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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 08:41
Le mouvement des Agents de Collecte de Morlaix Communauté avait commencé le lundi 17 décembre et s'était traduit par une présence d'une quinzaine d'agents en conseil communautaire avec les Gilets Jaunes mais pour leurs revendications spécifiques (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Le mouvement des Agents de Collecte de Morlaix Communauté avait commencé le lundi 17 décembre et s'était traduit par une présence d'une quinzaine d'agents en conseil communautaire avec les Gilets Jaunes mais pour leurs revendications spécifiques (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Grève des Agents de collecte de Morlaix Communauté (photo Jean-Luc Le Calvez)

Grève des Agents de collecte de Morlaix Communauté (photo Jean-Luc Le Calvez)

17 décembre - 21 décembre: Morlaix Communauté: fin de la grève des agents de collecte (Ouest-France, 21 décembre)

Comme les trois derniers jours, j'ai eu hier Marc Corbel, responsable CGT de Morlaix Communauté au téléphone, pour faire le point sur la grève des personnels de Morlaix-Communauté et lui témoigner de la solidarité du PCF et de ses élus.

La fin de la grève a été votée par les Agents de collecte titulaires de Morlaix Communauté, qui étaient tous en grève, hier soir, 21 décembre. Morlaix-Communauté ne propose aucun amortissement des 5 jours de grève. Des communes comme Carantec, Morlaix, Plourin, commençaient à ramasser les ordures avec leurs propres agents communaux pour tenter de "briser" les effets de la grève des Agents de collecte de Morlaix Communauté. Par contre, des engagements ont été pris pour la création de 6 postes de fonctionnaires titulaires en lieu et place des emplois CDD et d'un examen en Conseil des Maires et en Bureau Exécutif des revendications des agents de collecte, se battant d'ailleurs pour tous les agents territoriaux de Morlaix-Communauté, en matière de prime indemnitaire et de revalorisation des rémunérations, compte tenu du gel du point d'indice. On peut saluer le courageux engagement et la solidarité des agents de collecte en lutte, qui sont restés unis, solidaires et valeureux, pour être enfin entendus. Le mouvement pourrait repartir à la mi-janvier si les agents n'obtiennent pas de satisfaction, au moins partielle, sur leurs revendications à l'issue du Conseil des Maires et du Conseil communautaire. Il faut savoir que les agents ont perdu entre 200 et 300 euros sur cette grève de 5 jours, en pleines fêtes de Noël et du Nouvel an, ce n'est pas pour des prunes!

Quelles sont les revendications des agents en dehors de la résorption de l'emploi précaire (7 postes demandés, en lieu et place des CDD, 6 qui devraient être créés):

- Augmentation de la participation à l'assurance maintien de salaire pour une prise en charge à hauteur de 20€ net par agent avec toujours la possibilité d'adhérer à un autre organisme que Sofaxis à condition qu'il soit agréé.

- Augmentation de l'IFSE afin de rééquilibrer une perte de pouvoir d'achat liée au gel du point d'indice pour les fonctionnaires territoriaux, ce qui représente une augmentation de 14,8%

- Mise en place du Complément indemnitaire avec les montants maximums prévus par la loi.  

Ismaël Dupont, conseiller communautaire PCF  - 22 décembre 2018

Ouest-France, 21 décembre

Depuis lundi 17 décembre, les agents ne collectaient plus les déchets dans le territoire de Morlaix communauté. Le président de l’Agglo informe qu’un protocole d’accord a été proposé à la CGT. Qui ne l’a pas entériné, mais arrête tout de même la grève.

Après cinq jours de grève des agents de collecte de Morlaix communauté, Thierry Piriou, président de l’Agglo, informe : « Ce vendredi 21 décembre, j’ai communiqué au personnel les termes d’un protocole d’accord qui formalise les initiatives que la collectivité mettra en œuvre, concernant la politique de rémunérations et les conditions de travail au sein de Morlaix communauté (temps de travail, congés, protection sociale…). »

Il précise que « le syndicat CGT n’a pas entériné les termes de ce protocole mais a décidé de mettre un terme au mouvement de grève commencé lundi 17 décembre. » Et se réjouit que « le sens des responsabilités l’emporte » .

« Du positif »

Marc Corbel, de la CGT, évoque « du positif » dans les négociations (notamment trois contractuels qui deviennent fonctionnaires), mais déplore qu’un point, la rétroactivité concernant des avancées obtenues, ne soit pas inscrit au protocole. Il évoque aussi « des contraintes économiques » pour les grévistes, et le souhait ne plus embêter les usagers en cette période de fêtes.

