transports maritimes, le droit aux vacances, la jeunesse, la santé, les retraites…

Fête et musique aussi...

Côté fête, l’événement mise sur des valeurs sûres, avec Soldat Louis, de la chanson militante (Motivés, Vocal Bardak), un jeune espoir de la chanson française, Tim Dup, de la musique festive avec le reggae de Bass Culture.Du covoiturage et des déplacements en car sont organisés. En fonction des départements d’origine des numéros sont à contacter : Morbihan au 02 97 21 01 26, Finistère au 02 98 43 47 78, Côtes-d’Armor au 02 96 33 40 94 et Ille-et-Vilaine au 02 99 34 80 82.

Samedi 1er et dimanche 2 décembre, Fête de l’Humanité Bretagne, au Parc des expositions, à Lanester. Entrée : 17 € les deux jours ; 12 € le dimanche (et tarif solidaire). Sur place 20 € et 14 €. Gratuit moins de 15 ans. Contact : fete.humabzh@orange.fr ou 02 97 21 28 24.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 06:43
Repas conté avec Vassili Ollivro au Bar des Deux rivières le mardi 30 octobre - La Charrette aux Merveilles
Repas conté avec Vassili Ollivro au Bar des Deux rivières le mardi 30 octobre - La Charrette aux Merveilles
Les prochaines animations au bar des 2 rivières auront lieu fin octobre :
 
- Le 30 octobre à 19h30, repas conté organisé par le Théâtre de la Corniche dans le cadre du festival "La Charrette aux Merveilles"
avec Vassili Ollivro.  (Repas + spectacle : 16€) Pensez à réserver!
 
- le lendemain 31 octobre à 21h, une soirée musique traditionnelle du Québec : Le Rêve de Shevrikay
 
Vous trouverez ci-joint les informations sur ces deux soirées
 
Au plaisir de vous y retrouver
 

L'association du Bar des Deux Rivières. 

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 06:31
L'homme du jour: Patrice Bessac - le maire PCF de Montreuil réquisitionne des logements vides pour les migrants sans abris (L'Humanité, 22 octobre 2018)
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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 04:56
Après la communication de Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll dans le Ouest-France du 22 octobre: des faits, rien que des faits...

On peut lire dans le Ouest-France d'hier. 

" Jeudi 18 octobre, le PS, Génération. s et le PCF annonçaient leur intention de faire liste commune aux prochaines municipales à Morlaix (Finistère). Une annonce qui fait bondir la Coopérative citoyenne, intégrant des citoyens non encartés et les Verts. Ils pourraient constituer une seconde liste de gauche"  

Rappelons par souci de vérité que la Coopérative citoyenne est mise en sommeil depuis mars 2018, qu'elle ne réunissait plus guère de personnes ces derniers temps, qu'elle n'avait pas vraiment d'activité de terrain depuis les municipales, et surtout qu'elle n'a pas pu se réunir en tant que telle après l'annonce de notre construction de programme de gauche pour Morlaix avec le PCF, le PS, Génération.s, le PRG, et que Jean-Pierre Cloarec, Sarah Noll et Michel Le Saint n'ont aucunement consulté son comité directeur pour s'exprimer en son nom, et publier une lettre extrêmement violente signée par Michel Le Saint et Jean-Pierre Cloarec sur la page Facebook de la Coopérative Citoyenne où je suis qualifié de "politicard" avec Jean-Paul Vermot. Le comité directeur de la Coopérative Citoyenne dans lequel se trouvent Hervé Gouédard (PS) et Catherine Tréanton (Génération.s). Rappelons aussi que Jean-Paul Vermot (PS) est membre de la Coopérative Citoyenne, si on considère qu'elle existe toujours, et qu'il était même son candidat majoritairement élu en 2014... 

Vous avez dit manipulation? 

 

On peut lire aussi dans ce même article de Ouest-France:

"Ils rappellent que c’est à leur initiative que s’est tenue, en octobre 2017, « la première réunion rassemblant les différentes forces de gauche (à l’exception de France Insoumise) en vue de l’élaboration d’une démarche unitaire. Une réunion interne de l’opposition municipale a eu lieu le 21 mars sur ce même sujet. Depuis, des adhérents de France Insoumise ont rejoint le groupe. » "

 

C'est vrai que la première réunion en octobre 2017 qui rassemblait les forces de gauche pour discuter, très en amont, d'une union aux municipales a été proposée par Jean-Pierre Cloarec au nom de la coopérative citoyenne.

