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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 06:35
Avec Ian Brossat, en France et en Europe, l'Humain d'abord! (PCF)
Avec Ian Brossat, en France et en Europe, l'Humain d'abord! (PCF)
Avec Ian Brossat, en France et en Europe, l’humain d’abord !

Interview de Ian Brossat réalisée pour le journal l’Avenir (Ille et Vilaine) 

1 : Nous sommes à 9 mois des élections européennes. C’est une échéance électorale qui, souvent mobilise peu ; les enjeux sont pourtant importants. Peux tu nous dire pourquoi ?

En matière de participation électorale il y a une sorte de « loi de proximité » : plus l’élection concerne un échelon proche de nous, plus on vote. Ainsi, les Français votent volontiers pour les municipales, mais beaucoup moins pour les régionales. Quant aux européennes, les enjeux apparaissent comme très lointains : il s’agit d’une échelle continentale, et d’un parlement dont on ne sait pas très bien de quoi il s’occupe et quel est son pouvoir. Pourtant, paradoxalement, les sujets concernés par les élections européennes sont des sujets de vie quotidienne : l’alimentation, la qualité de vie, les transports, les normes de fabrication... Et ce sont aussi des sujets cruciaux, éminemment politiques : la question de la politique économique, de la monnaie, de l’austérité budgétaire, des politiques migratoires, du réchauffement climatique. Bref, il se pourrait bien que l’élection européenne soit en réalité la reine des élections, celle qui détermine des orientations politiques de très long terme. D’où la nécessité de l’investir. Ce n’est pas un hasard si plus de 10 000 organisations sont enregistrées à Bruxelles sur le registre officiel des lobbys de l’Union européenne, et si près de 30 000 lobbystes sont présents dans la capitale européenne. Les multinationales savent que c’est ici que ça se passe. Si on veut ne pas les laisser dicter leur loi, il faut envoyer des députés européens capables de défendre les intérêts du plus grand nombre.

2 : Dans cette campagne le risque est grand d être enfermé dans une proposition binaire : anti Europe, nationalistes, populistes d un côté ; partisans de la politique libérale déjà engagée de l autre. Quels axes comptes tu mettre en avant pour changer la donne ?

Macron va jouer à fond sur une fausse opposition entre « progressistes » libéraux et nationalistes à la Orban et Salvini. Mais quand on regarde les politiques économiques et migratoires de ces deux types de gouvernement, on voit qu’elles sont en réalité très convergentes : Macron, tout comme les gouvernements d’extrême droite hongrois, autrichien ou italien, ferme totalement la porte aux migrants et refuse d’organiser l’accueil en France. De la même façon, économiquement, Orban comme Salvini sont en train de mettre en place une fiscalité favorable aux plus riches, sur le dos des couches populaires et moyennes qui sont mises à contribution, exactement comme en France. Pour changer la donne, il faut ouvrir le vrai clivage, créer une vraie confrontation : celle entre les partisans de l’Europe fermée et néolibérale, et entre ceux d’une Europe ouverte, accueillante et sociale. D’un côté ceux qui veulent repousser les bateaux de sauvetage et faire des cadeaux fiscaux aux multinationales, de l’autre ceux qui veulent ouvrir des centres d’hébergement et répartir les richesses.

3 : Tu as été désigné chef de file du PCF, comment comptes tu mener cette campagne, et avec qui ?

Cette campagne, je la mènerai d’abord avec les communistes. Il y a une grande envie de défendre enfin nos couleurs, de faire en sorte que nos propositions existent dans le débat national. Partout où je vais, les militants des quatre coins de la France me disent qu’ils sont prêts à battre la campagne tambour battant. Pour une fois, nous sommes partis suffisamment tôt : cette chance, il faut la saisir et commencer à imprimer notre message dans le débat public. Bien sûr, il faut être lucide : il sera compliqué de faire un rassemblement de toute la gauche, d’abord parce que la FI et EELV ont purement et simplement fermé la porte à cette opportunité. Mais je ne renoncerai jamais à convaincre et à tendre la main, et j’ai bien l’intention d’élargir, de favoriser l’union. C’est d’ailleurs en existant d’abord sur notre nom propre que nous réussirons à rassembler : si on ne montre pas notre force, personne ne viendra nous chercher.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 06:24
Ian Brossat (PCF).  La gauche doit se retrouver (Le Télégramme, 21 octobre 2018, propos recueillis par Stephane Bugat)

Première tête de liste désignée, très en amont des élections européennes, pour porter les couleurs du Parti communiste, Ian Brossat, 38 ans, s’explique sur ses thèmes de campagne et sur sa stratégie d’alliance.


Désigné comme tête de liste du Parti communiste pour les prochaines élections européennes, votre parcours d’élu parisien ne vous a pourtant jamais conduit à vous intéresser particulièrement aux questions européennes ?

