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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 07:30

 

La France est plutôt dans la moyenne, avec une différence entre les sexes au détriment des femmes de 15,2 %, en très légère réduction depuis 2011, de 0,5 point. L’examen nous réserve en outre deux belles surprises. Il apparaît, en premier lieu, que deux des pays où cet écart est le plus manifeste comptent parmi les premiers de cordée de l’Union européenne : il s’agit de l’Allemagne – il y est de 21,5 % – et du Royaume-Uni. La seconde surprise est que dans ce dernier pays, où il demeure très élevé – il atteint 21 % –, il est de plus en hausse, de + 1,3 point depuis 2011. Pour sa part, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) donne une image moins positive de notre pays. En prenant en compte l’ensemble du revenu salarial et pas seulement le salaire ­horaire, l’institut note que « le revenu salarial des femmes reste inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes » et précise qu’« un quart de cet écart seulement s’explique par des différences de durée du travail ».

L’inégalité persiste au cœur même de l’appareil du pouvoir. Ainsi, dans la fonction publique d’État, le salaire net des femmes est inférieur de 14,3 % à celui des hommes, il atteint même 20,6 % dans la fonction publique hospitalière. Une des « ficelles » de l’« art » de la discrimination consiste à confiner les femmes dans des grades et des catégories inférieurs à ceux des hommes alors que, en moyenne, leur niveau d’instruction est supérieur.

Dans le privé la discrimination prend un autre visage. On la retrouve certes à travail égal, mais elle s’exerce surtout par le cantonnement d’une part importante de la gent féminine dans des secteurs pratiquant de bas salaires : le textile, le commerce, la restauration, l’hébergement. Aux âges plus avancés, note encore l’Insee, les conditions de vie des femmes sont plus difficiles que celles des hommes.

Les différences de carrières professionnelles se traduisent chez les femmes par des départs à la retraite plus tardifs et des pensions inférieures de 42 % par rapport aux hommes. S’il ne suffit pas de mettre en cause le capitalisme pour améliorer la situation des femmes, le combat féministe nous aide à combattre le capitalisme.

L’inégalité persiste au cœur même de l’appareil du pouvoir.

Les discriminations dont sont victimes les femmes ont la vie dure. Une étude de l’institut statistique européen Eurostat montre que l’écart séparant le salaire horaire brut moyen des femmes de celui des hommes au sein de l’Union européenne s’est à peine réduit de 0,6 point entre 2011 et 2016, passant de 16,8 % à 16,2 %. Dans certains pays, l’écart se creuse même. C’est le cas en ­Irlande, où il augmente de 1,2 point, et également en Bulgarie, Croatie, Lettonie, ­Lituanie, Pologne, Slovénie.

 

 

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 07:01

 

Face à la colère qui gagne le pays contre le renchérissement de l’énergie, Emmanuel Macron annonce des mesurettes qui ne changeront rien au problème posé par une politique fiscale injuste et qui n’a d’écologique que le nom.

Alors que la protestation contre l’augmentation du prix et des taxes sur les carburants fait des émules sur les réseaux sociaux, le président de la République a tenté hier de redresser le tir. « Il faut aider nos concitoyens les plus modestes qui n’ont pas le choix », a affirmé le chef de l’État. Il préconise d’« améliorer le chèque énergie » pour le chauffage des ménages modestes et de généraliser dans toutes les régions l’aide au transport mise en place par les Hauts-de-France (20 euros par mois pour ceux qui, sans transports en commun, habitent à plus de 30 km de leur travail). Un dispositif qu’Emmanuel Macron promet de défiscaliser. Cette annonce est « très surprenante », pour l’association Régions de France, car elle demande un effort financier aux collectivités « alors que c’est l’État qui perçoit les recettes liées à la contribution climat énergie ». Pour le député PCF Sébastien Jumel, le président « dit tout et son contraire : il dit “j’assume” le parti pris de l’écologie punitive, mais il propose finalement aux régions de payer ». L’élu de Seine-Maritime rappelle que « 9 millions de Français n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture ». Pour la plupart d’entre eux, les mesures proposées par Emmanuel Macron ne changeront rien au problème posé par une politique fiscale injuste, et qui n’a d’écologique que le nom.

 

Décryptage.

 

1 Une taxe indirecte, injuste et créatrice d’inégalités

Avec la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (Ticpe), qui intègre la contribution climat énergie (CCE), « les punis sont toujours les mêmes, les plus modestes », résume Alexandre Derigny. Et le secrétaire général de la CGT finances de rappeler que « la fiscalité en France repose sur deux blocs distincts : d’un côté l’impôt progressif – comme l’impôt sur le revenu – qui est par nature plus juste puisqu’il veut que tous les citoyens contribuent “en raison de leurs facultés”. De l’autre, l’impôt proportionnel, qui comprend le mastodonte TVA ». Or, les politiques fiscales depuis vingt ans consistent à affaiblir le premier bloc en déve-loppant le second, « ce qui revient, proportionnellement, à taxer plus ceux qui ont le moins », explique Alexandre Derigny. Une injustice « parfaitement assumée par les libéraux, qui réduisent globalement l’imposition des plus riches ». Ces mesures « contribuent largement à l’accroissement des inégalités », poursuit le syndicaliste. Quant au rééquilibrage après coup à l’instar de la défiscalisation des aides régionales proposées par Emmanuel Macron, Alexandre Derigny n’y croit pas. « C’est très compliqué à mettre en place et créateur de nouvelles inégalités. »