Les Insoumis avaient refusé d'y participer parce que le PS y était invité et avait envoyé une lettre très rude sur le mode du "jamais avec eux".

On a décidé d'essayer de voir si on pouvait aller au-delà de ce refus de principe et des personnes présentes qui avaient la double casquette FI-Coopérative citoyenne se sont chargées de voir si FI ne pouvait pas revoir sa position à certaines conditions.

Le 21 mars, les élus de la coopérative citoyenne (Jean-Paul Vermot, Hervé Gouédard, Elisabeth Binaisse, Claire Thomas, membres du PS, compris) suite à une réunion de la coopérative citoyenne, nous faisaient part de l'exigence de membres de France Insoumise pour intégrer une construction unitaire à gauche: un collectif citoyen, l'abandon des étiquettes partisanes, le fait que les organisations politiques ne se présentent pas en tant que telles.

A ce moment là, j'ai fait part du fait que le PCF ne serait certainement pas d'accord avec cette exigence d'effacement des partis politiques, et cela d'autant plus que l'on savait bien que le noyau dur des Insoumis ne voulait pas d'alliance à gauche (avec le PS du moins) et qu'on prétendait nous imposer le cadre de l'union sans garantie que celle-ci tienne jusqu'au bout. 

Dans l'article de Ouest-France , Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll omettent de dire qu'au mois de juin, c'est le PCF qui a pris l'initiative d'inviter l'ensemble des composantes de la gauche du pays de Morlaix pour envisager sur un contenu de projet et de programme les conditions d'un rassemblement de ces différentes composantes sur le pays de Morlaix. L'appel, avec les axes directeurs d'un projet de gauche que nous voulions mettre en avant, nous, au PCF, a été rendu public, ce qui a grandement déplu à France Insoumise et à certaines personnes membres ou proches d'EELV. Nous, nous n'avions pas le droit de manifester publiquement notre volonté de réaliser le rassemblement de la gauche à Morlaix et dans les communes de Morlaix-Communauté... Nous avions invité les différentes organisations de gauche à notre local à Morlaix et FI, qui nous a taclé dans un communiqué suite à notre appel au rassemblement, et Jean-Pierre Cloarec nous ont demandé que la rencontre à laquelle nous invitions se fasse dans un lieu plus neutre. Cela a été l'ancien lycée de Kernéguès, en l'occurrence. 

Là, la réunion qui s'est tenue le 27 juin a été assez tendue et peu constructive, Marianne Allain (FI-Coopérative citoyenne) me qualifiant même de "politicien professionnel" (je suis professeur documentaliste a plein temps et j'ai 80 euros d'indemnité de conseiller municipal que je reverse à mon parti, ma vie de "politicien professionnel", c'est 40 heures de bénévolat par semaine pour le service des idées d'égalité et de justice sociale auxquelles je crois), et le PCF et le PS étant particulièrement ciblés par des propos peu amènes ou plein de suspicions de certains représentants de FI.  

Le travail en commun réclame d'abord des conditions de respect réciproque et une volonté de construire ensemble.

On lit plus loin dans l'article de Ouest-France du 22 octobre suite à la communication de Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll:  

« Un cartel de partis »

Mais là où les discussions ont achoppé, selon ces élus, c’est sur « le refus du PS et du PC d’accepter deux principes de base : « 1 personne = 1 voix » et « élaboration du programme par et pour les citoyens »Ils préféraient un cartel de partis à une liste citoyenne ».

Une nouvelle réunion de concertation était prévue le 19 octobre. Mais la veille, « sans aucune information préalable des citoyens non encartés, des insoumis ou des écologistes, le PS, le PC et Génération. s ont décidé de sceller une alliance limitée à leurs partis ».

 

C'est une approximation. Le PCF n'a pas exclu le principe "1 personne = 1 voix" et la constitution d'un collectif citoyen travaillant sur le programme.  Nous avons même dit qu'a priori ce principe était juste. 

Nous ne l'avons exclu ni dans la réunion de juin, ni dans la réunion de septembre des différentes organisations et composantes de gauche. 

Nous avons seulement demandé que préalablement l'on travaille quelques semaines, quelques mois, sur les grandes lignes directrices de notre projet afin de vérifier ensemble que l'on pouvait partir ensemble, parce qu'on avait des objectifs compatibles (cela compte pour les adhérents de nos organisations) et surtout parce qu'on aurait fait la démonstration entre nous que l'on pouvait travailler dans une ambiance constructive, respectueuse et rassembleuse, malgré notre diversité. 

Cela nous a été refusé.

