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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 06:25

 

Le président de l’Assemblée dévoile ce matin une plaque commémorative sur le siège qu’occupa le fondateur de l’Humanité, mais honorera aussi Clemenceau… De quoi raviver un débat structurant à gauche : « l’ordre », ou la révolution ?

Il est l’un des plus grands tribuns de l’histoire parlementaire, hissé au panthéon de la gauche française. Si la voix de Jean Jaurès résonne encore dans l’Assemblée nationale, souvent convoquée par ses successeurs, on ne trouve nulle trace honorifique de son passage dans l’Hémicycle. En juin 2017, Jean Luc Mélenchon, fraîchement élu député, fut le premier à s’en étonner, cherchant en vain où pouvait bien se situer le siège de Jean Jaurès. Près de dix-huit mois plus tard, le nouveau président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, dévoilera ce matin une plaque en son honneur sur le siège 595, situé à gauche de l’hémicycle, aujourd’hui occupé par le député communiste de Seine-Maritime Hubert Wulfranc. « Nous avons travaillé avec des historiens pour réussir à localiser son siège », expliquent les services de l’Assemblée nationale. Les représentations du député du Tarn à la tribune, intervenant bras grands ouverts pour la justice sociale ou pointés vers son adversaire pour défendre le capitaine Dreyfus, sont connues. Mais il n’existe qu’une seule photographie du député du Tarn assis dans l’hémicycle, permettant de le localiser. Elle fut prise en 1914 par l’un de ses collègues, le député-photographe Jules Louis Breton (voir photographie). « Il nous a paru évident que la place devait être celle qu’il occupa de 1902 jusqu’à son assassinat, en 1914, explique l’historien Gilles Candar, sollicité par l’Assemblée pour travailler sur les archives. C’est la grande période du tribun socialiste. Ses combats du début du siècle, pour la paix, la défense des ouvriers et des paysans, et pour la laïcité, ont eu lieu là. »

Élu député du Tarn pour la première fois en 1885

Car le fondateur de l’Humanité fut élu député du Tarn pour la première fois en 1885, puis en 1893, et enfin sans discontinuer à partir de 1902 jusqu’à son assassinat, le 31 juillet 1914. « Je suis très heureux qu’elle corresponde au siège d’Hubert Wulfranc, un député communiste, une personnalité humaniste et ouverte », confie l’historien, président de la Société d’études jaurésiennes. Nulle « fierté » pour l’heureux élu de ce siège si convoité, mais plutôt « beaucoup d’émotion ». « Jaurès, c’est d’abord pour moi le fondateur de l’Humanité, ce journal que j’ai vendu depuis mes 17 ans sur le marché de Saint-Étienne-du-Rouvray. C’est aussi le grand pacifiste qui nous parle tant aujourd’hui, en cette veille de commémoration de l’armistice. Face à cette grande histoire, je ne suis qu’une petite souris. »

Mais le groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) accueillera également ce matin une autre plaque commémorative, celle de Georges Clemenceau, sur le siège occupé par le député guyanais Gabriel Serville. Un « en même temps » mémoriel, comme la Macronie sait bien le faire, qui « permet de faire vivre le débat à gauche ! », assure un haut fonctionnaire de l’Assemblée. D’autant qu’« honorer le Clemenceau député n’est pas indigne », souligne avec ironie Gilles Candar. Jusqu’en 1993, le député de la Seine combat le colonialisme et la peine de mort. « Il a eu de très beaux combats durant cette période, rappelle l’historien. Le « premier Clemenceau est intéressant, très avant-gardiste pour l’époque dans son anticolonialisme, bien avant Jaurès, et il saura le lui rappeler ». Devenu ministre de l’Intérieur puis président du Conseil, il lancera, en 1906, au député de Carmaux qui lui reproche de réprimer les grèves : « De nous deux, je suis le seul qui n’ait pas changé ! » Cette année-là, les joutes verbales entre celui qui défend « l’individualisme » et « le réalisme » politique et le flamboyant défenseur des mineurs de Courrières écrivent une page décisive de l’histoire de la gauche française : « l’ordre » ou la révolution ? « Je voudrais faire comprendre aux déshérités de tout ordre qu’il n’y a pas d’émancipation véritable pour eux en dehors de celle qui viendra de leurs propres efforts », affirme alors le Tigre. « Votre doctrine de l’individualisme absolu, votre doctrine qui prétend que la réforme sociale est contenue tout entière dans la réforme morale des individus, c’est, laissez-moi vous le dire, la négation de tous les vastes mouvements de progrès qui ont déterminé l’histoire, c’est la négation de la Révolution française elle-même », répondra Jaurès au briseur de grève.

Une plaque pour célébrer le promoteur de la propriété sociale

« J’ai mis du temps à admettre que j’aurais plus facilement applaudi le Tigre que le fondateur de l’Humanité. Maintenant, j’assume », écrivait en 2008 Manuel Valls, comme un prélude au quinquennat à venir. L’année précédente, Nicolas Sarkozy, dans un hommage du vice à la vertu, avait raillé cette « gauche d’aujourd’hui qui n’a plus grand-chose à voir avec la gauche de Jaurès ». Et puis ce fut au tour du Front national de défigurer le leader socialiste, osant même flanquer leurs affiches d’un indigne « Jaurès aurait voté FN ». Un parti dont les racines idéologiques appartiennent à la propagande qui, en 1914, dénonçait le « traître » Jaurès. Loin de ces instrumentalisations, la plaque inaugurée ce matin, en présence des députés communistes, de ses descendants et du directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, célébrera l’artisan patient de l’union des familles socialistes, le promoteur de la propriété sociale et coopérative, le défenseur obstiné des travailleurs, et l’infatigable combattant pour la paix.