Je suis conseiller de Paris depuis 2008 et adjoint au logement depuis 2014. J’ai constaté que, pour changer la vie quotidienne des habitants, il est souvent nécessaire d’activer le levier européen. Ainsi, lorsque nous régulons les plateformes de locations touristiques, nous constatons qu’elles mènent un puissant lobbying auprès de la Commission européenne, au point de menacer nos dispositions. Autre exemple, le sort des réfugiés qui arrivent quotidiennement à Paris, depuis 2015. Malgré nos efforts, nous savons que leur situation ne peut se régler à l’échelle d’une ville ou même d’un État.

 


Quel sera votre message pour cette campagne ?

L’Union européenne, aujourd’hui, c’est la mise en concurrence partout et la justice sociale nulle part. Le Smic varie de un à huit, d’un pays à l’autre. Il est donc urgent de mettre en place une harmonie sociale par le haut. Sinon, c’est la jungle. Savez-vous qu’en Bretagne, il y avait 715 travailleurs détachés en 2005 et qu’ils sont maintenant huit fois plus ? C’est la conséquence d’un insupportable dumping social. L’Union doit mettre en place des règles contraignantes pour en finir avec cette concurrence déloyale.


Emmanuel Macron s’est saisi du dossier…

Effectivement, une directive récente pose le principe : à travail égal, salaire égal. Mais elle ne règle pas la question du financement de la protection sociale. De plus, qui va vérifier que ces règles sont appliquées ? Personne. Quant aux trois millions de travailleurs de la route en Europe, ils ne sont pas concernés par ces nouvelles règles et subissent encore la concurrence déloyale.


Avec une liste autonome, vous prendriez le risque de ne pas avoir d’élu. Pensez-vous vous allier et avec qui ?

Méfions-nous des sondages, si loin du but. C’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens. Cela étant, je regrette, moi aussi, que la gauche soit si dispersée. Face à l’extrême droite et à la politique antisociale de Macron, il va bien falloir se retrouver. C’est la raison pour laquelle j’ai adressé aux principaux leaders (*) une lettre leur proposant de nous mettre autour d’une table pour discuter sans plus attendre.

* Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Olivier Besancenot.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 17:03

Pierre Outteryck sera à la fête de l'Huma Bretagne le 1er et 2 décembre et animera une discussion sur le parcours de Martha Desrumaux à 16h le samedi 1er décembre. 

Il sera invité par la section du PCF pays de Morlaix pour ses Mardis de l'éducation populaire le mardi 5 février à 18h. 

La fédération PCF du Finistère a acquis l'exposition des amis de Martha Desrumaux sur le remarquable parcours de cette militante ouvrière communiste, dirigeante du Front Populaire, résistante, déportée.  

Martha Desrumaux au Panthéon - par Pierre Outteryck - à Lorient, fête de l'Humanité, le samedi 1er décembre, et à Morlaix, le mardi 5 février
Martha Desrumaux au Panthéon - par Pierre Outteryck - à Lorient, fête de l'Humanité, le samedi 1er décembre, et à Morlaix, le mardi 5 février
Martha Desrumaux au Panthéon - par Pierre Outteryck - à Lorient, fête de l'Humanité, le samedi 1er décembre, et à Morlaix, le mardi 5 février

Ouvrière du textile engagée dès l’âge de 13 ans dans le syndicalisme et dès 15 ans en politique, la « pasionaria du Nord » Martha Desrumeaux a consacré toute sa vie (1897-1982) à défendre et valoriser les anonymes, ceux dont le militantisme et le travail ont aussi contribué au développement des valeurs de notre société. Ouvrière, résistante, déportée, féministe elle a sa place au Panthéon aux côtés de Marie Curie, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Simone Veil.

Le droit de mémoire

 

C’est clair : faire entrer l’ouvrière Martha Desrumaux au Panthéon sur le fronton duquel est inscrit « Aux grands hommes la patrie reconnaissante » est un double clin d’œil. Aujourd’hui, cinq femmes sont au Panthéon, dont trois dernièrement. Aucun militant, ni aucune militante issus de la classe ouvrière !

Cet hommage est-il nécessaire ? Certains hausseront les épaules… Au contraire, je revendique le droit de mémoire et non le devoir de mémoire ! Un devoir contraint, un droit est un conquis. Nos aînés ont construit la France par leur travail, leurs souffrances, leurs luttes. Ils ont le droit d’être reconnus pour cela. De leurs luttes sont nés les lois sociales, les conquis de la Libération tels que le statut des mineurs, les comités d’entreprise ou la sécurité sociale… Oui, tout cela mérite d’être connu et reconnu !

