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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 06:59
Fraternité, humanité et dignité pour nos concitoyens du foyer Bara de Montreuil ! - Pétition lancée par Patrice Bessac, maire communiste de Montreuil
Fraternité, humanité et dignité pour nos concitoyens du foyer Bara de Montreuil !

mercredi 31 octobre 2018

Patrice BESSAC, maire de Montreuil a lancé une pétition :

Nous, citoyennes, citoyens, élu.e.s, artistes, sportifs, représentants d’organisations associatives, humanitaires, politiques, syndicales ; porteurs, dans notre diversité, de valeurs de justice, d’égalité, de solidarité, sommes profondément attachés au respect de l’être humain.

Depuis des années, nous sommes témoins des conditions de vie indignes infligées aux travailleurs migrants, vivant parmi nous pour certains depuis 30 ou 40 ans et entassés dans des foyers dortoirs d’un autre temps.

À Montreuil, rue Bara – aux portes de Paris cette réalité nous heurte tout particulièrement. Depuis plusieurs semaines, plus de 200 résidents de ce foyer officiellement reconnu insalubre et dangereux depuis 2013, ont investi, avec le soutien de la municipalité de Montreuil, un bâtiment, propriété de l’État, vide depuis bientôt trois ans. Cette occupation temporaire, rendue légale par la prise d’un arrêté de réquisition du Maire, vient d’être remise en cause à la demande du Préfet de Seine-Saint-Denis. L’ordonnance du Tribunal administratif prononce l’évacuation du bâtiment sous 8 jours.

L’avenir et le respect de la dignité de ces hommes ne peuvent se construire par un retour au sein de leur ancien foyer voué à la démolition afin d’être reconstruit. Un bâtiment dont personne ne peut aujourd’hui ignorer la sinistre réalité.

Nous demandons la levée immédiate des menaces d’évacuation qui pèsent sur ces hommes alors que les locaux vides qu’ils occupent représentent la seule alternative à leur ancienne situation.

Nous demandons aux acteurs du dossier et en premier lieu au Préfet de la Seine-Saint-Denis qu’une solution de logement digne soit mise en oeuvre.

Nous apportons notre soutien aux résidents et à toutes celles et ceux qui, comme nous, exigent une réponse humaine et respectueuse des valeurs de fraternité de la République.
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 07:02
HAUSSE DU PRIX DES CARBURANTS , mobilisons-nous pour faire reculer le gouvernement! (PCF)

HAUSSE DU PRIX DES CARBURANTS , le PCF - Parti Communiste Français se mobilise.

Mobilisons-nous largement pour faire reculer le Gouvernement ! Les communistes sont aux côtés du monde du travail en colère !

La hausse massive des prix des carburants crée une émotion légitime. Tous les habitants sont touchés, quels que soient leurs revenus. Nombreux sont les salariés disposant de petits revenus qui sont obligés d’utiliser leurs véhicules pour aller travailler, et pour qui ces hausses représentent une perte lourde de pouvoir d’achat.

Le PCF demande l’annulation de la hausse de la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques pour 2019 pour l’ensemble des carburants.

La mesure gouvernementale est un nouveau racket. Pendant que les patrons sont câlinés par Macron et son Premier ministre Édouard Philippe, le peuple trinque : depuis cinq ans, faire le plein de sa voiture coûte en moyenne 500€ de plus par an pour les habitants des campagnes, 400€ de plus pour ceux qui habitent en ville.

Il est temps de prendre l’argent là où il est, dans les poches des actionnaires de multinationales pétrolières, chez les plus riches qui ne payent plus d’impôt sur la fortune, et d’investir vraiment dans des transports en commun publics qui permettent à chacun de se rendre à son travail, dans les villes et les campagnes.

Parce que ce sont les classes populaires et les classes moyennes, les salariés, les précaires, ceux qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller au travail qui vont subir de plein fouet la hausse de l’essence et du gazole.

Les communistes militent pour une fiscalité écologique socialement juste. Il faut réduire massivement la production de gaz à effet de serre, et évidemment celles émises par les véhicules particuliers. Mais la hausse indifférenciée des prix des carburants n’est pas la bonne méthode : elle frappe le pouvoir d’achat des plus pauvres, pendant que les plus riches gardent leurs « droits de polluer ». Sous couvert de fiscalité écologique, le gouvernement ne fait qu’essayer de combler en partie le trou qu’il a creusé dans les caisses de l’État avec ses cadeaux aux plus riches et aux entreprises. Le racket sur les automobilistes frappe le pouvoir d’achat des plus modestes et n'a aucun impact sur l’environnement.

Il faut dissuader l’acquisition de véhicules polluants en pénalisant fiscalement l’achat de grosses voitures polluantes et mettre en place une politique pour une automobile plus vertueuse, conjuguée avec des investissements massifs pour les déplacements en transports publics.

Parti Communiste Français

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 06:46
Pierre Ouzoulias, sénateur communiste

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste

Parcoursup : mécanique d’une sélection sociale
par Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine
 
(présent le 22 octobre 2018 à la fac de Brest pour un débat organisé sur parcoursup et l'enseignement supérieur par le PCF et la JC avec la FSU, la CGT éduc'action, SUD éducation, comme invités, et des étudiants et lycéens - voir compte rendu).
 
