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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 19:33
DISPARITION. ROBERT ENDEWELT, COMBATTANT DU PARIS POPULAIRE (L'HUMANITE, 18 octobre 2018)
DISPARITION. ROBERT ENDEWELT, COMBATTANT DU PARIS POPULAIRE
Jeudi, 18 Octobre, 2018

Le résistant de la première heure de la MOI parisienne, ancien élu PCF de Champigny-sur-Marne et dirigeant du Mouvement de la paix, est décédé à la veille de ses 95 ans.

C’est dans le Paris populaire des années 1920-1930 où de nombreux juifs d’Europe centrale et orientale trouvent refuge que Robert Endewelt naît en 1923. Sa mère, Gitla Dynerman, couturière, et son père, Szmul Endewelt, tailleur, tous deux originaires de Varsovie (Pologne), viennent tout juste d’arriver en France. Après la fin de sa scolarité, l’apprenti tailleur mécanicien devient salarié dans l’industrie de l’habillement. Mais déjà le cours de l’histoire s’assombrit. Dans les premières semaines de l’occupation nazie dans la capitale, il rejoint un groupe de jeunes communistes du 10e arrondissement qui cherche à s’organiser dès 1940. Leurs lieux de rencontre sont le club sportif de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) et la salle de gymnastique du Yiddisher Arbeiter Sport Klub (Club ouvrier sportif juif), 14, rue de Paradis. C’est le début d’un engagement dans la Résistance qui se terminera avec l’insurrection de Paris en août 1944. Il est affecté aux jeunes du secteur juif de la MOI et devient l’un des responsables du triangle de direction de cette organisation pour la région parisienne, dans lequel se trouve déjà Henri Krasucki.

La répression est féroce. Certains de ses camarades sont arrêtés. Trois d’entre eux, Wajsbrot, Rayman et Fingercwajg, figureront sur l’Affiche rouge. En août 1944, il participe à l’insurrection parisienne (1). À la Libération, il s’engage pour la durée de la guerre et est affecté en Allemagne dans un régiment de tirailleurs algériens. Dans les années 1950, le militant assume différentes tâches au sein du PCF parisien. Il prend ensuite des responsabilités au sein du Mouvement de la paix dans les années 1960-1970 qui voient la multiplication d’importantes manifestations pacifistes contre la guerre du Vietnam. Il rejoint le département du Val-de-Marne et sera élu conseiller municipal de Champigny jusqu’en 1983. En parallèle, il assure des missions auprès du comité central, notamment au secteur presse. Il retrouve alors le Paris qu’il aime avec le quartier des Buttes-Chaumont. Ses obsèques auront lieu au crématorium du Père Lachaise le jeudi 25 octobre à 10 heures. L'Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

(1) Lire son portrait publié dans l’Humanité du 19 août 2014, sa notice au Maitron et voir aussi son témoignage dans le film réalisé par Laurence Karsznia et Mourad Laffitte, Une jeunesse parisienne en résistance.
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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 19:25
Opération dépeçage de l’AFPA en cours (Pierre Darhéville)

Opération dépeçage de l’AFPA en cours. Choix politique de casse du service public. Inacceptable pour les demandeurs d’emploi, les salariés, l’emploi, la formation professionnelle, la qualité, la sécurité, l’humain, l’écologie, l’économie, et le travail dans nos territoires. Le Président de la République a annoncé que l’emploi est sa priorité, mais quel emploi ? Celui que l’on est censé trouver en traversant la rue ?

Pierre Darhéville

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 04:48
Dans une démarche de rassemblement et d’union, les représentants de la Gauche veulent s’engager dans une politique au service des Morlaisiens - photo Ouest-France

Dans une démarche de rassemblement et d’union, les représentants de la Gauche veulent s’engager dans une politique au service des Morlaisiens - photo Ouest-France

Après quelques réunions entre différents partis de gauche, le PCF, le PS et Génération. s se lancent dans la bataille des municipales.

Ismaël Dupont, du PCF rappelle en désignant Jean-Paul Vermot, PS : « Nous nous étions affrontés en 2014, cette fois grâce à un travail constructif on se retrouve. »

Les deux partis avaient fini par se regrouper au second tour et avaient obtenu 48, 2 % des voix, face à l’actuelle maire Agnès Le Brun (LR). Un score honorable, mais dans lequel on devait compter une partie des voix de la France insoumise.

Quid des Insoumis ?

Avec ce parti les discussions n’ont pas abouti. « Mais rien n’est définitif. La porte est ouverte », assurent les différents représentants de gauche. Est-ce qu’à l’image des législatives, les Insoumis voudraient faire cavalier seul ?

