Saint-Brieuc. 120 médecins démissionnent à l’hôpital (Ouest-France)
Tous les médecins, soit 120 praticiens, ont démissionné en bloc de la commission médicale d’établissement de l’hôpital de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), mardi 9 octobre. Cette démission risque de bloquer le projet de construction du pôle ambulatoire. Elle va aussi déclencher une enquête de l’agence régionale de santé (ARS).
Les 120 médecins et chefs de service qui siègent au sein de la commission médicale d’établissement ont mis leur menace à exécution. Ils ont tous démissionné de cette instance, qui assure le bon fonctionnement du centre hospitalier. lors de la réunion mensuelle qui s’est tenue mardi 9 octobre.
Ils se sont aussi retirés des différentes commissions internes. « Une première dans l’histoire de l’hôpital, qui nous laisse un sentiment de grande tristesse, confie ce chef de pôle. Cela montre que notre hôpital ne va pas bien. »
Dialogue difficile entre le corps médical et la direction
Cette démission collective témoigne d’un grand malaise dans les relations entre le corps médical et la direction hospitalière. Depuis des mois, le dialogue était devenu très difficile. Les désaccords portent, entre autres, sur le mode de gouvernance, les projets de l’hôpital et la construction du futur pôle ambulatoire.
« Nous ne sommes même pas associés à ce projet qui va coûter 25 millions d’euros et qui est conduit sans aucune concertation », se désole ce médecin.
L’annonce récente de ne pas renouveler les contrats à durée déterminée a ajouté de l’huile sur le feu.
Une crise inédite dans l’histoire de l’hôpital
Selon le Dr Christian Brice, médecin urgentiste et délégué de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), les médecins ont démissionné de la CME car « dans les services, on leur reprochait un peu de cautionner les décisions de la direction. Leur acte marque un tournant. Aujourd’hui, la direction n’a donc plus d’interlocuteurs. Le dialogue est rompu. »
La nouvelle présidente de la CME, le Dr Cynthia Garignon, qui a remplacé le Dr Benoit Moquet au cours de l’été, a elle aussi remis sa démission. « C’est triste de voir des praticiens, très engagés dans l’évolution du centre hospitalier, jeté l’éponge de cette façon », rapporte ce chef de service.
La politique de recrutement des personnels est l’un des points de blocage entre la direction et le collège des médecins.
Une démission qui pourrait faire tache d’huile
Depuis mardi, Yves-Le Foll n’a donc plus de CME. Comme c’est une instance obligatoire dans le fonctionnement de l’hôpital, le directeur pourrait nommer le doyen des praticiens à la tête de cette commission. Celui-ci pourrait remettre sa démission dans la foulée.
Cette décision collective portée par douze médecins va déclencher une enquête conduite par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Enquête qui pourrait durer plusieurs mois.
« En tout cas, elle inquiète les instances, confie ce chef de service. L’agence régionale de santé (ARS) craint que cela fasse tache d’huile dans les autres hôpitaux en souffrance. L’ARS nous a proposé une médiation que nous avons refusée. Nous, nous réclamons un diagnostic sur la gouvernance. »
Notre campagne pour un plan d'urgence pour les hôpitaux publics d'actualité et...bien à propos !!! Et qui met en évidence que les difficultés dans tous les hôpitaux
Page Facebook: Parti Communiste Français du Finistère:
Lettre d'information du PCF 29 - 12 octobre 2018
Par une lettre d'actualité, nous informons des activités de et dans la Fédération du PCF Finistère, sans épuiser évidemment la riche activité des sections.
Présents nombreux dans la manifestation inter-professionnelle et intersyndicale du mardi 9 octobre, nos militants le seront encore dans la manifestation intersyndicale du 18 octobre . Notre présence dans les luttes, cela a été aussi la participation aux manifestations de solidarité pour l'Aquarius et l'accueil des migrants le samedi 6 octobre, notre participation à la Marche pour le climat le 13 octobre et à la journée d'action contre l'armement nucléaire et pour l'interdiction des armes atomiques le dimanche 14 octobre à Crozon devant l'Ie Longue.
Nous avons vécu auparavant une très belle fête de l'Humanité où 75 personnes sont montés à Paris pour s'occuper du stand du Finistère. 500 000 personnes ont participé à cette fête de l'Humanité extraordinaire. La recette du stand a permis d'équilibrer pour la première fois depuis 2012 notre présence sur la fête!