 

 

ASSEMBLÉE NATIONALE. QUAND JEAN JAURÈS RETROUVE SON SIÈGE DE DÉPUTÉ (L’HUMANITE - Mercredi 7 Novembre 2018 - Maud Vergnol)
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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 06:22

 

Walter Sorrentino est vice-président du Parti communiste du Brésil. Le responsable politique estime que la victoire de l’extrême droite à la présidentielle annonce une dictature ouverte, lourde de régressions sociales et de persécutions pour les forces progressistes. Sa formation appelle à la constitution d’un ample front démocratique. Entretien.

 

L’élection de Jair Bolsonaro survient deux ans après la rupture de l’ordre constitutionnel avec le coup d’État contre la présidente de gauche Dilma Rousseff. Comment le Parti communiste du Brésil (PCdoB) analyse-t-il la victoire de l’extrême droite à la présidentielle le 28 octobre ?

Walter Sorrentino 

La victoire de Jair Bolsonaro représente une rupture politique avec le système hérité de la Constitution de 1988. En marge de l’État démocratique de droit, un nouvel ordre social, politique, économique a été implanté au Brésil. Ce nouvel ordre défigure notre texte fondamental et place sur la touche les mouvements populaires, les travailleurs, les droits civils et humains. Il s’est accéléré avec l’impeachment de la présidente Dilma Rousseff en 2016. La victoire de Bolsonaro est annonciatrice d’une dictature ouverte, grâce au vote, aux forces les plus réactionnaires, conservatrices, antinationales et antipopulaires. Pour moi, il s’agit d’un « démocraticide ». Le Brésil va connaître une période de soumission, de menaces néocoloniales, d’autoritarisme et de persécutions des forces progressistes et de gauche. Le gouvernement de Bolsonaro sera celui de l’affrontement avec les idées progressistes et communistes ainsi qu’avec la presse. La gauche brésilienne a une longue tradition de lutte contre les dictatures, car notre pays a connu davantage de régimes durs que de périodes constitutionnelles. Nous sommes prêts à affronter ces forces rétrogrades. Mais rien ne sera plus jamais comme avant au Brésil.

 

Vous estimez que « la gauche peut transformer la défaite immédiate en un triomphe stratégique » . Qu’entendez-vous par là ?

Walter Sorrentino 

La gauche brésilienne est sur la défensive. Depuis 2009, des mouvements ont entamé les fondements de notre projet démocratique, populaire et de défense de la patrie. Durant les gouvernements progressistes de Lula et de Dilma Rousseff, nous avons subi des défaites très importantes, qui se sont accélérées avec la découverte en 2006 du « pré-sel » (« pre-sal », il s’agit de gigantesques ressources pétrolières situées à 2 000 mètres sous le niveau de la mer et sous d’épaisses couches de sel – NDLR). D’importantes forces impérialistes, naturellement états-uniennes, ont alors commencé à attaquer notre pays : il y a eu les écoutes téléphoniques illégales de la présidente ; pour la première fois dans l’histoire, la quatrième flotte américaine a patrouillé dans l’Atlantique sud ; les affaires de corruption ont été détournées de leur but initial pour suivre le schéma de destruction de notre ingénierie nationale. Nous sommes convaincus que le juge Sergio Moro (qui enquête sur la corruption liée à Petrobras, la compagnie pétrolière nationale – NDLR) a eu accès aux informations captées par les services de renseignement états-uniens. Il a ainsi chassé les membres de l’organigramme que Washington lui a désignés. Autre facteur, en 2012, le pays a souffert de la troisième onde de choc de la crise internationale du capitalisme. Il s’est retrouvé démuni pour défendre ses intérêts nationaux. En 2013, les journées (contre la hausse des transports publics – NDLR) ont été récupérées par la droite et les monopoles médiatiques, qui les ont transformées en un mouvement de masse contre la gauche. L’élection de Dilma Rousseff n’a pas altéré cette fronde et, deux ans plus tard, nous avons subi l’impeachment. Sur le plan législatif, nous avons également enregistré des défaites avec les lois régressives. Le pays connaît la plus grande et profonde récession politique de son histoire. Les Brésiliens ont perdu 10 % de leurs revenus. Ce rapport de forces s’est exprimé puissamment dans la victoire de Bolsonaro.

 

Quelles réponses y apportez-vous ?

Walter Sorrentino Nous devons nous unir pour libérer le pays de la crise, de la dictature et de la menace néocoloniale. Cette idée d’union, le PCdoB l’a avancée, y compris lors des candidatures à la présidentielle. Malheureusement, la gauche s’est divisée et nous avons perdu. Mais la résistance qui s’est exprimée au second tour est un capital politique très puissant : la société brésilienne a commencé à se réveiller face aux menaces dont elle est victime. Il existe une énorme base pour tendre vers la constitution d’un front ample de défense du Brésil, de la démocratie et du peuple. Indépendamment des formations politiques qui en sont parties intégrantes, ce front doit impliquer les forces sociales, syndicales, culturelles, académiques, intellectuelles ainsi que le mouvement féministe.

