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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 17:04
Ford : Le PCF demande le remboursement de l'argent public versé à Ford

Ford : Le PCF demande le remboursement de l'argent public versé à Ford

Après 45 ans en Gironde où il a rayonné et employé jusqu’à 4000 emplois (860 aujourd’hui), le groupe Ford a décidé de détruire ce site industriel majeur que les salariés comme les collectivités territoriales ou l’État se sont évertués à défendre durant toutes ces années en versant des dizaines de millions d’euros (45 millions dans la dernière période) et 8 millions au titre du CICE, sans réels engagements de Ford sur le maintien de l’emploi qu’il n’a cessé de rogner

Les salarié.e.s du site de Blanquefort (Gironde) avaient pourtant accepté de nombreux sacrifices sur les salaires, le temps de travail, le nombre d’emplois sauvegardés pour garder le site ouvert.

Bruno Le Maire peut bien dénoncer « la lâcheté » du groupe Ford et hurler à la « trahison », il est comptable des choix du pouvoir Macron au service  de la finance et du capital depuis 18 mois.

Tout doit être mis en œuvre pour sauver les emplois et les capacités de production. Il est encore temps.

La proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers et les suppressions d’emplois abusives présentée par André Chassaigne pour les députés communistes aurait pu permettre d’empêcher ce scandale. Elle est plus que jamais d’actualité.

A l’heure où un fort mouvement pose en grand la question de l’utilisation de l’argent, nous demandons le remboursement des millions d’argent public versé par les pouvoirs publics à Ford et qui n’ont servi qu’à alimenter la voracité de ses actionnaires.

 

Parti communiste français,

Paris, le 17 décembre 2018.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 17:02
Refus du gouvernement de débattre sur l’ISF : Réactions des députés communistes
Refus du gouvernement de débattre sur l’ISF : Réactions des députés communistes

mardi 18 décembre 2018

Le 17 décembre, lors de la 2ème séance de discussion du projet de loi de finances pour 2019, Jean-Paul Lecoq, député de Seine-Maritime a vivement réagi au refus du gouvernement de débattre de l’ISF : "Au moment où le peuple exige plus de démocratie, vous refusez la discussion dans l’hémicycle !

Comment vous étonner ensuite que l’on dise que l’Assemblée ne sert à rien !"

- La vidéo sur l’article 6 Octiès

"Alors que tout le pays ne parle que de justice fiscale et de pouvoir d’achat, pour contruire une nation plus solidaire, vous voulez mettre l’Assemblée nationale sous cloche et empêcher le débat" a dénoncé également Stéphane Peu.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 16:58
Gilets jaunes/Abandon de mesures d'accompagnement : "une honte !" (Ian Brossat-PCF)

 

Gilets jaunes/Abandon de mesures d'accompagnement : "une honte !" (Ian Brossat-PCF)

 

Selon une information de l'AFP, le gouvernement s'apprête à renoncer à une partie des "mesures d'accompagnement" annoncées par le Premier Ministre au début du mouvement des "gilets jaunes", notamment l'extension du chèque énergie à 2 millions de foyers de plus.

Cette décision est une honte. Elle est d'autant plus scandaleuse que la France compte 5 millions de ménages en situation de précarité énergétique.

Donner d'une main, prendre de l'autre : telle semble être la devise de M. Macron et du gouvernement.

Plus les jours passent, plus les Français s'aperçoivent que les annonces du Président de la République sont en réalité une gigantesque arnaque.

 

Ian Brossat, porte-parole du PCF,

Paris, le 18 décembre 2018.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 06:36
Conseil Municipal de Morlaix photo Le Télégramme

Conseil Municipal de Morlaix photo Le Télégramme

Ordre du jour du Conseil Municipal de Morlaix du 18 décembre 2018, à 18h30:

- Prix des articles vendus à la maison à Pondalez

- Régularisations budgétaires 

- Réaménagement d'emprunts garantis de Finistère Habitat, du Logis Breton, d'Aiguillon Construction

- Dotation et reprise de provisions 2018 pour diverses créances douteuses

- Vote des taux d'imposition 2019

- Approbation des tarifs municipaux 2019

- Vote du budget primitif 2019

- Réseau informatique mutualisé avec Morlaix Communauté

- Discussion du rapport d'activité 2017 de Morlaix-Communauté

- Dérogations collectives à la règle du repos dominical

- Fouille archéologique préventive musée de Morlaix

- Mission de maîtrise d’œuvre - réhabilitation du musée de Morlaix - avenants

- Convention d'utilisation des locaux scolaires

- Participation aux dépenses de fonctionnement des écoles sous contrat d'association 2018-2019