Le 1er et 2 décembre, nous préparons la fête de l'Humanité Bretagne à Lorient où le PCF Finistère aura aussi un stand et organise un débat sur la situation des Kurdes en Syrie et en Turquie, avec Hazal Karakus et Sengul Karaka du mouvement international des Femmes Kurdes, et probablement Christine Prunaud, sénatrice communiste emprisonnée en Turquie, et Pascal Torre, responsable PCF en charge du suivi du secteur Moyen-Orient.
Le lundi 22 octobre à la fac de Brest, nous faisons venir le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, le porte-parole de la FSU Bretagne Jean-Marc Clery, Olivier Cuzon de Sud éducation, Marie Dagnaud de la CGT Educ'action et Lucien Reichard de la JC pourun débat sur Parcoursup et les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur, débat organisé par le PCF et la JC.
Le mercredi 24 octobre, au local du PCF du Relecq-Kerhuon, réunion de la fête de l'Huma Bretagne à 14h30, réunion-bilan de la fête de l'Huma Paris à 17h, et repas fraternel des bénévoles de la fête de l'Huma à 19h.
Plusieurs de nos sections organisent aussi des sessions d'éducation populaire durables et régulières
Comme les Mardis de l'éducation populaire à Morlaix:
Le 13 novembre avec l'écrivain Valère Staraselki sur Aragon, le 11 décembre avec l'écrivaine Anne Guillou sur la guerre d'Algérie, le 5 février avec l'historien Pierre Outteryck sur la militante Martha Desrumaux, dirigeante du Front Populaire, résistante, déportée, Jean-Paul Sénéchal sur le Front Populaire, Pierre Barbancey sur Israël-Palestine, les Kurdes.
Valère Staraselski sera l'invité de la section PCF de Brest le 14 novembre à 18h pour nous parler de la thématique de son dernier livre, Le Parlement des Cigognes (Prix Licra): l'antisémitisme.
Comme les Jeudis Rouge à Quimperlé:
Les communistes de la 8e circonscription organisent à partir de la rentrée 2018 des conférences-débat d'éducation populaire à la salle Coat Kaer les jeudi:
Le Jeudi 25 octobre: Pierre Crépel: "les mots glissants, vocabulaire et politique"
Conférence Suivie de deux soirées avec Bernard Vasseur professeur de philosophie, ancien directeur du Centre de recherche et de création Elsa Triolet, Louis Aragon. autour de "Avec Marx, penser et agir aujourd'hui". (à paraitre pour la Fête de l'Huma editions PCF 93.)
Jeudi 29 novembre: "Penser et agir en matérialiste". Jeudi 20 décembre: "Penser et agir en dialecticien".
Nous distribuons aussi en ce moment notre journal Rouge Finistère, notre trimestriel gratuit tiré à 30 000 exemplaires, dans tout le département.
Et distribuons 15 000 tracts pour des plans d'urgence dans les hôpitaux et les EHPAD avec une signature d'une pétition régionale.
Pour la préparation des élections municipales, notre cap est l'unité de la gauche sur la base de contenus programmatiques qui servent l'intérêt de la population, d'un refus des politiques libérales et d'austérité qui fragilisent les communes, les services publics, les solidarités, et de l'expérimentation de nouvelles politiques d'égalité et de transition écologique.
Nous nous donnons pour objectif de gagner des élus (35 élus communistes ou sympathisants actuellement dans le département) et des communes à gauche, de conserver la majorité dans les municipalités de gauche où nous sommes présents.
Notre parti sur le département du Finistère, malgré des résultats difficiles aux élections législatives et régionales dernières, est en dynamique et garde un vrai potentiel d'attraction pour des gens qui veulent apporter leur pierre à une gauche qui lutte et propose contre l'hégémonie capitaliste : depuis janvier 2018, nous avons fait 40 adhésions, dont pas mal mal de jeunes.
Le 6 octobre dernier, nous avons dépouillé le vote des adhérents du PCF pour la base commune de discussion du congrès dans la fédération, vote des adhérents cotisants à jour sur 3 jours dans nos 18 sections, précédés de semaines de débat.