 

Comment ces courants de pensée sociale et politique peuvent-ils s’articuler au sein d’un front démocratique ?

Walter Sorrentino 

J’insiste, il faut nous unir. Si nous avions été unis, nous n’aurions pas perdu l’élection. Il faut nous unir par-delà les intérêts partisans. Les luttes quotidiennes doivent figurer dans ce front. Les partis politiques de la gauche et du centre gauche doivent agir en faveur d’un programme qui existe déjà. Il a été élaboré début 2018, à la demande du PCdoB, dans l’espoir d’unir nos candidatures. Il nous faut également agir à l’unisson au Parlement. Nous devons reconnecter notre message avec la société. Cette dernière s’est exprimée durant les élections. Elle a envoyé un message de rejet du système politique, de la corruption, de la violence qui s’abat sur les grandes villes. Elle s’est prononcée contre la gauche, contre ce que l’on appelle le « pétisme ». Nous avons totalisé 47 millions de votes, certes, mais il nous faut nous raccorder aux centres de travail, aux universités, et parler avec le peuple et les périphéries. Il nous faut comprendre les nouveaux sentiments qui existent dans la société brésilienne. Nous sommes convaincus que le peuple brésilien ne soutient pas la dictature, même s’il a voté Bolsonaro.

 

Vous parlez de reconnexion nécessaire avec la société brésilienne. Selon vous, à quand remonte la fracture ?

Walter Sorrentino 

Le point nodal de cette déconnexion s’est manifesté en 2013 lors des grandes manifestations de masse qui ont fini récupérées par le secteur néolibéral. Mais il y a une convergence de facteurs. Tout d’abord, la crise économique internationale a empiré. Elle a rendu difficile de maintenir les conquêtes des gouvernements populaires. Puis, il y a eu d’importantes erreurs commises par les gouvernements progressistes, malgré les avancées pour le peuple brésilien et la place de notre pays dans le monde. Il faudra procéder à un examen critique de cette période. Enfin, il y a eu une grande manipulation de la part des consortiums médiatiques et du grand patronat brésilien, qui ont bénéficié d’appuis de l’étranger, pour démoraliser la gauche. L’un des exemples est l’incarcération de Lula. Cette campagne antigauche a anesthésié l’opinion publique. Se reconnecter avec la société implique de persuader, de convaincre. L’opposition brésilienne ne peut pas seulement adopter une posture de rejet du futur gouvernement, elle doit également construire une perspective de nouveau futur. Pour que la population reprenne confiance en nous, nous devons offrir un meilleur programme. Nous avons convaincu 47 millions d’électeurs, mais cela a été insuffisant. Il faut que nous redevenions une majorité politique.

Que dites-vous aux 40 millions de Brésiliens qui se sont abstenus ou ont voté nul, blanc, alors qu’ils auraient pu changer l’issue du scrutin ?

Walter Sorrentino 

Ces Brésiliens sont à l’image de la démoralisation vis-à-vis du système politique. Des secteurs de l’État brésilien mais également les médias en sont responsables. Ils ont transformé le système politique en la cible privilégiée de leurs attaques. Cela a généré beaucoup de désillusion, et finalement la volonté de voir le système politique imploser. D’où l’expression d’un vote antisystème le 28 octobre mais également l’abstention ainsi que les votes nuls et blancs. Ces électeurs ont dit qu’ils ne se sentaient pas représentés, faisant leur un slogan répandu en Argentine : « Qu’ils s’en aillent tous ! » L’abstention a toujours existé, en dépit du vote obligatoire, mais elle a augmenté en raison de cette ambiance de discrédit généralisé. Nous devons faire un effort en direction de ces Brésiliens et éclaircir avec eux les enjeux.

 

Vous dénoncez une « colossale rupture des droits » à venir dès que Bolsonaro prendra ses fonctions le 1er janvier.

Walter Sorrentino 

Le gouvernement de Bolsonaro sera ultralibéral. Il complétera l’œuvre que le coup d’État n’est pas parvenu à achever avec la destruction des droits des travailleurs, de la Sécurité sociale au profit de groupes privés. Avec la vague de privatisations, l’État sera réduit au minimum et les dépenses publiques dans la santé et l’éducation gelées. Le profond conservatisme dont se prévaut Bolsonaro cherchera également à bouleverser les comportements des Brésiliens sur le plan sociétal. La menace est réelle quant à sa volonté d’exterminer la gauche et les organisations populaires, comme le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), le Mouvement des travailleurs sans toit, en les associant au terrorisme dans le cadre de la loi antiterroriste. Dans l’histoire politique du Brésil, l’un des marqueurs essentiels, sous la démocratie ou non, a été l’illégalité du PCdoB. Nous avons 96 ans d’existence et presque 63 ans de clandestinité. Nous sommes face à une offensive brutale contre le peuple, et contre ses droits. Le futur gouvernement sera celui du bradage des richesses nationales, de la dénationalisation de l’économie brésilienne et du réalignement sur les grands intérêts états-uniens.

 

Quelle forme prendra l’alignement du Brésil de Bolsonaro sur les États-Unis de Donald Trump ?