FI et les personnes proches d'EELV de la coopérative citoyenne voulaient imposer le collectif citoyen tout de suite et la reproduction de la coopérative citoyenne: avec règles de fonctionnement, cadre contraint, charte, statut, ... 

Il n'y a pas eu d'accord là-dessus en septembre, Génération.s, ce qu'omettent de dire Sarah Noll et Jean-Pierre Cloarec tel que leurs propos sont rapportés par Ouest-France, ayant refusé aussi, comme le PS et le PCF, de fixer le cadre avant de pouvoir discuter ensemble du contenu pour vérifier qu'on pouvait s'entendre. 

Ce que nous craignions était que l'on s'inscrive dans un collectif citoyen qui fonctionne dans l'entre soi et sur un mode conflictuel à peine sous-jacent , divisé par des tendances se tirant la bourre dans le cadre d'une compétition pour la tête de liste, avec à la clef une configuration d'alliance qui risquait d'éclater en vol. 

Nous ne pensions surtout pas qu'il était raisonnable et productif d'inviter les citoyens non encartés à rejoindre un collectif dont les composantes organisationnelles ne s'étaient mises d'accord sur rien au préalable, et où les relations étaient marquées par la suspicion et la tension.  Ceux qui seraient restés auraient été simplement des citoyens très politisés, proches de tels ou tels, qui voulaient peser sur le rapport de force. Toute autre chose qu'une construction populaire parlant aux habitants normaux de Morlaix. 

Surtout, nous pouvions déjà avoir un aperçu du mode de fonctionnement d'un tel collectif citoyen avec la manière dont EELV (Michel Le Saint surtout, mais ce parti n'a pas beaucoup d'autres adhérents sur le secteur...) et FI préparaient les réunions de la gauche avant pour s'entendre sur des positions communes, et l'objectif de tordre le bras à d'autres organisations en leur imposant leur volonté plutôt que de construire du compromis et de surmonter par des efforts de conciliation des différences d'approche de départ, qui sont somme toute tout à fait normales.

Quant à l'épilogue de l'article du Ouest-France avec la déclaration de Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll. 

Que dire?  

Deux listes à gauche ?

Ils déplorent aujourd’hui cette initiative « qui ne permettra pas de réunir l’ensemble des citoyens volontaires pour construire une alternative crédible à la gestion plus que critiquable de la municipalité Le Brun ». Et n’acceptent pas que « ceux qui ont choisi la division, au risque de faire perdre une nouvelle fois la gauche, se présentent comme les tenants de l’union ».

 

Déjà, nous n'avons pas choisi la division mais le rassemblement à gauche puisque le PCF, Génération.s, le PRG, le PS, cela n'aura échappé à aucun observateur un peu attentif de la vie politique, n'ont pas toujours été et ne sont toujours pas sur la même ligne au niveau national, même si nous avons des valeurs en commun, et localement, une capacité à travailler ensemble.  

Dans notre conférence de presse de mercredi dernier, nous n'avons fermé la porte à personne, ni à aucune composante politique. Disant même tout à fait clairement, et cela a été repris par le Télégramme, que nous voulions encore discuter avec EELV et FI d'une union. Que la porte était ouverte. Même si nous ne voulions pas le faire aux conditions qu'ils prétendaient imposer. 

Nous avons simplement acté que le PS, Génération.s, le PCF, le PRG s'engageaient à travailler ensemble sur un programme pour les municipales à Morlaix, dans le cadre d'ailleurs d'une volonté de construction commune plus large à l'échelle d'autres communes de Morlaix-Communauté, et qu'on s'était mis d'accord sur notre manière de concevoir notre projet de gauche et notre campagne.   

Notre objectif est bien de battre la droite et de mettre en oeuvre une politique qui relance la ville, l'emploi, l'habitat, le soutien à la vie associative, qui défende les services publics et s'oppose clairement au libéralisme de Macron et de sa majorité, tout en travaillant avec la gauche des autres collectivités pour co-construire un projet communautaire bien à gauche et écologique pour le territoire de Morlaix-Communauté.

Pour parvenir à un large rassemblement de la gauche dans sa diversité, nous estimons qu'il faut respecter toutes les organisations politiques qui veulent s'engager sans cadre contraint et dans un climat de confiance, et associer tous les citoyens qui souhaitent construire avec ces formations politiques un projet de gauche pour Morlaix et les communes autour de Morlaix.   