Voici les résultats:
63% de participation
Projet de base commune présenté par le Conseil national du PCF: « Le communisme est la question du XXIe siècle » (texte soutenu par Pierre Laurent) : 56,3%
Texte alternatif n°1: « Se réinventer ou disparaître! Pour un printemps du communisme »: (7,5%)
Texte alternatif n°2 (texte soutenu par André Chassaigne) « Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle »: (29,6%)
Texte alternatif n°3: « Reconstruire le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes »: (6,5%)
Désormais nos 850 adhérents (dont 520 à jours de cotisation depuis au moins 3 mois, ce qui fait de nous la 26e fédération de France du PCF en nombre de cotisants et la première de Bretagne) vont avoir jusqu'au 10 novembre pour travailler et amender dans les réunions de section le texte choisi comme base commune au niveau national. Avec une exigence: celle de l'unité et de l'efficacité du PCF, au service des luttes, des citoyens et de la mise en mouvement populaire.
La base commune de discussion retenue pour le Congrès national du PCF à Ivry-sur-Seine le 23,24,25 novembre: "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (42% sur le plan national contre 38% au texte soutenu par le Conseil National: « Le communisme est la question du XXIe siècle »)
Les 4, 5 et 6 octobre, 49 218 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient choisir le texte de base commune de discussion pour le 38e congrès.
30 833 de ces électrices et électeurs inscrit·e·s ont voté, soit 62,65 % des inscrit·e·s.Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.
Notre congrès départemental aura lieu le samedi 10 novembre à Plonéour-Lanvern près de Pont L'Abbé dans le pays Bigouden, toute la journée, avec débat sur notre congrès national, sur notre activité départementale, et élection de la direction départementale. Entre 70 et 80 adhérents communistes du Finistère devraient y participer.
Le dimanche 11 novembre, nous organiserons dans plusieurs localités des commémorations communistes et pacifistes du centenaire de la fin de la Grande Guerre avec notamment une représentation du spectacle du Théâtre de la Corniche, "Bonsoir m'amour" à St Martin des Champs (Salle Gallouedec).
Il est aussi prévu au mois de novembre probablement une venue de Ian Brossat, notre chef de file des Européennes, dans le Finistère. Notre campagne des Européennes commence dès maintenant.
Le samedi 8 décembre à la MPT de Logonna Quimerc'h le PCF Finistère organise une AG départementale avec un repas de réflexion sur les Municipales dans le département et les Européennes, avec Anne Sabourin, dirigeante nationale en charge du secteur Europe et du PGE.
Ismaël Dupont
Secrétaire départemental du PCF Finistère.
Anne Sabourin, représente du PCF sur les questions européennes au sein du PGE
Le constat dressé par l’Observatoire des inégalités est conforté par une récente note de l’Insee qui pointe le rôle délétère des politiques, qui accroissent le fossé entre les plus modestes et les plus riches.
Allons-nous enfin assister à une reprise du recul de la pauvreté ? Les chiffres bruts publiés aujourd’hui par l’Observatoire des inégalités pourraient le laisser penser. Après la décennie 2006-2016, qui a marqué un retournement de tendance historique, avec 600 000 personnes supplémentaires en situation de pauvreté (à 50 % du revenu médian, 850 euros par mois) et un creusement des écarts entre plus riches et plus pauvres, les statistiques font apparaître des signes d’amélioration. « Entre 2013 et 2016, le taux de pauvreté s’est stabilisé », souligne Anne Brunner, l’une des rédactrices du rapport. Mais qui précise aussitôt que « cet optimisme doit être mesuré ».
La baisse des APL« pénalise les plus modestes »
Car, pour l’Observatoire, certains signes inquiètent. La diminution du nombre d’allocataires du revenu de solidarité active, constatée depuis fin 2015 (– 90 000 en 2016), s’est arrêtée début 2017. Pis : cet indicateur est même reparti à la hausse depuis janvier 2018. « La suppression de très nombreux contrats aidés à l’automne 2017 n’a pas arrangé les choses », souligne le rapport. Autre problème : l’incertitude autour de la croissance. « La tendance est plutôt à une croissance atone, qui stabilise la pauvreté mais ne permet pas de créer suffisamment d’emplois, note le rapport. Si le taux de pauvreté se stabilise, c’est en partie lié au fait que les revenus des classes moyennes stagnent. »
L’Observatoire des inégalités voit deux conditions pour sortir par le haut de cette situation d’incertitude : un redémarrage de l’activité et de l’emploi mais surtout que cette croissance soit mieux partagée, qu’il s’agisse des salaires comme de la qualité de l’emploi. « Pour éviter que les tensions s’accroissent entre les milieux sociaux, les politiques publiques doivent être garantes de ce partage », insiste Anne Brunner.