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 08:34

 

Soudan : Le PCF apporte son soutien au mouvement populaire pour la justice sociale et la démocratie

 

Depuis quelques jours, des manifestations secouent le Soudan.

Par milliers, travailleuses et travailleurs, étudiant-e-s, jeunes et moins jeunes arpentent pacifiquement les rues des différentes villes du pays pour demander la fin des politiques néolibérales et antisociales imposées par le Fonds monétaire internationale (FMI).

Face à cette demande démocratique, le régime d'Omar Al Bachir, oppose son arme favorite : la répression ! A ce jour, on déplore des dizaines de blessés et un mort.

Des centaines de manifestants pacifiques parmi lesquels des enfants de moins de 13 ans ont été arrêtés.

Le Parti communiste français (PCF) condamne la répression en cours au Soudan et apporte son plein soutien à la lutte du peuple soudanais pour la démocratie, la justice et la paix, et demande aux autorités françaises de condamner publiquement le régime soudanais.

Le PCF exprime son entière solidarité au Parti communiste soudanais (SCP) engagé sans répit dans la lutte pour libérer le Soudan de l'oppression et de la tyrannie d'Al Bachir.

Parti communiste français
Paris, le 21 décembre 2018

Soudan : Le PCF apporte son soutien au mouvement populaire pour la justice sociale et la démocratie (communiqué du PCF, 21 décembre 2018)
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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 08:14
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF dans le Finistère. | DR

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF dans le Finistère. | DR

Recueilli par Mickaël Louedec - Publié le 20/12/2018

Le secrétaire départemental du PCF prépare les élections européennes et municipales. Des préparatifs qui se font dans un contexte social particulier, avec le mouvement des gilets jaunes.

Ismaël Dupont, comment se positionne le PCF face au mouvement des gilets jaunes ?

Ça a été une divine surprise. Au fur et à mesure de son développement, le mouvement a pris une dimension sociale très forte. Il y a une remise, au centre du jeu, des classes populaires, de la question sociale, de l’égalité… C’est très important de prendre en compte cet appel.

C’est un mouvement qui se développe sans l’aide des partis…

Si le mouvement des gilets jaunes débouche sur des revendications progressistes, c’est parce que des militants politiques l’infusent. Des militants communistes, notamment. Il y a un travail fait en profondeur, pas forcément visible, qui apparaît maintenant.

Vous êtes aussi dans la préparation des élections européennes ?

On a un chef de file, Ian Brossat, qui est adjoint au logement à la ville de Paris. C’est un candidat très brillant, qui mène une campagne intéressante sur l’Europe. Il sera à Brest le 1er février. Il va rencontrer des syndicalistes de l’industrie navale, avant un meeting à la maison des syndicats.

Pour les municipales, en 2020, vous êtes plutôt dans une stratégie d’alliance ?

Le parti pris est de ressouder la gauche. Ce qui nous importe, c’est d’avoir des élus qui pèsent sur les décisions. Sur Brest, on a un mandat à défendre avec les socialistes, dans une configuration de gauche plurielle. Dans le Finistère, il y a des villes moyennes qui ont basculé à droite et qu’il faut reconquérir, comme Morlaix, Quimper, Douarnenez, Concarneau, Plougastel… On travaille à des points programmatiques, qui sont communs à toutes les communes dans lesquelles on a vocation à présenter des candidats.

Comment se porte le PCF dans le Finistère ?

On vient de faire notre congrès départemental, le 10 novembre. On compte 850 adhérents, dont 50 nouveaux depuis le début de l’année 2018. Beaucoup de formations de gauche aimeraient avoir autant d’adhérents !

Européennes - Ian Brossat, chef de file communiste, à Brest le vendredi 1er février - Meeting à la Maison des Syndicats à 20h

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 07:14
Mouvement de grève des agents de collecte de Morlaix Communauté photo Jean-Luc Le Calvez

Mouvement de grève des agents de collecte de Morlaix Communauté photo Jean-Luc Le Calvez

Mouvement de grève des agents de collecte de Morlaix Communauté photo Jean-Luc Le Calvez

Mouvement de grève des agents de collecte de Morlaix Communauté photo Jean-Luc Le Calvez

Mouvement de grève des agents de collecte de Morlaix Communauté photo Jean-Luc Le Calvez

Mouvement de grève des agents de collecte de Morlaix Communauté photo Jean-Luc Le Calvez

Mouvement de grève des agents de collecte de Morlaix Communauté photo Jean-Luc Le Calvez

Mouvement de grève des agents de collecte de Morlaix Communauté photo Jean-Luc Le Calvez

Communiqué
PCF Morlaix: faire droit aux revendications des personnels de collecte des déchets de Morlaix-Communauté et trouver une solution de sortie de crise.