Le PS, le PC et Génération. s ont lancé les premières pistes de son programme avec la volonté de remettre le citoyen au cœur des discussions « à travers des réunions de quartiers », de défendre « et d’aider le service public si maltraité à se relever ».

 

Parmi les candidats qui pourraient briguer la mairie, Agnès Le Brun ne s’est pas encore prononcée. Elle pourrait intégrer une liste LR aux Européennes. On sera fixé avant la fin de l’année.

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 04:46
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Discours de Marie-Hélène Le Guen pour la CGT retraités - photo Jean-Luc Le Calvez

Discours de Marie-Hélène Le Guen pour la CGT retraités - photo Jean-Luc Le Calvez

Rassemblement des retraités du 18 octobre 2018 à Morlaix - photo Jean-Luc Le Calvez

Rassemblement des retraités du 18 octobre 2018 à Morlaix - photo Jean-Luc Le Calvez

Rassemblement des retraités du 18 octobre 2018 à Morlaix - photo Jean-Luc Le Calvez

Rassemblement des retraités du 18 octobre 2018 à Morlaix - photo Jean-Luc Le Calvez

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

rassemblement du 18 octobre - photo Pierre-Yvon Boisnard

250 personnes ont manifesté à Morlaix hier pour la défense des retraités face aux matraquages du pouvoir Macron. 

Les communistes étaient présents nombreux. 

Voici le communiqué de la section PCF qui a été repris partiellement par le Ouest-France hier: 

COMMUNIQUE DE LA SECTION PCF DU PAYS DE MORLAIX

SOUTIEN AU RASSEMBLEMENT DES RETRAITÉ-ES JEUDI 18 OCTOBRE 10H30 À MORLAIX DEVANT LA PERMANENCE DE LA DEPUTEE EN MARCHE SANDRINE LE FEUR
 
Retraités L’heure est à la mobilisation !
Gel des pensions alors que l’inflation pointe à la hausse, malus instauré sur les complémentaires, ponction supplémentaire de CSG qui a touché plus de 8 millions de retraités, baisse historique des aides au logement et menaces sérieuses sur la pension de réversion. Le très sérieux Observatoire français des conjonctures économiques chiffre la perte moyenne à 400 euros en 2020. Sans compter la dégradation des services publics, la baisse des allocations logement, le renoncement aux soins devant l'ampleur des reste à charge, le coût des EHPAD. 
Elle est loin la promesse du candidat d’En Marche de « maintenir » le pouvoir d’achat des retraités. Les retraités y sont devenus une variable d’ajustement au profit des cadeaux aux vrais nantis. Ce n'est pas l'argent qui va aux retraité-es qui manque aux salariés, c'est bien celui qui va aux dividendes financiers! La France caracole en tête des pays où la part des richesses accaparée par les actionnaires est la plus élevée. Entre le remboursement du CICE pour 2018 et la baisse des cotisations patronales pour 2019, ce sont déjà plus de 40 milliards de cadeaux aux grandes entreprises. Sans aucun bénéfice sur l'emploi. 
Quant au projet de réforme systémique des retraites le risque de baisse des pensions pour toutes et tous est réel.Les mécanismes de redistribution et de solidarité sont tous remis en cause, ce qui vise en premier lieu les plus fragilisés.
Cette perspective de régime unique conduirait aussi à la disparition des régimes des fonctionnaires et des régimes spéciaux et, en conséquence, à la remise en cause des statuts d’agents publics et de fonctionnaires. De même, les retraites complémentaires disparaîtraient.
C’est pourquoi la section du Pays de Morlaix du PCF soutient l’appel de l’intersyndicale des retraités à se rassembler le 18 octobre à 10H30 devant la permanence de Sandrine Le Feur place des Otages à Morlaix. 
Rassemblement des retraités en colère à Morlaix le jeudi 18 octobre - Photos Jean-Luc Le Calvez et Pierre-Yvon Boisnard
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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 04:43

Selon nos informations, l’administrateur de DemocratieParticipative.bizpourrait être Boris Le Lay, figure de l’extrême droite déjà condamnée en justice.

LE MONDE | 18.10.2018 à 00h53 • Mis à jour le 18.10.2018Par Elise Vincent et Martin Untersinger

 

C’est une première en France. Le procureur de la République de Paris, François Molins, a assigné en référé les opérateurs de télécommunications afin qu’ils bloquent un site internet d’extrême droite publiant des contenus haineux en ligne, a confirmé auMonde une source proche du dossier, mercredi 17 octobre.

