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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 16:07
Gaza: une jeunesse blessée - le reportage choc d'envoyé spécial sur France 2 jeudi 11 octobre à 21h

Ne ratez pas l'émission "Gaza, une jeunesse blessée" demain soir sur France 2 à partir de 21h. Il s'agit d'un reportage de l'émission "Envoyé spécial" (présentée par Élise Lucet).

Vous pouvez déjà en regarder un extrait : https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/video-tirer-dans-les-jambes-des-manifestants-palestiniens-non-armes-une-strategie-deliberee-de-l-armee-israelienne-un-de-ses-anciens-soldats-l-affirme_2977623.html

Vous pourrez également regarder l'émission en direct demain soir sur le web : https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/envoye-special-du-jeudi-11-octobre-2018_2950391.html

Site de France Info- France 2 Envoyé spécial
Depuis six mois, des manifestations hebdomadaires à Gaza font des milliers de blessés, la plupart touchés aux jambes. S'agit-il d'une stratégie délibérée de l'armée israélienne ? A Tel Aviv, "Envoyé spécial" a posé la question à Nadav Weiman, un ancien soldat qui s'élève aujourd'hui contre ces méthodes.

"Nous, nous ne tirions pas sur des manifestants non armés, explique cet ancien spécialiste en élimination de l'armée israélienne, ce n'était pas autorisé. Mais ces dernières semaines, ces derniers mois, l'armée a tiré sur des dizaines, des centaines de Palestiniens non armés, et certains ont été tués."

Depuis six mois, selon Médecins sans frontières, 5 000 Palestiniens auraient été blessés par les balles de soldats israéliens lors des "marches du retour", ces manifestations hebdomadaires dans la bande de Gaza. La plupart ont été touchés aux jambes. S'agit-il d'une stratégie délibérée ? L'armée réfute tout abus. Mais en Israël, des voix s'élèvent contre ses méthodes. A Tel Aviv, "Envoyé spécial" a posé la question à Nadav Weiman, qui représente une organisation de 1 200 anciens soldats. Ancien sniper, il a eu à tirer sur des Palestiniens. 

Des snipers postés à 60 ou 70 mètres

Le journaliste d'"Envoyé spécial" 

lui montre des images tournées près des barbelés posés devant la grille qui sépare Israël de la bande de Gaza. On y voit un homme visiblement désarmé s'affaisser au sol, touché par une balle à la jambe. "Depuis la butte, la ligne de tir est bien dégagée, commente-t-il. Un sniper, ça tire à 200, 300, 400, 500 mètres. Là, il tire à 60 ou 70 mètres. Ça veut dire que dans sa lunette, il peut choisir de tirer sur le genou, la cheville, le tibia... Il est tellement proche qu'il peut tirer où il veut. Ça veut dire aussi qu'il voit très clairement que cet homme n'a pas d'arme, que c'est juste un manifestant."

"Le meneur de la manifestation, on peut lui tirer dessus, dans la jambe"

Mais l'ancien soldat va plus loin. "Dans nos règles d'engagement, il est dit que le meneur de la manifestation, on peut tirer dessus – dans la jambe. (...) Personne ne remet ça en cause, ce sont les instructions de l'armée." Les soldats israéliens seraient formés pour tirer sur le leader d'une manifestation, même s'il ne porte pas d'arme ? "Oui", affirme Nadav Weiman. 

"Ces gens qui manifestent côté Gaza ne sont pas une menace, poursuit-il. Vous pourriez les éloigner avec des balles en caoutchouc, plus de gaz lacrymogène... les forces israéliennes auraient bien d'autres possibilités."

Extrait de "Gaza, une jeunesse blessée", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 11 octobre 2018.

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 12:14
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO

Dimanche 16 septembre 2018 à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité, organisé par Christiane Caro et l'atelier citoyen régional santé PCF-Front de Gauche Bretagne, un débat particulièrement intéressant sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, le droit à l'autonomie, la situation dans les EHPAD et l'aide à domicile, avec un très bon Olivier Dartigolles, Pascal Champvert, Bernard Spitz, Fabien Cohen, et de très nombreux autres intervenants. 2h de débat suivi par 70 personnes n'ont pas été de trop pour évoquer différents aspects de cette question sociale trop négligée qui concerne pourtant des millions de gens, personnes âgées, familles, aidants, personnels.