La rentrée universitaire passée, les conséquences de la loi « Orientation et réussite des
étudiants » se dévoilent progressivement, malgré l’intense communication gouvernementale qui
célèbre le succès de Parcoursup. Frédérique Vidal se félicite même que cette nouvelle procédure ait
permis de « favoriser la démocratisation des études supérieures ». Les premières données publiées
parcimonieusement par son ministère révèlent une tout autre réalité. Deux chiffres témoignent, à
eux seuls, de l’ampleur du processus d’élimination réalisé par Parcoursup.
Cette année, le nombre de candidat·e·s reçu·e·s au baccalauréat a augmenté de 5,3 %, mais le
nombre d’étudiant·e·s ayant accédé à l’enseignement supérieur n’a progressé que de 2,2 %.
Autrement dit, la procédure a découragé un grand nombre de lycéen·ne·s de poursuivre leurs études
au-delà du baccalauréat. Ainsi, 22 % des inscrit·e·s ont quitté la plateforme sans affectation, soit un
pourcentage deux fois plus important que celui de l’an passé. In fine, il est fort probable qu’environ
200 000 candidat·e·s aient été écarté·e·s de l’enseignement supérieur. Ces naufragé·e·s de
Parcoursup ont disparu des statistiques officielles et très peu ont saisi les commissions de recours
des rectorats. La réussite de Parcoursup est là : avoir dissuadé celles et ceux qu’Emmanuel Macron
considérait comme « inadapté·e·s » quand il déclarait que « l’université n’est pas la solution pour
tout le monde ».
Insidieusement, mais avec une grande efficacité, les nouvelles dispositions de Parcoursup,
dont l’absence de hiérarchisation des vœux, ont favorisé les candidat·e·s que les établissements de
l’enseignement supérieur voulaient accueillir prioritairement. Les autres ont dû patienter pour
choisir ou accepter, souvent par défaut, les offres restantes. À la violence de l’absence de
proposition s’est ajoutée une attente qui s’est souvent prolongée jusqu’à la phase complémentaire
de la procédure. Les principales victimes de ce traitement discriminatoire sont principalement issues
des filières technologiques et professionnelles. C’est la triste réalité révélée par les statistiques
publiées par les services du ministère de l’enseignement supérieur. Ainsi, aux différentes étapes de
la procédure, ces candidat·e·s ont systématiquement dû pâtir de traitements moins favorables que
celles et ceux issu·e·s des filières générales : moins de propositions, plus d’attente, plus d’échecs.
 
À la fin de la procédure principale, seule un peu plus de la moitié des candidat·e·s de la filière
professionnelle ont reçu une proposition acceptable. De la même façon, c’est dans les filières
technologiques et professionnelles que l’on trouve les proportions les plus importantes d’abandons,
malgré une proposition positive. La non hiérarchisation des vœux rend difficile une analyse
qualitative de Parcoursup. Néanmoins, le service statistique du ministère de l’enseignement
supérieur a tenté d’apprécier les choix des candidats en évaluant la « filière de formation la plus
demandée dans la liste de leurs vœux ». Sans surprise, ce sont de nouveau les candidat·e·s
souhaitant intégrer les formations préparant les brevets de technicien supérieur (BTS) ou les
diplômes universitaires de technologie (DUT) qui ont obtenu, en moindres proportions, des offres
satisfaisantes. À l’inverse, plus de 93 % des personnes qui souhaitaient intégrer la première année
commune aux études de santé (PACES) ont obtenu une réponse favorable.
Cette sélection discriminatoire a été réalisée directement par les établissements de
l’enseignement supérieur au moyen des « algorithmes locaux ». Dès le vote de la loi, le groupe
CRCÉ a demandé la plus grande transparence sur les modalités d’examen par ces établissements
des dossiers collectés par la plate-forme nationale Parcoursup. La ministre de l’enseignement
supérieur et le secrétaire d’État chargé du numérique en ont longtemps contesté l’existence. La
Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), saisie par mes soins, a admis qu’ils
étaient communicables et m’a informé que le ministère ne les connaissait pas et qu’il était donc
dans l’incapacité de me les transmettre ! Voilà donc une procédure dont la ministre nous explique
qu’elle a été beaucoup plus transparente que la précédente et dont elle dit pourtant ignorer les
conditions locales de sa mise en œuvre !
Sur le fondement légal de l’avis de la CADA, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCÉ ont
donc saisi plusieurs universités pour obtenir la communication de ces « algorithmes locaux ». Pour
des raisons pédagogiques et juridiques évidentes, il nous a semblé nécessaire que les candidat·e·s
soient informé·e·s des critères de sélection de leurs dossiers.
Au-delà de ces actions qui relèvent de la mission de contrôle parlementaire de l’action du Gouvernement, le groupe CRCÉ continuera de demander l’abrogation de la loi « Orientation et réussite des étudiants » parce que nous considérons que le baccalauréat doit demeurer un diplôme national et anonyme qui donne librement accès à l’enseignement supérieur.
La loi « ORE » apparaît aujourd’hui telle que nous l’avions dénoncée lors de sa discussion au
Sénat : une loi de gestion de la pénurie qui organise la sélection sociale pour écarter de
l’enseignement supérieur les bachelier·e·s supplémentaires. Nous considérons, à l’inverse, que ces
jeunes qui souhaitent poursuivre leur parcours d’étude ne sont pas un problème mais une chance
pour notre pays et nous proposerons, lors de la prochaine discussion budgétaire, des moyens
supplémentaires pour permettre à l’enseignement supérieur de les accueillir
 
 
Débat sur Parcoursup, le droit à l'éducation et l'enseignement supérieur - Pierre Ouzoulias au micro au côté de Marie Dagnaud (CGT éduc'action), Gérald, Jean-Marc Clery (porte-parle FSU Bretagne), Olivier Cuzon (Sud éducation), Lucien Richard (MJCF 35) le lundi 22 octobre à la fac Ségalen de Brest

Débat sur Parcoursup, le droit à l'éducation et l'enseignement supérieur - Pierre Ouzoulias au micro au côté de Marie Dagnaud (CGT éduc'action), Gérald, Jean-Marc Clery (porte-parle FSU Bretagne), Olivier Cuzon (Sud éducation), Lucien Richard (MJCF 35) le lundi 22 octobre à la fac Ségalen de Brest

Frédérique Vidal a été auditionnée sur le bilan ParcourSup ce 23 octobre par la commission Culture, éducation, enseignement supérieur du Sénat.
 
Elle devrait l’être à nouveau le 6 novembre pour le  Budget.
 