Cette démarche inédite sur la Toile, résultat de mois d’aléas judiciaires, est particulièrement portée par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), organisme rattaché au premier ministre.

En vertu de cette assignation, neuf opérateurs, dont les quatre principaux – SFR, Orange, Free et Bouygues Telecom – sont assignés, le 8 novembre, au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de cette procédure d’urgence.

L’objectif : constater le trouble « manifestement illicite » causé par ce site, selon les mots du parquet de Paris, et ordonner de cette façon le blocage de l’accès à la plateforme dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 10 000 euros par jour de retard.

Un site sans équivalent à l’extrême droite

Le site en question porte très mal son nom : il s’appelle « DemocratieParticipative.biz ». Sur ses pages se déploie une litanie d’articles et de vidéos antisémites, homophobes, antimusulmans et racistes.

Ce site, qui se revendique « le plus lu par les jeunes blancs décomplexés », agonit aussi régulièrement d’injures divers responsables politiques et personnalités médiatiques. Au point de servir souvent de base arrière à des campagnes de harcèlement numérique d’une rare violence. Par sa radicalité, « DémocratieParticipative.biz » n’a pas d’équivalent dans la nébuleuse d’extrême droite.

Bien que repéré depuis de longs mois, l’activisme du site, créé en 2016, défiait tous les recours juridiques. Les divers signalements effectués par Frédéric Potier, le préfet délégué à la tête de la Dilcrah, par la voie de l’article 40 au parquet de Paris, ne trouvaient pas d’issue judiciaire. Même chose pour près d’une dizaine d’enquêtes diligentées par différents services de police après des signalements sur la plateforme Pharos du ministère de l’intérieur dédiée aux contenus illicites circulant sur le Web, ou des plaintes déposées dans différents départements de France.

Un hébergement américain

Les autorités françaises – ainsi que plusieurs particuliers et associations – ont bien essayé de contourner ces échecs en tentant de limiter l’impact de « DemocratieParticipative.biz » en le faisant par exemple supprimer des résultats de recherche Google. La Dilcrah a même obtenu, en janvier, la disparition de la page d’accueil de « DemocratieParticipative.biz » du moteur de recherche. Une solution néanmoins très partielle, puisque le site est resté en ligne.

Au cœur du problème : le lieu d’hébergement de « DemocratieParticipative.biz ». Pour abriter sa structure, le site a depuis ses débuts recours à une société américaine, Cloudflare. Celle-ci n’a jamais donné suite aux réquisitions françaises. Elle s’abrite derrière le premier amendement de la Constitution des Etats-Unis, qui protège de façon extensive la liberté d’expression, et derrière l’absence de contrainte légale l’obligeant à répondre à des autorités judiciaires autres qu’américaines.

LIRE AUSSI :   La guerre discrète de la « preuve numérique »

Autre difficulté : l’identification et l’éventuelle interpellation de l’administrateur du site. D’après une note conjointe de la Direction générale de la police nationale (DGPN) et de la préfecture de police (PP) datant d’avril, que Le Monde a pu consulter, de nombreux éléments permettent de penser qu’il s’agit d’un militant d’extrême droite d’origine bretonne très connu de la « fachosphère » : Boris Le Lay, né à Quimper et âgé de 38 ans, suivi sur Facebook par plus de 120 000 personnes et par plus de 10 000 abonnés Twitter.

Des soupçons sur une figure de proue de la « fachosphère »

Selon cette note de la DGPN et de la PP, « plusieurs éléments concordants » désignent en effet M. Le Lay. Le plus fiable étant une adresse IP commune à DemocratieParticipative.biz et à deux sites ouvertement gérés par ce militant, signe que les trois plateformes étaient présentes sur le même serveur informatique. Un élément qu’a pu confirmer Le Monde de façon indépendante.

Fin septembre 2017, la fachosphère avait brui de la « censure » de DemocratieParticipative.biz : il avait, effectivement, disparu du Net, sans explications. Fait troublant, les deux sites appartenant à M. Le Lay se sont évaporés au même moment.

Or sur sa page VKontakte, un réseau social russe, M. Le Lay avait alors répondu à une admiratrice qui s’inquiétait de la disparition de DemocratieParticipative.biz : « On doit reconstruire l’architecture », écrivait le militant. Quelques jours plus tard, ces trois sites changeaient d’hébergeur, et pratiquement en même temps, selon les données techniques consultées par Le Monde.