Notre alliance de gauche à Morlaix est regardée par un jour favorable par beaucoup d'habitants, de citoyens, d'acteurs de la vie morlaisienne. Elle s'inscrit dans une volonté de construire du durable, une confiance et un respect réciproque, une volonté de travailler ensemble. Elle est aussi mise en place par des gens qui situent la politique sur le champ du travail de terrain, du respect humain et au service de la population. 

La porte est grande ouverte à toutes les organisations de gauche et citoyens qui voudraient participer à l'élaboration d'un projet de gauche avec nous pour Morlaix et Morlaix-Communauté. Et nous allons d'ailleurs aller à la rencontre des habitants et acteurs de la ville pour échanger afin de construire ce projet. 

Sur Morlaix, notre alliance de gauche est soutenue par six élus de l'opposition de gauche sur huit.   

Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté

23 octobre 2018 

 

 


  

 

    

         

         

     

  

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 09:29
Morlaix - une union de gauche dans la clarté entre le PCF, Génération.s, le PS, le PRG

Au mois de juin, le PCF lançait un appel à l'union de la gauche pour les Municipales dans le pays de Morlaix, et invitait toutes les forces et sensibilités de gauche à se réunir pour en discuter le 27 juin. Cet appel était la première démarche publique en vue de favoriser le rassemblement aux Municipales même s'il y avait eu déjà deux réunions auparavant abordant ce sujet. 

Une première réunion à l'automne 2017 à l'initiative de la coopérative citoyenne où les Insoumis avaient refusé d'être présents et avaient écrit qu'ils n'envisageaient aucune alliance avec le PS. 

Une seconde réunion limitée aux élus de l'opposition municipale où les élus de la coopérative citoyenne nous avaient annoncé un changement de position de France Insoumise, qui avait annoncé qu'elle pouvait envisager finalement d'intégrer un rassemblement à condition de s'intégrer dans un collectif citoyen sans étiquette politique. 

A la fin du mois de juin, nous nous sommes réunis, presque toute la gauche morlaisienne (PCF, Coopérative, EELV, PS, Génération.s, France Insoumise, NPA) à Kernéguès, et la réunion n'a pas abouti à un accord sur les conditions de l'union même si toutes les parties prenantes reconnaissaient qu'elle était nécessaire. Nous avons fixé une seconde réunion multilatérale pour continuer à en discuter et tenter de dépasser les divergences. Elle a eu lieu fin septembre. 

Lors de cette réunion, où manifestement France Insoumise s'était mise d'accord par avance avec les éléments de la coopérative citoyenne (mise en sommeil depuis mars 2018) proches d'EELV, Michel Le Saint, Sarah Noll, Jean-Pierre Cloarec, il n'y a pas eu moyen de s'entendre à nouveau. 

Nous défendions l'idée que les partis et différentes sensibilités de la gauche devaient continuer à discuter et mettre au point les grandes lignes d'un programme avant d'engager une démarche publique et de faire un appel aux citoyens.

Tant qu'il n'y avait pas de consensus minimum et d'accord sur le fond du projet, ce n'était pas sérieux d'engager tout de suite un appel à la participation à nos réunions. 

Nous ne voulions pas de ce qui était posé comme une condition sine qua non et immédiate par les Insoumis, et des personnes proches d'EELV de la coopérative citoyenne: créer tout de suite une coopérative citoyenne bis, avec un cadre rigide, des statuts, un charte...

Et ceci avant tout accord et discussion minimale sur le projet.

Le PS, Génération.s, le PCF se sont vus plusieurs fois pendant l'été, à la suite de la demande de rencontres bilatérales qu'avait faite le PCF du pays de Morlaix en juin. Ni FI, ni EELV n'ont répondu ni donné suite à notre proposition de rencontre entre organisations politiques.  

Il se trouve qu'avec le PS et Génération.s, nous pouvons parler sereinement et fraternellement de tout, avec de vrais accords de fond sur la campagne que nous voulions mener, évitant l'entre soi et les discussions interminables et luttes d'influence d'un petit groupe politisé, allant à la rencontre de tous les habitants, des "vrais gens", à partir d'un premier travail de construction des grands axes du projet. 

Sur les grandes lignes du programme, son ancrage à gauche, son ambition et son sérieux, auquel nous voulions aussi donner une dimension communautaire, avec un souci de rassemblement dans les autres communes du pays de Morlaix, nous sommes sur la même longueur d'onde. 

Sur la place des organisations politiques, qui n'ont aucune raison de disparaître à l'occasion des élections municipales, car ce sont aussi des cadres démocratiques de discussion et d'élaboration, nous sommes d'accord. 