Photos Ismaël Dupont. 

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 12:00
Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Les lieux d’accueil des femmes victimes de violence sont indispensables

mercredi 10 octobre 2018

Courrier de Christine Prunaud Sénatrice des Côtes-d’Armo à Marlène Schiappa sur la situation des lieux d’accueil et d’écoute des Femmes victimes de violence.

Madame la Secrétaire d’Etat,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation des lieux d’accueil et d’écoute pour les Femmes victimes de violence, en Bretagne.

Ces structures subissent de plein fouet les baisses drastiques des financements publics. Les conséquences ne se font pas attendre à l’image de la fermeture du centre de Lorient dans le Morbihan. L’association en charge de cet espace associé au CIDFF a été contrainte de recentrer leurs activités sur le centre de Vannes. Tout cela en raison d’une baisse des financements.

Cet exemple est malheureusement loin d’être isolé, en Bretagne comme sur l’ensemble de notre territoire. Nombre de ces structures associatives se trouvent en difficulté faute de financements suffisants.

Pourtant, 1 femme meurt toujours tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Et ce n’est pas le seul chiffre alarmant puisque la plateforme d’écoute a enregistré près de 34.000 appels l’année dernière. Selon les différentes études, une écrasante majorité des femmes maltraitées a au moins un enfant, qui est également victime de violence : 33 enfants ont été tués en même temps que leur mère. 23 d’entre eux étaient sur les lieux du crime ou ont découvert le corps... Mais seules 39% des femmes qui ont appelé le 3919 ont effectué une démarche auprès de la gendarmerie ou de la police.

Les enjeux sont donc immenses. Une présence forte de ces lieux d’accueil et d’écoute dans nos régions est indispensable pour libérer et recueillir la parole de ces femmes. Il est urgent de les doter de moyens financiers et humains suffisants afin que ces structures puissent répondre dans de bonnes conditions à la détresse des femmes victimes de violence.

Je sais pouvoir compter sur votre bienveillance afin de veiller au bon fonctionnement de ces lieux d’écoute et d’accueil. Mais il est impératif de mobiliser des moyens concrets pour les accompagner. L’Etat doit prendre ses engagements.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame la Secrétaire d’Etat, en l’assurance de mes sincères salutations.
Les lieux d'accueil des femmes victimes de violence sont indispensables - Courrier de Christine Prunaud, sénatrice communiste, à Marlne Schiappa
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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 11:54
Pierre Darhéville, député communiste des Bouches-du-Rhône

Pierre Darhéville, député communiste des Bouches-du-Rhône

La loi Pacte : Un florilège de mesures libérales très dangereuses (P. Darhéville)

mercredi 10 octobre 2018 Son intervention en intégralité

La loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui a "pour but de transformer les entreprises", a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 9 octobre. (361 ont voté pour, 84 ont voté contre et 103 se sont abstenus).

Avec humour, le député communiste Pierre Dharréville, a expliqué pourquoi son groupe n’a pas voté cette la loi Pacte dont il a résumé le fond au refrain "Chacun fait fait fait c’qui lui plait plaît plaît"...

Extraits :

 Article 1, nouveau guichet : un employeur vient d’arriver, y’a plus personne pour lui parler, encore moins pour l’accompagner 
 Article 3, faut simplifier : annonces dématérialisées. La presse écrite pourra pleurer. On a quoi de prévu pour l’aider ? 
 Article 4 : plus obligé, pour l’artisan qui veut s’installer, de faire un stage, de se former. C’était pourtant bien indiqué. 
 Article 6 : seuils réformés. Ils donnent des droits aux salariés, ces seuils sociaux si décriés, par le MEDEF et ses alliés. 
 Article 9 : radars débranchés. Les comptes seront exonérés de devoir être certifiés. Sous 8 milliards, cinquante salariés 
 Article 12 : c’est supprimé, l’obligation d’un compte dédié rien que pour leurs activités, pour les entrepreneurs isolés. 
 Article 13 : modernisées, les CCI, ou dézinguées ? « Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît ! » 
 Article 20 : sur les marchés, l’épargne retraite sera plus placée. Pour l’employeur exonérée, pour la Sécu, volatilisée ! 
 Articles suivants, débridés, pour plaire aux marchés financiers 
 Article 30 : la CDC sera toute remodelée. Articles d’après : les brevets, les équilibres modifiés, privatisation d’ADP, la FDJ va y passer, d’Engie les parts seront cédées, le forfait social supprimé. On ne sait plus où on en est ! « Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît ! »...