Avec la CGT de Morlaix-Communauté, les agents de collecte de Morlaix-Communauté sont en grève depuis maintenant cinq jours, suivis ces derniers jours par une partie des agents administratifs qui participaient aux Assemblées Générales du personnel.

Cette grève vise la résorption de l'emploi précaire, avec la création de quatre postes pour le service de collecte notamment en lieu et place des CDD, la revalorisation de la prime IFSE et la mise en place du complément indemnitaire annuel afin de rééquilibrer le pouvoir d'achat des fonctionnaires territoriaux de Morlaix-Communauté mis à mal par le gel du pointe d'indice.

Cette grève aurait pu être évitée si la présidence de Morlaix-Communauté avait accepté de discuter avec le syndicat après le dépôt du préavis de grève le 4 décembre et de faire des propositions pour améliorer le pouvoir d'achat des agents et réduire la précarité dans les emplois.

Malheureusement, ces discussions n'ont pas eu lieu en amont.

Il a fallu quatre jours pour que le président de Morlaix-Communauté, Monsieur Piriou, consente enfin à une rencontre avec les personnels et à discuter, ce 20 décembre, avec les agents en grève. Il les a entendus mais ne s'est engagé sur aucune mesure d'amélioration de leurs conditions de travail, en repoussant la décision à un Conseil des Maires fin janvier, mais sans annoncer son soutien à une partie au moins de ces revendications.

Le PCF du Pays de Morlaix soutient les agents en lutte pour leur pouvoir d'achat et la titularisation de certains agents et demande à ce que les maires et l'exécutif de Morlaix Communauté affirment leurs positions par rapport aux revendications des agents de collecte et de la CGT, qui concernent tous les agents de Morlaix-Communauté, afin qu'une sortie de crise et un compromis de progrès pour les agents soient trouvés rapidement.

Morlaix, le 20 décembre 2018

PCF Morlaix: faire droit aux revendications des personnels de collecte des déchets de Morlaix-Communauté et trouver une solution de sortie de crise (le 20 décembre 2018)
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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 07:04
Manifestation contre l'invasion turque à Afrin dans une région tenue par les forces démocratiques kurdes qui y ont combattu les Islamistes, notamment Daesch. Les Etats-Unis (et la France) avaient laissé les forces turques d'Erdogan avec leurs supplétifs de l'Armée Libre Syrienne envahir la région contrôlée par leurs anciens alliés kurdes contre l'Etat Islamique

Manifestation contre l'invasion turque à Afrin dans une région tenue par les forces démocratiques kurdes qui y ont combattu les Islamistes, notamment Daesch. Les Etats-Unis (et la France) avaient laissé les forces turques d'Erdogan avec leurs supplétifs de l'Armée Libre Syrienne envahir la région contrôlée par leurs anciens alliés kurdes contre l'Etat Islamique

Syrie : « L’Etat islamique se nourrira du chaos et du vide politique causé par un retrait » des Etats-Unis
Syrie : « L’Etat islamique se nourrira du chaos et du vide politique causé par un retrait » des Etats-Unis

Pour le spécialiste Patrick Haenni, les Occidentaux doivent laisser aux Kurdes le temps de préparer une sortie de crise négociée avec la Turquie et la Syrie.

Propos recueillis par Allan Kaval Publié le 20 décembre 2018

Si elle est rapidement suivie d’effets concrets, la décision, inattendue et brutale, de Donald Trump de retrait des forces américaine en Syrie est susceptible d’engendrer un bouleversement majeur des rapports de force régionaux. Entraînant celui des autres pays de la coalition internationale, dont la France, un tel départ laisserait sans protection les territoires du nord-est de la Syrie, tenus par les Forces démocratiques syriennes (FDS), à dominante kurde, qui ont joué un rôle majeur dans la lutte contre l’Etat islamique (EI). La région se trouverait alors à la merci de la Turquie, hostile aux Kurdes de Syrie, et du régime syrien.

Patrick Haenni est expert de terrain, spécialiste du nord-est de la Syrie et conseiller pour le Centre pour le dialogue humanitaire (HD). Cette organisation, basée à Genève, œuvre à prévenir, atténuer et résoudre les conflits armés par le biais du dialogue et de la médiation. Depuis près de vingt ans, le HD est engagé dans plus de quarante initiatives de dialogue et de médiation dans plus de vingt-cinq pays.