M. Le Lay est loin d’être un inconnu pour les services de police. Il a de nombreux antécédents judiciaires pour « diffamation », « apologie de crime », ou « injure », et a été plusieurs fois condamné, entre 2011 et février 2018. Son parcours militant est aussi éloquent. D’abord engagé dans un groupuscule indépendantiste breton proche de l’ultradroite identitaire, Adsav (Renaissance), il fonde, en 2006, l’association Breizh-Israël qui a pour objet « la promotion des liens entre l’Etat d’Israël, la communauté juive mondiale et les Bretons ». Il bascule plus tard dans l’antisémitisme en rencontrant l’essayiste nationaliste Hervé Ryssen. Il s’occupera aussi un temps « des relations avec l’Europe » du Mouvement des damnés de l’impérialisme du très controversé Franco-Béninois Kemi Seba.

Treize mandats de recherche et une fiche S

Aujourd’hui, la justice bute toutefois sur la fuite au Japon de M. Le Lay. Malgré les treize mandats de recherche et la fiche « S » dont il fait l’objet pour son appartenance à la mouvance d’extrême droite radicale, impossible jusqu’à présent d’obtenir son extradition.

Ces mandats ont été émis pour « injures publiques envers un particulier en raison de sa race, religion, ou origine par parole, écrit, image, ou moyen de communication au public par voie électronique ». Mais il faudrait que M. Le Lay soit contrôlé sur le territoire français ou européen pour qu’ils soient exécutables.

En janvier, une notice rouge d’Interpol a fini par être diffusée pour qu’il puisse être interpellé à l’étranger, dans d’autres pays. Mais la valeur accordée à ces notices varie selon les Etats. Pour des raisons propres à son droit national, le Japon ne peut procéder à une arrestation demandée par d’autres pays membres. Il n’existe, en outre, pas de convention d’extradition entre la France et l’Archipel. Les services de police de l’Hexagone s’inquiètent enfin du fait que M. Le Lay ait pu obtenir, entretemps, la nationalité japonaise. Bref, un casse-tête qui explique la décision du parquet de Paris d’employer les grands moyens.

LIRE AUSSI :   Lutte contre la haine sur Internet : un rapport pour « passer à une nouvelle étape » remis à Matignon

Lire aussi: https://www.gouvernement.fr/partage/10528-rapport-visant-a-renforcer-la-lutte-contre-le-racisme-et-l-antisemitisme-sur-internet

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 03:56
Perquisitionné, Mélenchon tord les faits et la République (Fabrice Arfi, Médiapart - 18 octobre 2018)
Perquisitionné, Jean-Luc Mélenchon tord les faits et la République

18 OCTOBRE 2018 PAR FABRICE ARFI

Ce qui s’est passé, mardi 16 octobre, n’est pas un épiphénomène de plus dans la longue liste des coups d’éclat de Jean-Luc Mélenchon. La mise en scène insoumise autour des perquisitions qui ont visé le parti politique est grave. Il serait dangereux d’avoir à s’y habituer venant d’hommes et de femmes politiques qui font l’objet d’une enquête judiciaire.

Voici la scène. Une escouade de policiers anticorruption débarque, sous la présidence de François Hollande, chez Nicolas Sarkozy. Dans le même temps, le siège des Républicains est perquisitionné, à l’instar des domiciles de plusieurs proches de l’ancien président. Le visage déformé par la fureur, Nicolas Sarkozy déboule dans les locaux du parti qu’il dirige et pousse sans ménagement des deux mains un procureur venu superviser les opérations.

Il crie. « La République, c’est moi ! » Il provoque un policier impassible, se colle nez à nez à lui. Il hurle. « Ma personne est sacrée ! » Derrière lui, ses plus fidèles soutiens opinent du chef avec la mine des jours sombres. « C’est une agression politique ! Ce n’est pas du droit ! » Quelques minutes plus tard, dans la rue, il continue de vociférer, mû par la rage. « Je ne suis pas un passant du coin ! »

Tout est filmé par des caméras de télévision qui ont rappliqué dare-dare et par des téléphones portables fébriles.

Problème : cette scène n’existe pas. Du moins pas avec Nicolas Sarkozy, bien que l’ancien président français ait connu son lot de perquisitions, suivies par la suite de nombreuses mises en cause judiciaires (financements libyens, Bygmalion, Bismuth, etc.), et qu’il n’ait jamais été avare d’outrances pour dénoncer une prétendue justice politique le traquant. Il a même comparé un jour la police anticorruption à la Stasi.

En revanche, cette scène a existé telle quelle avec Jean-Luc Mélenchon, le patron de la France insoumise, ancien candidat à la présidence de la République qui se présente aujourd’hui comme le leader du premier parti d’opposition en France.