"On s’arrête là ; fini la soirée mousse ! On vous aura vus faire, en effet, beaucoup de mousse pour vanter la révolution à l’œuvre et ses immenses mérites, une révolution libérale, accompagnée de quelques faux-semblants. On l’aura entendu, ce refrain, cette injonction à arrêter d’empêcher, à libérer, à laisser chacun faire « c’qui lui plaît, plaît, plaît » – enfin, seuls ceux qui peuvent, évidemment."

"Concernant le coût de cette réforme : vous n’en savez vous-mêmes rien de précis, mais il s’élèvera au moins à 1 milliard d’euros, sans compter ce que coûteront les opérations de fusion-acquisition. Ensuite, de la fragilisation économique qui résultera de la suppression des règles et des garde-fous qui sécurisaient les échanges, les relations économiques et le développement des petites entreprises, qui en sortiront fragilisées."

"Quelques mots encore de la suppression de droits pour les salariés et du financement de ces droits – je pense au logement et à la Sécurité sociale. Vous encouragez le contournement du salaire, et vous avez vilipendé les augmentations – cette vilaine idée ! – et le salaire différé et socialisé – ce concept grossier ! Il va vous falloir quelques cours de rattrapage en pouvoir d’achat, je le crains".

"Quelques mots, enfin, des privatisations irresponsables des entreprises bien-portantes et stratégiques, chacune dans leur champ : la dérégulation du jeu, des transports et de l’énergie est au rendez-vous. Les tarifs réglementés seront rayés sans débat, d’un trait de plume."

"Nous vivons sous la pression du dumping social, fiscal, environnemental : le marché cherche en permanence à amoindrir les règles pour se livrer à cette guerre économique qui réduit toutes les dépenses, sauf la rémunération du capital. Votre projet de loi glorifie ce règne du dumping ; nous, nous voulons y mettre fin et changer de mode de développement, de production et de consommation, pour mieux respecter l’humain et la planète"...

Son intervention en intégralité

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 11:50
30% de Français déclarent renoncer à se soigner faute de moyens (article La Nouvelle Vie Ouvrière, CGT)
La Nouvelle Vie Ouvrière CGT 
9 octobre 2018 | Mise à jour le 9 octobre 2018
Par  et  | Journaliste
Les inégalités en matière d'accès aux soins ont la peau dure. Ainsi, selon un sondage CSA réalisé pour Cofidis et publié mardi 9 octobre par Le Parisien-Aujourd'hui en France, à la question « au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé de renoncer à vous faire soigner ? », trois personnes sur dix ont déclaré « oui ».

C'est encore plus vrai chez les ouvriers (avec 41 % de renoncement), les moins de 35 ans (avec 36 %). À l'inverse, 81 % des cadres et professions libérales, 78 % des retraités et 73 % des 35 ans et plus ont répondu non. Ce renoncement aux soins est dû dans plus de la moitié des cas (51 %) à un reste à charge « trop élevé ». C'est la réponse la plus donnée parmi plusieurs possibles, devant le manque de moyens pour avancer les honoraires ou les dépassements (38 %) et une « couverture mutuelle » insuffisante (29 %). Les soins dentaires sont les plus cités (67 %) par les personnes ayant renoncé à se faire soigner, devant les soins d'optique (34 %) et les actes pratiqués par des médecins spécialistes (16 %).