Le chercheur estime qu’il est nécessaire de laisser le temps aux autorités à dominante kurde de la région de trouver une sortie de crise négociée, seul moyen d’éviter une situation chaotique dont l’Etat islamique, qui a conservé sa capacité de nuisance, pourrait profiter pour se régénérer.

Donald Trump a justifié sa décision de retrait en déclarant que l’Etat islamique avait été vaincu en Syrie, est-ce réellement le cas ?

L’Etat islamique a perdu l’essentiel des territoires autrefois placés sous son contrôle en Syrie, mais cela ne veut en aucun cas dire que l’organisation djihadiste a été vaincue. Il est très important de comprendre que l’affaissement territorial de l’Etat islamique ne signifie pas la fin de sa capacité de mobilisation. D’abord, même si les forces djihadistes et leurs structures de gouvernance ont été chassées des vastes territoires, repris depuis 2014 par les Forces démocratiques syriennes (FDS) à dominante kurde dans le nord-est de la Syrie, l’Etat islamique n’y a pas perdu tous ses relais.

Les cellules dormantes, même dans les territoires contrôlés par les FDS, sont extrêmement nombreuses

L’organisation est toujours présente, clandestinement. Les cellules dormantes, même dans les territoires contrôlés par les FDS, sont extrêmement nombreuses. Sa capacité à recruter localement se maintient. C’est notamment le cas dans des zones récemment reprises par les FDS, comme la région de Deir ez-Zor, frontalière de l’Irak, véritable cœur historique de l’Etat islamique, où des combats avaient encore lieu mi-décembre autour de la localité de Hajine.

Le travail est loin d’être terminé dans cette région, car la poursuite tardive des combats au sol a retardé tout plan de contrôle sécuritaire efficace, contrairement à ce qui a pu se faire tant bien que mal dans l’ancienne capitale de l’Etat islamique, Rakka, reprise par les FDS avec le soutien des Etats-Unis et de la coalition fin 2017. Dans la région de Deir ez-Zor, l’EI peut aussi tirer parti des divisions profondes qui segmentent les groupes tribaux arabes dont certaines franges ont, par le passé, fait le pari du ralliement à l’Etat islamique pour se renforcer vis-à-vis des autres dans le cadre de conflits portant sur la terre, le contrôle des ressources, l’autorité dans les structures tribales.

La bataille de la région de Deir ez-Zor n’est pas à proprement parler terminée. Or cette bataille n’est pas celle des Kurdes, mais celle qu’ils mènent pour le compte de l’Occident. Si celui-ci se désengage avec le retrait américain et que les garanties que leur offrait la coalition s’évanouissent, les FDS, dominées par les Kurdes, n’auront aucun intérêt à poursuivre leur effort contre les djihadistes. Placées sous la menace de voisins hostiles (la Turquie et le régime syrien), qu’un retrait américain rendrait libre de les attaquer, elles devront revoir leurs priorités et repositionner leurs forces ailleurs, sans pouvoir déraciner l’EI de cette région, à partir de laquelle il pourra se régénérer.

Du point de vue de l’Etat islamique, un retrait américain se traduirait donc par une réduction de la pression au niveau local, qui lui permettrait d’exploiter pleinement ces atouts, ce vivier de sympathisants potentiels. Et, dans son histoire, l’EI a montré que, même très affaibli, il a su rebondir de manière surprenante à chaque fois que la pression militaire qui s’exerçait contre lui a diminué.

Lire aussi Avec leur départ de Syrie, les Etats-Unis prennent de court leurs alliés et comblent leurs adversaires
Un retrait américain représenterait en fait une aubaine pour l’EI ?

Dans des régions comme celle de Deir ez-Zor, l’Etat islamique, qui n’a pas perdu sa capacité de nuisance, bénéficie d’un vivier de recrutement dans lequel il pourra plus facilement puiser si la fin de la présence américaine conduit les FDS à abandonner leur effort de reprise en main. S’il est mené sans intervention directe des Etats-Unis et de la coalition, la mise en place d’un dispositif sécuritaire visant à faire pression sur les réseaux djihadistes ne peut se faire si le retrait américain rebat toutes les cartes et déstabilise les rapports de forces dans la région.

Aussi, si l’encadrement kurde de FDS se retrouve dans l’incapacité à organiser la gouvernance et la surveillance de ces zones, des sympathisants de l’Etat islamique, des membres des anciennes structures civiles de l’organisation, les personnes en quête de revanche suite aux abus commis localement par les FDS offrent un réservoir bien réel et disponible pour des recrutements de tous genres.