Mais voilà, de toute évidence, elles ne le sont pas. Bien au contraire même, comme le montre une note de l’Insee parue mardi. Comme l’Observatoire des inégalités, l’institut constate une relative stabilité du taux de pauvreté en 2017, autour de 14 % de la population (1). Mais ce résultat n’est, en vérité, pas une si bonne nouvelle. La conjoncture économique, avec notamment un recul, pour la première fois depuis 2009, du chômage de longue durée, aurait dû entraîner une baisse de ce taux de pauvreté, estime l’Insee. Or, de fait, les choix politiques de ces dernières années ont annihilé cet effet positif. Un comble ! Certaines mesures ont clairement « amoindri l’effet redistributif des transferts sociaux et fiscaux » et « mécaniquement accru le taux de pauvreté », déplore l’Insee. Qui cite, par exemple, la baisse des aides personnalisées au logement (APL) « qui pénalise les ménages les plus modestes », ou encore « la réduction exceptionnelle de l’impôt sur le revenu de 20 % (décidée par le précédent gouvernement), qui bénéficie surtout à des ménages de niveau de vie intermédiaire », ce qui accroît le niveau de vie médian et donc le seuil de pauvreté qui est fixé en proportion de celui-ci. Bref, tout ce qu’il faut pour conserver une société inégalitaire.
(1) Pour un taux à 60 % du revenu médian, soit 1 029 euros par mois.
La Ve République, issue, on l’oublie souvent, d’un coup d’état militaire, fête ses 60 ans. Au fil des décennies, elle a changé de modalités et l’hyperprésidentialisme insufflé par de Gaulle n’a fait que croître, y compris depuis la présidence Macron. Alors, à quand la VIe ?
Elle a 60 ans, toutes ses dents, et s’en est même rajouté quelques-unes au fil du temps. La Ve République est née le 4 octobre 1958, de la promulgation de la Constitution adoptée par référendum, une semaine plus tôt. Comme on oublie la douleur d’un accouchement, le fait qu’on doive la naissance de notre régime actuel à un coup d’État militaire est aujourd’hui largement occulté. « À bas la dictature militaire ! » écrivait pourtant « l’Humanité » sur sa une en mai 1958, quand de Gaulle parvient à revenir au pouvoir.
« Homme fort »
« En réalité, la Constitution de 2018 n’a plus grand-chose à voir avec celle de 1958 », explique Dominique Rousseau, constitutionnaliste. « À l’époque, le collège électoral est restreint à 80 000 personnes ; le mandat présidentiel est de sept ans ; la France est un État unitaire, aujourd’hui décentralisé ; la Ve est basée sur la souveraineté nationale, alors qu’une partie de nos décisions sont désormais soumises à l’Union européenne, comme l’indique notre Constitution actuelle, etc. » Pourtant, l’esprit de la Ve République – avec en surplomb la silhouette du général de Gaulle comme « homme fort » du régime –, lui, n’a pas bougé. Emmanuel Macron lui-même, pendant sa campagne, disait vouloir la « renforcer », ce qu’il s’apprête à faire avec « sa » réforme constitutionnelle, réduisant le nombre de parlementaires. Début septembre, lors du discours sur le plan pauvreté, l’Élysée a dévoilé son nouveau logo. Aux armoiries de la présidence, l’actuel locataire de l’Élysée a fait rajouter une discrète croix de Lorraine, signe d’une volonté d’inscrire son quinquennat dans les pas du général.
Rôle ambigu du premier ministre
Quelles que furent les 22 réformes constitutionnelles, ce que Dominique Rousseau appelle « l’équivoque constitutionnelle » a demeuré. « La dyarchie maintenue entre premier ministre et président n’existe nulle part ailleurs », constate le juriste. « La Constitution dit que c’est le gouvernement qui décide ; or, dans les faits, c’est le président. De ce point de vue, la Constitution n’a jamais été appliquée. » En 1969, Jacques Chaban-Delmas tente d’affirmer ses prérogatives constitutionnelles et « oublie » de faire lire son discours d’investiture sur la « nouvelle société » au président Pompidou. Comme pour reprendre la main, dans le quinquennat suivant, Valéry Giscard d’Estaing annoncera lui-même la composition de son gouvernement à la télévision. Si l’ambiguïté constitutionnelle perdure, « l’épisode Chaban » est désormais inimaginable. Certes, Sarkozy n’a pas réussi en 2010 à se séparer de son premier ministre, François Fillon, mais le bâton est tout de même tombé du côté de l’Élysée, qui a désormais plus que le dernier mot. « Emmanuel Macron est mon patron », dit aujourd’hui le premier ministre, le 27 septembre, sur le plateau de France 2.