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 11:37
HLM - Habitat Lourdement Menacé par Macron!  - L'Humanité, 10 octobre 2018

Un changement radical du modèle du logement social à la française est à l’œuvre. En quête de financements pour combler les coupes subies, et poussés à grossir, nombre de bailleurs sont tentés de se tourner vers des fonds privés et de se transformer en groupes immobiliers, avec l’obligation de dégager de la rentabilité pour verser des dividendes. « Ce sont des pans entiers du logement qui jusque-là échappaient au marché qui risquent d’être privatisés, prévient Ian Brossat. Avec comme conséquence, d’un côté, moins de logements sociaux et plus d’attente pour les demandeurs et, de l’autre, faute de moyens, le développement d’un logement low cost caractérisé par une dégradation du bâti et des services. »

 

LOGEMENT. COMMENT MACRON TENTE DE DÉMOLIR LE MODÈLE HLM
Mercredi, 10 Octobre, 2018

Alors que leur 79e congrès s’est ouvert hier, les bailleurs sociaux tentent de trouver des solutions pour faire face aux obligations de réorganisation et à la ponction financière imposée par le gouvernement.

Comment faire face au coup de massue budgétaire ? Réuni pour son congrès annuel à Marseille jusqu’à jeudi, le mouvement HLM se partage entre scepticisme et inquiétude. « Le secteur est pris en étau et on ne voit pas bien où sont les moyens pour s’en sortir », résume Marianne Louis, directrice générale de l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui fédère plus de 700 organismes. Durant trois jours, bailleurs, locataires ou encore élus locaux vont témoigner des menaces qui pèsent sur ce secteur malmené comme jamais par le gouvernement. Pour beaucoup, loin de simples évolutions, c’est bien le modèle du logement social, dont 10 millions de personnes bénéficient en France, que l’exécutif tente d’abattre.

1,7 milliard de manque à gagner

En s’attaquant tout d’abord à son financement. Notamment avec la mesure phare de la loi de finances 2018 qui, histoire de faire des économies budgétaires, consiste à rogner l’aide personnalisée au logement (APL) versée aux locataires tout en exigeant des bailleurs une baisse des loyers équivalente. Un dispositif – baptisé réduction de loyers de solidarité (RLS) – qui devait coûter 800 millions d’euros au secteur en 2017 et en 2018. La réalité est pire. « Non seulement cette RLS coûtera cette année près de 850 millions, mais il faut y ajouter 700 millions de coûts supplémentaires liés à la hausse de la TVA dans le secteur, qui passe de 5 % à 10 %, et au gel des loyers », explique Dominique Hoorens, directeur des études économiques et financières à l’USH. Bilan : le manque à gagner en 2018 pour le logement social grimpe à 1,7 milliard d’euros. « Un artifice comptable qui permet à l’État de transférer sa dette sur celle des bailleurs HLM qui n’est pas comptabilisée dans les déficits publics », résume Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation Abbé-Pierre (FAP).

Cette ponction se fait sur fond de désengagement complet de l’État. En baisse depuis des années, les aides à la pierre, ces subventions accordées au logement social, vont, pour la première fois en 2019, être supprimées. « Si nous sommes maintenant dans un système en vase clos, où seuls les HLM contribuent en abondant l’intégralité du Fonds national des aides à la pierre, c’est la notion même de solidarité nationale qui est remise en question », souligne Marianne Louis.

Les mesures de compensation proposées par le gouvernement ne font que repousser le problème. Le gouvernement a gelé le taux du livret A à un niveau bas (0,75 %). Cette épargne sert à financer la construction de HLM sous forme de prêt dont le taux est aligné sur celui du célèbre livret. Mais la mesure n’est prévue que pour deux ans et se paye sur le dos des petits épargnants. De même, la Caisse des dépôts et consignations, bras financier de l’État, a proposé au secteur HLM pour 2 milliards d’euros de prêts à taux zéro pendant les vingt premières années....

Logements : Des inégalités entre les territoires qui se renforcent

mercredi 10 octobre 2018[]

"Les effets combinés de la loi Elan et des ponctions financières vont accroître le déséquilibre, au détriment des zones affectées par la crise", dénonce l’Humanité dans un article du jour.