Il y a vingt-cinq ans, j’avais rendez-vous chez Claude Willard, grand historien du monde ouvrier. Je travaillais sur la fusillade du 1er mai 1891 de Fourmies. J’y ai rencontré Marie-Claude Vaillant-Couturier. Intriguée, j’avais un accent méridional et j’habitais dans le Nord. Elle me demanda : « Tu es du Nord, connais-tu Martha Desrumaux ? »

J’acquiesçais. Marie-Claude ajouta : « Martha, que j’ai bien connue à Ravensbrück, est sans nul doute la plus grande dirigeante ouvrière. Elle est malheureusement oubliée, ignorée. Elle mérite d’être connue, honorée. Elle est de ces femmes qui ont œuvré pour l’émancipation de l’humanité. »

 

Une très grande dirigeante ouvrière

Martha Desrumaux naît en 1897 à Comines dans le Nord, au bord de la Lys, rivière frontière avec la Belgique. Elle était l’avant-dernière d’une famille de sept enfants. Grande gueule, Florimond, le père, avait été licencié de l’usine à gaz où il travaillait et avait ouvert un petit commerce pour nourrir sa famille.

En août 1906, pompier volontaire, il meurt écrasé par la pompe à eau. Lors de ses obsèques, il est présenté comme un bon citoyen, un républicain ; sans doute était-il libre penseur. Durant cette « Belle Époque », quand la mort frappait le chef de famille, elle gangrenait tout le foyer ; pas de sécurité sociale et la misère s’installait.

Martha n’a pas 9 ans ; elle est placée comme domestique chez des bourgeois dans la banlieue de Lille. Une bouche de moins à nourrir pour la famille ! Nous connaissons le terrible sort de ces « bonnes à tout faire ». Elles étaient invisibles, anonymes. Martha s’enfuit très vite. Elle revient à Comines et affirme : « Je veux être ouvrière ! »

À l’époque, la classe ouvrière est porteuse d’avenir, d’émancipation, comme le disait Jean Jaurès dans L’Humanité. Martha ressent confusément la solidarité, la volonté de construire ensemble, la possibilité de se battre. À 13 ans, elle adhère à la CGT, engagement exceptionnel à l’époque pour une adolescente ; à 15 ans, elle entre aux jeunesses socialistes.

Le 1er août 1914, ayant appris l’assassinat de Jaurès, elle quitte l’entreprise pour mettre en berne le drapeau rouge au fronton de la maison du peuple. Toute sa vie, Martha a lutté pour l’émancipation de l’être humain et plus particulièrement pour celle des femmes soumises au patriarcat et au code civil édicté en 1804. Martha pressentait que ces bouleversements fondamentaux ne pouvaient se faire sans une organisation syndicale active dans l’entreprise et un engagement politique. C’est pourquoi, en 1921, elle fit le choix du jeune Parti communiste.

« Toute sa vie, Martha a lutté pour l’émancipation de l’humain et plus particulièrement pour celle des femmes soumises au patriarcat et au Code civil édicté en 1804»

 

 

De son activité inlassable, retenons quelques dates. En 1917, évacuée à Lyon, elle met victorieusement en grève son atelier textile ; elle ne sait ni lire ni écrire ! En 1924, elle organise ses compagnes de travail aux ateliers Hassebroucq à Comines. Ces ouvrières réclament des galoches de bois et des tabliers de cuir pour éviter les flaques et les projections d’huile. Pour la faire taire, le patron lui propose le poste de contre dame. Martha accepte. Au grand dam du patron, elle transforme le poste en délégué du personnel et se fait porteuse des revendications collectives et singulières de l’atelier.

En octobre 1927, elle dirige une délégation de femmes à Moscou, et y rencontre la militante allemande Clara Zetkin. En 1910, Clara avait fait adopter par le congrès ouvrier, réuni à Copenhague, la proposition de faire du 8 mars la journée de lutte pour le droit des femmes. En 1928-1929, Martha joue un rôle essentiel lors des grèves des usines textiles d’Halluin. Elle encourage les femmes à entrer dans la lutte : certaines d’entre-elles travaillent mais ne sont pas organisées. La grève est une affaire d’hommes, dit-on à l’époque !

Martha s’occupe également des ménagères. « Les enfants dansent devant le buffet vide » et elle parvient à convaincre ces femmes de confier leurs enfants à Lille ou dans le bassin minier, allégeant ainsi la vie des familles grévistes. De ces expériences naît un journal : L’Ouvrière ancêtre d’Antoinetteet de Clara.

Dès 1933, elle comprend que le fascisme parvient à rassembler les grands financiers profiteurs de la crise et les chômeurs artisans, commerçants, ouvriers déclassés victimes de celle-ci. Pour empêcher ce rassemblement en France, elle organise en décembre 1933 une marche des chômeurs de Lille à Saint-Denis, le préfet de la Seine ayant interdit à ce cortège revendicatif d’entrer dans Paris… Elle va être parmi les artisans du Front populaire en mêlant drapeau tricolore et drapeau rouge, la devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité aux valeurs ouvrières : Justice, Paix et Solidarité.

En janvier 1936, elle est présente dans La vie est à nous de Jean Renoir aux côtés de Maurice Thorez, de Jacques Duclos et de Paul Vaillant-Couturier. Alors que les femmes n’ont pas le droit de voter, elle les incite à pousser leurs maris à voter pour les candidats du Front populaire. Durant les grèves de 1936, elle est la seule femme présente aux négociations de Matignon (7 juin 1936). à la demande de Benoît Frachon et de Léon Jouhaux, elle apporte des fiches de paye qui seront exhibées devant les patrons obligés de reconnaître la faiblesse des salaires de femmes.