 

2 À elle seule, la taxe n’accélère pas la transition énergétique

Édouard Philippe et Bruno Le Maire ont beau jeu d’invoquer la transition énergétique. La hausse de la taxe sur les carburants a, de fait, été décidée en ce sens. En 2014, la taxe carbone, défendue dans le cadre du Grenelle de l’environnement, était rebaptisée contribution climat-énergie (CCE) et instaurée par la loi de finances, l’objectif étant d’inciter les consommateurs à recourir à des énergies moins émettrices de particules ou de CO2 que le diesel ou l’essence. Depuis, la tonne de carbone est passée de 7 euros à près de 45 euros. Entre 2016 et 2017, la CCE a ainsi déjà contribué à une hausse de 6,5 % de la taxe de consommation intérieure sur le diesel, et de 1,5 % de celle sur l’essence E5.Le truc, relèvent les organisations environnementales, c’est que la CCE n’a jamais eu pour vocation de s’appliquer seule et brute. « Une taxe sur les énergies, en créant un signal prix, permet de tracer un chemin vers la transition, défend Kévin Puisieux, responsable économie et finance de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH). Encore faut-il que tout le monde ait les moyens d’emprunter ce chemin. » En bref, encore faut-il proposer d’une part des alternatives à la voiture thermique, de l’autre des aides pour les ménages. « Si le gouvernement veut réellement ouvrir la voie de la transition, il ne peut exclure d’investir », poursuit Kévin Puisieux. Or, c’est l’inverse qui se passe. Illustration avec les 9 000 kilomètres de petites lignes ferroviaires menacées de fermeture faute d’argent mis dans la régénération du réseau. De fait, la hausse de la CCE n’a pour l’heure eu aucun impact, ni sur l’usage de la voiture particulière, ni sur l’achat de véhicules électriques… ni sur la courbe des émissions de CO2. En zone rurale, les politiques de mobilité restent centrées sur la voiture et n’offrent pas d’alternatives aux ménages. En zone urbaine, alors que plus de la moitié des déplacements concernent des trajets de moins de 3 kilomètres, la CCE s’avère paradoxalement insuffisamment incitative pour provoquer l’électrochoc attendu. Au final, les émissions de gaz à effet de serre du transport routier ne baissent pas. Un rapport publié en octobre par l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales) relevait qu’elles augmentent même de façon continue depuis 2015 (plus de 0,5 % de hausse).

 

3 Les gros pollueurs toujours épargnés

Les voitures particulières ne sont pas seules à porter la responsabilité de cette hausse. Une large part incombe aussi au transport routier. Si l’on élargit encore la focale, l’automobile individuelle est loin d’être l’unique contributrice aux 30 % d’émissions de gaz à effet de serre (GES) qui émanent, chaque année, du secteur des transports (premier secteur émetteur de GES en France). Or, la CCE ne s’applique pour ainsi dire qu’à elle. Le Code des douanes prévoit ainsi des exonérations pour les entreprises grandes consommatrices d’énergie – celles, par exemple, pour lesquelles les achats d’énergie représentent au moins 3 % de la valeur de la production. Ainsi en sont exemptés les transporteurs routiers, exonérés à hauteur de 1,2 milliard d’euros. Ces derniers, s’ils subissent comme tout le monde la hausse du baril du pétrole, ne sont, de fait, pas concernés par celle de la CCE. L’aviation civile (et militaire) s’en sort, elle aussi, à bon compte, quand le kérosène qu’elle utilise n’est pas non plus taxé. Le trafic aérien intérieur, qui vaut pour 1,4 % des émissions de la France, continue de se développer sans contrainte.

 

4 Le retour de bâton : le réveil du rejet de l’écologie

L’environnement, ça commence – de nouveau – à bien faire : c’est la petite musique qui perce de toute cette histoire. Faute d’alternatives, nombre de ménages n’ont d’autre choix que de continuer à prendre leur voiture et de payer plus. Cela ne vaut pas uniquement pour l’essence : la facture du chauffage grimpe aussi, quand la CCE concerne également le fioul domestique et le gaz naturel. Difficile, dans ces conditions, de ressentir la transition comme facteur de mieux-être, et ce n’est pas le chèque énergie promis par le gouvernement qui modifiera la sentence. « Il sauvera les meubles, reprend Kévin Puisieux, mais ne résoudra pas, sur la durée, le fait d’habiter dans des passoires thermiques ou d’être obligé de rouler dans une vieille voiture. » Les propositions pour une transition aussi juste qu’efficace ne manquent pourtant pas. « Taxer le kérosène sur les vols intérieurs et augmenter les malus sur l’achat de voitures neuves polluantes, type SUV, seraient bien plus efficaces pour l’environnement et moins pénalisant que la hausse de la taxe sur les carburants », avance ainsi Jacques Baudrier, responsable mobilités du PCF. La lutte contre l’étalement urbain demeure elle aussi un levier essentiel, relève pour sa part le Réseau action climat, de même que la diversification des modes de transport dans tous les territoires. Pour rendre le train attractif et accessible au plus grand nombre, « le gouvernement doit soutenir le réseau ferré à hauteur de 3 milliards d’euros chaque année », estime l’organisation.