En effet, privés de subventions et mis à contribution pour réduire la dette publique, les organismes HLM devront s’autofinancer. Mais, pour ceux situés dans les quartiers populaires ou dans les localités en crise des zones rurales, l’équation risque d’être difficile à résoudre.

Pour éviter une dégradation du bâti et maintenir un rythme de construction, les collectivités locales devront mettre la main à la poche et compenser le désengagement de l’État écrit le quotidien.

L’effet est déjà patent sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville. « Enthousiastes à s’engager dans le premier programme de rénovation urbaine (PNRU), les bailleurs freinent aujourd’hui des quatre fers », observe de son côté Anne-Katrin Le Doeuff, directrice générale déléguée de l’agence Espacité, qui a travaillé sur ces questions. L’augmentation du budget du nouveau PNRU, qui a atteint 10 milliards d’euros, en partie grâce au doublement de l’effort des HLM qui y ont versé 2 milliards d’euros, ne suffit pas. Pour mener à bien les opérations, un engagement financier complémentaire des organismes est nécessaire. Mais, avec la ponction déjà réalisée par l’État, cela devient compliqué. « Pour les organismes, il n’est pas évident d’investir dans ces programmes de restructuration de quartiers populaires, dont les habitants payent des loyers modérés, plutôt que dans le développement de nouveaux programmes plus rentables », ajoute Anne-Katrin Le Doeuff.

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 11:18
Festival Les Originales - Bal Swing à Sainte Sève le samedi 3 novembre à 18h  (12€ avec repas)
Festival Les Originales - Bal Swing à Sainte Sève le samedi 3 novembre à 18h  (12€ avec repas)
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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 11:10
Salvini frappe le symbole d'une politique d'accueil possible (communiqué du MRAP - 9 octobre 2018)

Salvini frappe le symbole d’une politique d’accueil possible

Le maire de Riace, en Calabre, Domenico Lucano dit Mimmoa été arrêté et inculpé sous des prétextes très minces, rassemblés après des mois d’enquête à charge et qui ne trompent personne. Avec lui, quinze autres personnes ont été interpellées.

En effet cette bourgade de 2000 habitants et son maire, réélu pour la troisième fois, sont depuis longtemps la bête noire de tous ceux qui font carrière sur la haine envers les migrants. Salvini l’avait déjà insulté plusieurs fois. Il passe avec cynisme à la répression directe contre ce symbole de la solidarité.

Il est vrai que, depuis un premier accueil de 300 Kurdes échoués sur sa côte en 1998, cette commune a d’abord donné l’exemple d’un accueil humaniste des naufragés de la Méditerranée. Mais elle a aussi, depuis, développé une véritable politique positive de développement fondée sur l’intégration des migrants. Dans cette région frappée par l’exode rural, dans une Italie dont la démographie est négative et qui compte plusieurs millions d’Italiens eux-mêmes émigrés dans le monde entier, la petite ville de Riace a vu son école s’agrandir, ses commerces rouvrir, un nouvel artisanat s’implanter et une équipe de football se créer. Cette réussite a même été saluée par le magazine Fortune qui, en 2016, a retenu son maire parmi les 50 meilleurs dirigeants du monde.

En l’arrêtant, le pouvoir italien ne fera qu’augmenter la notoriété de cette expérience. Des milliers d’Italiens sont déjà venus manifester à Riace. Le MRAP s’associera à toute initiative de solidarité.

 

Paris, le 9 octobre 2018
Retrouvez cet article sur le site du MRAP

 

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 08:03

 

En dépit des 100 milliards versés à fonds perdus sur les comptes bancaires des entreprises en six ans, le niveau du chômage est plus haut en 2018 qu’en 2012. Parallèlement, le déficit de notre commerce extérieur continue de se creuser tandis que le budget prévu pour l’an prochain risque de faire croître la pauvreté en France avec des effets récessifs pour l’économie du pays.