- La vidéo de l'audition de Frédérique Vidal le 23/10/2018 au sénat disponible ici :
 
- Le compte-rendu écrit de cette audition (en PJ) également disponible ici :
 
- Ci-joint également le texte dont le thème est le bilan de  ParcourSup  que  Pierre Ouzoulias a écrit pour le journal du groupé CRCé (Initiative) qui est disponible ce lundi 29 octobre.
 
- Le lien vers les chiffres bilan ParcourSup publiés par le ministère de l’enseignement supérieur. 
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 06:40
Quand on parle au Sénat de crise migratoire sans parler de crise de l'accueil, à part Pierre Laurent (Christine Prunaud)

Actuellement je suis en séance pour un débat « la crise migratoire : quelle gestion européenne ». Difficile bien sûr. Contrôle, règles, procédure, pays tiers sûr, plate-forme régionale de débarquement. Jusqu’ici, seul Pierre Laurent qui représentait le groupe Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes, a utilisé le mot ACCUEIL. et je rajoute vers 19h David Assouline défendant les sauvetages de SOS Méditerranée . L’écart entre la majorité et la gauche au Sénat sur le thème de la migration s’élargit de plus en plus , à droite. Affligeant

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 06:15
Il n'y a pas d'amour heureux - le sublime poème d'Aragon

L'écrivain et essayiste Valère Staraselski, journaliste à l'Humanité, reviendra sur la vie et l’œuvre d'Aragon, le lien entre littérature et engagement politique chez lui, le mardi 13 novembre au local du PCF Morlaix - 2, petite rue de Callac (derrière le Corto Maltese) à 18h.

Conférence-débat de rentrée des Mardis de l'éducation populaire ouverte à toutes et tous.

 

"Il n’y a pas d’amour heureux" écrit en janvier 1943 et publié dans le recueil La Diane française en 1944. Aragon y exprime sa conception de l’amour comme un absolu inaccessible. Il y fait également de nombreuses références à la Résistance, notamment dans la dernière strophe. Le poème fut écrit à Montchat, quartier du 3e arrondissement de Lyon, chez un ami d'Aragon, lui aussi poète et résistant, René Tavernier, le père de Bertrand Tavernier. Le poème est d'ailleurs dédidacé à la mère de Bertrand Tavernier, Geneviève. 

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force 
Ni sa faiblesse ni son cœur Et quand il croit 
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix 
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie 
Sa vie est un étrange et douloureux divorce 
Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes 
Qu'on avait habillés pour un autre destin 
À quoi peut leur servir de se lever matin 
Eux qu'on retrouve au soir, désœuvrés, incertains 
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes 
Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure 
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé 
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer 
Répétant après moi les mots que j'ai tressés 
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent 
Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard 
Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson 
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson 
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson 
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare 
Il n'y a pas d'amour heureux

Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs
Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux

Aragon - extrait de la Diane Française (1944)

 

 

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 12:13
Un nombre record d’expulsions locatives en 2017

mardi 30 octobre 2018

Alors que la trêve hivernale débute le 31 octobre et se terminera le 31 mars prochain, dans un communiqué publié le 29 octobre, la fondation Abbé-Pierre dénombre un record d’expulsions locatives en 2017.

Au total "15 547 ménages ont en effet été expulsés avec le concours de la force publique en 2017 (contre 15 222 en 2016)", note l’association qui lutte contre le mal-logement.

La fondation Abbé-Pierre demande à l’État une "inversion de la courbe", regrettant que le plan national de prévention des expulsions mis en œuvre en 2016 n’ait "pas été en mesure d’enrayer cette hausse de 46% depuis dix ans et de 106% depuis quinze ans". L’association relève tout de même un "signal encourageant : à l’heure où se déploie un second plan de prévention, le nombre de décisions de justice prononçant l’expulsion est, pour la deuxième année de suite, en baisse en 2017, avec 125 971 décisions (contre 129 189 en 2016)".

Invité de franceinfo le 24 octobre dernier, le délégué général de la fondation Abbé-Pierre, Christophe Robert, avait insisté : "Il n’y a pas qu’en hiver qu’on a besoin d’un toit sur la tête, mais toute l’année", rappelant la nécessité que "toutes les collectivités se mobilisent pour ne laisser personne à la rue".

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 12:10
Le gouvernement fait sur le dos des fonctionnaires, des économies drastiques pour réduire les déficits publics (Jean-Marc Canon, CGT)
Le gouvernement fait sur le dos des fonctionnaires, des économies drastiques pour réduire les déficits publics

mardi 30 octobre 2018 - Lettre du cidefe

Lundi 29 octobre au matin, le Premier ministre a dévoilé la feuille de route du gouvernement pour la réforme de la fonction publique.

Le premier objectif est de supprimer 50 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022. Le gouvernement souhaite donc inciter les agents à quitter leur emploi via des plans de départs volontaires. Ceux qui acceptent partiraient avec 24 mois de salaire et le droit aux allocations chômage.

Sur France Info, Jean-Marc Canon, secrétaire général de syndicat CGT de la Fonction publique a dénoncé "le gouvernement, le président de la République, de vouloir faire des fonctionnaires (...) le bouc émissaire d’une crise pour laquelle ils ne sont en rien responsables et ils ont choisi de faire sur leur dos des économies drastiques pour réduire les déficits publics.

« il y a déjà plus d’un million d’agents non titulaires sur les cinq millions d’agents de la fonction publique. Les administrations écornent déjà le principe selon lequel un emploi permanent doit être pourvu par un titulaire. Certains agents restent en CDD pendant six ans avant de pouvoir passer en CDI. Au-delà du problème de la précarité, le statut est avant tout un gage de neutralité et d’impartialité des agents, notamment face à des ordres qui pourraient être illégaux donnés par un supérieur ». Il craint ainsi que l’emploi titulaire passe " de la norme à l’exception"

Précarisation du statut des agents : le plan d’E. Philippe pour la Fonction publique

mardi 30 octobre 2018[]

Le 29 octobre, le Premier ministre a réuni le "deuxième Comité interministériel de la transformation publique".