Walter Sorrentino 

L’un des grands objectifs de Bolsonaro est de rompre avec le multilatéralisme, à savoir cette ligne politique autonome et indépendante du Brésil, qui s’est approfondie sous les gouvernements de Lula et de Dilma Rousseff. Bolsonaro réalise un réalignement profond avec les États-Unis, Israël, et va jusqu’à attaquer les réalisations stratégiques de précédents gouvernements conservateurs, comme l’est le Mercosur (communauté économique composée de l’Argentine, du Paraguay, de l’Uruguay, du Venezuela et du Brésil – NDLR). Les États-Unis ont d’importants intérêts au Brésil, c’est pourquoi ils ont participé de ces mouvements de déstabilisation que j’évoquais auparavant. Washington considère le Brésil comme une pièce clé de ses intérêts économiques et financiers avec, par exemple, la vente d’armement de dernière génération. Le réalignement de Bolsonaro est néfaste car le Brésil ne s’est développé que lorsqu’il a atteint une certaine autonomie à même de lui permettre de s’autodéterminer sur des choix stratégiques.

 

Ce revirement ne risque-t-il pas d’entraîner des chocs économiques, la Chine étant le premier partenaire commercial du Brésil ?

Walter Sorrentino 

Oui. Bolsonaro est ouvertement anti-Chine. Son positionnement m’inspire deux réflexions. Il existe une guerre hybride commerciale et protectionniste entre Washington et Pékin. Dans cette configuration géostratégique, l’establishment brésilien – le patronat, les forces armées, les appareils d’État – se positionne du côté des États-Unis. Par ailleurs, les déclarations irresponsables de Bolsonaro révèlent qu’il n’a pas l’étoffe pour être président du Brésil, l’une des dix plus grandes économies au monde. Il méprise la Chine, qui est son principal partenaire commercial, ainsi que l’Argentine, qui est la deuxième économie du Mercosur. Dès qu’il parle, Bolsonaro lâche des bombes diplomatiques.

 

Walter Sorrentino

Vice-président du Parti communiste du Brésil (PCdoB)

 

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 21:30
photos Ismaël Dupont

photos Ismaël Dupont

Un théâtre de l'humain au coeur de la grande boucherie de la Grande guerre: Bonsoir m'amour rue Jean Jaurès à St Martin des Champs programmé par le PCF ce 11 novembre 2018
Un théâtre de l'humain au coeur de la grande boucherie de la Grande guerre: Bonsoir m'amour rue Jean Jaurès à St Martin des Champs programmé par le PCF ce 11 novembre 2018
Un théâtre de l'humain au coeur de la grande boucherie de la Grande guerre: Bonsoir m'amour rue Jean Jaurès à St Martin des Champs programmé par le PCF ce 11 novembre 2018
Un théâtre de l'humain au coeur de la grande boucherie de la Grande guerre: Bonsoir m'amour rue Jean Jaurès à St Martin des Champs programmé par le PCF ce 11 novembre 2018
Un théâtre de l'humain au coeur de la grande boucherie de la Grande guerre: Bonsoir m'amour rue Jean Jaurès à St Martin des Champs programmé par le PCF ce 11 novembre 2018
Un théâtre de l'humain au coeur de la grande boucherie de la Grande guerre: Bonsoir m'amour rue Jean Jaurès à St Martin des Champs programmé par le PCF ce 11 novembre 2018
Un théâtre de l'humain au coeur de la grande boucherie de la Grande guerre: Bonsoir m'amour rue Jean Jaurès à St Martin des Champs programmé par le PCF ce 11 novembre 2018
Un théâtre de l'humain au coeur de la grande boucherie de la Grande guerre: Bonsoir m'amour rue Jean Jaurès à St Martin des Champs programmé par le PCF ce 11 novembre 2018
Un théâtre de l'humain au coeur de la grande boucherie de la Grande guerre: Bonsoir m'amour rue Jean Jaurès à St Martin des Champs programmé par le PCF ce 11 novembre 2018
photo Catherine Tréanton

photo Catherine Tréanton

Une soixantaine de personnes ont vibré devant le spectacle "Bonsoir m'amour" programmé par le PCF salle Gallouedec cet après-midi: un spectacle rythmé, tour à tour bouleversant, pathétique, burlesque et drôle, avec le magnifique répertoire de chansons de la grande guerre.
100 après la fin de la guerre, ce moment était d'autant plus unique!

La grande boucherie de la première guerre mondiale et les illusions patriotiques était au menu de ce dimanche 11 novembre à Morlaix, avec le magnifique spectacle "Bonsoir m'amour" du Théâtre de la Corniche, une création originale, théâtre musical et chanté avec le répertoire de la grande guerre (Claude Bonnard, Antoine Asnar, Jerôme André). Le PCF avait programmé ce spectacle pacifiste pour dénonce le sacrifice évitable de millions d'hommes et de femmes. Et ça avait lieu, ça s'invente pas, rue Jean Jaurès à St Martin des Champs.

En hommage à nos grands-parents et arrières-grands-parents traumatisés par ces guerres. En mémoire aussi de tout ce que ce gâchis humain monumental a produit: le court XXe siècle, les révolutions bolcheviques et spartakistes, le congrès de Tours et la naissance du communisme, avec pour tête de pont ceux que la guerre avait profondément ébranlé, Paul Vaillant Couturier, qui diffusa et peut-être termina la chanson de Craonne, Aragon, les "compagnons de route" Anatole France, Romain Rolland, Henri Barbusse ...les socialistes dégoûtés par l'Union Sacrée.