A ces derniers s’ajoute la grande masse des personnes impliquées localement dans les structures de l’Etat islamique qui n’ont pas été inquiétées par les services de sécurité des FDS. Ces dernières n’avaient pas les moyens de mettre tout le monde en prison et ont mené une politique d’amnistie où les notables tribaux locaux ont joué un rôle de garant. Est-ce que l’Etat islamique pourra mobiliser à nouveau ses anciens affiliés dans le nouveau contexte qui s’annonce ? Pas en bloc, c’est certain. Mais les djihadistes vont tenter de déstabiliser la zone autant qu’ils le pourront en s’appuyant sur tous ceux qu’ils pourront influencer ou acheter.

Lire aussi Syrie : la grande peur des Kurdes, abandonnés en terrain hostile
Dans le contexte qu’ouvre la perspective du retrait américain, comment les puissances occidentales peuvent-elles éviter une résurgence de l’Etat islamique ?

L’Etat islamique se nourrit du chaos et du vide politique, des conséquences qu’on peut attendre d’un retrait précipité des Etats-Unis. En effet, un tel recul risque de conduire à une course de vitesse entre le régime syrien, son allié iranien et la Turquie pour la reprise des territoires tenus par les FDS et alors privées de la protection américaine.

Cette escalade, qui conduirait à des déstabilisations majeures, est possible alors même qu’aucun des acteurs en place n’y a intérêt. Pour la Turquie, une invasion militaire massive, importante, est possible mais difficile et coûteuse et assortie d’un risque d’exportation de la crise vers ses propres régions kurdes. Pour le régime et l’Iran, le vide créé par un départ américain est problématique car ils savent très bien qu’un retrait précipité favorisera la Turquie, qui a plus de capacités immédiates de projection de puissance.

La clé, à présent, est donc de gagner du temps pour permettre un dénouement négocié qui éviterait le chaos et laissera une marge de manœuvre réduite à l’Etat islamique. Mais il n’y aura pas de sortie de crise pour les Kurdes sans des choix politiques douloureux. Il s’agira de concessions massives à la Turquie pour éviter la guerre, ou de concessions massives à Damas pour permettre au régime de se poser en alternative à une agression turque.

Un arrangement bilatéral avec Damas consisterait à accepter un accord qui signifiera la fin de l’autonomie militaire des FDS et la réintégration de leurs structures politiques dans le giron de l’Etat, et selon les termes imposés par le régime. Cela reviendrait à sacrifier son projet politique au nom du refus d’une guerre qu’il juge ne pas pouvoir gagner. Eviter la guerre avec la Turquie signifierait un pari historique pour le mouvement kurde, renoncer au combat contre la Turquie au nom d’une priorité mise sur la préservation de son projet en Syrie.

Il est donc vital de laisser aux leaders du mouvement kurde la possibilité de penser une sortie de crise négociée et politique, la seule capable d’éviter que le nord-est du pays, qu’il contrôle, vienne s’ajouter à la liste déjà longue des guerres qui ont éclaté dans le sillage du soulèvement syrien. Pour cela, il leur faut du temps, ce qui est le minimum que l’Occident peut donner à son allié d’hier, pour lui permettre, finalement, de faire ses choix, aussi douloureux

 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 19:07
Les élus communistes brestois reçoivent Salah Hamouri en mairie annexe de Bellevue (20 décembre 2018)
Les élus communistes brestois reçoivent Salah Hamouri en mairie annexe de Bellevue (20 décembre 2018)

Quel grand honneur et quelle grande joie pour le groupe des élus communistes d'avoir reçu hier, avec Claude Leostic de l'AFPS, notre compatriote et camarade franco-palestien Salah Hamouri.

Salah Hamouri, avocat , a été incarcéré durant 403 jours dans une prison israélienne sous le régime arbitraire de la détention administrative, c’est-à-dire sans aucun jugement, sans aucune inculpation. Cette procédure, renouvelable à l’infini, est contraire au droit international.

Nous devons sa libération, le 30 septembre dernier, à une mobilisation extraordinaire qui a su rassembler une diversité de personnalités, d’associations, d’élus, de citoyens.

180 élus finistériens avaient cosigné une lettre adressée au Président pour demander sa libération. Un vœu avait été voté par conseil municipal de la ville de Brest.

La mobilisation locale et nationale a payé. Aujourd'hui, il est libre !

Il faut maintenant continuer à prendre toutes les initiatives politiques nécessaires à la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens et plus largement du peuple palestinien tout entier.