Le chef du gouvernement a annoncé un bouleversement profond de l’action publique. Il a précisé les actions du gouvernement pour mettre en place ses 4 orientations :

- Des services publics plus proches des usagers 
- Des démarches plus simples et plus accessibles 
- Une intervention publique plus claire et plus performante 
- Un Etat qui se transforme lui même

Concernant les territoires, "il faut concentrer les efforts là où il y en a le plus besoin" a t-il affirmé. Pour lui "il est nécessaire de passer d’une logique d’uniformité à une logique d’équité et investir les moyens du service public là où ils sont les plus nécessaires et les plus attendus pour compenser les inégalités.

"Il nous faut aussi organiser les services de l’État avec plus de modularité, dans le sens d’une plus grande différenciation selon les territoires. C’est le sens de la circulaire relative à l’organisation territoriale des services publics du 24 juillet 2018.

Il est important aussi développer la logique contractuelle avec les collectivités territoriales. Certaines régions en font déjà l’expérience (pacte Bretagne). Enfin, dans le cadre de ses missions, l’Agence nationale de cohésion des territoires apportera appui et expertise aux territoires. Nous voulons être à leurs côtés et les accompagner, en particulier les plus fragiles."

Le Premier ministre a confirmé vouloir accroître le recours aux contrats non-titulaires.

Il a rappelé sa volonté de renforcer l’individualisation de la rémunération des agents, et de mettre en place des outils favorisant des plans de suppressions d’emplois massifs, alors que l’objectif de 50 000 postes de fonctionnaires en moins a été avancé d’ici 2022.

Le doublement de la couverture des frais liés aux mobilités, une compensation en cas de salaire moins élevé dans le nouveau poste pouvant durer jusqu’à six ans et le droit au chômage, est mis en avant.

La dématérialisation des démarches, la numérisation des administrations et le recours à l’intelligence artificielle sera amplifié. Des ordonnances médicales aux inscriptions sur les listes électorales en passant par les dépôts de plainte, de nombreux actes administratifs devraient être désormais accessibles en ligne dès 2019.

- Lire l’article de Vie Publique

Le dossier de presse

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 10:27
Le fascisme au Brésil - le communiqué du Parti communiste brésilien

LE FASCISME AU BRÉSIL

"La période entre l'annonce du résultat des élections et l'investiture du nouveau dirigeant peut représenter une grave menace pour la classe ouvrière, les femmes, les Noirs et les Noires, les indigènes, les LGBT, les Immigrés, les habitants du Nordeste, les organisations sociales et politiques de gauche, les syndicats, et surtout pour les communistes" estime le Parti communiste brésilien

LE COMMUNIQUÉ DU PARTI COMMUNISTE BRÉSILIEN

" Malgré la croissance ces derniers jours d'une vague démocratique d'opposition à la menace posée par la candidature fasciste, l'élection de Jair Bolsonaro à la présidence de la République a été confirmée. La société brésilienne est confrontée à un nouveau stade de domination capitaliste dans notre pays. Le cycle de la conciliation de classe a été vaincu et une nouvelle phase de la politique brésilienne commence désormais.

Comme l'atteste l'approbation d'un décret présidentiel créant un Groupe de travail national chargé de réprimer les organisations qui "affrontent l'État brésilien et ses institutions", laissant ainsi la voie à la criminalisation généralisée des mouvements sociaux et des organisations de gauche, Temer gouvernait déjà sous les ordres de Bolsonaro.

Les invasions arbitraires d'universités menées par des agents fédéraux et des représentants de la Justice Électorale, combinées à des actions brutales contre la presse de gauche (comme la perquisition du journal Jornal de Fato) et contre les entités qui menaient des assemblées et des activités contre le fascisme, démontrent que nous vivons déjà dans un état d'exception, qui considère qu'une position politique claire en faveur de la libre circulation des idées et des libertés démocratiques est un crime.

La période entre l'annonce du résultat des élections et l'investiture du nouveau dirigeant peut représenter une grave menace pour la classe ouvrière, les femmes, les Noirs et les Noires, les indigènes, les LGBT, les Immigrés, les habitants du Nordeste, les organisations sociales et politiques de gauche, les syndicats, et surtout pour les communistes.

Il existe des risques réels que la haine et la violence déjà employées pendant la campagne électorale et ayant provoqué des agressions physiques et causé plusieurs morts, soient davantage diffusées par les hordes fascistes encouragées par le clan Bolsonaro et ses partisans.

En outre, de nouvelles attaques contre le droit du travail, les services publics, la souveraineté nationale et les droits démocratiques pourront être menées par un gouvernement et un congrès moribonds souhaitant rendre service au nouveau chef.

Le gouvernement Bolsonaro sera un gouvernement fondé sur la conjugaison entre des forces réactionnaires, parmi lesquelles se trouvent des secteurs importants des forces armées, un Congrès plus conservateur que l'actuel et une Justice sous contrôle. Nous avons pu le constater lors de la campagne électorale du second tour, lorsque diverses allégations d'irrégularités et de crimes commis par le candidat victorieux, telles que la "caisse noire" utilisée pour financer un flot de fake news et de propagande fasciste en tout genre sur Whatsapp, ces accusations ont tout simplement été ignorées par les instances suprêmes de la Justice brésilienne.

Nous serons confrontés à un état d'exception institutionnalisée, fortement militarisée, avec le soutien de groupes paramilitaires fascistes et le soutien social obtenu par la propagande idéologique anticommuniste et antidémocratique qui se manifeste dans divers secteurs de la société.

Bolsonaro, pour se faire élire, a construit une base sociale de soutien à ses idées et ses propositions néo-fascistes, appartenant aux couches supérieures de la bourgeoisie et aux classes moyennes.