 

Dans l’Humanité du 4 octobre, un article de Marion d’Allard rappelait quelques chiffres qu’il convient de garder en tête, cinq ans après la mise en place « Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE). L’article faisait état du récent rapport du «comité de suivi », lequel révélait que sur les trois premières années du CICE de 2013 à 2015 inclus, ce dispositif avait coûté 47,8 milliards d’euros aux finances publiques. D’après les calculs de ce même comité, cette somme aurait permis de créer ou de maintenir un total de 100.000 emplois environ sur la même période. Ainsi le prix de revient de la création ou du maintien de chaque emploi ainsi préservé sur le sol français via le versement du CICE a coûté la coquette somme de 478.000€. Cela fait 13.300 euros d’aide par mois de perçu par un patron pour chaque emploi créé ou maintenu, quand le smicard qui occupe cet emploi doit se contenter d’un salaire net mensuel 11 fois plus bas !

Un cadeau de 100 milliards d’euros sans création d’emploi

Il faut ici se souvenir que le CICE prend la forme d’une aide directe versée aux entreprises au terme de chaque exercice annuel pour tous les salaires ne dépassant pas  2,5 fois le SMIC, quelle que soit l’entreprise et quels que soient les profits qu’elle réalise ; quelques que soient aussi les dividendes versés aux actionnaires chaque année, fut-ce au détriment des salaires accordés aux travailleurs et des investissements qui n’ont pas été faits pour améliorer la productivité et la qualité des produits. Depuis près de six ans, l’argent de nos impôts versé au patronat au titre du CICE s’élève à environ 100 milliards d’euros. Pour autant, la situation de l’emploi n’est pas meilleure qu’en 2013.  Néanmoins, Emmanuel Macron et le gouvernement ont décidé qu’à partir de 2019 l’argent donné à tous les patrons au titre du CICE sera transformé « en baisse pérenne de cotisations sociales pour les entreprises ».

Pas plus qu’il  n’a amélioré la situation de l’emploi en France, le « pognon de dingue » englouti dans la CICE n’a pas permis de réduire le déficit  annuel de notre balance commerciale. Selon les chiffres donnés le 5 octobre par les douanes, le déficit commercial de la France s’est élevé à 5,6 milliards d’euros pour le seul mois d’août 2018 après un trou de 4,3 milliards d’euros en juillet. Sur les 12 derniers mois il atteint la somme de 61,9 milliards d’euros. Les douanes nous disent que « les approvisionnements en pétrole raffiné rebondissent après le recul de juillet et ceux en hydrocarbures naturels se maintiennent à très haut niveau, comme les deux mois précédents». Quoi d’étonnant quand la réforme de la SNCF sert réduire le fret ferroviaire tandis que l’éloignement du lieu de résidence du lieu de travail du fait de la spéculation immobilière entraîne un recours accru à la voiture individuelle pour aller au travail comme pour faire ses courses ?

Le déficit de la balance commerciale continue d’augmenter

Du côté des exportations, les choses de vont pas mieux. En témoigne ce résumé d’une dépêche de l’Agence France Presse (AFP) dans laquelle on peu lire : «  les excédents se sont réduits pour les produits pharmaceutiques et les produits agricoles, en raison d’un rebond des achats. Par région, le solde commercial s’est détérioré par rapport à l’Union européenne « en raison d’une hausse des importations plus prononcée que celle des exportations», a expliqué Bercy, nous dit l’AFP. A sa manière, Bercy doit donc constater que les 100 milliards versés en six ans au patronat français n’ont pas réduit le déficit de notre balance commerciale, bien au contraire. D’ailleurs même  « l’excédent des services a reculé de 6,4 à 6,2 milliards en août, par rapport à juillet.