- Subventions aux associations et structures conventionnées

- Convention avec l'Association Recherche Travail

- Convention d'entretien Pôle d'échange multimodal

- Convention opérationnelle d'actions foncières secteur liaison ville haute/ville basse

- Acquisition d'un terrain - Bellevue de la Madeleine Secteur Le Verger/ Coat ar Faou

- Subventions modernisation des enseignes et de l'habitat

-Subventions de fonctionnement pour les activités du musée

- Demande de subventions pour la conservation préventive d’œuvres du musée de Morlaix

Réforme judiciaire - suppression du tribunal d'instance de Morlaix: motion présentée au Conseil Municipal de Morlaix du mardi 18 décembre et au conseil communautaire du lundi 17 décembre

Conseil municipal du 16 novembre 2018 à Morlaix... Ils ont dit (Monique Kéromnès, Le Télégramme, 17 novembre 2018)

 

 

Dernier Conseil municipal de Morlaix en Vidéo: Je suis intervenu assez longuement sur le Débat d'orientation budgétaire (1:09 -1:17), sur l'EHPAD de la Boissière et l'augmentation significative des tarifs (1:43), la mise à disposition de services postaux dans le centre commercial de Leclerc à La Boissière (2:01), et la fermeture du bureau de poste que n'a pas cherché à empêcher Madame le Maire. Ismaël Dupont

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 06:05
Rapport d'Oxfam - Le travailleur pauvre est une femme (Médiapart, 17 décembre 2018)
Le travailleur pauvre est une femme
Par

Les femmes qui travaillent souffrent davantage que les hommes de la pauvreté, comme le souligne un rapport d’Oxfam. L’ONG accuse aussi Emmanuel Macron de n’avoir pas tenu ses engagements sur l’égalité femmes-hommes.

Beaucoup de commentateurs s’en étonnent : les femmes sont très nombreuses dans le mouvement des gilets jaunes. Même s’il faudrait faire l’analyse fine des spécificités de cette mobilisation (très locale, peu normée et peu hiérarchisée), au moins l’une des raisons est connue : les femmes sont les premières, même quand elles travaillent, à souffrir de la pauvreté.

Oxfam, dans un rapport publié le 17 décembre, rappelle des chiffres toujours accablants, signe d’une véritable « ségrégation professionnelle ». Les femmes ont un meilleur niveau d’éducation que les hommes et occupent pourtant 55 % des emplois à bas salaires et 63 % des emplois non qualifiés.

 

La précarité s’accorde, encore aujourd’hui, très majoritairement au féminin : 70 % des emplois en CDD et en intérim sont occupés par des femmes, de même que près de 80 % des emplois à temps partiel, alors même qu’elles sont très nombreuses à vouloir travailler davantage.

Le cercle vicieux de la pauvreté a alors vite fait de se refermer : plus d’un quart des femmes monoparentales sont des travailleuses pauvres, soit un million de femmes françaises.

Pour ces dernières, toutes les dépenses posent problème, l’entretien de la voiture, la sortie scolaire, l’achat de vêtements des enfants… Et le moindre accroc, un accident ou une maladie, peut conduire au bord du vide. Or entre 2000 et 2015, les maladies professionnelles reconnues ont augmenté de 155 % chez les femmes… contre 80 % chez les hommes. Le problème ne s’arrête pas à la retraite, que les femmes prennent en moyenne un an plus tard que les hommes, et avec une pension inférieure de 42 %.

« L’instabilité des temps de travail, la pénibilité des tâches, l’insécurité de l’emploi, mais aussi les préjugés véhiculés sur les femmes au sein des entreprises sont autant de facteurs qui alimentent la spirale de la pauvreté », écrit Oxfam, qui rappelle opportunément que la pauvreté au travail est une « violence faite aux femmes » et doit être combattue comme telle.