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 21:29
Ismaël Dupont (au centre) réélu secrétaire départemental du PCF, entouré de François Auguste (à droite), représentant du conseil national et de Dominique Gontier, membre de l’exécutif départemental. (Photo Steven Lecornu)

Ismaël Dupont (au centre) réélu secrétaire départemental du PCF, entouré de François Auguste (à droite), représentant du conseil national et de Dominique Gontier, membre de l’exécutif départemental. (Photo Steven Lecornu)

Le 38e congrès départemental du Parti communiste français (PCF) s’est déroulé samedi à Plonéour-Lanvern. 80 délégués représentant les 850 adhérents de 18 sections finistériennes ont reconduit le secrétaire départemental, Ismaël Dupont, dans ses fonctions.
Au cœur des discussions des délégués finistériens du PCF figurait le texte national « Pour un manifeste du Parti Communiste du XXIe siècle », retenu le 6 octobre en vue du congrès national à Ivry-sur-Seine les 23, 24, 25 novembre. « Nous avons voté 70 amendements sur ce texte de base commune pour l’avenir et les échéances électorales », explique Ismaël Dupont.
Le Morlaisien, âgé de 38 ans, a été réélu secrétaire finistérien. Il s’agit de son troisième mandat depuis 2015. 32 membres dont onze nouveaux ont été élus au conseil départemental. « Nous voulons aller sur un chemin de transformation, sortir du libéralisme, sans populisme et sans personnalisation excessive. L’idée, c’est de proposer un projet à la fois ambitieux et réaliste. Même si la gauche est fragilisée depuis 2017, de nouveaux espaces politiques se sont créés en réaction à la politique très dure menée par le président Macron. Il n’a de cesse de remettre en cause les acquis sociaux hérités du Conseil national de la Résistance.
La gauche peut et doit se réveiller », explique le responsable départemental. Ce dernier en appelle à « l’unité du peuple de gauche » notamment en vue des prochaines élections européennes. La tête de liste du PCF Ian Brossat, l’enthousiasme. « Il a un profil très intéressant, il est jeune et prône le rassemblement des forces progressistes », soutient Ismaël Dupont. Localement, la fédération entend poursuivre les batailles engagées pour la sauvegarde des services publics comme à la SNCF, dans les hôpitaux ou La Poste. L’éducation populaire fait aussi partie des enjeux. « Nous voulons reprendre cet héritage », indique Ismaël Dupont. Des animations sont programmées tous les mois à Morlaix (Les mardis de l’éducation populaire) et Quimperlé (Les Jeudis Rouges).
Steven Lecornu
 
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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 21:29
photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

Discours introductif d'Etienne Le Bellec (PCF Pays Bigouden) - photo Jean-Claude Perrot

Discours introductif d'Etienne Le Bellec (PCF Pays Bigouden) - photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

phototo Jean-Claude Perrot

phototo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

photo Jean-Claude Perrot

la délégation de Morlaix photo Caroline Berardan

la délégation de Morlaix photo Caroline Berardan

Ismaël Dupont s'exprimant à la tribune - photo Caroline Berardan

Ismaël Dupont s'exprimant à la tribune - photo Caroline Berardan

photo Caroline Berardan

photo Caroline Berardan

la délégation de Brest- photo Caroline Berardan

la délégation de Brest- photo Caroline Berardan

la délégation de Quimper - photo Caroline Berardan

la délégation de Quimper - photo Caroline Berardan

38 e Congrès - Congrès départemental de la fédération PCF du Finistère à Plonéour Lanvern

Ce fut un congrès très fraternel, serein et riche de débats, une quarantaine d'amendements sur les soixante-dix remontés des sections ont été discutés et votés pour enrichir et transformer la base commune de discussion du Congrès retenue par une majorité relative des adhérents le 4-5-6 octobre dernier, "Pour un manifeste du Parti Communiste du 21e siècle". 65 délégués des sections finistériennes (18) représentant les 841 adhérents du PCF Finistère étaient présents.

François Auguste, ancien président du Conseil national du PCF jusqu'en 2012, avant Isabelle de Almeida, ancien conseiller régional Rhônes-Alpes, animateur du réseau pour la défense de la Poste et initiateur d'une vaste réflexion à l'échelle internationale sur la démocratie participative, était invité à notre Congrès comme observateur du Conseil National.

Daniel Boudin, Ismaël Dupont, Christian Beaumanoir, Claude Bellec, Yvonne Rainero composaient le bureau du Congrès départemental.

Etienne Le Bellec, du Guilvinec, a ouvert le congrès par un magnifique et vibrant discours sur la nécessité de conserver l'unité du Parti au regard de sa nécessité aujourd'hui et de ce qu'il a apporté dans l'histoire de notre pays.

Un hommage a ensuite été rendu à notre camarade Lili Monfort, ancien trésorier de la fédération du Finistère-sud, pilier du stand du Finistère à la fête de l'Huma, du militantisme à Concarneau et dans le Finistère, adhérent depuis 1946, décédé la semaine passée.

Des amendements votés à une très large majorité qui modifient assez profondément le texte national de base de discussion, sur le préambule, le bilan critique des choix et stratégies passées, l'Europe, l'internationalisme, le combat pour l'égalité femmes-hommes et contre la xénophobie et le racisme, la stratégie, et qui l'enrichissent sur la question du projet communiste.