Nous savons que l’agriculture est l’un des rares secteurs économiques dont les exportations sont supérieures aux importations. Les vins et spiritueux, les céréales, le lait de vache et les bovins vivants ou de boucherie sont les principaux secteurs excédentaires. Mais notre excédent agricole risque aussi de baisser pour plusieurs raisons. Les vins vinifiés en 2017 sont en vente désormais et la récolte de l’an dernier fut très inférieure à la moyenne des cinq années précédentes. En 2018, du fait de la sécheresse, la récolte céréalière a aussi sensiblement diminué et il n’est pas prouvé que la hausse des prix puisse compenser la baisse des volumes durant la campagne en cours. Du fait des conséquences de la sécheresse qui perdure depuis le mois de juillet, la production laitière est aussi en train de baisser  tandis que son prix de revient ne cesse d’augmenter. Du coup,  le prix du lait au départ de la ferme ne couvre pas les coûts de production. Il en  va de même pour la viande bovine dont les volumes de vente à l’export pourraient augmenter dans les prochains mois du fait d’une « décapitalisation » forcée imputable du manque de nourriture du bétail dans les fermes. Mais dans ce cas, les prix de vente, qui ont déjà commencé à baisser, pourrait encore chuter davantage en raison d’une offre supérieure à la demande. Et tout indique déjà que la loi sur l’alimentation votée par la majorité LaREM au Parlement ne permettra pas de partir des coûts de production pour fixer les prix de vente. Ce qu’Emmanuel Macron avait promis le 11 octobre 2017 dans son discours de Rungis.

Attention aux effets récessifs en 2019 et 2020

Par ailleurs, d’autres choix  budgétaire annoncés pour 2019 et 2020 risquent d’avoir un effet  récessif sur l’économie du pays en raison de la baisse du pouvoir de plusieurs dizaines de millions de Français. Le pouvoir d’achat de l’immense majorité des retraités a reculé de 1,83% en raison de l’augmentation de 1,7%  de la CSG sur les pensions brutes décidée par le gouvernement afin qu’une petite augmentation des salaires de leurs salariés ne coûte pas un seul centime aux patrons. Le gouvernement a également décidé de réduire à nouveau pouvoir d’achat de tous les retraités en 2019 et en 2020 en  limitant à 0,3%  l’augmentation des pensions deux années de suite. Cela pourrait se traduire par une nouvelle perte de pouvoir d’achat de 3% sur deux ans. La même punition doit être infligée aux bénéficiaires de l’Aide Personnalisée au Logement  (APL) et aux parents de deux enfants et plus. En effet, l’APL et les allocations familiales ne doivent augmenter que de 0,3% par an en 2019 et en 1020. Les effets cumulés de ces trois mesures seront douloureux pour plus du tiers de la population française et les plus grands perdants seront les ménages modestes qui n’avaient déjà pas la possibilité d’épargner et qui devront encore se priver davantage au quotidien.

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 07:54

 

Macron affirme qu’il ne s’était pas engagé à augmenter le pouvoir d’achat... Une énième provocation qui donne une raison de plus de se mobiliser le 9 octobre, avec l’intersyndicale.

« Une augmentation des salaires,des pensions et des minima sociaux pour gagner du pouvoir d’achat ». La revendication occupe la première place de la plateforme interprofessionnelle adoptée par l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, Unef, Fidl et UNL. Elle sera omniprésente dans les manifestations et rassemblements de la journée de mobilisation et de grève qu’elle organise le 9 octobre.

Mobilisés également à l’appel de la CFE-CGC et de la CFTC, les retraités devraient être nombreux à défiler. Déjà durement frappées par la hausse en 2018 du taux de CSG de 1,7 point, leurs pensions ne seront que faiblement revalorisées. Le gouvernement a annoncé qu’elles n’augmenteraient que de 0,3 % en 2019 et 2020 alors que l’inflation devrait s’établir aux environs de 1,6 %. Pour faire passer la pilule, celui-ci met en avant l’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages à l’horizon 2020 et la revalorisation de l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées). Le « minimum vieillesse » va ainsi augmenter de 35 euros en janvier 2019 et à nouveau en janvier 2020. Mais cette hausse, plus forte qu’à l’accoutumée, risque d’être rapidement effacée puisque l’Aspa, comme la plupart des autres minima sociaux, ne suivra pas l’évolution de l’inflation. Au total, les mesures annoncées en faveur du pouvoir d’achat des retraités ne compenseront pas les pertes occasionnées par les décisions du gouvernement. Ainsi l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a calculé que le solde serait négatif pour une majorité des ménages comprenant au moins un retraité. En 2019, ils devraient être 73 % à être pénalisés par une perte annuelle moyenne de 200 euros. En 2020, ils devraient être 79 % par une perte moyenne de 400 euros.