 

 

5 Une fiscalité rondelette qui finance peu l’écologie

Si la transition écologique recevait autant de taxes prélevées en son nom, on l’appellerait Crésus. La TIPCE est à ce titre caricaturale. En 2019, l’État prévoit de ponctionner 37,7 milliards d’euros. Soit 4 milliards de plus qu’en 2018 et 7 milliards de plus qu’en 2017. Une manne pour faire décoller les énergies renouvelables ? Que nenni : le projet de loi de finances pour 2019 prévoit une enveloppe de 7,2 milliards d’euros, soit à peine 80 millions de mieux qu’en 2018. Les moyens de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France vont augmenter de 200 millions, mais ils serviront en grande part à financer « l’entretien et la régénération »… du réseau routier national. Quant aux régions et départements, elles recevront 5,9 milliards d’euros, autant qu’en 2018.

La hausse de la taxation dite verte ne fait qu’un gagnant, le budget général de l’État, qu’il utilise pour tout autre chose que l’écologie. La majorité précédente l’avait fait pour amorcer le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), que l’actuelle transforme en baisse pérenne de cotisations. Mais l’écriture des comptes publics rend impossible le fléchage des dépenses réalisées à partir des 17 milliards d’euros de recettes que l’État se met de côté. Voilà pourquoi le gouvernement s’arc-boute sur ces taxes. S’il avait voulu desserrer l’étau autour des carburants, il aurait pu user de la taxe sur les transactions financières (TTF), portée par Attac, Oxfam et bien d’autres, pour générer de nouveaux financements à la transition écologique. Raté. Une petite TTF existe bien en France, mais dont Édouard Philippe a réduit la voilure dès son entrée à Matignon. Quant au projet de TTF européen, il a été torpillé par Emmanuel Macron en proposant de soumettre son adoption aux 27 membres de l’Union européenne. 

 

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 06:46

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 06:44

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:21
QUAND MACRON JUSTIFIE QU'ON RENDE HOMMAGE A PETAIN (Jean-Emmanuel Ducoin)

QUAND MACRON JUSTIFIE QU'ON RENDE HOMMAGE A PETAIN
Emmanuel Macron juge "légitime" de rendre hommage à Pétain, avec les sept autres maréchaux de la Grande guerre, samedi aux Invalides, soulignant que le dirigeant du régime de Vichy avait été "pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat", même s'il a "conduit des choix funestes" pendant la Deuxième...
Un peu de mémoire ! Pétain n'est plus "maréchal" et le nommer encore ainsi relève d'une réécriture odieuse de l'Histoire, puisque ce traître à la France a été frappé d'indignité nationale et donc déchu de ses titres militaires lors de son procès en 1945. Plus personne n'a le droit de l'appeler "maréchal".
Macron ajoute à propos de Pétain: "La vie politique comme l’humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu’on voudrait croire." Mais que veut-il dire? Parle-t-il de l'humaine nature de Pétain? C'est une honte, une insulte et encore une fois une offense à l'Histoire. Nous pensons à Guy Môquet, au Colonel Fabien, à Jean Moulin, à Pierre Brossolette et à tous les martyrs résistants. Nous pensons aux milliers de Juifs de France, massacrés, gazés, parce que Juifs. Nous pensons à l’abolition de la République, à la collaboration, au statut des Juifs, à la répression des résistants, à l’aide à la déportation, à la rafle du Vél d’Hiv, aux crimes de la milice...
Macron dira-t-il bientôt que Jean-Marie Le Pen a lui aussi été un "grand soldat" durant la guerre d'Algérie? Et si l'Allemagne rendait hommage à Hitler, puisque celui-ci était forcément un bon soldat durant la Première Guerre mondiale? On croît rêver...

Jean-Emmanuel Ducoin

QUAND MACRON JUSTIFIE QU'ON RENDE HOMMAGE A PETAIN (Jean-Emmanuel Ducoin)
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:17
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:13
Report de la taxe Gafa : Macron, président des riches, se couche devant les géants du numérique (Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes)
Report de la taxe Gafa : Macron, président des riches, se couche devant les géants du numérique
Le ministre des Finances Bruno Le Maire s’est dit « ouvert à un report de l’entrée en vigueur » d’un projet européen de taxation des géants du numérique, dont Google, Apple, Facebook et Amazon.

C’est un recul inacceptable face à ces multinationales toutes-puissantes. Jamais un gouvernement ne se sera fracassé avec plus d’entrain contre le mur de l’argent. Avec ce report, Emmanuel Macron et Bruno Le Maire font le choix de mettre à l’abri les profits pharaoniques de ces firmes multinationales qui pratiquent pourtant l’optimisation fiscale à haute dose, au moment même où ils frappent les Français durement avec leur gourdin fiscal.

Les impôts que ces multinationales ne paient pas, c’est nous qui les payons à leur place (CSG, taxe sur les carburants, etc.). Et les citoyens ordinaires n’auront droit, eux, à aucun report pour payer…

Cette annonce est d’autant moins compréhensible qu’Emmanuel Macron avait fait mine, ce matin même au micro d’Europe 1, d’être attaché à cette taxe. Cette annonce intervient donc comme un désaveu cinglant pour le chef de l’État, dont l’impuissance sur la scène européenne apparaît en pleine lumière.