Lire aussi:

Salah Hamouri à Brest ce mercredi 19 décembre 2018, à la Maison du Peuple (photos Ismaël Dupont)

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 07:04
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

Les agents grévistes, à Morlaix communauté, ont rencontré leur Président ce matin, ce qu’ils attendaient de pied ferme. « Nous avons obtenu des avancées du côté de la résorption de l’emploi précaire, se félicite Marc Corbel, représentant CGT, qui pilote le mouvement. Concernant le service environnement, des ouvertures de poste nous ont été annoncées pour la 2e
quinzaine de janvier. Concernant l’ensemble du personnel, cela prendra plus de temps, et nous le comprenons ».

Financier : ça bloque

En revanche, par rapport aux revendications sur la partie financière, les choses sont plus compliquées. « Le Président a retenu le montant le plus élevé de nos propositions, a estimé le coût de leur impact à 650 000 € et c’est cette somme qui sera portée au vote des maires, lors de leur Conseil, le 21 janvier. Nous aurions préféré que plusieurs propositions leur soient faites. En l’état, nous risquons d’obtenir un refus », poursuit Marc Corbel. Par ailleurs, les grévistes ont demandé à bénéficier d’un principe de rétroactivité, à partir de janvier 2019, toujours pour cette partie financière, ce qui ne leur a pas été promis.

En conséquence, le ramassage des ordures est toujours stoppé. « Nous proposons, au choix, deux mesures contre lesquelles nous sommes prêts à lever le mouvement : soit une réunion extraordinaire des maires, avant le 21 janvier, soit un écrit d’engagement sur l’aspect rétroactivité », poursuit le syndicaliste. 

Le PCF soutient

Enfin, ce jeudi, le mouvement a reçu le soutien du parti communiste. « Le PCF du Pays de Morlaix soutient les agents en lutte pour leur pouvoir d'achat et la titularisation de certains agents et demande à ce que les maires et l'exécutif de Morlaix Communauté affirment leurs positions (...) afin qu'une sortie de crise et un compromis de progrès pour les agents soient trouvés rapidement», indique le parti dans un communiqué.

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 06:38
L'HUMANITE - ÉCRIVEZ VOS CAHIERS DE LA COLÈRE ET DE L’ESPOIR

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité

La colère qui parcourt le pays, de villages en entreprises, de quartiers en lycées, se déploie contre l’injustice sociale et fiscale, mais aussi contre le mépris des puissants et de prétendus « sachants » vis-à-vis du peuple travailleur et des privés d’emploi.

 

Le mouvement des gilets jaunes, qui revêt déjà un caractère historique, en est l’expression. Il survient après les mouvements sociaux contre la casse de notre droit du travail, celui pour la défense d’une SNCF utile à la vie des territoires et à l’environnement, ou encore les Nuits debout.

Nos concitoyens ne supportent plus les corsets du présidentialisme, d’une Assemblée nationale représentation inversée des catégories sociales qui constituent la nation, composée de godillots dont les choix dépendent de plus en plus de normes édictées par les traités européens, pourtant rejetés comme ce fut le cas en 2005.

Mieux, on impose aujourd’hui l’élaboration des budgets nationaux et des budgets des collectivités qui en découlent à partir d’un « traité budgétaire » voulu par M. Sarkozy et Mme Merkel, et qui n’a pourtant plus d’existence légale, car il était signé pour cinq ans. Le Parlement européen a refusé de l’inscrire ces dernières semaines dans le droit européen.

Les gilets jaunes ont porté des cahiers de revendications qui justement portent sur la nécessité de sortir de l’austérité, de relever le pouvoir d’achat, de défendre les services publics, de passer à un nouvel âge de la démocratie. Les institutions de la Ve République sont en effet à bout de souffle. De nombreux maires mettent à disposition de leurs administrés des cahiers de doléances où chacune et chacun peut faire part de ses besoins, de ses aspirations, de ses propositions.

L’Humanité, journal des sans-voix, le journal que Jean Jaurès définissait dans son premier éditorial comme celui dans lequel « sans nous arrêter aux diversités et aux contrariétés de tactiques et de formules, nous serons heureux d’accueillir toutes les communications où se manifestera la vie ouvrière », se met à la disposition de toutes celles et tous ceux qui veulent faire connaître leurs problèmes et leurs souhaits. Ce seront les cahiers de vos colères et de vos espoirs. Servez-vous de l’Humanité pour vous faire encore plus et mieux entendre !