Grâce à un stratagème mafieux de propagande frauduleuse financée par de grands hommes d'affaires et diffusée par des groupes ultraconservateurs, à la tête de pasteurs sans scrupules d'églises néo-pentecôtistes, il a réussi à répandre l'irrationalité et la haine et à captiver le cœur et l'esprit des couches populaires et de la classe ouvrière. Ils ont réussi à faire croire que le plus grand mal à combattre au Brésil était la corruption du PT, comme si ce parti avait inventé la corruption, phénomène systémique dans le capitalisme, et qui s'était déjà produite à grande échelle, y compris pendant les gouvernements militaires nés du coup d’État de 1964, mais la censure, la terreur et la peur ne permettaient pas à l'époque ni de la rendre publique, ni de la punir.

Le nouveau gouvernement va approfondir les mesures de criminalisation des mouvements sociaux, de l'activisme social et politique de toutes les tendances et de la gauche en particulier. Il va vouloir faire avancer le processus de privatisations de l’État, la subordination aux intérêts de l'impérialisme américain et la livraison de notre richesse nationale, comme l'a annoncé le nouveau président lors de la campagne, en affirmant que " l'Amazonie n'est pas à nous".

S'il met effectivement en œuvre ce qu'il a promis pendant la campagne électorale, Bolsonaro entend accélérer le retrait des droits civils, politiques, sociaux et du travail, détruire le système unifié de santé pour favoriser les grandes entreprises qui gèrent des plans de santé privés, privatiser l'enseignement public, introduire des cours à distance pour l'école primaire, en plus de lancer par la loi le célèbre projet de "l'École sans parti", c'est-à-dire, l'École bâillonnée.

Le fascisme brésilien est en marche, mêlant des caractéristiques du fascisme traditionnel - comme le recours à la violence contre la gauche et le mouvement ouvrier organisé, la haine de la raison, de la culture et du savoir, l'utilisation de symboles et slogans xénophobes, une idéologie ultra conservatrice dans tous les domaines - avec un modèle économique ultralibéral et basé sur les privatisations. Mais ils ne jouent pas seuls. Une grande partie de la population brésilienne a rejeté le vote pour le candidat du PSL.

C'est pourquoi il est nécessaire d'organiser la résistance, qui sera dure et difficile, mais qui tendra à grandir dès que les gens qui ont cru en ce projet réaliseront qu'ils ont été trompés sans scrupules.

Il est nécessaire que toutes les forces populaires et démocratiques s'unissent immédiatement autour de la construction d'un large front antifasciste qui mobilise les différents couches sociales insatisfaites de l'élection de Bolsonaro et celles qui verront leurs droits affectés par les attaques à venir.

Au sein du front démocratique antifasciste (qui doit rassembler des mouvements, partis et entités représentatifs d'un large éventail de forces démocratiques, progressistes et même libérales), et surtout dans les luttes populaires et dans le mouvement syndical et ouvrier, il faut d'abord renforcer l'unité des organisations politiques et sociales anticapitalistes et anti-impérialistes à travers le Brésil. Seule la classe ouvrière organisée vaincra le fascisme ! "

Oser lutter, oser vaincre !

Comité central du Parti communiste brésilien (PCB)

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 09:15
Brésil, l'impérialisme tient sa revanche (entretien de José Fort avec Rabah Bahloul, 29 octobre - Radio Arts Mada)
Merci à Yvon Huet d'avoir publié ce passionnant entretien sur sa page Facebook où nous l'avons trouvé.
Brésil, l’impérialisme tient sa revanche

(Transcription de l’émission spéciale Brésil ce lundi 29 octobre sur la Radio web, Radio Arts Mada. Manque l’interview de Ulysse Gallier à retrouver tous les matins de cette semaine à 9h sur Radio Arts-Mada)

Rabah Bahloul : Ce soir nous consacrons la totalité de l’émission de au Brésil. Vous connaissez certainement le résultat du deuxième tour de l’élection présidentielle dans ce pays : 55% pour le candidat de l’extrême droite, 45% pour celui de la gauche. A Radio Arts-Mada, nous sommes sous le choc. Un fasciste va présider aux destinées d’un pays de 210 millions d’habitants. Les retombées seront dures pour les démocrates et pour l’ensemble du continent latino-américain. Ce soir, José Fort va réagir à chaud, nous aurons en ligne un jeune Français qui vit au Brésil. José, alors que dire, que penser ?

José Fort

Oui, Rabah, nous sommes sous le choc et pourtant nous nous attendions à un tel résultat. Un fasciste ouvertement xénophobe, homophobe, violent à l’extrême particulièrement à l’égard des femmes, des noirs et des minorités, ancien militaire regrettant que la dictature qui a plongé le Brésil dans la sauvagerie de 1964 à 1985 se soit limitée « à torturer alors qu’il fallait tuer » devient président de la République du Brésil.

Quelques jours avant le scrutin, il a demandé aux « rouges marginaux de quitter le pays, sinon ce sera la prison. » Il s’est engagé à maintenir Lula embastillé, promis au candidat de la gauche Haddad de ne plus « rendre visite » (à Lula) mais de le rejoindre dans sa prison. Il a promis de « cogner dur », de « nettoyer » l’Amazonie et donc les Indiens, tout cela à la grande satisfaction de la Bourse en hausse, de la grande bourgeoisie ivre de revanche, des médias aux ordres, des gouvernants états-uniens tireurs des ficelles en coulisse. Un fasciste s’installe dans ce pays continent. Hier soir, lors de sa première déclaration après l’annonce du résultat il a déclaré, je le cite : « Le Brésil au- dessus de tout, Dieu au-dessus de tout ». Une référence assumée au « Deutschland über alles » (l’Allemagne au dessus-de tout)

Rabah Bahloul

As-tu un début d’explication. Je dis bien un début car j’imagine qu’avec du recul des analyses plus approfondies donneront matière à la réflexion

José Fort
Je vois plusieurs premières explications. Il n’y pas eu au Brésil, contrairement à d’autres pays du continent latino-américain des « commissions vérité » chargées de faire la lumière sur les monstruosités commises par la dictature militaire (1964-1985). Lula l’a souhaité mais l’opposition de l’armée et de la droite était tellement forte qu’il a dû composer.