Oxfam n’évacue pas, dans cette description de la travailleuse pauvre, l’importance de la “double journée”, qui pénalise davantage les salariées. Les femmes consacrent une heure et demie de plus par jour que leurs compagnons aux tâches domestiques, soin des enfants ou famille dépendante compris. Ce qui freine leur carrière, leur capacité de formation et explique, en partie, les inégalités salariales. Les femmes restent surreprésentées dans douze familles professionnelles (sur 87 secteurs de métiers référencés) fort peu rémunératrices, telles que les assistantes maternelles, les employées de maison, les aides à domicile et aides ménagères et le domaine de la santé, de l’éducation et du travail social en général.

Au-delà de cet inventaire, Oxfam critique assez vertement l’inaction du gouvernement pour réduire les inégalités femmes-hommes au travail, alors même qu’Emmanuel Macron en a fait une cause prioritaire de son quinquennat. « À l’heure actuelle, les réponses politiques en France ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’urgence », souligne Oxfam.

Les critiques portent notamment sur la loi sur la « liberté de choisir son avenir professionnel » de Muriel Pénicaud, adoptée l’été dernier, rétrécie par rapport aux ambitions initiales quant à la réduction des différences de salaire. L’idée d’agir dès le logiciel de paye pour calculer les écarts a été abandonnée, remplacée par la création d’un index des salaires que l’entreprise devra rendre public, dans une logique de “name and shame”. La ministre du travail a également promis que les contrôles de l’inspection du travail seraient renforcés.

Mais rien pour encadrer davantage le temps partiel, qui continue de faire florès. La réforme du code du travail, dans le cadre des ordonnances Pénicaud de septembre 2017, en accroissant la flexibilité de l'emploi, a été considérée par plusieurs associations et porte-parole féministes comme doublement pénalisante pour les femmes salariées.

Le plan pauvreté, annoncé en septembre 2018, s’est concentré sur les familles très pauvres, le plus souvent sans emploi. Les femmes qui travaillent peuvent se consoler avec l’annonce d’un coup de pouce de 100 euros environ sur le Smic, obtenu dans le cadre de la bataille des gilets jaunes, mais dont la mise en œuvre reste très floue.

Oxfam, à l’instar de la plupart des associations féministes, garde aussi en travers de la gorge le travail de sape de la France concernant le projet de directive européenne pour rallonger et mieux rémunérer le congé parental. Emmanuel Macron lui-même s’est opposé au texte européen, jugé trop coûteux pour la France, et qui a donc été adopté dans une version très diluée. Reste l'hypothèse d'un congé maternité pour les travailleuses indépendantes, comme les agricultrices, qui fait son chemin au sein du gouvernement. Quant à un allongement du congé paternité pour les hommes et à la possibilité de le rendre obligatoire, l'exécutif a repoussé l’idée… à plus tard.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 06:05
Rapport d'Oxfam - Le travailleur pauvre est une femme (Médiapart, 17 décembre 2018)
Le travailleur pauvre est une femme
Par

Les femmes qui travaillent souffrent davantage que les hommes de la pauvreté, comme le souligne un rapport d’Oxfam. L’ONG accuse aussi Emmanuel Macron de n’avoir pas tenu ses engagements sur l’égalité femmes-hommes.

Beaucoup de commentateurs s’en étonnent : les femmes sont très nombreuses dans le mouvement des gilets jaunes. Même s’il faudrait faire l’analyse fine des spécificités de cette mobilisation (très locale, peu normée et peu hiérarchisée), au moins l’une des raisons est connue : les femmes sont les premières, même quand elles travaillent, à souffrir de la pauvreté.

Oxfam, dans un rapport publié le 17 décembre, rappelle des chiffres toujours accablants, signe d’une véritable « ségrégation professionnelle ». Les femmes ont un meilleur niveau d’éducation que les hommes et occupent pourtant 55 % des emplois à bas salaires et 63 % des emplois non qualifiés.

 

La précarité s’accorde, encore aujourd’hui, très majoritairement au féminin : 70 % des emplois en CDD et en intérim sont occupés par des femmes, de même que près de 80 % des emplois à temps partiel, alors même qu’elles sont très nombreuses à vouloir travailler davantage.

Le cercle vicieux de la pauvreté a alors vite fait de se refermer : plus d’un quart des femmes monoparentales sont des travailleuses pauvres, soit un million de femmes françaises.