Le 9 octobre, les revendications salariales figureront en bonne place dans les cortèges des actifs. Et pour cause, reçus le 18 juin dernier par le secrétaire d’État à la Fonction publique, Olivier Dussopt, les syndicats ne décolèrent pas contre le gouvernement qui a confirmé la poursuite du gel du point d’indice des fonctionnaires en 2019 et 2020. En dix ans, il n’a été relevé que de 0,6 %, occasionnant, selon les calculs de la CGT, une perte de 9 % du pouvoir d’achat des agents sur la même période. Dans le privé, le gouvernement, qui se refuse à augmenter les salaires et le Smic en particulier (voir entretien avec Nasser Mansouri-Guilani, page 20), se targue d’un coup de pouce à la feuille de paie via la suppression des cotisations maladie et chômage des salariés. Celle-ci engendre une baisse globale de 3,15 points du montant des cotisations intervenue en deux fois, le 1er janvier dernier et ce 1er octobre, provoquant une hausse du salaire net de 17 euros pour un smicard. Cette mesure, qui compense le bond de 1,7 point de la CSG, ne constitue pas pour autant un progrès. D’une part, elle n’a aucun impact sur le salaire brut des salariés dont l’évolution peine à emprunter la courbe de l’inflation. Une étude du ministère du Travail de septembre dernier montre que le salaire mensuel de base n’a augmenté que de 1,5 % entre juin 2017 et juin 2018 alors que l’indice des prix à la consommation (hors tabac) a progressé de 1,7 % sur la même période. D’autre part, elle fragilise un peu plus la Sécurité sociale qui franchit un pas de plus vers l’étatisation, son financement reposant de plus en plus sur l’impôt.

Revendication numéro un des syndicats, la hausse du pouvoir d’achat est aussi la principale préoccupation des Français. Selon un sondage ViaVoice du 24 septembre dernier, 59 % des personnes interrogées estiment que cela doit être la priorité du gouvernement, loin devant la réduction des dépenses publiques (38 %) ou la baisse des impôts des entreprises (28 %). Selon une enquête Odoxa du 27 septembre, 86 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé en un an et, visiblement, ils en rendent responsable le chef de l’État. Ainsi l’Ifop relève que le pouvoir d’achat est une des raisons qui explique la dégringolade de la cote de popularité du chef de l’État en septembre (– 6 points à 29 %).

Pour tenter de débarrasser Emmanuel Macron de l’image de « président des riches » qui lui colle à la peau depuis, notamment, la disparition de l’ISF et la mise en place d’un taux maximum de seulement 30 % de taxation sur les revenus du capital qui ont permis aux plus aisés d’économiser 4,5 milliards d’impôts pour la seule année 2018, le gouvernement a profité de la présentation du projet de loi de finances le 24 septembre dernier. Le ministre du Budget, Gérald Darmanin, a affirmé que le gouvernement avait procédé à « la plus grande baisse d’impôt pour les ménages depuis 2008 », la chiffrant à 6 milliards d’euros. Pour parvenir à ce résultat, le ministre affirme que les baisses de prélèvements en 2019 vont engendrer une réduction des impôts de 9,1 milliards d’euros, dont 3,5 milliards d’euros au titre de l’exonération de la taxe d’habitation, alors que la totalité des hausses, en particulier sur les carburants et le tabac, va atteindre 3 milliards d’euros. Reste que cette présentation omet de prendre en compte l’impact de décisions gouvernementales, comme la désindexation des retraites et des minima sociaux de l’inflation. Selon une étude de l’OFCE, leur prise en compte réduirait à 3,5 milliards d’euros le gain des ménages en 2019.

Interrogé sur ce tour de passe-passe, Emmanuel Macron y est allé d’une nouvelle provocation. « Je suis bien sûr sensible à la problématique du pouvoir d’achat, mais, moi, je ne me suis pas engagé là-dessus », a-t-il déclaré au « JDD », le 30 septembre dernier. À bon entendeur, rendez-vous le 9 octobre…

 

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