Il est temps de mettre un terme à l’impunité fiscale des puissants.

Nous formulons une proposition concrète : tout bénéfice réalisé dans un pays doit donner lieu au paiement de l’impôt dans ce pays. La régulation des géants du numérique doit devenir un enjeu européen, afin que les pays se coordonnent et aient toutes les possibilités de faire respecter les législations locales et fiscales.

 

Ian Brossat, chef de file du PCF aux élections européennes

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 05:56
Mineurs non accompagnés: Sortir vite de cette situation indigne, Roland Foissac, vice-président honoraire du Conseil général du Tarn, président de l'association des élus communistes et républicains du Tarn, à l'ouverture du congrès de l'ADF
Mineurs non accompagnés : Sortir vite de cette situation indigne

mercredi 7 novembre 2018

Déclaration de Roland FOISSAC, vice-Président honoraire du Conseil général, Président de l’Association des Elus communistes et républicains du Tarn, sur les mineurs non accompagnés, à l’ouverture du Congrès de l’ADF.

Au premier rang des graves préoccupations des Conseils départementaux, l’accueil des mineurs non accompagnés, ici des dizaines de gamins qui se retrouvent chez nous au terme d’un parcours semé d’obstacles, poussés à l’exil par la misère, par la faim, par les violences, tout simplement par le besoin irrépressible de vivre et de se donner l’espoir d’un avenir humain.

A qui incombe la gestion des politiques migratoires, sinon à l’Etat dont c’est incontestablement une politique régalienne ?

Or, lâchement, le gouvernement se décharge sur les Conseils départementaux, sous le prétexte fallacieux que c’est à eux qu’incombe la politique de l’enfance.

La préfecture du Tarn, que le Conseil départemental a bien tort de ne pas interpeller,ferme les yeux dans une attitude d’indifférence coupable. Devant l’insupportable tableau de jeunes sans solution d’hébergement, que fait donc le Conseil départemental du Tarn ? Il a recours à des palliatifs tels des « méthodes d’évaluation » vigoureusement contestées par les associations de défense des Droits de l’enfant parce qu’elles conduisent à se débarrasser de dizaines de jeunes et à les jeter à la rue.Alors, des bénévoles, mus par l’élémentaire devoir de solidarité, prennent en charge et hébergent ces malheureux « déboutés » . Ces situations sont insupportables et notre association d’élu-e-s soutient la demande, formulée depuis juillet dernier, par le Réseau éducation sans frontières du Tarn (RESF81) d’être reçue par le président du CD. Nous demandons la tenue, dans les meilleurs délais, d’une table ronde regroupant avec le Préfet et le Président du CD, l’ensemble des associations départementales impliquées. Et nous voulons espérer qu’à Rennes, cette fin de semaine, devant tous le représentants de Conseils départementaux et en présence des ministres, un signal fort sera lancé pour sortir vite de cette situation indigne de la France.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 07:15
Incroyable mais vrai - Morlaix. Absence de direction : la crèche collective n’est pas autorisée à ouvrir (Le Télégramme, 6 novembre 2018)

C'est inadmissible ! Des parents vont se trouver sans solution ! Et que va-t-il se passer pour le personnel ? Incroyable mais vrai! L'opposition avait alerté dans une question orale lue au dernier conseil municipal par Sarah Noll, et écrite par elle.

- Question orale posée par les huit élus de l’opposition de gauche au conseil municipal du 20/09/18

Quels investissements d'avenir ?

A l'heure où la majorité nous dévoile enfin ses projets d'investissement pour l'avenir de la ville, on peut s'interroger sur certaines priorités qui sont données dans le grand jeu des arbitrages financiers.

Le contexte national avec les baisses de dotations de l'Etat impose aux communes une maîtrise accrue des dépenses. Agnès Le Brun et son équipe affirment avoir redressé la barre et remis à flot les finances de la ville, c'est leur leitmotiv. Ils peuvent donc se permettre d'investir sur de grands projets d'avenir (musée, tiers lieu, funiculaire).

Cependant en dehors de ces équipements, la majorité n'est-elle pas en train d'oublier que le plus important des investissements d'avenir qu'un territoire puisse faire réside dans sa jeunesse. En l'occurrence, au niveau de sa compétence, c'est sur la petite enfance que nous devrions investir.

Pourtant voilà 3 ans que la majorité demande aux équipes du pôle petite enfance de faire des économies.

En 2017, se sont 70 000€ d'économie qui ont été demandée. Des économies conséquentes qui ont pu être réalisées grâce à la bonne volonté des directions sur le budget matériel.

En 2018, la demande a été faite de maîtriser la charge salariale. Dans un secteur où les normes en matière de nombre d'encadrants sont extrêmement réglementées pour des raisons évidentes de sécurités, et alors que les équipes gagnent en ancienneté, il n'est pas difficile de comprendre que cela coince.

La crèche collective fonctionne à flux tendu sur un nombre de postes tout juste au dessus du minimum imposé par la réglementation. En effet, Le taux d'encadrement minimum exigé par la PMI est de 11.34 et la crèche est à un taux de 11.60. 0.26 de plus que le minimum ce qui correspond à quelques heures seulement. Ce qui signifie qu'il n'y a presque aucune marge pour permettre aux agents de prendre leurs RTT ou congés annuel et pallier les arrêts quand ils arrivent.