En réalité, toutes les évolutions vont dans le sens du présidentialisme. En 1958, le positionnement vis-à-vis de la Ve ajoutait une frontière entre droite et gauche. C’était le temps du « Coup d’État permanent », publié par François Mitterrand en 1964 pour dénoncer le caractère antidémocratique des institutions. Sur ce sujet comme sur d’autres, la frontière a disparu. En se coulant dans les habits du monarque républicain, mieux que Pompidou et Giscard, François Mitterrand a légitimé les institutions, qui ne furent guère plus contestées que par le Parti communiste. En 2000, Lionel Jospin ira plus loin que son mentor en faisant voter le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, consacrant la présidentielle comme le seul moment vraiment important de la vie démocratique du pays. La succession présidentielle/législatives devient systématique et assure une large majorité (entre 60 et 70 % des sièges depuis 2002) au président. Calendrier et mode de scrutin verrouillent ainsi le présidentialisme. « Le scrutin majoritaire à deux tours (lors des législatives) conduit à ce que les différents courants politiques soient très mal représentés à l’Assemblée nationale. Les citoyens ne se reconnaissent pas dans cette Assemblée », constate Dominique Rousseau.
Cette malformation démocratique est de plus en plus insupportable. En 2017, l’idée d’une VIe République était l’un des piliers de la candidature Mélenchon, qui a recueilli presque 20 % des voix. Selon le dernier baromètre de la confiance politique du Cevipof, daté de janvier 2018, pas une seule institution ne recueille plus de 50 % de confiance. Les Français sont 47 % à faire confiance au conseil municipal, puis, plus on monte vers le niveau national, plus la confiance s’étiole. Au début de l’année, le président bénéficiait encore d’un certain état de grâce post-présidentielle : il ne rassemblait pourtant que 36 % des Français lui faisant confiance ! Le même taux de Français considère que la démocratie fonctionne bien en France !
Confiscation du pouvoir
« Je ne regarde pas les sondages », a déclaré le président lors de son récent voyage aux États-Unis. « J’ai un avantage sur Donald Trump, je n’ai pas d’élections de mi-mandat », a-t-il ajouté. Électoralement, les Français sont en effet prisonniers pendant cinq ans, et l’actuel président compte bien en profiter. « Notre priorité n’est pas de durer, mais de faire », a-t-il répété au « JDD », le 30 septembre. Comprenez : qu’importe ce qu’en pensent les Français, je ferai les réformes exigées par mes mandants. La finance se délecte et les citoyens sont impuissants.
Mettre la Ve République à la retraite exige donc de nouvelles institutions : « La domination des forces de l’argent sur les décisions politiques est immense », constate Pierre Dharréville, député PCF. « Le défi principal, c’est de faire pièce au pouvoir de l’argent, et donc repenser nos institutions à l’aune de ce défi. » La Ve agit comme un verrou pour les politiques libérales, la VIe devra redonner le pouvoir aux citoyens. « Il faut avancer vers une démocratie revivifiée, beaucoup plus délibérative, plus prise en commun et avec un processus d’élaboration beaucoup plus collectif. »
Outre le changement de mode du scrutin vers la proportionnelle, cette irruption citoyenne pourrait se traduire par quelques mesures concrètes. « Nous pourrions inscrire dans la loi l’obligation de réunir les citoyens avant l’arrivée de la loi à l’Assemblée ou encore la possibilité pour des citoyens de proposer une loi », décrit ainsi Dominique Rousseau. Une façon de donner au citoyen plus de pouvoirs face à une figure présidentielle que le constitutionnaliste estime « bien installée jusque dans la tête des Français ». Il faudra pourtant bien s’y attaquer, et « refonder la République autour de l’idée des biens communs », appelle de ses vœux le député communiste Pierre Dharréville. Macron, et sa fausse révolution démocratique, précipitera peut-être l’urgence d’un vrai changement institutionnel et provoquera, à son corps défendant, la mise à la retraite anticipée de la Ve République. À 60 ans il serait temps.