Pour ces dernières, toutes les dépenses posent problème, l’entretien de la voiture, la sortie scolaire, l’achat de vêtements des enfants… Et le moindre accroc, un accident ou une maladie, peut conduire au bord du vide. Or entre 2000 et 2015, les maladies professionnelles reconnues ont augmenté de 155 % chez les femmes… contre 80 % chez les hommes. Le problème ne s’arrête pas à la retraite, que les femmes prennent en moyenne un an plus tard que les hommes, et avec une pension inférieure de 42 %.

« L’instabilité des temps de travail, la pénibilité des tâches, l’insécurité de l’emploi, mais aussi les préjugés véhiculés sur les femmes au sein des entreprises sont autant de facteurs qui alimentent la spirale de la pauvreté », écrit Oxfam, qui rappelle opportunément que la pauvreté au travail est une « violence faite aux femmes » et doit être combattue comme telle.

Oxfam n’évacue pas, dans cette description de la travailleuse pauvre, l’importance de la “double journée”, qui pénalise davantage les salariées. Les femmes consacrent une heure et demie de plus par jour que leurs compagnons aux tâches domestiques, soin des enfants ou famille dépendante compris. Ce qui freine leur carrière, leur capacité de formation et explique, en partie, les inégalités salariales. Les femmes restent surreprésentées dans douze familles professionnelles (sur 87 secteurs de métiers référencés) fort peu rémunératrices, telles que les assistantes maternelles, les employées de maison, les aides à domicile et aides ménagères et le domaine de la santé, de l’éducation et du travail social en général.

Au-delà de cet inventaire, Oxfam critique assez vertement l’inaction du gouvernement pour réduire les inégalités femmes-hommes au travail, alors même qu’Emmanuel Macron en a fait une cause prioritaire de son quinquennat. « À l’heure actuelle, les réponses politiques en France ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’urgence », souligne Oxfam.

Les critiques portent notamment sur la loi sur la « liberté de choisir son avenir professionnel » de Muriel Pénicaud, adoptée l’été dernier, rétrécie par rapport aux ambitions initiales quant à la réduction des différences de salaire. L’idée d’agir dès le logiciel de paye pour calculer les écarts a été abandonnée, remplacée par la création d’un index des salaires que l’entreprise devra rendre public, dans une logique de “name and shame”. La ministre du travail a également promis que les contrôles de l’inspection du travail seraient renforcés.

Mais rien pour encadrer davantage le temps partiel, qui continue de faire florès. La réforme du code du travail, dans le cadre des ordonnances Pénicaud de septembre 2017, en accroissant la flexibilité de l'emploi, a été considérée par plusieurs associations et porte-parole féministes comme doublement pénalisante pour les femmes salariées.

Le plan pauvreté, annoncé en septembre 2018, s’est concentré sur les familles très pauvres, le plus souvent sans emploi. Les femmes qui travaillent peuvent se consoler avec l’annonce d’un coup de pouce de 100 euros environ sur le Smic, obtenu dans le cadre de la bataille des gilets jaunes, mais dont la mise en œuvre reste très floue.

 

Oxfam, à l’instar de la plupart des associations féministes, garde aussi en travers de la gorge le travail de sape de la France concernant le projet de directive européenne pour rallonger et mieux rémunérer le congé parental. Emmanuel Macron lui-même s’est opposé au texte européen, jugé trop coûteux pour la France, et qui a donc été adopté dans une version très diluée. Reste l'hypothèse d'un congé maternité pour les travailleuses indépendantes, comme les agricultrices, qui fait son chemin au sein du gouvernement. Quant à un allongement du congé paternité pour les hommes et à la possibilité de le rendre obligatoire, l'exécutif a repoussé l’idée… à plus tard.

 

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 11:53
Les manifestants (représentés par Hervé Prigent, au premier plan à gauche, et Marc Corbel, au premier plan à droite, de la CGT), ce lundi 17 décembre au matin, dans l’attente d’un rendez-vous avec des représentants de Morlaix communauté.

Les manifestants (représentés par Hervé Prigent, au premier plan à gauche, et Marc Corbel, au premier plan à droite, de la CGT), ce lundi 17 décembre au matin, dans l’attente d’un rendez-vous avec des représentants de Morlaix communauté.