Dès juillet 1940, elle réunit clandestinement des militants communistes et leur propose d’organiser la grève dans le bassin minier. Après neuf mois, durant lesquels débrayages et manifestations se multiplient, cent mille mineurs se mettent en grève du 27 mai au 9 juin. Les 4 et 5 juin, des femmes manifestent à Liévin, Harnes, et Billy-Montigny. Ce fut la plus grande grève dans l’Europe occupée ; le premier convoi de déportés, parti de France pour l’Allemagne le 11 juin 1941, fut exclusivement composé de mineurs. Ils furent les porteurs de cette résistance populaire qui combattit l’occupation et favorisa le programme démocratique du Conseil national de la Résistance : Les Jours heureux.

Le 26 août 1941, Martha est arrêtée. D’abord mise au secret à la prison de Loos dans le Nord, elle est déportée au camp de Ravensbrück en mars 1942, avec des déportées de toutes nationalités. Elle fut l’une des âmes de la résistance dans ce camp aux côtés de Jeanne Tétard, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Geneviève de Gaulle et Germaine Tillon.

À la Libération, Martha fait partie des premières femmes qui peuvent voter et être élues (elle sera adjointe au maire de Lille). En juillet 1945, elle est une des seize premières femmes députées. Elle devient ensuite secrétaire de l’UD-CGT du Nord. Martha continue de se battre pour l’égalité des droits des hommes et des femmes. Après 1950, elle poursuit son activité pour la défense des déportés, contre les guerres coloniales, pour la paix et pour donner aux jeunes filles toute leur place dans la société.

Parcours exceptionnel, engagements multiples… C’est pourquoi nous demandons l’entrée de Martha Desrumaux, l’ouvrière, au Panthéon. Avec Martha, c’est la classe ouvrière qui entrera au Panthéon !

Pour nous aider à faire de cette campagne une réussite, merci de signer et de partager la pétition en ligne

Source: Cause commune n° 7 – septembre/octobre 2018

 

Pierre Outteryck est historien. Il est professeur agrégé d’histoire et auteur de l’ouvrage “Martha Desrumaux. Une femme du Nord, Ouvrière, Syndicaliste, Déportée, Féministe”.

Martha Desrumaux au Panthéon - par Pierre Outteryck - à Lorient, fête de l'Humanité, le samedi 1er décembre, et à Morlaix, le mardi 5 février
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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 16:38
Chateaubriant, 21 octobre 2018: souvenons-nous des 27 et soyons dignes d'eux!
Ian Brossat était au côté d'Eric Guellec, vice-président communiste de Brest Métropole

Ian Brossat était au côté d'Eric Guellec, vice-président communiste de Brest Métropole

Il y a 77 ans le 22 octobre 1941, les Allemands fusillaient 27 résistants communistes à Châteaubriant. Parmi eux, Charles Michels, Jean-Pierre Timbaud, ou encore Guy Moquet. Soyons dignes d'eux et faisons vivre leur souvenir.

Ian Brossat, 21 octobre 2018 

Chateaubriant, 21 octobre 2018: souvenons-nous des 27 et soyons dignes d'eux!
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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:28
PRÈS DE LA MOITIÉ DES JEUNES FRANÇAIS A DES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES (L'Humanité, Lorenzo Clément, 19 octobre 2018)
PRÈS DE LA MOITIÉ DES JEUNES FRANÇAIS A DES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES
Vendredi, 19 Octobre, 2018
Près de la moitié des jeunes Français déclarent avoir des difficultés financières, qui restreignent leur accès à la culture ou leur capacité à se nourrir sainement, selon une enquête du Secours populaire publiée ce vendredi.
Ils sont 47% à rencontrer des difficultés financières pour accéder à des activités culturelles et de loisirs et 46% pour se procurer une alimentation saine et équilibrée, selon ce sondage, réalisé pour l'association par l'institut Ipsos. "On voit de plus en plus de jeunes frapper à la porte de notre association pour demander une aide matérielle ou morale", expliqueChristian Lampin, l'un des secrétaires nationaux du Secours populaire. "Depuis deux ans, on a quasiment doublé nos antennes de distribution de nourriture pour les étudiants par exemple."
Les jeunes Français de 15 à 25 ans interrogés au cours de cette enquête déclarent également à 48% avoir du mal à s'acheter des vêtements convenables. Environ un tiers d'entre eux ont aussi des problèmes financiers pour payer certains actes médicaux ou pour régler leur loyer. Ces difficultés concernent plus les filles que les garçons, et sont davantage ressenties par les jeunes actifs et les demandeurs d'emploi que par les étudiants, selon l'enquête.
Ils partagent ces problématiques avec les jeunes d'autres pays européens, notamment les Britanniques. Eux sont 46% à peiner pour se cultiver ou se divertir et 50% à avoir du mal à manger sainement. Pour subvenir à leurs besoins, 80% des jeunes Français travaillent, soit par des "petits boulots" soit au moyen d'un emploi à temps partiel ou plein. C'est un peu moins que leurs voisins polonais (87%) ou britanniques (84%), mais un peu plus que les jeunes Italiens (77%).
Les jeunes Français dépendent également pour beaucoup de leurs parents: ils sont 59% à solliciter leur aide pour subvenir à leurs besoins, et 37% vivent chez leurs parents ou chez un proche pour économiser un loyer. L'hébergement familial est encore plus répandu chez leurs voisins du même âge: 60% des Italiens, 55% des Polonais et 47% des Britanniques y ont recours.
 