Sur notre volonté d'organiser la participation et la consultation réelle des habitants, au-delà d'un petit groupe d'une petite centaine de citoyens politisés, nous sommes d'accord.  

Le Parti Radical de Gauche était aussi en phase avec cette approche. 

La réunion du 19 octobre avait été présentée sous forme d'ultimatum par les Insoumis et Michel Le Saint comme une réunion de la "dernière chance" (soit vous acceptez nos conditions, c'est à dire intégrer une nouvelle coopérative citoyenne tout de suite, où l'on met le cadre avant le contenu, soit il y aura deux listes).

La nature des échanges en juin et en septembre nous avaient rendu sceptiques tant ces échanges étaient tendus avec certains, sur notre capacité à construire ensemble dans un climat de confiance, fraternel et serein, et surtout ensuite à bâtir une majorité qui tienne la route, le PCF, le PS, et Génération.s, qui s'étaient prononcés de la même manière à la réunion de la gauche fin septembre sur la nécessité de continuer à travailler sur un programme avant de construire un cadre associatif, ont décidé ensemble, en organisations politiques adultes et responsables, d'annoncer leur commune volonté de travailler ensemble et avec tous les citoyens qui se retrouveraient dans notre démarche d'union, les valeurs que nous portons, et le travail que nous avons déjà accompli dans l'opposition. 

Le but est de construire une alternative de gauche à Morlaix afin de battre la droite et de mettre en route une politique qui relance la ville, l'emploi, l'habitat, le soutien à la vie associative, qui défende les services publics et s'oppose clairement au libéralisme de Macron et de sa majorité.

Tout en travaillant avec la gauche des autres collectivités pour co-construire un projet communautaire bien à gauche et écologique pour le territoire de Morlaix-Communauté. 

Nous n'en sommes qu'au début de notre travail pour construire un projet et une campagne les élections municipales de 2020 et dans notre conférence de presse, nous avons dit que la porte restait ouverte pour travailler avec EELV, les Insoumis, et d'autres mouvements de gauche.

Seulement, nous ne voulons pas le faire dans des luttes d'influence internes, sur un terrain d'affrontement et une structure qui efface ou marginalise l'apport des organisations politiques, qui existent de toute façon à une autre échelle (Morlaix-Communauté).   

Nous voulons construire une campagne politique municipale sur la base d'un accord de fond sur les grands axes du projet local et sa mise en pratique, d'une pratique fraternelle, d'une capacité à construire du compromis, d'une volonté d'intégrer dans la liste des habitants des quartiers et acteurs sociaux de Morlaix qui ne seraient pas forcément politisés, et d'avoir un programme et un mode de communication plus accessibles et ancrés dans les préoccupations de l'ensemble de la population que celui de la Coopérative la dernière fois.  

Cette démarche d'union de la gauche PS-Génération.s, PCF, PRG, témoigne d'un vrai souci de rassemblement pour l'intérêt de Morlaix et des Morlaisiens car nous avions été dans des démarches différentes au premier tour des élections municipales de 2014 et nous ne sommes pas d'accord sur tout sur le plan de la politique nationale, même si nous partageons des valeurs de gauche importantes. 

Pour autant, nous avons construit depuis quatre ans des rapports de travail et de confiance et nous avons pu nous parler et nous mettre d'accord sur la manière de travailler ensemble.

Nous aurions préféré être tous réunis à gauche mais cela aurait exigé une volonté de construire du compromis et moins d'ambiguïté dans la démarche de nos partenaires, Insoumis et sympathisants EELV de la Coopérative Citoyenne, qui s'organisaient plus pour nous tordre le bras et construire du rapport de force que pour discuter d'égal à égal et faire chacun un pas vers l'autre.

Notre démarche de rassemblement à gauche est soutenue par 6 des 8 élus actuels de l'opposition: Valérie Scattolin et moi (PCF-Front de Gauche), Jean-Paul Vermot, Hervé Gouédard, Claire Thomas, Elisabeth Binaisse (PS). 

Ces élus ont travaillé et sérieux avec constance depuis qu'ils sont en fonction, au service de la population, et ont refusé les facilités de la démission. 

Notre alliance de gauche est également regardée sous un jour très favorable par beaucoup d'habitants, de citoyens et d'acteurs de la vie morlaisienne, car elle s'inscrit dans une volonté de construire du durable, et une clarté dans la volonté de travailler ensemble. Elle est aussi mise en place par des gens qui situent la politique dans le champ du travail de terrain, du respect humain, le service de la population et le refus du fanatisme. 