Visé par deux enquêtes judiciaires distinctes, l’une sur des soupçons de faux assistants parlementaires au Parlement européen et l’autre sur de possibles détournements de fonds pendant la campagne présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon et son parti ont souhaité créer le chaos autour de leurs déboires pour faire diversion.

Mais ce qui s’est passé, mardi 16 octobre, n’est pas un épiphénomène de plus dans la longue liste des coups d’éclat du leader insoumis. La mise en scène de Jean-Luc Mélenchon et des siens autour des perquisitions est grave. Il serait dangereux d’avoir à s’y habituer venant d’hommes et de femmes politiques qui font l’objet d’une enquête judiciaire. La seule insoumission visible, ce 16 octobre, fut celle à un certain esprit de la République.

Car le premier scandale, dans cette séquence, n’est pas un parquet aux ordres, même si le débat est plus que nécessaire, comme l’a rappelé François Bonnet sur Mediapart, mais Jean-Luc Mélenchon lui-même, sa réaction tapageuse et l’aveuglement de ceux qui font cortège à ses arguments.

Depuis deux jours, les fausses nouvelles volent en escadrille. La première d’entre elles consiste à dire, par un habile syllogisme, que les procureurs de la République n’étant pas indépendants en France, la perquisition visant un membre de l’opposition est la preuve d’une justice aux ordres de l’Élysée. CQFD.

C’est pourtant bien plus compliqué que cela. Mais que valent la complexité et la nuance quand il s’agit de s’ériger en martyr ?

Le contexte judiciaire dans lequel ces perquisitions ont eu lieu est en effet un peu particulier. Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis sont visés dans le cadre d’une enquête préliminaire, c’est-à-dire d’investigations placées sous l’autorité directe du procureur de la République, contrairement à une information judiciaire, dirigée, elle, par un juge d’instruction, statutairement indépendant.

Dans une enquête préliminaire, une perquisition – c’est la règle générique – ne peut avoir lieu qu’avec l’assentiment du perquisitionné. Mais il y a une exception, sinon ce serait trop facile : si l’enquête le nécessite – le besoin de surprise et de simultanéité des actes, par exemple –, la perquisition peut avoir lieu sans l’accord des principaux concernés à la seule condition qu’elle ait été validée par… un juge indépendant. En l’occurrence, un juge des libertés et de la détention (JLD) qui, comme un juge d’instruction, n’est pas soumis à une hiérarchie placée sous l’autorité du pouvoir exécutif.

L’argument du procureur tout-puissant et seul responsable des mésaventures judiciaires de Jean-Luc Mélenchon perd de facto en consistance. Et c’est aussi oublier un peu vite le rôle des policiers dans de telles opérations qui ne sont pas que les factotums d’un procureur, lui-même à la botte de l’Élysée.

Une autre contrevérité semble être savamment entretenue depuis plusieurs jours par Jean-Luc Mélenchon et ses amis. Celui-ci consiste à mettre en cause le nouveau procureur de Paris, Rémy Heitz, choisi par le pouvoir exécutif après une affligeante reprise en main voulue par l’Élysée, qui aurait ordonné la vague de perquisitions pour le bon vouloir d’Emmanuel Macron. Problème : Rémy Heitz n’avait pas encore pris ses fonctions ce jour-là… Et c’est son futur prédécesseur, François Molins, qui a fait la démonstration de son indépendance ces dernières années en ouvrant des enquêtes aussi bien sur Jérôme Cahuzac que sur Nicolas Sarkozy, qui était encore en poste.

Évidemment, toutes ces vérités de fait ne peuvent, seules, effacer le débat plus que légitime, essentiel même, sur le problème structurel de la non-indépendance des procureurs en France, comme Mediapart ne cesse de le chroniquer et de le dénoncer depuis dix ans. Et tout particulièrement du rapport incestueux qu’Emmanuel Macron et son premier ministre Édouard Philippe entendent entretenir avec les représentants du parquet.

Les hommes et femmes politiques qui refusent de donner l’indépendance aux procureurs sont les premiers responsables de cette situation délétère. Le cirque des indignations factices commence à se voir comme le nez au milieu de la figure quand, à chaque déboire judiciaire des uns, les autres louent l’indépendance de la justice, mais crient à l’agression politique quand les mêmes sont la cible de la curiosité de la justice. En la matière, Jean-Luc Mélenchon vient de faire comme Marine Le Pen, qui avait fait comme François Fillon, qui avait fait comme Nicolas Sarkozy, etc. Ni plus ni moins.