Enquête réalisée du 20 septembre au 8 octobre, auprès de 1.000 jeunes Français, 500 Britanniques, 500 Italiens et 500 Polonais, âgés de 15 à 25 ans, selon la méthode des quotas. 
Lorenzo Clément avec AFP
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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:24
Les communistes et Ian Brossat mobilisés avec la CGT pour défendre les femmes de chambre de l'hôtel palace Park Hyatt
Les communistes et Ian Brossat mobilisés avec la CGT pour défendre les femmes de chambre de l'hôtel palace Park Hyatt
Les communistes et Ian Brossat mobilisés avec la CGT pour défendre les femmes de chambre de l'hôtel palace Park Hyatt

Ian Brossat @IanBrossat

Elles sont femmes de chambre, gouvernantes, elles travaillent au Park Hyatt, l'un des plus beaux hôtels parisiens et réclament le respect. 
À leur côté pour les soutenir dans leur combat contre l'injustice.

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:17
Guerre au Yémen: L’urgence d’un embargo sur les armes (Pascal Torre, PCF)

Guerre au Yémen: L’urgence d’un embargo sur les armes

 

Depuis 2015, une coalition conduite par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis a lancé une offensive contre les houthistes qui tiennent le nord du Yémen, dont la capitale Sanaa, accusés de s’opposer au président Hadi et de recevoir l’aide de l’Iran. Cette guerre menée contre le pays le plus pauvre du monde arabe a provoqué l’écroulement de l’État et l’effondrement de l’économie, tandis que plus de 18 000 frappes aériennes en trois ans détruisaient toutes les infrastructures. Alors que le conflit s’enlise et qu’aucune victoire militaire n’est possible, Riyad planifie une stratégie de la famine par le bombardement du port d’Hodeïda dans lequel transite 70 % des importations et de l’aide caritative.

Catastrophe humanitaire et crimes de guerre

L’ONU parle désormais de “la pire catastrophe humanitaire”. Selon l’ACLED, 50 000 personnes ont déjà trouvé la mort sans compter les victimes civiles dont il est presque impossible à l’heure actuelle de mesurer le nombre tant il est effrayant. Les 2/3 de la population dépendent désormais de l’aide humanitaire, alors que 5,2 millions d’enfants ne savent pas ce qu’ils vont manger. Aux bombes, à la famine s’ajoutent les épidémies, notamment celle du choléra. Des vagues de réfugiés se nourrissent d’ordures et de feuilles d’arbres.
Dans un rapport récent, un groupe d’experts de l’ONU évoque des crimes de guerre dans les deux camps ainsi que l’utilisation de la torture par Abou Dhabi dans les territoires sous leur protectorat au sud. La coalition met d’ailleurs tout en oeuvre pour les dissimuler, multipliant les pressions sur les enquêteurs et les pays qui soutiennent cette démarche, menacés de représailles économiques. Avec le soutien inconditionnel de Donald Trump, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sentent tout permis.

Les armes françaises tuent au Yémen

Les ventes d’armes ont explosé ces deux dernières décennies au Moyen-Orient, alimentant toutes les tensions et les guerres bien au-delà de cette sphère géographique. Dans ce macabre palmarès, l’industrie d’armement française occupe le 3e rang. Pour des milliards d’euros, elle vend les chars Leclerc, des blindés légers, les canons Caesar, des munitions, des fusils de précision, des ogives, des missiles, des pièces détachés, des avions Rafale, des frégates et se positionne pour des patrouilleurs, des radars ainsi que des avions multirôles. À cela s’ajoute les services qui vont avec, les formations de troupes, l’appui tactique, les signatures d’accord de coopération militaire ainsi que l’insertion de groupes français dans des entreprises de défense saoudienne ou émiratie. On peut de ce fait évoquer une consanguinité entre les complexes militaro-industriels français et ceux du Golfe expliquant le mutisme et la complicité de Paris. Le ministre des Affaires étrangères proclame à qui veut bien l’entendre que la France est l’amie des tyrans du Golfe.
Or, les preuves s’accumulent, grâce à la rigueur du travail de nombreuses ONG, quant à l’implication d’armes françaises dans le conflit yéménite. Ces ventes d’armes se poursuivent alors que la France a ratifié le Traité sur le commerce des armes (2014) et la position commune de l’Union européenne (2008). Ils stipulent que ces exportations sont frappées d’illégalité si elles servent à commettre des crimes de guerre par des pays qui ne respectent pas le droit humanitaire. C’est le cas au Yémen.