Depuis ce lundi 17 décembre au matin, suite à un préavis de grève déposé le 4 décembre, une vingtaine d’agents de Morlaix communauté occupent le siège. Il s’agit de l’ensemble du service collecte, de la moitié du service déchèterie, de personnes de l’aire des gens du voyage et d’une personne du garage communautaire. En conséquence, il n’y a pas de ramassage des poubelles ce lundi. Les revendications des manifestants concernent la résorption de l’emploi précaire, l’augmentation de la participation à l’assurance maintien de salaire, l’augmentation de l’indemnité de fonction et la mise en place du complément indemnitaire annuel. Des pourparlers sont en cours avec la Direction, avant une assemblée générale proposée au personnel de Morlaix Co, à 13 h. S’ils n’obtiennent pas satisfaction, les agents gilets jaunes prévoient d’occuper le conseil communautaire, ce soir.

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 11:27
Fernand Jacq- Document archives départementales du Finistère

Fernand Jacq- Document archives départementales du Finistère

Fernand Jacq et sa famille - Document archives départementales du Finistère

Fernand Jacq et sa famille - Document archives départementales du Finistère

Publication du PCF Finistère à la Libération - document archives Départementales du Finistère

Publication du PCF Finistère à la Libération - document archives Départementales du Finistère

http://www.archives-finistere.fr/concours-national-de-la-r%C3%A9sistance-et-de-la-d%C3%A9portation-dossier-fernand-jacq

FERNAND JACQ

médecin et élu au Huelgoat, militant communiste et résistant, fusillé à Châteaubriant le 15 décembre 1941

 

Article des Archives Départementales du Finistère, mis en ligne pour le Concours de la Résistance et de la Déportation en 2014

On retrouve la trace de l’histoire de Fernand Jacq grâce à une série de documents conservés dans une maison particulière de Pont-Aven et découverts par le nouveau propriétaire des lieux. Il est probable que les documents aient été conservés par les parents de Fernand Jacq après le décès de celui-ci.

En voici la liste :

Documents scolaires : livrets scolaires de Fernand Jacq et palmarès du collège de Morlaix (1920-1926).

Thèse de doctorat en médecine « Contribution à l'étude de la réaction de l'Acétate de cuivre chez les Cancéreux » (1934).

Arrestation et exécution du docteur Jacq : lettres du docteur Jacq à ses parents (25 juin - 15 décembre 1941).

Lettres reçues par les parents du docteur Jacq, de proches réagissant à l'événement (1942).

Article sur l'exécution du docteur Jacq paru dans le journal Le Cameroun libre (1er mai 1942).

Hommage public, obsèques solennelles du docteur Jacq au Huelgoat en décembre 1945 : correspondance, coupures de presse.

Lettre manuscrite du docteur Classe se défendant des accusations portées contre lui d'avoir contribué à l'arrestation du docteur Jacq (s. d., après 1941).

Photographies du docteur Jacq.

Biographie du docteur Jacq écrite par sa mère (s. d. [1945]).

Ces documents sont entrés par don en 2003 aux Archives départementales et sont regroupés sous la cote 1 J 448 (Archives privées).

 

Dernière lettre de condamné de Fernand Jacq -document archives Départementales du Finistère

Dernière lettre de condamné de Fernand Jacq -document archives Départementales du Finistère

FERNAND JACQ médecin et élu au Huelgoat, militant communiste et résistant, fusillé à Châteaubriant le 15 décembre 1941 (archives départementales du Finistère)

Premières années et engagement

Né à Granville (Manche) le 12 janvier 1908, Fernand Jacq, est issu d’une famille de fonctionnaires (père douanier, mère employée des PTT). Ses parents quittent peu après sa naissance la Normandie pour la Bretagne et Fernand grandit en Finistère, dans la petite commune de Pleyber-Christ.

Elève studieux et brillant malgré une santé fragile, il s’oriente vers des études de médecine et sort diplômé de la faculté de Rennes, ville où il rencontre sa femme. En 1933, il revient dans le Finistère, d’abord à Querrien, puis s’installe au Huelgoat comme médecin, terminant sa thèse de doctorat en médecine en 1934.

Communiste, sa mère écrit en 1945 dans une brève biographie de son fils, qu’elle l’interrogea avant guerre sur son engagement politique. Il lui répondit : « Parce que j’ai eu faim ! et que je travaille pour qu’il n’y ait plus de misères ».

 

En effet, dès 1930, Fernand Jacq adhère au Parti Communiste Français. Il devient conseiller municipal au Huelgoat en 1935, puis participe à sa restructuration après son interdiction en septembre 1939.  