Pour autant, cette question de la non-indépendance du parquet est, dans le cas des perquisitions visant Jean-Luc Mélenchon, à mettre au second plan. Non seulement les raisonnements par association d’idées du leader insoumis reposent sur du sable, mais les lecteurs de Mediapart sont bien placés pour savoir que l’actuel soupçon judiciaire repose sur des éléments concrets, notamment dans l’affaire du financement de la campagne de 2017. Ceux-ci constituent-ils un délit pénal ? Seule la justice peut le dire et c’est d’ailleurs à cette fin qu’elle tente, tant bien que mal, de mener des perquisitions avant d’auditionner les personnes concernées.  

Le drame de ces derniers jours est bien le visage politique qu’a offert Jean-Luc Mélenchon aux citoyens. Ce fut le dévoilement d’un homme qui revendique, en furie, d’être intouchable, qui pense être la République comme jadis Louis XIV l’État, qui assure sans ciller que sa personne est sacrée.

Le patron des Insoumis voudrait faire accroire qu’au nom de la séparation des pouvoirs le représentant du pouvoir parlementaire qu’il est ne pourrait être inquiété de la sorte par la justice. Rien n’est plus faux. Quand Montesquieu théorise en 1748 la séparation des pouvoirs dans L’Esprit des lois, c’est pour éviter précisément l’abus de chaque pouvoir. « Il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir », écrivait ce père de la nation dans sa maxime célèbre.

En un mot, c’est exactement l’inverse de la position de Jean-Luc Mélenchon. Non, la séparation des pouvoirs, ce n’est pas la liberté donnée à chacun d’entre eux de faire ce qu’il veut à l’abri d’on ne sait quelle espèce d’immunité. M. Mélenchon a beau se penser supérieur à un passant, son statut ne peut empêcher que la justice passe.

Le patron des Insoumis réalise-t-il que, contrairement au scandale qu’il dénonce, il fut traité durant cette vague de perquisitions avec égard et privilège ? N’importe qui se permettrait de pousser un procureur de la sorte, légitimant une forme de violence à l'égard de l'autorité judiciaire et policière, finirait dans la seconde en garde à vue.

Pas Jean-Luc Mélenchon.

Le patron des Insoumis se rend-il compte de la violence symbolique d’un prétendant à la magistrature suprême qui pense pouvoir s’en prendre physiquement à un représentant du ministère public parce qu’il ne supporte pas d’être la cible de l’œil judiciaire ? Que se passera-t-il si un jour il atterrit à l’Élysée ? Qu’arrivera-t-il aux policiers et aux procureurs non soumis, auxquels il n’a d'ailleurs pas prévu de donner une totale indépendance, qui voudront enquêter sur un proche du président Mélenchon ?

La réponse se trouve dans les images du 16 octobre, mais il n'est pas certain que le chef insoumis sera pressé, ce jour-là, de les diffuser sur Facebook et Twitter.

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 05:19
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)

De l'écoute, de la réflexion, de la passion, de la connaissance et de l'expérience à penser, pendant 5 heures, de 17h30 à 22h30, 25 des 80 adhérents de la section PCF du Pays de Morlaix ont débattu du texte de base commune pour le Congrès du PCF adoptée le 6 octobre par le vote des adhérents au niveau national: "Pour un manifeste du Parti communiste du 21 e siècle". 

Nous avons débattu à partir du texte, de ce qu'il dit et de ce qu'il ne dit pas (encore): 

- Sur l'état de la société et du monde: les mutations du capitalisme, la manière dont cela affecte la société, les volontés d'enterrer la question sociale sous la question ethnico-culturelle, certains prétendant masquer la lutte des classes sous une prétendue lutte des cultures ou des races, le recul de la conscience de classe, les transformations du salariat, la montée de l'individualisme, le recul de la capacité dee mobilisation collective revendicatrice. 

- Sur le bilan critique de nos choix et expériences passées, bilan estimé incontournable et devant inclure la question des directions mais qui est apparu en l'état trop sommaire, univoque et insuffisant dans le texte actuel, ne prenant pas assez en compte le contexte général, le temps long, l'état de l'opinion, la transformation du rapport social au communisme. 

- Sur le projet communiste où là de nombreux points d'accord avec le texte ont été affirmés avec des demandes de compléments sur l'industrie, les droits des femmes et l'égalité femmes-hommes, la visée d'émancipation et le combat pour la réalisation humaine partagée par l'égalité et la fraternité, contre toutes les formes de racisme, de discriminations et de dominations, sur le "comment" et le "chemin" de la transformation révolutionnaire de notre société que nous voulons.