Dès lors, ce sont les équipes qui travaillent en tension et qui ne peuvent prendre les temps de repos nécessaire dans des métiers extrêmement énergivores ; ce sont les activités et sorties annexes qui sont annulées ; ce sont les directrices qui remplacent pour assurer les normes de sécurité et le bon fonctionnement de cet espace d'accueil et d'éducation de nos enfants. Et cela au détriment du temps de direction indispensable au bon fonctionnement d'une structure.

Les exemples ne manquent pas : des directrices qui sont sommées de remplacer tous les postes lorsqu'ils sont défaillant (que ce soit en cuisine ou en accueil des enfants), des sorties estivales réduites car elles demandent plus de taux d'encadrement que le nombre de postes limité ne permet plus, des temps de rencontres qui ne peuvent plus avoir lieu comme les papotines par manque de disponibilités et avec cela un intervenant extérieur pourtant bénévole qui est remercié.

Pourtant, la crèche collective est portée et animée par une équipe en or, porteuse d'un projet humaniste et bienveillant, très à l'écoute des enfants et de leurs parents. Nombreux sont celles et ceux qui ont pu trouver auprès de cette équipe, une écoute attentive, rassurante et guidante dans leur rôle de parent.

Dans un courrier en date du 25 juin 2018 une quarantaine de parents écrivaient à Madame le Maire pour faire part de leurs inquiétudes quant à la prise en charge de leurs enfants. Tout en rappelant leur entière confiance et leur soutien à l'équipe de la crèche collective qui se retrouve elle-même victime de cette politique de maîtrise des dépenses notamment de fonctionnement.

Votre réponse évoque la pérennisation d'un demi-poste de remplacement supplémentaire. Une phrase somme toute équivoque puisque vous pérenniser un poste déjà existant et qu'il n'est donc pas en supplément. En réalité, c'est un poste supplémentaire qu'il faudrait ajouter à celui que vous proposez de pérenniser pour permettre à l'équipe de fonctionner correctement et leur assurer la possibilité de prendre les temps de repos qui leur sont dû.

De même, vous évoquez une subvention versée à la crèche collective en constante augmentation depuis 3 ans. En dehors du fait qu'il nous paraît étonnant que la mairie verse une subvention à son propre équipement. Nous n'avons pu vérifier ces chiffres car les demandes que nous vous avons faites par mail et lors de la commission pour avoir les budgets du pôle et de la crèche collective n'ont pas été satisfaites.

Enfin, vous abordez la question du projet pédagogique qui devra faire l'objet d'une révision à la demande de la CAF. Mais la CAF demande la révision du projet social et non du projet pédagogique. Le projet social est du ressort du politique qui définit par là ce que la ville souhaite pour la petite enfance. Or, les directives données aux directrices quant à la gestion des ressources humaines, qui ont pour conséquences directes la qualité du travail en équipe et donc l'accueil de nos enfants démontre votre méconnaissance de la petite enfance.

Alors, pourquoi vouloir détériorer cet outil formidable, en déconstruisant un projet qui avait pris le temps de se construire dans l'écoute et la bienveillance. Pourquoi vouloir détériorer cet équipement aussi précieux pour nos enfants et donc l'avenir de notre territoire ? Pourquoi une politique budgétaire si stricte lorsque l'on parle d'humain, d'éducation, de co-éducation ? Pensez vous que le malaise ressenti par les équipes n'a pas de conséquences sur nos enfants ? Pourquoi ne pas investir dans ce poste supplémentaire ? Car à quoi bon investir dans des musées, des tiers lieux, des funiculaires si l'on oublie nos enfants ?

 

La crèche municipale de Morlaix fait à nouveau parler d’elle. Ce mardi soir, la ville a annoncé sur son compte Facebook qu’elle n’était pas autorisée à ouvrir.

« En raison de l’absence de la directrice et de l’absence soudaine de la directrice adjointe, la crèche collective n’est administrativement pas autorisée à ouvrir. Nous avons conscience des désagréments occasionnés et nous vous remercions de votre compréhension », a communiqué la municipalité.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 06:22
A propos du communiqué dit de la coopérative citoyenne paru dans la presse aujourd'hui - mise au point d'Ismaël Dupont

Le Ouest-France publie aujourd'hui un communiqué dit de la Coopérative citoyenne qui n'existe plus en tant que telle puisque son bureau directeur a été mis en sommeil en mars 2018, et qu'il semble que certaines composantes aient exclu d'autorité les adhérents du PS et de Génération.s qui faisaient partie de la coopérative citoyenne et du bureau. 

Rappelons par souci de vérité que la Coopérative citoyenne est mise en sommeil depuis mars 2018, qu'elle ne réunissait plus guère de personnes ces derniers temps, qu'elle n'avait pas vraiment d'activité de terrain depuis les municipales, et surtout qu'elle n'a pas pu se réunir en tant que telle après l'annonce de notre construction de programme de gauche pour Morlaix avec le PCF, le PS, Génération.s, le PRG, et que Jean-Pierre Cloarec, Sarah Noll et Michel Le Saint n'ont aucunement consulté son comité directeur pour s'exprimer en son nom, et publier une lettre extrêmement violente signée par Michel Le Saint et Jean-Pierre Cloarec sur la page Facebook de la Coopérative Citoyenne où je suis qualifié de "politicard" avec Jean-Paul Vermot. Le comité directeur de la Coopérative Citoyenne dans lequel se trouvent Hervé Gouédard (PS) et Catherine Tréanton (Génération.s). Rappelons aussi que Jean-Paul Vermot (PS) est membre de la Coopérative Citoyenne, si on considère qu'elle existe toujours, et qu'il était même son candidat majoritairement élu en 2014... 