Le Parti communiste français appelle à participer à la nouvelle marche pour le climat organisée, le 13 octobre prochain, partout en France. Car le nombre et l'ampleur des événements climatiques se multiplient comme ces derniers temps encore en Indonésie, frappant très durement les populations pauvres et démunies.
Le rapport spécial du GIEC commandé par l'ONU qui a paru le 8 octobre vient nous le rappeler, si nécessaire. Il est encore possible d'éviter un enchaînement des catastrophes pour les décennies à venir. Toutefois, il y a urgence. Pour cela l'augmentation de la température à la surface du globe doit être limitée à 1,5°C, ce qui déjà ne sera pas sans conséquence. Pas d'autre alternative donc que de réduire de 45% nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050.
C'est vrai pour la France où l'on constate depuis 2015 la relance d'une augmentation de nos émissions due à une forte utilisation des énergies carbonées. L'accumulation de ces retards sont très préjudiciables à la qualité de la vie de toutes et tous. Le climat est une affaire trop sérieuse pour être laissée entre les mains de dirigeants, même les mieux intentionnés. Au contraire l'écologie, le climat ont besoin, au quotidien et dans tous les domaines (énergie, agriculture, forêts, océans, transports, industries et bâtiments...), de l'intervention solidaire de femmes et d'hommes, de citoyen·ne·s et de salarié·e·s toujours plus actifs et déterminés à mettre en cause le système productif dominant planétaire responsable du réchauffement climatique. Face aux bons mots de Macron sur la scène internationale, l'heure est à la mobilisation de tous les secteurs de la société. Or c'est pourtant le moment où l'homme désigné « champion de la Terre » ampute le ministère de l'Environnement de plus de 1300 fonctionnaires. C'est inconcevable !
Plus que jamais, la lutte contre le réchauffement climatique ici, en Europe et dans le monde exige la fin des politiques d'austérité. Contre l'égoïsme d'une minorité, notre place est dans la rue pour exiger une autre politique de progrès social et écologique. L'humanité n'attend plus, elle se mobilise !
"9 millions de pauvres, 1 million d'enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté, 1 Français sur 5 qui n'a pas de quoi manger 3 repas équilibrés par jour. Que fait le gouvernement ? Il est occupé à jouer au jeu des petits chevaux depuis 1 semaine..."
Des milliers de tracts serviront de supports aux rencontres avec les patients, familles, personnels dans les semaines à venir dans le Finistère, en appui d'une pétition régionale et nationale.
Ne ratez pas l'émission"Gaza, une jeunesse blessée"demain soir sur France 2à partir de 21h. Il s'agit d'un reportage de l'émission "Envoyé spécial" (présentée par Élise Lucet).
Depuis six mois, des manifestations hebdomadaires à Gaza font des milliers de blessés, la plupart touchés aux jambes. S'agit-il d'une stratégie délibérée de l'armée israélienne ? A Tel Aviv, "Envoyé spécial" a posé la question à Nadav Weiman, un ancien soldat qui s'élève aujourd'hui contre ces méthodes.
"Nous, nous ne tirions pas sur des manifestants non armés,explique cet ancien spécialiste en élimination de l'armée israélienne,ce n'était pas autorisé. Mais ces dernières semaines, ces derniers mois, l'armée a tiré sur des dizaines, des centaines de Palestiniens non armés, et certains ont été tués."
Depuis six mois, selon Médecins sans frontières, 5 000 Palestiniens auraient été blessés par les balles de soldats israéliens lors des "marches du retour", ces manifestations hebdomadaires dans la bande de Gaza. La plupart ont été touchés aux jambes. S'agit-il d'une stratégie délibérée ? L'armée réfute tout abus. Mais en Israël, des voix s'élèvent contre ses méthodes. A Tel Aviv, "Envoyé spécial" a posé la question à Nadav Weiman, qui représente une organisation de 1 200 anciens soldats. Ancien sniper, il a eu à tirer sur des Palestiniens.