Trente ans de répression féroce et les responsables de l’ordre brun ont pu finir leur vie en toute impunité. Quant aux nouvelles générations, elles n’ont été que peu ou pas du tout instruites sur l’ampleur des horreurs vécues par les plus anciens.

Après une période de transition marquée par plusieurs scandales et magouilles politiques, Lula arrive à la présidence de la République seulement en 2003 après plusieurs échecs électoraux.

Dilma Rousseff lui succède en 2011 et doit subir un coup d’Etat institutionnel en 2016. De 2003 à 2016, le Brésil enregistre d’importants progrès sociaux, la sortie de la misère pour près de 40 millions de Brésiliens, l’accès à l’éducation, à la santé considérablement amélioré et une présence affirmée du pays sur la scène internationale. Avec aussi dans les sphères du pouvoir, sans que Lula et Dilma ne soient directement impliqués, de graves cas de corruption, une augmentation gigantesque de l’insécurité, des alliances avec des gens peu recommandables du type de celle passée avec le vice-président de Dilma, le félon Tremer, qui a trahi la présidente pour mieux prendre sa place. En se débarrassant de Mme Rousseff, de vrais criminels sont arrivés au pouvoir, des gens dont les turpitudes et le comportement mafieux relèguent les acrobaties budgétaires de l’ex-présidente au rang de peccadille.


Depuis des années, la grande bourgeoisie brésilienne bénéficiant de médias à la botte préparait sa revanche.

Il fallait d’abord se débarrasser de Dilma Roussef. Puis chauffer à blanc l’opinion publique en sortant des affaires touchant le Parti des travailleurs en occultant les propres dérives d’une droite expérimentée en ce domaine. Il fallait surtout mettre hors de combat Lula qui était donné à 40% au premier tour et gagnant au second en l’emprisonnant sous un prétexte fallacieux. Pour finir, en déclenchant une campagne raciste, homophobe, revancharde, fascisante en direction de l’électorat traditionnel de la droite et de son extrême et populiste pour attirer ceux qui sortis de la misère sont retombés dans la précarité. L’oubli des sauvageries du passé, l’invitation aux plus basses pulsions, la corruption, l’insécurité, les fautes commises par des proches du Parti des Travailleurs et enfin le retournement des bénéficiaires hier d’une politique progressiste et aujourd’hui victimes de la crise ont alimenté l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Avec, dans les coulisses, le soutien des gouvernants états-uniens.

Rabah Bahloul. Avant de poursuivre notre entretien je souhaite diffuser à l’antenne une réaction d’un grand artiste brésilien. Et, c’est, Martine, la programmatrice musicale de Radio Arts-Mada qui nous rejoint. Nous t’écoutons Martine.

Arnaldo Antunes est poète, chanteur, musicien et compositeur. C’est une figure emblématique de la musique populaire au Brésil. Voici son cri d’alarme sur le risque de naufrage de sa patrie. Il exprime ce que ressentent aujourd'hui des dizaines de millions de Brésiliens.

Ecoutons ce qu’écrit Arnaldo Antunes. Je le cite :

« Ceci n’est pas un poème, juste un cri du cœur que je ne pouvais pas ne pas lancer et que je ne pouvais exprimer autrement qu’en découpant les phrases dans l’espace.

« J’ai vu, terrifié, le chanteur et compositeur Moa do Katendé assassiné de douze coups de couteau dans le dos pour avoir exprimé son soutien au candidat de la gauche dans un bar de Bahia.

« J’ai entendu, Luiz Melodia, lui aussi noir et compositeur, arborant la même crinière rasta que Moa do Katendé, chanter :

« C’est au cœur du Brésil que j’essaie de sentir encore palpiter entre la lumière et les ténèbres de ce trou obscur qui ne bat plus dans la poitrine de Moa do Katendé. »

Et Arnaldo Antunes de poursuivre :

« Il n’y a plus d’amour à Sao Paulo, il n’y a plus d’amour au Brésil fracturé en ces jours affreux de bottes brutales qui frappent au visage quiconque aime l’art, la culture, l’éducation, la liberté d’expression, la diversité, la citoyenneté, la solidarité, la démocratie. »

« Allons-nous tous continuer à marcher docilement vers l’abîme dans cette folie collective où le Brésil nie tout Brésil possible, aveugle tout futur possible.

Si il n’y a ni droit, ni respect, ni instruction, ni dignité, rien que l’horreur et la haine, la haine et l’horreur, les mots perdent leur clarté, les valeurs perdent leur valeur, la vie perd sa valeur.

« Pas un pouce de terre pour les indiens, pas une goutte de droits civiques ou de droits humains et le retour de la censure et de la haine pour étouffer une fois pour toute le rêve d’une nation qui a l’opportunité de donner au monde sa contribution originale désormais vouée à répéter ce qu’il y a eu de pire dans l’histoire. Plus d’histoire désormais. » Fin de citation.

J’ai choisi ce soir une chanson
d’Arnaldo Antunes. Il interprète « Naturalmente ». Ecoutons.

Rabah Bahloul. L’élection d’un extrémiste, d’un fasciste aura obligatoirement des retombées sur le continent latino-américain ?

José Fort

Oui, bien entendu, et vois-tu Rabah les vautours sont lâchés depuis un certain temps.