Des débats très intéressants ont eu lieu sur l'état actuel de la société capitaliste, la visée communiste, la Sécurité Sociale, la centralité de la question écologique, la progression du racisme et de l'extrême-droite et les moyens de la combattre, le rôle que nous assignions à notre Parti dans son rapport au mouvement social, à la société, à la transformation de la société, notre conception de l'appropriation collective, le bilan de nos expériences de rassemblement antérieures, notre rapport à la 5ème République et la nécessité de changer nos institutions qui étouffent la participation démocratique, notre rapport au militantisme dans l'entreprise, notre journal L'Humanité. 

Le texte amendé a été voté à une très large majorité des congressistes - 56 votes pour, moins sept abstentions. 

La délégation au Congrès national du PCF à Ivry-sur-Seine a été aussi élue (3 abstentions, 61 votes pour) avec 9 délégués finistériens, plus 2 suppléants: Claude Bellec, Daniel Boudin, Jean-Paul Cam, Martine Carn, Ismaël Dupont, Catherine Flageul, Paul Paimbeni, Maxime Paul, Yvonne Rainero, et Annick Coquillon et Anne-Marie Francillon en suppléantes.  

Le Congrès départemental du PCF Finistère a proposé à l'unanimité de soutenir ma candidature pour devenir membre du Conseil National du PCF.

Le nouveau Conseil Départemental, avec le secrétaire départemental, ont été élus à l'unanimité eux aussi.

Ce sera donc mon troisième mandat de secrétaire départemental depuis 2015.

Ce Conseil départemental inter-générationnel, composé avec plusieurs élus, militants syndicaux, représentant une diversité socio-professionnelle, est composé de 32 camarades, dont 10 nouveaux entrants.  

Une adresse à la commission de candidature du Congrès a été adressée par le Congrès départemental.  

Ismaël Dupont - 11 novembre 2018

 

 

photo Jean-Luc Le Calvez - discours de François Auguste, ancien président du Conseil National du PCF

photo Jean-Luc Le Calvez - discours de François Auguste, ancien président du Conseil National du PCF

photo Jean-Luc Le Calvez - discours inaugural d'Etienne Le Bellec (Pays Bigouden)

photo Jean-Luc Le Calvez - discours inaugural d'Etienne Le Bellec (Pays Bigouden)

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

Photo Ismaël Dupont

Photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

38e Congrès - Congrès départemental de la fédération du PCF Finistère à Plonéour Lanvern dans le Pays Bigouden ce 10 novembre - photos et compte rendu
38e Congrès - Congrès départemental de la fédération du PCF Finistère à Plonéour Lanvern dans le Pays Bigouden ce 10 novembre - photos et compte rendu
La délégation de Morlaix - photo Jean-Luc Le Calvez

La délégation de Morlaix - photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

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photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

38e Congrès - Congrès départemental de la fédération du PCF Finistère à Plonéour Lanvern dans le Pays Bigouden ce 10 novembre - photos et compte rendu
38e Congrès - Congrès départemental de la fédération du PCF Finistère à Plonéour Lanvern dans le Pays Bigouden ce 10 novembre - photos et compte rendu
38e Congrès - Congrès départemental de la fédération du PCF Finistère à Plonéour Lanvern dans le Pays Bigouden ce 10 novembre - photos et compte rendu
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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 20:33
convergence                                                nationale.png

Communiqué

Le 12 novembre mobilisons-nous pour l’éducation :

 l’avenir de nos enfants est en jeu !

 Pour Convergence l’école républicaine doit donner les moyens aux jeunes de  devenir des citoyens et citoyennes responsables, leur apporter une culture émancipatrice, leur permettre de construire leur projet professionnel. Elle doit sanctionner les études par un diplôme national reconnu par les conventions collectives.

  La philosophie libérale du gouvernement, du ministre Blanquer, est inverse. Sur fond de suppressions de postes, les réformes organisent la concurrence entre les établissements et les disciplines, renforcent la sélection sociale et contraignent les jeunes à faire des choix précoces, décident des programmes dans la plus grande opacité. 

 La réforme du cours préparatoire permettant aux élèves d’être 12 en REP+, présentée comme la grande mesure sociale du gouvernement, se fait au détriment des autres niveaux de l'école élémentaire, y compris dans l'éducation prioritaire et dans les écoles rurales.

 Pour le rapport CAP 22 mis en œuvre par le gouvernement : « L’enseignement doit répondre de manière plus adaptée aux besoins des territoires ». C’est une conception de l’éducation qui a pour unique objectif d’apporter une main d’œuvre adaptée aux besoins économiques locaux et immédiats qui plus est sans aucune garantie de pérennité. 

 « Les évaluations…tiendraient compte du contexte socio-économique, matériel et géographique des établissements… ». C’est la fin des diplômes de valeur nationale dont le bac  avec  la multiplication des évaluations locales.

C’est aussi une politique de reproduction des inégalités sociales qui fait la part belle à  l’enseignement privé. 

 La sélection s’étendra jusqu’aux universités toujours plus en concurrence depuis la loi d’autonomie des universités « Des moyens qui pourraient être différents pour les universités à vocation régionale, nationale ou internationale ». La sélection à l'entrée à l'université, généralisée en 2018 par la loi "orientation et réussite des étudiants" (ORE), se met en place dans un cadre où le sous-financement se conjugue avec l'accélération de la mise en concurrence entre les établissements initiée en 2007 par la "loi sur la responsabilité des universités" (LRU) au détriment à la fois des personnels et des usagers. Ce sont « des moyens qui pourraient être différents pour les universités à vocation régionale, nationale ou internationale ».