 

L'arrivée de la guerre

Lorsque la guerre éclate, Fernand Jacq est contrarié de n’être pas mobilisé. Il est réformé pour raison de santé mais adresse un courrier au préfet du Finistère par lequel il demande d’être incorporé dans un régiment quelconque. Il souhaite, d’après le témoignage de sa mère, être aux côtés de ses camarades dans le combat. Toutefois, sa demande est rejetée et il est contraint d’attendre l’arrivée des Allemands au Huelgoat.

A l'arrivée des troupes d'occupation à Pont-Aven, commune de résidence de ses parents, un notaire menace et rappelle les engagements politiques de Fernand Jacq au père de ce dernier. Il déclare espérer que le médecin sera bientôt fusillé. La famille vit alors dans une inquiétude perpétuelle. Le médecin est en effet déchu de son mandat politique par le Gouvernement de Vichy. Toutefois, cela n’empêche pas Fernand Jacq de rejoindre la Résistance en adhérant en 1941 au Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France. Il procède à de nombreux recrutements et est l'un des organisateurs des premiers groupes de FTP (Francs-Tireurs et Partisans) dans le Finistère. En juin de la même année, il est désigné comme responsable départemental du Service Sanitaire et réussit rapidement à mettre sur pied les éléments d'une organisation qui rend de grands services à la Résistance.

 

Arrestation et internement

Fernand Jacq est arrêté le 3 juillet 1941, probablement victime d’une des innombrables lettres de délation envoyées aux autorités sous l’Occupation. Il est immédiatement conduit dans le camp d’internement de Choisel, à Châteaubriant (Loire-Inférieure), section politique, baraque 7. Voici son témoignage le lendemain de son arrivée (correspondance à ses parents) :

Dans les lettres suivantes adressées à sa famille, le Docteur Jacq ne renie jamais ses engagements et redit sa fierté de partager le sort de millions d’Hommes, d’être enfermé à Choisel au milieu de camarades constituant « l’élite de la France ». Il écrit aussi : « Il y a plus d’intelligence ici que dans n’importe quel lycée de France et nous vivons dans l’attente d’un avenir que nous sentons très proche, avec la certitude de la victoire ». Toutes ses lettres dénotent d’une grande foi en l’avenir et la victoire finale du camp de la Liberté.

L’abattement n’est donc pas de mise et Fernand Jacq est très actif dans le camp. Il dispense durant sa captivité des cours de breton pour les autres otages du camp et met en place une chorale bretonne.
 
 
 

Côté population, il faut aller chercher dans la correspondance préfectorale (200 W 68) pour mesurer l'émoi suscité par l'arrestation du médecin. En décembre 1941, en effet, deux courriers du Sous-Préfet de Châteaulin sont transmis à son supérieur direct, le Préfet du Finistère.

Il demande la grâce du Docteur Jacq, assortie d'une mesure d'éloignement du département.

La raison de cette démarche volontariste du Sous-Préfet transparaît clairement dans ses écrits. La population "... commence à le (Fernand Jacq) considérer comme un héros". La libération par les autorités à la période de Noël "... dissipera définitivement le malaise dont j'ai pu être témoin depuis quelques semaines au cours de mes tournées dans la région susvisée".

L'arrestation de Fernard Jacq choque donc bien la population du Huelgoat, à tel point que le Sous-Préfet de Châteaulin semble craindre que son maintien en détention ne constitue un danger dans le rapport des autorités avec la population locale.

Cette initiative du Sous-Préfet restera toutefois lettre morte, intervenant trop tardivement

 

 

Les Neuf de la Blisière

En effet, à la suite d’attentats à Paris, les Allemands décident de fusiller 100 otages ; neuf seront pris dans le camp de Choisel. Parmi eux figure Fernand Jacq. Vers midi, le 15 décembre 1941, les feldgendarmes conduisent les neuf otages en plein cœur de la forêt de Juigné, au bord de l’étang de La Blisière où ils sont exécutés aux alentours de 15 heures.

Au moment du départ des otages pour le lieu de l’exécution, les prisonniers du camp de Choisel s’étaient mis à entonner la Marseillaise, certains chantèrent le Bro gozh ma zadoù (hymne national breton), d’autres enfin entonnèrent l’Internationale en breton.
L’espoir et la résistance à l’oppression ne quitta pas ces hommes comme en témoigne encore la dernière lettre de Fernand Jacq, lettre d’adieux rédigée à ses parents le jour même de l’exécution (Voir ci-contre).
 