Un embargo immédiat sur les ventes d’armes

Récemment, 16 ONG françaises ont réclamé l’arrêt des ventes d’armes mais aussi le respect des engagements internationaux de la France. Une centaine de parlementaires, de tous bords, ont exigé la création d’une commission d’enquête parlementaire bloquée par la présidente de la commission des Affaires étrangères Marielle de Sarnez. Le Parlement européen a, quant à lui, voté une résolution dans ce sens en 2017 tandis que Marie-Christine Vergiat, de la GUE/NGL, a interpellé la Commission ces jours-ci. A l’image de ce qui se fait en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et même aux Etats-Unis, un débat public s’impose pour interdire les ventes d’armes à tous les belligérants. La France est le seul pays européen où le gouvernement dispose, dans l’opacité la plus complète, de toute latitude sur le commerce des armes. Le monopole du pouvoir du président de la République en matière de Défense et de Politique étrangère est inacceptable.
L’inflexibilité de l’exécutif, alors que le malaise grandit partout, est indigne car il y a urgence à faire cesser les bombardements et les combats, à faire respecter les résolutions de l’ONU pour l’accès au secours et imposer le retrait de toutes les forces étrangères du Yémen afin d’esquisser une solution politique. L’embargo sur les armes serait un signe politique déterminant. La France a tout à perdre à une telle alliance avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Pascal Torre
commission des Relations internationales du PCF
article publié dans Communistes du 17 octobre 2018

Guerre au Yémen: L’urgence d’un embargo sur les armes (Pascal Torre, PCF)
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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:11
Jean-Luc Mélenchon dans le texte: contre les journalistes de France Info

Jean-Luc Mélenchon dans le texte: contre les journalistes de France Info

Jean-Luc Mélenchon, dans un état de transe haineuse au moment de la perquisition judiciaire dont a été l'objet son mouvement pour enquêter sur des présomptions d'emplois fictifs de collaborateurs au Parlement européen et de surfacturation lors de sa campagne présidentielle, avec un conflit d'intérêt avec sa directrice de campagne dirigeant aussi une société privée de communication financée par le compte de campagne, et donc aussi par le contribuable, a osé commettre le fameux "La République, c'est moi ! ".

Référence à "L'Etat, c'est moi!" de Louis XIV? 

Non, la République, c'est le "nous", et ce qui permet à ce "nous" de vivre ensemble pacifiquement et de régler ses rapports selon des règles de démocratie, de justice et de tolérance pour préserver la liberté des uns et des autres. 

Il est bien loin en tout l'idéal républicain socialiste d'un Jaurès dans l'attitude d'un Jean-Luc Mélenchon qui méprise du haut de son olympe révolutionnaire de pacotille et vomit sur les juges, la justice, l'état de droit, les journalistes indépendants qui font leur travail, et qui montre toute son arrogance de caste face à une jeune journaliste qui avait le malheur de parler avec l'accent du midi et de lui poser une question dérangeante. 

La République, ce n'est pas l'hystérisation des rapports sociaux et politiques, la diabolisation des journalistes et de l'adversaire politique, le discours insurrectionnel quand on est rattrapé par la justice pour des soupçons de fraudes. 

La violence que dégage Jean-Luc Mélenchon et son premier carré de tontons flingueurs dans le moment est juste pathologique. 

Même si évidemment elle n'est pas dénuée d'arrière-pensée: Mitterrand, Pasqua, Le Pen, Fillon et tant d'autres ayant été habitués de créer des "affaires dans les affaires" qui les touchaient et de se poser en victime de complot, pour dériver l'attention de l'opinion publique.

Ainsi, il y a des précédents fâcheux au fait de traiter les journalistes ou les juges de "chiens" et de les traiter comme des chiens.  

Par contre, quand Mélenchon demande à ses partisans de chasser en meute, de "pourrir" les journalistes de France Info et de Radio France parce qu'ils ont été trop impertinents et qu'il traite les journalistes de France Info de "menteurs", d'"abrutis", de "tricheurs", c'est de l'inédit. 

Tout à sa stratégie populiste, Jean-Luc Mélenchon, renonçant aux fondements de sa culture politique républicaine et socialiste, est en train de se transformer en Trump national, un démagogue sans principes !

C'est triste, surtout pour ses électeurs de 2012 et 2017 qui ne dissocient pas les idéaux de gauche de la liberté et de l'indépendance des médias et de la justice, de la responsabilité politique, du respect humain. 

Ismaël Dupont       

SNJ-CGT France télévisions: L’intolérable mépris de Jean-Luc Mélenchon pour les journalistes (SNJ-CGT)

   

Site internet de France Info: 

Une lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

La Société des journalistes de Radio France (SDJ) a également réagi, samedi 20 octobre, dans une "lettre ouverte des ‘abrutis de franceinfo’ à Jean-Luc Mélenchon". La Société des journalistes s’interroge : "Que répondre à tels propos ? Mardi vous assuriez que votre personne était 'sacrée'. Alors voilà, M. Mélenchon, ce qui est 'sacré' pour nous : l’information."