Les attaques verbales très personnalisées dont nous avons été l'objet depuis la publication de l'article présentant notre volonté de nous unir aux Municipales pour proposer une alternative de gauche aux Morlaisiens - PS, Génération.s, PCF, PRG - visent peut-être à nous salir ("policards", "ambitieux",... ) et ceux qui les utilisent, bien souvent des professionnels de la médisance, peuvent bien espérer avoir quelque efficacité, mais cela ne nous atteint pas car notre cap à nous, c'est de servir les Morlaisiens et la gauche, et notre démarche est inspirée par des principes de bon sens et le souci de l'intérêt général.   

Ismaël Dupont - 22 octobre 2018   

         

     

Appel du Parti Communiste Français au rassemblement des électeurs et des organisations de gauche pour les élections municipales
 
A Morlaix, le 9 juin 2018,
 
Aux organisations de gauche du pays de Morlaix,
 
(Coopérative citoyenne, Ensemble, Europe Écologie les Verts, France Insoumise, Génération-s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Socialiste)
 
 
Chers camarades, chers amis, 
 
Si le calendrier électoral est respecté, les prochaines élections municipales auront lieu dans moins de deux ans.
 
Comme vous, nous le pensons, nous considérons cette échéance comme un moment important et lourd d’enjeux pour la population toute entière.
 
Nombreux sont les citoyens qui estiment à raison que la politique menée par le gouvernement du président Macron accentue les inégalités, fait subir des sacrifices supplémentaires aux catégories populaires, tout en favorisant les plus riches et les puissances financières.
 
Nous la percevons, nous aussi, comme une politique bonapartiste au service du monde de l'argent qui dévitalise la démocratie parlementaire et les communes, qui remet en cause très gravement les services publics et les dispositifs qui corrigent les inégalités sociales.
 
Au quotidien cela se traduit jusque dans nos communes par des difficultés accrues. Des baisses de dotation et des pertes d'autonomie budgétaire ont déjà été subies avec des conséquences lourdes les années précédentes mais Macron et Philippe poursuivent et amplifient cette trajectoire avec une quasi mise sous tutelle des collectivités et une volonté de réduire de manière drastique des dépenses des collectivités locales et de services publics.
 
Dans ce contexte dangereux pour les solidarités et notre démocratie locale, nous voulons des élus qui résistent à cette politique, la dénoncent et la combattent, et surtout qui donnent de l'espoir et montrent à l'échelle locale que d'autres choix, d'autres politiques publiques sont possibles, avec :
 
Des politiques qui prennent à bras le corps la nécessité de promouvoir des solutions face aux crises écologiques et au dérèglement climatique (à travers le transport, la promotion des énergies renouvelables, d'une agriculture raisonnée, de la réduction des déchets et gaspillages, d'un aménagement urbain cohérent respectueux des espaces naturels et agricoles))
 
Des politiques qui favorisent la qualité de vie de la population, en portant un effort particulier envers les catégories populaires et les plus précaires, envers les jeunes et les personnes âgées, avec une dimension sociale affirmée de manière très nette et affirmée, visant la dignité, l'égalité d'accès aux droits et le bien-être de tous.
 
Des politiques qui considèrent les citoyens comme des adultes, favorisent leur implication, leur consultation et leur participation à la vie publique et aux décisions qui les concernent, qui refusent la concentration du pouvoir et sa confiscation par quelques élus. Cela passe par le développement de la démocratie participative, par des bonnes pratiques de débat et de construction collective des choix dans les conseils municipaux et au conseil communautaire.
 
Des politiques locales qui défendent les services publics (Hôpital, Santé Bureaux de Poste, Écoles Publiques, Trésoreries, Fonction publique territoriale…), sans céder le terrain aux multinationales et au secteur marchand (transports, stationnement, gestion de l'eau) et sans tomber dans la démagogie sur le coût de la fonction publique et des fonctionnaires.
 
Des politiques qui se mettent au service d'idéaux d'émancipation et d'une vie sociale active et solidaire accordant un rôle premier au secteur associatif, à la culture et à la vie sportive, à l'économie sociale et solidaire.
 
 
Des politiques qui travaillent sur des bases réalistes mais aussi imaginatives à construire une stratégie globale pour le rebond économique et démographique du pays de Morlaix, passant par un phase de diagnostic, de recherche de potentialités, de travail en commun, de définition de priorités de développement, qui implique la population dans les choix et la réflexion. 
 