Fernand Jacq ne manque d’ailleurs pas de rappeler dans cet écrit que lui et ses camarades ne sont pas les premières victimes de l’occupant au camp de Choisel et commémore les fusillés du 22 octobre 1941. Ce jour là, en représailles à l’assassinat du commandant de Nantes, le Feldkommandant Fritz Holtz, les Allemands avaient fusillés 27 détenus du camp de Choisel dont le jeune Guy Môquet (17 ans).

L’émotion est grande à la mort du médecin du Huelgoat. Les premiers témoignages d’afflictions des proches de la famille en attestent bien sûr, mais c’est à la libération qu’on mesurera l’impact qu’eurent ces exécutions arbitraires de civils parmi la population française.

  

Toutefois, dès 1942, le frère de Fernand Jacq, Marcel, sous-lieutenant des Forces Françaises Libres (FFL) du Cameroun, apprend la nouvelle et l’organe de presse des FFL du Cameroun mentionne son exécution, honorant sa mémoire d’un vribant discours combattant contre l’occupant (Voir ci-dessous).

FERNAND JACQ médecin et élu au Huelgoat, militant communiste et résistant, fusillé à Châteaubriant le 15 décembre 1941 (archives départementales du Finistère)
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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 10:54
Le 18 décembre 2018, les retraité-e-s se rassemblent à nouveau - PCF

Le 18 décembre 2018, les retraité-e-s se rassemblent à nouveau, cette fois à 14h30 devant le ministère des Finances.


 

Pour l’augmentation des pensions et du pouvoir d’achat, mais aussi les questions de santé, fiscalité, perte d’autonomie, accès aux services publics, à la culture, le droit aux transports, la solidarité intergénérationnelle au sein d’une grande politique publique prenant en compte leur situation..

Gouvernement et patronat maltraitent les retraité-e-s

Sous le fallacieux prétexte que les retraités seraient des privilégies et en les opposant honteusement aux jeunes générations, gouvernement et patronat veulent imposer un recul de leur niveau de vie.

Le flot des mesures régressives ne cesse de gonfler : augmentation de la CSG, blocage des pensions, fusion et abaissement des régimes de retraites complémentaires, réforme des retraites catastrophique en prélude à la remise en cause de la sécurité sociale…

Dans les villes et les villages, les communistes vont au-devant des retraité-e-s, débattent de leur situation difficile, entendent leur colère et leurs exigences. Nombre de ces retraité-e-s prennent place parmi les gilets jaunes pour exprimer leur ras-le-bol.

La retraite un choix de société.

 

Les communistes considèrent que la retraite est un choix de société essentiel qui suppose d’intégrer pleinement dans les politiques publiques mises en œuvre la notion de société pour tous les âges.

 

Il s’agit de faire face aux défis posés par les évolutions démographiques en posant le principe d’une solidarité intergénérationnelle.

 

Le gain d’espérance de vie est un progrès pour toute la société. Mais, le gouvernement considère que la France a un problème d’espérance de vie en bonne santé par rapport à la moyenne des pays européens.

Le « bien vieillir » dépend aussi pour une bonne part du bien-être au travail. Or, avec les lois travail, la précarisation de l’emploi, la casse de la médecine du travail, nous reculons. Alors que les plus de 85 ans vont être trois fois plus nombreux d’ici à 2050, les déserts médicaux se généralisent.

 

Il faudrait réinventer des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) bien traitants, adaptés au niveau de dépendance des résidents, revaloriser les services et l’accompagnement à domicile, dé-précariser les personnels, réévaluer leurs missions, redonner de l’humain et du sens à ces métiers pour pouvoir aussi en recruter en nombre(200.000 emplois nécessaires aujourd’hui) .

 

Le vieillissement est aussi une chance pour bâtir une société de solidarité, développer la recherche et la domotique, offrir des emplois de qualité à notre jeunesse…

Ces défis n’ont pas été anticipés en termes de santé publique ou de besoins sociaux.

À part les effets d’annonces et la multiplication des rapports, on constate que les premiers responsables politiques de notre pays ont fait le choix de « repasser la patate chaude » au suivant. Sarkozy avait annoncé une grande loi sur la dépendance, puis rien ! Hollande, une loi autonomie englobant le handicap, la dépendance, l’invalidité… Elle s’est réduite comme peau de chagrin à la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (650 millions d’euros en tout). Le président Macron, roi du bonneteau, enlève à tout le monde en faisant croire qu’il y a des gagnants !