Le maintien à la tête de plusieurs pays des gouvernements progressistes et le développement des structures d’intégration économique et politique dans la région ont suscité la haine. A Washington, une feuille de route a été adaptée il y a déjà plusieurs années dotée d’énormes moyens financiers avec pour objectif d’aider les « oppositions dans les pays non amis ». Vous avez bien entendu « pays non amis ». Plusieurs hypothèses de « travail » ont été mises au point. Elles vont depuis l’aide matérielle à la subversion jusqu’à l’étranglement économique, ou encore depuis les actes de terrorisme jusqu’aux campagnes de propagande largement relayées en Europe. L’heure est à l’affrontement de classes aigu dans cette région du monde.
Il y a eu les coups d’Etat « institutionnels » au Paraguay, au Honduras et au Brésil. Il y a des opérations ciblées visant le Venezuela, la Bolivie, le Salvador, le Nicaragua et, depuis plus de 50 ans, Cuba.

Au cours des dernières années, ces pays ont enregistré des avancées sociales importantes et construit des politiques indépendantes et souveraines débarrassées de la main mise des multinationales. Ils ont travaillé à renforcer l’intégration régionale avec notamment la Communauté des Etats latinos américains. Un nouveau paysage politique s’était installé dans ce continent qui était autrefois le « pré carré » des Etats-Unis. Pour l’impérialisme nord-américain, ses banques, ses multinationales et ses terroristes protégés au plus haut niveau de l’Etat US et pour les oligarchies locales un coup d’arrêt s’imposait. Les fautes et les erreurs des gouvernants progressistes ont facilité le travail de destruction. Il faut s’attendre à des événements graves dans cette région du monde.

Déjà au Venezuela, les milieux liés à la grande bourgeoisie et à la mafia ont déclenché une guerre de rue, pour le moment apaisée, et un sabotage économique contre le gouvernement du président Maduro.

En Bolivie, des contrats ont été placés sur la tête du président Evo Morales. Au Salvador et au Nicaragua, les droites les plus extrêmes, avec la complicité des hiérarchies de l’église catholique et des évangélistes tentent de déstabiliser les gouvernements en place. Quant aux Cubains, ils doivent encore et encore affronter menaces et chantages, calomnies et mensonges.
A la Havane, cela fait plus d’un demi siècle que cela dure. Cette fois, avec Trump, l’embargo criminel contre la Grande Ile est renforcé.

Sur tout le continent latino-américain, l’impérialisme US et ses relais européens montrent les dents.

Au Brésil, un ancien capitaine qui veut privatiser les cent plus importantes entreprises nationales, qui annonce l’arrivée de cinq généraux au gouvernement, qui a noyé le pays sous les fausses nouvelles, qui a refusé tout débat public conscient de sa faiblesse congénitale, un véritable pantin aux mains de la grande bourgeoisie et des multinationales va présider le plus grand pays latino, une des dix premières puissances mondiales.
Hier soir, les candidats de la gauche Fernando Hadadd et Manuela D’Avila assurait, pour le premier, à ses 48 millions d’électeurs qu’ils pouvaient « compter sur lui pour garantir la défense de leurs droits et la démocratie » tandis que la seconde assurait que « la tristesse doit rapidement se transformer en résistance ».
Nos amis brésiliens, nos amis latinos, plus que jamais, ont besoin de notre solidarité.

J’ai choisi une dernière illustration musicale. Elle est dure mais correspond pleinement à la situation.

Ecoutons Jean Ferrat interpréter « Le bruit des bottes »

Rabah Bahloul. L’élection d’un extrémiste, d’un fasciste aura obligatoirement des retombées sur le continent latino-américain ?

José Fort

Oui, bien entendu, et vois-tu Rabah les vautours sont lâchés depuis un certain temps.

Le maintien à la tête de plusieurs pays des gouvernements progressistes et le développement des structures d’intégration économique et politique dans la région ont suscité la haine. A Washington, une feuille de route a été adaptée il y a déjà plusieurs années dotée d’énormes moyens financiers avec pour objectif d’aider les « oppositions dans les pays non amis ». Vous avez bien entendu « pays non amis ». Plusieurs hypothèses de « travail » ont été mises au point. Elles vont depuis l’aide matérielle à la subversion jusqu’à l’étranglement économique, ou encore depuis les actes de terrorisme jusqu’aux campagnes de propagande largement relayées en Europe. L’heure est à l’affrontement de classes aigu dans cette région du monde.
Il y a eu les coups d’Etat « institutionnels » au Paraguay, au Honduras et au Brésil. Il y a des opérations ciblées visant le Venezuela, la Bolivie, le Salvador, le Nicaragua et, depuis plus de 50 ans, Cuba.

Au cours des dernières années, ces pays ont enregistré des avancées sociales importantes et construit des politiques indépendantes et souveraines débarrassées de la main mise des multinationales. Ils ont travaillé à renforcer l’intégration régionale avec notamment la Communauté des Etats latinos américains. Un nouveau paysage politique s’était installé dans ce continent qui était autrefois le « pré carré » des Etats-Unis. Pour l’impérialisme nord-américain, ses banques, ses multinationales et ses terroristes protégés au plus haut niveau de l’Etat US et pour les oligarchies locales un coup d’arrêt s’imposait. Les fautes et les erreurs des gouvernants progressistes ont facilité le travail de destruction. Il faut s’attendre à des événements graves dans cette région du monde.

Déjà au Venezuela, les milieux liés à la grande bourgeoisie et à la mafia ont déclenché une guerre de rue, pour le moment apaisée, et un sabotage économique contre le gouvernement du président Maduro.

En Bolivie, des contrats ont été placés sur la tête du président Evo Morales. Au Salvador et au Nicaragua, les droites les plus extrêmes, avec la complicité des hiérarchies de l’église catholique et des évangélistes tentent de déstabiliser les gouvernements en place. Quant aux Cubains, ils doivent encore et encore affronter menaces et chantages, calomnies et mensonges.
A la Havane, cela fait plus d’un demi siècle que cela dure. Cette fois, avec Trump, l’embargo criminel contre la Grande Ile est renforcé.

Sur tout le continent latino-américain, l’impérialisme US et ses relais européens montrent les dents.