Chaque lettre, chaque texte ou contribution que vous déposerez sur la plateforme en ligne spécialement ouverte à cet effet sera remis au ministre concerné, aux groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’au président de la République.

Pour chaque grande question, nous organiserons des discussions publiques associant contributeurs, syndicalistes, chercheurs et élus.

 

Cet espace est à vous.

Déposez votre contribution en ligne à l’adresse suivante : humanite.fr/cahiers

Ou envoyez  votre contribution à l’adresse suivante : Les cahiers de la colère et de l’espoir, l’Humanité, secrétariat du directeur, immeuble Calliope, 5, rue Pleyel, 93528 Saint Denis Cedex.

 

 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 06:35

Campagne coût du capital

 

Deux vidéos réalisées par la commission économique du PCF pour la campagne sur le coût du capital sont à disposition et à partager sans modération

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 06:33

 

Alors que la Commission nationale du débat public (CNDP) s’inquiète d’une trop forte main-mise de l’exécutif sur le « grand débat » promis par Emmanuel Macron, le gouvernement a déjà prévenu qu’il n’était pas question de revenir sur les « transformations » engagées depuis le début du quinquennat.

C’est la deuxième grande promesse d’Emmanuel Macron. Celle qui est censée compléter d’ici le printemps 2019 les mesures décidées dans l’urgence et l’improvisation pour répondre à la crise des « gilets jaunes ». Lundi 10 décembre, le président de la République avait annoncé vouloir rapidement tenir un « débat sans précédent », destiné, selon ses mots, à « bâtir le socle de notre nouveau contrat pour la Nation ». Dans la foulée, le gouvernement et la majorité se sont emparés de l’idée, la dégainant à la moindre occasion pour montrer la volonté du pouvoir d’être enfin à l’écoute des Français.

D’abord concentré sur la seule question de la transition énergétique, ce « grand débat » a ensuite été élargi aux trois autres axes que sont la fiscalité, l’organisation de l’État, et la démocratie et la citoyenneté – l’immigration ayant un temps été envisagée comme une thématique à part entière, avant d’être fondue dans ce dernier ensemble. Initialement prévu du 15 décembre au 1er mars, il démarrera finalement mi-janvier, au terme d’une « première étape » qui doit, selon l’Élysée, « permettre de nourrir la dynamique portée au niveau des maires, qui ont déjà commencé à faire remonter le résultat de leurs échanges avec leurs administrés ». Sans que l’on sache vraiment où ces remontées ont atterri.

La présidente de la Commission nationale du débat public, Chantal Jouanno. © Facebook/Chantal Jouanno

Selon Benjamin Griveaux, la seconde phase du « grand débat » devra déboucher, « fin mars, mi-avril », sur « des décisions très concrètes, en fonction des consensus identifiés ». Mais l’exécutif a d’ores et déjà fixé les lignes rouges de l’exercice. Elles ont été énoncées par le porte-parole du gouvernement à l’issue du conseil des ministres du mercredi 19 décembre. Et elles en disent long sur la façon dont les futures remontées du terrain seront réellement prises en compte. « Il y a un principe simple qui est que ces 18 mois ne seront pas détricotés en totalité par les trois mois de débat », a ainsi prévenu le secrétaire d’État. Avant de poursuivre : « Je rappelle que nous avons un président de la République et une majorité parlementaire nette qui ont été élus sur un projet. »

Interrogé sur le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF), réclamé par bon nombre de gilets jaunes, Benjamin Griveaux a rappelé qu’il y aurait une évaluation de son remplacement par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui serait faite par « des experts indépendants et des parlementaires ». « Quand bien même un consensus se ferait [sur le rétablissement de l’ISF – ndlr], la mesure a moins d’un an d’existence, a-t-il ajouté. Si on passe son temps à détricoter en moins d’un an ce qui a été fait l’année précédente, ça ne s’appelle pas gouverner, ça s’appelle zigzaguer, ça s’appelle ne pas tenir les grands axes structurants d’une politique publique, ça n’est pas un service rendu au débat démocratique. »

Cette sortie du porte-parole du gouvernement va à l’encontre de ce que la Commission nationale du débat public (CNDP), présidée par Chantal Jouanno et saisie le 14 décembre par le premier ministre pour mener « une mission de conseil et d’expertise » en vue du « grand débat », préconisait dans un courrier adressé à Matignon le lendemain. Rappelant qu’il était « primordial de ne jamais laisser entendre que le gouvernement pilote directement ou indirectement » les débats, cette autorité indépendante écrivait également : « Nous déconseillons fortement de préciser publiquement avant le débat les “lignes rouges”, c’est-à-dire les propositions que le gouvernement refusera quoi qu’il advienne de prendre en compte, et plus encore les sujets dont il ne veut débattre. »