Nous voulons que ces élections municipales soient un moment utile et important pour la reconstruction d'une alliance de gauche à vocation majoritaire face aux menaces représentées par la recomposition néo-libérale de Macron, par la droite extrême de Wauquiez et l'extrême-droite du clan Le Pen. Si la gauche continue à se diviser, à être incapable de s'entendre sur l'essentiel et des projets utiles aux gens, il est probable que ces forces dangereuses pour notre modèle social et notre démocratie vont continuer à prospérer.
 
Dans nos communes du territoire de Morlaix communauté, nous savons que beaucoup de citoyens sont attachés à des valeurs de justice sociale et de solidarité. Ceux-ci nous font part aussi de leur attachement en des idées de gauche, même si ce terme a perdu pour beaucoup un peu de son sens, du fait de politiques menées en son nom et qui, en réalité, n’en relevaient pas.
 
Autour de nous nous entendons aussi de nombreux citoyens nous dire espérer et pouvoir compter sur le rassemblement des forces progressistes lors de l’échéance des élections municipales de 2020.
 
Nous souhaitons nous aussi ce rassemblement de la gauche, dans sa diversité.
 
Pour notre part, nous pensons qu’il est possible de rassembler largement les forces de progrès, dans leur diversité et le respect de l’identité de chaque composante, pour offrir aux citoyens des communes du territoire de Morlaix communauté une politique conforme à leurs attentes. 
 
Loin d’être un obstacle, nos différences et nos sensibilités, ainsi que l’identité des différentes organisations auxquelles nous appartenons, peuvent au contraire constituer une richesse pour tracer ensemble les pistes d’orientations progressistes conformes aux attentes d’une grande partie de la population.
 
C’est pour ces raisons et dans cette perspective que nous pensons qu’il serait utile de nous rencontrer pour évoquer cet enjeu et commencer dès aujourd’hui à entreprendre une démarche politique de nature à rendre concret ce souhait.
 
Nous vous proposons une rencontre multipartite regroupant les différentes composantes de la gauche représentées sur le territoire et, si vous le jugez utile, des rencontres bilatérales auparavant ou en même temps.
 
Ne doutant pas de l’intérêt que vous porterez à notre proposition et dans l’attente d’une réponse positive de votre part, veuillez recevoir nos fraternelles salutations.
 
La section du Pays de Morlaix du Parti Communiste Français 
 

 

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 09:28
La future liste de gauche pour les prochaines municipales a vocation à s’ouvrir à la société civile.

La future liste de gauche pour les prochaines municipales a vocation à s’ouvrir à la société civile.

Cette fois, la campagne est définitivement lancée. À un an et demi des prochaines élections municipales, plusieurs partis de gauche ont annoncé ce mercredi qu’ils présenteraient une liste commune en 2020. Elle sera largement ouverte à la société civile.

« C’est un événement que deux têtes de liste de gauche qui se sont affrontées lors des Municipales de 2014 s’unissent à ce stade ». Ce mercredi après-midi, le communiste Ismaël Dupont ne cachait pas sa satisfaction de constater que le travail accompli dans l’opposition, ces dernières années, au côté du socialiste Jean-Paul Vermot et de ses autres camarades de gauche, avait trouvé une traduction concrète. En 2020, PCF, PS, PRG (Radicaux de gauche) et le mouvement hamoniste Génération.s présenteront un front commun dès le premier tour des élections municipales. Une Gauche Plurielle revisitée qui espère encore attirer La France Insoumise et Europe Écologie Les Verts dans ses rangs. « Il y a des discussions, assure Jean-Paul Vermot. Mais au-delà des partis, ce rassemblement sera celui de citoyens de gauche. La liste sera largement ouverte à la société civile ». Et Catherine Tréanton, pour Génération.s, d’appuyer : « La gauche n’a jamais été aussi forte que lorsqu’elle était unie. Mais il faut aussi sur cette liste des gens de la vraie vie ! ».

 

« À l’écoute des citoyens »

 

Partie en rangs dispersés et battue lors des deux derniers scrutins municipaux, la gauche morlaisienne dit avoir appris de ses erreurs. Pour elle, cette première étape en est l’illustration. La seconde va consister à construire un programme commun. La défense des services publics sera un axe de travail. Définir une stratégie de développement économique pour une ville durement frappée par le chômage et qui est passée sous la barre des 15 000 habitants, en sera un autre.

 

La gauche planchera aussi sur la réaffirmation de « l’impératif écologique », la mise en œuvre d’une politique active de l’habitat, la défense des commerces ou la gratuité des transports publics. « Surtout, souffle Jean-Paul Vermot, nous serons à l’écoute des citoyens. Ça fait dix ans que ce n’est plus le cas. Nous souhaitons ainsi remettre en place les conseils de quartier ». Une attention particulière sera portée au centre-ville, en grande souffrance, « mais une ville fonctionne bien quand tous ses quartiers fonctionnent bien, y compris les secteurs ruraux ».