Des snipers postés à 60 ou 70 mètres
Le journaliste d'"Envoyé spécial"
lui montre des images tournées près des barbelés posés devant la grille qui sépare Israël de la bande de Gaza. On y voit un homme visiblement désarmé s'affaisser au sol, touché par une balle à la jambe."Depuis la butte, la ligne de tir est bien dégagée,commente-t-il.Un sniper, ça tire à 200, 300, 400, 500 mètres. Là, il tire à 60 ou 70 mètres. Ça veut dire que dans sa lunette, il peut choisir de tirer sur le genou, la cheville, le tibia... Il est tellement proche qu'il peut tirer où il veut. Ça veut dire aussi qu'il voit très clairement que cet homme n'a pas d'arme, que c'est juste un manifestant."
"Le meneur de la manifestation, on peut lui tirer dessus, dans la jambe"
Mais l'ancien soldat va plus loin."Dans nos règles d'engagement, il est dit que le meneur de la manifestation, on peut tirer dessus – dans la jambe. (...) Personne ne remet ça en cause, ce sont les instructions de l'armée."Les soldats israéliens seraient formés pour tirer sur le leader d'une manifestation, même s'il ne porte pas d'arme ?"Oui",affirme Nadav Weiman.
"Ces gens qui manifestent côté Gaza ne sont pas une menace,poursuit-il.Vous pourriez les éloigner avec des balles en caoutchouc, plus de gaz lacrymogène... les forces israéliennes auraient bien d'autres possibilités."
Extrait de "Gaza, une jeunesse blessée", un reportage à voir dans"Envoyé spécial"le 11 octobre 2018.
Dimanche 16 septembre 2018 à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité, organisé par Christiane Caro et l'atelier citoyen régional santé PCF-Front de Gauche Bretagne, un débat particulièrement intéressant sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, le droit à l'autonomie, la situation dans les EHPAD et l'aide à domicile, avec un très bon Olivier Dartigolles, Pascal Champvert, Bernard Spitz, Fabien Cohen, et de très nombreux autres intervenants. 2h de débat suivi par 70 personnes n'ont pas été de trop pour évoquer différents aspects de cette question sociale trop négligée qui concerne pourtant des millions de gens, personnes âgées, familles, aidants, personnels.
Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor
Les lieux d’accueil des femmes victimes de violence sont indispensables
mercredi 10 octobre 2018
Courrier de Christine Prunaud Sénatrice des Côtes-d’Armo à Marlène Schiappa sur la situation des lieux d’accueil et d’écoute des Femmes victimes de violence.
Madame la Secrétaire d’Etat,
Je souhaite attirer votre attention sur la situation des lieux d’accueil et d’écoute pour les Femmes victimes de violence, en Bretagne.
Ces structures subissent de plein fouet les baisses drastiques des financements publics. Les conséquences ne se font pas attendre à l’image de la fermeture du centre de Lorient dans le Morbihan. L’association en charge de cet espace associé au CIDFF a été contrainte de recentrer leurs activités sur le centre de Vannes. Tout cela en raison d’une baisse des financements.
Cet exemple est malheureusement loin d’être isolé, en Bretagne comme sur l’ensemble de notre territoire. Nombre de ces structures associatives se trouvent en difficulté faute de financements suffisants.
Pourtant, 1 femme meurt toujours tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Et ce n’est pas le seul chiffre alarmant puisque la plateforme d’écoute a enregistré près de 34.000 appels l’année dernière. Selon les différentes études, une écrasante majorité des femmes maltraitées a au moins un enfant, qui est également victime de violence : 33 enfants ont été tués en même temps que leur mère. 23 d’entre eux étaient sur les lieux du crime ou ont découvert le corps... Mais seules 39% des femmes qui ont appelé le 3919 ont effectué une démarche auprès de la gendarmerie ou de la police.
Les enjeux sont donc immenses. Une présence forte de ces lieux d’accueil et d’écoute dans nos régions est indispensable pour libérer et recueillir la parole de ces femmes. Il est urgent de les doter de moyens financiers et humains suffisants afin que ces structures puissent répondre dans de bonnes conditions à la détresse des femmes victimes de violence.
Je sais pouvoir compter sur votre bienveillance afin de veiller au bon fonctionnement de ces lieux d’écoute et d’accueil. Mais il est impératif de mobiliser des moyens concrets pour les accompagner. L’Etat doit prendre ses engagements.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame la Secrétaire d’Etat, en l’assurance de mes sincères salutations.
:
Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.