"Si demain un ou une journaliste de Radio France se faisait physiquement agresser par une personne habitée d’une 'haine juste et saine' et qui aurait mal interprété votre appel à 'pourrir' des 'abrutis', quelle serait alors votre réaction ?", a poursuivi la SDJ, qui rappelle que les journalistes de la cellule investigation de Radio France s’intéressent "autant aux comptes de campagne de la France Insoumise qu’à ceux de La République en Marche".

Une plainte du syndicat SNJ-FO

Le syndicat SNJ-FO a indiqué pour sa part qu’il allait porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon. "Nos avocats avaient reçu mandat d’étudier une procédure liée aux propos diffamatoires de Jean-Luc Mélenchon. Ils en étudient désormais une seconde pour cet appel à la haine et la violence", a expliqué le syndicat.

Jean-Luc Mélenchon est dans "son droit le plus strict" de démentir l’enquête de la cellule investigation de Radio France, assure de son côté le syndicat SNJ Radio France, mais "on répond à une enquête par des faits, pas par des insultes. Du moins, si on veut être crédible".

 

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:10
Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz
Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz
Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz

Incroyable exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs!  Les œuvres de l'artiste et journaliste kurde embastillée par le régime fasciste d'Erdogan ont une force d'émotion extraordinaire et une beauté singulière. 

Félicitations à Laurent Baudry et à l'association de La Minoterie et Kedistan pour tenu le pari, grâce aussi à l'espace culturel du Roudour et à la mairie de St Martin des Champs, de faire venir les œuvres de cette artiste magnifique, sensible, engagée, à la volonté d'acier.  Et pour avoir organisé un festival d'une telle ambition et d'une telle qualité. 

Si vous n'avez pas été voir l'exposition encore, précipitez-vous, c'est le dernier week-end où elle est en pays de Morlaix.

Les œuvres de Zehra sont mises en vente selon sa volonté pour financer la construction d'une école dans la région kurde de Turquie. Des artistes ont aussi fait don d’œuvres pour les enchères afin que l'argent soit transmis au profit des kurdes opprimés, pour des reconstructions, la défense des droits, etc.  

Zehra Dogan, née en 1989 à Diyarbakir, activiste féministe et au service des droits de l'homme, journaliste et artiste, a été arrêtée et emprisonnée le 21 juillet 2016, condamnée pour propagande à 2 ans 9 mois et 22 jours de prison pour avoir publié "les notes d'Elif Akboga", une fillette kurde de 10 ans, et d'avoir partagé un dessin conçu sur tablette numérique reproduisant une photographie de Nusaybin dévastée et ornée de drapeaux turcs - photographie diffusée sur les réseaux sociaux par les militaires turcs eux-mêmes pour célébrer les destructions. 

  

Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz
Dimanche 21 octobre: dernier jour du Festival des Autres Mondes et de l'exposition Zehra Dogan au Roudour de St Martin des Champs: vente aux enchères, table-ronde, concert de Yildiz
Une table ronde : dimanche 21 Octobre 14h-17h – Le Roudour
 

#10 Art et Culture
Zehra Doğan : L’Art de plain-pied dans l’Histoire
21 Octobre 14h-17h – Le Roudour

Zehra Doğan est diplômée des Beaux-Arts et n’a pas fait d’école de journalisme. C’est pourtant avec trois reportages sur les femmes yézidies qu’elle obtient un prix de journalisme prestigieux comme Metin Göktepe. C’est aussi sa volonté de « sortir », comme elle le dit lors de cette distinction, qui la fait devenir cofondatrice d’une agence de presse féminine. Et c’est aussi le dessin qui prend le relais de la plume et de la caméra, quand les mots ne suffisent plus à décrire l’innommable.

Et Zehra excelle alors, tant sur sa tablette numérique, par un dessin qui va la conduire en prison, qu’avec peu de moyens, toiles, le papier journal, et même des matériaux de récupération.

Elle s’inscrit dans le présent, elle témoigne dans l’urgence, même avec ce manque de moyens. C’est chaque fois un acte de résistance… une volonté de transmission. Elle archive un réel passé sous silence, le quotidien des exactions et de l’oppression, tout autant que celui des femmes, profondément inscrit dans sa démarche. Mais ses toiles, ses œuvres sur papier, vont bien au-delà de « dessins de journaliste ». Zehra construit une œuvre picturale à part entière, pas à pas, avec et dans les conditions qui lui sont faites. L’artiste est présente à tous les stades de sa résistance.

Son œuvre atteint affectivement le public qu’il soit amateur d’art ou non. La force de son expression agit comme un gifle qui réveille, et ouvre les yeux crûment sur des vérités. Les visiteur-e-s, se questionnent, s’informent, découvrent, comprennent, et ne quittent pas l’expo indemnes.