 

Une vision intercommunale

 

Les initiateurs de cette union vont rapidement aller à la rencontre des Morlaisiens et d’un monde associatif « malmené ». Ils comptent aussi installer des référents dans chaque quartier, histoire de créer une dynamique. « On doit redonner espoir, représenter une troisième voie », martèle un Ismaël Dupont pour qui le paysage politique français se résume actuellement à un « ultralibéralisme autoritaire » d’un côté et « un populisme xénophobe » de l’autre.

Conscient des difficultés économiques que connaissent les collectivités locales depuis que les dotations de l’État fondent comme neige au soleil, Jean-Paul Vermot assure que la liste sera « réaliste dans ses ambitions ». Mais il en est une, non négociable : construire un programme d’actions, sur le long terme, à l’échelle communautaire, avec les communes voisines. « Notre vision est intercommunale. Car l’enjeu n’est pas seulement Morlaix mais son territoire ». Ne reste plus qu’à trouver une tête de liste…

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 09:27
Pour un haut niveau de qualification pour tous, contre Parcoursup et la sélection sociale dans le supérieur - débat sur les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur le lundi 22 octobre à Brest (PCF-MJCF)
Pour un haut niveau de qualification pour tous, contre Parcoursup et la sélection sociale dans le supérieur - débat sur les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur le lundi 22 octobre à Brest (PCF-MJCF)
Pour un haut niveau de qualification pour tous, contre Parcoursup et la sélection sociale dans le supérieur - débat sur les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur le lundi 22 octobre à Brest (PCF-MJCF)
Pour un haut niveau de qualification pour tous, contre Parcoursup et la sélection sociale dans le supérieur - débat sur les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur le lundi 22 octobre à Brest (PCF-MJCF)
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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 09:13
Pierre Ouzoulias, sénateur communiste en pointe dans la bataille contre Parcoursup

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste en pointe dans la bataille contre Parcoursup

Jean-Marc Cléry au débat sur Parcoursup et les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma 2018 avec Yann Le Pollotec, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

Jean-Marc Cléry au débat sur Parcoursup et les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma 2018 avec Yann Le Pollotec, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 09:06
CONSEIL MUNICIPAL DE BREST - INTERVENTION DE CLAUDE BELLEC (PCF)POUR UN ACCUEIL DIGNE DES MIGRANTS.

CONSEIL MUNICIPAL - INTERVENTION DE CLAUDE BELLEC (PCF) POUR UN ACCUEIL DIGNE DES MIGRANTS.

Monsieur Le Maire,

Chers collègues,

Depuis maintenant quelques semaines, nous constatons dans notre ville une multiplication des évacuations de logements qu’occupent les personnes migrantes. Ces expulsions, décidées par la Préfecture, sont la plupart du temps réalisées sans qu’aucune solution de relogement ne soit proposée par l’État à ces personnes, sans aucune considération pour leur situation sociale des plus difficiles.

Ce fut le cas par deux reprises la semaine dernière dans le quartier de Recouvrance.

Élus communistes, nous condamnons fermement ces évacuations. Elles sont indignes, encore plus indignes à quelques semaines de la trêve hivernale. Ces personnes, si elles ne pouvaient compter sur la solidarité d’associations, de collectifs ainsi que sur la mobilisation citoyenne des brestoises et des brestois, dormiraient dehors !

Comment donc imaginer que des personnes puissent s’intégrer durablement dans notre société si elles n’ont pas de logement, si elles n’ont pas de toit sur la tête ?

Aujourd’hui, le 115, centre d’appel de l’hébergement d’urgence, déborde.

Si l’accueil des migrants est une compétence de l’État, et si celui-ci est défaillant en la matière, il nous revient aujourd’hui, à nous, élus locaux, d’imaginer des solutions d’hébergement tout d’abord d’urgence, puis de construire en lien avec l’État des propositions d’hébergement dignes et stables. Pour permettre à ces personnes de faire valoir leurs droits, de poursuivre une scolarité, d’accéder à un travail.

Non, il n’y a pas de crise migratoire en France ! Nous ne composerons jamais avec le fonds de commerce de l’extrême droite !

Oui, il y a une crise de l’accueil ! Qui ne sera résolue que par des réponses politiques et une action publique à la hauteur.

Je vous remercie.

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