 Pour les enseignants c’est la remise en cause du statut – dont la réforme à points des retraites - et le développement d’une logique managériale singée du privé avec des rémunérations de plus en plus individualisées et sur la base d’un « mérite » supposé.

  L’engagement d’E Macron vis-à-vis de l’Union européenne de baisser les dépenses publiques se traduit par des suppressions de postes, un appauvrissement de l’offre de formation pour les jeunes, des  salaires indignes, alors que l’enseignement devrait être la priorité de tout gouvernement.

 

L’avenir de nos enfants, des générations futures, est en jeu.

Convergence apporte son plein soutien aux syndicats enseignants en grève le 12 novembre et appelle les parents, la population, à participer aux mobilisations unitaires.

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 07:34
Bonsoir m'amour: la pièce de théâtre musicale du Théâtre de la Corniche le 11 novembre 2018 à la Salle Gallouedec de St Martin des Champs, 16h

Le nouveau spectacle du Théâtre de la Corniche :

1925, le 11 novembre, dans un bar à Morlaix. A la fin de la commémoration de l'armistice, le bar a programmé une évocation de la grande guerre en chansons. Pour animer la soirée on retrouvera un musicien ambulant et le petit fils du cabaretier. Le premier a été sur le front et a surmonté les horreurs de la guerre grâce à la musique, le jeune, lui, aurait aimé avoir l'âge de combattre surtout depuis la mort de son père en 1917. Ça discute, ça s'apostrophe, ça évoque la mémoire des amis disparus, les faits d'armes du maréchal Foch, le voisin de Ploujean, ou des planqués de l'arrière, plus occupés à faire des affaires qu'à remonter le moral des troupes. Ça chante les refrains de l'époque qui traduisent bien l'évolution des états d'esprits, de la fleur au fusil des premières semaines au découragement ressenti devant l'interminable mitraille.

Le tout devant la philosophie du patron qui, lui, a connu celle de 70 et le siège de Paris par les Prussiens, et qui a donné à son bistrot le nom d'une chanson à succès du début du siècle « Bonsoir m'amour » dont l'air avait été utilisé par les auteurs anonymes de la chanson de Craonne alors encore interdite!

Entrée au chapeau

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

INVITATION - REPRÉSENTATION PUBLIQUE

Salle Gallouedec à Saint-Martin des Champs

dimanche 11 novembre à 16h

Organisée par le PCF pays de Morlaix - entrée libre, participation au chapeau

La pièce de théâtre - spectacle chanté et musical - Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche (Claude Bonnard, Antoine Asnar, Jerôme André) revisite la culture et l'impact de la guerre 14-18. Elle est originale, formidable, drôle, émouvante.

Elle nous confronte aux très belles, et parfois fort amusantes chansons, de cette époque tragique, évoquée 7 ans après depuis un bar-cabaret de Morlaix, la ville du Maréchal Foch, tenu par un homme dont le fils est mort à la guerre et son petit-fils orphelin, François Le Coz, et à la souffrance des soldats et des civils face à la boucherie.

Elle nous fait réfléchir sur la sinistre farce que peut être la guerre et le nationalisme cocardier, au profit des marchands de canons.

"Bonjour m'amour" était une valse chantée écrite et créée en 1911 par Jean Sablon. Sa mélodie a été utilisée par les nombreux auteurs anonymes de "La Chanson de Craonne", recueillie par l'intellectuel communiste Paul Vaillant-Couturier qui aurait peut-être écrit le dernier couplet en 1917. On trouve déjà des traces de ces thèmes en 1914-1916. A chaque fois le titre prend le nom d'un champ de bataille. 

Cette commémoration pacifiste du centenaire de la fin de la Grande guerre et du 11 novembre 1918 s'inscrit dans une volonté d'avoir des initiatives départementales du PCF pour revivifier la mémoire de ce grand gâchis humain si lourd de conséquences pour le XXe siècle et dont la révolution bolchevique et le mouvement communiste sont sortis.   

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 06:39
11 novembre 2018: le PCF Finistère s'engage contre la guerre et le sacrifice des hommes sur l'autel du nationalisme et des ambitions

La Libre Pensée organise dimanche prochain, comme tous les 11 novembre à Primelin un hommage marqué aux morts de la guerre de 14 /18.

En cette année du centenaire de l'armistice cette  cérémonie prendra un caractère particulier. L'hommage appuyé du chef de l’État aux Maréchaux qui conduisirent au massacre  1 350 000 soldats dont 130 000 bretons, sa saillie sur les qualités supposées de Pétain méritent de hausser le niveau de riposte contre toute falsification histoire et le choix marqué d'une vision réactionnaire, au sens littéral du mot, du conflit, de ses origines et de ses conséquences.

Cette boucherie de la Grande Guerre a redessiné l'Europe, entraîné les Russes à renversé le Tsar et tenter de construire un monde nouveau, éclairé brutalement la nature profonde des conflits de classe. Les Partis communistes mais aussi le dadaisme, le surréalisme sont nés de cette tourmente dont Alain Badiou disait qu'elle signait "la fin de la quiétude et de la tranquillité de la bourgeoisie".

La section de Morlaix du PCF dimanche 11 novembre à 16 heures à la Salle Gallouedec de Saint-Martin-des-Champs une représentation publique ouverte à tous de "Bonsoir m'amour", pièce  de théâtre chantée et musicale du Théâtre de la Corniche".