Tout n’est pas question de financement mais celle des moyens est déterminante. Si l’on prend les sujets de la prévention et d’un meilleur accompagnement à domicile, du manque de places et du reste à charge en Ehpad, de la reconnaissance du travail des aidants familiaux…

Si l’on y ajoute le chantier de l’adaptation des logements, celui de l’élargissement et de la modernisation de l’offre d’hébergements intermédiaires, alors ce sont des dizaines de milliards d’euros qu’il faut trouver !

La sécurité sociale apporte les réponses !

C’est en même temps un formidable projet de développement pour toute la société. On ne pourra progresser qu’en liant ces besoins énormes de financement au lieu de la création des richesses : l’entreprise. La Sécurité sociale dans le cadre de la branche maladie avec ses règles de répartition des efforts entre employeurs et salariés permet d’apporter les réponses.

 

Rendez-vous le 18 décembre

pour une grande journée de manifestations à l’appel des organisations syndicales et associations de retraité-e-s

Ensemble à la conquête d’un autre avenir !

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 08:21
Tribunal d'instance de Morlaix - photo Le Télégramme

Tribunal d'instance de Morlaix - photo Le Télégramme

Voici une motion que je présenterai au Conseil Municipal de Morlaix (au nom de l'opposition) le mardi 18 décembre et au Conseil Communautaire le lundi 17 décembre.

Ismaël Dupont.

 

Motion: Réforme de la justice, une menace pour les tribunaux d'instance.

Nous ne l'acceptons pas  et affirmons notre solidarité avec les robes noires !

 

Le projet de loi de réforme de la justice préparé par le Gouvernement suscite de vives inquiétudes  parmi les professionnels de la justice.

Ce texte prévoit notamment la fusion des tribunaux d'instance et des tribunaux de grande instance en une entité unique, le tribunal judiciaire, dans une logique de mutualisation des moyens et d'une refonte du système judiciaire.

Morlaix a déjà perdu son tribunal de grande instance en 2011. Ce serait un nouveau coup dur pour notre tribunal qui perdra son statut de tribunal d'instance.

Il deviendrait une simple chambre détachée du tribunal judiciaire de Brest , avec à la clef une perte d'autonomie, des possibilités de remplacement et de déplacement au pied levé pour le personnel de justice, un avenir hypothéqué pour le maintien des emplois et du service public judiciaire au tribunal, la possibilité future de supprimer des postes et des fonctions du service public de proximité de la justice.

Sept fonctionnaires de  greffe et deux magistrats sont concernés au tribunal d'instance de Morlaix, plus deux agents de greffe des prud'hommes.

Mais derrière, c'est toute une population de la région de Morlaix qui est concernée ! La crainte c'est que la justice de proximité ne disparaisse.

Grâce à ces professionnels, des citoyens peuvent avoir accès à des services de justice de proximité. C'est important car ce sont souvent les plus fragilisés qui y ont recours. Ainsi, le tribunal d'instance qui arbitre les situations d'endettement, les demandes d'expulsion locative ou de tutelle, travaille avec des personnes âgées, handicapées, précarisées. Vont-ils pouvoir faire 60 km pour se rendre à Brest si les services de petits litiges à Morlaix ne sont pas maintenus à terme alors que beaucoup d'entre eux n'ont pas de voiture ? Le tournant des procédures numérisées est lui-même excluant pour ces citoyens fragilisés qui ont recours à la justice, d'autant que les moyens de la justice en matière d'équipement et de numérique sont loin d'être au rendez-vous.

Notre crainte c'est que la justice de proximité ne disparaisse alors que c'est ce qui faisait la spécificité des tribunaux d'instance (qui fonctionnaient d'ailleurs plutôt bien et avec de bons délais de traitement des procédures).

Ainsi, les élus de la Ville de Morlaix tiennent à affirmer leur attachement au maintien du statut et des fonctions de tribunal d'instance pour le tribunal de Morlaix, leur solidarité avec les personnels de justice et les justiciables, leur volonté de défendre la justice de proximité contre une réforme qui risque d'éloigner les citoyens de leur institution judiciaire

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