Zehra souligne aussi : « L’Histoire est écrite par des dominants, donc elle est erronée, déformée, manquante. Par exemple, dans l’Histoire écrite de la main des hommes, le patriarcat a fait disparaître la femme de l’Histoire. Pour l’Art, c’est pareil, il faut absolument qu’on se le réapproprie… »

Peut-on classer Zehra dans l’Art contemporain ? Oui, parce qu’elle est de plain-pied dans l’histoire. Non, parce qu’elle n’en utilise pas les codes marchands, qu’elle puise en permanence dans ses racines qui font son présent, qu’elle n’est pas « hors culture », ou mondialiste universelle.
Alors inclassable Zehra ?

Intervenant-e-s :

• Gianluca Costantini | Artiste activiste et journaliste graphiste italien. « Histoire de résistance »gianlucacostantini.com (Site censuré par Erdoğan depuis trois ans). (Italie)

• Niştiman Erdede | Artiste activiste, réfugié politique kurde. (Suisse)

• Engin Sustam | Chercheur en sciences sociales et spécialiste de l’espace kurde. Université des Beaux-arts de Mimar Sinan à Istanbul et l’EHESS. Chercheur associé à l’IFEA d’Istanbul, Paris 8. Auteur du livre « Art et Subalternité kurde entre violence et résistance ». (France)

… d’autres invité-e-s en attente de confirmation.

Modération

Mathieu Ducoudray | Directeur de Livres et lecture en Bretagne.
 
 
Et aussi une vente aux enchères d'œuvres aux bénéfices des associations de soutien des
populations kurdes.....................   dimanche 21
 à 13h30 

 Épilogue musical »
Le Roudour, 21 octobre, 20h
Un dernier concert pour clore ce festival en solidarité avec Zehra Doğan et tou-te-s les prisonnier-e- s politiques en Turquie !
Avec Groupe Yıldız
Entrée 7€
Bien à vous tous!
 
Vente aux enchères
  • Le 21 Octobre, 14h-17h , vente de reproductions d’œuvres de Zehra et d’œuvres d’artistes pour Zehra.
 
Programme festival  :
 
Yildiz, de retour dans le pays de Morlaix, 20h au Roudour dimanche 21 octobre, Du talent, de la générosité, une voix et une musique (oud, violon, tambourins) qui nous emmène très loin dans l'expression de l'amour, de la nostalgie, de la douleur, des peuples historiques de l'Anatolie (Turcs, Kurdes, Grecs, Arméniens), le groupe breton Yildiz qui s'est spécialisé avec bonheur dans l'interprétation de chants classiques d'Orient, de Thrace et d'Anatolie, avec Estelle Beaugrand, chanteuse très émouvante à la voix pure et profonde, Fabien Gillé (oud), Julien Lebon (Violon), Gaëtan Samson (Derbouka, Riqq, Daf perse, Mazar, Cymbales) a enthousiasmé et fait danser les participants à l'inauguration de l'exposition Zehra Dogan à Traon Nevez. Quel plus bel hommage à Zehra Dogan, la jeune artiste kurde emprisonnée par Erdogan, pouvait-on faire que d'exhausser ainsi toute l'humanité de l'âme anatolienne et l'histoire de cette région par l'intimité des émotions et des chants.

Yildiz, de retour dans le pays de Morlaix, 20h au Roudour dimanche 21 octobre, Du talent, de la générosité, une voix et une musique (oud, violon, tambourins) qui nous emmène très loin dans l'expression de l'amour, de la nostalgie, de la douleur, des peuples historiques de l'Anatolie (Turcs, Kurdes, Grecs, Arméniens), le groupe breton Yildiz qui s'est spécialisé avec bonheur dans l'interprétation de chants classiques d'Orient, de Thrace et d'Anatolie, avec Estelle Beaugrand, chanteuse très émouvante à la voix pure et profonde, Fabien Gillé (oud), Julien Lebon (Violon), Gaëtan Samson (Derbouka, Riqq, Daf perse, Mazar, Cymbales) a enthousiasmé et fait danser les participants à l'inauguration de l'exposition Zehra Dogan à Traon Nevez. Quel plus bel hommage à Zehra Dogan, la jeune artiste kurde emprisonnée par Erdogan, pouvait-on faire que d'exhausser ainsi toute l'humanité de l'âme anatolienne et l'histoire de cette région par l'intimité des émotions et des chants.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 08:42
Le tribunal ordonne l'expulsion des migrants sans abris logés par la mairie de Montreuil - réaction de Ian Brossat

Le tribunal ordonne l'expulsion des travailleurs migrants de Montreuil installés depuis le 26 septembre dans un immeuble vide appartenant à l'État. 
Est-il acceptable que le droit au logement soit toujours sacrifié sur l'autel du droit de propriété ?
Soutien à Patrice Bessac, Maire de Montreuil, qui avait décidé de le réquisitionner.

Ian Brossat

Le tribunal ordonne l'expulsion des migrants sans abris logés par la mairie de Montreuil - réaction de Ian Brossat
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