Au Brésil, un ancien capitaine qui veut privatiser les cent plus importantes entreprises nationales, qui annonce l’arrivée de cinq généraux au gouvernement, qui a noyé le pays sous les fausses nouvelles, qui a refusé tout débat public conscient de sa faiblesse congénitale, un véritable pantin aux mains de la grande bourgeoisie et des multinationales va présider le plus grand pays latino, une des dix premières puissances mondiales.
Hier soir, les candidats de la gauche Fernando Hadadd et Manuela D’Avila assurait, pour le premier, à ses 48 millions d’électeurs qu’ils pouvaient « compter sur lui pour garantir la défense de leurs droits et la démocratie » tandis que la seconde assurait que « la tristesse doit rapidement se transformer en résistance ».
Nos amis brésiliens, nos amis latinos, plus que jamais, ont besoin de notre solidarité.

J’ai choisi une dernière illustration musicale. Elle est dure mais correspond pleinement à la situation.

Ecoutons Jean Ferrat interpréter « Le bruit des bottes »

COMMUNIQUÉ de PRESSE du BUREAU CONFÉDÉRAL DE LA CGT

LE BRÉSIL S’ABANDONNE AU FASCISME
lundi 29 octobre 2018

Bolsonaro devient président, des temps difficiles s’annoncent pour les travailleurs.

Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro a été élu dimanche président du Brésil, avec 55,3% des voix.
Près de 150 millions de Brésilien-ne-s étaient appelés aux urnes à l’issue d’une campagne qui s’est déroulée dans un environnement des plus délétères, méconnu depuis la fin de la dictature des militaires.
Un tel résultat de scrutin, dans le pays le plus important de ce continent et dont les relations commerciales, culturelles et diplomatiques au plan international sont de premier ordre, aura des conséquences importantes en terme géopolitique, tant au niveau continental qu’international.
Ce scrutin au Brésil fait grossir la liste des pays où droite radicale et extrême droite profitent d’une forme de rejet des institutions et des politiques traditionnels, cela se multiplie dans le monde : États-Unis, Brésil, Italie, France, Hongrie, Suède, Allemagne, Autriche…
Dans un pays taraudé par des phénomènes de violences dramatiques, des difficultés économiques catastrophiques, une corruption récurrente et une crise de confiance dans la classe politique, le candidat d’extrême droite est parvenu, avec des discours conjuguant populisme, démagogie et xénophobie, à apparaître comme l’homme providentiel dont le Brésil aurait besoin.
Défenseur de la « famille traditionnelle » et d’une société patriarcale, il a reçu le soutien crucial des puissantes églises évangéliques, tout comme son projet de politique économique ultra-libéral a reçu le soutien des forces patronales et du monde de la finance.
Le bond des marchés financiers lors de ce scrutin démontre, s’il en est besoin, que le monde des affaires se satisfait d’un tel Président. Il promet de privatiser à grande échelle, de réduire les dépenses publiques, de transformer le système de retraite, d’assouplir le « marché » du travail… rien de bon pour le monde du travail ! 
L’état de corruption qui mine le pays et le manque de perspectives économiques anéanties par les politiques récentes ont joué aussi un rôle majeur dans ce résultat.
Les Brésilien-ne-s ont donc été sensibles au discours démagogique, de moralisation de la vie politique et ultra sécuritaire de Bolsonaro.
Le niveau de la corruption politique et les récentes condamnations d’anciens présidents, relevant souvent de conspirations, font que l’on peut parler aussi de désintégration de l’État.
Son agenda est clairement libéral, ses positions radicales, ses prises de positions en faveur de la libéralisation des armes semblent avoir trouvé un écho dans une société conservatrice et profondément inégalitaire. L’ordre fort a séduit également un public modeste épuisé par la précarité et la violence récurrente qu’il subit.
Néanmoins, les classes urbaines aisées demeurent le socle de son électorat, sous influence des évangélistes, des forces de l’argent, qui plébiscitent un projet économique ultralibéral. 
Certains affirment que : « Cette élection est un cirque au milieu du carnaval tragique qui se joue en Amérique latine avec le retour en force des gouvernements réactionnaires. » Une politique dont rêvait la droite brésilienne pour briser les acquis sociaux, avec en complément et non des moindres, une attaque en règle contre la démocratie.
Bolsonaro est un grand adepte de discours haineux à l’égard des militants de gauche, des syndicalistes, des noirs, des homosexuels, des femmes… Autant de repères idéologiques du fascisme qui font craindre des moments difficiles pour tous les progressistes de ce pays. 
La CGT exprime toute sa solidarité aux travailleurs-euses, aux syndicalistes et aux forces de progrès du Brésil et à tous ceux, porteurs d’une société fraternelle, plus juste et émancipatrice. Ils vont devoir résister et combattre dans ce contexte politique et social particulièrement inquiétant.

Montreuil, le 29 octobre 2018

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 08:19
Pittsburgh: le poison de l'antisémitisme a encore frappé

Le PCF condamne le carnage perpétré à la synagogue de Pittsburgh par un suprématiste blanc, adepte de la théorie du complot qui considérait les juifs comme des enfants de Satan et accusait l’association juive HIAS de venir en aide aux réfugiés à travers le monde.

La veille des colis piégés étaient envoyés aux adversaires de Donald Trump par un suprématiste blanc, raciste, antisémite, homophobe, fervent soutien des armes à feu.

Le poison de la haine antisémite et raciale continue de tuer et d’être diffusé en toute légalité puisque le terroriste arrêté s'exprimait régulièrement via «le réseau social de la libre parole», refuge pour l'extrême droite, les suprémacistes blancs et les néo-nazis.

Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde, d’où la nécessité de ne jamais baisser la garde. La lutte contre l’antisémitisme et contre toutes les formes de racisme aux USA, en France et dans le monde est plus que jamais d'actualité.

Le PCF adresse toutes ses condoléances aux victimes et à leurs familles.

Pittsburgh: le poison de l'antisémitisme a encore frappé
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