Tout ou presque est faux, tendancieux ou approximatif dans ce communiqué.

"Ces citoyens non encartés et leurs alliés (les Verts pour le moment) rappellent le contexte..."

Rappelons que plusieurs personnes qui s'expriment là, et ils ne sont pas nombreux (les dernières réunions de la coopérative citoyenne réunissaient une quinzaine de personnes), sont pour plusieurs d'entre eux membres ou sympathisants de France Insoumise. Quant aux Verts, c'est un, deux ou trois adhérents sur Morlaix... Alliés des citoyens non encartés, sûrement, mais comme tout le monde car on ne fait pas une ville simplement pour et avec les citoyens cartés...

"La coopérative citoyenne a commencé une démarche de rassemblement de toute la gauche en vue d'une liste unitaire pour les élections municipales de 2020".

C'est vrai que la première réunion en octobre 2017 qui rassemblait les forces de gauche pour discuter, très en amont, d'une union aux municipales a été proposée par Jean-Pierre Cloarec au nom de la coopérative citoyenne. Les Insoumis avaient refusé d'y participer à l'époque parce que le PS y était invité et avait envoyé une lettre très rude sur le mode du "jamais avec eux".

On a décidé d'essayer de voir si on pouvait aller au-delà de ce refus de principe et des personnes présentes qui avaient la double casquette FI-Coopérative citoyenne se sont chargées de voir si FI ne pouvait pas revoir sa position à certaines conditions. Le 21 mars, les élus de la coopérative citoyenne  suite à une réunion de la coopérative citoyenne, nous faisaient part, à Valérie Scattolin et moi (Front de Gauche) de l'exigence des membres de France Insoumise signifiées à la coopérative citoyenne pour intégrer une construction unitaire à gauche: un collectif citoyen, l'abandon des étiquettes partisanes, le fait que les organisations politiques ne se présentent pas en tant que telles.

A ce moment là, nous avons part du fait que le PCF ne serait certainement pas d'accord avec cette exigence d'effacement des partis politiques, et cela d'autant plus que l'on savait bien que le noyau dur des Insoumis ne voulait pas d'alliance à gauche (avec le PS du moins) et qu'on prétendait nous imposer le cadre de l'union sans garantie que celle-ci tienne jusqu'au bout. Encore une fois, ceux qui ont rédigé le communiqué omettent de dire omettent de dire qu'au mois de juin, c'est le PCF qui a pris l'initiative d'inviter l'ensemble des composantes de la gauche du pays de Morlaix pour envisager sur un contenu de projet et de programme les conditions d'un rassemblement de ces différentes composantes sur le pays de Morlaix.

Appel du Parti Communiste dans le Pays de Morlaix à l'unité des électeurs et forces de gauche pour les Municipales dans les communes de Morlaix-Communauté sur des projets vraiment de gauche, utiles à la population

L'appel, avec les axes directeurs d'un projet de gauche que nous voulions mettre en avant, nous, au PCF, a été rendu public, ce qui a à l'époque grandement déplu à France Insoumise et à certaines personnes membres ou proches d'EELV. Nous, nous n'avions pas le droit de manifester publiquement notre volonté de réaliser le rassemblement de la gauche à Morlaix et dans les communes de Morlaix-Communauté... Nous avions invité les différentes organisations de gauche à notre local à Morlaix et FI, qui nous a taclé dans un communiqué suite à notre appel au rassemblement, et Jean-Pierre Cloarec nous ont demandé que la rencontre à laquelle nous invitions se fasse dans un lieu plus neutre. Cela a été l'ancien lycée de Kernéguès, en l'occurrence. 

La réunion qui s'est tenue le 27 juin a été assez tendue et peu constructive, Marianne Allain (FI-Coopérative citoyenne) me qualifiant même de "politicien professionnel" (je suis professeur documentaliste a plein temps et j'ai 80 euros d'indemnité de conseiller municipal que je reverse à mon parti, ma vie de "politicien professionnel", c'est 40 heures de bénévolat par semaine pour le service des idées d'égalité et de justice sociale auxquelles je crois), et le PCF et le PS étant particulièrement ciblés par des propos peu amènes ou plein de suspicions de certains représentants de FI.  