« La défiance à l’égard de la sincérité du gouvernement dans ses démarches participatives, constatée lors de nos auditions préalables, est forte, soulignait la CNDP. Trop de consultations, concertations, dont les participants ont le sentiment qu’elles n’ont servi à rien et que les décisions du gouvernement n’en ont pas tenu compte. » Ainsi l’institution a-t-elle encore déconseillé, « très fortement » cette fois-ci, « d’utiliser les mots de pédagogie, d’explication, ou tout autre terme qui laisse à penser que les décideurs n’écoutent pas et se placent toujours dans une position de supériorité ».

Une recommandation qui n’est pas sans rappeler les propos tenus par le président du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, qui a récemment esquissé un mea culpa tout personnel, qui colle désormais à la majorité : « Il y a une deuxième erreur qui a été faite et dont nous portons tous la responsabilité, moi y compris. C’est le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d’achat », a-t-il indiqué lundi sur Public Sénat, avant de se raviser en répétant peu ou prou la même chose.

Au Palais-Bourbon, un groupe d’une quinzaine de députés de la majorité s’est constitué autour d’Éric Bothorel et de Marie Guévenoux, pour participer au « grand débat », sans pour autant s’être coordonné avec la CNDP. « On a anticipé ce que pourrait être notre rôle dans ce débat, explique Éric Bothorel. Depuis 18 mois, on a promulgué des choses qui ont loupé leur cible. Le sujet, c’est aussi la différence entre ce qui a été fait et ce qui a été perçu… » Dans la majorité, nombreux sont ceux à vouloir se saisir de l’occasion pour renouer avec ce que les marcheurs de la première heure continuent à qualifier d’« ADN », malgré la crainte, émise par l’institution présidée par Chantal Jouanno, que ces débats ne se transforment en « meetings politiques ».

Au gouvernement en revanche, l’enthousiasme se fait bien plus discret. « Certains sont clairement moins motivés que d’autres », glisse un ministre, avant de prévenir : « Ce “grand débat”, si c’est juste une thérapie collective façon alcooliques anonymes, ça ne servira à rien. » C’est aussi ce que répètent, en d’autres termes, certains proches du président de la République, qui voient dans l’exercice la dernière carte à jouer pour renouer le lien avec les Français. En cas d’échec, estiment-ils, il n’y aura plus de rebond possible. L’exécutif souhaite donc associer tous ceux qu’il a délaissés depuis un an et demi, à commencer par les corps intermédiaires, les responsables associatifs et les élus locaux, pour que chacun y trouve in fine son compte.

 « Nous voulons être une courroie de transmission », se réjouit la maire divers-droite de Beauvais (Oise), Caroline Cayeux, présidente des Villes de France. L’élue, qui comme tout un chacun ne voit pas encore très clair dans les modalités exactes d’organisation du « grand débat », se veut toutefois confiante sur la tenue de ce dernier car, selon elle, « le gouvernement n’a aucun intérêt à le verrouiller ». Mais en insistant en amont, comme l’a fait Benjamin Griveaux, sur le fait que les « transformations » engagées allaient se poursuivre, difficile de ne pas y voir une façon de préempter les discussions à venir. « Si on voulait cornaquer le débat ou le corseter, ça se ferait en préfecture, avec le préfet en maître de cérémonie », s’est tout de même défendu le porte-parole du gouvernement, mardi matin, sur France Info.

Le lendemain, à l’issue du conseil des ministres, le secrétaire d’État a d’ailleurs assuré que « la commission nationale du débat public aura évidemment toute sa place » dans le dispositif, avant d’ajouter : « Ce sera aussi sous l’autorité d’une coordination régionale, et ça, c’est aux préfets de coordonner, mais à nouveau ce sont aussi les maires qui vont organiser. » En vérité, on trouvera à la manœuvre de ce « jardin à l’anglaise », pour reprendre les mots d’Édouard Philippe, un peu tout le monde – et donc un peu personne –, mais surtout Emmanuel Macron qui s’est emparé du sujet et souhaite, comme à son habitude, tout piloter. « Je rencontrerai moi-même les maires de France, région par région », avait-il annoncé, dès le 10 décembre. Mardi soir, c’est d’ailleurs à l’Élysée que se tenait une grande réunion de préparation, en présence du premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement… mais sans Chantal Jouanno.

 

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