Une prochaine AG pour la présentation et le vote sur les amendements et contributions et l'élection de notre délégation au congrès est prévue le 30 octobre à 17h30 avant la conférence de section consacrée à l'organisation de la section le mercredi 7 novembre de 17h30 à 19h30.

Deux AG de section consacrées au Congrès et à la discussion sur les textes avaient précédé le vote des adhérents sur la base commune: le 19 septembre et le 4 octobre.

Ismaël Dupont    

 

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 05:05
AG du Comité de défense de l'hôpital le mardi 16 octobre à Kernéguès, Morlaix: et la lumière fut! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
AG du Comité de défense de l'hôpital le mardi 16 octobre à Kernéguès, Morlaix: et la lumière fut! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
AG du Comité de défense de l'hôpital le mardi 16 octobre à Kernéguès, Morlaix: et la lumière fut! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
AG du Comité de défense de l'hôpital le mardi 16 octobre à Kernéguès, Morlaix: et la lumière fut! (photos Pierre-Yvon Boisnard)
AG du Comité de défense de l'hôpital le mardi 16 octobre à Kernéguès, Morlaix: et la lumière fut! (photos Pierre-Yvon Boisnard)

Article Le Télégramme, 18 octobre 2018

Réunis en assemblée générale le 16 octobre, les membres du CDHPPM (Comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix) ont fait le constat que rien, ou presque, n’a changé depuis l’an dernier. Ils ont évoqué les actions contre différentes réformes voulues par les dirigeants de l’hôpital, tant celle qui signifiait la fermeture de l’unité de soins intensifs de cardiologie que cette autre, visant à la suppression de plusieurs dizaines de lits dans différents services, le point commun entre ces mesures étant, de fait, la disparition de plusieurs postes. Ces actions ont revêtu la forme de rassemblements et manifestations, dont celle de l’intersyndicale du 2 décembre, à Morlaix, ou encore celle de Rennes, le 6 avril.

 

Un bilan financier positif

 

Plusieurs rencontres ont également eu lieu, avec notamment la responsable de l’établissement, à laquelle une pétition rassemblant quelque 11 651 signatures a été remise. Les membres du comité ont donc décidé de poursuivre leurs efforts, d’autant que, selon eux, la direction de l’hôpital envisage de supprimer, à court terme, plusieurs postes dans le service psychiatrie. À ce sujet, un entretien aura lieu le 25 octobre prochain, entre le CDHPPM et la direction de l’établissement hospitalier. Quant au reste de l’ordre du jour, à noter que le bilan financier est positif, que le nombre de membres a augmenté, avec près de 150 personnes, et enfin que les membres, tant du bureau que du conseil d’administration, ont été reconduits dans leurs fonctions.

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 05:00
Fête de l'Humanité Bretagne du 1er et 2 décembre 2018 - demandez le flyer et le programme!
Fête de l'Humanité Bretagne du 1er et 2 décembre 2018 - demandez le flyer et le programme!
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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 13:10
Appel pour l'égalité de tous les citoyens en Israël (Libération et L'Humanité)
Veuillez trouver ci-dessous, et en fichier joint, le texte de l'appel  Pour l'égalité de tous les citoyens en Israël  avec la liste de signataires, en réaction à la nouvelle loi fondamentale votée par la Knesset cet été. 

Il a été publié mardi soir sur le site du journal Libération et aujourd'hui, mercredi, dans le quotidien l’Humanité. 

https://www.liberation.fr/debats/2018/10/16/pour-l-egalite-de-tous-les-citoyens-en-israel_1685513 

https://www.humanite.fr/appel-pour-legalite-de-tous-les-citoyens-en-israel-662313 

Il peut être signé en ligne  http://pouregalitecitoyensisrael.wesign.it/fr# 

N'hésitez pas à le relayer à vos contacts 

Bien cordialement 

Robert Kissous, Gilles Manceron, Bernard Ravenel, Michel Tubiana, Dominique Vidal

 

Pour signer l’appel en ligne :  http://pouregalitecitoyensisrael.wesign.it/fr#


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Pour l'égalité de tous les citoyens en Israël

Le 19 juillet 2018, le Parlement israélien adoptait la loi définissant Israël comme Etat-nation du peuple juif.

Cette loi est le concentré, l’aboutissement, de la politique de la droite et de l’extrême-droite israélienne. En une douzaine de points :

  •  elle affirme la prédominance ethnique juive en Israël ;
  •  elle encourage la colonisation juive, présentée comme valeur nationale, et confirme l’annexion de Jérusalem déclarée unilatéralement capitale d’Israël ;
  • elle précise explicitement que le peuple juif est le seul à exercer le droit à l’autodétermination en Israël sans préciser les frontières de celui-ci ;
  • elle retire même à la langue arabe le statut de langue officielle désormais réservé exclusivement à la langue hébraïque.