"Bonjour m'amour" est une bleuette créée en 1912 par Jean Sablon dont la mélodie a été reprise sur le front comme support aux paroles de "Craonne". Nous convions bien sur tous nos adhérents et les citoyens intéressés à y assister.

Nous appelons aussi à se rassembler ce dimanche à 11h45 devant le monument au mort de Primelin pour participer à l'initiative pacifiste organisée par la Libre pensée, l'ARAC, le mouvement de la Paix. Nous ne voulons pas le faire sans votre accord.

Dominique Gontier -  pour le PCF Finistère

11 novembre 2018: le PCF Finistère s'engage contre la guerre et le sacrifice des hommes sur l'autel du nationalisme et des ambitions
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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 06:22

Une grève dans l’éducation nationale est prévue lundi, pour protester contre des suppressions de poste. Un service minimum est prévu à l’école Jean-Jaurès, à Morlaix (Finistère).

Les trois principaux syndicats de l’Éducation nationale (FSU, CGT éduc’action et SUD éducation du Finistère) appellent à faire grève, lundi 12 novembre, pour protester contre la suppression de 2 650 postes dans les collèges et les lycées, prévue par le gouvernement en 2019. En Bretagne, il est question de "150 postes en moins, alors que le nombre d’élèves repart à la hausse", s’inquiète Gwenaël le Paih, le secrétaire général du Snes-FSU Bretagne.

Lundi 12 novembre, rassemblement place de la mairie à Morlaix, à 13 h 30.

Dans certaines écoles de la ville, le fonctionnement sera impacté. Un service minimum sera mis en place à l’école Jean-Jaurès sur inscription au 02 98 63 10 41 ou scolaire@villedemorlaix.org

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 07:32

 

Les couches populaires sont les plus touchées par les hausses des prix des carburants, estime le responsable communiste, qui formule plusieurs propositions, dont celle de s’attaquer aux dividendes et profits insolents des pétroliers.

Une colère monte autour du prix élevé des carburants. Que révèle-t-elle ?

ian brossat 

Cette colère est parfaitement légitime car, dans cette affaire, le gouvernement est doublement coupable. C’est un vol doublé d’un mensonge. Un vol parce qu’une fois de plus le gouvernement fait les poches aux ménages les plus modestes et un mensonge car Macron fait croire qu’il s’agit d’une mesure écologiste. Or, celle-ci n’a rien à voir avec l’écologie. Il s’agit une fois de plus de s’en prendre au pouvoir d’achat des salariés. Il est donc légitime que les victimes de cette politique fassent entendre leur colère.

 

Certaines forces politiques tentent de l’utiliser à leur profit…

ian brossat 

Il y a une évidente tentative de l’extrême droite d’instrumentaliser ce mouvement. Mais les progressistes ne peuvent pas être indifférents à la colère de millions de salariés qui doivent prendre leur voiture pour aller au boulot et qui vont voir leur pouvoir d’achat grevé par cette augmentation des taxes sur le carburant. Il y a deux menaces de mon point de vue. La première est sociale, car le gouvernement va paupériser encore davantage les ménages modestes. Et la deuxième, c’est qu’après l’Europe le gouvernement réussit à dégoûter les citoyens de l’écologie, en conduisant beaucoup de gens à penser que l’écologie se fait systématiquement au détriment des plus modestes. En exonérant les compagnies pétrolières de toute espèce d’effort.

 

C’est également contraire à la promesse présidentielle de garantir le pouvoir d’achat des Français…

ian brossat 

Quand on fait le compte depuis le début de l’année, entre le gel des APL, le gel des retraites, le gel des allocations familiales, l’augmentation du prix du tabac, et maintenant celle des taxes sur les carburants, le gouvernement est en train de paupériser une grande majorité de la population française. Alors que, dans le même temps, il a gavé ses amis les plus riches en supprimant l’impôt de solidarité sur la fortune, en supprimant l’exit tax et en augmentant les cadeaux aux ménages les plus fortunés. Le gouvernement a promis un ruissellement mais c’est un ruissellement à l’envers qui a lieu.

 

Face à cette colère, quelles sont vos propositions ?

ian brossat 

Nous faisons quatre propositions. La première est de taxer le kérosène, qui aujourd’hui ne l’est pas, contrairement aux carburants utilisés par les automobilistes. La deuxième est de taxer les compagnies pétrolières, et notamment Total, qui a réalisé 9 milliards d’euros de bénéfices l’an dernier. La troisième, c’est un moratoire sur la fermeture des petites lignes de train. Car, contrairement à tous les engagements pris par le gouvernement au moment de la loi relative à l’avenir de la SNCF, nous assistons à des fermetures de lignes régulières et, à terme, 9 000 kilomètres de lignes sont menacés. La quatrième proposition, c’est une TVA à 5,5 % sur les transports en commun et les voitures propres. On peut évidemment chercher à limiter l’utilisation de l’automobile mais, si on ne fait aucune proposition, on ne voit pas comment des gens qui sont contraints d’utiliser leurs voitures aujourd’hui ne le feraient plus demain. C’est le rôle du Parti communiste de mettre sur la table des propositions alternatives pour défendre les ménages modestes et réaliser la transition énergétique. 

Ian Brossat

Chef de file du PCF aux européennes, maire adjoint de Paris

 

 

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