Une nouvelle réunion a été convoquée fin septembre entre les différentes sensibilités de gauche pour voir comment on pourrait avancer ensemble sur les Municipales. Au PCF, nous ne refusions pas par avance le principe du collectif citoyen et de la règle "1 personne=1 voix" même si nous avions une' préférence pour un consensus à trouver entre formations politiques et parties prenantes de l'union de la gauche. Par contre, nous demandions à pouvoir débattre avant en se donnant le temps de le faire et en vérifier ainsi notre capacité à travailler ensemble, qui était loin d'être évidente compte tenu des propos tenus par certains, notamment à FI, des axes directeurs de notre programme pour Morlaix avant d'ouvrir le collectif aux citoyens. Génération.s

Cela nous a été refusé par FI, Michel Le Saint et Jean-Pierre Cloarec, les personnes présentes proches de leur sensibilité, lesquels s'étaient tous rencontrés et mis d'accord ensemble. On nous a posé un ultimatum pour la réunion projetée le 19 octobre, présentée par eux comme "une réunion de la dernière chance": soit vous acceptez que l'accord sur la constitution immédiate d'une coopérative citoyenne bis avec la règle une personne=1 voix et un cadre associatif précède la discussion sur le programme, soit il y aura deux listes. A cette réunion, Catherine Tréanton pour Génération.s, Hervé Gouédard pour le PS, et les 5 représentants du PCF ont fait part de leur désaccord avec cette approche qui ne manifestait pas une réelle volonté de construire un consensus prenant en compte les positions des uns et des autres.  

Par suite, après consultation des adhérents dans les 3 formations politiques - PCF, PS, Génération.s - nous avons fait le choix de travailler tout de suite entre ces trois formations, et avec le PRG, intéressé, à la construction des bases d'un programme municipal en prenant appui sur des consultations d'habitants et d'acteurs sociaux, culturels, associatifs, économiques, plutôt que de s'insérer dans un collectif qui aurait toute chance de donner lieu à une lutte d'influence contre-productive bloc contre bloc et où les conditions n'étaient pas réunies pour travailler ensemble de manière constructive et confiante.

Le mercredi 17 octobre, nous avons annoncé via la presse à la population l'intention du PS, du PCF, de Génération.s, du PRG de travailler ensemble à un projet de gauche pour Morlaix, dans le cadre d'une envie de travailler ensemble plus largement au niveau de la communauté d'agglomération, et sans exclure par avance ni EELV, ni France Insoumise, ni des composantes non cartées de la Coopérative Citoyenne, mais sans nous soumettre à un cadre rigide imposé que l'on n'approuvait pas.

L'appel de la Coopérative citoyenne pour l"unité de la gauche. Qui ne l'approuverait pas en le lisant rapidement?

"Plus que 2 ans avant les municipales. Si l’on veut porter une alternative crédible lors de ces élections, il faut s’y préparer dès à présent, car l’élaboration d’un projet participatif demande du temps.

Évitons de reproduire les erreurs du passé, ne laissons pas les forces vives de gauches se diviser sur cet enjeu de local ! Pour rompre avec la résignation, pour que la démocratie, la solidarité et l’écologie soient enfin réellement mises en pratique à Morlaix, il est indispensable que toutes celles et ceux qui croient sincèrement en ces valeurs se lèvent et fassent mouvement ENSEMBLE.

Les soussignés appellent à la constitution de ce rassemblement citoyen avant l’été."

Le diable est peut-être dans les détails. La volonté de mettre de côté des organisations politiques qui travaillent toute l'année pour la population et qui ont des élus. C'est la diversité de la gauche quand elle est unie qui fait sa force, Partis et mouvements politiques, et citoyens.

200 personnes qui ont signé cette pétition sur internet - et encore dans un contexte où il s'agissait de mettre ensemble tout le monde, dont le PS, le PCF, Génération.s - avec EELV, FI, ce n'est pas non plus un raz-de-marée citoyen sur une ville de 15 000 habitants ! 

Ce communiqué de la dite Coopérative Citoyenne est aussi mensonger en oubliant une nouvelle fois la présence de Génération.s.

Oubliant à nouveau que Génération.s le mouvement de Benoît Hamon s'est solidarisé du PS et du PCF sur la méthode que nous voulons pour construire une liste d'union de gauche cohérente avec un projet réaliste et en accord avec les attentes populaires et les enjeux financiers, économiques et sociaux pour Morlaix.  Surtout ce communiqué laisse croire que ce sont juste des dirigeants du PS et du PCF qui ont refusé de laisser s'exprimer la démocratie citoyenne. C'est la difficulté à trouver un compromis qui tienne compte des positions de départ des uns et des autres et à trouver des relations d'échange sereins avec des militants de FI et Michel Le Saint et le refus qui nous a été fait de pouvoir discuter du programme avant de lancer un processus public de constitution d'un nouveau collectif citoyen de gauche qui fait que nous ne sommes pas ensemble aujourd'hui.

Le PS, Génération.s, le PCF se sont vus plusieurs fois pendant l'été, à la suite de la demande de rencontres bilatérales qu'avait faite le PCF du pays de Morlaix en juin. Ni FI, ni EELV n'ont répondu ni donné suite à notre proposition de rencontre, celle du PCF, entre organisations politiques.  

Il se trouve qu'avec le PS et Génération.s, nous avons vérifié que nous pouvons parler sereinement et fraternellement de tout, avec des accords de fond sur la campagne que nous voulions mener, évitant l'entre soi et les discussions interminables et luttes d'influence d'un petit groupe politisé, allant à la rencontre de tous les habitants, des "vrais gens", à partir d'un premier travail de construction des grands axes du projet. 

Sur les grandes lignes du programme, son ancrage à gauche, son ambition et son sérieux, auquel nous voulions aussi donner une dimension communautaire, avec un souci de rassemblement dans les autres communes du pays de Morlaix, nous sommes sur la même longueur d'onde. 