Ainsi le postulat d’une inégalité fondamentale, inscrite dans le droit et pas seulement dans les faits, est établi entre les citoyens d’un même pays, d’un côté les citoyens juifs ou d’origine juive et de l’autre côté les citoyens arabes et non juifs qui deviendraient juridiquement des citoyens de seconde catégorie.

C’est dire que cette loi renie ouvertement la promesse de la Déclaration d'indépendance du 14 mai 1948 selon laquelle le nouvel Etat « assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Contrairement à la loi fondamentale de 1992 « sur la dignité de l’homme et sa liberté », elle ne fait plus aucune référence ni à la démocratie ni à l’égalité.

Autant de violations des fondements d’un Etat démocratique et autant de violations du droit international.

De nombreuses personnalités, juives et non-juives, se sont élevées contre cette loi. Le président du Congrès juif mondial a fermement critiqué la politique poursuivie par le gouvernement israélien, les lois récemment adoptées et spécifiquement cette loi Etat-nation. 

En Israël, des manifestations importantes, regroupant des dizaines de milliers d’israéliens, de toutes origines et de toutes confessions, ont eu lieu à plusieurs reprises contre cette loi qui institue une discrimination entre les citoyens.

Nous appelons à se tenir aux côtés des progressistes israéliens – sans distinction d’origine ethnique – pour exiger : 

  • l’abolition de cette loi inique ;
  • l’égalité de droit de tous les citoyens israéliens ;
  • que cessent les atteintes de plus en plus graves aux libertés démocratiques et aux droits humains.
 

A l’initiative de : 

Robert Kissous, économiste ; Gilles Manceron, historien ; Bernard Ravenel, historien ; Michel Tubiana, avocat ; Dominique Vidal, journaliste et historien

 

Premiers signataires :

Wadih Al-Asmar, président du réseau Euromed droits ; Gadi Algazi, historien, Tel Aviv ; Arié Alimi, avocat ; Tauba Alman, membre du Bureau de l'UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide) ; Jean-Christophe Attias, universitaire ; Bertrand Badie, professeur émérite ; Esther Benbassa, directrice de recherches ; Pierre Barbancey, grand reporter ; Françoise Basch, professeur émérite ; Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH ; Sophie Bessis, historienne ; Bernard Bloch, écrivain, metteur en scène et comédien ;Rony Brauman, ex-président de MSF, enseignant, essayiste ; Barbara Cassin, philosophe ; Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice honoraire ; Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités ; Denis Charbit, universitaire (Israël) ; Monique Chemillier-Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique ; Alice Cherki, psychiatre et essayiste ; Dimitris Christopoulos, président de la FIDH ; Martine Cohen, sociologue émérite au CNRS ; Sylvain Cypel, journaliste ; Michel Dreyfus, historien ; Jean-Pierre Dubois, professeur d’université ; Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH ; Dominique Eddé, écrivaine ; Bernard Frederick, journaliste, rédacteur en chef de la Presse nouvelle magazine (PNM) ; Jean Giard, ancien député ; Mohammed Harbi, historien ; Christiane Hessel ; Marcel Hipszman, retraité ; Eva Illouz, directrice d'études EHESS ; Kamel Jendoubi, ancien ministre, ancien président d’Euromed droits ; Daniel Kupferstein, réalisateur ; Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité ; Henri Leclerc, avocat ; Pascal Lederer, co-animateur d'Une Autre Voix Juive ; Catherine Lévy, sociologue du travail ; Jacques Lewkowicz, président de l’UJRE ; Danièle Lochak, universitaire ; Michael Löwy, directeur de recherches émérite ; Gérad Maarek, urbaniste retraité ; Gustave Massiah, ingénieur et économiste ; Fabienne Messica, sociologue ; Jean-Luc Nancy, professeur émérite ; Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue ; Gilles Perrault, écrivain ; Catherine Sackur, écrivaine ; Jean Louis Sackur, metteur en scène ; Marc Sackur, retraité de l'Éducation nationale ; Malik Salemkour, président de la LDH ; Abraham Ségal, cinéaste documentariste ; Denis Sieffert, journaliste ; Bernard Stiegler, philosophe ; Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH ; Jacques Testart, biologiste et essayiste ; Enzo Traverso, historien ; Robert Zimmerman, éditeur

 

 

Pour signer l’appel en ligne :  http://pouregalitecitoyensisrael.wesign.it/fr#

 Contact : pouregalitecitoyensisrael@gmail.com

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