Sur la place des organisations politiques, qui n'ont aucune raison de disparaître à l'occasion des élections municipales, car ce sont aussi des cadres démocratiques de discussion et d'élaboration, nous sommes d'accord. 

Sur notre volonté d'organiser la participation et la consultation réelle des habitants, au-delà d'un petit groupe d'une petite centaine de citoyens politisés, nous sommes d'accord.  

Le Parti Radical de Gauche était aussi en phase avec cette approche. 

La réunion du 19 octobre avait été présentée sous forme d'ultimatum par les Insoumis et Michel Le Saint comme une réunion de la "dernière chance" (soit vous acceptez nos conditions, c'est à dire intégrer une nouvelle coopérative citoyenne tout de suite, où l'on met le cadre avant le contenu, soit il y aura deux listes).

La nature des échanges en juin et en septembre nous avaient rendu sceptiques tant ces échanges étaient tendus avec certains, sur notre capacité à construire ensemble dans un climat de confiance, fraternel et serein, et surtout ensuite à bâtir une majorité qui tienne la route, le PCF, le PS, et Génération.s, qui s'étaient prononcés de la même manière à la réunion de la gauche fin septembre sur la nécessité de continuer à travailler sur un programme avant de construire un cadre associatif, ont décidé ensemble, en organisations politiques adultes et responsables, d'annoncer leur commune volonté de travailler ensemble et avec tous les citoyens qui se retrouveraient dans notre démarche d'union, les valeurs que nous portons, et le travail que nous avons déjà accompli dans l'opposition. 

Le but est de construire une alternative de gauche à Morlaix afin de battre la droite et de mettre en route une politique qui relance la ville, l'emploi, l'habitat, le soutien à la vie associative, qui défende les services publics et s'oppose clairement au libéralisme de Macron et de sa majorité.

Tout en travaillant avec la gauche des autres collectivités pour co-construire un projet communautaire bien à gauche et écologique pour le territoire de Morlaix-Communauté. 

Nous n'en sommes qu'au début de notre travail pour construire un projet et une campagne les élections municipales de 2020 et dans notre conférence de presse, nous avons dit que la porte restait ouverte pour travailler avec EELV, les Insoumis, et d'autres mouvements de gauche.

Seulement, nous ne voulons pas le faire dans des luttes d'influence internes, sur un terrain d'affrontement et une structure qui efface ou marginalise l'apport des organisations politiques, qui existent de toute façon à une autre échelle (Morlaix-Communauté).   

Nous voulons construire une campagne politique municipale sur la base d'un accord de fond sur les grands axes du projet local et sa mise en pratique, d'une pratique fraternelle, d'une capacité à construire du compromis, d'une volonté d'intégrer dans la liste des habitants des quartiers et acteurs sociaux de Morlaix qui ne seraient pas forcément politisés, et d'avoir un programme et un mode de communication plus accessibles et ancrés dans les préoccupations de l'ensemble de la population que celui de la Coopérative la dernière fois.  

Cette démarche d'union de la gauche PS-Génération.s, PCF, PRG, témoigne d'un vrai souci de rassemblement pour l'intérêt de Morlaix et des Morlaisiens car nous avions été dans des démarches différentes au premier tour des élections municipales de 2014 et nous ne sommes pas d'accord sur tout sur le plan de la politique nationale, même si nous partageons des valeurs de gauche importantes. 

Pour autant, nous avons construit depuis quatre ans des rapports de travail et de confiance et nous avons pu nous parler et nous mettre d'accord sur la manière de travailler ensemble.

Nous aurions préféré être tous réunis à gauche mais cela aurait exigé une volonté de construire du compromis et moins d'ambiguïté dans la démarche de nos partenaires, Insoumis et sympathisants EELV de la Coopérative Citoyenne, qui s'organisaient plus pour nous tordre le bras et construire du rapport de force que pour discuter d'égal à égal et faire chacun un pas vers l'autre.

Notre démarche de rassemblement à gauche est soutenue par 6 des 8 élus actuels de l'opposition: Valérie Scattolin et moi (PCF-Front de Gauche), Jean-Paul Vermot, Hervé Gouédard, Claire Thomas, Elisabeth Binaisse (PS). 

Ces élus ont travaillé et sérieux avec constance depuis qu'ils sont en fonction, au service de la population, et ont refusé les facilités de la démission. 

Ismaël Dupont - le 7 novembre 2017

  CF.

Communiqué de Morlaix Coopérative et Citoyenne

« Venez bousculer les anciennes pratiques démocratiques »

Comme vous le savez, la coopérative citoyenne a initié une démarche de rassemblement de toute la gauche en vue d’une liste unitaire pour les municipales de 2020.
Environ 200 personnes ont signé un appel en ce sens.

Pourtant les chefs de file du PS et du PC morlaisien ont refusé le principe d’une personne = une voix qui met les citoyens à égalité dans l’élaboration du programme et dans la constitution d’une liste.

Si vous souhaitez bousculer les anciennes pratiques démocratiques, et démontrer que seule une liste citoyenne peut battre Agnès Le Brun, venez nombreux donner votre avis samedi 10 novembre à 18h à l’ancien lycée de Kernégues.

 

     

 

 

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